lundi 18 avril 2011

Une initiative salvatrice pour l’école 1 de Rosso




Suite a notre article « Ecole 1 de Rosso : 500 élèves sous des toits qui menacent de s’effondrer », une mission du CCME (cadre de concertation des experts mauritaniens expatriés », a visité l’école 1 de Rosso.

Brahim Sall, Be Ould Ebbe, Sidi Mohamed Ould Bougherbal, en compagnie d’un technicien de la Mairie de Rosso, ont visité les classes, les magasins, les bureaux… de l’école. Ils y ont été reçus par le directeur Houssein Ould M’barreck Diarra. La mission a rencontré les autorités locales dont des responsables de la direction régionale de l’éducation nationale (DREN).

Le CCME compte, en partenariat avec les autorités mauritaniennes, apporter son concours pour réhabiliter l’école 1 de Rosso. C’est ainsi qu’il sera, dans un futur proche, envoyé à Rosso, une autre mission pour « évaluation technique et financière » des dégradations de l’école.

Khalilou Diagana
pour Cridem

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L'article Cridem à l'origine de cette initiative


10-04-2011 à 09:34 : Ecole 1 de Rosso : 500 élèves sous des toits qui menacent de s’effondrer [Reportage Photos]

L’école 1 de Rosso Mauritanie, située au Quartiers Medine Escale date de 1934. Nous avons visité cette école le sept avril dernier. Constat : pendant 77 ans, elle n’a presque jamais été rénovée. « De simples rafistolages » affirme son directeur actuel Houssein Ould M’barreck Diarra.

Les classes, les murs, le bureau du directeur…sont dans un état de délabrement final. Les toits laissent apparaitre la ferraille rouillée qui fait craindre un effondrement imminent sur les têtes des quelques 500 élèves. Avant chaque entrée, l’IDEN et le DREN signalent aux autorités l’état de cette école.

La mairie de Rosso, il y a deux ans a entamé la construction d’une clôture neuve, mais les travaux ont été interrompus. Les parents d’élèves, eux ne s’en préoccupent guère.

En 2010, avec l’appui du projet éducation, trois nouvelles salles de classe ont été construites. Pour le reste, le colmatage des brèches continue en attendant de venir pour sortir les corps d’innocents gamins des décombres.

Khalilou Diagana
pour Cridem






Zouerate : Visite de l’expert Belge dans le cadre de l’organisation de la table ronde pour le développement intégré de la Wilaya du Tiris Zemmour.





Dans le cadre de l’organisation de la table ronde pour développement intégré de la Wilaya du Tiris Zemmour , un expert Belge est arrivé à Nouakchott le samedi 16 avril. Au programme, un entretien avec le consul de Belgique à Nouakchott avant la réunion d’enclenchement des activités avec le comité de pilotage de la table ronde.

Plusieurs rencontres seront prévues à Noukchott, où, il s’entretiendra, entre autres, avec le Directeur Général des Collectivités Territoriales, le Directeur Général de l’Aménagement du Territoire au Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, le PNUD, le Directeur des Etudes, Politiques et Stratégies au MAED, le Président de l’Association des Maires de Mauritanie et le Coordinateur du Programme de Développement Urbain (PDU).

Au Tiris Zemmour, il s’entretiendra avec les autorités administratives et les élus de Zouerate et F’Derick ; des rencontres sont prévues avec les Organisations de la Sociétés Civile, la Snim et les institutions financières de la place.

Au retour, l’expert, passera par Nouadhibou où il visitera le port minéralier et d’autres installations industrielles.


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Source :
Abdallahi Dieng Ould Cheikh

vendredi 15 avril 2011

Editorial : Etats généraux de l’éducation : Une promesse de l’état, un pari du gouvernement.




Les états généraux de l’éducation étaient une promesse de l’état, un pari du gouvernement .Il était question de s’attaquer à la plus grave des déliquescences nationales. Celle d’un système éducatif qui paye le prix fort de nos années d’insouciance, de nos accès de laxisme et de notre manque de vision.

Notre école a été le théâtre de nos luttes fratricides. Celles faites au nom d’idéologies qui nous sont étrangères. Nous nous sommes opposés et nos enfants ont trinqué. Nous l’avions fait au nom de choix politiques que nous avions crus pertinents mais qui se sont révélés être par la suite calamiteux parce que dictés par des pulsions

Nous nous sommes affrontés à coup de reformes sur les terres de nos enfants. Ils ont souffert le martyr de nos errements. Ils en portent les stigmates, douloureusement, et pour encore longtemps.

Des niveaux désastreux, des enseignants démotivés et souvent mal formés, une gestion tatillonne ; une instabilité administrative chronique, un décalage notoire entre les enseignements dispensés et les exigences du monde moderne, constituent la trame de notre naufrage collectif.

Alors les états généraux de l’éducation devraient constituer l’ultime voie pour solder le passif de la jeunesse de ce pays qui traine en bandoulière malgré elle toute l’insouciance d’une classe politique qui, comme partout ailleurs a sacrifié l’essentiel sur l’autel de la futilité.

Pour n’avoir pas eu de vision claire sur l’orientation générale du secteur de l’éducation, nous avons ensemble sacrifié des générations. C’est notre responsabilité de tenter de sauver ce qui peut l’être encore en abordant les vraies questions avec courage , maturité et réalisme loin des élans idéologiques et identitaires étroits.

C’est un devoir vis-à-vis de la nation et un acte de repentir à l’endroit de ceux qui payent le prix fort d’une gestion approximative d’un secteur essentiel dans la vie d’un peuple.

La rédaction
Nouadhibou soir

Zoueratt : deux étrangers s’emparent de 700. 000 UM de leur tuteur.




Deux jeunes hommes de nationalité guinéenne (Conakry) ont profité de la gentillesse et peut-être de la naïveté du sieur Sada Wade poissonnier de son état pour lui dérober un pactole de Sept Cents Mille de nos Ouguiyas. Il s’agit de Diallo Abou né le 15 Janvier 1976 à Pérécoré et de Louax Alphonse Li gouri né le 01/01/1977 à Palme.

En effet, monsieur Wade avait rencontré les deus bonhommes qui affichaient un air de martyrs en lui disant qu’ils sont étrangers à la cité minière et qu’ils cherchent un lieu d’hébergement en attendant de retrouver leurs concitoyens qui pourraient se trouver ici mais en lui affirmant qu’ils sont ivoiriens, selon Wade. Le malheureux poissonnier n’a pas hésité l’instant d’une seconde eu égard à l’hospitalité légendaire des mauritaniens.

Ayant passé une nuit chez lui, le lendemain, les malfaiteurs déclarent qu’ils partent à la recherche de leurs éventuels compatriotes et quittent leur tuteur en promettant de se revoir. C’est peut-être qu’à ce moment précis qu’ils ont préparé leur forfait.

L’époux parti vaquer à ses besoins de vendeur, la femme partie au dispensaire, les deux malfrats reviennent dans la maison vide pour accomplir leur sale besogne en volant le pactole de 700.000 UM et prennent la poudre d’escampette.

Ayant remarqué la disparition de son montant un jour après l’acte, le malheureux poissonnier a fait sa déclaration à la police, entre-temps, les deux voleurs ont eu la latitude de prendre les larges, laissant derrière eux, un père de famille meurtri et déboussolé.

Pour dire que l’hospitalité légendaire et la gentillesse peuvent parfois jouer de sales tours à cette période de crise et de morosité économique.

A rappeler que des personnes ayant commis des délits cherchent souvent à se planquer à Zoueratt, y écouler leurs objets volés ou commettre d’autres forfaits, certains tentent l’immigration clandestine, mais, la plupart des cas ils sont chopés par la police. Dans ce cas précis la victime a mis du temps avant d’alerter la police et la presse.

Pour toute information, prière contacter les numéros suivants :

(00222) 46450479 ou (+222) 46401904.


D. SY/ Zouerate.

mardi 29 mars 2011

Arrestation d’un directeur de banque à Timbedra pour escroquerie présumée.





La police de Timbedra, dans l’Est mauritanien a procédé à l’arrestation du directeur de la succursale d’une des banques du pays, pour son implication présumée dans une escroquerie en bande organisée portant sur 45 millions d’ouguiyas au détriment de la banque.

Selon le correspondant d’Al Akhbar dans la ville, le directeur local de la Banque pour le Commerce et l’Industrie se serait mis d’accord avec un élément de la douane locale pour l’exécution d’une audacieuse opération, consistant en un faux braquage censé se dérouler lors de la remise des fonds dont il a la garde et qu’il devait déposer à la succursale de Kiffa.

Selon le correspondant, l’accord pris entre les escrocs devait permettre la remise de 20 millions d’ouguiyas au douanier, dont 10 millions remis à l’avance, à charge pour lui de louer un véhicule 4x4, et de ramener des complices maliens de la ville de Nara, qui devaient exécuter le faux braquage contre leur complice directeur de banque et le garde chargé de sa sécurité.

Selon le pacte passé entre les complices, 25 millions d’ouguiyas devaient revenir au directeur escroc, qui a laissé la somme chez lui, de peur que ses complices ne s’en emparent durant l’opération. Seulement le retard de ses complices, qui ne sont pas venus au rendez-vous prévu a fini d’inquiéter le banquier escroc, qui a préféré rebrousser chemin et rentrer dare-dare à Timbedra.

La police a arrêté le directeur de la succursale, son comptable, le douanier, et un chauffeur soupçonné d’avoir reçu les fonds qui constituent l’avance destinée à faciliter le déroulement du faux braquage. Toute la bande est actuellement entendue par la police.www.cridem.org


Source :
Al Akhbar / Traduction A.B.O Hamoud pour Cridem

Hodh El Chargui: Un enseignant surnommé Belaawar inquiète deux missionnaires du MEN.



Une Toyota Hilux, ayant à son bord un chauffeur, un guide et deux missionnaires du Ministère de l’Education Nationale, a sillonné, la semaine dernière, la wilaya du Hodh El Chargui. L’objectif de la mission des deux fonctionnaires de l’Etat était consacré essentiellement à la visite de terrain dans certaines écoles de la moughataa afin de savoir l’état de ces établissements scolaires ainsi que leur mode de travail.

Quelques-unes des autorités de cette moughataa ont été pourtant claires avec les missionnaires en question en leur donnant des instructions et leur ont demandé d’être vigilants, parce qu’ils sont entrés dans une zone à risque. Des éléments d’Al Qaïda la fréquentent souvent.

Après avoir visité quelques écoles, la voiture des missionnaires du Ministère de l’Education Nationale a pris la direction du nord ouest, parce que la mission devait visiter trois écoles avant la tombée de la nuit. Vingt kilomètres plus loin, une petite localité appelée Dhlim apparaît. A l’entrée de cette localité se trouve une école du primaire.

Les élèves de cet établissement scolaire étaient, malheureusement, assis à même le sol, parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. La mission a passé un moment avant de repartir vers 16 heures 30 à destination d’autres écoles inscrites sur le calendrier de la visite. Roulant plus de dix kilomètres, le guide des missionnaires du MEN informa ceux-ci, que c’était justement ici dans cette zone, que les éléments d’Al Qaïda, avaient pris une Land Cruiser et ses occupants.

Et là, une énorme peur hanta leurs esprits, alors que la voiture, quant à elle, a continué sa randonnée sur la difficile piste. Vers 18 heures, les occupants de la Toyota Hilux ont alors commencé à s’inquiéter du risque d’égarement. Heureusement pour eux, un hameau apparaît à l’horizon. Esquintés par ce parcours du combattant, les missionnaires du Ministère de l’Education Nationale, sont descendus pour se reposer, manger et se désaltérer. Ils ont garé leur voiture non loin de l’établissement scolaire du village.

Le véhicule fut aussitôt entouré par une foule constituée, en majorité, par des vieillards, dont les barbes sont bien fournies. L’un de ces vieillards, fusil en bandoulière, avança vers lesdits missionnaires. Il cria sur un jeune homme et lui dit : «Allez vite appeler Belaawar pour le mettre au courant, que les missionnaires qu’il attendait, sont déjà là».

Les missionnaires du Ministère de l’Education Nationale, leur chauffeur ainsi que leur guide, ont la peur au ventre et des sueurs froides. Ils restèrent pendant plus d’un quart d’heure, silencieux et glacés de peur. Ils étaient tous paniqués. Leurs corps tremblotaient. «Voilà, on est foutu. Nous sommes tombés entre les mains des terroristes», disait l’un des missionnaires du MEN.

Après quelques minutes de psychose, où personne n’a pipé mot, une Toyota Land Cruiser, fit son apparition. Il y avait, à son bord, deux hommes barbus, dont l’un avait une arme sur les genoux. Les missionnaires du Ministère de l’Education Nationale, leur chauffeur ainsi que leur guide, ont cru fort, que ces deux hommes allaient les tuer froidement.

«Soyez les bienvenus. Je suis l’enseignant de cette localité. J’ai appris que vous êtes venus depuis une semaine dans cette wilaya pour visiter les établissements scolaires. Les parents d’élèves m’ont fait savoir que vous êtes déjà là. C’est pour cette raison, que je suis venu pour vous rencontrer » lança-t-il à ses hôtes.

C’est à ce moment, que les missionnaires du Ministère de l’Education Nationale, leur chauffeur ainsi que leur guide, ont fini par savoir, que Belaawar était bel et bien l’enseignant. Les habitants de ce village lui ont donné, le nom du redoutable terroriste algérien, qui fait des ravages au Sahara et dans le Sahel.


Source :
Balla Ly

Mortalité maternelle et infantile au Guidimagha :




«Rôle de la radio régionale dans la santé de la mère et de l’enfant »



Région réputée la plus pauvre de la Mauritanie, le Guidimagha reste enclavée. La route goudronnée qui devait la relier aux routes nationales, via Kaédi, est loin de s’achever. Au Guidimagha, les femmes et les enfants mourraient en grand nombre, du fait des liaisons difficiles entre les principales localités et l’hôpital régional de Sélibaby, seule structure dont le plateau technique est plus ou moins relevé.

D’où l’utilité de la radio régionale qui compense ce déficit en infrastructures routières, témoigne Dr.Kelly Nazirou, Directeur régional à l’action sanitaire (DRAS) du Guidimagha.

Dans cette région, selon Dr.Kelly, la politique de santé repose sur le système IEC (Information, éducation, communication), avec un accent particulier sur la sensibilisation et la mobilisation.

Comme toutes les régions vulnérables, le Guidimagha fait partie des zones ciblées par le projet CAP-CERF de l’UNFPA pour la réduction de la mortalité maternelle. A ce titre, le DRAS du Guidimagha Dr.Kelly Nazirou affirme avoir reçu en décembre 2010 un grand lot d’intrants dont 288 boîtes (de 1.000 comprimés) de fer, 11 boîtes (de 1.000 comprimés) de vitamine A, 1565 kits d’accouchements, 1565 voiles et boubous, ainsi que 1565 moustiquaires imprégnés.

Ces intrants sont destinés aux centres et postes de santé les plus enclavés et les moins fréquentés pour rehausser leur taux d’accueil en consultations prénatales et en accouchements médicalement assistés. Parmi ces zones vulnérables, le centre de santé de Ghabou aurait reçu une dotation de 20 boîtes de fer¸ 1 boîte de vitamine A, 100 voiles et boubous, 100 kits et 100 moustiquaires. Résultat, le centre aurait effectué au quatrième trimestre 2010, quelques 31 consultations prénatales (CPN) alors qu’au deuxième trimestre 2011, il en est déjà à 27 CPN.

Ce qui augure selon Dr.Kelly, d’une plus grande affluence des femmes enceintes au niveau de cette structure sanitaire. Le même constat vaut selon lui pour les consultations post-natales (CPON), avec un total de 3 CPON au quatrième trimestre de 2010 alors qu’au cours du premier trimestre de 2011, le centre a déjà enregistré 2 CPON. La même évolution a été notée selon Dr.Kelly dans la localité de Arr qui a enregistré selon lui 73 CPN au quatrième trimestre 2010 et déjà 19 au deuxième trimestre de 2011.

Sur le plan régional, le Guidimagha aurait enregistré au quatrième trimestre 2010 quelques 809 CPN alors qu’au premier trimestre 2011, il en est déjà à 674 CPN. L’hôpital de Sélibaby a été en outre doté, selon le DRAS, de nouveaux matériels, dons de l’UNFPA, notamment une table d’accouchement, une table de réanimation pour nouveau né, une ventouse, un appareil forceps. La boîte césarienne quant à elle ne serait pas parvenue selon l’unique gynécologue de service.

De l’avis du Dr.Kelly Nazirou, une grande amélioration a été notée sur le plan de la couverture sanitaire par rapport à l’année dernière et qu’il s’attend à de meilleurs résultats au cours des prochains trimestres. Par delà l’aspect technique, équipements médicaux et intrants, les centres et postes de santé situés dans les localités du Guidimagha privilégient l’approche IEC, en collaboration avec les populations, par le biais d’ONG locales qui s’occupent de la distribution de certains intrants (boubous et voiles) fournis par l’UNFPA, mais aussi de la sensibilisation des femmes sur la nécessité d’avoir une grossesse suivie médicalement et d’un accouchement assisté en milieu sanitaire.

Cette politique selon les praticiens a donné de grands résultats en termes de fréquentations dans les centres et postes de santé et dans l’accroissement du taux de couverture en CPN. Le souci du Dr.Kelly Nazirou, spécialiste en épistémologie, est de renforcer la plaidoirie pour la santé de la mère et de l’enfant en mettant l’accent sur les groupes cibles (femmes et enfants) plutôt que sur les chiffres dont la portée selon lui est plus abstraite. D’où son aversion, dira-t-il, de s’exprimer en termes de chiffres et de taux, bien qu’il reconnaisse l’indispensable utilité de l’outil statistique.

Sur le plan logistique, l’hôpital régional de Sélibaby sera doté bientôt, révèle Dr.Kelly, de deux ambulances, dont celle qui a été immobilisée depuis deux mois pour accident et qui a été réparée par la tutelle. Ces véhicules, par delà un apport bénéfique dans l’évacuation des cas d’urgence, complètent ainsi un plateau technique riche de son personnel de haut niveau, dont un gynécologue et une sage-femme spécialiste en soins obstétricaux d’urgence, se réjouit Dr.Kelly.

Pour le jeune médecin-chef de l’hôpital, Dr.Sidi Mohamed Ould Hacen, fraîchement débarqué, la maternité est le pilier de la structure hospitalière de Sélibaby en ce qu’elle s’occupe de la quasi-totalité des accouchements au niveau régional. Pour Dr.Gaye Mohamed Lemine, gynécologue chef de service de la maternité de Sélibaby, sa structure fonctionne dans la plus grande précarité, car ne disposant ni de boîte à césarienne ni d’un anesthésiste compétent.

Il se réjouit tout de même des deux tables d’accouchement que l’UNFPA vient de livrer à l’hôpital ainsi que d’un aspirateur et d’une table chauffante, regrettant l’absence d’un stock d’instruments indispensables tels que stéthoscope et tensiomètre. Dr.Gaye déplore également le manque de personnel qualifié et l’inexistence d’une couveuse. La maternité de Sélibaby manque aussi selon lui de ventouse pou nouveau-né, de monitoring indispensable pour les opérations en césarienne.

Devant le modeste réduit qui sert de bureau et de salle de consultation au Dr.Gaye Mohamed Lemine, une dizaine de femmes de tous les âges fait la queue. Maïmouna Tadis, la trentaine dit attendre depuis le matin pour une consultation poste natale. Elle vient de la localité de Arr, où elle avait accouché après avoir suivi régulièrement ses quatre visites. Les premières que cette mère de trois enfants a effectuées dans sa vie, ses deux précédents enfants étant nés chez elle des mains d’une matrone traditionnelle.

Aïssata Boubou Sow est quant à elle venue du lointain village de Woulrabi, pour consulter son bébé de trois mois. Toutes nos interlocutrices, de braves villageoises à la mine éteinte, disent avoir pris conscience de l’intérêt d’une grossesse suivie et d’un accouchement médicalement assisté. Elles ont exprimé leur satisfecit par rapport aux services de santé qui leur sont fournis. Certaines disent avoir bénéficier d’intrants fournis par l’UNFPA, en termes de fer, de vitamine A, de boubous ou de voiles, de moustiquaires et de kits d’accouchement.

Haja Aw avoue avoir été attirée pour la première fois dans une structure sanitaire, après eu vent des dons offerts aux femmes enceintes ou qui accouchent. Toutes ont cependant reconnu l’apport considérable que joue la radio régionale, celle de Sélibaby, dans leur éducation sanitaire. Il en est ainsi des campagnes de vaccination, des spots et messages radiophoniques qui appellent constamment les femmes du Guidimagha à des changements de comportements, destinés pour la plupart aux femmes en état de grossesse ou des femmes allaitantes, des dangers liés aux accouchements non assistés…Avec l’évolution actuelle dans la prise de conscience, le Dr.Kelly Nazirou s’attend à des résultats probants pour la réduction drastique de la mortalité maternelle et infantile dans la région du Guidimagha.

Cheikh Aïdara


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Source :
L'Authentique (Mauritanie)

lundi 28 mars 2011

Au Guidimakha, les conditions du développement peinent à s’installer : Du rêve à la réalité, le fossé est encore grand




Attendu mercredi dernier, le chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz a finalement atterrit à l’aéroport de Sélibaby à 15 heures 30 minutes où les autorités administratives régionales et de sécurité l’ont accueilli en même temps que les élus locaux et les notabilités de la région.

Première étape de l’agenda présidentiel, l’inauguration d’un poste 90/30 kV à Sélibaby via Gouraye. Ainsi la capitale régionale du Guidimakha sera interconnectée au poste de 225/90/30 kV de la ville de Bakel. L’objectif de ce projet consiste à réduire les coûts de production de l’électricité ; lutter contre la pauvreté dans la zone du projet ; améliorer la qualité du service et du taux de disponibilité de l’électricité et contribuer au renforcement de l’intégration régionale. Le coût du projet se chiffre à 11.474.500.000 milliards de FCFA. Le financement est assuré par la BOAD pour 10 milliards de F CFA soit 87 % du montant et la SOGEM pour 1,474 milliards de F CFA soit 13 %. Ce projet est exécuté dans le cadre de l’électrification des localités de Bakel, Gouraye et Sélibaby. Ainsi permettra t-il pour notre pays d’entreprendre un vaste programme d’électrification rurale de plusieurs localités du Guimakha comme par exemple Diaguily, Diongountourou, Khabou, de gros villages du sud de la wilaya situés en bordure du fleuve Sénégal mais également d’autres localités à l’Ouest de Sélibaby tel que Tachott, Artouma, Agoueinit etc..

Le discours est une chose, la réalité toute autre

L’inauguration en grande pompe du projet, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment : Le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, M. Mohamed Lemine Ould Abboye, celui l’équipement et des transports Yahya Ould Hademine, du ministre du commerce, de l’artisanat, du tourisme et de l’industrie Bamba Ould Dermane, Bâ Ousmane secrétaire général du gouvernement, Bâ Housseinou ministre de la santé et Amédi Camara ministre délégué chargé de l’environnement. Ahmed Salem Ould Merzoug haut commissaire de l’OMVS était là également, à côté du chef de l’Etat, de même que le gouverneur de Bakel. A la suite du maire Mohamed Vall Ould Mekhalla et du ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Mohamed Ould Abdel Aziz s’est adressé aux populations du Guidimakha venues l’accueillir et l’écouter. En substance a expliqué les raisons du retard des travaux de l’aéroport de Sélibaby qu’il impute à une société adjudicataire du marché mais a promis que les travaux seront achevés avant fin 2011 quoi que cela va coûter à l’Etat mauritanien. Il a dit que l’Etat est conscient de ce qu'endure le Guidimakha du fait du manque de routes bitumées et du déficit en installations, y compris l'aéroport dont les travaux n'ont pas encore été achevés. Le chef de l’Etat a ainsi dit que des vols saisonniers seront organisés par Mauritania Airlines entre Sélibaby et Paris afin de permettre aux citoyens de cette wilaya résidents en France de visiter les siens pendant les vacances conformément à ses engagements électoraux lors de la dernière campagne présidentielle. Il a annoncé que les services compétents en la matière s’activent en ce moment à accélérer la réalisation de la route Sélibaby – Kaédi. Le Président de la République a admis que la wilaya du Guidimakha a souffert, dans le passé, du ralentissement des efforts de réforme de l’enseignement dispensé aux élèves de la wilaya. Il a également promis, entre autres actions en faveur du Guidimakha, le renforcement des opportunités d'emploi dans la wilaya, vu le rôle que cela joue dans la lutte contre le chômage et l'amélioration des conditions de vie des populations. " Dans ce cadre, la capacité d'accueil du Centre de formation professionnelle au Guidimakha sera élargie et la qualité de ses prestations rehaussée ", a poursuivi le chef de l'Etat.
Il a souligné que notre pays dispose de grandes richesses et de ressources diversifiées, notamment dans les domaines des mines et des pêches, précisant que ce qui nous manque c'est seulement l'amélioration de la formation et de l'expertise. Il a également annoncée dans la foulée, le perfectionnement de l'hôpital régional et son équipement en matériels nécessaires. Il a indiqué que le ministère de la santé a déjà franchi des pas sur cette voie, citant l'envoi d'un certain nombre d'équipements. Ce qui fait défaut maintenant, a-t-il relevé, c'est un appareil de radiologie qui sera mis à disposition dans deux semaines en plus d'un véhicule ambulance de réserve qui sera envoyé à la wilaya d'ici à un mois.
Abordant le problème de l'eau, le chef de l’Etat a dit que des efforts sont en cours pour lui trouver une solution. Il a précisé que le ministère de l'hydraulique effectue à l'heure actuelle deux ou trois forages et que d'autres ouvrages seront réalisés, au besoin, de façon à garantir le règlement du problème de l'eau à Sélibaby.
Le chef de l'Etat a annoncé des mesures visant à résoudre également le problème de l'eau à Ould Yenge et à Wompou. Sur le plan agro-pastoral au Guidimakha, Il a dit que le ministère du développement rural procèdera cette année à la réalisation d'un certain nombre de ponts et à la distribution de 90 kilomètres de grillages.
"Je m'engage à résoudre tous les problèmes qui me parviennent; nous avons les ressources et les potentialités nécessaires à cela grâce à la gestion transparente et rigoureuse et le contrôle ferme des deniers publics ainsi qu'au suivi des mesures contre les contrevenants dans ce domaine", a dit le Président de la République.

La sécurité, chose impérative

Ould Abdel Aziz a par ailleurs interpellé les habitants de la wilaya frontalière du Sénégal et du Mali sur l'importance de la sécurité leur rappelant la dernière tentative d'infiltration de terroristes entrés au pays par le Guidimakha. A cet effet, il a exhorté les citoyens à assumer leur responsabilité envers la protection de chaque centimètre de leur patrie. Une protection, a-t-il expliqué, qui ne relève pas seulement de l'Etat mais de tout un chacun. "Il faut vérifier l'identité de chaque personne suspecte et informer la plus proche autorité sécuritaire pour protéger le pays et la population contre les risques des malfaiteurs et de leurs pratiques étrangères à notre société", a-t-il indiqué. Suite à son discours, il a procédé à l’inauguration du poste électrique avant de mettre le cap sur l’hôpital de Sélibaby. Dernière étape du programme, l’inauguration du tronçon de route goudronnée entre Sélibaby et Gouraye long de 45 km. L’inauguration de ce tronçon a été l’occasion pour le chef de la délégation de l’Union Européenne d’expliquer les tenants et aboutissants de la route qu’elle a financé dans le cadre du désenclavement de la région par le biais de la route Kaédi-MBout-Sélibaby-Gouraye. Le ministre de l’équipement et des transports a également ajouté son grain de sel. Il n’empêche, malgré toute la bonne volonté de l’Etat, il est utile de rappeler que sur les 13 régions du pays, au moins sept d’entre elles sont extrêmement pauvres, dépourvues d’infrastructures viables. Et quand on sait que la wilaya du Guidimakha en fait partie, il y a de quoi se poser des questions sur l’approche mise en oeuvre en vue de développer la wilaya. Comme toutes les autres régions, l’économie du Guidimakha repose essentiellement sur le potentiel agro-pastoral. Toute approche qui ne prend pas en compte cette vision est vouée à l’échec. Désenclaver le Guidimakha par la construction d’infrastructures de base viables est certainement la condition première à tout développement, mais elle n’est pas suffisante pour lutter contre la pauvreté endémique de la wilaya. Raison pour laquelle, assurer des formations qualifiantes sur des métiers bien ciblés et adaptés aux réalités économiques vécues, reste indispensable pour offrir des emplois aux jeunes qui chôment dans les différentes wilaya, à l’exemple du Guidimakha. Cela suppose une étude du terrain pour pouvoir entreprendre des politiques adaptées. En outre, il est grand temps d’organiser le marché du travail et contraindre par des lois claires, tout employeur, que ce soit l’Etat ou le privé, à recourir au service de la main d’œuvre, sans aucune discrimination ni favoritisme ou clientélisme, pour ses besoins.
Reportage, Moussa Diop

Réunion à Aioun du comité régional de lutte contre les épidémies



Le comité régional de lutte contre les épidémies dans la wilaya du Hodh El Gharbi s'est réuni, lundi, dans la ville d'Aioun sous la présidence de M. Cheikh ould Abdallahi, wali du Hodh El Gharbi.
La réunion a été consacrée à l'évaluation de la situation de la maladie de la rougeole dans la wilaya et aux mesures prises pour éradiquer cette maladie.
Dans une déclaration à l'AMI, le Dr Bou Eya ould Abeidi, directeur régional à l'action sanitaire a précisé que depuis janvier dernier, 126 cas de rougeole ont été enregistrés à Aioun, Mekanet et Taré, dans la moughataa d'Aioun, Zmeita, dans la moughataa de Tintane et Hassi Ehel Ahmed Bichna, dans la moughataa de Kobenni.
Il a indiqué que toutes les personnes atteintes de rougeole sont guéries à l'exception de 3 personnes qui sont encore sous surveillance médicale.
Il a enfin souligné que les médicaments sont disponibles en quantités suffisantes et de manière gratuite.


AMI

Sénatorial de M’bout : Scrutin très ouverts…




Le premier tour du scrutin pour le renouvèlement du tiers du sénat le 24 avril prochain sera très serré à M M'bout. Dans cette Moughataa, cinq listes se disputent le siège. Le sortant, Youssouf Sylla, malgré la levée de sa suspension, n’a pas été investi par son parti, l’UDP.

Le Sénateur sortant se présente donc à sa propre succession comme candidat indépendant. Le parti de Naha Mint Mouknas, pour le siège de sénateur de Mbout a choisi Sidi Ould Boukhery, maire de la commune de Beylougué.

L’UPR, parti au pouvoir a investi Dahmoudi Ould Rassoul. Un autre membre de ce parti, UPR, Abdel Ghader Ould Souleymane se présente comme indépendant. La cinquième liste candidate est celle du parti Tawassoul.

A noter que la seconde liste présentée par l’UDP pour le scrutin du 24 avril est conduite par Ahmedou Ould Lehbib pour la Moughataa de Sélibaby.

Khalilou Diagana



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Source :
Khalilou Diagana Pour Cridem

Douanes de l’axe Rosso-Dakar : Les commerçantes crient leur ras-le bol.




Les commerçantes de l’axe Rosso-Dakar sont au pied du mur. Et pour cause leur gagne-pain est menacé, parles agissements des soldats de l’économie. Pour que leurs marchandises arrivent à bon port, elles sont obligées des débloquer à chaque poste de douane.

C’est la croix et la bannière de voyager sur l’axe Dakar-Rosso. Les tracasseries douanières deviennent de plus en plus un goulot d’étranglement pour les centaines de voyageurs. Raquette ; intimidation ; tous les moyens sont bons pour déplumer les voyageurs. Une arnaque à ciel ouvert qui se déroule tous les jours sous les yeux et la barbe des autorités.

Les passagers de la Toyota DK 3421-QB(numéro d’emprunt) n’oublieront pas de sitôt leur périple du samedi 19 mars.

Partis de Rosso vers les environs de 15h; ils ont perdu un temps fou avant de rejoindre la capitale sénégalaise. 08 heures de route pour 350 km. Un supplice causé par la cupidité des éléments de la douane qui réclament aux commerçantes 1000franc pour continuer leur voyage.

Les trois commerçantes embarquées à bord de la voiture ont été arnaquées dans chaque poste de douane, malgré leur quittance en main. Pour ne pas perdre du temps sur ces endroits maudits, elles étaient obligées de remettre 3 billets de 1000franc aux douaniers pour pouvoir continuer leur route. Sinon ces derniers les obligeaient à compter un à un leurs articles, histoire de les punir.

Pour notre voyage, le calvaire commença au poste de Richard-Toll. Connaissant le jeu espiègle des douaniers, les femmes avaient déjà préparé l’argent et les quittances qu’elles avaient confiés au chauffeur. Un agent de la douane se présenta devant nous pour récupérer les quittances avant de disparaître. Le chauffeur le suivit et lui remet sans prendre de gants 3000franc.

Il met l’argent sans gêne dans sa poche et d’un geste de la main, il demanda au chauffeur de partir. L’argent en poche, il n’a plus besoin de contrôler les bagages des autres passagers. Sur le trottoir, deux autres voitures attendaient leur tour.

Prochain poste, Université Gaston Berger de St Louis. Là aussi, les commerçantes avaient déjà préparé l’accueil des douaniers. Les 3000franc étaient déjà mis à coté. Devant l’Université ; quatre douaniers attendaient soigneusement leur récolte quotidienne. Sous le regard furtif de leur chef ; les trois agents eurent peur de demander l’argent aux pauvres dames ; mais ils les sommèrent de descendre de la voiture et de compter un à un les articles mentionnés sur les quittances.

Une punition sévère qui nous fait perdre 2 tours d’horloge. Heureux de bluffer leur chef, ils laissèrent pantois les pauvres dames sur le trottoir. Arrivés à Kébémer, les douaniers en poste prennent eux aussi leur part du gâteau. Comme leurs confrères de Ross-Béthio, ils ne s’intéressent pas aux contenus des bagages, seul l’argent les intéresse.

Awa l’une des commerçantes raconte « on est habitué à cet escroquerie. Mais je pense que ce n’est pas la peine de nous faire payer une quittance à Rosso ; vu que les douaniers nous réclame à chaque fois de l‘argent » Pour narguer les passagers, les douaniers quémandent du thé, du sucre ou n’importe quelle denrée qu’ils pourront revendre à des receleurs qui les suivent comme leurs propres ombres. Bouches bées, nous continuons exaspérés notre route. Des comportements inadmissibles qui frisent l’idiotie et qui sont hélas monnaies courantes sur cet axe.

Dialtabé

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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

dimanche 27 mars 2011

Zouerate : Le Maire offre au lycée de Zouerate un jeu de maillots et des ballons.




Le Maire de Zouerate a offert à l’équipe du lycée de Zouerate un jeu de maillot et des ballons de football le samedi 26 mars.

La cérémonie de remise de ces équipements s’est déroulée à l’hôtel de ville en présence du Délégué Régional de la culture, de la jeunesse et des Sports Mr Bouh Ould Imigine, du Directeur des Etudes du lycée de Zouerate Mr El Kori Ould Soula, de l’Adjointe Au Maire chargée des affaires socioculturelles Madame Lehdya Mint Louleid, du secrétaire général de la ligue de football Mr Mangassouba , du professeur d’EPS Mr Dieye Balle et des représentants de l’équipe du lycée.

Dans un mot prononcé à l’occasion, le Maire Mr Yacoub Ould Salem Vall s’est dit heureux de pouvoir faire cette modeste contribution qui rentre dans le cadre d’un programme plus vaste destiné au milieu éducatif.

Il a précisé qu’aujourd’hui dans la ville de Zouerate, tous les établissement scolaires ont été réhabilités et disposent de suffisamment de table-bancs. Il a aussi annoncé qu’une réhabilitation est prévue pour le lycée de Zouerate pour un montant de plus de dix millions d’ouguiyas.

A son tour le Délégué Régional de la Culture, de la Jeunesse et des sports a affirmé qu’il apprécie à sa juste valeur ce geste et a annoncé au même moment le projet de construction d’un stade de cinq mille places destiné à la ville de Zouerate.

Pour sa part l’adjointe au Maire et professeur au lycée de Zouerate, a précisé que les équipements aideront sans nul doute à encourager leurs élèves surtout dans cette période de compétition sportive. Le professeur d’EPS Mr Dieye Balle a signalé l’insuffisance des encadreurs sportifs au lycée de Zouerate, un seul pour le lycée.

Le représentant de la Ligue Régionale de Football a remercié la commune au nom de la ligue. C’est pour la première fois, dit-il, qu’un Maire offre des équipements sportifs au lycée de Zouerate. Ce geste, ajoute t-il, mérite d’être encourager. Il est à noter qu’un match du Tournoi scolaire de football, Challenge Sidi Mohamed Abbas est prévu l’après-midi dans le cadre de la première journée. Un match qui opposera le lycée d’Atar au lycée d’Akjoujt.

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Source :
Abdallahi Dieng Ould Cheikh

Démarrage à Kaédi du projet d'appui à l'enseignement originel dans les zones les moins favorisées en 2011.





M. Ahmed Ould Neiny, ministre des affaires islamiques et de l'enseignement originel a donné dimanche, dans les locaux de la commune de Kaédi le coup d'envoi des activités du projet d'appui à l'enseignement originel dans les zones les moins favorisées en 2011.

Ce projet qui intervient sur toute l'étendue du territoire national a pour but, notamment, de dynamiser le rôle des mosquées dans la propagation d'une culture islamique modérée.

Dans un mot prononcé pour la circonstance, le ministre a rendu hommage au bilan positif de ce projet au cours de l'année écoulée, à savoir le recrutement de 276 imams de mosquées et professeurs de mahadras qui ont dispensé des cours dans le Coran, le hadith, la vie du prophète , la langue arabe et l'éducation civique. Ces cours, a-t-il précisé, ont été hautement appréciés par le public.

Il a ajouté que le champ d'intervention du projet s'est élargi pour englober toutes les zones du pays, notamment les zones des régions de la rive droite du fleuve Sénégal, et ce en raison de l'intérêt qu'accorde le Président de la République, Monsieur Mohamed ould Abdel Aziz aux affaires nationales en général, et particulièrement dans les localités les moins favorisées dans le pays.

Le ministre a indiqué que la wilaya du Gorgol bénéficie cette année d'un récrutement de 34 imams de mosquées et de professeurs de mahadras, en plus de l'ouverture très prochaine de 48 salles d'alphabétisation, en collaboration avec les autorités administratives de la wilaya.

M. Ahmed Ould Neiny a souligné qu'en faisant preuve de détermination pour la réussite du projet, les imams des mosquées et les professeurs des mahadras confirment leur volonté de suivre l'exemple de nos ancêtres connus pour leur action visant à propager les connaissances et à faire connaître les enseignements de notre sainte réligion, l'Islam.

Le ministre a demandé aux imams des mosquées et aux professeurs des mahadras de servir d'exemples de bonne conduite et de dévouement.

Le programme de la manifestation comporte trois conférences-débats sur les objectifs du programme, l'enseignement originel et l'importance des précis dans le rite malékite.

Il est à noter que l'analphabétisme est très repandue au Gorgol, notamment dans ses zones rurales, malgré le fait que la wilaya compte 266 mahadras. L'an dernier, le ministère des affaires islamiques a ouvert 36 centres d'alphabétisation dont ont profité 218 personnes.



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Source :
Agence Mauritanienne d'Information

Coulisses de la visite du Président de la république dans la citée frondeuse.




C’est en août prochain que le président fêtera sa seconde année d’accession au pouvoir sans vraiment être certain d’avoir enrichi son capital de confiance parmi les populations frustrées partout, dans le nord, dans le sud et au centre du pays, mais de manière plus grande dans le Tagant, cette wilaya qu’il vient de visiter en quatre heures de temps, suscitant de la part de ces habitants des interrogations sur le pourquoi de cette visite dans la citée frondeuse à Ould Abdel Aziz, dans la ville aux cadres marginalisées, Tidjikja que le régime voulait rayé d’un trait toutes les traditions d’organisation politique et socioéconomique séculaire qui a encore de longues décennies pour disparaître.

En effet, à l’intérieur du pays, le président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz, s’investit à son maximum pour convaincre les bailleurs de fonds, lesquels avaient indexé le régime de gouverner en solo, en marginalisant les minorités, ce qui pourrait être fatal pour l’octroi de tout futur soutien financier des bailleurs de fonds.

Ce constat politique partagé par tous, comme celui du président français Nicolas Sarkozy compromet totalement l’avenir politique Ould Abdel Aziz qui pourrait à la lumière de sa gestion actuelle du pays être désavoué par les urnes et donc perdre le pouvoir sur lequel il a une emprise de fer.

Le chef de l’Etat n’a pas encore trouvé la marge de manœuvre nécessaire pour arriver à cette fin et pour maximiser ses chances d’emporter sans coup férir un second mandat, surtout, si l’on sait que sur le plan politique, on assiste depuis l’installation du gouvernement du Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf à une véritable politique de l’autruche.

Les politiques montrent une fois de plus que leurs intérêts personnels sont au-dessus des intérêts de leur pays. Des problèmes se posent aussi à l’occasion ou en dehors des périodes électorales. Par pudeur certainement, ces problèmes sont résolus sans tapage dans certains pays pour sauver leur popularité. Mais ce qui est constant en Mauritanie, c’est des campagnes de dénigrement qui ne cessent de porter un coup sérieux au modèle démocratique que représentait la Mauritanie après le changement du 03 août 2005.

Et pour revenir à la capitale du Tagant, la ville frondeuse du Tagant à l’actuel pouvoir, dont certains avaient été emprisonnés par le régime de Ould Abdel Aziz, tout n’a pas été dit sur les coulisses qui l’ont caractérisé, notamment cette première audience accordée par le président à Oud Waghef, Ould Biye et consorts par le chef de l’Etat avant que ce dernier ne juge le moment non propice pour discuter.

A Tidjikja, dans laquelle le président n’a passé que quatre heures de temps, Ould Abdel Aziz n’a pas été reçu par Biya et ses compagnons ; prenant une douche froide devant la faible mobilisation faite par Adil et son leader l’ancien premier ministre Ould waghef ; qui depuis son ralliement de la majorité attend vainement un retour de l’ascenseur qui ne vient pas des autorités, s’interrogeant à quoi sert-il de courir vers un pouvoir qui ne tient qu’à une ficelle.

Par ailleurs, les écoliers atteints par la varicelle n’ont pas été conduits pour défiler devant le président, mais rassemblés dans les établissements, s’exposant ainsi à une contamination facile et rapide par la prolifération, loin de leurs enseignants encadreurs qui avaient peur d’attraper « khelvit ».

La visite présidentielle de Tidjikja a conduit certains à se demander pourquoi Ould Abdel Aziz arrive dans une ville dont il a déclaré la guerre à ces fils dés son mouvement de rectification et se demandent quelle moustique l’a piqué en parlant d’analphabétisme dans une région productrice des plus grands cadres, technocrates et intellectuels du pays.

Le président a sans doute constaté qu’il n’est pas la bienvenue dans cette ville, qu’il a quitté dans la précipitation sans la compagnie du Wali et des autorités comme s’il veut endosser la responsabilité aux autorités territoriales alors que c’est lui le premier qui a sème le vent dans cette région que c’est aujourd’hui lui qui doit récolter la tempête.

Ahmed Ould Bettar

Rosso : La police arrête des responsables de boutiques « Opération Solidarité 2011 » accusés de vendre les produits de façon illégale.





Une source généralement bien informée a révélé à Sahara média que la police de Rosso, ville frontalière avec le Sénégal, a arrêté des responsables de boutiques de l’Opération « Solidarité 2011 » accusés d’avoir vendu des produits dans des conditions non transparentes.

Une mission de contrôle envoyée par le gouvernement et arrivée dans la ville de manière inopinée, a remarqué la disparition de près de 2 millions d’UM au niveau des boutiques de l’Opération « Solidarité 2011 ».

C’est l’un des premiers accrocs au niveau de cette opération lancée par le gouvernement mauritanien pour permettre aux populations les plus pauvres de pouvoir s’approvisionner en produits de première nécessité à des prix acceptables.

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Source :
Sahara Medias (Mauritanie

Rosso : Haimeda Ould Magha, le rebelle du PK6 !




Dans le cadre de la création de Rosso ville-nouvelle au PK6 sur le tronçon Rosso-Nouakchott, l’état essaye de satisfaire les anciens habitants en leur octroyant des terrains de choix. Pour se faire les autorités auraient désigné une commission de sept personnes.

Ladite commission serait chargée de dresser une liste des autochtones du PK6 afin que ces derniers puissent bénéficier de terrains lotis dans la zone. Cette procédure n’a pas plu à tout le monde, surtout Haimeda Ould Magha cadre supérieur de Tasiast et notable de la ville de Rosso mais aussi autochtone habitant du PK6.

« Je suis un habitant autochtone du PK6, il m’a été rapporté que l’état accorde une importance particulière à la tribu Oulad Benioug à la quelle j’appartiens et cela me m’adule mais je m’oppose farouchement au fait qu’une commission de sept personnes toutes issues de la tribu Oulad Benioug soit désignée pour dresser la liste des anciens habitants du PK6...

...car ce n’est pas une question de tribu et la commission dont il est question n’est pas du tout représentative du PK6 car seul Sidi Ould Messaoud peut parler au nom des habitants du PK6 mais malheureusement il ne peut pas s’acquitter de la mission qui lui est dévolue.

Cette localité a été constituée les années 1962,63 et 64 par quelques familles dont certes des oulad benioug mais ils ne sont pas les seuls. Je le dis haut et fort ; les résultats de cette commission ne seront jamais acceptés par les anciens habitants du PK6. Nous demandons à ce que les autorités prennent leurs responsabilités car les anciens habitants du PK6 n’accepteront jamais la distribution sous la forme envisagée.

Dans cette terre on ne doit pas parler de tribu car c’est contraire à toute politique réformatrice. Il faut surtout parler des anciens habitants à qui l’état doit donner la priorité or la commission désignée n’est pas sensée connaître les anciens habitants de la localité. Je répète que je suis ressortissant de cette tribu mais ce n’est pas une raison de cautionner le faux…»

Ces propos montrent si besoin en est, que la distribution prévue par l’état aux premiers habitants du PK6, risque de faire beaucoup de bruit si jamais on ne tient pas compte des avis des uns et des autres. A titre d’exemple, Haimeda qui pense qu’une commission à connotation tribale est une grosse erreur, quoiqu’il soit issu de la tribu en question, se révolte pour dit-il que les autres familles qui ne sont pas de cet ensemble tribal ne soient pas privées de leur droit d’anciens habitants du PK6.

Propos recueillis par Jiddou Hamoud


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Source :
Jiddou Hamoud

Brakna : Le LETP de Boghé forme 125 diplômés chômeurs.




Le lycée d’enseignement technique et professionnel de Boghé abrite depuis le 20 mars et ce jusqu’au 19 mai prochain, une session de formation au profit de 125 diplômés chômeurs (agronomes, géographes, historiens, informaticiens) exécuté dans le cadre d’un vaste programme de mise en valeur de 1300 hectares dans la plaine de Mpourié.

Selon le directeur de l’établissement, M. Mrabbih Ould Abderrazaq, les modules de formation portent sur les techniques de production du riz (540 heures), les techniques de production du blé (120 heures) et la production animale (180 heures) soit un volume total de 840 heures dont 540 pour les travaux pratiques.

A l’issue de la formation, les bénéficiaires disposeront chacun de 3 vaches laitières et 10 hectares à Mpourié (Rosso) avec un financement de l’Etat durant la 1ère campagne. Une bourse mensuelle de 40 000 UM leur sera également versée durant les deux mois de formation.

Le choix du lycée d’enseignement technique et professionnel de Boghé pour abriter la présente session fait suite à un appel d’offre lancé par le comité chargé de la mise en œuvre du programme présidé par M. Coulibaly (Chargé de mission au MDR) et comprenant entre autres le directeur de l’insertion, le directeur de l’Observatoire de l’emploi et un représentant de l’INAP.

Ce choix consacre la qualité de l’offre technique de cet établissement crée par le décret 98 080 du 2 novembre 1998 et qui assure la formation dans trois spécialités à savoir l’agronomie, la maintenance du machinisme agricole et l’artisanat rural réparties en deux cycles : le BEP (Brevet d’enseignement professionnel) et le BT (Brevet de technicien).

Notons que la cérémonie de lancement de cette session bimestrielle a été présidée par le Hakem de la mouqata’a, M. Ahmedna Ould Mohamed Lemine et du maire de la commune, M. Bâ Adama Moussa qui ont exhorté les bénéficiaires « à tirer le maximum de profit de cette session qui ne manquera pas d’améliorer leurs compétences en matière de production agricole et animale ».

Dia Abdoulaye
camadia6@yahoo.fr

Le jumelage de Rosso et Moissy Cramayel fait des émules.



Rosso est jumelée à la commune française de Moissy Cramayel, depuis 1986, une entente qui a beaucoup profité à la capitale du Trarza, sur plusieurs plans. Parallèlement au jumelage, des bonnes volontés françaises ont mis sur pied une association dénommé «le collectif des amis de Rosso».

Cette association ravitaille, chaque année, la ville et ses environs, en matériels sanitaire, agricole, scolaire mais aussi finance de multiples petits projets.

L’année dernière, la commune de Moissy a envoyé, sur proposition du collectif, une délégation de neuf jeunes moisséens – sept filles et deux garçons – à Rosso, en vue de mettre sur pied, avec les jeunes de Rosso, un «chantier jeunes» qui s’est matérialisé par un beau jardin qui ceinture, désormais, la mairie.

Les jeunes moisséens étaient encadrés par deux membres du collectif – Vincent Cangi, son président et Florence Berry, sa vice-présidente – et deux autres cadres de la commune de Moissy, Frank Dessoubri et Estelle. Durant leur séjour, les jeunes ont appris à se connaître. Mieux certains se sont connus au point de s’aimer. Hé oui: Bocar Ba, un jeune de Rosso, a réussi à charmer mademoiselle Emilie Carrouget, une moisséenne.

Les deux jeunes ont tissé une relation amoureuse qui a entraîné la jeune fille à revenir, quelques mois plus tard, rendre visite à son amoureux. Convaincus que leur relation était sincère, nos tourtereaux décident, alors, de se marier et c’est justement ce qu’ils ont fait, à Rosso, durant la dernière fête du Maouloud. La jeune fille est venue avec sa maman, malgré la menace terroriste qui planait en Mauritanie.

L’ambiance fut très festive. On a chanté, dansé, mangé et beaucoup rigolé. Souhaitons heureux ménage au nouveau couple qui a convolé en juste noces, en concrétisant, ainsi et de fort belle manière, le jumelage Rosso-Moissy. Nous lui souhaitons beaucoup de poussins. Mais où est le poulailler, Cheibany? A Rosso, bien sûr!

Jiddou Hamoud / Rosso


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Source :
Jiddou Hamoud

Sélibaby : Visite présidentielle : Rupture de style




A Sélibaby, la visite du président de la République rompt avec le faste d’antan. Ni fanfare, ni soirée artistique, ni haies humaines, ni troubadours et surtout, très peu de Nouakchottois Une vraie rupture avec les carnavals habituels. Lutte contre la gabegie oblige !

Ould Abdel Aziz est arrivée vers 17 h 30 à l’aérodrome de la capitale du Guidimagha. Il embrasse sur la tête les deux fillettes qui lui tendent lait et dattes, serrent quelques mains, récupère quelques lettres, répond avec simplicité à quelques citoyens et va à l’essentiel.

Sur le site de la cérémonie de pose de la première pierre de la ligne haute tension, il écoute le maire APP de Sélibaby, puis le discours du ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Mohamed Lemine Ould Aboye, avant de s’adresser aux populations venues l’accueillir.

Il promet à la ville deux ambulances et une unité de radiologie pour l’Hôpital, rassure les populations sur les capacités financières du pays à engager la bataille contre le sous-développement et demande aux habitants du Guidimagha de faire preuve de plus de vigilance face à la menace terroriste qui pèse sur la sécurité du pays en rappelant que les auteurs de la dernière tentative s’étaient infiltrés à partir de la wilaya du Guidimagha.

Le projet d’électrification des localités de Sélibaby et de Gouraye à partir de Mannantali via Bakel (Sénégal) dont les travaux seront bouclés en 16 mois permettra la fourniture de l’énergie hydroélectrique aux agglomérations rurales et urbaines de la zone concernée. Il s’agit de l’installation d’un poste de transformation d’une puissance de 90/30 KV et d’une ligne électrique de 90 KV longue de 50 KM reliant les postes de Sélibaby et de Bakel.

Les explications concernant ce projet sous-régional ont été faites par le Haut Commissaire de l’OMVS, Mohamed Salem Ould Merzoug qui était accompagné d’une forte délégation dont le président en exercice du Conseil des Ministres de l’OMVS.

Pour désenclaver la wilaya, le président de la République promet la reprise très prochaine des travaux de l’aéroport et la possibilité de la création d’une ligne aérienne directe Paris/ Sélibaby compte tenu de l’importance de la diaspora originaire du Guidimagha. Mauritanie Airlines International dont la flotte est déjà forte de trois avions pourrait bien relever un tel défi.

En attendant, Ould Abdel Aziz a donné le coup d’envoi du démarrage des travaux du tronçon bitumé Sélibaby- Gouraye long de 45 km et a promet un coup de fouet aux travaux sur l’ensemble de l’axe Kaédi-Mbout–Sélibaby-Gouraye.

Auparavant, le ministre de l’Equipement et des Transports, Yahya Ould Hademine et le Chef de la Délégation européenne, Hans- Georg Gerstenlauer ont donné d’amples détails sur les financements et les travaux de cet important projet qui permettra à la wilaya de sortir enfin de son enclavement étouffant.

Dans la soirée, le président de la République s’est entretenu avec les cadres de l’administration locale et les élus de la wilaya.tôt le matin, il reprendra l'avion-taxi espagnol pour rentrer à Nouakchott où il présidera la réunion hebdomadaire du conseil des ministres du jeudi.




Source :
RIM24 (Mauritanie)

mercredi 23 mars 2011

Le Président de la République supervise la cérémonie d'inauguration de la station régionale de Radio Mauritanie au Tagant



Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a supervisé, mercredi à Tidjikja la cérémonie d'inauguration de la station régionale de Radio Mauritanie au Tagant. Il s'agit de la 6eme station régionale de Radio Mauritanie à être inaugurée à l'intérieur du pays.
Ces stations régionales ont été exécutées sur instructions du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz lors de sa visite, le 6 août dernier à Radio Mauritanie. A cette occasion, le Président de la République avait, en effet, appelé à la généralisation des stations régionales et à faire profiter l'ensemble des citoyens des émissions de la Radio.
La station dont l'émission couvre un rayon de 40 km comprend un émetteur d'une capacité de 300 watts, une salle d'émission, un studio équipé de matériels modernes et des bâtiments administratifs. Une équipe de journalistes et de techniciens expérimentés y travaillent.
Tout au long de la journée, la station présente des bulletins d'informations, des programmes directs et indirects d'orientation et de récréation qui tiennent compte des spécificités de la wilaya et de la nature de la vie économique, dans l'intérêt des populations et pour appuyer les plans du développement initiés par le gouvernement. Ils font ressortir aussi les potentialités économiques et touristiques de la wilaya.
La station accorde, par ailleurs, un intérêt particulier à l'histoire de la wilaya et à sa culture tout en donnant une place de choix aux personnalités culturelles et aux foukahas du Tagant.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, le ministre de la communication et des relations avec le parlement, M. Hamdi ould Mahjoub a indiqué que la supervision de cette cérémonie d'inauguration par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz prouve l'intérêt qu'accorde l'Etat aux questions intéressant les citoyens, constitue une réponse aux aspirations des populations de l'intérieur du pays et montre l'importance accordée au développement régional et local.
Le ministre qui prononçait un mot à l'occasion de la cérémonie d'inauguration de la station a précisé que celle-ci ouvrira large le champ devant les populations pour qu'elles posent les questions qu'elles jugent essentielles. Elle sera aussi, a-t-il dit, un moyen qui leur permettra d'exposer leurs vues et une tribunes pour poser tous les problèmes dont souffre la wilaya, appelant les responsables de la station à consacrer cette orientation.
Le ministre a affirmé que la liberté de la presse est un choix national irréversible, soulignant que les médias publics sont des établissements nationaux au service de toutes les couches de la société.
Il a en outre précisé que les troubles que connaît le monde actuellement sont dus au manque des libertés avant d'appeler les responsables de la presse privée et publique à faire preuve de professionnalisme et de neutralité dans le traitement des questions nationales.
Pour sa part, le maire de la commune de Tidjikja, M. Mohamed Ould Biha a loué l'inauguration de cette station qui vient pour ancrer l'identité civilisationnelle des populations du Tagant.
Il a ajouté que l'information à l'époque de la mondialisation constitue un outil de développement social, étant donné le rôle qu'elle joue dans la transmission des expériences et les opportunités de communication qu'elle offre aux sociétés.
Le maire a enfin affirmé que l'ouverture de cette station est considérée comme une étape importante pour la matérialisation du droit du citoyen à l'information, exprimant le vœu de la voir constituer un pilier de développement au Tagant et contribuer dans l'encouragement du dialogue et de l'ouverture.

AMI