mardi 9 décembre 2014

Le Sénégal remet à la Mauritanie le trésorier d’Aioun qui était en fuite

Le Sénégal remet à la Mauritanie le trésorier d’Aioun qui était en fuite D’une source jugée fiable, nous avons appris que la gendarmerie sénégalaise a remis aux forces de sécurité mauritaniennes, W.K, le trésorier régional d’Aioun, la capitale du Hodh El Gharbi, qui était en fuite, vers le Sénégal, après son inculpation dans une affaire de malversations financières estimée à plus d’un milliard de nos ouguiyas.

L’opération a eu lieu, lundi 08/12, à Rosso, la capitale du Trarza, entre les forces de sécurité des deux villes frontalières. Ce détournement aurait été dévoilé par une mission de contrôle de l’Inspection générale d’Etat (IGE), lors de son passage à la trésorerie régionale du Hodh El Gharbi, en novembre dernier, selon nos sources.

A ce sujet, une source médiatique, a signalé que le trésorier avait établit de fausses pièces comptables libellées « financements et dépenses sur les communes d’Agjert et d’Aioun » estimés à 276 millions d’um.
Tawary 

lundi 8 décembre 2014

Hodh Chargui : Néma, un tam-tam haratine qui fait bouger les Shorfas

Hodh Chargui : Néma, un tam-tam haratine qui fait bouger les Shorfas Suite à une lettre adressée au wali du Hodh Charghi en date du 23 Juillet 2014 par l’ancien député et ancien ministre des finances : monsieur Moulaye M’hamed ould Moulaye D’khil dans laquelle il évoque l’histoire d’un tam-tam Haratine « Degdague » dont les Shorfas veulent s’accaparer l’appartenance.

Etant Haratine sans complexe et membre de l’une des grandes familles fondatrices de la ville de Néma (Ehil Meissé) et de la famille détentrice de ce fameux et glorieux tam-tam depuis des millénaires. Ce tambour du désert dont l’auteur de la lettre n’a pas voulu ou peut être par oubli de mentionner la famille Haratine détentrice qui s’est faite un nom respectable et respecté dans le Hodh Charghi.

Eh bien ! Cet article a été fait dans le but de mentionner ce qu’a été oublié et non pas de rentrer dans une polémique d’historiens avides d’histoire. Pour mieux se requinquer de cet article, il s’avère important de lire la lettre que vous aurez dans toute son intégralité à la fin de l’article.

Cependant « Degdague » est un mot complexe et difficile à définir. Venu des contrées lointaines, cet instrument musical tant convoité a certainement une histoire mystérieuse et confuse. Peut être qu’il a changé maintes fois de nom à travers les diverses sociétés qui l’ont adopté. Arrivé chez les maures, ce tambour au rythme fort et cadencé était l’apanage de la classe aristocratique et féodale avant d’être permis aux autres de passer le « Tango ».

Comme l’avait souligné l’auteur de la lettre : « Degdague » (fut utilisé en l’honneur du roi à l’occasion de cérémonies royales et de l’annonce de ses discours). Pour rafraîchir la mémoire aux amateurs de « Degdague » en hassanya « casser », casser le rythme des petits tambours qui l’accompagnent ou bien « casser le cœur » dans le sens de sentiments.

Eh bien ! En considérant la grande famille Ehil Moissé détentrice de ce tam-tam unique en son genre, leur ancêtre Moissé le grand batteur de ce tam-tam avait fait la transition à ses fils et « Degdague » est devenu l’héréditaire de père à fils. Aujourd’hui c’est Mohamed Touré dit Boudahya qui perpétue cette tradition socio- culturelle à Néma durant les grandes manifestations (élections, arrivées du chef de l’Etat et autres).

A cet effet, il importe d’évoquer le prestige de « Degdague » à travers les événements qu’il a marqués par son rôle grandiose.

Véritable phénomène de société, « Degdague » impressionne, captive, émerveille et stupéfait par son rythme endiablé. Les Shorfas, Ehel Moulaye Ismaïl ne peuvent s’en passer. Au moindre événement, ils font appel à « Degdague ». Attention ! Ce tambour est différent du « tambour de la mort » Article de Nouakchott Info N° 2466 /30/04/12 dans lequel est évoqué le rôle prépondérant du tam-tam de cette société Némaenne . Instructive et porteuse de bonnes nouvelles, cette lettre apportera de l’eau au moulin des traditions porteuses du fardeau des anciens et laissons libre cours à chacun de commenter à sa propre manière.

Wait and see

Ba Touré
Inspecteur principal de l’Education Nationale
Hodh Charghi-Néma

Hôpital Nouadhibou: pas d’appareils nécessaires au service de la radiologie, selon O. Bilal

Hôpital Nouadhibou: pas d’appareils nécessaires au service de la radiologie, selon O. Bilal

Depuis six mois, le service de radiologie à l’hôpital de Nouadhibou ne dispose pas d’appareils nécessaires à son fonctionnement, selon le constat du député Ghassem Ould Bilal qui a noté que la structure sanitaire bénéficient cependant de gros moyens financiers.

L’élu a également déploré l’absence selon lui de médecins spécialistes aux services de pédiatrie et de cardiologie et il a estimé que des patients décèdent par négligence du personnel.
Alakhbar 

Lu pour Vous

Djibril Diaw Auteur/Réalisateur/ journaliste/ Grand Cinéaste Mauritanien récompensé en France.


Il revient encore par son talent dans l’univers du cinéma ce 7 Décembre 2014 en France.
C’était à l’occasion du Festival DOCS Afrique qui regroupé plus de 30 Films.
Le festival Docs Afrique[s] est né du désir de faire découvrir au public français et plus largement occidental, l'évolution du continent africain, encore trop souvent victime de préjugés et d'images négatives. Débats, rencontres et projections de documentaires récents dans plusieurs salles à Paris donneront au plus grand nombre l’occasion d'aller à la rencontre d’une Afrique moderne, de questionner les enjeux internes de son développement et sa situation sur la scène internationale.
Docs Afrique[s] propose des documentaires réalisés par de jeunes cinéastes qui nous montrent une image à la fois imposante et éclairante des profondes transformations qui interviennent actuellement dans les sociétés africaines. Les thèmes les plus significatifs de nos documentaires traitent de la migration, l’éducation, la santé, le développement urbain, le droit des femmes ou encore l’égalité des chances.. 
 La roue continue de tourner pour le jeune réalisateur Djibril Diaw.
Diaw  Djibril, a été primé ce dimanche 7 décembre à Paris pour son Moyen métrage "Retour cimetière".
 Cette  œuvre  grandiose  de moyen métrage  Présenté en compétition avec plusieurs films  documentaires lors  de la première édition du festival Docs Afrique.
 Un film qui traite de l'impossibilité pour les rapatriés du village de Donaay ; dans le Tooro mauritanien, de mettre en terre leurs morts en Mauritanie.
Leur cimetière spolié par les autorités mauritaniennes au profit d'un agrobusiness Maure, leur est interdit d'accès.
 Ils sont désormais obligés de traverser le fleuve Sénégal, dépouille mortuaire en pirogue pour ensevelir leurs morts.
Retour sans cimetière traite de la déshumanisation des Negro-mauritaniens dans leur propre pays.  Après 1989, une autre réalisation de l'une des plus grandes promesses du cinéma Mauritanien.
Le réalisateur sera présent dans la semaine au festival de documentaire de Lille pour représenter son film retour sans cimetière prévus le samedi 13 décembre.
 Le jeune homme Thiouballo (Pêcheur) au Sud de la RIM  fait partie de la nouvelle génération de cinéastes documentaristes sur lesquels la Mauritanie peut désormais compter sans faille. Djibril Diaw dit Baba Diaw est natif de Boghé, en Mauritanie, au sein d’une famille multiculturelle. Après des études d’Informatique et Gestion, à l’université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal, il décide de revenir dans son pays.
Sa rencontre avec Abderrahmane Ahmed Salem, directeur de la Maison des Cinéastes et Rachel Effantin coordinatrice de formation dans la même structure, le décide à se plonger dans le cinéma. Le cinéma constitue pour Djibril, un moyen de rencontre et d’acceptation de l’autre, un pont entre les cultures mauritaniennes, africaines et mondiales.
 
Après sa formation en audiovisuel au sein de la Maison des Cinéastes, le jeune homme réalise un premier film documentaire intitulé « 1989 » qui relate le conflit sénégalo-mauritanien. Ce film a remporté le deuxième prix du festival de la Senaf (Semaine National du Film) l’histoire retiendra que Djibril Diaw est le premier Mauritanien a avoir réalisé un film sur les événements de 1989.Il s’est également classé troisième au concours international de Vidéo Challenge Démocratie, organisé par l’Ambassade des USA à Nouakchott. 
Son film, intitulé 1989, a été sélectionné  en novembre 2013 en compétition officielle pour la première édition du Festival d’Alger du cinéma Maghrébin.
Ce film explore les coulisses d’une tragédie humaine, d’une époque sombre de l’histoire récente de la Mauritanie
Djibril Diaw est l’initiateur du Festival de l’Image du Fleuve (FIF) qui se déroule annuellement à Boghé, dans le sud de la Mauritanie. Il est, par ailleurs, le réalisateur du long-métrage "Retour aux cimetières". 
Le 12-05-2014  son film retour sans cimetière fut sélectionné au  Cycle de projections Docs Afrique[s] sur la péniche Anako à paris  en présence de La projection sera suivie d'un débat animé par: Riccardo Ciavolella : Docteur en Anthropologie sociale et ethnologie à l’EHESS et à l’Université de Milan-Bicocca , Chargé de recherche au CNRS et membre de l’IIAC/LAIOS.   Ses recherches portent sur l’anthropologie politique et les mobilisations et formes de résistance des groupes subalternes en Afrique de l’Ouest (Mauritanie, Sénégal, Mali, Bénin).
Son ouvrage « Les Peuls et l’État en Mauritanie, une anthropologie des marges » (2010), retrace les différentes formes de marginalité endurées par les Fulaa'be, de l'époque coloniale jusqu'aux récentes tentatives de démocratisation, en passant par le conflit Sénégalo-mauritaniens de 1989.  Bravo à cet homme  qui a reçu  ce  prix Mention Spéciale du jury  du festival des films documentaires Afrique.

dimanche 7 décembre 2014

Le Directeur général de l'Agence Nationale Tadamoun supervise l'inauguration d'un certain nombre de réalisations dans plusieurs villages relevant de la commune de Souddoud

 Le Directeur général de l'Agence Nationale Tadamoun supervise l'inauguration d'un certain nombre de réalisations dans plusieurs villages relevant de la commune de Souddoud   Dans le cadre des festivités marquant le 54eme anniversaire de l'indépendance nationale, Me Hamdi Ould Mahjoub, Directeur général de l'Agence nationale Tadamoun pour la lutte contre les séquelles, pour l'insertion et la lutte contre la pauvreté a supervisé, vendredi, dans le village de Daber, relevant de la commune de Souddoud, une école fondamentale, un centre de santé, un local pour le médecin, une mosquée et une mahadra, réalisés par l'Agence nationale Tadamoun.

Le directeur général a en outre inauguré 3 salles de classe dans le village de Legned et 3 autres dans les localités de Kehmeit et de Dakhlet Initi relevant de la moughataa de Moudjéria.

Dans un mot prononcé pour la circonstance, le directeur général de l'Agence Nationale Tadamoun a indiqué que ces réalisations viennent répondre aux aspirations des populations et confirmer l'intérêt accordé par les pouvoirs publics à l'enseignement dans ses deux aspects moderne et originel dans le but d'éradiquer la pauvreté et les séquelles de l'esclavage.

Il a ajouté que ces inaugurations coïncident avec le lancement d'un certain nombre de projets de développement au profit des populations en général et des nécessiteux en particulier, appelant les citoyens à rester attachés à l'unité nationale qui constitue, a-t-il dit, la base solide de la stabilité de la Mauritanie.

Il a en outre souligné que l'unité nationale est l'unique garantie pour la prospérité et le développement de la société mauritanienne.

Le directeur général a affirmé aux populations que les travaux de reconstruction du barrage de la localité de Daber débuteront dans les prochaines semaines.

De son côté, le wali du Tagant, M. Yahya Ould Cheikh Mohamed Vall a indiqué que ces réalisations viennent consacrer l'ancrage de la justice sociale, conformément aux orientations du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et compléter les efforts menés par l'Etat dans le but d'assurer le bien être des citoyens.

Le maire de la commune de Souddoud, M. Mohamed Ould R'Meidhine Ould Labeid Lahmar a remercié le Président de la République pour l'action menée en faveur des couches vulnérables.

Quant à la députée de la moughataa de Moudjéria, Mme Oumoukelthoum Mint Ethmane Sid'Ahmed El Yassa, elle a souligné que ces grandes réalisations accomplies par l'Agence nationale Tadamoun s'inspirent du projet de société du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz. 
 AMI

Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable au secours des blessés lors d’un accident intervenu sur la route Nouakchott-Rosso [PhotoReportage]

Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable au secours des blessés lors d’un accident intervenu  sur la route Nouakchott-Rosso [PhotoReportage]

Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable Monsieur Amédi Camara a quitté ce matin Nouakchott pour entamer une mission qui le conduira successivement au Trarza, Gorgol et Guidimagha.

Cette mission s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de sensibilisation et de suivi que son Département entame chaque année dans les différentes Wilayas Agro-Sylvo -Pastorales en vue de sensibiliser d’avantage les autorités administratives, sécuritaires et les populations locales de ces Wilayas pour sa réussite et d’évaluer l’état d’avancement des travaux de pares feux qui y sont effectués.

Lors de son déplacement vers la Wilaya du Trarza, le Ministre s’est arrêté au niveau du PK 50 de Rosso, pour secourir les blessés d’un accident de route qui venait juste de se produire.

Le Ministre a alors mis à la disposition des blessés toute la logistique de sa délégation, et les blessés ont été conduits aussitôt vers l’Hôpital Régional de Rosso, où le Wali et les autorités administratives et sécuritaires les attendaient.

Cet élan de solidarité et ce geste humain du Ministre et de sa délégation ont été salués par le Wali et les populations de Rosso lors de la réunion tenue à Rosso en présence des différents acteurs et les élus locaux de la Moughataa.




Avec Cridem, comme si vous y étiez...






F’Dèrik : Nouvelles arrestations parmi les sauniers

F’Dèrik : Nouvelles arrestations parmi les sauniers   Décidément, le litige d’exploitation et de gestion de la saline d’Idjil n’a pas encore livré ses derniers secrets. Vendredi soir une vingtaine de travailleurs de la sebkha ont été interpellés par des éléments de la brigade de gendarmerie de F’Deirik alors qu’ils se rendaient à leur lieu de travail, rapporte une source à Mauriweb.info.

La même source souligne que peu de temps avant, les autorités judiciaires locales leur avaient signifié qu’il n’y a aucun document de justice en leur possession actuellement et qui les empêche d’aller travailler dans la saline.

Les interpellés ont été transférés à la compagnie régionale de la gendarmerie nationale à Zouérate, où ils ont passé la nuit à la belle étoile, renseigne la source précitée.

A Rappeler que c’est la deuxième fois que ces sauniers sont arrêtés par la gendarmerie, la première remontait au 20 octobre passé.
Mauriweb

Route Atar-Tidjikja : Considérable retard d’avancement des travaux

Route Atar-Tidjikja : Considérable retard d’avancement des travaux   Les travaux de construction de la route Atar-Tidjikja lancés en Mars 2011 pour une durée de 30 mois auraient dus s’achever en Septembre 2013. Ce ne fut pas le cas et le constat, au jour d’aujourd’hui, 7 decembre 2014 ne semble pas indiquer, vu le rythme actuel, que cette route se terminera à l’horizon 2019 (fin du 2eme mandat du Président A.O.Aziz).

Si , en effet les travaux sur le tronçon 4 , long de 91 km qui relie Oued Khatt (PK 274) – Tidjikja (PK 365) avec une bretelle par Rachid, confié a un groupement mauritano-italien (GTM et Kifato) sont achevés pour la liaison Tidjikja –Rachid et assez avancés sur le reste et si les travaux du tronçon N° 3 , long de 71 Km :

Section Ain Sefra (PK 203) – Oued Khatt (PK 274)) confié à une société chinoise sont presque péniblement achevés ,ce n’est pas le cas pour les lots 2 : Section Tenouamend_ (PK 100) – Ain Safra (PK 203) + bretelle Ain Safra ( pas encore confié à une entreprise) qui reste entier ainsi que le lot 1 Section Ras Taref (Terjit) – Tenouamend (PK 100) confié à un groupement de sociétés Greco-Sénégalais duquel ne sont revêtus que 18 Km (Talhayatt-Aoujeft).

Il semble aux dernières informations que 40 Km du lot 2 (sans acquéreur) seraient confiés d’ici peu à la société Chinoise , une fois qu’elle aura achevé le tronçon 3 en cours.

Adrar.info avec la collaboration de Mourassiloun

samedi 6 décembre 2014

Lancement officiel de l'Introduction d'un nouveau vaccin contre les diarrhées des enfants à Rosso

 Lancement officiel de l'Introduction d'un nouveau vaccin contre les diarrhées des enfants à Rosso   M. Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune, ministre de la santé a supervisé, samedi à Rosso, le lancement officiel de l'introduction d'un nouveau vaccin (Rota virus) contre les diarrhées dans les rangs des nourrissons de zéro à 11mois.

Le ministre a, à cette occasion, indiqué que le département de la santé est à pied d'oeuvre pour réduire la mortalité infantile et atteindre les objectifs du millénaire en application des instructions du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

Il a ajouté que la Mauritanie a engagée une dynamique visant à renforcer son programme élargi de vaccination à travers l'introduction de ce nouveau vaccin contre les diarrhées qui constituent la première cause de mortalité avant le paludisme et la malnutrition.

M. Ould Jelvoune a rappelé que grâce aux efforts consentis, dans ce cadre, par le programme national de vaccination aucune épidémie des maladies ciblées par la vaccination n'a été enregistrée et que la couverture vaccinale est passée de 64% en 2010 à 80% en 2013.

Il a enfin salué l'appui des partenaires au développement en particulier l'alliance internationale pour la vaccination, l'OMS et l'Unicef pour notre pays.

Le représentant de l'OMS en Mauritanie a loué le rôle des pouvoirs publics dans le domaine de la santé des enfants.

Le maire de Rosso a, quant à lui souligné l'importance de l'introduction de ce nouveau vaccin et son impact éventuel sur la santé des enfants.

Le ministre a, par ailleurs, visité le dispensaire et le centre de dépistage du Sida à Rosso.

La cérémonie s'est déroulée en présence du wali du Trarza, M. Isselmou Ould Sidi et des représentants des partenaires au développement.
AMI

Nouadhibou: des retraités demandent la révision de loi relative à leur pension

Nouadhibou: des retraités demandent la révision de loi relative à leur pension   Un groupe de retraités à Nouadhibou (Nord) a demandé la révision de l’article 51 de la loi 069-67 du 3 avril 1967 relative à leur pension pour leur permettre de bénéficier de la hausse des salaires annoncée par le président Mohamed Ould Abdel Aziz lors de la dernière célébration de la fête de l’indépendance.

Dans une lettre ouverte adressée au président Ould Abdel Aziz les concernés ont souhaité que leur pension soit versée chaque mois et non par 3 mois comme le prévoit la loi.

Les retraités se sont également emportés contre cette loi de 1967 qu’ils ont jugée "caduque" et qui leur porterait "préjudice après avoir mis toute leur carrière professionnelle au service du pays".
Alakhbar

Commune de Rosso: 12 conseillers boycottent la session budgétaire du 4 décembre 2014.

Commune de Rosso: 12 conseillers boycottent la session budgétaire du 4 décembre 2014.  Le conseil communal de la Mairie de Rosso aborde ce dernier trimestre de l’année avec beaucoup de rancœurs et de frustrations. Les conseillers y compris la première adjointe au Maire Mme Kane Labaye, l’ont manifesté hier à travers le boycott de la session d’orientation budgétaire.

12 des 21 conseillers que compte le conseil communal de Rosso n’ont pas répondu hier à l’invitation de leur maire à l’ouverture de la session budgétaire, la première du genre sous la première mandature de cette commune. Eclaircissement contrat du bac Etat exécutif 2014.

Des sources proches du conseil informent que si ces 12 conseillers ont pratiqué la politique de la chaise vide, c’est parce qu’ils jugent nécessaires la présentation de l’Etat exécutif 2014, des éclaircissements sur le contrat du bac, l’invitation qui leur a été adressée n’était pas accompagnée du projet de budget de l’exercice 2014.

Ce que les conseillers ont jugé dans leur majorité comme un manquement aux procédures administratives en la matière. Pour ne pas se laisser rouler dans la farine aussi facilement, ils ont décidé de laisser le maire et les autres conseillers travailler dans le flou, selon leurs propres termes.

Pour ne pas être comptables d’éventuels dysfonctionnements, les conseillers contestataires ne se sont pas arrêtés au boycott. Selon eux, la tenue de cette session est dans une condition non requises.

Cet incident montre à bien des égards que le maire de Rosso ne maîtrise pas sa troupe. Cette nouvelle situation renvoie à la légitimité de ce maire élu dans des conditions scabreuses.

Qu’il vous souvienne que l’or des élections législatives et Municipales, les Rossossois ont commis des erreurs pour imposer ce maire qui ne fait malheureusement pas l’unanimité aujourd’hui.

Pour l’Adjointe au maire Mme Kane labaye, qui a opté pour la chaise vide, « il n’y a pas de victoire à tirer de cette situation. A l’en croire, la réalité aujourd’hui, c’est que la session budgétaire en question s’est tenue par faute de quorum et sans débat de fond.

Une paralysie créée par des conseillers qui ne veulent plus de la gestion fantaisiste et opaque de l’actuelle équipe. Cette session s’est limité à un simple cinéma qui n’honore pas l’institution »,
a-t-elle martelé.

Non sans préciser que la leçon qui doit être tirée de cette affaire est que « le Maire ne peut plus fonctionner avec l’équipe actuelle ».

Les règles de quorum précisent que :

Le conseil communal ne peut valablement délibérer que si la majorité absolue de ses membres sont présents physiquement, donc le quorum atteint. Les membres représentés par un conseiller présent ne sont pas considérés comme étant eux-mêmes présents.

Ce quorum doit être respecté au début de la séance, et lors de la mis en discussion de chaque question inscrite à l’ordre du jour, faute de quoi la délibération adoptée sera illégale.

C’est pourquoi le contrôle des présents, des absents, des représentés et des excusés doit être réalisé à chaque vote, et chaque délibération adoptée doit comporter le décompte des présents et des absents, de façon nominative.

Si, au jour fixé par la convocation, le quorum n’est pas atteint, le conseil est à nouveau convoqué au moins trois jours après, et peut alors délibérer valablement sans condition de quorum.

Les stades d’élaboration d’une délibération en 4 points :

1 Rédiger. Certaines mentions sont obligatoires sous peine d’annulation de l’acte. Ainsi, la délibération doit comporter le nombre de présents et d’absents, la date de transmission à la préfecture et la date de publication, la signature des membres présents pour les communes.

2 Voter. Le vote de la délibération se fait à la majorité des suffrages exprimés. Mieux vaut éviter l’expression « adoptée à l’unanimité », trop ambiguë ; il suffit de mentionner que la majorité est atteinte, sans préciser le nombre de voix.

3 Transmettre. Une fois adoptée, la délibération doit être transmise au préfet pour être exécutoire. La seule transmission rend l’acte exécutoire, c’est-à-dire applicable, sans qu’il y ait besoin d’attendre l’approbation du préfet.

4 Publier. La publication ou la notification de l’acte est la seconde condition pour que l’acte soit exécutoire.

Ibrahim Idriss

vendredi 5 décembre 2014

10 ans de réclusion contre les agresseurs du Sénateur de R’Kiz

10 ans de réclusion contre les agresseurs du Sénateur de R’Kiz La Cour Criminelle du Tribunal de Nouakchott a condamnée le 24 Novembre dernier, Mohamed N’gaïdé, Ahmed Lam et Mohamed Dicko à 10 ans de prison fermes et 500.000 UM de frais de justice chacun. Un verdict bien accueilli par les proches et amis du Sénateur de R’Kiz y compris quelques observateurs, mais condamné par les parents et amis des jeunes condamnés qui y ont perçu un procès politique monté de toutes pièces.

La mère de Dicko y croit fermement, elle qui déclare que l’accusation est une mise en scène orchestrée pour punir son fils et que tout était organisée au départ. Elle affirme avoir été surprise lorsque l’avocat qu’elle avait engagé pour défendre son fils lui ramena l’avance sur frais d’émolument qu’elle lui avait versé.

Il lui aurait avoué qu’aucun avocat ne pourra défendre son fils, car un ordre serait venu «d’en haut» pour le condamner lui et ses amis, selon elle. Néanmoins la famille avait engagé Me Moussa Diagana qui avait défendu Dicko.

Lundi 1er décembre dernier, la dame en question, qui déclare être une parente du Président du Sénat, s’était rendue au Palais de Justice de accompagnée par quelques proches. Selon elle, les relations ne sont pas au beau fixe entre le Président du Sénat et le Sénateur de R’Kiz, Ahmed Ould Salem.

Elle trouve ainsi que l’implication de son fils dans l’affaire de son agression ne serait qu’une sorte de vengeance politique parce que le jeune est le neveu du Président du Sénat. Il faut dire que le jugement de l’affaire du Sénateur de R’Kiz faisait partie des plus importants dossiers que la Cour Criminelle avait examiné le 24 Novembre, 2014. Une difficile et longue journée de procès qui s’est achevé tard dans la nuit. C’est en effet aux environs de 21 heures que les verdicts ont commencé à tomber.

Malgré la faim et la fatigue, le public qui avait rempli jusqu’au ras la salle des audiences, n’avait pas voulu quitter la salle. Et c’est au milieu d’un impressionnant silence doublé d’un renforcement des forces de sécurité que les condamnations ont commencé à tomber. Le Sénateur de R’Kiz, était défendu par Me Cheikh Ould Hindy, Bâtonnier de l’Ordre national des avocats. Ce dernier était revenu sur les péripéties de l’agression dont son client avait subi.

Son client, dit-il, revenait de prière de l’aube lorsqu’il fut agressé près de son domicile à Tevragh-Zeine à Nouakchott par trois jeunes à coups d’armes blanches. Il a dû être évacué à l’hôpital national et puis en Tunisie et en France plus tard. Ahmed Lam, selon la thèse de l’accusation, serait l’auteur principal de l’agression tandis que Mohamed Dicko et Mohamed N’gaïdé surveillaient les environs. Ils rejettent l’allégation dont ils qualifient de "fiction inventée".

Les trois jeunes seront d’abord embarqués au Commissariat de Tevragh-Zeine 2 pour bagarre avant d’être relâchés. Quelques jours plus tard, Mohamed Dicko fut invité à signer une déposition au Commissariat. Sa mère l’avait accompagné. Mais une fois au Commissariat, il fut déferré en compagnie de ses deux camarades au Parquet, puis jetés en prison. Ils étaient inculpés de l’agression contre le Sénateur de R’Kiz.

Après neuf mois de préventive, leur sort vient d’être scellé. Mais déjà leurs parents et proches ont entamés des démarches pour faire appel contre le jugement de la Cour Criminelle. Le Président par intérim, Ahmed Vall Ould Lezgham selon beaucoup de personnes, avait bien géré le dossier dans la transparence et l’impartialité mais pour d’autres personnes, y compris les parents et proches des jeunes, le dossier était mal géré. Selon la mère de Dicko « les coupables sont en liberté et les innocents ont été condamnés.

Nous ne sommes pas satisfaits et nous ne serons jamais satisfaits de ce verdict à moins que la vérité soit exposée au public. Mon fils et ses amis sont innocents »
, dit-elle. Le Substitut du Procureur était content du verdict.

Abou Cissé

Zone franche : les fripons passent à la caisse !



On apprend sous Lekvé à Nouadhibou et  de sources  proches de Mohamed Aly Ould Essemlali , patron de l’IGE , que le personnel cadre de cette institution est sommé de rembourser  illico presto ,l’ argent mal acquis et qui correspond pour l’ essentiel à des salaires et primes injustes qu’ils se sont accordés ! Même Sidi Ould Domane,   qui pense avoir trompé la vigilance du président de l’autorité, aurait été le premier destinateur de la notification de remboursement !
Mais les tiroirs de l’imprimerie nationale sont vides et Izid Bih lui aurait fait un cadeau empoisonné … Homme de salons de première et de dernière heure, Domane réussira à rassembler les montants qu’ il doit rembourser , auprès  des officiels dont il est la ‘’misère’’… Il aurait déjà commencé sa ‘’Tarangé ‘’par ses amis Généraux, Misghrou en particulier dont la main ne connait pas la poche ! Avec  ce remboursement, des têtes tomberont probablement à la zone franche ! En tout cas, remboursement ou pas, les prix à Nouadhibou  n’ont fait que flamber  et il n’y a aucun investisseur à signaler sauf les chinois dont les investissements sont connus de tous ! A noter que les filous , ce n' est pas ce qui manque à Nouadhibou par les temps qui courent  !A suivre 

Kiffa : pose de pierre de construction d’un collège à la Ghadima

Le wali de l'Assaba a procédé ce jeudi, à la pose de la première pierre de la construction d'un collège dans le centre ville de Kiffa. Le nouveau collège se situe dans la Ghadima, le premier quartier naissant de la ville datant de l'époque. Le futur édifice scolaire est le fruit d'un
cofinancement entre la Mauritanie et la coopération espagnole d'un montant de 53 millions d'ouguiya. Ledit collège serait d'une capacité d'accueil de plus de 1000 élèves, repartis en dix salles de classes, en plus de la direction et de la loge du gardien. La durée des travaux est de 7 mois. C'est le quatrième collège que regorge la ville de kiffa.
 kiffanews

jeudi 4 décembre 2014

A propos de la question de l’Esclavage


Comme tout patriote sincère et soucieux de l’intérêt supérieur de son pays, je ne puis rester insensible aux problèmes qui secouent la Mauritanie ces derniers temps. J’ai décidé d’apporter ma modeste contribution au débat afin d’aider à la réconciliation des cœurs et des esprits. Étant entendu que cette réconciliation est le gage de notre cohésion nationale la seule à même de mettre notre pays à l’abri des déstabilisations majeures à l’image de ce qui se passe autour de nous.
Je commencerai par dire que l’intérêt suprême de notre nation doit être placé au dessus de toute considération identitaire. Aucune revendication communautaire ne doit être faite au détriment de l’unité nationale et la souveraineté du pays. Pour qu’elles soient justes, légitimes et soutenues ces revendications doivent pouvoir susciter l’adhésion de tous sans aucune exclusion ni aucune animosité orientée vers telle ou telle autre communauté nationale.
Mais l’on ne devrait pas, pour autant, perdre de vue l’existence des inégalités criantes qui impactent négativement la bonne marche de notre nation en créant des malaises sociales qui risquent, si des solutions ne sont pas trouvées, de s’exprimer de plus en plus violemment. J’en appelle à nos gouvernants  afin de trouver des issues de sortie de crise surtout pour la lancinante question des séquelles de l’esclavage en appliquant les lois incriminant cette pratique,  votées par notre auguste Assemblée nationale ainsi que  la feuille de route initiée, à ce sujet, par la Mauritanie et ses partenaires impliqués dans la gestion de ce dossier épineux de l’esclavage. Il   faut régler cette question afin de couper définitivement l’herbe sous les pieds de ceux qui profitent de cette honteuse pratique, qu’ils soient d’éventuels maitres esclavagiste que ceux qui en font un fond de commerce.
Il faudrait aussi que ces mêmes gouvernants pensent à mettre en place un plan d’action orienté uniquement vers les populations victimes des séquelles de l’esclavage en ciblant en particulier des actions orientées en priorité vers l’éducation (pour sortir cette frange sociale de l’ignorance mère de toutes les tares) et vers la création de l’emploi pour les jeunes pour les éloigner de toute mauvaise influence.
J’en appelle pour finir au strict respect de ce que nous avons de plus sacré à savoir notre religion notre raison d’être et le ciment de notre unité.
Mohamed Ould Mabrouk Directeur Cfpp-Tidjikja

Promotion et volorisation de la culture wolof par la jeunesse de keur Mour

C’est parti pour l’Association pour la rénovation de Keur Mour, sous-section  des Jeunes de Keur Mour (AJKMR) pour l’organisation d’une veillée  culturelle à travers l’art et la culture dénommée TAKKUSSANU WALO ce vendredi 05 Dècembre 2014 à partir de 17H00, à  la CASE de Nouakchott.
Elle sera animée autour de la culture wolof de Mauritanie qui habite  la rive droite du fleuve senegal de Diaos à Gani.
L’ambition de la jeunesse de Keur Mour est de faire de cet évènement une manifestation riche en couleurs et en sons, avec la prestation de la troupe locale, mais aussi avec la prestation d’une dizaine d’autres troupes.
Il sera un grand moment de communion entre les différentes ethnies (wolof, maure, soninké, poular,) de la Mauritanie et à cette occasion un sketch sur la cohabition et la diversité culturelle sera joué par les artistes.
Un programme riche est varié sera au menu du public pour  cette troisième 4 Edition : Ballets ndaw rabine, Ngomar (excision avec tout le mythe qui le compose) mariages traditionnels simulés, Chants, danses et poésies. Rappel origine et historique des wolofs Un défilé des tenues traditionnelles est prévu. Une exposition des objets traditionnels
La réussite de cette soirée permettra à l’association de participe au financement de  l’agriculture pour la lutte contre l’exode rural et compléter le financement de l’ouverture du cyber au village afin d’orienter les jeunes dans les nouvelles techniques de l’information et de la communication. Ibrahim Idriss.

Elhouriya

Les travailleurs de la MSP à l’entrée Nord de Nouakchott : La 'gazra' des marcheurs

Les travailleurs de la MSP à l’entrée Nord de Nouakchott : La 'gazra' des marcheurs A la sortie de Nouakchott, sur l’axe menant à Akjoujt, une vingtaine de taudis et de tentes de fortune se dressent sur les dunes, à quelques centaines de mètres du poste de police. Rien ne semble attirer l’attention. Depuis que Nouakchott existe, la gazra est un phénomène récurrent qui n’étonne plus personne. Mais cette fois, il ne s’agit pas d’une gazra.

Ce sont plusieurs dizaines d’hommes de tous âges et de toutes corpulences qui attendent « on ne sait quoi », pour reprendre les propos d’un d’entre eux qui se présente comme leur porte-parole. Nous sommes aux environs de midi. Les couvertures sont encore défaites.

Les draps et haillons qui servent de tapis ne sont pas encore rangés. Les ustensiles de thé distillent la magique boisson qui permet, à ces travailleurs venus de si loin, de garder le courage de braver le froid de cette fin de novembre, endurer la souffrance de l’injustice et supporter la séparation des familles dont ils ignorent le sort.

Eux, ce sont les deux cent- six travailleurs, licenciés de la MSP de Zouérate, qui ont décidé, un certain 1er Novembre 2014, de marcher sur Nouakchott, pour exposer leur cause aux plus hautes autorités de ce pays. Après un mois de marche – vingt-cinq jours exactement – les voici aux abords de la capitale, déterminés à ne pas bouger avant d’être entièrement remis dans leurs droits.

Injustice

« Tout a commencé », déclare Abdallahi Ould Jedehlou, le porte-parole officiel des plus de quatre cents gardiens et agents de sécurité débauchés par la MSP, « par la réclamation des droits que la société avait promis de nous accorder.

Droits reversés, il y a neuf mois, par une vingtaine de sociétés qui opèrent dans le tâcheronnat, au profit de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) ».


Selon les documents que montre Ould Jedehlou, dont un procès-verbal de conciliation collective N° 0024, en date du 15/11/2013 et libellé sur la base de l’article 340 du Code du travail, où la MSP s’est engagée à honorer tous ces droits, sous signature du wali du Tiris Zemour, du PDG de la société, du président de son conseil d’administration, respectivement les deux anciens colonels Sidi Ould Riha et Cheikh Ould Baya, ainsi que de l’inspecteur du travail et des représentants des travailleurs.

Dans cet accord, la MSP promet d’améliorer les conditions des travailleurs, en s’engageant, entre autres mesures (reconduction de l’ancienneté, de la catégorie et du salaire…), de procéder à une augmentation de salaire de 10%, sur le traitement de base de chaque employé.

Or, d’après le libellé de deux bulletins de solde présentés par le porte-parole, les salaires des employés ont, à l’inverse, baissé de plus de quinze à vingt mille ouguiyas ! Au lieu des 119 500 UM qu’il percevait, avec la société qui les reverse, désormais, à la MSP, un employé ne touche plus que 96 869 UM avec cette dernière.

Sans décolérer, Abdallahi ould Jedehlou rappelle, au passage, la promesse électorale de Mohamed Ould Abdel Aziz de régler définitivement le problème des journaliers de Zouérate. « Une promesse », dit-il avec amertume, « restée lettre morte ».

Après plusieurs tentatives du wali de trouver une solution amiable, en faisant rencontrer toutes les parties, le directeur général de la MSP déclare, publiquement, qu’il ne fera plus travailler aucun de ces anciens employés et les fait aussitôt remplacer par d’autres moins disants, malgré les dispositions légales, très claires en l’occurrence.

Et « comme si cela ne suffisait pas », continue Ould Jedehlou, « nous avons fait l’objet de toutes sortes de menaces et provocations. Nous avons alors compris que nos employeurs sont, tout simplement, couverts par le pouvoir ».

Longue marche

Après avoir épuisé toutes les voies possibles et constaté que les responsables de la MSP « pour des raisons que nous ignorons », précise Ould Jedehlou – n’obtempèrent pas aux injonctions des autorités locales et ne respectent pas les lois en vigueur, les travailleurs ont décidé d’organiser une marche vers Nouakchott pour demander justice au chef de l’Etat.

Le 1er Novembre 2014, deux cent- six hommes des quatre cents licenciés prennent la route, avec deux voitures louées à vingt mille ouguiyas/jour et au bord desquelles les provisions et deux tentes sont transportées. A Yagrev, une délégation de l’UPR, composée du secrétaire général du parti et du fédéral d’Akjoujt, est envoyée à leur rencontre.

Sans succès. Les travailleurs refusent d’arrêter la marche. Le président de l’UPR fait intervenir le SG de l’Union Indépendante des Travailleurs de Mauritanie (UITM), Mohamedou Ould Nahah. Le dialogue n’aboutit pas plus, après six jours passés, par les travailleurs, dans une auberge, entièrement pris en charge par le fédéral d’Akjoujt.

Reprise de la marche. Le 25 Novembre, les marcheurs arrivent à vingt-cinq kilomètres de Nouakchott. C’est là que la gendarmerie les arrête. Les autorités exigent une autorisation officielle pour entrer en ville.

Les travailleurs délèguent alors deux d’entre eux pour obtenir le document auprès du wali… qui les envoie chez le hakem de Dar Naïm… qui les renvoie chez le wali… qui les fait attendre jusqu’à dix-huit heures… pour leur exprimer, au final, son refus catégorique de leur délivrer l’autorisation.

Les travailleurs se concertent alors et décident de rester plantés là, jusqu’à obtenir le droit de rencontrer le président, « seul interlocuteur avec qui discuter efficacement ». A cette fin, « nous sommes prêts à attendre longtemps », déclare Ould Jedehlou au nom de ses camarades.

« Par la grâce d’Allah et la générosité de quelques bonnes volontés »

Dans le petit campement, les marmites mijotent. En plein air, deux à trois sacs de riz traînent par terre et trois moutons d’abats attendent le couteau. Par petits groupes, les travailleurs attendent on ne sait trop quoi. Mais attendent quand même. Certains somnolent.

D’autres discutent. Chaque arrivée intruse occasionne un attroupement. « C’est grâce à la bonté d’Allah et à certaines bonnes volontés que nous réussissons à joindre les deux bouts », explique Ould Jedehlou. Selon lui, les proches de quelques travailleurs leur ont fourni provisions, couvertures et tentes.

Le banquier Mohamed ould Noueygued leur a envoyé dix moutons, une femme d’Atar expédié quatre-vingt-seize couvertures, un autre leur a donné trois cents mille ouguiyas, encore un autre deux cents mille et divers autres dons tombent toujours à pic, pour leur permettre de continuer le combat.

Une semaine après leur arrivée, seul le président du parti Karama et l’une de ses députés, Lalla Mint Hassena, leur ont rendu visite. Leurs tractations, auprès du ministre de la Fonction publique n’ont, apparemment, servi à rien.

Ould Jedehlou rappelle, à qui veut l’entendre, que leur action n’a rien de politique et que toutes les bonnes volontés éprises de justice susceptibles de les aider à recouvrer leurs droits, de quelque tendance qu’elles soient, sont les bienvenues.

« Nous ne retournerons jamais à Zouérate sans nos droits »

« Nous sommes là. Jamais nous ne retournerons à Zouérate, sans avoir entièrement recouvert nos droits ». Ould Jedehlou me présente un homme qui vient d’arriver. « C’est », me dit-il, « El Hadj Ould Mohamed Vall, délégué général ». Celui-ci explique que la stratégie de la MSP était de laisser les travailleurs marcher.

Dans sa logique : certains se désisteront ; les autres mourront. Mais voilà que, par la grâce d’Allah, tous sont arrivés. « C’est une baraka ! Une preuve que nous sommes sur la voie juste ! ».

Selon El Hadj, les nouvelles de Zouérate rapportent que les femmes des travailleurs grévistes s’apprêtent à les rejoindre avec leurs enfants. « Ce qui est sûr, c’est que nous ne bougerons pas d’ici, sans avoir obtenu tous nos droits ! ».

Selon les responsables des travailleurs, « il n’y a que le président Mohamed ould Abdel Aziz qui puisse régler notre problème et c’est à lui que nous nous adressons ». Les deux hommes tiennent à rappeler que leur action est tout aussi pacifique qu’apolitique et n’est pas organisée contre l’Etat.

« La preuve : les malveillants qui se préparaient à infiltrer, parmi nous, des délinquants, afin de discréditer nos revendications légitimes, sont restés sur leur faim. Nous avons en effet demandé, aux autorités d’assurer l’organisation pacifique de notre marche vers la présidence ».

En attendant, la petite gazra des travailleurs-marcheurs donne déjà des idées à certains spécialistes nouakchottois du squatt. « La gazra des marcheurs », un joli nom qui viendra s’ajouter aux autres célèbres gazras de la capitale, comme Lemgueyti, Chebab, Aziz et autres Gaza ou Charm El Cheikh…

Sneïba El Kory

Prisonniers d’IRA à Rosso : « Le moral est bon, malgré les agressions et les mauvais traitements »

Prisonniers d’IRA à Rosso : « Le moral est bon, malgré les agressions et les mauvais traitements »

La fête d’indépendance, célébrée le 28 novembre 2014 dans la morosité à Nouakchott, est passée presqu’inaperçue à Rosso. Devant la maison d’arrêt, une banale bâtisse encastrée dans le vieux quartier de Satara, un peu en retrait par rapport au grand marché, grouille plusieurs uniformes de gardes.

Des sentinelles surveillent les rues adjacentes, obligeant les riverains à de désagréables détours. Dans un hangar en herbes séchées par le soleil d’été, trône un jeune petit lieutenant qui épluche les autorisations de visite, avant l’accès au bâtiment central.

Prisonniers d’IRA à Rosso

« Le moral est bon, malgré les agressions et les mauvais traitements » Dans la véranda, une bonne dizaine de jeunes gardes se prélassent devant une lourde porte en fer rouge entrelacée de chaînes. C’est dans une pièce contigüe, celle du poste de garde où trône une vieille télé noire et blanc à la carcasse éventrée et une armoire antédiluvienne qu’aura lieu le tête-à-tête avec Birame Dah Abeid.

Visiblement détendu, le visage à moitié mangé par une barbe de quelques jours, le leader du mouvement IRA semblait en forme dans son jogging vert et jaune. « Le moral est bon, malgré la volonté de nos geôliers de nous casser psychologiquement » attaqua-t-il d’emblée.

Cette fois, Birame soutient que lui et ses amis n’accepterons pas une mascarade de sortie. « Nous exigeons un procès et nous voulons que le régime profite de l’occasion pour porter sur la table des accusations, toutes les sales affaires que l’on reproche à IRA, l’argent qu’elle reçoit d’Israël, ses connivences avec l’étranger pour déstabiliser le pays, l’affaire de l’autodafé, tout ! »

Birame semble cependant presque regretter le fait que le régime mauritanien, faute de preuves convaincantes sur toutes ces allégations , soit obligées aujourd’hui de préparer un procès sans fondement, autre que la classique accusation de « rassemblement sans autorisation, appartenance à une organisation non reconnue, rébellion et entraves à forces de l’ordre ».
Le président d’IRA et ses amis se plaignent surtout des mauvaises conditions de détention. « Moi et Brahim Ould Bilal (vice-président IRA), nous partageons une pièce de 2m X 2m sans aucune aération et dans laquelle nous sommes enfermés chaque soir de 18 heures à 8 heures du matin. L’autre pièce occupée par six de nos camarades est aussi sans aération et ne mesure que 3m X 3m ».

Birame pense que son arrestation et celle des militants d’IRA traduit la panique du système dominant face à la popularité de plus en plus grande du mouvement. « Le score que j’ai obtenu à l’élection présidentielle de juin 2014 a profondément surpris le système qui a commencé à prendre conscience du poids politique que je commence à représenter en Mauritanie » explique Birame.

A cette appréhension, se serait ajoutée la progression fulgurante de la diplomatie d’IRA, notamment aux USA. « Les plus grandes organisations des droits de l’homme américaines, celles qui ont le plus grand poids dans les décisions, étaient acquises à IRA et c’est ce qui a augmenté davantage la colère de Aziz à mon égard » a-t-poursuivi.

Quelqu’un lui aurait dit « j’ai vu le gendre d’Aziz, un jeune colonel qui venait de rentrer des USA. Il m’a dit que maintenant ils savent que Birame est devenu irrécupérable, eh bien, ils vont le détruire ».

Tout cela explique ainsi, dira Birame, le fait qu’il était désormais recherché. « La Caravane du foncier serait passée inaperçue si j’avais continué mon voyage sur Dakar et si je ne m’étais pas rendu à leur rencontre » conclut-il.

Pour Birame « il faut dire qu’ici nous sommes enfermés avec de grands criminels ; pour le moment, ils sont sages parce que depuis quelques temps, la drogue n’a pas pénétré dans la prison; il faut envisager le pire, le jour où cela recommencera à envahir les cellules ».

JOB
L'Authentique

mercredi 3 décembre 2014

Rosso: Le Wali du Trarza félicite la jeunesse, à l’occasion du 54 éme anniversaire de notre indépendance

Rosso: Le Wali du Trarza félicite  la jeunesse, à l’occasion du 54 éme anniversaire de notre indépendance Le Wali du Trarza M. Isselmou Ould Sidi a adressé un message de félicitations à la jeunesse Rossossoise conduite par M. Mame Djibril Diouf leader du parti au pouvoir, à l’occasion de la fête de l’indépendance.

Dans ce message, le Wali du Trarza exprime ses chaleureuses félicitations et remerciement pour l’engagement de la jeunesse derrière Mame Djibril Diouf, pour avoir investi d’énormes efforts pour la participation corpulente des établissements scolaires, la jeunesse de Rosso et de la population.

Cet homme, est leader par conviction politique qui remplit cette tache avec dévotion et passion à Rosso.

Quelque soit son âge, voici un leader dynamique prêt à tout amorcer avec la jeunesse rossossoise pour développer sa commune.

Pour la jeunesse :

« Depuis que le nouveau Maire s’est débarrassé complètement de nous et de certains autres cas sociaux, ce Monsieur, continue d’être présent dans tous ce qui bouge comme événement à Rosso.

La célébration récente de notre fête de l’indépendance à Rosso, fêtée pour la première fois depuis 1997, il a éreinté pour la participation massive des établissements scolaires, la jeunesse et d’autres citoyens Mauritaniens. Tout ceci, à la place du Maire qui devait lui-même en tant que premier magistrat de la commune de Rosso, faire face à cette immense mobilisation, mais le miroir a du tourné d’une autre face et c’est trop décevant selon la jeunesse rossossoise.

Il sait comment mobiliser la jeunesse : maintenant que nous sommes convaincu que l’actuel maire nous a abandonné, "il faut qu'il y ait une fréquence régulière d'événements sur la commune pour ne pas lâcher la pression, pour que les gens ne se perdent pas de vue.»


Nous le remercions vivement lui et son Président Mohamed El Hadj dit Mohcen, le Président du Sénat ainsi que tous les autres acteurs de notre commune.

Mame Djibril Diouf :

« Mon objectif c'était de relancer la jeunesse rossossoise, sortir les jeunes du pessimisme, leur ouvrir les yeux : cette jeunesse a un potentiel terrible et il peut se passer des choses".

Il est bien vrai que lors des élections précédentes, ils étaient presque tous parti, mais maintenant qu’ils ont compris qu’il n’y avait rien devant eux, ils sont revenus aux empreintes du parti au pouvoir.

Je m’ajuste à mon très cher Président Hadj Mohcen, qui a été bien représenté à cette fête, empêché comme nous le savons tous par son labeur aux affaires de la république, pour féliciter le Wali du Trarza M. Isselmou Ould Sidi qui est un homme loyale et plein de détermination, Je veux donc saluer la force de sa conviction et remercier toute la délégation Sénégalaise conduite par le Gouverneur de Saint-louis M. Ibrahima Sakho, ainsi que la jeunesse Rossossoise qui ont réussi ce pari ».


La population Rossossoise doit être mobilisée pour qu'elle se sente concernée devant de tels événements comme la célébration de notre fête de l’indépendance. Le soutien de cet hommes de volonté face aux initiatives locales prend ici une toute autre dimension ; il se distingue par sa vision stratégique et de son sérieux.

Ibrahim Idriss



Avec Cridem, comme si vous y étiez...










Ugent-Rosso : Arrestation du comptable de la Somelec et celui de l’école de la Santé pour malvsersations

Ugent-Rosso : Arrestation du comptable de la Somelec et celui de l’école de la Santé pour malvsersations   Les comptables de l’agence Somelec et de l’école de Santé de Rosso ont été arrêtés ce mardi après une enquête sur la gestion de leurs structures, rapportent nos confrères de Alakhbar.

Selon ce média l’arrestation des deux responsables serait intervenue suite à des preuves de détournement de deniers publics mises en évidence par les limiers de l’IGE.

Les comptables présumés coupables de détournement suivant l’enquête de l’IGE ont été arrêtés par la police.

Notons que plusieurs scandales qui émaillent la gestion des deniers publics ont été révélés ces derniers jours suite à des enquêtes de l’Inspection générale de l’Etat.
Mauriweb