mardi 15 juin 2010

Au Brakna : l’inauguration de trois marchés communautaires pour les rapatriés :




Dans la matinée du Lundi 14 Juin 2010, Une délégation du Ministère de l’Intérieur conduite par Monsieur Cissé Abdel Kader Jeylani Conseiller technique du Ministre, s’est rendue au Brakna dans les moughataa de Bababé et de Boghé pour présider l’inauguration de trois marchés communautaires réalisés dans le cadre d’un programme dit « Programme de Prévention des Conflits et Renforcement de la Cohésion Sociale » dans les sites de rapatriement de Sénékouna, Mourtogal et Hamdallaye.

Une mission de l’Agence nationale d’appui et d’insertion des refugiés ( ANAIR) conduite par son Directeur Général Monsieur Ba Madine et comprenant le Directeur administratif et Financier Moustapha Ould Eleya, les représentants régionaux au Brakna Mohamed Ould Sidi Mohamed, et Moussa Demba Barry représentant au Gorgol a également fait le déplacement.

Les deux délégations étaient accompagnées d’une mission du Programme des nations unies pour le Développement (PNUD) conduite par la représentante-résidente. Madame la wali du Brakna entourée des hakems de Bababé et de Boghé a pris part à cette grande mission.

Le maire de Aéré Mbar et celui de Boghé se sont joints à la délégation. Le HCR (Haut commissariat des nations unies pour les refugiés) et plusieurs autres invités étaient aussi présents à la cérémonie d’inauguration des marchés communautaires.

Une équipe de la télévision de Mauritanie, de l’Agence Nationale d’information (ANI) et de Radio Mauritanie ( antenne de Aleg) le Véridique ont couvert l’évènement.

Cette inauguration marque la fin des travaux de construction de trois marchés communautaires, abritant deux hangars pour les femmes (vente de légumes et atelier de teinture), deux boutiques communautaires (vente de glaces et divers) et un dépôt de gaz. A cela s’ajoute la réalisation de deux terrains de foot ball, dans les sites de wendou Edy et de sénékouna. Ces réalisations sont destinées à rapprocher les deux communautés rapatriées et populations d’accueil notamment les populations d’accueil de Roti (Mourtogal), de Medina ( Site de Senekouna), et Mouphtah Elkheir.

D’un coût global de 35 millions d’Ouguiya environ, ces constructions et leurs équipements, sont pris en charge par le Programme Prévention des Conflits et Renforcement de la Cohésion Sociale, dont la mise en œuvre est conjointement assurée par l’ANAIR, le PNUD et le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile.

Ce programme, financé par le Royaume d’Espagne dans le cadre de l’atteinte des objectifs du millénaire (OMD), a pour objectif de prévenir les risques de tensions, à travers la promotion de la cohésion sociale et de la citoyenneté, la mise en place de mécanismes de règlement de conflits, l’amélioration des revenus des bénéficiaires et le renforcement des capacités des acteurs dans le domaine de la prévention et de la gestion des conflits.

La cérémonie était grandiose et bien réussie, la population d’accueil et les rapatriés venus très nombreux ont réservé aux délégations un accueil chaleureux et sincère empreint d’une joie immense d’avoir obtenu un marché équipé, dans leurs villages respectifs.

Les représentants régionaux de l’Anair ont démontré de grandes qualités de mobilisation et d’organisation réussissant à installer une symbiose parfaite entre les populations d’accueil et leurs frères rapatriés.

Après avoir visité les trois sites de Sénékouna (lieu de la cérémonie), Mourtogal et Hamdallaye, les délégations se sont rendues au Domicile du Préfet de Boghé pour déjeuner avant de reprendre la route vers Aleg et Nouakchott.

Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel
CP Le Véridique au Brakna

Commune de Zouerate: inauguration de la maison de la société civile:




La Commune de Zouerate et la Fondation Snim offre à la société civile de Zouerate un centre de ressources, d’aide, de formation et de documentation dénommé Maison de la Société Civile qui dispose entre autre de 10 ordinateurs et une connexion internet.

L’inauguration de cette nouvelle structure a eu lieu hier le 14 juin 2010 à la maison des jeunes communale de Zouerate en Présence du Maire de Zouerate Monsieur Yacoub Ould Salem Vall et des conseillers municipaux, des autorités locales et à leur tête le Wali Mouçaid Chargé des Affaire économiques, des chef de services régionaux et d’une forte délégation de la Snim avec la présence de l’Administrateur Directeur Général de la Snim Monsieur Taleb Ould Abdivall, du Directeur du Siège d’exploitation de la Snim et de plusieurs autres directeurs et cadres .

On note également la présence le Directeur Général de la Fondation Snim Monsieur Bah Ould Gah.

On note également l a présence de la société civile regroupée au sain du Collectif des ONGs du Tiris Zemmour ( COTIRIS) qui est venue assister à cette cérémonie qui marque une étape importante vers un appui réel à leurs organisations.

Dans un discours prononcé à l’occasion, le Maire de Zouerate a remercié la Fondation Snim pour son appui à la société civile qui selon lui a besoin d’un appui institutionnel pour mieux jouer son rôle qui complète l’action de l’Etat et des collectivités. Il a aussi rappelé les actions déjà réalisés par cette fondation.

A son tour, le Directeur Général de la fondation Snim , a fait un bref discours dans le quel il a donné des explications sur les objectifs de la Fondation et les actions réalisés.

La fondation Snim a été crée en mars 2007. Elle se fixe comme objectif principal l’amélioration des conditions de vie des populations vivant le long du couloir du chemin de fer qui relie Zouerate ville minière à Nouadhibou la capitale économique de la Mauritanie. Cette institution a participé à la distribution de médicaments essentiels, la construction de salles de classes, la réfection d’écoles et la fourniture de matériels scolaires de même qu’elle a financé d’importantes infrastructures dans les régions du nord sur l’axe Zouerate Nouadhibou.

www.cridem.org


Source :
Abdallahi Dieng Ould Cheikh

lundi 14 juin 2010

Concours d’entrée en 1AS /Les candidats d’Aghlembit n’ont pas composé



Les parents d'élèves d’Aghlembit, localité du Tagant relevant de la commune de Tensiqh, viennent finalement de mettre leur menace en exécution en empêchant leurs enfants de se rendre à Nbat pour subir les épreuves du concours d’entrée en 1AS. Malgré les explications avancées par les autorités éducatives régionales et malgré les pressions exercées sur eux par l’administration, ils sont restés inflexibles et sont allés jusqu’au bout de leur logique. C’est ainsi que sur les 82 candidats inscrits au niveau du centre de Nbat, 46 candidats seulement se sont présentés.
Il convient toutefois de rappeler que ces parents d’élèves récusent fermement le choix de Nbat pour abriter le centre d’examen commun aux candidats d’Aghlembit, Nbat et Ouweynatt Rji. Ils exigent que ce centre soit ouvert chez-eux du fait de l’importance numérique de leurs candidats. Argument qui ne convainc pas les responsables régionaux de l’éducation jugeant plus pratique d’ouvrir le centre à Nbat, localité équidistante d’Aghlembit et d’Ouweynat Rji. D’ailleurs, le Dren a même mis à la disposition des candidats d’Aghlembit un véhicule pour les transporter jusqu’à Nbat située seulement à 4 km. Le Hakem de Tidjikja a lui-aussi joué les bons offices en se rendant à Aghlembit pour convaincre les parents d’élèves de laisser leurs enfants se rendre à Nbat. Mais rien n’y fait, ces derniers sont restés fermes dans leur décision de retenir leurs enfants à la maison.
Pourtant des centres similaires à celui de Nbat ont été ouverts partout dans la région. C’est le cas de certains centres de Tidjikja-ville qui reçoivent des candidats d’Imoudrane (50km), Temtemlel (35 km), Adderoum (35 km) Dboulgui (18km). Ces derniers, contrairement à leurs camarades d’Aghlembit, se sont rendus à Tidjikja à leur propre frais.
Seulement, certains antécédents sociopolitiques pourraient être à l’origine de l’intransigeance affichée par les habitants d’Aghlembit. De sources bien informées un conflit couve depuis quelques années entre les habitants d’Aghlembit et ceux de N’bat. Les premiers accusant régulièrement leurs voisins de vouloir leur faire ombrage. Diamétralement opposées lors de la dernière implantation de l’UPR les deux localités ont continué à se regarder en chiens de faïence et les plaies de leur rancœur ne se sont pas encore cicatrisées.
Il n’empêche qu’il est inacceptable que des élèves candidats ne puissent pas concourir du fait d’une incompatibilité d’humeur entre ainés mus par des considérations qui n’ont rien à voir avec l’école.
Comme, il est tout aussi vrai, que pour le choix des centres,il est plus recommandé de faire preuve de souplesse et de discernement.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

Visite de Ould Abdel Aziz au Trarza : quand les hypocrites répondent présents !





Chaque fois qu’un chef d’Etat se déplace à l’intérieur du pays, il se voit agripper par les gens de Nouakchott, comme des mouches sur une charogne.
Les populations des localités visitées, n’auront même pas droit à la parole, pour exposer leurs problèmes, ni à de l’espace pour s’asseoir et assister au meeting , parce que tout simplement , des nuages d’ hypocrites nouakchottois , viennent usurper leurs droits !
C’est ce qui vient de se passer ce mercredi 09 juin, lors de la visite présidentielle à Rosso, pour le lancement de la campagne agricole, entre autres inaugurations.
On a même vu des vrais faux chefs" de tribus", se bagarrer avec des éléments de la gendarmerie nationale, pour se forcer une place en première rangée en lançant « je suis chef général des Awlad Demane . . » D’autres disaient : « je suis le maitre d’une Mahadra … »
A qui revient la responsabilité de ce flux en épis épars ? C’est au Wali d’ abord, en tant que la plus haute autorité régionale ! Il devait donner la priorité aux représentants des populations qu’il administre pour acceuillir le président de la république, en fermant la porte à toute cette horde déchainée , composée d’ hommes et de femmes fripouilles qui veulent être vus à la télévision saluant le président de la république .
La plupart de ces dames et messieurs ont les mains sales d’un passé récent où la gabegie était leur unique univers d’action.
Si Ould Abdel Aziz veut apporter un changement au pays, il devait mettre fin à ces déplacements des truands de Nouakchott qui accaparent tous les programmes des visites présidentielles !
Il faut impulser un style nouveau aux Walis et Hakems qui doivent sélectionner les listes des demandeurs d’audiences, parmi les habitants de la wilaya et qui y résident réellement …
Publié par Lakhbaar Tebgue Vi Dar

dimanche 13 juin 2010

Du Plumpy’doz pour 9187 enfants du Tagant



Une campagne préventive de lutte contre la malnutrition vient d’être enclenchée au Tagant sur l’initiative du Ministère de la santé et avec l’appui de l’UNICEF.
En sont bénéficiaires, les enfants du Tagant de la tranche d’âge de 6 mois à 3ans, quelque soit leur état nutritionnel . Ces derniers reçoivent une dose d’un supplément nutritionnel dénommé Plumpy’doz administrée le 13 de chaque mois pendant 3 mois (Juin, Juillet, Aout).
La cérémonie du lancement officiel de cette opération a été présidée par le Wali du Tagant Monsieur Mohamed Ould Moustapha Ould Mohamed Vall qui, lors de son discours, a rappelé les grandes lignes de la politique l’Etat en matière de santé publique et l’intérêt particulier qu’il accorde aux populations les plus vulnérables. Pour sa part, le Directeur régional à l’action sanitaire a mis l’accent sur les aspects techniques liés à l’emplacement des sites, leur composition et le nombre d’équipes mobilisées pour chaque Moughattta. Il a également fait une présentation exhaustive du Plumpy-Doz (composition et mode d’administration).
Rappelons que 9187 enfants sont ciblés au niveau du Tagant. Ces enfants reçoivent leur dose dans 62 sites fixes (22 à Tidjikja, 38 à Moudjéria et 2 Tichitt). Et les enfants qui habitent la zone rurale sont couverts par 14 équipes mobiles qui vont sillonner 130 localités (60 villages dans la Moughattta de Tidjikja, 74 villages dans la Moughattta de Moudjéria et 6 villages dans la Moughattta de Tichitt).
Enfin, selon le Drass du Tagant, toutes les mesures sont prises pour dépister et prendre en charge les malnutris sévères mais qu’aucun cas de ce genre n’a encore été décelé.
Khalil sow
khalil1965@yahoo.fr

Festival International de Cultures Urbaines de Dakar : la Mauritanie sera à la fête



Notre confrère Ahmed Ould Bettar invité d'honneur

Il ne reste plus que 5 jours, avant que le festival International de Cultures Urbaines ne s’ébranle dans la capitale sénégalaise, annonçant déjà un éclatant succès dans la sous-région et chez les hôtes d’outre-mer qui prendront part cette année aussi à ce grand rendez-vous du hip hop, qui draine de plus en plus d’admirateurs de tous les horizons, particulièrement chez les européens.

Cette année 2010, inaugurera la cinquième édition de ce festival qui dépasse les frontières et qui brillera par ses violons, accordéons et sons dans les quartiers populaires de la banlieue dakaroise tels que Pikine, Rufisque, Keur Massar, Sicap Mbao et Ouakam.

Bon nombre de disciplines musicales et artistiques seront au menu du programme de ce festival, qui fait de la diversité un leitmotiv aux fins de satisfaire le maximum d’admirateurs et de fans, dont les groupes trouvent chacun son gout dans une musique particulière.

C’est donc pour parer à tous les gouts que les artistes se produiront dans tous les visages modernes et classiqus du hip hop tels que le Rap, Slam, Djing, graffiti, breakdance, beatmaking.

Ce qui fait plus la renommée de ce festival 2h est son profil de gratuité à 100% est également sa vocation d’œuvrer continuellement à faire connaître et promouvoir les cultures des villes du continent africain, mais également de service de carrefour privilégié entre des artistes de plusieurs pays, pour échanger leur art et s’enrichir les uns des autres des expériences acquises individuellement par ces grands talents.

Selon des premières informations en provenance de la commission d’organisation de ce festival, outre les mégas concerts qui électriseront les foules, il y aura aussi des projections de films, des conférences mais aussi des ateliers de formations.

Notre confrère Ahmed Ould Bettar, qui avait récemment appelé au soutien public de ce type d’activités, dans lesquels des artistes mauritaniens prennent part, a été invité par le Festival 2H, à titre d’honneur, pour bien suivre la prestation de nos compatriotes à cette grande rencontre, où le hip hop local se mesure à ses confrères de la sous-région et des pays européens.

Nouadhibou : Des pêcheurs réclament leurs primes




Dans un entretien avec Canalrim, Mohamed Mahmoud Ould Zeini, représentant du Syndicat Libre des Travailleurs de la Mer, s’est insurgé contre le groupe MAOA-Pêche qui emploie 600 personnes pour le non paiement de « primes d’ancienneté et un retard dans le règlement des primes de production ».

Une médiation entre l’employeur et les travailleurs, tentée par la Délégation Régionale Maritime, a avorté du fait que les montants réclamés ne sont pas provisionnés.

canalrim.info

Une mission médicale espagnole à Nouadhibou




Une mission médicale espagnole a commencé samedi des consultations médicales dans les centres municipaux de Nouadhibou où elle compte opérer, 10 jours durant, des interventions chirurgicales gratuites.

L'arrivée, vendredi soir, de la mission composée de 17 membres s'inscrit dans le cadre de la coopération entre le Rotary Arocas et la municipalité de Nouadhibou dans le domaine sanitaire.

Selon M. Jesius Souarez, chef de la mission, celle-ci vient annuellement depuis 12 ans en Mauritanie où elle a déjà effectué environ 40.000 consultations médicales et 100 opérations chirurgicales en ophtalmologie.

Il a ajouté que la mission est composée de médecins généralistes et de spécialistes en ophtalmologie, en pédiatrie, en dermatologie et en gynécologie.

AMI

Commune de Zoueirat : Partenariat avec la société civile

Dans notre édition du lundi 07 juin 2010 nous avions publié les points saillants
du bilan des réalisations de la commune présenté par le premier magistrat de la ville Zoueirat.
Dans son intervention, M. Yacoub Salem VALL a indiqué le partenariat primordial avec la société civile.

A cet effet, il a rappelé l’expérience des jema’as des 10 quartiers de la ville. Ces organisations choisissent leurs représentants de façon autonome et se réunissent pour faire les requêtes des populations. De ce fait, elles constituent un pont entre les populations et la Commune qui souhaite l’implication de la société civile dans le développement sous forme de démocratie participative. A cette occasion, et comptant sur cette expérience réussie, le Maire a annoncé un projet d’équipement pour une maison de la société civile qui élira domicile à la maison des jeunes, qui abrite déjà le cyber café communal, financé par la société PH.

Promotion féminine et lutte contre la pauvreté

Dans ce volet, Yacoub Salem VALL a précisé que l’ONG américaine A.F.D. a financé 09 coopératives féminines en Mauritanie dont 04 à Zoueratt, ajoutant que la grande partie des financements est réservée à la formation et l’appui technique des bénéficiaires. C’est dans cette rubrique a-t- dit que l’Association des handicapés de Zoueratt a bénéficié d’un financement de 26 Ms um pour une boutique communautaire et un pressing. Il a aussi réaffirmé que le dossier des retraités est en cours pour être financé.
M. Yacoub Salem VALL a enfin annoncé la tenue d’une table ronde sur le PDL( Programme de Développement Local) de la Commune de Zoueirat programmé le 20 Octobre prochain.

DJIBRIL SY CP/ Tiris Zemmour

samedi 12 juin 2010

Mauritanie/ Communiqué COD : crise environnementale




La coordination des partis de l’opposition en Mauritanie demande à l’organisation internationale chargée de la protection de l’environnement de s’impliquer d’urgence dans ce que la coordination de l'opposition appelle « une catastrophe environnementale à large rayon en Mauritanie ». Dans un communiqué publié ce jour et dont Sahara media a reçu copie, l’opposition dénonce « l’indifférence des autorités au lieu du contrôle des sociétés minières et notamment celles dans les activités sont liées à l’utilisation de produits toxiques nuisibles à l’environnement ». Dans son communiqué l’opposition fait cas des mises en garde lancées, par ses soins, à l’effet de prévenir les méfaits des produits toxiques sur les populations et que ses appels restent à ce jour sans échos.

La COD exige une enquête sur la mort suspecte de cheptel en Inchiri




Dans un communiqué qui nous est parvenu, la COD "exige une enquête diligente sur les cas de mort suspecte de têtes de bétail en Inchiri et sur la pollution de la nappe phréatique de la zone de Letfetar (Wilaya du Tagant)".

Ci-après le texte intégral de la déclaration :

La Wilaya de l’Inchiri a connu récemment la mort mystérieuse de plusieurs têtes de bétail, dont des camélidés qui paissaient dans une zone que de nombreux organes de presse ont confirmé être polluée par les déchets de certaines sociétés d’exploitation ou de recherche minière, qui profitent de l’incapacité du régime à gérer ce dossier sensible et de la négligence par les autorités gouvernementales concernées pour se débarrasser de produits dangereux comme le cyanure, sans aucun égard pour l’hygiène, ni pour la réglementation en matière de protection de l’environnement.

Il y a quelques semaines pourtant, la COD, représentée par certains de ses députés, avait tiré la sonnette d’alarme et mis en garde contre les risques inhérents aux comportements suspects de ces sociétés. Le gouvernement avait alors pris le parti de celles-ci, défendu leur point de vue et propagé leurs allégations dans les médias publiques, au lieu d’enquêter sur leurs activités par souci de la santé des citoyens et de la pureté de leur écosystème.

Maintenant que les effets négatifs de cette pollution environnementale apparaissent au grand jour, menaçant la vie de nos populations et notre cheptel, la COD :

1- Dénonce avec force la négligence par les autorités du contrôle sur les sociétés minières dont les activités sont liées à l’emploi de produits toxiques et polluants ;

2- Exige une enquête diligente sur les cas de mort suspecte de têtes de bétail en Inchiri et sur la pollution de la nappe phréatique de la zone de Letfetar (Wilaya du Tagant) ;

3- Lance un appel aux organisations non gouvernementales opérant dans le domaine de la protection de l’environnement, d’agir rapidement pour aider la Mauritanie à faire face à la crise environnementale visiblement de grande ampleur, mais que le gouvernement tente d’étouffer.

Nouakchott, le 10 juin 2010

La Commission de Communication

vendredi 11 juin 2010

Sagné/Maghama : Deux morts dans un puits




Deux hommes ont curieusement perdu la vie au fond d’un puits abandonnés. L’histoire s’est déroulée la semaine derniere, précisément lundi 31 Mai, dans la commune de Sagné, située à 45 km au sud de Maghama.

En cette période de fortes chaleurs, la recherche de points d’eau est une impérieuse nécessité, voire vitale pour les hommes et les bêtes. C’est ainsi que les habitants de NIAROUWAL(commune de Sagné) n’ont trouvé de mieux que de procéder au curage d’un puits laissé à l’abandon non loin de leur localité. Le premier à descendre au fonds du puits B.S (75 ans), poussa un grand cri puis ce fut le silence total. Le groupe au bord du puits, décida d’envoyer un « cobaye » en la personne de I .M (33 ans) pour s’enquérir de ce qui est arrivé au vieux. Une fois au fonds du puits, lui aussi se mit à crier ; puis ce fut le silence radio.
L’inquiétude se lisait sur tous les visages, et personne n’osa prendre la responsabilité de désigner un troisième candidat pour descendre dans le puits.
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre dans toute la zone. La première autorité à se rendre sur le lieu du drame, fut le Commandant de la Brigade de Gendarmerie de Maghama suivi du Hakem de la Moughataa ; avant d’être rejoint le lendemain par le Procureur du Tribunal Départemental de Kaédi pour constater le drame.
Apres de multiples conciliabules, la décision de creuser un trou (puits) parallèle au puits maudit fut retenue. ALPHA BA, un jeune de Sagné alla demander les services d’une pelleteuse qui travaillait pour le compte d’un projet d’endiguement dans la commune. Une fois sur le lieu, la pelleteuse fit un large trou de 10 m de profondeur, parallèle au puits. Ceci permit aux corps des victimes de se déverser dans ce trou afin d’être remontés au dehors. Ces corps ne pressentaient aucune trace de morsure ou de piqûre de serpents venimeux ; contrairement à que les gens croyaient.
Toutefois, l’interprétation la plus plausible sur la cause de leur mort subite, réside dans la raréfaction de l’oxygène au fonds des puits en cette période de canicule. De plus, le fonds du puits en question est cerné par une haie en bois ; on sait bien que le bois dégage énormément de gaz carbonique.
En l’absence d’une autopsie, les causes exactes des ces décès restent inconnues.
Le même jour (Mardi 1er Juin), les deux victimes furent inhumées à Louguéré (localité située à 2 km à l’est de SAGNE)

DIALLO AMADOU
CP / MAGHAMA

Commune de Zoueirat : Partenariat avec la société civile

Dans notre édition du lundi 07 juin 2010 nous avions publié les points saillants
du bilan des réalisations de la commune présenté par le premier magistrat de la ville Zoueirat.
Dans son intervention, M. Yacoub Salem VALL a indiqué le partenariat primordial avec la société civile.

A cet effet, il a rappelé l’expérience des jema’as des10 quartiers de la ville. Ces organisations choisissent leurs représentants de façon autonome et se réunissent pour faire les requêtes des populations. De ce fait, elles constituent un pont entre les populations et la Commune qui souhaite l’implication de la société civile dans le développement sous forme de démocratie participative. A cette occasion, et comptant sur cette expérience réussie, le Maire a annoncé un projet d’équipement pour une maison de la société civile qui élira domicile à la maison des jeunes, qui abrite déjà le cyber café communal, financé par la société PH.

Promotion féminine et lutte contre la pauvreté
Dans ce volet, Yacoub Salem VALL a précisé que l’ONG américaine A.F.D. a financé 09 coopératives féminines en Mauritanie dont 04 à Zoueratt, ajoutant que la grande partie des financements est réservée à la formation et l’appui technique des bénéficiaires. C’est dans cette rubrique a-t- dit que l’Association des handicapés de Zoueratt a bénéficié d’un financement de 26 Ms um pour une boutique communautaire et un pressing. Il a aussi réaffirmé que le dossier des retraités est en cours pour être financé.
M. Yacoub Salem VALL a enfin annoncé la tenue d’une table ronde sur le PDL( Programme de Développement Local) de la Commune de Zoueirat programmé le 20 Octobre prochain.

DJIBRIL SY CP/ Tiris Zemmour

jeudi 10 juin 2010

Nouadhibou : Tenue de la deuxième assemblée générale de la commission nationale du dialogue social du secteur de la pêche





L’école nationale de la pêche à Nouadhibou a accueilli les travaux de la rencontre consultative sur le dialogue social en matière de pêche qui a réuni l’ensemble des opérateurs du secteur et ce, tant à travers ses composantes de la pêche artisanale qu’à travers ses composantes de la pêche industrielle. L’objectif de cette rencontre est de définir un programme d’avenir, tendant à améliorer les conditions de vie des travailleurs sur les flottes nationales, à assurer la sécurité des marins et à donner une vision élaborée sur le projet de développement durable du secteur. Cette rencontre qui profite notamment à l’union nationale de la pêche, aux syndicats et aux travailleurs relevant du domaine a été initiée par le BIT avec la collaboration du département de la pêche et d’agences espagnoles.

Le wali du Trarza: " En supervisant personnellement le démarrage de la campagne agricole, le Président de la République confirme son engagement à réal




Le wali du Trarza, M. Yahya Ould Cheikh Mohamed Vall a affirmé, dans une déclaration, mercredi, à l'occasion du démarrage de la campagne agricole 2010-2011, supervisé par le Président de la République, que l'actuelle campagne a pour particularités, entre autres, que sa préparation a été entamée très tôt et que ses objectifs sont clairs.

l a ajouté que les mesures prises pour la réussite de la campagne sont sans précédents, précisant qu'il est très aisé pour tout agriculteur de bénéficier du crédit agricole, conformément à des procédures claires et transparentes et garantissant la préservation des biens publics en empêchant leur utilisation à des fins autres que ceux pour lesquels ils étaient destinés.

Le wali a en outre indiqué que le ministère de tutelle a pris toutes les mesures pour permettre aux agriculteurs d'acquérir les intrants agricoles et d'obtenir les crédits à temps, ce qui est de nature, a-t-il dit, d'élever le niveau de la production agricole nationale.

Il a également émis le voeu de voir cette campagne marquer, d'un nouveau cachet, le secteur de l'agriculture, lui permettant d'être plus fiable et plus rentable économiquement et habituant l'agriculteur à utiliser les crédits contractés corrêctement et à les rembourser à temps.

Le wali a enfin précisé que les mesures prises pour la réussite de la campagne se déroulent normalement et que la supervision du démarrage de celle-ci par le président de la République prouve le grand intérêt accordé au secteur agricole et à l'objectif de la sécurité alimentaire pour tous les citoyens.
Ami

Festival Walo 1ere Edition : Les problèmes techniques ont gâché la fête




La capitale du Trarza a abrité du 03 au 06 juin 2010, le festival du Walo Musik. Une manifestation culturelle unique dans la Willaya qui a vu la participation d’une vingtaine d’artistes locaux et internationaux. Première en son genre, le festival du Walo Musik a attiré le public, malgré les nombreux couacs techniques enregistrés le 04 et le 05 juin, jours des concerts.

Le festival du Walo Musik première édition a fermé ses portes le dimanche 06 juin, dans une ambiance cahin-caha gâtée par les insuffisances techniques liées aux manques d’infrastructures du vieux stade de « Raam Daan » Prévu pour les petits spectacles, le stade de la capitale du Trarza s’est distingué par son incapacité à accueillir les grands événements. Le faible voltage du stade (système monophasé) n’a pas pu supporter la puissance de la sonorisation. Conséquence échec du concert gratuit du 04 juin. Les centaines de spectateurs sont repartis déçus. Des insuffisances techniques qui se poursuivront jusqu’à la nuit du 05 juin, date du dernier concert. Malgré l’intervention de bonnes volontés qui ont réussi à trouver une solution au problème de l’électricité, le concert du 05 juin qui a mobilisé une vingtaine d’artistes s’est terminé en queue de poissons. Initialement prévu à 19 heures, il a finalement démarré à 22 heures à cause du gala de lutte. Pis encore, le concert a été gâché à cause des personnes de mauvaises volontés qui prenaient un malin plaisir à débrancher le câble d’alimentation au moment où le public était au diapason. Ces insuffisances ont gâté la fête et causé la grogne des groupes de rap. Pourtant le spectacle était présent dans le stade. Ils étaient plus de deux mille personnes à venir voir les groupes de hip hop de Nouakchott et leur artiste local Jobal Art. Pour son rendez-vous avec le public, ce dernier n’a pas raté sa sortie. Poussé par une foule en extase, le natif du Walo a mis en euphorie tout le public. Une prestation qui vient répondre à la bonne prestation des jeunes rappeurs du Rosso, le groupe Aldi. On pouvait aussi retenir la bonne prestation de Wara Ba, d’Overdoz, FG 92, Bads Diom. Le clou de la soirée a été, sans doute l’entrée en scène du chanteur sénégalais Babacar Seck, qui avec son morceau « Rimbam » a tenu en haleine tout le public, avant que le câble d’alimentation ne soit débranché de nouveau.
Nombreux groupes de Rap n’ont pas pu monter sur scène, à cause de cet ultime sabotage, enregistrée à 3heures 30 mn du matin. Ce qui a créé un sentiment de déception et d’amertume chez nos jeunes artistes qui n’ont pas manqué de crier leur mécontentement.
Pour ce premier festival, l’initiateur, Biri Diallo a osé faire revivre la culture du Walo, mais il n’a pas reçu le soutien nécessaire, ni du coté des sponsors, ni du coté des autorités du Trarza, ni du coté des cadres de la région. Une manifestation culturelle qui mérite la reconnaissance et le soutien de tous les fils du Walo.

Réactions


Biri Elimane Diallo :
Directeur du festival et président de l’Association pour la Promotion Culturelle et l’Encadrement de la Jeunesse
Tout début est difficile, mais avec l’équipe et le staff de Nouakchott ainsi que le coordinateur de Rosso, on a fait le maximum pour faire plaisir à la jeunesse. Le festival du Walo est l premier en son genre. Il a été créé pour rapprocher les peuples des deux rives. C’était difficile et on s’y attendait, mais malgré les problèmes techniques (électricité), le concert a attiré un monde fou. Actuellement on est entrain de préparer l’édition de 2011, on va essayer de toucher le maximum de sponsors et de partenaires. On demande au gouvernement de soutenir l’initiative. Le festival du Walo vise à valoriser les richesses artistiques et culturelles de la ville frontalière de Rosso, à travers la mise en œuvre des manifestations culturelles. Notre objectif est de sensibiliser la population notamment les jeunes sur le respect des droits humains, notamment ceux des enfants et des femmes.
La première édition s’est limitée aux ateliers, projections et concert par manque de moyens, mais pour la deuxième édition on compte créer un festival Walo mobile qui va aller jusqu’à Garack, Tounguel….. Prochainement, on espère allonger les festivités jusqu’à une semaine pour y associer le folklore, la lutte traditionnelle, la culture profane et sacrée, le Simb, le Sabar…Si les autorités le permettent, on compte organiser un festival qui mobilisera les deux rives qui nous permettra d’aller jusqu’à Richard-Toll. On se donne rendez-vous en 2011.

Mister x, rappeur slameur, membre du staff
Il y a eu des lacunes, coté technique, coté prestation et surtout coté organisation. On comprend c’est le début, mais la prochaine fois on essayera d’être plus présent. L’organisation a été défaillante, parce que le festival n’a pas eu les soutiens financiers nécessaires. On n’a reçu aucun soutien financier à part Mattel. Les organisateurs du festival ont frappé à toutes les portes pour trouver un sponsor. Aucun cadre ou structure de Rosso n’a mis les mains à la poche pour aider ces jeunes qui veulent faire revivre la capitale du Trarza. Je trouve çà anormal, mais les organisateurs ont essayé avec les moyens du bord. J’espère que la prochaine fois, les autorités locales et les différentes structures feront quelque chose pour le 2e festival.
Je ne peux pas concevoir comment un grand stade comme Rosso n’arrive pas à avoir de poteaux électriques et une alimentation normale d’électricité. C’est pourquoi, les organisateurs ont eu des lacunes techniques. Le responsable du stade loue le stade au organisateurs du festival et ensuite pour un groupe qui organise un gala de lutte. Une interférence qui a eu des effets sur le coté technique du festival. Pour câbler le matériel de Demba Dia, on a eu d’énormes problèmes d’alimentation, cause pour laquelle le concert du premier jour (04 juin) n’a pas eu lieu. Le deuxième jour du festival a été gâté d’abord par le gala de lutte qui s’est terminé tard dans la nuit. Les groupes devaient avoir chacun un timing de 30 mn, vu l’heure du démarrage du concert, on était obligé de réduire le timing jusqu’à 10 mn. On avait aussi d’autres aléas causés par des inconnus qui débranchaient à chaque fois le câble. Ce qui a causé pas mal de dégâts du coté technique. Chaque 10 à 15 mn, on avait des coupures d’électricité. Plus de 10 groupes n’ont pas pu monter sur scènes à cause de ces aléas.

Dialtabé
Envoyé Spécial à Rosso.

Brakna : En attendant l’hivernage



C’est la canicule en ce début de juin. C’est normal. Ne dit-on pas qu’on ne peut incriminer une chose qui arrive à son temps ? Pourtant, visiblement tout va bien. L’animation, très perceptible dans les marchés d’Aleg, de Boghé ou de Bababé, dément, formellement, les persistances rumeurs sur le manque d’argent. Les prix sont relativement abordables. Le sucre coûte, même, un peu moins qu’à Nouakchott: 245 UM le kilogramme contre 250 dans la capitale. Et, alors que les paysans viennent de faire de bonnes récoltes, suite à une bonne pluviométrie, les éleveurs, eux, se pavanent allégrement dans les rues, mains derrière le dos, tout contents que le sac d’aliment de bétail (rakel) n’ait pas encore dépassé les 4000 UM, grâce à la prolifération, à travers toute la wilaya, de milliers d’hectares de pâturages. Tout semble donc calme, au Brakna, après la valse de la dernière campagne d’implantation du parti d’Ould Abdel Aziz. A quelques jours du coup d’envoi de la coupe du monde de football, la jeunesse férue du sport roi affûte ses antennes et se déploie, intensivement, pour tout mettre en œuvre, sur le plan technique, afin de s’assurer une bonne fête sportive. Administrativement, R.A.S. (Rien A Signaler), pour reprendre une expression chère aux opérateurs. Les établissements scolaires sont sur le point de fermer, les feux de brousse ont été, plus ou moins, maîtrisés, les structures sanitaires disséminées dans la wilaya ne déplorent aucune grande épidémie. Quelques cas de paludisme par ci, des cas de diarrhées par là.
Cependant, l’eau, surtout dans la moughataa de Magta Lahjar et en Aftout, pose encore problème. A Boghé, l’agriculture, malgré les hommes, les terres fertiles, les abondantes eaux du fleuve et les gros financements, bat toujours de l’aile. Si, à Bababé, les fréquents litiges, entre éleveurs et agriculteurs, ne sont plus qu’un mauvais souvenir, grâce à l’expérience et à la responsabilité du hakem de cette moughataa, Mbagne reste, toujours, le parent pauvre de la wilaya. Certaines de ses localités manquent, encore cruellement, de services de base fondamentaux. En cela, le village de Mbotto, menacé de soif, depuis une décennie, constitue un exemple éloquent. Pourtant, malgré ces aléas, «jamais le Brakna ne s’est senti aussi mieux», selon l’expression d’un maire pourtant pas rectificateur. «Cet homme», allusion à Ould Abdel Aziz, «depuis qu’il est là, n’a rien reçu. Mais il fait marcher le pays sans problèmes, sans plan d’urgence, sans PSI (Programme Spécial d’Intervention). D’ailleurs, regardez bien, depuis son avènement, les pluies n’ont jamais pris du retard. Elles tombent en abondance. Reconnaissons-le, cet homme est très chanceux.» Que signifient ces propos, flatteurs, d’un élu qui refusait, il y a quelques mois, d’accueillir, chez lui, le général putschiste? Simple constat ou prélude d’une reconversion annoncée? Les jours à venir édifieront, certainement, sur l’intention des hommes, si la rumeur d’une visite, imminente, du président de la République au Brakna, se révélait fondée.
(Re) Calme plat
La campagne d’implantation de l’Union Pour la République est finie, depuis pratiquement un mois. Les structures locales du parti – sous sections, sections, fédération – ont été mises sur pied, dans toutes les moughataa de la wilaya. Une occasion rêvée, pour une vieille classe politique locale maintes fois recyclée, de revisiter un terrain laissé en jachère, depuis le coup d’Etat du 6août 2008. Partout, dans tous les départements, on ne le dira jamais assez, les «cadres» ont, malgré la volonté des hautes autorités de la formation politique de Mohamed Ould Abdel Aziz, usé de tous les moyens, y compris les plus illégaux, pour paraître maîtriser une scène sur laquelle ils sont, parfois, inconnus. Pour cela, ministres en fonction, à la retraite, officiers supérieurs, hauts fonctionnaires et parlementaires ont élu provisoire domicile, dans leurs moughataa respectives. Manœuvres, argent, coordination régionale. A l’issue de la campagne, les acteurs politiques de toutes les tendances y vont de toutes les supputations. Alliances contre nature, entre des hommes qui ne «s’asseyaient pas au même feu». Chocs entre des hommes de toutes les générations, de toutes les conditions, de toutes les ambitions. Tout cela pour une place au congrès du parti. Finalement et à seulement voir la liste des délégués du Brakna: un montage d’anciens ministres d’Ould Taya, de vieux notables cooptés suivant des considérations anachroniques qui n’ont rien à envier aux pratiques qui ont toujours prévalu. Aujourd’hui, un mois après l’installation des structures du nouveau parti, rien n’a été fait. Les responsables des structures dont certains ne sont même pas résidents dans les circonscriptions où ils ont été imposés, sont partis on ne sait où. Les populations, très sollicitées lors de la campagne, oubliées, jusqu’à prochaine échéance. Le bureau fédéral n’a jamais foutu patte au Brakna, depuis le jour de sa mise sur pied. Fédération des femmes, fédération des jeunes, section Aleg, sous section Agchorguitt, et autres structures. L’essentiel n’est, pourtant pas, de se faire élire ou de faire élire ses parents et de disparaître, mais d’entreprendre un travail politique durable et d’envergure, afin d’asseoir une base d’où les idéaux et orientations du parti pourraient être valablement vulgarisés.
Querelles de minarets
Aucune moughataa du Brakna ne peut se prévaloir d’avoir échappé aux sempiternelles querelles qui surgissent, à chaque échéance politique. Or, objectivement, si tous avaient œuvré pour un objectif commun – à savoir: faire adhérer le maximum de citoyens au projet de société que propose l’Union Pour La République – les dissensions allaient être considérablement limitées. Mais, comme au temps du PRDS, les tendances ont ressurgi, parfois de façon plus acharnée encore. A Aleg, tel ministre contre tel groupe autocthone, tel ancien haut responsable du ministère des Finances contre un ancien baron reconverti du RFD et son allié, un directeur de cabinet encore en fonction. A Boghé, une armée de généraux, contre un groupe de Torobés, avec, à sa tête, un colonel très introduit, et comptant, dans ses rangs, ministres, chefs de village, imams de mosquée et autres nostalgiques de la pérpétuation d’un empire du Walo que leur disputent une poignée de venants de tous horizons. A Bababé, le maire d’une petite commune prétend vaincre l’ardeur d’une forte coalition, constituée de hautes pointures, de l’envergure de Ba Mamadou Racine, Ba Mamadou Amadou et de Sall Boubou nouée autour de Thiam Thiombar, un homme discret, mais dont l’excellent travail, en amont, a été déterminant, lors de la dernière phase de la campagne d’implantation de l’UPR. A Mbagne, le vieux lion, Ba Bocar Soulé, a de nouveau rugi, face aux velléités d’un ancien maire, ambitieux, de revenir au devant de la scène. Bref, un Brakna où les mêmes se sont repris, afin de recommencer leur cinéma-théâtre de charme à l’actuel locataire du palais ocre , en attendant de sortir dans les rues ,mobiliser les foules pour soutenir son remplaçant.
Sneiba El Kory, de retour du Brakna

mercredi 9 juin 2010

Rosso: Le Président de la République supervise le lancement de la campagne agricole




Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a supervisé, mercredi matin au niveau de la plaine de M'Pourié à Rosso, (capitale de la wilaya du Trarza) le lancement de la campagne agricole 2010/2011.

A son arrivée au site, le Président de la République a été accueilli par le ministre du Développement Rural, M. Brahim Ould M'Bareck Ould Mohamed El Moctar entouré de ses collaborateurs. Sous les tentes dressées pour l'occasion, le ministère du développement rural a organisé une exposition reflétant les grandes variétés des produits agricoles ainsi que la mécanisation.

Au cours de la visite, le Président de la république a suivi un exposé présenté par le chargé de mission au ministère du développement rural portant sur les dispositions techniques et les étapes déjà franchies par l'agriculture en Mauritanie au cours des 10 dernières années.

Il a également souligné les succès, les échecs et les mesures qui s'imposent dans la réalisation des objectifs assignés dans le cadre de l'actuelle campagne conformément au programme du Président de la République visant à assurer l'autosuffisance alimentaire.

Le chargé de mission a passé en revue les différentes campagnes entreprises par son département dans les domaines de l'agriculture irriguée, pluviale, du maraîchage, des oasiennes,de la prévention du bétail, de la protection des champs contre les animaux en divagation ainsi que les diverses campagnes de vaccinations du bétail contre les maladies animales.

Le Président de la République a, également, visité les stands des différents sociétés et établissements relevant des départements du développement rural, de l'hydraulique, de l'assainissement et du commerce, de l'artisanat et du tourisme.

Le Chef de l'Etat s'est informé sur les nouveaux équipements et matériels, acquis pour la première fois, dans le but de faire réussir la présente campagne agricole.

Il est à souligner que le Président de la République était arrivé dans la matinée à Rosso où il a été accueilli à la passerelle de son avion par le wali du Trarza, M. Cheikh Mohamed Vall, le maire adjoint de Rosso, M. Cheikh Guèye, le commandant de la 6ème région militaire, le Colonel Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lemine.

Le Chef de l'Etat a été également salué par les ministres de l'intérieur et de la décentralisation, de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire, du commerce, de l'artisanat et du tourisme, de l'hydraulique et de l'assainissement.

Après avoir passé en revue un détachement des forces armées venu rendre les honneurs, M. Mohamed Ould Abdel Aziz a salué les élus de la wilaya du Trazra, les représentants des partis politiques et des organisations de la société civile, des notables, des agriculteurs, des responsables des organisations des jeunes et des femmes ainsi que les populations de la wilaya du Trarza.

Les responsables concernés ont pris toutes les mesures en vue de mettre en place une bonne préparation notamment en matière de solution des dettes des agriculteurs d'un montant de 12,3 milliards d'UM dont 7,5 ont été annulés et le reste a été rééchelonné sur 5 et 8 ans.

Cette résolution s'est basée sur la situation sociale et financière des agriculteurs et la mise en place d'une nouvelle méthode de planification, de suivi et de mise en oeuvre des campagnes agricoles.

Cridem

Info source :
Agence Mauritanienne d'Information

Programme de la visite du Président demain à Rosso



Le Président de la République, Mohamed Ould AbdelAziz va effectuer demain une visite dans la capitale régionale du Trarza (Rosso) pour superviser le démarrage de la campagne agricole.

Une visite que les populations de Rosso et en premier lieu les élus locaux de la ville ainsi que de toute la région préparent depuis un certain temps. Déjà, on peut signaler que les cadres et les notabilités de la région ont également fait le déplacement depuis presque 48 heures.

Nous vous proposons le programme complet de cette visite tel qu’il nous est parvenu :

- Le Président de la République arrivera demain à 9heures à Rosso à bord d’un hélicoptère militaire

- A 9h30, il va procéder à l’inauguration du nouveau quartier piloté par le ministre de l’habitat et de l’urbanisme au kilomètre 7

- A 10H30, le Président se rendra à la ferme rizicole de MPourié pour superviser le démarrage de la campagne agricole et tiendra un discours populaire.

- A 12h15, la délégation présidentielle fera cap vers l’Institut de l’Enseignement Technologique de Rosso et y présidera une réunion avec les agriculteurs


www.cridem.org


Info source :
GPS (Mauritanie)

mardi 8 juin 2010

Les autorités mettent en garde les populations d’Akjoujt contre la consommation des viandes ou du lait de leurs bêtes



Les autorités habilitées dans la recherche d’une décision rapide à l’alerte donnée hier par des éleveurs d’Akjoujt, à propos de la mort mystérieuse de certains de leurs animaux, ont très vite réagi, en mettant en garde les populations de cette ville contre toute consommation des viandes ou du lait de leurs bêtes.

Depuis quelques jours, les habitants de celle ville sont témoins de disparition spectaculaire de camelins, qui sont pris par des pathologies inhabituelles avant leur mort comme l’essoufflement, le manque de vision, le frissonnement et le gonflement…

Une mission du ministère du développement rural a été dépêchée sur les lieux pour faire des prélèvements sur les organes des cadavres, notamment sur le foie, le rein, pour les besoins d’examen au laboratoire, en vue d’identifier les causes de cette catastrophe.

Emjad