mercredi 19 octobre 2011

Brakna: Boutiques de la Solidarité: scandale à Ould Birome


Les soupçons de mauvaise gestion, qu’entretenaient les habitants de la localité d’Ould Birome, dans le département de Boghé, au Brakna, se sont avérés, ce samedi 15 octobre, avec l’interception, dans un bus de transport en commun, de six sacs de sucre et de six bidons d’huile de 20 litres, provenant de leur boutique de Solidarité et destinés à un boutiquier de Boghé. Déjà, les habitants de la petite commune n’appréciaient pas les attitudes du tenancier de la boutique, Marouf Ould Mkhaitir, pour son refus, récurrent, de vendre de petites quantités de produits, aux habitants des voisins du village. Marouf serait, selon certaines informations, un intouchable homme politique de la zone, grand soutien de Mohamed Ould Abdel Aziz qui lui aurait donné, il y a quelque temps, une voiture. Avisées du scandale, les autorités administratives et sécuritaires, notamment le chef d’arrondissement de Dar El Barka et le commandant de brigade, se sont rendues sur les lieux. Le responsable incriminé a été emmené, avec les produits saisis, dans la capitale départementale. Cette affaire repose la question de la gestion des boutiques de la Solidarité, pompeusement médiatisées, qui ont englouti quelque 90 milliards d’ouguiyas. Un montant qui aurait pu servir, selon les experts financiers, à mettre en place des mécanismes de régulation des prix, comme la subvention ou la baisse des impôts à l’importation, au lieu d’en faire un cadeau à des commerçants sans scrupules et à des tenanciers souvent choisis sur la base de l’allégeance politique ou du clientélisme. Le scandale d’Ould Birome n’est que la partie émergée d’un iceberg de mauvaise gestion, de complot contre l’interêt public, de réseaux de prébendes et de commissions, qui mettent en jeu des groupes hétéroclites dont de très très hauts responsables de l’Etat, dans ces histoires de boutiques de Solidarité, opération Ramadan et autres.

Journées culturelles de Bouhdida

La commune de Bouhdida, dans le département d’Aleg, a débuté, jeudi 13 octobre, une série d’activités culturelles et sportives, dans le cadre de journées culturelles qu’organise la municipalité, en partenariat avec quelques sponsors nationaux. Tous les villages de la commune – Azlatt, Zeglane, Moundi, Agweida et Laleybatt – ont pris part aux festivités. Des séances de lecture du Coran, des matchs de football, des jeux divers, tirs à la cible et autres compétitions sportives et culturelles, comme les courses de chevaux ou la poésie, marquent la semaine. L’opérateur de téléphonie mobile Mauritel a contribué, pour un million d’ouguiyas. Tout comme des ressortissants de la moughataa d’Aleg, dont dépend la commune, qui ont, aussi, participé financièrement à la manifestation. Ainsi et entre autres donateurs, l’Administrateur directeur général de la SNIM a donné 400.000 ouguiyas, tandis que le conseiller à la Présidence de la République, le docteur Sid’Ely Ould Ahmedou, s’investissait pour 200.000 ouguiyas. A l’issue de chaque journée, des prix ont été distribués aux lauréats en lecture du Coran, aux meilleures équipes de football et aux autres jeunes qui se sont distingués dans les différentes compétitions.

Feu de brousse à Dar Esselam

Un dévastateur feu de brousse s’est déclaré, dans la journée du vendredi 14 octobre, dans les environs du village de Dar Esselam, commune d’Ould Birome, département de Boghé. L’incendie a ravagé 400 ha des maigres pâturages de la zone. L’auteur présumé du sinistre, Mohamed Ould Ely, qui prétend avoir envoyé un enfant «chercher une boîte d’allumettes», a été conduit à Boghé où il risque une amende de 500.000 ouguiyas, selon les dispositions du code pastoral.
Lecalame

mardi 18 octobre 2011

Hivernage 2011/ Les déficits pluviométriques frappent toutes les wilayas




L’eau et les pâturages sont rares…


«Notre pays fait face, cette année 2011, à une sécheresse sévère dont les conséquences s’annoncent catastrophiques pour les populations. Les déficits pluviométriques frappent toutes les wilayas. L’eau et les pâturages sont rares, ce qui met l’élevage et l’agriculture face à de graves difficultés.» Cette alerte émane de l’UFP Elle est confirmée par l’office nationale de la météorologie.»

Le ciel pour cet hivernage n’a pas été genereux . Depuis le début de l’hivernage, quatre précipitations ont été enregistrées dans la capitale, Nouakchott. Pour l’intérieur du pays, il n’a pas beaucoup plu.. Une irrégularité pluviométrique qui devient une menace pour les agriculteurs et éleveurs. Le spectre de la sécheresse commence à planer dans les esprits.

Pour conjurer le mauvais sort, une prière avait été organisée sur l'ensemble du territoire national sur instruction du Président de la République.

Des prières qui n’ont rien changé à la donne car le ciel reste toujours capricieux. Une saison des pluies jugée catastrophique par l’Office National de la Météorologie (l’ONM) par rapport à l’hivernage de 2010 dans son bulletin décadaire de suivi de la saison (septembre 2011). Selon l’ONM , la situation générale de la décade a été caractérisée par la présence de la dorsale de l’Anticyclone des Açores (1015-1022) sur le nord et l’ouest du pays en occasionnant des vents modérés à localement forts sur le nord et le centre du territoire.

L’ONM précise dans son rapport que des précipitations faibles à modérées ont été enregistrées aux Hodhs, au Guidimagha, au Gorgol, à l’Assaba, au Trarza, au Tagant et en Adrar au cours de cette décade. Selon l’ONM, les cumuls les plus importants depuis le début de la saison ont été enregistrés au Guidimagha (Gouraye 586mm, Bouli 421 mm, Bejdour 363 mm, ARR 372mm, Wampou 331 mm), au Hodh El Gharbi (Gogui Zemmal 368mm), et au Gorgol (Diaguily 366mm).

L’Office précise que la situation des cumuls la plus critique a été observée dans la Wilaya du Trarza, le nord et le centre de la Wilaya du Brakna où les cumuls enregistrés au cours de toute cette période sont inférieurs à 50 mm de pluies par endroit (par exemple dans la zone Boutilimit.

L’ONM indique que la séquence sèche est fortement ressentie au niveau de la zone de Nouawdar (entre Oualata et Néma), sur l’axe Egjert – Aioun –Beneaman et la zone de Tamcheket (H.Gharbi) l’ouest de l’Assaba (Boudhlel), le nord et l’ouest du Gorgol, le Brakna et le Trarza.

L’ONM précise que le déficit est très accentué au Gorgol (Diadjebeni - 355, Maghama -306 mm,), au Brakna (Akrich -228 mm), au Guidimagha (Dafort -280 mm) et au Hodh Charghi (Vassala -226mm), ainsi que dans toute la Wilaya du Trarza et le nord et le centre de la Wilaya du Brakna

Situation agricole et pastorale

Un déficit pluviométrique qui risque d’occasionner un impact négatif sur les systèmes de production agricole et pastorale. Selon le rapport de l’ONM, la situation de la végétation s’est nettement dégradée et que le front de la végétation s’est rétréci particulièrement dans les zones agropastorales. « Les pâturages ne pourront en aucun cas supportés toute la charge animale d’ici la soudure prochaine qui sera précoce et rude à moins d’une anticipation de la transhumance et de prises de mesures adéquates de la part des autorités pour pallier aux besoins en aliments bétails et en eaux pour l’abreuvement » note le rapport

Concernant la Situation pastorale, le rapport note que la situation globale est caractérisée par un début de dessèchement avancé dans toutes les zones pastorales du Guidimagha, du Hodh Ech chargui en passant par l’Assaba et le hodh ElGharbi. Selon l’ONM, en dehors de quelques poches de verdure dans les zones dépressionnaire, partout l’herbe est en cours de dessèchement et en fin de cycle prématuré ; « ce qui veut dire que même s’il y’a reprise des pluies, on ne peut pas s’attendre à un changement » note le rapport.

Dialtabé


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UFP : Communiqué de presse : Alerte sécheresse.


Pays sahélo-saharien, structurellement fragile, notre pays fait face, cette année 2011, à une sécheresse sévère dont les conséquences s’annoncent catastrophiques pour les populations. Les déficits pluviométriques frappent toutes les wilayas. L’eau et les pâturages sont rares, ce qui met l’élevage et l’agriculture face à de graves difficultés.

Les éleveurs, très inquiets, commencent déjà à brader leur cheptel et les agriculteurs, désespérés, ne savent plus à quel saint se vouer, d’autant plus que les zones habituelles de nomadisme, de transhumance et d’approvisionnement situées au Mali et au Sénégal semblent accuser, elles aussi, le coup de la sécheresse.

Dans une société qui vit principalement de l’élevage et de l’agriculture, pratiqués sous des formes archaïques, les conséquences de la sécheresse sont forcément ruineuses, à l’instar des cycles sinistres que le pays a connus au cours des années 1970 et qui ont fortement déstabilisé la société.

Face à tous ces périls qui pointent à l’horizon, le pouvoir en place reste muet, indifférent et plutôt préoccupé par des calculs qui n’ont comme finalité que la recherche de gains personnels. Ayant épuisé les cartes de la démagogie, du populisme et du mensonge, il est aujourd’hui désemparé, abandonnant, finalement, le pays à son triste sort : déliquescence de l’administration, gabegie, insécurité, sabordage des acquis démocratiques, pillage des ressources naturelles, cherté de la vie, manœuvres de discorde et de divisions du peuple …

L’UFP, attachée aux intérêts des populations et particulièrement les plus démunies, soucieuse de la paix civile et de la stabilité de la Mauritanie :

1. Exige des autorités publiques de prendre les mesures nécessaires pour conjurer les dangers consécutifs à la sécheresse ;

2. Exhorte les populations, en particulier les braves éleveurs et agriculteurs à se mobiliser pour organiser leur propre survie ;

3. Appelle tous les acteurs nationaux et tous les partenaires de la Mauritanie à un sursaut humanitaire pour concevoir et mettre en œuvre une stratégie efficace de lutte contre les effets de la sécheresse.

Nouakchott 16/10/2011
Commission Communication


www.cridem.org


Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Déclaration syndicale: UTM – CGTM – CLTM – UGTM – CNTM - UNTM – UGSPM – CITM –CMLT – UPTM



Camarades Travailleurs,

Le 22 Août 2011 les partenaires sociaux (Gouvernement, Syndicat des travailleurs et Patronat) ont signé un accord portant entre autres sur le rehaussement des salaires minima catégoriels dans les secteurs régis par le code du Travail et les conventions collectives Générales.

A l’issue de ces négociations une augmentation des salaires catégoriels de 9000 UM résultat de l’ecart entre l’ancien et le nouveau SMIG est accordé à tous les travailleurs et ce à compter du 1er Septembre 2011 (voir circulaire de Directeur du Travail à tous les inspecteurs Régionaux).

Camarades Travailleurs,
Notre étonnement est grand quant à la fuite en avant de la SNIM et les autres secteurs à Zte pour ne payer aux travailleur, que le volet relatif au SMIG alors qu’ils ont ignoré celui des augmentations, des salaires, de 9000 UM, qui est mentionnée en toute clarté au paragraphe "a "Axe des augmentations, des salaires.

Nous coordinateurs régionaux des centrales syndicales, signataires :

- Tenons responsable l’administration du travail et le Gouvernement du non respect du patronat des close de l’accord du 22 Août 2011 et surtout le volet des augmentations de tous les salaires de 9000 UM pour tous les travailleurs.

Camarades travailleur

- Vous demandons de rester unis, mobilisés derrière vos syndicats pour la défense de vos droits légitimes.

- Nous vous rassurons que nous ne manquerons pas de prendre les démarches nécessaire pour la défense de vos intérêts matériel et mauraux.

- Enfin nous exigeons le payement de l’augmentation de salaire de 9000 UM à tous les travailleurs sans délai au cas contraire nous declions toute responsabilité de la dégradation du climat social qui peut dégénérer à tout moment.

Vive l’unité Syndicale

Les coordonnations régionales de Zouerate

Zouerate le, 15/10/2011

Cridem

Une mission du FMI à Nouadhibou.


Une mission du fonds monétaire international (FMI) a effectué une visite à Nouadhibou ce samedi 15 octobre 2011. La délégation onusienne était accompagnée du directeur de la banque centrale de Mauritanie (BCM), M.Sid’Ahmed Ould Raiss.

Plusieurs responsables des ministères des finances et du développement ont fait le déplacement dans la capitale économique. La délégation a visité plusieurs centres d’intérêt économique de la ville. Ainsi elle s’est rendue aux deux ports (autonome et artisanal) avant de visiter l’extension du port autonome de Nouadhibou en chantier.

Guidée par l’A-DG de la SNIM, M. Mohamed Abdallahi Ould Oudaa, la délégation se rendra l’après-midi au siège de la première entreprise du pays. Côté privé, plusieurs sites ont été visités.

Alfa services.

L’entreprise fondée par le ghanéen Alhaji Mohamed Amponsah est leader dans la production des huiles et farines de poisson. Inaugurée en mai 2008 par le premier ministre Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, elle a une capacité de 300 tonnes par jour. Elle a 48 emplois fixes et 300 journaliers essentiellement mauritaniens.

Grace à une ‘politique de qualité’, Alfa services a réussi à s’imposer en peu de temps .La société est citée en exemple pour les matières primaires utilisées, le respect de la réglementation, la traçabilité de ses produits et le respect des réglementations en vigueur.

Autre motif de satisfaction que les missionnaires ont souligné, la politique environnementale. Son P-DG a expliqué au cours de la visite qu’Alfa service utilise des ressources naturelles et que les déchets de bateau et de production sont disposés en conformité avec les textes.

M.Amponsah a ajouté que son entreprise dispose d’un système de désodorisation pour le traitement de la fumée et des odeurs au cours de la production.

SEPH.

La société d’élaboration des produits halieutiques que dirige l’homme d’affaires Abbasse Boughourball est considérée comme une référence en Afrique et dans le monde arabe.

Sa production journalière de poissons pélagiques (HGT) est de 230 tonnes /jour. SEPH emploie prés de 1100 personnes dont 400 femmes sans compter les centaines d’emplois indirects. La société a bénéficié d’un financement du fonds de l’OPEP et de la banque européenne d’investissement (BEI). La mission FMI/BCM a visité aussi les chantiers de la holding chinoise Hong Dong située sur la route de Cansado et qui est censée créer 2500 emplois.


www.cridem.org


Source :
La Voix de Nouadhibou

Coup de gueule des accoucheuses de centre de santé de Bababé.




La lourdeur des horaires est parfois difficile à vivre. Il arrive également que la charge de travail soit beaucoup trop importante pour les accoucheuses. Et puis, l’accouchement à proprement parlé est une période de grand stress, d’anxiété. Ce terrain anxiogène est vécu par le couple et par l’équipe médicale.

A chaque minute tout peut basculer, « nous devons être concentrées et disponibles à chaque instant. C’est un si grand moment d’échange et moment unique qu’il faut tout mettre en place pour que cela se passe bien ».

Depuis la promotion de 1998, les accoucheuses de Bababé n’ont bénéficié aucune indemnité, aucune prime, aucune reconnaissance de la part des autorités locales et des pouvoirs publics. Pourtant, elles assurent le travail du médecin chef, de la sage femme du centre et des infirmières.

Elles font la garde tous les deux jours et elles sont exposées à tous les risques liés à ce métier noble. Pourquoi, elles ne bénéficient pas des primes dont bénéficient leurs collègues ? Pourquoi personnes n’en parlent ? Pourquoi elles ne bénéficient des avancements ?

Pourquoi elles ne bénéficient pas des concours de la santé publique mis en compétition chaque année? Elles se posent beaucoup de questions sur leurs sorts, alors qu’elles font venir au monde des futurs décisionnaires des sorts des autres ? Pourquoi le Président de la République ne s’interroge pas sur la situation de ces accoucheuses, qui font chaque jour du travail merveilleux. Ces accoucheuses n’ont même pas le SMIG. Tout le monde doit s’interroger sur les conditions de vie de ces accoucheuses de Bababé et d’ailleurs en Mauritanie (si les conditions sont identiques partout en Mauritanie).

Je lance un appel croissant au pouvoir public de prendre leur responsabilité et de se pencher sur cette situation alarmante. Je rappelle de passage que le gardien de l’hôpital a une rémunération mensuelle de 7000UM (Sept milles Ouguiyas).

Mamaye Ba


Cridem

lundi 17 octobre 2011

Boghé : De l’huile sur le feu à la mort par strangulation



L’installation potentielle d’une compagnie multinationale saoudienne sur les terres arables de Boghé ajoutera le mal au pire.Son seul mérite sera de lessiver les terres, de créer des ouvriers agricoles, d’exporter ses productions.L’enjeu principale pour ces investisseurs étrangers attires par l’immensité de nos terres est avant tout de prévenir l’épuisement de leurs réserves en hydrocarbures, de diversifier leur économie, de répondre à une demande sociale persistance, et par ricochet maintenir son influence sur la Mauritanie ; car ce sont surtout les gouvernements qui prennent en otage la base des ressources naturelles d’un pays.

L’opiniâtrée de nos dirigeants sur cette question soulève des interrogations anxiogènes : a-t-il déjà perçu sa prime de signature ? Tout laisse supposer en effet que les forces politiques locales et les prêtres de l’administration peaufinent leurs plans. Irritée par le traitement confidentiel de cet affairisme fructueux, la communauté régionale s’est engagée dans des critiques véhémentes à l’encontre de ce projet prédateur. Les habitudes politiques traditionnelles qui permettaient de faire passer des décisions se heurtent à une impasse. Cela se voit durant les réunions sur cette question. Les mentalités ont changé. Pourquoi ? La politique au non de l’intérêt et de la réussite personnelle ne fait plus école. Si on veut être un homme honnête, désireux de garder le sens de sa propre valeur, force est de refuser de s’impliquer à fond dans le système de tromperie politique mis en place.
Il reste un autre motif d’inquiétude pour beaucoup de nos Co – région aire :
La disparation des lieux du pâturage. C’est le goulet d’étranglement de ce projet. Au lieu de soulager la vie des bergers, des paysans qui en nombre représente la quasi-totalité de la population, ce projet harnachement – licol étrangle d’autant plus qu’il enserre la vie rurale de Brakna. L’arabe saoudite vient ainsi achever une population déjà grièvement blessée par la SONADER et ses cohortes de dégâts qui risquent de faire sombrer cette ville dans un chaos sanitaire incontrôlable. C’est dire qu’au-delà des raisons socio-économiques, il y a aussi des nécessités médicales. Les projets sont toujours les bienvenus, ne pas en avoir serait signe d’une négligence disqualifiante. Mais le sentiment général est que les projets n’ont pas le souci de développement local ni d’avoir une influence bénéficier sur acteurs sociaux. Cela va de soi que Boghé est une zone sinistrée : il ya plus de 20 ans que la SONADER refuse d’exécuter le deuxième volet d’un projet à savoir la construction d’un centre hospitalier, volet retardé uniquement par des raisons de coût. Le silence des élus locaux sur la question s’explique par le fait qu’ils sont probablement accepté de s’abaisser à des compromissions : la recherche des postes politiques à provoqué des ravages…
Maouya a toujours agité la promesse d’un poste, à ceux qui sont habituées à posséder, pour rendre tout le monde complice. Une telle dégradation morale, en échange à des gratifications matérielles aussi simples qu’une fonction est un domptage qui empêche de servir une communauté. Nous avons des raisons rationnelles de penser qu’il manque à Boghé une casse d’intellectuel guerrier capable d’un courage furieux, indifférente au confort matériel, encline à trouver des buts communs, prête à lutter par une cause juste. Afin de sortir la ville de ce marécage d’hédonisme égoïste. En tout cas, si ce projet devrait être maintenu, il doit être accompagne d’extrêmes précautions :

1 – Que l’administration de l’état soit intransigeant sur les dispositions sanitaire et risque collectif.
2 – Que la communauté locale se refuse absolument à tout arrangement susceptible d’aboutir au relâchement des exigences. Un devoir de vigilance s’impose.
3 – Que le haut niveau éthique des exploitants les rende sensibles aux contestations sociales et inscrive leurs activités sous l’égide du développement durable.
4 – Qu’un comité de veille soit prêt à déclencher un assaut d’indignation quant la viabilité environnementale et l’équité sociale ne sont pas prise en compte. L’époque n’est plus celle ou toute la charge du souci pour le bien commun était imputable à l’état. Il faut donc de l’intelligibilité, d’autre relais pour que des configurations et l’intérêt du court terme s’étendent au temps intergénérationnelle. Le sens de la responsabilité sociale doit s’édifier en particulier autour d’un rehaussement des valeurs d’équité et de justice.

Sy Alassane Adama
Philosophe

Le Wali du Gorgol : visite le centre d’accueil réservé au recensement des mauritaniens rapatriés du Sénégal.




Le Wali du Gorgol, M. Ahmedou Ould Cheikh El Hadrami a visité mercredi matin les bureaux du centre d’accueil de Kaédi réservé au recensement des mauritaniens rapatriés du Sénégal.

Dans une déclaration à l’AMI, le chef du centre, M. Mohamed El Moktar Ould Mohamed Mahmoud Ould Bahaya a indiqué que faute de sensibilisation, seul un nombre réduit des rapatriés a déjà été recensé, avant d’ajouter que le personnel du bureau est disposé à accueillir les citoyens à tout moment.

M. Ould Bahiya a, par la suite, précisé que le centre d’accueil des citoyens de Kaédi, qui a ouvert le 1er juin 2011, a déjà recensé plus de 5000 personnes.
Il a noté une affluence remarquable des citoyens, avant d’affirmer que le centre a commencé à recenser les mauritaniens nés ou recensés à l’étranger, ceux dont le père ou la mère sont nés à l’extérieur du pays et les mauritaniens de père ou de mère étranger.

Le Chef du centre, a enfin souhaité un sens de responsabilité et de respect des règles du travail par les citoyens afin de faciliter le déroulement des opérations de recensement.

www.cridem.org


Source :
L'Authentique (Mauritanie)

Zoueratt : 10em édition de la s Ziara annuelle de Thierno Mokhtar TALL




Cohésion, paix et respect du prochain.

Ce week end a été marqué par un fait religieux à savoir la Ziarra annuelle organisée à l’honneur du marabout Thierno Moktar Tall. Une cérémonie de dévotion et de prières pour l’ensemble de la Oumma islamique.

La soirée fut pleine d’émotion quand les différents intervenants ont fait louanges à Allah, à son prophète (psl) et démontré les qualités religieuses et humaines de Thierno. Ils l’ont décrit comme humble, simple, attaché à la diffusion du savoir et du respect des préceptes de l’Islam, désintéressé de la vie de ce bas-monde, contre l’ostentation et la prétention. « Thierno Mokhtar Tall &voue un attachement indéfectible à la famille musulmane, sa patrie pour laquelle il n’a cessé de faire des prières pour l’entente, le progrès et le bien-être », affirme un intervenant.

Cohésion, paix et respect du prochain.Ce week end a été marqué par un fait religieux à savoir la Ziarra annuelle organisée à l’honneur du marabout Thierno Moktar Tall. Une cérémonie de dévotion et de prières pour l’ensemble de la Oumma islamique.

A noter que Thierno Mokhtar Tall est né en 1930 à N’djorol (situé à 25 kilomètres au sud-ouest de Boghé). Il a fait ses études coraniques chez le vénéré El Hadji Mamadou Moussa Ly (son père éducateur et spirituel) à Dara Halaybe, qui l’envoya plus tard poursuivre ses études religieuses chez El hadj Saydou Nourou Tall, puis chez Thierno Mamadou Bocar Kane à Kaédi. Un parcours atypique car cheikh Tall a vécu dans les grands foyers de diffusion de savoir islamique au Fouta, il fut disciple du grand marabout Dedde Ould Telmidi à Moudjéria, a fait Kita et Bamako au Mali.

Après sa quête du savoir, Thierno Mokhtar, venu à Zoueirat en 1966 rendre visite à son petit frère, reçut l’ordre de ses marabouts de s’installer dans la ville pour diffuser le savoir islamique. Thierno est un fervent disciple de la tarîqa (confrérie) Tijania qu’il a glorifiée, il s’est battu et a consacré beaucoup de force et d’énergie pour cette tarîqa.

Voyages pour la diffusion de l’Islam.

Cheikh Mokhtar Tall a effectué beaucoup de voyages en Afrique notamment en Cote d’Ivoire, au Gabon et au Congo Brazzaville pour la propagation de l’Islam. Au cours de ses différents périples, il a produit 36 cassettes de causeries et conseils sur la vie du musulman (la prière, le ramadan, l’héritage, la Zakat, les conditions du voisinage et les droits des parents et proches.

Dans son allocution, le Cheikh a remercié les organisateurs et participants pour les prières faites pour son rétablissement après une longue maladie. Il a, à cette occasion, annoncé que les prières pour la ville sont exaucées, réaffirmant son souhait de partager tous les bienfaits de Dieu avec les populations, et implorant le pardon d’Allah pour tous les musulmans. Il a, enfin, rendu hommage au prophète Mohamed (psl) et loué les qualités de Cheikh Tidjanne et la Tariqa Tijania. La cérémonie fut ponctuée par des chants religieux à la gloire d’Allah et de son prophète.

Compte-rendu Djibril Amadou Sy
CP/ Tiris Zemmour.

Cridem

dimanche 16 octobre 2011

UNICEF / DREFP du Tagant célébration de la journée mondiale de lavage des mains à Tidjikja



La journée mondiale de lavage des mains a été célébrée au Tagant ce dimanche16 octobre 2011 par la Direction Régionale de l'Éducation et de la Formation Professionnelle avec l'appui de l'UNICEF . Autorités administratives, élus, responsables de sécurité et quelques chefs de services régionaux étaient présents lors de la cérémonie officielle qui a eu lieu à l'école 5 de Tidjikja.
Dans son discours d'ouverture, le Wali du Tagant a mis l'accent sur l'impérieuse nécessité d'observer les règles élémentaires d'hygiène . Il a vanté les mérites liés au lavage des mains avant et après chaque repas et au sortir des toilettes, une pratique qui doit être observée scrupuleusement afin de prémunir contre des maladies telles que la diarrhée, le choléra, la dysenterie…
En effet, pour donner une idée de l’ampleur du danger lié à l’inobservance de cette pratique, les statistiques de l’Unicef démontrent que chaque année, plus de 3 millions 500 mille enfants meurent dans le monde par manque d’hygiène.

Par la suite, le Wali du Tagant, le Hakem de Tidjikja , le deuxième adjoint au maire de Tidjikja, le commandant du GR8,le commissaire de police de la Moughataa de Tidjikja, le DREFP du Tagant ont procédé à des séances de lavage de mains devant les élèves qui affichaient un intérêt certain et une discipline impeccable.
Enfin ce fut au tour des enfants de jouer un sketch très instructif mettant en exergue les dangers liés au manque d'hygiène et recommandant un changement radical des comportements ( lavage des mains) pour conjurer ces dangers.
Khalil sow
khalil1965@yahoo.fr











Editorial du Véridique - Le paradoxe de la wilaya de l’Inchiri



Considérée comme l’une des régions les plus nanties de la Mauritanie en termes de richesses minières (cuivre, or, etc.), la wilaya de l’Inchiri continue à ployer sous la misère et la pauvreté.

Cette situation dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est paradoxale, en dit long sur le calvaire vécu quotidiennement par les populations de la région. En effet, celles-ci assistent impuissantes à l’exploitation de ses richesses sans que cela ait véritablement des retombées positifs sur la wilaya en général et sa capitale régionale Akjoujt en particulier.

Dépourvue d’infrastructures sanitaires, scolaires et de services de base dignes de ce nom, la wilaya de l’Inchiri se meurt au fil du temps. Exemple de cet état de dénuement total : le taux particulièrement élévé de chômage dans cette wilaya. Situation d’autant plus incompréhensible que deux sociétés d’envergure internationale exploitent les minerais de la région.

Il s’agit de la MCM pour le cuivre et Tasiast pour l’or. Si la première société a construit en 2010 un hôpital dans la capitale régionale pour un coût estimé à deux millions de dollars, et emploie quelques ressortissants du terroir, il n’en est pas de même avec l’entreprise Tasiast qui ne semble préoccupée que par un seul souci : « extraire les biens de cette patrie et disparaitre par la suite ».

Ainsi malgré la présence de ces deux sociétés, la ville et ses environs continuent à souffrir cruellement de manque d’eau potable. Il en est de même d’Al Asma, de Lebeidhatt et d’autres localités environnantes.

Avec l’impact environnemental de l’exploitation de ces richesses, la wilaya en paye le prix fort puisqu’il y a eu mort d’hommes et de bétail suite aux effets de l’exploitation de ces richesses. Il est grand temps que le président de la République intervienne en personne à l’effet que cette situation anormale soit corrigée et que l’épais voile de silence qui entoure, cette situation soit déchirée.

Mohamed Salem Ould Haiba
Cridem

samedi 15 octobre 2011

Tagant / Lancement de l'opération "écoles propres, saines et sécurisées"




La Direction Régionale de l'Éducation et de la Formation Professionnelle du Tagant a procédé, ce samedi 15 octobre 2011, au lancement d'une opération de nettoyage visant à débarrasser les écoles des saletés qui s'y sont accumulées pendant les vacances. L'opération a été rehaussée par la présence du Wali du Tagant monsieur Mohamed Moustapha Ould Mohamed Vall, du Wali adjoint chargé des affaires administratives monsieur Cheikh Ould Meddah , du Chef du groupement de la garde de Tidjikja, du DREFP du Tagant et son adjoint, du Délégué régional de la jeunesse et celui de l'Environnement.
Les travaux qui ont débuté à 8 heures se sont poursuivis jusqu'aux environs de midi et ont permis de débarrasser l'école 3 et le Lycée de Tidjikja des saletés et autres détritus qui les envahissaient.
Fait remarquable : le Wali du Tagant n'a pas hésité à retrousser ses manches pour travailler comme tout le monde en procédant à la plantation de quelques arbustes (Lycée de Tidjikja) et aidant au désherbage de la cour de l'école 3. Une belle leçon d'humilité et d'engagement patriotique que nos administrateurs devraient méditer.
Mention spéciale également à la garde nationale dont les éléments conduits par le nouveau commandant du groupement régional N° 8 le Commandant Chighali Ould Mohamed Yahya ont fait montre d'un engagement sans faille.
Il faut préciser que cette opération de nettoyage est la deuxième du genre après celle qui avait eu lieu l'année dernière et qui avait été élargie à l'école 5, l'école 1, l'école 4, l'école 3 et le Lycée de Tidjikja.
Tout comme l'année dernière, l'opération "écoles propres, saines et sécurisées" est prise en charge entièrement par la DREFP qui ,deux jours avant le début des travaux, a procédé à une vaste campagne de sensibilisation via le bureau régional des parents d'élèves et la station FM de Tidjikja.
Notons enfin que l'opération "écoles propres, saines et sécurisées" sera suivi le dimanche 16 octobre 2011 d'une autre opération dite "mains propres" dont le lancement aura lieu à l'école 5 de Tidjikja et sera présidé lui-aussi par le Wali du Tagant.

khalil sow
khalil1965@yahoo.fr














Processus d’enrôlement, après la contestation, l’état renforce l’administration dans les régions et leur dote de moyens pour quoi faire ?





De façon plus que logique la relation de cause à effet entre décentralisation et développement local s’est installée, dans le dualisme de l’une entraîne l’autre et trouverait en elle ces instruments logique favorables à sa réalisation. Mais si comparaison peut paraître raison, là aussi bien qu’ailleurs, la greffe ne prend parfaitement qu’en tenant compte des réalités sociales de la structure d’accueil.

Entre centralisme et développement local, il y va plus d’un accommodement entre deux types de gestion, entre d’une part la redistribution verticale des compétences du centre à la périphérie et d’autre part l’autopromotion participative à la base des forces communautaires, en d’autres termes « une gouvernance qui mette à la disposition d’une collectivité des outils institutionnels adaptés « à la forme et organisation des collectivités.

Cette gouvernance doit lever des intentions de l’état mauritanien de tout centraliser, de son refus de partager le pouvoir avec les collectivités locales de la vallée, de leur concéder une part de responsabilité dans l’exercice de leur propre quotidien conformément aux engagements de la lettre de politique de décentralisation et son souci obstiné de procéder à une redistribution sincère vers les territoires communalisés.

Il est pour le moins clair que le projet de loi approuvé en conseil des ministres, le dernier est sans équivoque ; il s’agit bien de durcir le centralisme de l’état en dotant le Wali, le gouverneur régional de renfort constitué d’un directeur de cabinet, de trois conseillers chargés de mission alors que pour l’équipe en place n’a jamais pu nous convaincre de sa pertinence.

La crise identitaire en cours et la globalisation a ont cloué l’état central au pilori au motif de son incapacité à poser la question nationale en termes justes et celui du développement et les questions transversales de l’éducation, santé, lutte contre la pauvreté et du développement durable, ce qui d’ailleurs lui a porté de rudes coups sur la tête et le tâtonnement, l’improvisation sont devenus son mode opératoire favori et pour cette raison qu’il tarde à retrouver sa légitimité.

La décentralisation offre une opportunité y compris pour le processus d’enrôlement, pourvu que l‘état n’y trouve pas une panacée pour ses impuissances, mais juste comme modalité de prise en charge des besoins d’une population qui dans ses marges est obligée « d’inventer des réponses à des questions qu’on ne partageait pas avec elle ou auxquelles il lui paraissait que l’État apportait des solutions trop insuffisantes. »

Dans tous les cas seule la population et donc le citoyen est au centre de la décentralisation et du développement local et un projet de loi purement centralisant ne produira aucun développement local, d’autant que le nœud de la guerre, comme dans le processus d’enrôlement, la représentativité des négromauritaniens frise l’absence d’égalité de chance à l’emploi et à la promotion et que des expériences ont mis en évidence que ce centralisme dans le genre de tissu social multiethnique avait même un impact négatif sur la dynamique locale.

Cette dérive de centralisation, nous fera faire du surplace, renvoyant aux calendes grecques les réajustements politiques ; les modes d’applications nécessaires pour une meilleure appropriation du processus.

Les grands équilibres géographiques et socioéconomiques « ne peuvent trouver leur efficacité pleine et entière qu’en s’appuyant sur une structuration des populations locales et la dynamique d’une société civile », il s’agira d’un mouvement avec son propre culturel, économique et social qui vise à augmenter le bien être d’une société, à valoriser les ressources d’un territoire par et pour les groupes qui l’occupent et fondé sur la concertation et le consensus, alors que la concentration en cours est l’expression politique d’une élite qui veut nous empêcher d’avancer en engendrant des tensions éthnicistes du genre « du processus d’enrôlement, dépossessions des paysans et la surenchère de l’esclavage « pour nous détourner de l’essentiel.

Elimane Goleere

NDB :Trois millions d’ouguiyas volés par des cambrioleurs.




Des cambrioleur se sont introduit, par effraction, dans le domicile de deux ressortissants guinéens, sis à Ghirane, quartier de Nouadhibou, pour emporter une sommet de trois millions d’ouguiyas avec un ordinateur portable et des équipement personnels, a appris ANI de source informée.

De même source, on précise que le vol a eu lieu dans la nuit du jeudi à vendredi. C’est en revenant à leur domicile que les deux guinéens , marchands de poisson séché, ont été la porte cassée de leur concession et l’absence de tout ce qu’il contenait de valeureux.

Une enquête déjà diligentée par la police conduit déjà vers quelque suspect.



Source :
ANI (Mauritanie

Les services de santé de Néma envoient pour examen à Nouakchott la tête d’un chien qui a mordu trois personnes.



Les habitants de la localité de Bango, 60 kiomètres à l’est de Néma, ont été effaré quand un chien enragé à mordu trois personnes.

Les craintes ont gagné les autorités qui ont donné l’ordre d’abattre le chien et d’envoyer sa tête à Nouakchott pour analyse pour s’assurer que les personnes mordues ne courent aucun risque de maladies graves.

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Source :
Sahara Médias (Mauritanie)

Appel à la libération d’honnêtes agents municipaux de la commune de Sanghé




Nous apprenions il y a deux jours, par le biais du Quotidien de Nouakchott, la convocation du Maire de Sanghé par le procureur de Kaédi afin de s’expliquer sur les conditions d’« établissement de trois actes de naissance à des nouveau-nés ».

Ce que ne dit malheureusement pas le communiqué, c’est que trois hommes respectables font aujourd’hui injustement les frais de querelles très prosaïquement politiciennes mettant aux prises le Maire et son adversaire politique direct.

Condamné à 4 mois prison ferme et 150.000UM d’amende pour avoir publiquement et avec le consentement de sa hiérarchie, établi des actes de naissance à d’authentiques Mauritaniens, Yero Sylla, secrétaire général de la mairie et ex-directeur de l’école fondamentale de la commune de Sanghé, l’infirmier d’Etat et le premier conseiller du maire, sont privés de liberté.

Une obscure et insignifiante bataille entre Maire et adversaires politiques ne saurait justifier pareille injustice et pareille mode de désignation de bouc émissaires.

C’est pourquoi le Mouvement Autonome pour le Progrès dénonce avec force la condamnation d’honnêtes agents municipaux dont le seul tort a été d’appliquer les consignes d’une hiérarchie qui préfère pourtant se dégager de toute responsabilité ; condamne la disproportion dans la réaction judiciaire et exige la libération immédiate des détenus.

Le Mouvement Autonome pour le Progrès

www.cridem.org


Source :
MAPROM via Niang Souleymane

vendredi 14 octobre 2011

Rosso : La Gendarmerie arrête trois journalistes




La Gendarmerie a arrêté ce matin trois journalistes, dont le correspondant d’Alakhbar, sur la route Rosso-Boghé, alors qu’ils préparaient des reportages dans la localité de Tambina.

Les journalistes arrêtés sont Ahmed Ould Sidi, correspondant d’Alakhbar à Rosso, Imam Dine Ould Ahmedou, rédacteur en chef du site Mederdra Today et Moustapha Ould Mohameden, directeur du site Lekwareb.com.



Les éléments de la Gendarmerie ont expliqué la mesure par « des ordres ». Aucune explication supplémentaire n’a été donnée aux journalistes arrêtés.

(ALAKHBAR)

Keur Macène: les populations fustigent la situation scolaire de leurs enfants




Le Hakem de la Moughataa de Keur Macène s'est réuni, hier jeudi, avec les populations de son département qui se manifestaient contre le manque d'infrastructures scolaires pour l'éducation de leurs enfants. Les habitants des localités de Interchett et Tewfigh s'étaient rassemblés pour protester contre la négligence de l'éducation de leurs par les autorités. D'ailleurs, ils avaient barré la route reliant Rosso à Nouakchott.

Lors de la réunion, le Hakem a promis de régler la situation dans les plus brefs délais et il a demandé aux habitants de cesser les mouvements de protestations et de regagner leurs maisons et de vaquer à leurs occupations.

Il a par la suite dit aux protestataires que l'Etat accorde une importance particulière à l'enseignement et tous les problèmes relatifs au secteur de l'éducation seront résolus.

Quant aux habitants du regroupement de Zahra relevant de la Moughataa de Keur Macène, ils ont dit que l'Etat les avait promu de construire une école depuis 2006 et il n'a pas respecté sa promesse. Et au porte parole du regroupement de préciser qu'ils ont des enfants à l'âge d'aller à l'école , mais le manque de classes pose problème!
Alakhabar(Rosso)

Quel avenir pour Esymex sarl à Nouadhibou.




Le PDG de la société Esymex Sarl à Nouadhibou, Aly Chakroune se trouve dans une situation peu enviable. Son complexe frigorifique qui était jusqu’à cette date l’un de meilleur du port Artisanal, déclare être confrontée à de sérieuses difficultés financière.

Depuis le mois d’aout 2011, la direction a annoncé un arrêt d’activités suite un contrôle de qualité effectué par l’IMROP (Institut Mauritanien de Recherches Océanographiques et des Pêches), l'agrément a été suspendu, voire retiré, pour non respect durant l'activité les règles d'hygiène en vigueur, ce contrôle qualité représente l'acte de vérification pour la conformité.

Aujourd’hui, les employés de la dite société réclament leurs salaires et leurs droits ou dans le cas contraire qu’ils reprennent le travail, Le problème est que Aly Chakroune reste introuvable depuis son voyage en Lybie.

Les employés ont du mal à accepter de voir leurs rémunérations et leurs droits s'envoler et se posent des questions sur l'avenir de leur frigo.



www.cridem.org


Source :
historia

Brakna / Aleg : La CNTM forme ses militants sur les négociations collectives et les techniques de recrutement syndical.




La Confédération nationale des travailleurs de Mauritanie (CNTM), en partenariat avec l’Agence espagnole AECID, a organisé les 12 et 13 octobre 2011, dans la salle des conférences de l’Hôtel de ville d’Aleg, un séminaire de formation sur les négociations collectives et les techniques de recrutement syndical à l’intention des représentants locaux des coopératives féminines, des syndicats de l’enseignement (SIPES, SLEM), de la santé et des ONG non spécifiques (25 participants au total).

Ouverts par le Wali mouçaïd chargé des affaires économiques et sociales, M. Abdallahi O. Mohamed Najim, les travaux de cet atelier ont porté notamment sur l’historique du mouvement syndical en Mauritanie de 1937 à 2004, les principes, les droits et les obligations du travail, le rôle du syndicat pour les travailleurs œuvrant dans les secteurs publics et privés, les obstacles au développement du mouvement syndical (manque de cohésion, multitude de syndicats " cartables "), le statut des travailleurs étrangers etc.

Les communications ont été présentées successivement par MM. Mohamed Ahmed O. Saleck, Mohamed O. Rabbani, Abdallahi O. Mohamed Nouh, Ahmed Salem O. Dekle et Sidaty Dicko, respectivement secrétaires généraux de la CNTM, du SIPES, du SLEM et membres du conseil de la confédération. On notait la présence du coordinateur régional de la CNTM au Brakna, M. Mahfoudh O. Abdel Jelil et de son homologue de la CLTM, M. Ahmed Babou O. Mbareck.

Notons que la CNTM regroupe 21 syndicats affiliés dont ceux de la santé et de l’éducation ainsi que des groupements féminins et des mouvements de jeunes.

Dia Abdoulaye
Cp. Brakna

jeudi 13 octobre 2011

Recensement : Djibril Samba Dia, premier rapatrié du Sénégal à être enrôlé.




M. Mohamed Ould Boilil, Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a supervisé mercredi 12 octobre à Rosso, le lancement de l’opération d’enrôlement (à l’état civil) des ex-refugiés mauritaniens rapatriés du Sénégal.

L’identité des rapatriés ayant déjà été confirmée par une commission nationale d’identification préalablement à leur retour en Mauritanie, un dispositif d’enrôlement spécifique a été mis en place pour recenser ces rapatriés, lesquels, contrairement aux autres populations du pays, n’ont plus besoin d’être identifiés pour l’enrôlement.

Ce dispositif mis en œuvre par l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS), l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR) et le Haut Commissariat au Réfugiés (HCR) facilite l’enrôlement des rapatriés, au sein de tous les Centres d’Accueil des Citoyens (CAC) du pays, et spécialement, dans les dix moughataas situées dans les zones de retour : Rosso, R’Kiz, Aleg, Boghé, Bababé, Mbagne, Kaédi, Maghama, Selibaby et Kankossa.

M. Djibril Samba Dia (photo) natif de 1931 à MBothio, fut le premier rapatrié à être enrôlé le 12 octobre dans le centre d’accueil des citoyens (CAC) de Rosso.

Son enrôlement a été effectué sur la base de la présentation du «BRF», un document de recensement établi par le HCR, et intégré dans la base de données de l’ANRPTS, laquelle, a reconnu ce candidat à l’enrôlement et même les personnes qui s’y rattachent, car le rapatriement des ex-refugiés s’était fait par famille. Les documents présentés par le candidat (BRF, état civil) ont été présentés à la commission départementale pour avis et après recueil des donnés biographiques, un Numéro National d’Identification (NNI) a été attribué à M. Dia, lequel, est passé par la suite par la seconde phase : le recueil des données biométriques (empreintes digitales et photo), en prélude à la délivrance de la nouvelle carte nationale d’identité.

La cérémonie a été marquée par la présence de l’Ambassadrice des Etats Unis d’Amérique en Mauritanie Son Excellence Joe Ellen, ainsi que la représentante du HCR en Mauritanie, des directeurs généraux de l’ANAIR et de l’ANRPTS, des Autorités régionales, des Elus de Rosso ainsi que les premiers conseillers des Ambassades de France et d’Allemagne.

Le lancement de l’enrôlement des ex-refugiés a été précédé en début de matinée par la visite de leur site d’installation au PK6 de Rosso où l’impressionnante délégation du Ministre de l’Intérieur et des diplomates occidentaux escortée par des gendarmes d’élite du «GIGN» et des gardes «NINJA», s’est entretenue avec les populations et visité les infrastructures (classes, moulin, boutique, coopérative et adduction) conçues pour ces mauritaniens refugiés au Sénégal suite aux tragiques événements de 1989 et rapatriés en Mauritanie, à partir de janvier 2008.




Source :
Tahalil Hebdo (Mauritanie)