lundi 12 juillet 2010

Wilaya de Nouadhibou : Les militants de l’Union Pour la République entre colère et déception. :



L’annonce de la composition des membres du conseil national de l’UPR du premier congrès de cette formation politique n’incite pas du tout à l’optimisme des militants de ce parti à la cité économique.

La population de Nouadhibou ne parvient pas à réaliser comment ils ont été exclus de la nouvelle composition de ce conseil national, seuls Abdallahi Ould Ely Ould Bennane, DG dela Somagaz et Soukeïna Mint El Ghaïlani y figurent. Cette situation est d’ailleurs foncièrement injuste, dans la mesure où à la wilaya de Nouadhibou, l’Union Pour la République compte le plus d’adhérents enregistrés lors de la dernière compagne d’implantation des structures de ce parti.

Comment se fait-il que ces adhésions massives soient si insuffisamment représentées à ce conseil qui compte 147 membres ? Cette situation explique la difficulté et le mépris qui règnent au sein de ce parti de la majorité présidentielle qui n’arrive pas à trouver ses marques.

Pourtant Ce congrès devait permettre à cette alliance politique, d’asseoir une base confortable et d’amener l’ensemble des militants du parti à appliquer le programme du président Abdelaziz, ce qui n’est pas le cas malheureusement.

Aucun habitant de la wilaya de Nouadhibou ne veut se prononcer sur le sujet, tant la déception Est totale. En effet, de tout temps des manœuvres politiciennes furent orchestrées pour assister à la cassure des populations de cette wilaya frontalière sensible. Pourtant les autochtones constituent l’une des forces qui ont assuré la victoire à ould Abdelaziz à la wilaya de Nouadhibou.

Les plus conscients considèrent déjà que ce congrès est un échec, mais aussi la preuve après lecture de sa composition, que les choix de ce parti sont résolument tournés vers les anciennes pratiques d’un autre temps.

Tous les militants de ce parti à Nouadhibou ont encore en mémoire la mascarade de l’implantation des structures de ce parti qui a vu venir une équipe fédérale sans expérience, cloîtrée dans les méandres du statu quo.

Alors, tous ces coups sont révélateurs des maladresses des dirigeants de ce parti. Les autochtones sont embarrassés par les coups bas qui se font et défont au sein de cette formation politique. Les agissements de ce parti mettent donc en mal le programme de président de la république pourtant plébiscité avec succès à la wilaya lors des élections présidentielles dernières.

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Source :
Oumtounsy (Mauritanie)

dimanche 11 juillet 2010

Boghé : Les Taximen mettent en danger la vie des citoyens:




Au mois d’Avril dernier, un jeune chauffeur a fauché Abou Sy (un quinquagénaire) en pleine circulation. La victime s’était retrouvée avec les deux membres inférieurs fracturés.

Après quelques jours passés au CNH (Nouakchott), il décéda. La famille de Abou ne porta pas plainte et le jeune après quelques jours de détention a été libéré. Ce même jeune avait percuté quelques jours auparavant un autre garçon à Kaédi et son permis avait été saisi par la police.

En 2008, un "chauffard " qui roulait à vive allure à la hauteur du carrefour a perdu le contrôle de son volant pour foncer dans la boutique d’un nommé Amadou Maham. Ce dernier était entrain de déjeuner vers 14 heures lorsque le mur s’est effondré sur lui à l’intérieur. Il a miraculeusement survécu Quelques jours après, un autre chauffeur fonce encore dans une autre boutique située à une dizaine de mètres de la boutique de Amadou.

Tout récemment, c’est un taxi roulant à tombeau ouvert qui a ravagé entièrement le mur du domicile du chef du village de Boghé Dow, Amadou Oumar Dia. Une autre Mercedes a elle aussi percuté violemment un poteau électrique en plein jour au point de provoquer le détachement des fils électriques connectés à la ligne de basse tension.

C’est en 1999 que les premiers taxis ont fait leur apparition dans la ville de Boghé. A cette période là, ces taxis desservaient uniquement le carrefour de Boghé et le quartier administratif et commercial de Boghé Escale. Nombreux sont ceux qui avaient parié sur une durée de vie éphémère des taxis. Le billet valait en ce moment 30 UM pour une seule rotation entre les deux axes. Les R12 constituaient la majorité des véhicules du secteur.

Au fur et à mesure, les Boghéens ont fini par adopter ce mode de transport plus rapide que la charrette. Avec la réhabilitation de la voirie communale en 2006 et l’apparition d’un nouveau pôle commercial au carrefour (dans le quartier de Nioly), le secteur du transport automobile s’est frayé une bonne place dans le trafic routier. Ainsi, les Mercedes 190, naguère opérant sur l’axe interurbain (Boghé-Nouakchott-Kaédi) débarquèrent en masse dans la ville pour faire la concurrence aux R12 et autres voitures.

Face à cette rude concurrence menée par des véhicules rapides, offrant souvent plus de confort et relativement en bon état, bon nombre parmi les anciens propriétaires de charrettes décident de se reconvertir dans le transport automobile. Dans la foulée, les minis bus aussi sont venus grossir les rangs du secteur automobile local. Avec cette nouvelle donne, chaque localité dans le département s’est dotée d’un voire de plusieurs minicars.

A Boghé ville seulement, on dénombrait pas moins d’une centaine de minicars (entre 2000 et 2008). Sans compter ceux qui étaient dans les localités environnantes. A M’Bone, on ne comptait plus les minicars. Dans leur majorité, les conducteurs de ces voitures détiennent des permis de conduire acquis avec la complaisance de certains cadres travaillant à la direction des transports terrestres. Il n’est pas rare de rencontrer une personne munie d’un permis de conduire sans qu’elle n’ait jamais touché au volant d’une voiture.

Plusieurs instituteurs et professeurs également pour boucher les trous à la fin du mois avec les différentes crises que le pays a connu ont investi le secteur, souvent sans passer par les étapes prévues par la loi. Malheureusement cette situation a instaurée une véritable pagaille dans le secteur du transport routier local. Il ne se passe pas presque un jour sans qu’une voiture ne percute violemment une personne, une charrette, un mur, un bâtiment.

Les excès de vitesse de ces véhicules et qui sont l’œuvre de chauffeurs dont la seule préoccupation est de gagner à tout prix de l’argent (60 UM ou 300 UM pour une course) ont causé beaucoup de dégâts dans la ville et emporté beaucoup de vies humaines.

L’autre problème, c’est l’impolitesse de certains chauffeurs qui quelques fois même conduisent des véhicules non dédouanés, sans aucun papiers (permis, assurance, vignette). Les autorités doivent agir et mettre de l’ordre dans ce secteur afin que les citoyens Mauritaniens d’une manière générale et ceux de Boghé en particulier retrouvent la quiétude.

En attendant le démarrage des activités de la nouvelle agence chargée de la sécurité routière, la mairie doit impérativement ériger des ralentisseurs (gendarmes couchés ou dos d’ânes) sur la route pour diminuer les excès de vitesse.

Thièrno Souleymane cp Brakna


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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Début du concours de récrutement des imams de mosquées au niveau de la wilaya de l'Assaba



Le concours du recrutement des imams des mosquées organisé par le ministère des affaires islamiques et de l'orientation islamique s'est poursuivi dimanche pour la deuxième journée consécutive au niveau de la wilaya de l'Assaba où 36 imams, repartis sur les 5 moughataas de la wilaya, seront engagés.

La repartition de ces imams est la suivante: - kiffa: 14 imams, Kankossa: 9 imams, Boumdeid: 1 imam, Guerrou: 5 imams, Barméol: 7 imams.

Selon M. Abderrahmane Ould Vetten, directeur des mahadras au ministère des affaires islamiques et de l'enseignement originel, président de la mission de supervision, chaque candidat doit au moins réciter le quart du Saint Coran, avoir de solides connaissances sur les contenus des livres "El Akhdari" et

" Ibnou Acher", être imam d'une mosquée où la prière du vendredi est effectuée de même que les autres prières, ne pas faire l'objet de contestation, ne pas être fonctionnaire du secteur public ou para public, être apte à présenter le sermon (la khoutba du vendredi) en arabe.

Le directeur des mahadras a précisé que les candidats issus de la frange des jeunes ont fait preuve d'aptitude dans ce concours qui se déroule dans de bonnes conditions.

AMI

Nouadhibou est sans électricité depuis deux jours



Depuis bientôt 48 heures, la ville de Nouadhibou est coupée d’électricité. Les groupes électrogènes qui datent de janvier 1976 sont sur le point d’être changés.

Ces coupures ont entravé la vie économique dans la capitale économique.

Les férus du football et les nombreux téléspectateurs craignent de ne pas suivre, ce soir à 18 heures 30, le match de la finale de la coupe du monde.

Nous avons tenté, sans succès, de joindre le chef de Centre de la Somelec à Nouadhibou pour trouver une explication, mais celui-ci nous a renvoyé pour le lendemain.

canalrim.info

Fortes intempéries au Guidimagha




La ville de Seilibaby est depuis ce matin sous les eaux, suite aux fortes précipitations qui se sont abattues sur la région, hier soir.

Le marché, situé au centre de la ville, est pratiquement isolé comme le sont plusieurs quartiers.

Située dans une zone qui affiche souvent le record pluviométrique du pays, chaque année, le Guidimagha est l’une des régions agro-pastorales les plus importantes de la Mauritanie.

Les autorités n’ont pas encore annoncé la quantité des pluies enregistrées, la veille.

canalrim.info

Tidjikja / Journées de sensibilisation autour du VIH/SIDA




Le coup d’envoi des journées de sensibilisation autour du VIH/Sida, organisées par la délégation régionale du ministre de la culture de la jeunesse et du sport avec l’appui de la World Vision, a été donné, samedi 10 juillet à Tidjikja, par le Wali adjoint du Tagant chargé des affaires économiques entouré du deuxième adjoint au maire, des responsables de sécurité et de certains chefs de service.
Ces activités, qui dureront un mois, ont pour objectif de sensibiliser les populations locales sur le VIH/Sida à travers des messages qui seront diffusés au cours des soirées culturelles et artistiques à l’occasion des tournois de football et de pétanque mais également à travers des sessions de formation qui seront dispensées dans un premier temps à 100 jeunes ( filles et garçons) issus des trois Moughatttas et dans un deuxième temps, la formation de 31 adultes (Imams, conseillers municipaux et leaders communautaires).
C’est la dynamique association Kewkeb présidée par Dahane Ould Youmbaba qui a donné le ton, la soirée du samedi, avec l’organisation de la cérémonie officielle du coup d’envoi suivie du Medeh (louages au prophète PSL), l’organisation d’une conférence sur le Sida animée par Limam Ould Dahmed, Imam de la Mosquée d’ El Atiqh en plus des sketchs, des danses folkloriques et chants en chœur traitant du VIH/Sida.
Prenant la parole, à l’entame de la soirée, le délégué régional du Ministère de la culture, de la jeunesse et du sport Sidi Mohamed Ould Meynou, après avoir remercié la World Vision pour son précieux soutien, a mis l’accent sur la nécessité d’impliquer la jeunesse, de l’encadrer et la responsabiliser pour en faire un précieux partenaire. Le responsable de l’ADP de la World Vision de Tidjikja précisera, pour sa part, que l’appui que son Ong apporte à la jeunesse est un appui qui se justifie par la place et le rôle que joue cette frange. Selon Chighaly Ould Mohamed Saleck, la jeunesse symbolise l’avenir et à ce titre, elle doit bénéficier du soutien nécessaire pour que cet avenir soit radieux. Parlant du Sida, il dira que c’est une maladie qui continue encore à faire des ravages et que tous (les jeunes, surtout) doivent s’unir pour le combattre. Un combat qui, selon lui, doit passer, essentiellement, par le changement des comportements.
Le wali adjoint chargé des affaires économiques Monsieur Mohamed Ould El Ghoth a, quant à lui, souligné les efforts déployés par les pouvoirs publics pour soutenir la jeunesse et assurer son épanouissement. Il a mis l’accent sur l’important rôle que doit jouer la jeunesse pour l'avènement de la Mauritanie nouvelle chère au Président de la République avant d’indiquer que l’Etat veuille constamment à prémunir la jeunesse de tous les fléaux qui pourraient la menacer y compris le Sida.
Notons enfin que les activités au menu de ces journées de sensibilisation se déroulent, essentiellement, à Tidjikja et elles sont exécutées par des associations culturelles et artistiques et clubs sportifs locaux. La délégation régionale ne s’occupe que des tâches de supervision et d’encadrement
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr




vendredi 9 juillet 2010

Brakna : la première édition des Journées éducatives, culturelles et sportives de Lopel.:



La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce 8 juillet 2010 à Lopel, dans une ambiance riche en son et lumière. C’était, en présence des centaines d’invités venus de tous les villages environnants du département de Boghé. Cette première édition des journées éducatives, culturelles et sportives émane de l’association éducative, culturelle du village de Lopel.

L’objectif est de faire revivre la vraie culture Peulh (Pulaagu) et éduquer et montrer à cette génération nouvelle, la culture, la tradition et la civilisation Peulh, quand l’histoire prend son envol dans ce monde où vivre nécessite une prise de conscience de soi et de son entourage.

Le premier à prendre la parle, après la lecture du courant, le responsable du village ou bien le chef du village Mr Ibrahima Thiam qui dans son mot de bienvenue a retracé l’historique de ce village et remercié à l’assistance venue nombreuse.

Lui, succédant le responsable de l’AECS (association éducatives, culturelles et sportives) de lopél Mr Malal Ndiaye a mis l’accent sur l’importance et le poids que représentent ces journées et invita la jeunesse Mauritanie à s’unir dans sa diversité culturelle afin qu’elle soit la véritable dépositaire des liens inébranlables.

Les enfants, les jeunes filles et garçons du village de lopél ont chanté, dansé au rythme et au cadence des tambours battants des meilleurs musiciens du Fouta. Les chefs religieux du village, les notables des villages environnants, les sages de ce milieu typiquement Halpulaar ont apporté leur soutien sans faille, ils ont à tour de rôle, pris la parole remerciant les initiateurs de ces journées symboliques et salutaires.

La nuit du 8 et 9 juillet Gomu Pinaal de Waaladé qui cartonne fort, actuellement en Mauritanie et au Sénégal, va tenir haleine les nombreuses personnes venues de loin ou de prés pour la circonstance.

Trois conférences et discussions sur : premièrement Hygiène, Santé, Environnement, sera faite par Mr le Docteur Mohamed El Kabira Dia, la deuxième conférence a pour thème : échec et déperdition scolaire en Milieu rural, Mariéta Dia , Professeur au lycée de Boghé va présenter cette dernière , et en fin la troisième conférence et débat aura pour thème : Islam et éducation familiale, une conférence animée par des grands marabouts ou Islamologues : Alassane Tall, Mama Djigo, et Oumar Ndiaye.

Des matchs de Foot ball ont opposé des équipes : de Sarandogou à celle de Lopél, Sarandogou gagne aux tirs aux buts, Thiénel battu un but à zéro par Sayé. La finale va opposer le 10 juillet 2010 Sayé contre Sarandogou..

La troupe artistique et culturelle de Thiédé va clôturer ces journées éducatives, culturelles et sportives de Lopel.

Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel
CP le Véridique au Brakna.

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Source :
Diop Mohamedou Abou

Nouadhibou /éducation : Cérémonie de récompense:




Le wali de Dakhlet Nouadhibou , Monsieur Mohamed Vall Ould Ahmed Youra a présidé ce mercredi à la DREN de Nouadhibou la cérémonie de remise de prix au profit des meilleurs élèves , enseignants et personnels d’encadrement de la wilaya au titre de l’année scolaire 209/2010.

A cette occasion, des prix nationaux et régionaux, des félicitations et encouragements ont été décernés à 32 récipiendaires. Les organisateurs ont précisé que genre cérémonies, instaurées au niveau national, sont de nature à créer un sentiment de saine émulation entre apprenants mais aussi enseignants et superviseurs.

Le wali de Dakhlet Nouadhibou a souligné, au cours de son allocution, que ces cérémonies visent à rendre pratiques les principes de la récompense et de la sanction.

Un président d’une association de parents d’élèves a lui mis l’accent sur la collaboration exemplaire tout au long de l’année scolaire entre son association, l’autorité régionale et l’administration régionale de l’éducation.

Le directeur régional de l’éducation nationale, M. Allal Ould Mohamed Abdallahi a dit, lui, que cette initiative traduit l’intérêt que le chef de l’Etat en personne accorde au système éducatif national.

Le DREN a ajouté que la nouveauté cette année est l’octroi de prix régionaux. Pour cela précise t-il ‘ nous avons privilégié le personnel de terrain plutôt que celui qui occupe les bureaux. L’essentiel se passe dans les classes’.

Quand au corps enseignant et le personnel d’encadrement, ils ont remercié leur direction régionale et l’ont encouragé à faire perdurer de telles initiatives. Les enseignants et élèves du couloir de la voie ferrée ont été particulièrement récompensés cette année.



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Source :
La Voix de Nouadhibou

Brakna : Séno Kuna / Médine : L’AMDH forme les rapatriés et leurs voisins sur la prévention des conflits:




L’Association Mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH), en partenariat avec le HCR et l’ADP World Vision de Bababé, a organisé jeudi, à Séno Kuna/Médine, une journée de sensibilisation et de formation sur la prévention des confits et la cohabitation pacifique à l’intention des relais communautaires des sites de rapatriés de :

Windé Gnaworé 1 et 2, Bababé, Dounguel, Weendu Mbabba, Kadiel Abou, Weendu Idi, Janja, Belel Ournguel, Saré Sukké, Séno Kuna et Murtogal et des localités d’accueil de Foondé, Boundou Bodol, Bababé-ville, Dioudé Djery, Menza, Abari, Aéré Golléré, Bélel Ournguel-village, Samana, Médine et Roti.

Le choix de Séno Kuna/Médine pour abriter cet atelier, le 2e du genre organisé par l’AMDH dans la région, n’est pas fortuit car ce site est cité « comme un modèle de cohabitation exemplaire entre les populations d’accueil et les rapatriés du Sénégal ».

La cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence du Secrétaire général de l’AMDH, M. Amadou Alassane Mbow, du Chef de l’ADP World Vision de Bababé, M. Ousmane Macina, du représentant par intérim du HCR à Boghé, M. Georges Dagbelou et de M. Habib Thiam, coordinateur du projet prévention des conflits du PNUD.

Les chefs d’antennes de l’AMDH à Boghé et à Bababé, respectivement MM. Dioum Ciré et Djigo Moussa et leurs collaborateurs ont mis les bouchées doubles pour assurer un réel succès à cette manifestation qui est censée rétablir la confiance entre communautés d’accueil et sites de rapatriés.

Ouvrant les travaux de l’atelier, le Secrétaire général de l’AMDH, M. Amadou Alassane Mbow a d’abord indiqué que « c’est une journée importante pour cette association qui se bat depuis plus de 20 ans à côté d’autres organisations, pour la reconstruction de notre unité nationale qui a été malmenée par le régime précédent » avant de louer « l’excellent travail mené par les antennes de l’AMDH, en collaboration avec la World Vision et le HCR ».

M.Mbow a ensuite rappelé le parcours de cette association de défense des droits de l’Homme créée le 1er juin 1991 mais a dû attendre 14 ans après pour obtenir son récépissé de reconnaissance. « Depuis, elle n’a cessé de lutter contre l’arbitraire et pour le respect de la dignité humaine en dénonçant les déportations, les exécutions sommaires et les détentions extrajudiciaires commises sous le régime de l’époque », a-t-il expliqué avant d’appeler les mauritaniens à s’unir pour construire leur patrie.

Lui succédant, M. Georges Dagbelou, représentant du HCR, a rappelé « qu’il n’existe aucun pays au monde où il n’y a pas de problèmes mais qu’il faut discuter pour les résoudre avec sérénité et responsabilité ». Quant au responsable du projet "prévention des conflits" au PNUD, M. Habib Thiam, il a indiqué que l’AMDH est entrain d’apporter de l’eau à son moulin et exprimé toute sa disponibilité à aider les communautés à dissiper leurs différends afin de cohabiter pacifiquement.

Ensuite, les représentants de l’ANAIR, du RCPB (Réseau des correspondants de presse du Brakna) et les chefs de sites ont abondé dans le même sens en insistant sur « l’impérieuse nécessité de consolider les liens d’amitié et de fraternité entre les communautés voisines liées par un destin commun et au-delà, de bâtir une unité nationale basée sur le respect mutuel et le droit à la différence ».

Après cet échange d’allocutions, les participants ont suivi une communication présentée par le Chef de l’ADP World Vision de Bababé, M. Macina Ousmane portant sur les droits de l’enfant. Après avoir insisté sur la nécessité d’œuvrer à la consolidation de l’unité nationale pour un développement harmonieux, M. Macina a indiqué que son organisme ne peut ignorer les droits de l’enfant, adulte de demain, dont notamment l’éducation, la santé, la protection sociale.

La 2e communication est présentée par M. Sow Alhousseïnou, professeur d’histoire et géographie/IC portant sur les droits du voisinage dans la Charia et la citoyenneté. A coups de versets coraniques et de Hadiths, M. Sow a tenu en haleine l’assistance en montrant la gravité que revêt pour un croyant le non-respect du principe sacré de voisinage : « le meilleur musulman est celui qui respecte son voisin, le tolère, se solidarise avec lui », a-t-il lancé avant de rappeler les devoirs du citoyen (amour de la patrie et sa défense, respect des lois, paiement des impôts etc.) et ses droits (liberté, sécurité, éducation, mariage etc.)

Quant au 3e exposé portant sur le régime foncier et domanial en Mauritanie, il est présenté par M. Djigo Moussa qui a d’abord fait un rappel historique de la propriété foncière des Dia Ogo (3e siècle) jusqu'à l’avènement de la colonisation française en passant par l’époque des émirats.

Ensuite, le conférencier a expliqué le régime foncier et domanial de la Mauritanie post-coloniale : le domaine de l’Etat, les réserves foncières, les modes d’aliénation des parcelles (autorisation d’exploiter, concessions provisoires et définitives, régime dérogatoire, domanialité), le domaine foncier privé, le bornage et le traitement des litiges fonciers.

A travers l’exposé de M. Djigo, il apparaît clairement que c’est le non-respect des textes en vigueur ou leur mauvaise interprétation par les pouvoirs publics qui sont à l’origine des litiges fonciers et domaniaux qui secouent notre pays.

Cette rencontre, la 2e du genre organisée par l’AMDH après celle de Dar El Barka en mars dernier, est censée résoudre ou atténuer les conflits récurrents entre les nouveaux rapatriés du Sénégal qui aspirent à recouvrer leurs anciens droits sur les terres qui jouxtent leurs sites et leurs voisins (re)trouvés sur place.

Ces conflits qui menacent la paix civile et la cohésion nationale en sapant les liens séculaires de bon voisinage qui existent entre les communautés méritent d’être traités avec courage, responsabilité et magnanimité. Cela interpelle l’administration, la société civile (ONG, notables, imams) mais aussi les populations elles-mêmes.

Dia Abdoulaye
Cp. Brakna

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Source :
Dia Abdoulaye

ASSABA : La rudesse du climat et de la vie




La wilaya de l’Assaba connaît, depuis quelques mois, une période de misère et d’incertitudes, sans précédent. Sur le plan climatique, la fréquence de l’Irivi (variété locale de l’Harmattan) entraîne une violente érosion qui travestit l’humain, la faune et la flore d’un blanc linceul. Le mercure affiche, en moyenne, 41° et la vie devient presque insupportable. Les spécialistes de la santé sont inquiets et parlent d’une véritable canicule. Plusieurs victimes d’insolation, de brûlures de la peau et de déshydratation sont traitées à l’hôpital régional. La végétation se rétrécit, se dessèche et prend un aspect moribond.
Les pâturages deviennent rares, limités au sud de la moughataa de Kankossa, à la frontière avec le Mali. Aussi assiste-t-on, depuis quelques semaines, à une véritable ruée vers le Sud. Plusieurs centaines d’éleveurs, à la tête de milliers de bovins et d’ovins, se bousculent en quête du moindre lopin de pâturage, pour leurs bêtes affamées. En complément d’aliments pour les bestiaux, les éleveurs dépensent des centaines de mille, voire des millions, pour acheter fourrages et foins, dans l’espoir de venir à bout de cette interminable saison sèche.
La migration se fait aussi vers l’Ouest, en direction de Nouakchott. La famille (la mère et les enfants) se déplace à Nouakchott, pour être recueilli dans une famille de proches et passer quelques semaines de «vacances», sous un climat plus clément et dans des conditions plus aisées.
Mais la majorité de la population de la wilaya demeure sur place, résignée et prostrée dans un très pitoyable état. Les conditions socio-économiques deviennent de plus en plus difficiles et le petit peuple en souffre profondément. Les prix des denrées de première nécessité atteignent des seuils insupportables et contribuent à appauvrir de plus en plus les foyers à faible revenu. Le taux de chômage s’est multiplié par deux. Les jeunes qui travaillaient dans le bâtiment et les boulangeries se retrouvent dans la rue, voués à l’attente et à l’oisiveté. Le manque de financement des secteurs générateurs d’emplois condamne ces derniers au ralentissement et même à la mort. Cette absence de capitaux oblige les petits marchands (vendeurs ambulants, courtiers, etc.) à abandonner leurs activités, jadis très lucratives, pour migrer vers le Mali ou plus loin encore, en quête d’une vie meilleure.
Les organismes et ONGs de bienfaisance qui intervenaient sont, pour la plupart, inactifs et hésitants: le PDRC et le FNUAP ont du mal à redémarrer; le PAM et la WORLD VISION font du travail ponctuel, sans grand rendement pour la population. Mais le grand absent de l’échiquier régional reste l’autorité publique. Elle n’est là que pour exprimer son incapacité à trouver des solutions aux problèmes vécus par les citoyens. «Pas de moyens, pas de moyens», répète-t-elle à l’envi .Alors, Bruxelles a donné mais nous, en Assaba, on attend, on attend… Quoi? Peut-être les dîmes d’Ankara ou de Téheran!

Cheikh Ould Ahmed

Un imam de mosquée assassine un infirmier au Brakna:



Des sources concordantes à Aleg ont rapporté que l’infirmier, retrouvé égorgé, ce matin à Cheggar Kdal, localité relevant de la moughataa de Maghtaa Lahjar (Brakna), aurait été assassiné par un imam de mosquée après une altercation au sujet d’une relation intime entre l’infirmier et la nièce de l’imam.

Surpris, de nuit et en plein sommeil, la victime n’a pas eu le temps de résister. Une autre personne dormant aux côtés de l’infirmier a été, elle aussi, victime de plusieurs coups de poignard, mais dont la vie n’est pas en danger.

Le meurtrier aurait été arrêté, aujourd’hui, par la gendarmerie qui l’a transféré à Aleg où l’enquête se poursuit.

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Source :
Canal RIM (Mauritanie

Un groupe de cadres de Barkéol : le Premier ministre nous a privé du plus important projet... :

...devant désenclaver l’Aftout.


Un groupe de cadres de la localité de Barkéol, dans la wilaya de l’Assaba au centre de la Mauritanie, accuse le Premier ministre de priver la localité, enclavée, des avantages de la route goudronnée qui va traverser la région de l’Aftout.

Le groupe a déclaré, dans un communiqué parvenu à Sahara media, «son attachement au projet de la route annoncé le 17/09/2008 et 01/09/2009 par le Premier ministre et dont le tracé concernait Boulahrat, Kabra, Barkéol et Mbout et ce, avant que ce tracé ne soit modifié ».

Les cadres Barkéol déclarent que « le nouveau tracé de la route n’est pas conforme aux instructions du Président de la République et relève d’une décision du Premier ministre visant à priver les habitants de quatre municipalités de la wilaya du plus important projet de désenclavement de la Aftout », selon le communiqué.

Ces cadres accusent le Premier ministre « de subir les pressions de parties proches de l'opposition qui se sont faites le serment de maintenir les populations de ces municipalités dans l'isolement qu’elles endurent depuis l'indépendance ». Ces cadres expriment leurs regrets face à la fin de non recevoir réservée à la plainte des habitants de la municipalité de Barkéol adressée en le 1er Novembre 2009 au ministère de l'Equipement et des Transports..

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Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

jeudi 8 juillet 2010

Un homme égorgé à Chegar prés de Maghta-Lahjar. :





Isselmou Ould Abdy, un homme âgé d’une quarantaine d’années, infirmier de son état, a été retrouvé mort jeudi matin dans le village de Cheguer, prés de Maghta-Lahjar (une ville située a environ 370 kilomètres au Sud –Est de Nouakchott) a appris Sahara Médias de sources familiales.

La mort a été provoquée par un objet pointu qui a tranché la gorge de la victime offrant un spectacle d’une horreur inouïe aux premiers individus ayant découvert le drame. La gendarmerie a aussitôt ouvert une enquête pour retrouver le ou les auteurs du crime.

Certaines langues font cas d’un différend qui opposait le défunt et un imam de mosquée qui a pris ces derniers jours des proportions.

Cette piste est, à priori, créditée par la disparition de l’imam depuis ce matin. La victime tenait un dépôt pharmaceutique dans le village ou elle a été égorgée.


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Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

Grave pénurie d’eau à Aghchorguitt. :




Les habitants d’Aghchorguitt luttent depuis quelques jours contre une grave pénurie d’eau qui frappe cette vaste commune et qui, jusqu’à présent, n’a pas été surmontée, exposant de plus en plus la vie des populations locales et celle de leurs animaux aux gros risques de soif.

La seule pompe d’eau opérationnelle d’Aghchorguitt a cessé de fonctionner, alors qu’elle était depuis de nombreuses années la seule source d’alimentation en eau de la localité dont les populations sont également connues pour être des grands éleveurs.

Ce qui complique davantage la situation, notamment si l’on sait que les petites quantités d’eau acheminées de villages voisins comme El Beledou Tayib ou Bir El Barka, sinon du sondage « Errabina », seront insuffisantes pour une localité dont les habitants s’élèvent selon le dernier recensement à plus de 9.000 personnes.

Les autorités doivent agir le plus vite possible pour éviter que cette situation ne se pérennise et qu’elle ne se répercute négativement sur les autres points d’eau sous l’effet de la demande excédentaire en eau potable sur des pompes d’eau créées initialement pour alimenter des populations de moins de 1000 habitants.


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Source :
Emjad (Mauritanie

Nouadhibou / MAOA : qui se cache derriere les marins ? :





118 marins de la société MAOA observent depuis ce matin (04 juillet) un sit in devant les locaux de la wilaya de Dakhlet Nouadhibou. Ils ont juré d’y demeurer jusqu’à satisfaction de leurs revendications dont les principales sont relatives à l’amélioration des conditions de vie (nourriture en qualité et quantité suffisantes) et matérielles (équipements).

L’armateur, lui, juge ces conditions satisfaites. D’ailleurs sur les 300 marins, seuls les 118 ont refusé de reprendre le travail après la fin de l’arrêt biologique le 30 juin.

Deux jours avant la fin du repos biologique, les employés de MAOA qui avaient menacé d’aller en grève pour les doléances citées ci-haut, avaient trouvé un terrain d’entente avec leur employeur. Un procès verbal de conciliation avait été rédigé en ce sens.

Qu’est-ce qui s’est passé par la suite ?

Suite à cet accord, les 300 marins de MAOA décident d’embarquer. Toutes les formalités ont été remplies. Une fois en mer, 118 des marins auraient refusé de reprendre le travail. ‘ L’armateur est revenu sur sa parole. Il n’a pas respecté l’accord’ , dit un des marins. Devant le refus de ces marins de travailler, l’armateur les ramène à terre et décide de les licencier pour faute professionnelle.

Les marins saisissent la loi. En parallèle , ils organisent un sit in et tentent de mettre la pression sur l’armateur qui refuse de céder. On évoque ça et là un règlement de compte politique. Selon certains, Sidi Ould Taya, l’armateur, paierait pour ses positions politiques. Au lieu d’attendre la suite judiciaire de l’affaire , les marins se sont installés devant la wilaya criant leur colère et ameutant les badauds. Cette façon de faire a, par le passé, marché .Les autorités étant très sensibles à tout mouvement de foule. Fut-il un mouvement d’humeur.

Crée en 1982, MAOA est basé à Nouadhibou. Son secteur d'activité est: Service, commerce représentation, pêche industrielle, traitement et transformation des produits halieutiques, exportation des produits halieutiques vers l’Europe, l’Asie, L'Afrique,...


Athié Youssouf


www.cridem.org


Source :
La Tribune (Mauritanie)

Un navire tue un piroguier et prend la fuite




Sept pêcheurs, embarqués à bord de la pirogue N°2400/PA, veillaient paisiblement cette nuit du 6 juillet quand un navire, non encore identifié, a heurté leur pirogue.

Un des pêcheurs, de nationalité sénégalaise, est mort sur le coup. Les rescapés n’ont pas réussi à identifier le bateau, auteur du sinistre.

Actuellement, les équipes de la Délégation à la Surveillance des Pêches et au Contrôle en Mer et des éléments de la Brigade Maritime de la Gendarmerie de Nouadhibou mènent une enquête pour l’identification du navire responsable de la collision.

canalrim.info

mercredi 7 juillet 2010

Nouadhibou: Les parlementaires sensibilisent sur l’environnement… :




Six sénateurs et huit députés membres du réseau national de parlementaires et élus locaux de l’environnement (REPELE) a organisé ce 03 juillet à Nouadhibou un atelier de sensibilisation des habitants sur les risques environnementaux et l’importance de la protection de l’environnement.

Plusieurs représentants d’organisations œuvrant dans le domaine ont participé à cet atelier. Le président du réseau, le député Cheikh Ahmed Ould Khliva, a rappelé que la protection de l’environnement est un des axes majeurs de la politique du chef de l’Etat, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

Quand à l’hôte de l’étape, le sénateur de Nouadhibou, Monsieur Mohamed Ould Beibou, il a dit que cette caravane du littoral vise à sensibiliser et conscientiser les populations de la wilaya sur les problèmes environnementaux.

Pour Ould Beibou, la baie de Nouadhibou est polluée par les hydrocarbures et que son assainissement est une priorité. Ceci a des conséquences sur la pêche d’où cette nécessité de sensibiliser les acteurs. Le sénateur a ajouté que les élus ont le devoir moral d’agir pour donner l’exemple.

Le maire de Nouadhibou, Monsieur Mohamed Vadel Ould Aboubekrine a rappelé, quand à lui, que Nouadhibou est une presqu’ile qui subit tous les aléas climatiques et qu’il est du devoir de tout le monde d’agir. Les participants ont suivi des exposés sur le réchauffement climatique et les menaces pesant sur l’environnement. Suite au débat avec les participants, le réseau a promis de prendre en considération toutes les remarques et suggestions pour la préservation de l’environnement marin.

Parmi celles-ci celle concernant l’élargissement de la zone de pêche artisanale et la préservation de la ressource. Les pêcheurs avaient sollicité auprès du réseau une plaidoirie pour l’exonération des hydrocarbures et l’aide aux pêcheurs artisans surtout ceux vivant sur le littoral afin qu’ils continuent à exercer cette activité liée à leur mode de vie .Ces pêcheurs occupent le littoral de Ndiago au Cap Blanc.

Et leur vœu est exaucé

Quarante huit plus tard, une bonne nouvelle qui réjouit opérateurs des pêches industrielle et artisanale tombe : Par arrêté conjoint N 16691 du 04 juillet 2010 du ministère de l’énergie et du pétrole et du ministère du commerce, de l’artisanat et du tourisme, il est stipulé que :

Article 1 : Le fonds de solidarité à incorporer dans le prix de vente pour le Groupement d’intérêt Economique Avitaillement du secteur Pêche (GIE-AHP) et les prix de vente de l’ensemble des opérateurs du secteur de la pêche est fixé comme suit :

Essence : 0 ouguiya par litre.

Gasoil : o ouguiya par litre.

Avant cet arrêté la taxe du fonds de solidarité Nouadhibou était de :

Essence : 20 ouguiyas par litre.

Gasoil : 13.78 ouguiyas le litre.

Cette exonération était une vieille revendication des acteurs de pêche. C’est donc avec soulagement qu’elle a été saluée par la FNP (Fédération Nationale des Pêches). Précisons que la FNP avait été reçue en audience par le président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz à qui elle fait part de cette demande d’exonération.

Le résultat de cet arrêté spécifique est une diminution du prix au litre. Cela va donner un coup de main au secteur quelques jours après la fin du repos biologique 2010.

Rappelons que depuis deux ans, un fonds de solidarité de 12 à 20 ouguiyas sur le litre de carburant a été instauré.

Info source : La Voix de Nouadhibou

www.cridem.org


Source :
La Voix de Nouadhibou

Pris sans licence de pêche au large de Ndiago : Des pêcheurs sénégalais arrêtés par des gardes côtes mauritanien.



Deux pirogues venues de Saint-Louis ont été saisies dimanche dernier, au large de Ndiago, par les gardes-côtes mauritaniens et les membres de leurs équipages remis aux gendarmes.

Le poste de Ndiago de la Délégation à la surveillance des pêches et au contrôle en mer (Dspcm) a arraisonné dimanche dernier, 4 juillet, deux pirogues sénégalaises en action de pêche illégale dans les eaux mauritaniennes. Les deux pirogues et leurs moteurs ont été saisis par le poste, et les membres de l’équipage ont été remis à la gendarmerie.

Les eaux territoriales mauritaniennes sont souvent exploitées illégalement par des pêcheurs sénégalais. Ces derniers, en provenance de Saint-Louis, n’ont pas en général de licence de pêche et tombent souvent dans les filets de la Délégation à la surveillance des pêches et au contrôle en mer (Dspcm).

L'accord de pêche entre les deux parties octroyait au Sénégal trois cents licences pour les bateaux de pêche de surface, à la condition que 15 % de leurs captures soient débarquées dans les ports mauritaniens. Dix autres licences étaient également accordées au Sénégal, pour les bateaux de pêche industrielle, réservées exclusivement à la capture du thon. En vertu du même accord, la partie mauritanienne se voit accorder cinq licences de pêche industrielle dans les eaux sénégalaises et l’emploi de ses ressortissants à bord des bateaux sénégalais.

La Délégation à la surveillance des pêches et au contrôle en mer est chargée du contrôle et de la surveillance civile des activités de pêche dans les eaux intérieures territoriales et le plateau continental de la Mauritanie. Sa mission principale reste la surveillance et le contrôle des pêches, mais elle est également chargée de faire respecter les lois et règlements de l'État en mer.

Pour appréhender les pêcheurs fraudeurs, la Dspcm dispose de différents outils dont des patrouilleurs hauturiers, des embarcations (10-12 et 18 mètres), trois stations radars au nord et quatre postes côtiers au sud de Nouakchott, des inspecteurs et un groupe d'observateurs en mer.

La lutte contre les fraudes et trafics illicites en mer est un problème qui préoccupe, à la fois, le Sénégal et la Mauritanie. Au mois d’avril 2009, l’ancien ministre d'Etat, ministre sénégalais de l'Economie maritime, Souleymane Ndéné Ndiaye, était en mission en Mauritanie pour plaider en faveur des pêcheurs sénégalais dont les pirogues avaient été arraisonnées par les gardes cotes mauritaniens. Ceux-ci avaient violé la législation mauritanienne en pêchant dans les eaux territoriales mauritaniennes sans licence.

Mame Seydou Diop

www.cridem.org


Source :
Walfadjri (Sénégal)

Début de production à la mine d'Askaf dans « 18 mois »



La société minière Sphere Minerals, spécialisée dans l’exploitation minière en Afrique de l’ouest, se fixe un délai de 18 mois pour démarrer la production à la mine de fer d’Askaf (Nord de la Mauritanie) dont les réserves sont estimées à 319 millions de tonnes.

La société envisage de mettre en œuvre un plan de développement stratégique dont la première phase devrait lui permettre de produire 2 millions de tonnes de fer, rapporte le site spécialisé Mining Weekly consulté par Ouestafnews.

La deuxième phase, celle de l’expansion, devrait permettre la production de 4 millions de tonnes par an, tandis que la troisième, prévue en 2015, devrait amener à une production de six millions de tonnes par an.

Environ 200 millions de dollars (soit plus de 100 milliards de francs CFA) sont nécessaires pour la première phase du projet d’exploitation dont le démarrage est prévu dans le quatrième trimestre de l’année 2011.

Selon Mining Weekly, l’objectif de Sphere Minerals, société basée en Australie avec une filiale en Mauritanie, est de profiter de la montée actuelle du prix du fer.

Le flux de capitaux généré par la première phase, qui est en avance de 18 mois sur le programme initial, devrait financer la phase d’expansion d’un coût de 320 millions de dollars (plus 160 milliards de francs).

Depuis l’époque coloniale, la Mauritanie a toujours été un grand producteur de fer, selon des recherches effectuées par Ouestafnews.

Toutefois, en 2009, la production de fer avait chuté d’environ 9 % en raison de la crise financière internationale et de la baisse de la demande sur les marchés internationaux.

La production de fer en Mauritanie avait commencé par la région de Zouérate, région qui doit d’ailleurs son existence à la découverte de ce minerai.

Avec une production annuelle estimée à plus de 10 millions de tonnes, la Mauritanie se situe au 13ème rang mondial et le fer constitue la principale sources de devises pour le pays.

Ouestaf

Jeunesse AJRMDJ à l’Espace culturel Dadié de Socogim : : «Les jeunes de Maghama font la différence»




Samedi dernier, à la Socogim, l’Espace culturel retentissait au rythme de sketchs, de pièces de théâtre et de poésie. Un «plat», garni de variétés culturelles, était servi au public par l’Association des jeunes ressortissants de Maghama pour le développement (AJRMD).

L’AJRMD, association apolitique dont l’objectif est «le développement de Maghama, indispensable pour l’épanouissement de la Mauritanie», a également animé un débat sur la «Place de l’Homme dans la société».

Parmi les invités, il y avait Bâ Mamadou Alassane, président du parti PLEJ et Abderrahmane Ould Ahmed Salem, directeur de la Maison des cinéastes, qui n’a pas manqué de saluer l’initiative «Les jeunes de Maghama font la différence.»

De son côté, Abdou Mbodj, vice président de l’AJRMD, a déclaré : «Nous sommes réunis pour échanger et tirer des conclusions à appliquer pour le développement de Maghama au plan éducatif, sanitaire, hygiénique, et autres. Notre thème cette année, c’est la «Place de l’Homme dans la société» pour mettre en exergue les droits et devoirs ainsi que le rôle social et religieux de l’Homme.»

C’est ainsi qu’à été entamé le débat qui a permis à Samba Diengui Barray de retracer l’histoire du pays, pour bien définir le rôle des ressortissants de Maghama. Il a cité l’exemple de El Hadji Mahmoud Bâ, ressortissant de Maghama, ancien Inspecteur général de l’enseignement qui était parmi les premiers à ouvrir une école arabe en Mauritanie.

«Un exemple qui n’envie pas la réalité actuelle, car Maghama souffre, aujourd’hui, d’une pénurie d’enseignants» dira-t-il en s’interrogeant «Seulement à qui la faute ?» alors que dans les coulisses deux jeunes, affirment : «Pourtant un ressortissant de Maghama fut à la tête du ministre de l’Education nationale» (Ba Mamadou Alassane, ndlr).

«Attention, avertit Thiam Hamet Abdel Kader, président de la commission culturelles. Si l’on se base sur le recensement de 1998, il n’y a que 7% de la population qui sont étudiants. Ce faible taux national se répercute sur tout le pays»
Et Harrouna Soumaré d’ajouter : «Si Maghama est en retard du reste du pays, c’est parce que notre élite n’a pas joué son rôle. Il y a, aussi, notre manque de savoir partager et les difficultés de converger nos idées. Cependant, la solution ne viendra que de nous. J’invite donc les jeunes à prendre des initiatives.»
«Des initiatives ? Voilà une bonne idée, renchérit Aminata Thiam. Mais, les jeunes ont, aussi besoin de financements à leurs projets et de trouver des débouchés.» «S’i vous plait, temporise Ba Mamadou Alassane. Ne faisons pas du débat un conflit de génération. Les anciens et nouveaux ont besoin les uns les autres. Mon conseil aux jeunes, c’est d’avoir un esprit critique, mais aussi d’apprendre et d’obtenir des diplômes.

N’oublions pas non plus notre langue. Sinon, elle sera vouée à la disparition. Notre mal remonte plus loin. Depuis les indépendances le pulaar est synonyme du pauvre, parce que l’union est à peine réalisée et les opportunités ne sont toujours pas exploitées»

Après le premier volet du débat, un autre intervenant s’est appesanti sur «le rôle des religieux (islam)». Ba Mamadou Alassane s’interpose à nouveau: « l’Islam ne s’arrête pas au bout de la langue. Il lutte contre l’inégalité et prône l’idéalisme dans la société». «D’ailleurs, le Coran le confirme, a ajouté, Abdoul Sadgh Kébé, qui regrette, toutefois qu’aujourd’hui, le pouvoir de l’argent gagne le terrain religieux».

Après les débats fructueux, les sketchs traitant de plusieurs thèmes ont tenu en haleine le public. Ils traitaient de la sécheresse à Magahma, la vie égoïste des citadins. Il y avait, aussi de la place aux feuilletons télévisés et au football : deux obstacles des jeunes au travail à l’école. Pour l’anecdote : une élève, en classe révèle : «Monsieur, on vous a vu regarder Vaidehi! (le feuilleton indou)». Eclats de rire dans la salle.

Du rire encore : Youmma Gallé (la mère), émancipée, peine, toutefois, à s’imposer devant les enfants, comme le fait, facilement, Baba Gallé (le père). Enfin, Aby Kébé, dans un vocal poétique a appelé les jeunes de Maghama, de la Mauritanie et de toute l’Afrique à l’unité. Pourquoi pas un seul président pour toute l’Afrique, s’interrogeait-elle.

Mohamed Diop

www.cridem.org


Source :
Mohamed Diop