vendredi 24 décembre 2010

Zouerate: L’Alliance Populaire Progressiste organise des journées de réflexion




L’Alliance Populaire Progressiste organise des journées de réflexion sous le thème « Diagnostic et perspectives d’avenir de l’APP au Tiris Zemmour » les 24 et 25 décembre 2010.

Ces journées doivent permettre de faire un diagnostic de la situation du parti au Tiris Zemmour et d’aboutir à d’importantes recommandations et résolutions.

L’APP demeure le parti le plus structuré de la Wilaya du Tiris Zemmour. Loin d’être un parti qui ne se manifeste que lors des consultations électorales, ses structures se réunissent toutes des semaines pour discuter des problèmes des citoyens.



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Source :
Abdallahi Dieng Ould Cheikh

Hôpital de Kiffa ne dispose plus d’espace




Cet Hôpital qui constituait la fierté de notre ville à la fin des années 1970 connait actuellement un étranglement par la prolifération anarchique des boutiques (vente denrées, pharmacie, restaurant, cliniques etc.) et l’augmentation sans cesse des ventes de terrain pour habitations et autres activités concurrentes aux prestations sanitaires quelques fois douteuses et sans scrupules.

Sous les yeux perplexes des habitants de la ville et à sa tête les autorités administratives, nous assistons à un délaissement combien honteux de cette structure qui a besoin d’une considération assez importante pour l’amélioration des conditions sanitaires des habitants de la Wilaya de l’Assaba mais aussi des régions frontalières (Hodh El gharbi, Guidimagha, Brakna, Tagant).

Notre souci est d’attiré également votre attention sur la chute démesurée de la qualité des soins malgré la volonté du Président de la République de faire des structures sanitaires un lieu d’apaisement de souffrances des malades pour la plupart pauvres et sans moyens leur permettant des soins de qualité beaucoup plus chers ailleurs.

Nous devons nous estimer heureux d’avoir une école de santé qui permettra de résoudre en partie le problème des ressources humaines qui est décrié. Au cours d’un passage en décembre 2010 à Kiffa, une maternité se construisait dans la partie Ouest de l’Hôpital, il m a été de constater que les dimensions des différentes pièces étaient petites par manque d’espace.

Nous devons savoir qu’un besoin d’espace se fait sentir pour non seulement l’extension de l’Hôpital mais aussi de l’école de santé.

Etant la deuxième grande ville après Nouakchott et carrefour du centre du Pays, cette ville mérite une attention particulière que nous fils de cette ville devons faire attention et demander de l’aide auprès des autorités compétentes pour une évaluation de la situation des lotissements de terrains tout au tour de cet Hôpital et traduire comme promis par le Président de la République les responsables devant la justice.

Par ailleurs ce constat au niveau de l’hôpital ouvre une fenêtre pour des cas cuisants dont d’autres structures ont fait l’objet telles que : la Météo, le centre de Santé, l’ancien palais de justice (actuellement poubelles). En attendant, les charognards devraient guetter le prochain cadavre.

Elbane CAMARA


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Source :
Elbane Camara

Zouerate : entre absentéisme et laxisme, le visage hideux de l’enseignement.




Vitrine de développement économique et social, l’enseignement devrait renaître de ses cendres quand ses cadres expriment la volonté de se départir de certaines pratiques.
Mais, pour avoir levé un coin du voile nous nous sommes attirés les foudres de certains responsables régionaux du secteur.

Même si Les difficultés sont présentes dans toutes les localités du pays, exceptionnellement au Tiris, la gestion et le suivi du personnel sont là où le bât blesse. Ainsi, un instituteur détaché à la DREN depuis deux années, parti faire ses études au Maroc est toujours libre comme l’air, même de passage ici, il ne foule pas le sol de sa direction. Une institutrice à l’école El moustawsaf se la coule douce quelque part. Un surveillant au collège III brille par son absence pendant que la femme d’un responsable à la direction régionale faisant partie du personnel non permanent et employée à l’école 06 de la ville se terre chez elle. UN autre fait qui montre des failles dans la gestion du personnel, un prof d’anglais taclé par son collègue. En effet, le teacher a été dés son arrivée ici ,muté au collège Thierry Sabine, a pris son emploi du temps et commencé à enseigner, mais à son grand étonnement, on lui signale qu’il est affecté à BIR, et voit un autre prendre sa place alors qu’ils sont tous deux sortants cette année.
Dans sa réponse, notre DREN intérimaire a parlé d’informations vérifiées et concrètes, mais il y a des informations qu’on n’a nullement besoin de vérifier.
Et tout cela dans un style et une syntaxe décousus, il note « la journée continue pour le secondaire au niveau de la wilaya, elle a été approuvée par le dren sans exception à tous les chefs d’établissements secondaires », tournure de notre cher DREN qui prétend avoir appris le français avec les toubabs.
Il commence par « à mon cher journal du Quotidien de Nouakchott », « je vous conseille de choisir des gens qui sont à la hauteur de vous couvrir des informations vraies et concrètes ». Cela relève d’un jugement hâtif.
La hauteur, pourtant des hommes qui ont fait leurs preuves dans l’administration de l’éducation nationale sont là, Mohamed Lemine O. Messaoud, directeur du lycée de Zoueirat a déroulé sa carrière professionnelle. Cité parmi les anciens chefs d’établissements, il fut pendant trois ans inspecteur départemental de l’éducation nationale à Aoujeft(Adrar) au tout début des directions régionales.
En dehors de ces qualités professionnelles requises, il cultive la droiture, la transparence et l’impartialité, sa seule vocation est le travail.
Lehbib O. Mohamedou, directeur du collège II de Zouerate, a lui aussi duré dans le poste de chef d’établissement. Il réunit toutes les qualités professionnelles et morales requises pour un chef. Courtois et affable, il force le respect et la sympathie de ses collaborateurs par sa rectitude et sa d isponibilité.
Certains chefs de services à la DREN, déplorent le déficit de cogestion « il n’y pas de réunions avec les chefs de services, du moins avec tous, l’administration c’est la concertation, la communication», se lamentent-ils. Une direction, ce n’est pas deux individus.
Le fondamental menace de faire un arrêt des cours à la rentrée des vacances du 1er trimestre.
Selon une source, les enseignants du fondamental menacent
Au moment où l’éducation nationale est à la croisée des chemins, et au moment où le Président de la République, Mohamed O. Abdel Aziz parle de la réforme et de l’assainissement de l’administration, certains cultivent toujours l’amalgame, la manipulation, l’imposture. La tâche est ardue tant qu’il y aura des adeptes de la flagornerie et de la flatterie à outrance.
DJIBRIL SY CP/ TIRIS ZEMMOUR.

Zoueirat : Cérémonie de signature du contrat de ville entre l’Etat et la Commune d’un montant de 1 milliard um.




Le Wali du Tiris Zemmour, colonel Ahmedou Bamba O. Baya a présidé ce jeudi la cérémonie de signature du contrat de ville destiné au financement de construction d’un réseau d’adduction d’eau potable dans les quartiers périphériques de la ville.

Le contrat a été signé par le Wali et le maire M. Yacoub ould Salem Vall. A l’adresse de l’assistance, le maire de la commune de Zoueratt a adressé ses vifs remerciements au gouvernement mauritanien pour le temps et les efforts consacrés à l’aboutissement de ce contrat.

Il a poursuivi « je suis très heureux de la signature de contrat de ville d’un montant de 1 Milliard UM auquel nous avons été associés durant sa phase de préparation et qui constitue une hausse substantielle par rapport au dernier CDV qui faisait 193. 000 000 um ».

Ould Salem Vall a souligné que « ce financement vient à point nommé et constitue le passage du CDV à une phase supérieure pour le bien être des citoyens de Zoueirat par ce qu’il va permettre le financement et l’exécution du réseau d’adduction en eau potable dans les quartiers populaires en parallèle avec la construction d’une unité de traitement des eaux saumâtres par la SNIM ».

Le maire a salué et loué les efforts consentis par le gouvernement sur instruction du Chef de l’Etats pour les engagements pris, en concomitance avec le financement additionnel du PDU, ajoutant que ces efforts traduisent clairement l’engagement des nouvelles autorités à faire de la décentralisation un choix stratégique irréversible.

Le 1er magistrat de Zoueratt a, enfin, émis le vœu qu’après la signature de contrat, le ministère de l’hydraulique et de l’assainissement mette tout en œuvre pour l’exécution du projet dans les meilleurs délais conformément à l’engagement pris par le Président de la République devant les populations de la ville le 25 novembre 2010 .

Pour sa part, le coordinateur du Programme de Développement Urbain, mr Mohamed O. Babetta a annoncé que la dernière visite du Président de la République à Zoueirat était l’occasion de s’enquérir des problèmes des populations à l’effet d’y trouver des solutions. Il a ajouté que le PDU ne faisait que des micro-financements, mais depuis deux ans, il offre des financements conséquents spéciaux pour les villes pour améliorer les conditions de vie des citoyens.

Ould Babetta a indiqué que cette cérémonie de signature renforce le partenariat entre les autorités centrales, décentralisées et les bailleurs de fonds souhaitant que le 1er bénéficiaire des financements soit le citoyen. Il s’est dit disposé à soutenir la commune louant son activisme, son dynamisme et le rôle qu’elle joue pour permettre aux populations d’accéder aux services de base.

A noter que la cérémonie s’est déroulée en présence du directeur de l’administration territoriale au ministère de l’intérieur, M. Hamada O. Meimou, du conseiller du ministre des Affaires économiques et du développement, M. Med O. Teghra, du colonel Ali O. Med El Hacen, représentant le programme de déminage et d’un expert, Mr. Ethmane O. Dadi, du hakem de la moughata’a Zein el Abidine O. Cheikh, des autorités régionales administratives et locales.

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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

jeudi 23 décembre 2010

Oummeti La Tejtemiou Ala Dallala.



Décidément les habitudes ont la peau dure, les vents du changement qui ont défilé sur le pays depuis un certain août 2008 ont du mal à emprunter la route chaotique de Rosso. Des résistances perdurent encore; les vieux reflexes sont toujours vivaces et certains refusent catégoriquement de changer de comportement.

De quoi s’agit-il ?

Rien que des choses naguère habituelles : des dons adressés aux populations indigentes qui ne leur parviennent pas ou parcimonieusement. Une ONG arabe intervient auprès des populations pauvres par la distribution de moutons lors de la fête d’El Adha.

Elle a des antennes locales qui s’occupent de la répartition à raison d’un mouton pour quatre familles. Les autorités administratives et sécuritaires mettent sur pied une commission pour la distribution aux populations concernées. Au passage, comme d’habitude elles veulent leur dîme, collective et particulière.

D’abord c’est un représentant du ministère des affaires islamiques qui demande son mouton, ensuite c’est au tour du préfet de Jidrel Mouhguen, assurant l’intérim du nouveau préfet, de réclamer la part de la population de sa Moughataa, enfin ce sont le commissaire de police et le procureur de la république de jouer de leur influence pour sauvegarder les parts des locataires de la prison. Jusque là tout est banal.

Là où les choses se compliquent, c’est quant le jeune représentant de l’ONG décide, que cette fois ci, seuls les ayants droit bénéficieront des dons, c'est-à-dire les populations pauvres de Rosso.

Crime de lèse majesté ?

La commission convoque le représentant de l’ONG et lui remet une liste de 400 personnes. Ce dernier demande que les bénéficiaires se présentent à l’un des 3 sites de distribution de la ville où 100 moutons allaient être répartis en toute transparence. Le mouton est photographié vivant, en train d’être égorgé et lors de sa distribution aux familles qui devaient faire leur témoignage.

Après avoir procédé à la distribution de 15 moutons, sans la présence des autorités administratives et sécuritaires indisponibles (refus du représentant du ministère des affaires islamiques courroucé par le refus fait à sa demande et de l’indisponibilité du préfet de Jidrel Mouhguen), l’ONG est interrompue dans sa tâche par l’arrivée du préfet de Jidrel Mouhguen accompagné du commandant de brigade de la gendarmerie, du commissaire de police, du représentant du ministère des affaires islamiques et de deux gardes.

Mohamedou et deux de ses collaborateurs sont conduits au commissariat de police de la ville où après avoir été déshabillés, ils furent jetés en prison comme de vulgaires voleurs. Peu après, le commissaire de police leur annonça que leur libération est conditionnée par la reconnaissance de leur forfaiture et des excuses aux autorités publiques de la région ; ce que Mohamedou refusa.

Alors est-ce une infraction que de vouloir être honnête ? Est-ce un délit que d’être intègre et s’acquitter de sa mission, en représentant pour une fois dignement, son pays auprès des organisations internationales? Est-ce un crime que de vouloir assister les pauvres et partager avec eux les joies de la fête ?

C’est pour tout cela que Mohamedou Ould Ely instituteur de son état, conseiller municipal, responsable local de l’ONG et représentant du parti Tawassoul à Rosso, passa la fête d’El Adha en détention après avoir été humilié et brutalisé par le commissaire de police qui lui a enlevé toute dignité Mohamedou O. Ely n’a été libéré que le 3ème jour de la fête après avoir passé 2 nuits en détention et semble t-il, après pardon du gouverneur de la région qui aurait retiré sa plainte ; Quelle mansuétude !

Si Mohamedou est fautif, pourquoi a-t-il été libéré ? pourquoi n’a-t-on pas fait de son cas un exemple aux autres ? Mais si Mohamedou est innocent, justice lui doit être rendue.

Aujourd’hui, il s’agit de s’interroger sur le rôle de l’administration. Est-ce une administration de reflexe colonial dont le rôle est d’arnaquer les populations ou sommes nous devant des actes isolés d’individus véreux qui croient encore à l’impunité et au clientélisme ?

La suite qui sera donné à ce feuilleton nous indiquera sur l’état de santé de notre pays et les espoirs nourris sur la nouvelle orientation. Aura-t-on tourné le dos aux démons du passé ou n’est-ce qu’un coup d’épée dans l’eau ?

En tout cas, l’Etat affirme sa volonté de pourchasser les prévaricateurs et autres prédateurs et de les bouter hors de la Mauritanie nouvelle en devenir. Les autorités centrales sévissent contre de telles pratiques. L’inspection générale de l’Etat doit, rapidement et périodiquement, diligenter des enquêtes sur le comportement des autorités régionales vis-à-vis de leurs administrés.

Dorénavant, les patriotes doivent veiller sur le pays et accompagner les pouvoirs publics dans leur volonté d’assainir la situation et leur permettre de choisir, en toute connaissance de cause, des collaborateurs intègres, honnêtes, compétents et représentatifs, pour la réalisation du programme du Président de la République. Cette orientation doit consolider l’ancrage d’une réelle gouvernance politique et économique par la délégation de pouvoirs à des hommes, à des femmes choisis sur des critères objectifs.

Plus que jamais, il s’agit de redéfinir le rôle de l’Etat, celui des différentes institutions républicaines mais aussi et surtout, la place centrale désormais dévolue au peuple comme acteur et finalité de toute politique. L’administration est un outil central du développement.

Docteur Mohamed Mahmoud Ould Oumar






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Source :
jiddou hamoud

Les militants de l'APP au Guidimakha soutiennent leur président ...



La Coordination Régionale et Les Sections de l’Alliance Populaire et progressiste (APP) au Guidimakha condamnent la zizanie et les malversations au sein de leur Parti.

Les militants et sympathisants de l’Alliance populaire et progressiste (A PP), membres de section, de sous section et les milieux associatifs des jeunes et des femmes affiliés à ce dernier au niveau du Guidimakha rejettent avec énergie les propos avancés contre le parti et le président de l’Assemblée Nationale.

Dans une déclaration de condamnation faite à propos ils demandent des sanctions.









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Source :
Amadou Bocar Ba

M. Kaou Diakhité, Hakem de Mededra décoré.




Le sacre d’un fonctionnaire modèle Monsieur Kaou Diakhité, Hakem actuel de Mededra a été décoré de la médaille de Chevalier de l'Ordre du mérite national. Une distinction obtenue pour les services rendus à la nation, des mains du ministre de l'intérieur et de la décentralisation, M. Mohamed Ould Boilil.

Pour ceux qui ont côtoyé Kaou Diakhité, c’est un fonctionnaire modèle, honnête et un travailleur exemplaire et compétent qui maîtrise bien ses dossiers et connaît du bout du doigt pour ne pas dire au centimètre carré la Mauritanie profonde, les coins et recoins du pays.

Un profil rare et dont on a besoin aujourd’hui en Mauritanie en cette période où le pays vit une mutation profonde de son existence.

Cette reconnaissance n’est d’ailleurs pas la première dans sa carrière puis qu’il a déjà reçu la consécration du chevalier de l’ordre de la reconnaissance nationale. Celle-ci est venue cependant confirmer à juste titre le doigté, la droiture, l’honnêteté, le dévouement au travail et tous les superlatifs élogieux dont on ne cesse de tarir plus le Hakem dans tous les endroits où il a servi.

De l’Assaba aux Hodhs, du Brakna au Trarza, son intégrité, son honnêteté, son humanisme et surtout ses compétences ne font plus indéniablement l’objet d’aucun doute. Toujours au service de l’Etat et du citoyen, il s’est démené comme un beau diable pour satisfaire tous les citoyens, même ceux des coins les plus reculés.

De Kiffa à Boumdeid, en passant par Walata , Moudjeria et bien d’autres villages lointains jus qu’à Mededra, il suffit juste de prononcer son nom pour qu’on dise : « Wakhiyertou » ; un Hakem modèle ». A Mededra où il sert actuellement, sa consécration n’a d’ailleurs surpris personne sauf que pour tous les citoyens de cette localité, elle est amplement bien méritée.

M Kaou Diakhité fait partie de cette race de fonctionnaire dont la Mauritanie a et aura toujours besoin. Ses services demeurent plus que jamais d’une nécessité primordiale pour notre jeune nation qui veut entrer dans le concert des Etats émergents. Bon Vent, M. le Hakem Anthioumana.

Ousmane Wague
wousmane@yahoo.fr

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Source :
Ousmane Wague

Quand l’État abuse




L’initiative du Président AZIZ, d’utiliser les économies réalisées à travers la bonne gestion des moyens de l’État dans l’infrastructure de base des capitales régionales, notamment le désenclavement des quartiers périphériques et la fluidité de la circulation routière, le place comme premier dirigeant ayant pensé à une action aussi importante que nécessaire.

Face à cet engagement historique le citoyen simple se doit en réponse d’accepter certains sacrifices pour favoriser la réalisation d’un tel projet dans de bonnes conditions. Naturellement, l’objectif d’une telle action n’est pas de détruire les biens privés face à un bon investissement des moyens de l’État. Le rôle des techniciens dans ce sens est d’adapter les théories de construction des routes aux réalités des villes déjà construites afin de limiter les préjudices.

Les populations d’Aïoun ont bien accueilli le projet malgré les dommages parfois injustifiés et les petites faveurs accordées à des personnalités particulières. Mais comme à l’accoutumé, la goutte de débordement du vase est venue quand, publiquement, un (e) citoyen (ne), dont la boutique est pourtant dans la rue, déclare que, non seulement, il sera épargné de la casse, mais qu’aussi il bénéficiera dune bande de l’ancienne route d’un mètre devant sa maison.

Là un nouveau scénario concerté entre le technique et l’administratif pour d’abord faire prendre par le goudron une trajectoire lui permettant de déborder sur toute la ligne de maisons et de boutiques (plus d’une dizaine de boutique et quelques maisons) de l’autre côté de la route.

Mais ceci est bien faisable si on connait l’importance du (de la) citoyen (ne) à qui appartient cette boutique aussi bien sur le plan professionnel que politique. Les indications sur l’image satellite expliquent ce scénario.

Mohamed ould Mohamed Mahmoud

11 plateformes multifonctionnelles réalisées dans le cadre conjoint PNUD/APAUS




Quelques 11 plateformes multifonctionnelles, réalisées dans le cadre du partenariat entre l’Agence de promotion de l’accès Universel aux services de base (APAUS) et le PNUD ont été mises, mardi, à la disposition des populations de communes rurales du Hodh Gharbi et du Hadh Charghi.


La cérémonie de lancement de ces plateformes multifonctionnelles a eu lieu dans la localité de
Legrair II, commune de GuêtTeydoum, Moughatat de Tamchekett, sous la supervision conjointe de Ilari Carnevali représentante adjointe du PNUD en Mauritanie et Sidi Oud Elmayouf directeur général de l’APAUS en présence du secrétaire général du ministère de l’énergie et du pétrole et du wali du Hodh Gharbi.
A cette occasion Mme Ilari Carnevali a souligné que ce projet, financé par le PNUD (à hauteur de 83 millions d’ouguiyas) et par l’Etat mauritanien, constitue un appui à la stratégie nationale d’accès aux services de base des populations des zones les plus pauvres et les plus enclavées. Elle a également signalé qu’il s’agit d’un projet Qui vise à « réduire la pauvreté énergétique en milieu rural au travers la fourniture de services modernes d’énergie via des énergies propres ».
La représentante adjointe du PNUD a expliqué que ce projet vise aussi à fournir un exemple de développement communautaire avec un impacte positif sur la conservation des ressources naturelles n utilisant des sources d’énergie propre.
A responsable onusienne a renouvelé l’engagement de son organisation (PNUD) à continuer d’accompagner les efforts du gouvernement mauritanien notamment en matière de d’expérimentation de modèles de développement communautaires innovants ayant un impacte positif sur les conditions de vie des populations.
Pour sa part Sid Ould Elmayouf directeur général de l’APAUS, a souligné que l’inauguration de ces plateformes "entre en ligne de compte dans l’application du programme du président Mohmed Ould Abdel Aziz". Il a ajouté qu’il s’agit d’infrastructures qui s’intègrent dans le cadre de la stratégie de lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations, notamment celles des zones enclavées et pauvres.
Prenant la parole à cette occasion, Cheikh Ould Abdallahi wali du Hodh Charghi a souligné la nécessité de l’engagement des populations dans la gestion de ces plateformes multifonctionnelles et leur appropriation.
Il a également déploré le phénomène d’urbanisation spontanée, avant d’expliquer aux populations qu’il convient, aujourd’hui, à ce qu’elles se regroupent afin de faciliter à l’administration de mettre à leur disposition des infrastructures sanitaires, scolaires et économiques.
A cette même occasion les habitants de ces localités ont exprimé leur engagement à travers la signature d’une convention entre le comité de gestion communautaires des plateformes et le coordinateur du projet de la l'APAUS. Leur engagement a été également souligné par les élus locaux, lesquels ont dit toute leur satisfaction à travers la mise en place de ces infrastructures répondant aux besoins urgents des populations, notamment à travers leurs composantes :, Moulin, TV, Froid, charge de batteries. Ils ont également exprimé leur sincère engagement à accompagner la gestion et le suivi de ces infrastructures pour les mettre en permanence au service des populations.

ANI

Nouadhibou : La grogne des militants de l’UPR





Une mission de l’UPR conduite par Monsieur Mohd Yahya O/ Horma vient de séjourner dans la capitale économique. Cette mission comprend de hauts cadres du parti toutes ethnies confondues.

On raconte dans les milieux non autorisés que c’est à la suite du dernier meeting tenu à Nouadhibou, dont la réussite a été décriée par tous les observateurs, que ces hauts dignitaires du parti sont venus à la rescousse.

Au programme, il y avait des contacts avec tous les acteurs politiques de la région dont notamment les structures du parti, les notables, les tribus, la société civile, les Imam de mosquées et tous les autres groupuscules.

Il y avait aussi des réunions au siège de la fédération, au centre du « Savoir pour Tous » et enfin au restaurant de Halima où un débat houleux a eu lieu, ainsi qu’une conférence de presse avant de clôturer tous les débats. Tout ce monde a eu droit à une présentation du message politique et ce au début de chaque assemblée. Le contenu de ce message politique a porté sur :

• La gabegie
• L’occupation du domaine publique
• L’esclavage

• Le terrorisme
• Les rapports Wikealeaks et leurs retombées sur nos hommes politiques
• Le parti de ADIL qui a rejoint la majorité présidentielle

• Le désenclavement de certaines régions du pays
• La politique de développement du pays qui a vu les investissements s’accroître et les intérêts se multiplier.

• Les accords de Dakar
• Le dialogue avec l’opposition.

Tous ces thèmes repris par chacun des cadres à sa façon ou dans les langues nationales ont été retenus par le responsable de la délégation pour qu’ils constituent l’ordre du jour des débats. Sa déception ne s’est pas fait attendre quand la parole a été donnée aux militants qui ont chacun à sa manière profitaitpour poser les problèmes qui les préoccupent à savoir :

• La montée vertigineuse des prix des matières de première nécessité
• L’emploi pour les jeunes
• Les prix du gas-oil et de l’essence

• La confiscation arbitraire des lots de terrain
• Les démolitions d’El jedida

Et j’en passe……….

La conférence de presse des journalistes n’a pas porté de fruit car le premier responsable commençait à être fatigué et surtout déçu d’un auditoire qui pour la plupart n’ont point partagé les idées dont il était porteur. Cela s’est traduit par des échafaudés avec un journaliste sur un petit problème de langues.

A une question que j’ai moi-même posé, il a tout simplement répondu et jugez-en vous :

Question : L’UPR traverse en ce moment des crises avec ces militants qui décrient la politique du Président Mohd O/ Abdel Aziz relative à la confiscation de leurs terrains et le démolissage des Gazras. Cela ne vous inquiètent-ils pas surtout que des élections parlementaires et municipales pointent à l’horizon?

Réponse : Je ne pense pas et d’ailleurs des gens comme ça on n’a pas envie de les voir à nos côtés.

Mohd Lemine Zemragui

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Source :
mohdlemine

Urgent : Festival Mondial des Arts Nègres : Le Hassaniya sera codifié au Sénégal annonce Me Abdoulaye Wade.




Le président Sénégalais, Me Abdoulaye Wade a annoncé aujourd’hui, que le Hassaniya sera bientôt codifié par son pays. Me Wade a fait cette déclaration lors d’un Forum qu’il présidait ce Mardi, 22 décembre au Méridien Président, dans le cadre de la 3ème édition du Festival Mondial des Arts Nègres qui se déroule dans la capitale Sénégalaise du 10 au 31 de ce mois.

Le président du Sjavascript:void(0)énégal répondait à une interpellation de madame, Marième Wane Ly, présidente du parti de la Renaissance Africaine qui évoquait la place des langues nationales africaines dans la constitution des Etats Unis d’Afrique.

Répondant à la militante du panafricanisme, wade disait par rapport à cette question des langues nationales : « il faut éviter des proclamations politiques » et d’ajouter : « il ne faut pas prendre des langues construites par les occidentaux comme le Swahili pour communiquer avec les africains pour en faire une langue officielle africaine ».

Me Wade a fait un long exposé sur le combat qu’il a mené avec d’autres intellectuels de son pays pour promouvoir la langue Wolof, depuis le début des indépendances, en affirmant qu’il fait parti d’un groupe d’intellectuels qui ont porté sur les fonds baptismaux, le premier journal en langue Wolof et que l’ancien régime de Lépold Sédar Senghor a refusé d’éditer.

C’est juste après cette phrase qu’il a affirmé que le Sénégal compte six langues codifiées et le Hassaniya sera bientôt ajouté à cette liste pour en faire la 7ème langue du Sénégal.

En outre, le chef de l’Etat Sénégalais a affirmé que les intellectuels Peulhes produisent beaucoup plus de livres que les autres. Une information de taille et qui ne manquera pas de faire couler beaucoup de salives en Mauritanie où le débat sur l’identité nationale mine l’unité du pays depuis l’accession à l’indépendance. Sans parler des mouvements panarabistes qui éprouvent un grand complexe vis à vis de cette question et font tout pour occulter cette question.

Le Hassaniya est un dialecte parlé en Mauritanie par presque 80% de la population de ce pays. Le Sénégal compte lui une importante communauté de Maures (Hassanophones) qui y résident depuis des siècles et qui ont bénéficient temps d’antennes dans les chaines de télévision et de radios publiques et privées. C’est une communauté qu’on retrouve dans tout le Sénégal et surtout à Louga (où résidait pendant de longues années, le père de l’actuel président Mauritanien, M. Mohamed O Abdel Aziz).

Il faut rappeler que les Maures du Sénégal qui parlent Hassaniya malgré l’influence de la langue Wolof qu’ils subissent sont organisés dans une grande association qui s’est engagée à soutenir la candidature de Me Abdoulaye Wade aux élections présidentielles de 2012.

Feu Mamadou Samba Diop dit Mourtodo, célèbre intellectuel Mauritanien et ardent défenseur des langues nationales a toujours plaidé pour la transcription de cette langue ou dialecte pour reprendre l’expression de madame, Cissé Mint Cheîkh O Boîdé qui avait tenu des propos très controversés sur les langues nationales. Vive la renaissance africaine.

Thièrno Souleymane envoyé spécial à Dakar


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Source :
Jules Diop

Nouadhibou : l’Union Pour la République restitue les pratiques rétrogrades de l’ex parti PRDS



Une mission de l’Union Pour la République composée de : Mr Mohamed Yhaya O/ Horma : Vice président de l’UPR, Mohd Mahmoud O/ Jaafar : Secrétaire exécutif chargé des affaires politiques et l’orientation, Moctar O/ Dahi : Secrétaire exécutif chargé de l’organisation et des relations avec les partis politiques, Yarba O/ Sghair : Secrétaire exécutif chargé des droits de l’homme et des relations avec la société civile, Ba Adama Moussa : membre du comité de conciliation et d'arbitrage et Sidaty O/ Yenje : Directeur du protocole du parti,

vient de s’achever dans le cadre des rencontres avec les militants et sympathisants de ce parti de la majorité présidentielle. Des rencontres qui visent à redynamiser les structures du parti en vue des prochaines élections , de débattre de certains sujets liés, au rôle de la jeunesse de l’UPR dans le développement régional et local, le rôle de la femme au sein du parti, les résultats du dialogue national sur le terrorisme et l’extrémisme.

La rencontre de Nouadhibou n’a pas tenu ses promesses de remobilisation des militants , quand tout démontre qu’une approche révolue du régionalisme et du tribalisme a été restituée, entretenue tout au long des contacts de cette mission de la direction centrale du parti à la wilaya de Nouadhibou.

Cette situation était une opportunité qui arrangeait tous les nostalgiques de cette pratique odieuse perverse en actionnant les liens tribaux et régionaux pour se repositionner dont l’action est limitée à la recherche de l’occasion pour se remplir les poches.

Les tribus et les ensembles régionaux ont continué à déferler pendant trois jours durant à l’hôtel sahel résidence de la délégation pour prêter allégeance. Une pratique politique rétrograde qui vise malheureusement à relancer le régionalisme, les concurrences locales entre les tribus, Une entrée de plein pied dans les méthodes rétrogrades entretenues par l’ex parti PRDS pendant deux décennies de pouvoir totalitaire.

En effet la conférence débat à l’hôtel halima s’était transformée en cauchemar, les responsables du parti ont été pris à partie par l’assistance d’autant plus que le contexte était entièrement noyé dans la critique acerbe sur les méthodes de gestion des structures du parti à Nouadhibou.

‘’ Nous disons au président ould Abdelaziz que Nouadhibou n’a pas de wali ni de préfet ni de fédéral , on a détruit nos maisons sur nos têtes sans que personne ne bouge nous avons tout perdu, nous intercédons dieu que ces responsables disparaissent ‘’ , s’est-elle écriée mint Kleib .

Abondant dans le même sens, les militants ont fustigé les mirages et les effets d’annonce à travers les exposés des conférenciers pour les distraire lors de la conférence débat. Au final, l’union pour la république commence à perdre tout contrôle sur son électorat à Nouadhibou les conséquences dramatiques de la gestion de sa fédération, ne disposant plus d’assez d’envergure politique pour contenir ces militants qui commencent à bouder le parti.

L’union pour la république connaît des difficultés énormes, et vit des moments difficiles à Nouadhibou.

OUMTOUNSY



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Source :
Oumtounsy (Mauritanie)

Le chalutier chinois Xin YU N°1 dérouté par les services de la DSPCM.




Un chalutier chinois dénommé Xin YU N°1 actuellement en activité en Mauritanie a été arraisonné et dérouté par les services de Délégation de la surveillance des pêches et du contrôle en mer (DSPCM) vers la rade du Port Autonome de Nouadhibou le dimanche dernier.

Le chalutier, pêchait sans journaux de pêches "logbook" depuis deux mois. Le logbook ou journal de pêche doit comporter l’estimation des quantités pêchées et le poids réel des quantités débarquées (déclaration de débarquement).

Ce document est utilisé pour suivre la consommation des quotas et en cas de contrôle en mer. Il apporte également la preuve des antériorités de pêche d’un navire.

Tout navire détenteur d'une licence en zone de pêche de Mauritanie doit, pour pouvoir pêcher, conserver à bord ces journaux de pêches.



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Source :
MAURINFO(FRANCE)

Mauritanie: Arrestation d'un groupe de trafiquants sahraouis par l'armée mauritanienne




La vérité vient d'être dévoilée sur l'opération mauritanienne du 8 décembre dernier suite aux affrontements survenus dans la région dite « Mrig Aya » ( Nord -Ouest de la Mauritanie), entre des unités de l'armée mauritanienne et des trafiquants en tous genres.

Une source proche du dossier nous a confirmé le bilan de cette action militaire qui a débouché sur l'arrestation de huit individus (trois maliens et cinq sahraouis du polisario), connus pour leur évolution au sein des réseaux de la criminalité transfrontalière au Sahel.

Il s'agit des trafiquants ci-dessous.

Soultani Ould Ahmadou Ould Baddi alias Sléitine, originaire de la tribu R'guibat, fraction Foqra. Evoluant entre Ami Lahecen et le Mali, il est établi à M'hiriz. L'intéressé, qui serait le chef de ce groupe de trafiquants, a été atteint d'une balle à l'abdomen lors de son interpellation ;

Farha Ould Hmoud Ould Maâtallah, né en 1980 à Douira, originaire de la tribu R'guibat, fraction Souaâd, établi à la Wilaya de «Smara» dans les camps de Tindouf. Ancien militaire, il est connu pour ses relations avec des trafiquants notoires dans la région dont un certain Rubio et Cherif Ould Taher, ainsi qu'avec Mohamed Ould Laâkik, chef de la sécurité militaire du polisario ; Breika Ould Cheikh, élement du polisario, originaire de la tribu Izerguiénne. Cet individu, qui a rallié le Front polisario en 1996, est établi à la Wilaya d'Aousserd ;

Lahcen Ali Ould Cheikh, connu sous le sobriquet de « Grandayzar » (littéralement « Goldorak »), est né en 1970 à Tiaret en Algérie,originaire de la tribu R'guibat, fraction Oulad Sellam. Ex-élément de la Gendarmerie du polisario, il évoluait généralement entre les camps de Tindouf, Zouerate et Nouadhibou dans le trafic de cigarettes et de drogue

Addi Ould Ali, élément du polisario, originaire de la tribu Lebouihate, établi dans la Wilaya de Smara. Il est également un ex-élément de l'armée du polisario qui avait servi dans la deuxième région militaire ;

Al Ati Ag Boukhedda, né en 1982 à Kidal, touareg d'El Aâjam ;

Sid Amer Ag Khaballa, né 1970 à Tissalit, touareg d'El Aâjam ;

Au cours de cette opération, deux éléments sahraouis ont trouvé la mort, à savoir Sidi Ould Mohamed Salem Ould Al Arbi et Moussa Ould Ali Ould M'hamed, alors que quatre autres ont réussi à prendre la fuite.

Frederic Mulumba

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Source :
All Africa

mercredi 22 décembre 2010

Intégration d’ADIL à la majorité: Vers une nouvelle recomposition de la scène politique à Tidjikja



L’entrée du parti ADIL, au sein de la majorité présidentielle, aura des conséquences, significatives, au sein de la scène politique tidjikjoise. En effet, jusqu’à la rentrée du parti que dirige Ould Waghf, les hauts cadres du département de Tidjikja sont demeurés dans les rangs de l’opposition. On se souvient, même, de l’épisode de l’arrestation de Sidi Mohamed Ould Biyé, de Moustapha Ould Hamoud et d’Isselmou Ould Khattri, accusés de détournements, par le pouvoir ayant déposé Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

Pour leurs proches et le FNDD de l’époque, ces hommes avaient été jetés en prison pour avoir dit non au mouvement dit de la «rectification». Certaines personnalités de la ville n’hésiteront pas à parler de «purge et de règlement de comptes», à l’égard des cadres de cette ville
En visite à Tidjikja, pendant sa campagne électorale, le candidat Ould Abdel Aziz avait été interpellé par une banderole, déployée par des jeunes, demandant la libération des cadres arrêtés. Le candidat avait déclaré, au cours de son meeting, qu’il n’avait arrêté personne, que la justice était indépendante et qu’elle devrait faire son travail. Dans cette guéguerre, une certaine presse s’était même mise de la partie, en stigmatisant les cadres de Tidjikja qui occupaient d’importants postes, au niveau de l’Etat.
Elargis dans la foulée des négociations de Dakar, les cadres incriminés, qui dirigent une importante frange politique, à Tidjikdja, avec des alliances jusqu’à Ghoudya et Nimlane, resteront dans l’opposition jusqu’au jour où leur parti ADIL décide, non sans mal, de rejoindre la nébuleuse qu’on appelle «majorité présidentielle». Les comptes semblent donc soldés, entre Ould Abdel Aziz et ceux qu’il avait traités de « moufçidines».
La lutte politique qui opposait, au sommet, le FNDD puis la COD, au sein de laquelle évoluait ADIL, et Mohamed Ould Abdel Aziz était suivie, de très près, dans la capitale du Tagant, où l’intégration à la majorité présidentielle risque de raviver les anciens clivages politiques. En effet, jusqu’ici, seul le groupe animé par Sidi Ould Didi et ses cousins, Dy Ould Zein, chargé de mission à la présidence, et Sidi Ould Deh Ould Zein, membre du bureau exécutif de l’UPR, avait choisi d’accompagner le mouvement de la rectification du 6 août. Ils avaient abattu un immense travail, pendant la présidentielle, pour prouver, au candidat Mohamed Ould Abdel Aziz, que, malgré les dires, Tidjikja n’avait pas tourné le dos au mouvement du 6 août 2008. Le résultat fut à la hauteur des efforts déployés, avec plusieurs jeunes cadres nouvellement engagés dans la scène politique et, à Tidjikja, un des meilleurs scores du candidat Ould Abdel Aziz.
Avec le retour du groupe piloté par Didi Ould Biyé, la foire d’empoigne ne sera que plus belle, surtout que les uns et les autres ont des yeux rivés sur les prochaines municipales. Le duel que s’apprête à vivre la capitale du Tagant sera d’autant plus alléchant qu’il est acquis, désormais, qu’aucun parti ne peut gagner la mairie de Tidjikja, la députation et les sénatoriales, sans recours à des alliances. Ce constat dressé par Moustapha Ould Hamoud, ancien ministre sous Sidioca, demeure d’actualité. Pour rappel, c’est grâce un accord politique, inédit, entre l’UFP et les Indépendants que ces derniers conquirent la mairie de Tidjikja et y placèrent Mohamed Ould Biha; ils ont, à leur tour, permis, à l’UFP, de ravir les deux postes de député et de sénateur de la moughataa. Peut-on rééditer cet accord, demain, avec l’intégration d’ADIL à la majorité présidentielle? La question mérite d’être posée dans la mesure où, souvenons-nous en, Moustapha Ould Hamoud, alors candidat indépendant à la députation, déclarait que Tidjikdja serait pour les Indépendants, aux prochaines élections. Autres questions, les dauphins que feu le député Mohamd’Ahmed Ould Hamoud avait réussi à faire cohabiter, non sans grincements, finiront-ils par enterrer la hache de guéguerre, en dépit de toute l’eau qui a coulé dans la Batha? Les premiers venus accepteront-ils de se pousser et de laisser la place aux nouveaux venus? Les observateurs de la scène politique locale redoutent un combat, épique, entre les frères de l’ancien PRDS, rivaux sous la transition de 2005, d’autant plus que l’arène politique compte deux autres partis politiques à l’affût. L’UFP et APP disposent, en effet, de solides bases, facilement mobilisables et constantes, dans leur positionnement. Il faut, dans cette perspective, rappeler que c’est la liste de l’UFP, conduite par l’actuel sénateur, Moustapha Ould Sidatt qui est arrivée en tête, lors des municipales. L’APP, qui s’était opposé à l’accord entre les indépendants et l’UFP, joue, également, un rôle majeur dans les arbitrages.
En attendant, les amis de Didi Ould Biye doivent descendre sur le terrain et convaincre leurs militants et sympathisants de la pertinence de leur démarche. Une grande explication de texte sur l’accord d’entente avec l’UPR les attend donc. Le groupe dispose, certes, de pas mal d’arguments mais il devra batailler, fort, pour convaincre, parce qu’à Tidjikja, nombre de gens ne comprennent pas, jusqu’à présent, le limogeage en série des cadres de la ville, depuis l’arrivée d’Ould Abdel Aziz au pouvoir.
DL

L’UPR est –elle allergique à la langue française ?




Les émissaires du principal parti de la majorité présidentielle ont –ils reçu consigne de ne parler que hassaniya-Arabe ? Est-il interdit d’intervenir dans une autre langue dans les réunions et meetings de ce parti ?

C’est en substance les questions que je me pose et avec moi les autres personnes qui ont assisté à la rencontre organisée par la mission du parti ce 19 décembre au restaurant Halima de Nouadhibou.

Après un long exposé des objectifs de la mission de l’UPR à Nouadhibou, M.Mohamed Yahya Ould Horma vice président du parti, donne la parole aux participants pour des questions et contributions.

Sans aucun souci de savoir si les nombreux (une fois n’est pas coutume) militants négro-mauritaniens présents ont compris. Aucune traduction en langues nationales pulaar, Soninké et Wolof.

Les débats ont donc lieu intégralement en Hassaniya. Une trentaine d’intervenants en tout. Un seul francisant prendra la parole. Mine de rien, la tente se vide de ses éléments non arabisants ‘ parcequ’on n’a rien compris’ disent des femmes qui s’apprêtent à s’en aller. Personne ne leur prête la moindre attention.

Vient le tour des correspondants de presse .M.Ould Horma distribue la parole et feint d’ignorer les francophones. Après cinq confrères arabisants, il daigne désigner un francophone, précisant au passage que la presse est tendue ce soir’.

Quand celui qui écrit ces lignes prend la parole, il (je me) se fait le porte parole de ‘ceux qui n’avaient rien compris’ en insistant sur le caractère multilingue de la Mauritanie tel que défini par la constitution. Là, Ould Horma saute sur l’occasion : ‘ Qui êtes –vous ? Présentez-vous, c’est plus civilisé’. Je me présente. Et je finis mon intervention par :’ Pour mieux être compris ne trouvez-vous pas normal de recourir à la traduction étant donné que tout le monde ne parle pas Arabe ?’

Le vice président de l’UPR reprend le micro pour dire : ‘ Pourquoi vous ne parlez pas Arabe ? Personne ne vous a compris. Pourquoi cinquante ans après l’indépendance nous continuons à nous parler en français ?’ Je rétorque que je peux bien parler en poular, Soninké ou wolof.

-Pourquoi vous ne l’avez pas fait alors ?

- L’aurais-je fait que vous (Ould Horma ) n’auriez rien compris. Je vous mets au défi de prononcer un seul mot d’une autre langue nationale qui ne soit l’arabe. Vous et tous ceux qui se trouvent autour de la table (environ 20 personnes).

Cette anecdote est symbolique mais traduit de plus en plus le manque de tolérance et d’ouverture de nos élites. Que coûte une traduction, même ramassée, en français à défaut dans les autres langues nationales? Rien.

Après le premier ministre qui a dit un jour à un journaliste ‘ débrouillez –vous avec l’arabe’, la ministre de la culture qui dit que ‘les langues nationales sont un frein à l’évolution de l’arabe’, et d’autres, voila que le nouveau-parti –Etat remet le couvert. Est-ce la nouvelle orientation politique ? Non, si l’on se réfère au président de la République dans son discours de Dakar et son wolof impeccable. Même s’il a été censuré en partie par nos médias officiels. Alors ?

Ce refus de se voir interpeller en français tout en ne faisant aucun effort pour comprendre les autres langues nationales est le fait de petits chefs qui intimident ceux qui ne voient pas les choses comme eux. Il est aussi le fait de ceux qui, par lâcheté ou par peur d’être affublés de l’étiquette d’extrémistes, se taisent.

Ni les uns ni les autres ne rendent service au pays.

Athié Youssouph


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Source :
Athié Youssouph

Brakna : Gros plan sur le site de rapatriés de Goural (commune d’Aleg).




Située à 4 kilomètres environ au sud de la ville d’Aleg, le site de rapatriés de Goural compte 236 familles où vivent 808 âmes environ. Revenues au bercail depuis le 5 avril 2008 à la suite de l’accord tripartite Gouvernements de la Mauritanie, du Sénégal et HCR, après 21 ans d’exil dans le camp de Ndioum (Sénégal), ces personnes vulnérables ont été logées dans des abris de fortune qui rappellent les camps de Goma.

Selon le chef du site, M. Oumar Amadou Sow, « le seul problème qui est aujourd’hui entièrement résolu est celui de l’eau grâce à un sondage réalisé par l’ANAIR et doté de deux bornes fontaines ». M. Sow a ensuite rappelé que pendant les 3 premiers mois qui ont suivi le rapatriement, le HCR avait apporté tous les 45 jours, 18 kg de riz, 1 litre d’huile et ½ kg de sucre par personne.

Parallèlement à cela, en 2008 et 2009, durant le mois bénit de Ramadan, l’ANAIR avait aussi apporté pour chaque foyer, 10 kg de sucre et 1 kg de thé.

Cette institution avait également octroyé un moulin, des vaches laitières (2 vaches pour les foyers de 1 à 8 personnes, 3 pour les foyers qui comptent plus de 9 personnes), clôturé une réserve fourragère de 100 ha, construit une mosquée, une salle de classe et un parc de vaccination.

Hormis ces réalisations, le tableau est peu reluisant car « beaucoup de problèmes cruciaux demeurent non résolus en dépit des multiples appels lancées aux autorités compétentes » (dixit le chef du site).

Parmi ceux-ci, on peut notamment citer l’habitat (les rares constructions disséminées dans le site ont été réalisées sur fonds propres de leurs propriétaires, le HCR n’ayant apporté jusque-là que des hangars), le manque d’enseignants lié surtout au non-renouvellement des contrats de deux maîtres recrutés l’année dernière par l’ANAIR en partenariat avec la DREN, le chômage des jeunes et le déficit alimentaire chronique.

Ces conditions peu favorables n’ont pas empêché des dizaines de femmes dont l’âge varie entre 23 et 55 ans de suivre des cours d’alphabétisation en langue Pulaar dans les locaux de l’aire de jeu pour enfants construit par le projet BRAWRRA de la World Vision. L’instructrice Kadiata Hamidou Bâ confie : « malgré nos moyens limités, nous nous efforçons d’éradiquer le fléau de l’analphabétisme qui touche surtout les femmes. Nous ne bénéficions pour l’instant d’aucun appui financier ou matériel mais cela n’a pas réduit notre détermination ».

A côté de ce site, vivent 78 autres familles soit 329 personnes environ qui étaient revenus du Sénégal depuis le 15 décembre 1997, avec l’accord de l’administration, sous l’égide du HCR. Si ces revenants de 1ère heure ont pu bénéficier de pièces d’état-civil et de certaines infrastructures de base (eau, salles de classes, centre d’alimentation communautaire), ils n’ont pas été jusque-là indemnisés pour les nombreux torts qu’on leur avait fait subir au moment des douloureux évènements.

En effet, la plupart avaient perdu leurs bétails à la suite des pillages consécutifs à la débandade d’alors. Dans une lettre datée du 2 juin 2010 adressée au président de la Commission nationale des droits de l’Homme, les familles concernées se plaignent de ne pas « être rétablies dans leurs droits » et de « n’avoir bénéficié d’aucune action particulière leur permettant d’être indemnisées des biens perdus ou réintégrées dans la vie active ».

Elles rappellent par la même occasion que « toutes les démarches auprès des autorités locales et nationales étaient restées infructueuses ».

Le chef du village, M. Bâ Ibrahima et les principaux notables du village (Samba El Hadj Bâ, Moctar Sow, Mika Amadou Bâ, Samba Mody Sy, Bâ Oumar Abdoul) lancent un appel solennel aux pouvoirs publics et à leurs partenaires pour une résolution rapide des problèmes susmentionnés auxquels s’ajoutent le manque d’équipements scolaires (salles de classes, tables-bancs), le déficit d’enseignants et le transport des élèves du secondaire.

Celui-ci était assuré par un minibus offert par l’UNICEF dans le cadre du projet "scolarisation des filles", en panne depuis plus de deux ans. Un devis de réparation qui dépasse les 200 000 UM avait été soumis à la commune mais le véhicule est toujours immobilisé au grand dam des dizaines d’élèves de Goural mais aussi de Lehleïwa et Taïba qui font le trajet parfois à pied pour effectuer leurs cours au lycée d’Aleg.

Malgré ces conditions déplorables, ces braves hommes et femmes continuent de mener un combat certes inégalé mais inoxydable contre les adversités et demeurent attaché à ce terroir qui a vu naître leurs parents qui y faisaient paître leurs troupeaux depuis le début des années 30.

Dia Abdoulaye

Drogue : Nouadhibou, lieu de transit pour la cocaïne.




Venue d'Amérique du Sud, la blanche accoste de plus en plus en Mauritanie, désormais plaque tournante du trafic vers l'Europe, Depuis le début de l'année, 12 tonnes de cocaïne ont été saisies.

Depuis le début de ce mois, près de 7 tonnes de cocaïne ont été interceptées par les autorités espagnoles sur deux bateaux de pêche pélagique, partis du Venezuela et faisant route vers la Mauritanie.

Le 19 novembre dernier, la police espagnole a annoncé avoir intercepté un navire transportant 8,7 tonnes de cocaïne entre les côtes chiliennes et Mauritaniennes.

La valeur du chargement est estimée à 395 millions d'euros les trafiquants recherchent de nouveaux itinéraires via l'Afrique, à la suite du renforcement des contrôles sur les côtes atlantiques du sud de l'Europe. La Mauritanie est depuis quelques années la cible des trafiquants de cocaïne qui viennent de l'Ouest (Colombie).

Ainsi, certains cargos comme Rey Y,Reina etc quittent le Chili et tracent une ligne droite vers les côtes d'Afrique de l'Ouest. Ils accostent au Sénégal, en Guinée-Bissau, au Ghana, en Guinée, au Togo, au Nigeria, en Mauritanie, etc., pays où les organisations criminelles se sont implantées et récupèrent la drogue sous le couvert de trafic licite, car celle-ci arrive cachée avec d'autres marchandises (sacs des farines de poissons, caisses de poissons).

La cocaïne est ensuite réacheminée vers l'Europe avec des bateaux pélagiques qui font du cabotage pour arriver sur la côte atlantique de l'Espagne et du Portugal, voire en Méditerranée. Il faut savoir que le kilogramme qui sort de Colombie est estimé aujourd’hui à 3 700 dollars, avec un taux de pureté de 80 % à 85 %.

Ce kilo, une fois coupé, permet de confectionner environ trois kilos destinés à la vente avec un taux de pureté de 25 % à 30 %. Quand on sait que le prix de vente moyen du gramme de cocaïne est de 80 euros en Europe, on arrive à 80 000 euros le kilo à la revente.





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Source :
Nyass Saidou Nouakchott

Alliance Populaire Progressiste, Coordination régionale du Trarza : Déclaration




Ces derniers jours, la presse nationale a publié une déclaration présumée d’elhor signée par Samory o/ Beye même si le contenu de cette déclaration ne mérite pas qu’on s’y attarde en revanche des précisions s’imposent pour éclairer l’opinion.

1 – Que Samory sache et l’opinion nationale avec lui que le mouvement elhor a fini de faire son temps comme tous les mouvements politiques qui sont nés dans les mêmes conditions que lui c'est-à-dire dans la clandestinité à moment ou ce genre d’organisation étaient les seuls espaces d’expression possible .

2 – Ce mouvement dont nous nous réclamions, ses militants restent aujourd'hui totalement rangés derrière le président Messaoud ould Boulkheir que nous reconnaissons comme seul chef et leader, sentiment que partage avec nous des milliers de nos concitoyens de communautés et d’origines sociales diverses. (Ses scores lors des différentes élections auxquelles il a pris part l’attestent)

3 – Notre allégeance au président Messaoud ould Boulkheir s’explique par le fait qu’il a réussit à faire de « la question harratine » une préoccupation nationale prise en charge et défendue par tous et s’est par l’occasion libéré du carcan restreint de leader d’une frange sociale pour être aujourd’hui l’homme en qui les Mauritaniens, tous les Mauritaniens portent espoir pour écourter leurs souffrances. Conformément à nos aspirations que tous nos compatriotes nous accompagnent à libérer et à émanciper les harratines pour le bien de la Mauritanie.

4 – Personne n’a la mémoire courte, ce mouvement qui a fait son temps, c’est Messaoud qui l’avait crée et incarné en son temps et sera ce qu’il en aura décidé. Par conséquence personne d’autre en dehors de lui n’a pas qualité pour dire un mot au nom de ce mouvement qui a vécu.

5 –Les militants de notre partie aux noms de qui nous nous exprimons n’ont rien à faire des manœuvres politiciennes instrumentalisées par Samory à des fins non avouées.

6 – Que Samory et les rares personnes qui le soutiennent sachent une fois encore, que vouloir se mesurer ou s’attaquer au président Messaoud ould Boulkheir est une œuvre suicidaire vouée à l’échec , nous les invitons à bien méditer le sort qui fit celui de la grenouille qui voulait se grossir comme un boeuf ou de la l’hyène qui voulait se mesurer au lion .

Par ses agissements irresponsables Monsieur Samory O/ Beye ne peut plus rester membre de notre parti. C’est ainsi que la coordination régionale du Trarza , ses sections départementales et ses mouvements de jeunes et de femmes se joignent à la voix du coordinateur pour demander au bureau exécutif de prendre à l’encontre de ce militant les sanctions qui s’imposent car son action déclarée entreprend de nuire à notre parti APP et à sa cohésion ce que nous ne pouvons continuer à tolérer .

Rosso, le 20 /12/2010
Pour la Coordination régionale
Sidi Ould Messaoud membre fondateur de l’ex mouvement El Hor


cridem

Hodh Elgharbi : Impliquer les femmes pour la protection de l’environnement.




Les ressources naturels se dégradent, les utiliser de façon rationnelle et les préserver représentent un grand défi à relever pour les pouvoirs publics. Mais pour gagner ce pari les populations doivent être conscientisées sur la dégradation exponentielle des sols et l’avancée du désert.

Les efforts inlassables de l’Etat et ses partenaires resteront toujours insignifiants si les populations ne seront pas en mesure de comprendre le danger que représente la dégradation de l’environnement.

D’où la nécessité d’impliquer les populations au contact afin d’avoir un résultat probant pour un meilleur sauvegarde du potentiel.

C’est dans ce contexte que les Associations de Gestion Locale et Collective ont été mises sur pieds au Hodh El Gharbi depuis 2005 grâce à la Délégation Régionale de l’Environnement et le Programme de gestion des ressources naturels (ProGRN ).

De sa création à nos jours la wilaya compte 12 AGLC réparties dans les 4 moughata (Aioun, Kobéni, Tintane et Tamchaket). Grace à l’appui institutionnel et technique du ProGRN, ces associations travaillent pour la surveillance des espaces pour limiter les abus d’exploitation à travers l’organisation à l’accès des ressources et la réalisation des pare-feux manuels ainsi que la restauration des espèces par conservation des sols et des eaux.

Parler de la préservation des ressources naturelles sans les femmes est une entreprise qui se voue à l’échec. C’est dans ce cadre que la composante genre de la GTZ a été sollicitée par ces partenaires.

Ce qui a fait que les ateliers de formation sur le concept genre et son intégration dans les AGLC et l’intégration de l’approche pour une meilleure implication de la femme dans la gestion des ressources naturels ont été organisés à Aioun et à Kobeni.

Ces ateliers ont été conjointement organisés par ProGRN et la Composante Genre de la Coopération alllemande GTZ en partenariat avec la Délégation Régionale de l’Environnement. L’objectif de la formation et d’intégrer les femmes dans les AGLC pour qu’elles puissent pleinement les rôles qui leurs sont assignés.

Dans son allocution, Cherif Mohamed EL Moctar N’Diaye, le délégué régional chargé de l’environnement a remercié la coopération allemande pour les efforts inlassables qu’ils ont consentis pour la préservation des ressources naturels. Il a ceinturé son mot par décliner le bilan annuel sur la préservation contre les feux de brousse, de son institution qui est l’entretien de 3074 Km de pare-feu et la réalisation de 920 Km de pare-feux.

Mohamed El Moktar Ould Mohamed Ahmed, le coordinateur de la composante genre de la coopération allemande GTZ quant à lui son mot est axé sur le rôle que peut jouer la femme dans la gestion du potentiel forestier et surtout remercié l’assistance pour la collaboration consistance avec son l’institution qu’il gère ; dans l’exécution de son programme. Il ne ceinture pas son mot sans gagner la confiance de l’assistance.

A la fin de la formation, les participants ont tous montré leur entière satisfaction et ont promis aux collaborateurs qu’ils restitueront les connaissances acquises aux populations une fois de retour.

Adama Sy
www.cridem.org


Source :
La Tribune (Mauritanie)