mardi 19 avril 2011

Rosso : Atelier sur la gestion des conflits familiaux.




L’AMDH a organisé à Rosso un atelier de formation sur les stratégies de résolution des conflits familiaux à l’intention de plusieurs femmes de la société civile, actrices de terrain actives. L’atelier présidé par M. Sarr Daouda, coordinateur régional de l’AMDH à Rosso s’est déroulé les 14, 15 et 16 avril à la Maison des femmes.

Dans son mot d’ouverture la coordinatrice Mme Safiétou Thiam a rappelé la situation des femmes en Mauritanie marquée par de fortes discriminations à leur encontre et souligné qu’elles font encore face et au quotidien au ‘poids des traditions, à une législation défavorable et insuffisamment appliquée’, autant de raisons qui expliquent la mise en place du programme « F.A.M. » (Former et Agir en Mauritanie) pour le renforcement de la société civile et la défense des droits des femmes.

Il s’agit d’un programme financé par l’Union Européenne et coordonné par l’ONG française, AEDH (Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme) en partenariat avec 3 associations mauritaniennes de défense des droits humains : l’AMDH (Association Mauritanienne des Droits de l’Homme), l’AFCF (Association des Femmes Chefs de Familles) et SOS Esclaves.

L’AMDH dont les objectifs sont la promotion et la protection des droits humains assure notamment l’accompagnement et l’assistance judiciaire et administrative des victimes de violations des droits humains.

L’atelier a été animé par M. Malal Samba Guissé consultant en développement communautaire qui a fait une présentation très pertinente sur les conflits. Il a notamment décliné les catégories et types de conflits (latents, ouverts, violents), les causes et conséquences des conflits avant de dessiner ‘l’arbre des conflits’ dont les branches sont notamment la peur, les tensions, la suspicion, la violence, la haine, la révolte, etc. ; il a donné les exemples de conflits et en a décrit les étapes (du pré-conflit jusqu'au résultat en passant par la confrontation et la crise) ; les styles de gestion n’ont pas été en reste ainsi que les solutions. Par la suite les participantes ont fait des exercices et une restitution satisfaisante des acquis

'FAM' : Former et agir en Mauritanie.


Le programme ‘FAM’ qui se déroulera sur 2 ans a pour but d’œuvrer pour une prise de conscience par la société mauritanienne de la persistance de nombreuses violations aux droits des femmes, de faire évoluer la législation en vigueur et son application, de sensibiliser les femmes sur leurs droits et défendre effectivement les femmes victimes de violences, renforcer la légitimité des associations mauritaniennes dans la défense des droits des femmes et soutenir leur lutte en faveur des libertés fondamentales.

Le programme F.A.M. d’une durée de 24 mois s’articulera autour de 3 axes principaux qui feront intervenir les 4 associations partenaires :

Renforcement des capacités des associations locales de défense des droits humains en matière de mobilisation sur les droits des femmes ;

Promotion de la reconnaissance des droits des femmes par le biais d’actions d’information, de sensibilisation, de formations, de plaidoyer, de défense et d’accompagnement des femmes victimes de violence : Soutien aux défenseurs des droits humains et acteurs de la société civile par le biais de la diffusion d’informations, d’actions de plaidoyer au niveau international et de mise en œuvre de mécanismes d’alerte et de protection.

CR: D. Aboubakry


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Source :
dembandiaye

Changement du chef du village de Dar Salam Wodabé : A Monsieur, le Wali du Brakna à Aleg.




Nous, rapatriés et habitants de la localité de Dar Salam Wodabé dans la Moghataa de Boghé soussignés, avons l’honneur de vous adresser cette correspondance pour attirer votre attention sur le différent qui nous oppose à l’actuel chef du village, en l’occurrence, M. Bâ Amadou Aliou désavoué aujourd’hui par l’écrasante majorité de la population.

En effet, nous avons été rapatriés dans la patrie natale en 2008. Dès notre retour, nous nous sommes rangés derrière cet homme en qui nous avions placés une grande confiance, à la fois aussi entière et totale.

Au fil des ans, nous avons commencé à constater des dérapages dans sa conduite des affaires du village. Pour le rappeler à l’ordre dans un premier temps, nous lui avons envoyé deux messagers à savoir : M. Sow Saïkou Alpha, chef de site général des rapatriés de Dar Salam Wodabé et M. Sow Samba Harouna, lui, chef de convoi.

Malgré ces missions de bons offices, il est resté sourd à nos avertissements sur sa manière maladroite de conduire les affaires du site. Par la suite, nous nous sommes joints à d’autres habitants du village qui n’ont pas connu l’exil et nous avons décidé ensemble de procéder à son remplacement par nouveau Chef du village. Ce dernier s’appelle : M. Abou Sada Sow.

Après avoir désigné un nouveau chef du village, nous avons informé les autorités locales (le Maire, le Chef d’Arrondissement de Darel Barka, le Commandant de Brigade de gendarmerie, le Commissaire de police et le Chef de la subdivision de la garde nationale et le Hakem).

Le préfet du département nous a demandé alors de laisser le problème entre ses mains tout en nous promettant de le résoudre. A ce que nous sachions, le Hakem de Boghé n’a pris part ni pour nous ni en faveur du camp adverse. Sur ce, nous félicitons l’autorité administrative de sa neutralité affichée dans ce problème qui nous oppose au chef du village qui refuse de quitter son poste au point provoquer des divisions au sein de la population opposée en deux camps.

Cette situation porte préjudice à la bonne marche des affaires du village. Face à cette situation, certains cadres de l’ANAIR comme monsieur Kane N’Diawar ont pris position pour le chef du village contesté, M. Bâ Amadou Aliou. En plus, il a même sanctionné le village pour avoir destitué M. Bâ Amadou Aliou en bloquant toutes les aides destinées aux rapatriés de Dar Salam Wodabé.

Nous pouvons citer à titre d’exemple le refus de M. Kane N’Diawar de livrer les denrées alimentaires affectées à la boutique communautaire des rapatriés Dar Salam Wodabé. Ou encore le refus de livrer à leurs destinataires les vaches laitières achetées au profit de la vague des rapatriés arrivés au pays au début de l’année 2010.

Conformément alors aux déclarations tenues par le chef de l’Etat, son excellence Mohamed O Abdel Aziz lors de sa visite dans la vallée du fleuve en 2009 devant les rapatriés à Houdallaye et par lesquelles, il exhortait les citoyens à tourner le dos à toute personne malhonnête, nous avons décidé de nous débarrasser de notre ex- chef de village à qui nous reprochons d’être un individu malhonnête.

Et nous pensons que toutes les autorités doivent afficher une stricte neutralité dans ce problème qui a plongé le village dans une crise profonde. Cet homme a prouvé sa malhonnêteté en gardant pendant une année un surplus de vaches laitières destinées aux rapatriés sans en avoir fait la moindre déclaration auprès des autorités de l’ANAIR. Pire encore, Bä Amadou Aliou a imprimé sur ces vaches laitières la marque de reconnaissance figurant habituellement sur ses bovins.

Si cette crise perdure depuis des mois, c’est à cause du soutien dont jouit de la part de certains membres de sa famille dont M. Bâ Amadou Aliou (préfet de Tamchaket), Diallo Mamoudou Mamadou (Adjudant de la garde et comptable en service à Aleg), Ibrahima Alassane Sow (préfet à la retraite qui envenime ce problème).

Nous tenons monsieur le Wali à nous inscrire en faux contre les accusations mensongères proférées à notre encontre par M. Bâ Amadou Aliou qui nous a accusé d’être des Flamistes, d’anciens rebelles, des opposants au pouvoir et même des coupeurs de routes.

Nous réitérons fermement notre soutien indéfectible au Président de la République, M. Mohamed O Abdel Aziz et notre attachement à son parti, l’Union Pour la République (UPR).

Par conséquent, nous vous demandons, monsieur le Wali de mettre fin à cette crise car un village ne peut rester indéfiniment sans chef pour assurer la pérennité des affaires courantes.

Le camp adverse refuse tout dialogue et a rejeté toutes les médiations initiées par les bonnes volontés. Personne ne peut nous obliger à le suivre car, il est malhonnête. Et il urge de résoudre cette crise pour éviter son aggravation qui ne fait l’affaire de personne.

Boghé, le 12 Avril 2011

Pour les populations de Dar Salam Wodabé :


Abou Sada Sow, Nouveau Chef de Village
Sow Alassane Djiby, Imam grande mosquée
Mamoudou Baba Sow, Notable du village

Wilaya du Brakna
Moughata’a de Boghé
Commune de Ould Birome
Localité de Dar Salam Wodabé


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Source :
Jules Diop

Conseil Régional de l'AJD/MR Nouadhibou : Conférence avec le Député Thiam Ousmane.




Dans le cadre de sa politique, le conseil régional de l’AJD/MR-Nouadhibou, organise une série de formation à l’intention de ses militants.

La première session aura lieu

Le jeudi 21 avril à 18 heures au siège régional du Parti,


Elle portera sur le thème suivant : Institution et Election. Cette conférence sera animée par le Député Thiam Ousmane.


Le Conseil Régional de l'AJD/MR Nouadhibou


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Source :
Communication AJD / MR

Hôpital de Chinguitty : Il n’y’a pas eu de détournement de médicaments, mais…




Le 19 Mars dernier, une rumeur faisait tache d’huile médiatique : « : Le bruit court à Chinguetti depuis quelques jours sur le détournement d’un don … ». Par la suite, plusieurs enquêtes séparées ont été menées, tant par les pouvoirs publics que par des sources indépendantes. Adrar. Info est à mesure aujourd’hui de faire la part des choses.

En marge du lancement par le Président de la république le 16 février 2011, du festival des villes anciennes à Chingutty, la fondation BNM offrait gratuitement un lot de médicament, d’une valeur de cinq millions d’Ouguiyas à l’hôpital de cette ville historique.

Le ministre de la santé entouré de certains autres ministres, des autorités administratives régionales et communales, le DRASS, les représentants de la société civile et le PDG de la BNM. étaient présents à la cérémonie de remise du don

Le nouveau directeur de l’hôpital de la Fraternité Mauritano Espagnole fraîchement nommé en remplacement des coopérants Espagnols qui dirigeaient cet hôpital depuis sa création en 2002, prenait soin de stoker et gérer lui-même ces médicaments. Chaque dimanche il sortait de la réserve, les consommables de la semaine en cours.

Le Week end qui précédait la rumeur, ce directeur partait pour dix jours, suivre à Nouakchott des cours d’espagnol avant de quitter son lieu de travail, il confia, les médicaments de la semaine suivante au gardien de l’hôpital (qui tenait une boutique à proximité), C’était la nuit de mercredi Lorsque ce dernier remit le dimanche au personnel médical concerné les médicaments, le bruit au scandale commença à courir les couloirs du centre médical puis les rues, les routes et les airs.

Attendu, le directeur de l’hôpital revint le 22 mars à Atar. Il est accompagné le même jour par le DRASS à chinguitty. Une première enquête est lancée. Le rapport du DRASS qui en découlait indiquait : « Au vu des rapports journaliers de fonctionnement, et l’inventaire de l’existant constaté, le stock des médicaments est normal ».

Pendant ce temps, le Hakem de Chingutty ordonnait à la gendarmerie une autre enquête parallèle. Une source autorisée confie à Adrar.info que le rapport final de la gendarmerie ne différait pas beaucoup des conclusions auxquelles est parvenu le DRASS.

Par ailleurs, le Maire de Chingutty, président du conseil d’administration de l’hôpital en question, diligenta en collaboration avec certains responsables de la société civile une troisième enquête. Au terme de celle-ci, Monsieur le Maire mentionnait dans son rapport dont copie est parvenue au journal que : « les stocks de médicaments de l’hôpital sont corrects. Il y admet tout de même que les chargés d’inventaire, faute de compétence, confondaient parfois des noms de certains médicaments. »

Il importe de signaler que le passage de la gestion de l’hôpital des mains du staff Espagnol vers celles des responsables Mauritaniens du ministère de la santé n’a pas respecté le cheminement logique qui se doit.


Source :
Adrar.Info (Mauritanie)

La Fédération Démocratique de Commerce s’implante à Boghé



C’est dans la salle de réunion de l’hôtel de ville que s’est tenue ce lundi, 18 avril vers 13 heures, l’assemblée générale de renouvellement du bureau local de la fédération démocratique de commerce (FDC). La salle était remplie de militants de cette fédération.

Après les brèves explications du président de la fédération, M. Dah O El Vali sur les modalités de désignation et de l’élection du bureau de la section locale, une commission de proposition de bureau composée de trois membres a été rapidement mise en place avec l’avale de l’assemblée générale.

La commission qui s’était retranchée a proposé un bureau de 12 membres présidé par M. Ahmedou O Mohamed Yihdhih dit El Alem. Ce dernier, est un membre actif de cette fédération et qui fait partie des opérateurs économiques de premier de la ville de Boghé.

C’est un jeune sérieux, courtois et très apprécié dans les milieux d’affaires de la localité. Il remplace à ce poste monsieur, Mohamed Mahmoud O Cheîkh Sidi Mohamed O Dowlé. Nous avons remarqué la présence de beaucoup de commerçants de la ville et non des moindres aussi bien d’autochtones que de ressortissants d’autres régions du pays.

El Alem, le nouveau patron de la section locale a été élu à l’unanimité des membres présents. Notons que la ville de Boghé compte également une autre fédération dirigée, celle-là par un commerçant du nom de Mohamed O Rabi, un ressortissant de Tidjikja, bien implanté dans le terroir

Thièrno Souleymane Cp Brakna
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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Brakna : Haro sur les mutilations génitales féminines



image manquante Les activités du projet de sensibilisation sur les droits des femmes et les dangers des mutilations génitales féminines ont été lancées à la fin du mois de mars dernier au siège de l’association mauritanienne pour la promotion de la famille, de la santé et de l’environnement, basée à Aleg et exécutrice du projet en partenariat avec SOS pairs éducateurs, l’organisation non gouvernementale Cidel et la coopération espagnole. Ce projet, dont la durée de vie est de quatre mois, interviendra dans les quartiers d’El Jedida, Taïba, Goural, Dar Naim et Carrefour. Déjà, dans ces localités, des relais communautaires ont été identifiés parmi les communautés féminines et les associations des jeunes. Un séminaire de 4 jours tenu le 30 mars dernier a permis la formation de 15 de ces relais. Ouvrant les travaux de cet atelier organisé dans les locaux du siège de l’AMPFSE, le maire de la commune d’Aleg, Mohamed Ould Ahmed Challa a félicité toutes les structures qui interviennent dans la mise en œuvre de cet important projet dont l’impact se ressentira forcément sur la santé des femmes. La députée Aminetou Mint Maouloud, une vieille pionnière des causes féminines et présidente de l’agence qui éxécute le projet, exhortera les participants à tirer le maximum de profit des nombreuses communications et d’entreprendre l’impossible pour que les anachronismes et les relents des mentalités rétrogrades cèdent le pas à l’émergence de forces vives des jeunes et des femmes, admirablement émancipées et qui participent pleinement à la bataille du développement communautaire et local. Un autre séminaire a commencé le 7 avril au profit d’une vingtaine de personnes. Des thèmes comme « Islam, droits des femmes et MGF (mutilations génitales féminines) » ou « Droit et femme », « Santé et MGF » et « Techniques et communication » ont été présentés aux participants. Dans le cadre du projet, des réunions de sensibilisation et de vastes campagnes de plaidoyers et de vulgarisation sont prévues dans les localités ciblées, dans les marchés et les gares.

Les prix grimpent toujours
Et pourtant ça grimpe. Rien n y fait, les prix continuent à augmenter on ne sait vers où ? « Le jour, où personne ne pourra plus rien acheter, ce jour là ils redescendront », dit ironiquement ce fonctionnaire complètement sonné. Le riz, l’huile, le sucre, le lait en poudre, tout coûte cher. Il ya un mois, une marche de protestation d’une centaine de personnes a permis aux autorités locales de jauger le malaise social que crée la situation de précarité dans l’une des régions les plus pauvres du pays. L’ancienne Wali, aujourd’hui débarquée avait promis de transmettre les revendications des manifestants. Le nouveau gouverneur, Aboubecrine Ould Khourou, vieil administrateur, rompu aux plus inédites dégringolades, saura-t- il faire taire ces ventres affamés réputés sans oreilles ?
Heureusement que cette année, la récolte a été relativement bonne en mil. Mais ne dit on pas que l’homme ne vit pas seulement de pain ?
Le Calame

Aïoun : Les élèves de l’ENI ne veulent pas d’une troisième année de formation





Des dizaines d’élèves instituteurs de l’ENI d’Aïoun ont manifesté ce lundi pour demander l’annulation pure et simple de la troisième année de formation voulue par le ministère de l’Education et l’augmentation de leurs bourses.

Les manifestants ont, dans ce cadre, présenté leur plateforme revendicative aux autorités administratives de la wilaya.

Et parmi les principales requêtes de ces élèves instituteurs figurent le transfert de l’école normale des instituteurs d’Aioun à Nouakchott et la possibilité pour eux de rencontrer le ministre d’Etat chargé de l’Education au cours de la visite qu’il doit effectué incessamment dans la wilaya. Ils ont ainsi brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « augmentez-nous, 10.000 UM ne suffisent pas » et « Nous vieillissons, non à une troisième année »
Saharamedias

lundi 18 avril 2011

Des bandits sèment la terreur dans la moughataa d’Adel Bagrou.




Des bandits ont pillé, dans la nuit du lundi, 6 commerces de vêtements dans la moughataa d’Adel Bagrou, est de la Mauritanie semant ainsi la terreur au sein des populations.

Des citoyens ont déclaré à Sahara média que cette bande « qui coure toujours a déjà, dans le passé, effectué d’autres vols dans des domiciles au cours des semaines passées ».

Ils ont ainsi demandé aux autorités de tout mettre en œuvre pour arrêter les éléments de cette bande pour tranquilliser les esprits de populations qui commencent par être gagnées par la panique.



Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

Kaédi : Grève à la santé et à l’éducation.




A l’appel de certains syndicats professionnels nationaux, les médecins généralistes, les SFE, les IDE et les IMS et autres agents de santé du CHRK, du centre de santé de la ville, des centres de maternité de Moderne, de Touldé et d’Inity observent une grève à durée indéterminée. Motif : les agents de santé réclament auprès de leur ministère l’octroi d’une indemnité de risques au même titre que les médecins-chefs et aux spécialistes, jugeant qu’ils sont plus exposés aux risques car assurant les soins infirmiers et le maniement de matériels sanitaires.

Selon Diop Lamine, TS en anesthésie au CHRK et responsable du syndicat national des infirmiers, la grève a été très suivie à Kaédi, au premier jour, jeudi dernier. Seul le service des urgences du CHRK a fonctionné, ce jour-là, a-t-il ajouté. La grève se serait essoufflée dimanche.

Dans les différents services de santé de la ville, le travail serait redevenu normal. Lundi dernier, c’était autour des professeurs des établissements du secondaire de Kaédi d’observer un débrayage de deux heures (10h-12h).

Cette action est motivée, selon les responsables du SIPES qui a appelé à ce débrayage et soutenu par son homologue du SNES, par le refus du ministère d’état à l’éducation de donner suite à leurs revendications malgré les promesses faites par le ministre d’état.

Il s’agit entres autres de la hausse des salaires, le relèvement des indemnités de craie de 15000 um à 20000 um par mois, la généralisation des primes d’éloignement, , les primes de transport… Le secrétaire général du SNES, en visite à Kaédi le week-end dernier, a annoncé le dépôt au ministère de la fonction publique d’un préavis de grève de trois jours à compter du 8 mai 2011, pour les mêmes revendications que le SIPES.

Comme quoi, on s’achemine vers une fin d’année scolaire perturbée, si un dialogue sérieux n’est pas ouvert entre les partenaires sociaux et le gouvernement pour la sauver, au grand bénéfice des élèves. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’audience accordée par le PM, cette semaine, aux centrales syndicales nationales.

Vieux GAYE
Cp. Gorgol

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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Une initiative salvatrice pour l’école 1 de Rosso




Suite a notre article « Ecole 1 de Rosso : 500 élèves sous des toits qui menacent de s’effondrer », une mission du CCME (cadre de concertation des experts mauritaniens expatriés », a visité l’école 1 de Rosso.

Brahim Sall, Be Ould Ebbe, Sidi Mohamed Ould Bougherbal, en compagnie d’un technicien de la Mairie de Rosso, ont visité les classes, les magasins, les bureaux… de l’école. Ils y ont été reçus par le directeur Houssein Ould M’barreck Diarra. La mission a rencontré les autorités locales dont des responsables de la direction régionale de l’éducation nationale (DREN).

Le CCME compte, en partenariat avec les autorités mauritaniennes, apporter son concours pour réhabiliter l’école 1 de Rosso. C’est ainsi qu’il sera, dans un futur proche, envoyé à Rosso, une autre mission pour « évaluation technique et financière » des dégradations de l’école.

Khalilou Diagana
pour Cridem

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L'article Cridem à l'origine de cette initiative


10-04-2011 à 09:34 : Ecole 1 de Rosso : 500 élèves sous des toits qui menacent de s’effondrer [Reportage Photos]

L’école 1 de Rosso Mauritanie, située au Quartiers Medine Escale date de 1934. Nous avons visité cette école le sept avril dernier. Constat : pendant 77 ans, elle n’a presque jamais été rénovée. « De simples rafistolages » affirme son directeur actuel Houssein Ould M’barreck Diarra.

Les classes, les murs, le bureau du directeur…sont dans un état de délabrement final. Les toits laissent apparaitre la ferraille rouillée qui fait craindre un effondrement imminent sur les têtes des quelques 500 élèves. Avant chaque entrée, l’IDEN et le DREN signalent aux autorités l’état de cette école.

La mairie de Rosso, il y a deux ans a entamé la construction d’une clôture neuve, mais les travaux ont été interrompus. Les parents d’élèves, eux ne s’en préoccupent guère.

En 2010, avec l’appui du projet éducation, trois nouvelles salles de classe ont été construites. Pour le reste, le colmatage des brèches continue en attendant de venir pour sortir les corps d’innocents gamins des décombres.

Khalilou Diagana
pour Cridem






Zouerate : Visite de l’expert Belge dans le cadre de l’organisation de la table ronde pour le développement intégré de la Wilaya du Tiris Zemmour.





Dans le cadre de l’organisation de la table ronde pour développement intégré de la Wilaya du Tiris Zemmour , un expert Belge est arrivé à Nouakchott le samedi 16 avril. Au programme, un entretien avec le consul de Belgique à Nouakchott avant la réunion d’enclenchement des activités avec le comité de pilotage de la table ronde.

Plusieurs rencontres seront prévues à Noukchott, où, il s’entretiendra, entre autres, avec le Directeur Général des Collectivités Territoriales, le Directeur Général de l’Aménagement du Territoire au Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, le PNUD, le Directeur des Etudes, Politiques et Stratégies au MAED, le Président de l’Association des Maires de Mauritanie et le Coordinateur du Programme de Développement Urbain (PDU).

Au Tiris Zemmour, il s’entretiendra avec les autorités administratives et les élus de Zouerate et F’Derick ; des rencontres sont prévues avec les Organisations de la Sociétés Civile, la Snim et les institutions financières de la place.

Au retour, l’expert, passera par Nouadhibou où il visitera le port minéralier et d’autres installations industrielles.


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Source :
Abdallahi Dieng Ould Cheikh

vendredi 15 avril 2011

Editorial : Etats généraux de l’éducation : Une promesse de l’état, un pari du gouvernement.




Les états généraux de l’éducation étaient une promesse de l’état, un pari du gouvernement .Il était question de s’attaquer à la plus grave des déliquescences nationales. Celle d’un système éducatif qui paye le prix fort de nos années d’insouciance, de nos accès de laxisme et de notre manque de vision.

Notre école a été le théâtre de nos luttes fratricides. Celles faites au nom d’idéologies qui nous sont étrangères. Nous nous sommes opposés et nos enfants ont trinqué. Nous l’avions fait au nom de choix politiques que nous avions crus pertinents mais qui se sont révélés être par la suite calamiteux parce que dictés par des pulsions

Nous nous sommes affrontés à coup de reformes sur les terres de nos enfants. Ils ont souffert le martyr de nos errements. Ils en portent les stigmates, douloureusement, et pour encore longtemps.

Des niveaux désastreux, des enseignants démotivés et souvent mal formés, une gestion tatillonne ; une instabilité administrative chronique, un décalage notoire entre les enseignements dispensés et les exigences du monde moderne, constituent la trame de notre naufrage collectif.

Alors les états généraux de l’éducation devraient constituer l’ultime voie pour solder le passif de la jeunesse de ce pays qui traine en bandoulière malgré elle toute l’insouciance d’une classe politique qui, comme partout ailleurs a sacrifié l’essentiel sur l’autel de la futilité.

Pour n’avoir pas eu de vision claire sur l’orientation générale du secteur de l’éducation, nous avons ensemble sacrifié des générations. C’est notre responsabilité de tenter de sauver ce qui peut l’être encore en abordant les vraies questions avec courage , maturité et réalisme loin des élans idéologiques et identitaires étroits.

C’est un devoir vis-à-vis de la nation et un acte de repentir à l’endroit de ceux qui payent le prix fort d’une gestion approximative d’un secteur essentiel dans la vie d’un peuple.

La rédaction
Nouadhibou soir

Zoueratt : deux étrangers s’emparent de 700. 000 UM de leur tuteur.




Deux jeunes hommes de nationalité guinéenne (Conakry) ont profité de la gentillesse et peut-être de la naïveté du sieur Sada Wade poissonnier de son état pour lui dérober un pactole de Sept Cents Mille de nos Ouguiyas. Il s’agit de Diallo Abou né le 15 Janvier 1976 à Pérécoré et de Louax Alphonse Li gouri né le 01/01/1977 à Palme.

En effet, monsieur Wade avait rencontré les deus bonhommes qui affichaient un air de martyrs en lui disant qu’ils sont étrangers à la cité minière et qu’ils cherchent un lieu d’hébergement en attendant de retrouver leurs concitoyens qui pourraient se trouver ici mais en lui affirmant qu’ils sont ivoiriens, selon Wade. Le malheureux poissonnier n’a pas hésité l’instant d’une seconde eu égard à l’hospitalité légendaire des mauritaniens.

Ayant passé une nuit chez lui, le lendemain, les malfaiteurs déclarent qu’ils partent à la recherche de leurs éventuels compatriotes et quittent leur tuteur en promettant de se revoir. C’est peut-être qu’à ce moment précis qu’ils ont préparé leur forfait.

L’époux parti vaquer à ses besoins de vendeur, la femme partie au dispensaire, les deux malfrats reviennent dans la maison vide pour accomplir leur sale besogne en volant le pactole de 700.000 UM et prennent la poudre d’escampette.

Ayant remarqué la disparition de son montant un jour après l’acte, le malheureux poissonnier a fait sa déclaration à la police, entre-temps, les deux voleurs ont eu la latitude de prendre les larges, laissant derrière eux, un père de famille meurtri et déboussolé.

Pour dire que l’hospitalité légendaire et la gentillesse peuvent parfois jouer de sales tours à cette période de crise et de morosité économique.

A rappeler que des personnes ayant commis des délits cherchent souvent à se planquer à Zoueratt, y écouler leurs objets volés ou commettre d’autres forfaits, certains tentent l’immigration clandestine, mais, la plupart des cas ils sont chopés par la police. Dans ce cas précis la victime a mis du temps avant d’alerter la police et la presse.

Pour toute information, prière contacter les numéros suivants :

(00222) 46450479 ou (+222) 46401904.


D. SY/ Zouerate.

mardi 29 mars 2011

Arrestation d’un directeur de banque à Timbedra pour escroquerie présumée.





La police de Timbedra, dans l’Est mauritanien a procédé à l’arrestation du directeur de la succursale d’une des banques du pays, pour son implication présumée dans une escroquerie en bande organisée portant sur 45 millions d’ouguiyas au détriment de la banque.

Selon le correspondant d’Al Akhbar dans la ville, le directeur local de la Banque pour le Commerce et l’Industrie se serait mis d’accord avec un élément de la douane locale pour l’exécution d’une audacieuse opération, consistant en un faux braquage censé se dérouler lors de la remise des fonds dont il a la garde et qu’il devait déposer à la succursale de Kiffa.

Selon le correspondant, l’accord pris entre les escrocs devait permettre la remise de 20 millions d’ouguiyas au douanier, dont 10 millions remis à l’avance, à charge pour lui de louer un véhicule 4x4, et de ramener des complices maliens de la ville de Nara, qui devaient exécuter le faux braquage contre leur complice directeur de banque et le garde chargé de sa sécurité.

Selon le pacte passé entre les complices, 25 millions d’ouguiyas devaient revenir au directeur escroc, qui a laissé la somme chez lui, de peur que ses complices ne s’en emparent durant l’opération. Seulement le retard de ses complices, qui ne sont pas venus au rendez-vous prévu a fini d’inquiéter le banquier escroc, qui a préféré rebrousser chemin et rentrer dare-dare à Timbedra.

La police a arrêté le directeur de la succursale, son comptable, le douanier, et un chauffeur soupçonné d’avoir reçu les fonds qui constituent l’avance destinée à faciliter le déroulement du faux braquage. Toute la bande est actuellement entendue par la police.www.cridem.org


Source :
Al Akhbar / Traduction A.B.O Hamoud pour Cridem

Hodh El Chargui: Un enseignant surnommé Belaawar inquiète deux missionnaires du MEN.



Une Toyota Hilux, ayant à son bord un chauffeur, un guide et deux missionnaires du Ministère de l’Education Nationale, a sillonné, la semaine dernière, la wilaya du Hodh El Chargui. L’objectif de la mission des deux fonctionnaires de l’Etat était consacré essentiellement à la visite de terrain dans certaines écoles de la moughataa afin de savoir l’état de ces établissements scolaires ainsi que leur mode de travail.

Quelques-unes des autorités de cette moughataa ont été pourtant claires avec les missionnaires en question en leur donnant des instructions et leur ont demandé d’être vigilants, parce qu’ils sont entrés dans une zone à risque. Des éléments d’Al Qaïda la fréquentent souvent.

Après avoir visité quelques écoles, la voiture des missionnaires du Ministère de l’Education Nationale a pris la direction du nord ouest, parce que la mission devait visiter trois écoles avant la tombée de la nuit. Vingt kilomètres plus loin, une petite localité appelée Dhlim apparaît. A l’entrée de cette localité se trouve une école du primaire.

Les élèves de cet établissement scolaire étaient, malheureusement, assis à même le sol, parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. La mission a passé un moment avant de repartir vers 16 heures 30 à destination d’autres écoles inscrites sur le calendrier de la visite. Roulant plus de dix kilomètres, le guide des missionnaires du MEN informa ceux-ci, que c’était justement ici dans cette zone, que les éléments d’Al Qaïda, avaient pris une Land Cruiser et ses occupants.

Et là, une énorme peur hanta leurs esprits, alors que la voiture, quant à elle, a continué sa randonnée sur la difficile piste. Vers 18 heures, les occupants de la Toyota Hilux ont alors commencé à s’inquiéter du risque d’égarement. Heureusement pour eux, un hameau apparaît à l’horizon. Esquintés par ce parcours du combattant, les missionnaires du Ministère de l’Education Nationale, sont descendus pour se reposer, manger et se désaltérer. Ils ont garé leur voiture non loin de l’établissement scolaire du village.

Le véhicule fut aussitôt entouré par une foule constituée, en majorité, par des vieillards, dont les barbes sont bien fournies. L’un de ces vieillards, fusil en bandoulière, avança vers lesdits missionnaires. Il cria sur un jeune homme et lui dit : «Allez vite appeler Belaawar pour le mettre au courant, que les missionnaires qu’il attendait, sont déjà là».

Les missionnaires du Ministère de l’Education Nationale, leur chauffeur ainsi que leur guide, ont la peur au ventre et des sueurs froides. Ils restèrent pendant plus d’un quart d’heure, silencieux et glacés de peur. Ils étaient tous paniqués. Leurs corps tremblotaient. «Voilà, on est foutu. Nous sommes tombés entre les mains des terroristes», disait l’un des missionnaires du MEN.

Après quelques minutes de psychose, où personne n’a pipé mot, une Toyota Land Cruiser, fit son apparition. Il y avait, à son bord, deux hommes barbus, dont l’un avait une arme sur les genoux. Les missionnaires du Ministère de l’Education Nationale, leur chauffeur ainsi que leur guide, ont cru fort, que ces deux hommes allaient les tuer froidement.

«Soyez les bienvenus. Je suis l’enseignant de cette localité. J’ai appris que vous êtes venus depuis une semaine dans cette wilaya pour visiter les établissements scolaires. Les parents d’élèves m’ont fait savoir que vous êtes déjà là. C’est pour cette raison, que je suis venu pour vous rencontrer » lança-t-il à ses hôtes.

C’est à ce moment, que les missionnaires du Ministère de l’Education Nationale, leur chauffeur ainsi que leur guide, ont fini par savoir, que Belaawar était bel et bien l’enseignant. Les habitants de ce village lui ont donné, le nom du redoutable terroriste algérien, qui fait des ravages au Sahara et dans le Sahel.


Source :
Balla Ly

Mortalité maternelle et infantile au Guidimagha :




«Rôle de la radio régionale dans la santé de la mère et de l’enfant »



Région réputée la plus pauvre de la Mauritanie, le Guidimagha reste enclavée. La route goudronnée qui devait la relier aux routes nationales, via Kaédi, est loin de s’achever. Au Guidimagha, les femmes et les enfants mourraient en grand nombre, du fait des liaisons difficiles entre les principales localités et l’hôpital régional de Sélibaby, seule structure dont le plateau technique est plus ou moins relevé.

D’où l’utilité de la radio régionale qui compense ce déficit en infrastructures routières, témoigne Dr.Kelly Nazirou, Directeur régional à l’action sanitaire (DRAS) du Guidimagha.

Dans cette région, selon Dr.Kelly, la politique de santé repose sur le système IEC (Information, éducation, communication), avec un accent particulier sur la sensibilisation et la mobilisation.

Comme toutes les régions vulnérables, le Guidimagha fait partie des zones ciblées par le projet CAP-CERF de l’UNFPA pour la réduction de la mortalité maternelle. A ce titre, le DRAS du Guidimagha Dr.Kelly Nazirou affirme avoir reçu en décembre 2010 un grand lot d’intrants dont 288 boîtes (de 1.000 comprimés) de fer, 11 boîtes (de 1.000 comprimés) de vitamine A, 1565 kits d’accouchements, 1565 voiles et boubous, ainsi que 1565 moustiquaires imprégnés.

Ces intrants sont destinés aux centres et postes de santé les plus enclavés et les moins fréquentés pour rehausser leur taux d’accueil en consultations prénatales et en accouchements médicalement assistés. Parmi ces zones vulnérables, le centre de santé de Ghabou aurait reçu une dotation de 20 boîtes de fer¸ 1 boîte de vitamine A, 100 voiles et boubous, 100 kits et 100 moustiquaires. Résultat, le centre aurait effectué au quatrième trimestre 2010, quelques 31 consultations prénatales (CPN) alors qu’au deuxième trimestre 2011, il en est déjà à 27 CPN.

Ce qui augure selon Dr.Kelly, d’une plus grande affluence des femmes enceintes au niveau de cette structure sanitaire. Le même constat vaut selon lui pour les consultations post-natales (CPON), avec un total de 3 CPON au quatrième trimestre de 2010 alors qu’au cours du premier trimestre de 2011, le centre a déjà enregistré 2 CPON. La même évolution a été notée selon Dr.Kelly dans la localité de Arr qui a enregistré selon lui 73 CPN au quatrième trimestre 2010 et déjà 19 au deuxième trimestre de 2011.

Sur le plan régional, le Guidimagha aurait enregistré au quatrième trimestre 2010 quelques 809 CPN alors qu’au premier trimestre 2011, il en est déjà à 674 CPN. L’hôpital de Sélibaby a été en outre doté, selon le DRAS, de nouveaux matériels, dons de l’UNFPA, notamment une table d’accouchement, une table de réanimation pour nouveau né, une ventouse, un appareil forceps. La boîte césarienne quant à elle ne serait pas parvenue selon l’unique gynécologue de service.

De l’avis du Dr.Kelly Nazirou, une grande amélioration a été notée sur le plan de la couverture sanitaire par rapport à l’année dernière et qu’il s’attend à de meilleurs résultats au cours des prochains trimestres. Par delà l’aspect technique, équipements médicaux et intrants, les centres et postes de santé situés dans les localités du Guidimagha privilégient l’approche IEC, en collaboration avec les populations, par le biais d’ONG locales qui s’occupent de la distribution de certains intrants (boubous et voiles) fournis par l’UNFPA, mais aussi de la sensibilisation des femmes sur la nécessité d’avoir une grossesse suivie médicalement et d’un accouchement assisté en milieu sanitaire.

Cette politique selon les praticiens a donné de grands résultats en termes de fréquentations dans les centres et postes de santé et dans l’accroissement du taux de couverture en CPN. Le souci du Dr.Kelly Nazirou, spécialiste en épistémologie, est de renforcer la plaidoirie pour la santé de la mère et de l’enfant en mettant l’accent sur les groupes cibles (femmes et enfants) plutôt que sur les chiffres dont la portée selon lui est plus abstraite. D’où son aversion, dira-t-il, de s’exprimer en termes de chiffres et de taux, bien qu’il reconnaisse l’indispensable utilité de l’outil statistique.

Sur le plan logistique, l’hôpital régional de Sélibaby sera doté bientôt, révèle Dr.Kelly, de deux ambulances, dont celle qui a été immobilisée depuis deux mois pour accident et qui a été réparée par la tutelle. Ces véhicules, par delà un apport bénéfique dans l’évacuation des cas d’urgence, complètent ainsi un plateau technique riche de son personnel de haut niveau, dont un gynécologue et une sage-femme spécialiste en soins obstétricaux d’urgence, se réjouit Dr.Kelly.

Pour le jeune médecin-chef de l’hôpital, Dr.Sidi Mohamed Ould Hacen, fraîchement débarqué, la maternité est le pilier de la structure hospitalière de Sélibaby en ce qu’elle s’occupe de la quasi-totalité des accouchements au niveau régional. Pour Dr.Gaye Mohamed Lemine, gynécologue chef de service de la maternité de Sélibaby, sa structure fonctionne dans la plus grande précarité, car ne disposant ni de boîte à césarienne ni d’un anesthésiste compétent.

Il se réjouit tout de même des deux tables d’accouchement que l’UNFPA vient de livrer à l’hôpital ainsi que d’un aspirateur et d’une table chauffante, regrettant l’absence d’un stock d’instruments indispensables tels que stéthoscope et tensiomètre. Dr.Gaye déplore également le manque de personnel qualifié et l’inexistence d’une couveuse. La maternité de Sélibaby manque aussi selon lui de ventouse pou nouveau-né, de monitoring indispensable pour les opérations en césarienne.

Devant le modeste réduit qui sert de bureau et de salle de consultation au Dr.Gaye Mohamed Lemine, une dizaine de femmes de tous les âges fait la queue. Maïmouna Tadis, la trentaine dit attendre depuis le matin pour une consultation poste natale. Elle vient de la localité de Arr, où elle avait accouché après avoir suivi régulièrement ses quatre visites. Les premières que cette mère de trois enfants a effectuées dans sa vie, ses deux précédents enfants étant nés chez elle des mains d’une matrone traditionnelle.

Aïssata Boubou Sow est quant à elle venue du lointain village de Woulrabi, pour consulter son bébé de trois mois. Toutes nos interlocutrices, de braves villageoises à la mine éteinte, disent avoir pris conscience de l’intérêt d’une grossesse suivie et d’un accouchement médicalement assisté. Elles ont exprimé leur satisfecit par rapport aux services de santé qui leur sont fournis. Certaines disent avoir bénéficier d’intrants fournis par l’UNFPA, en termes de fer, de vitamine A, de boubous ou de voiles, de moustiquaires et de kits d’accouchement.

Haja Aw avoue avoir été attirée pour la première fois dans une structure sanitaire, après eu vent des dons offerts aux femmes enceintes ou qui accouchent. Toutes ont cependant reconnu l’apport considérable que joue la radio régionale, celle de Sélibaby, dans leur éducation sanitaire. Il en est ainsi des campagnes de vaccination, des spots et messages radiophoniques qui appellent constamment les femmes du Guidimagha à des changements de comportements, destinés pour la plupart aux femmes en état de grossesse ou des femmes allaitantes, des dangers liés aux accouchements non assistés…Avec l’évolution actuelle dans la prise de conscience, le Dr.Kelly Nazirou s’attend à des résultats probants pour la réduction drastique de la mortalité maternelle et infantile dans la région du Guidimagha.

Cheikh Aïdara


www.cridem.org


Source :
L'Authentique (Mauritanie)

lundi 28 mars 2011

Au Guidimakha, les conditions du développement peinent à s’installer : Du rêve à la réalité, le fossé est encore grand




Attendu mercredi dernier, le chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz a finalement atterrit à l’aéroport de Sélibaby à 15 heures 30 minutes où les autorités administratives régionales et de sécurité l’ont accueilli en même temps que les élus locaux et les notabilités de la région.

Première étape de l’agenda présidentiel, l’inauguration d’un poste 90/30 kV à Sélibaby via Gouraye. Ainsi la capitale régionale du Guidimakha sera interconnectée au poste de 225/90/30 kV de la ville de Bakel. L’objectif de ce projet consiste à réduire les coûts de production de l’électricité ; lutter contre la pauvreté dans la zone du projet ; améliorer la qualité du service et du taux de disponibilité de l’électricité et contribuer au renforcement de l’intégration régionale. Le coût du projet se chiffre à 11.474.500.000 milliards de FCFA. Le financement est assuré par la BOAD pour 10 milliards de F CFA soit 87 % du montant et la SOGEM pour 1,474 milliards de F CFA soit 13 %. Ce projet est exécuté dans le cadre de l’électrification des localités de Bakel, Gouraye et Sélibaby. Ainsi permettra t-il pour notre pays d’entreprendre un vaste programme d’électrification rurale de plusieurs localités du Guimakha comme par exemple Diaguily, Diongountourou, Khabou, de gros villages du sud de la wilaya situés en bordure du fleuve Sénégal mais également d’autres localités à l’Ouest de Sélibaby tel que Tachott, Artouma, Agoueinit etc..

Le discours est une chose, la réalité toute autre

L’inauguration en grande pompe du projet, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment : Le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, M. Mohamed Lemine Ould Abboye, celui l’équipement et des transports Yahya Ould Hademine, du ministre du commerce, de l’artisanat, du tourisme et de l’industrie Bamba Ould Dermane, Bâ Ousmane secrétaire général du gouvernement, Bâ Housseinou ministre de la santé et Amédi Camara ministre délégué chargé de l’environnement. Ahmed Salem Ould Merzoug haut commissaire de l’OMVS était là également, à côté du chef de l’Etat, de même que le gouverneur de Bakel. A la suite du maire Mohamed Vall Ould Mekhalla et du ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Mohamed Ould Abdel Aziz s’est adressé aux populations du Guidimakha venues l’accueillir et l’écouter. En substance a expliqué les raisons du retard des travaux de l’aéroport de Sélibaby qu’il impute à une société adjudicataire du marché mais a promis que les travaux seront achevés avant fin 2011 quoi que cela va coûter à l’Etat mauritanien. Il a dit que l’Etat est conscient de ce qu'endure le Guidimakha du fait du manque de routes bitumées et du déficit en installations, y compris l'aéroport dont les travaux n'ont pas encore été achevés. Le chef de l’Etat a ainsi dit que des vols saisonniers seront organisés par Mauritania Airlines entre Sélibaby et Paris afin de permettre aux citoyens de cette wilaya résidents en France de visiter les siens pendant les vacances conformément à ses engagements électoraux lors de la dernière campagne présidentielle. Il a annoncé que les services compétents en la matière s’activent en ce moment à accélérer la réalisation de la route Sélibaby – Kaédi. Le Président de la République a admis que la wilaya du Guidimakha a souffert, dans le passé, du ralentissement des efforts de réforme de l’enseignement dispensé aux élèves de la wilaya. Il a également promis, entre autres actions en faveur du Guidimakha, le renforcement des opportunités d'emploi dans la wilaya, vu le rôle que cela joue dans la lutte contre le chômage et l'amélioration des conditions de vie des populations. " Dans ce cadre, la capacité d'accueil du Centre de formation professionnelle au Guidimakha sera élargie et la qualité de ses prestations rehaussée ", a poursuivi le chef de l'Etat.
Il a souligné que notre pays dispose de grandes richesses et de ressources diversifiées, notamment dans les domaines des mines et des pêches, précisant que ce qui nous manque c'est seulement l'amélioration de la formation et de l'expertise. Il a également annoncée dans la foulée, le perfectionnement de l'hôpital régional et son équipement en matériels nécessaires. Il a indiqué que le ministère de la santé a déjà franchi des pas sur cette voie, citant l'envoi d'un certain nombre d'équipements. Ce qui fait défaut maintenant, a-t-il relevé, c'est un appareil de radiologie qui sera mis à disposition dans deux semaines en plus d'un véhicule ambulance de réserve qui sera envoyé à la wilaya d'ici à un mois.
Abordant le problème de l'eau, le chef de l’Etat a dit que des efforts sont en cours pour lui trouver une solution. Il a précisé que le ministère de l'hydraulique effectue à l'heure actuelle deux ou trois forages et que d'autres ouvrages seront réalisés, au besoin, de façon à garantir le règlement du problème de l'eau à Sélibaby.
Le chef de l'Etat a annoncé des mesures visant à résoudre également le problème de l'eau à Ould Yenge et à Wompou. Sur le plan agro-pastoral au Guidimakha, Il a dit que le ministère du développement rural procèdera cette année à la réalisation d'un certain nombre de ponts et à la distribution de 90 kilomètres de grillages.
"Je m'engage à résoudre tous les problèmes qui me parviennent; nous avons les ressources et les potentialités nécessaires à cela grâce à la gestion transparente et rigoureuse et le contrôle ferme des deniers publics ainsi qu'au suivi des mesures contre les contrevenants dans ce domaine", a dit le Président de la République.

La sécurité, chose impérative

Ould Abdel Aziz a par ailleurs interpellé les habitants de la wilaya frontalière du Sénégal et du Mali sur l'importance de la sécurité leur rappelant la dernière tentative d'infiltration de terroristes entrés au pays par le Guidimakha. A cet effet, il a exhorté les citoyens à assumer leur responsabilité envers la protection de chaque centimètre de leur patrie. Une protection, a-t-il expliqué, qui ne relève pas seulement de l'Etat mais de tout un chacun. "Il faut vérifier l'identité de chaque personne suspecte et informer la plus proche autorité sécuritaire pour protéger le pays et la population contre les risques des malfaiteurs et de leurs pratiques étrangères à notre société", a-t-il indiqué. Suite à son discours, il a procédé à l’inauguration du poste électrique avant de mettre le cap sur l’hôpital de Sélibaby. Dernière étape du programme, l’inauguration du tronçon de route goudronnée entre Sélibaby et Gouraye long de 45 km. L’inauguration de ce tronçon a été l’occasion pour le chef de la délégation de l’Union Européenne d’expliquer les tenants et aboutissants de la route qu’elle a financé dans le cadre du désenclavement de la région par le biais de la route Kaédi-MBout-Sélibaby-Gouraye. Le ministre de l’équipement et des transports a également ajouté son grain de sel. Il n’empêche, malgré toute la bonne volonté de l’Etat, il est utile de rappeler que sur les 13 régions du pays, au moins sept d’entre elles sont extrêmement pauvres, dépourvues d’infrastructures viables. Et quand on sait que la wilaya du Guidimakha en fait partie, il y a de quoi se poser des questions sur l’approche mise en oeuvre en vue de développer la wilaya. Comme toutes les autres régions, l’économie du Guidimakha repose essentiellement sur le potentiel agro-pastoral. Toute approche qui ne prend pas en compte cette vision est vouée à l’échec. Désenclaver le Guidimakha par la construction d’infrastructures de base viables est certainement la condition première à tout développement, mais elle n’est pas suffisante pour lutter contre la pauvreté endémique de la wilaya. Raison pour laquelle, assurer des formations qualifiantes sur des métiers bien ciblés et adaptés aux réalités économiques vécues, reste indispensable pour offrir des emplois aux jeunes qui chôment dans les différentes wilaya, à l’exemple du Guidimakha. Cela suppose une étude du terrain pour pouvoir entreprendre des politiques adaptées. En outre, il est grand temps d’organiser le marché du travail et contraindre par des lois claires, tout employeur, que ce soit l’Etat ou le privé, à recourir au service de la main d’œuvre, sans aucune discrimination ni favoritisme ou clientélisme, pour ses besoins.
Reportage, Moussa Diop

Réunion à Aioun du comité régional de lutte contre les épidémies



Le comité régional de lutte contre les épidémies dans la wilaya du Hodh El Gharbi s'est réuni, lundi, dans la ville d'Aioun sous la présidence de M. Cheikh ould Abdallahi, wali du Hodh El Gharbi.
La réunion a été consacrée à l'évaluation de la situation de la maladie de la rougeole dans la wilaya et aux mesures prises pour éradiquer cette maladie.
Dans une déclaration à l'AMI, le Dr Bou Eya ould Abeidi, directeur régional à l'action sanitaire a précisé que depuis janvier dernier, 126 cas de rougeole ont été enregistrés à Aioun, Mekanet et Taré, dans la moughataa d'Aioun, Zmeita, dans la moughataa de Tintane et Hassi Ehel Ahmed Bichna, dans la moughataa de Kobenni.
Il a indiqué que toutes les personnes atteintes de rougeole sont guéries à l'exception de 3 personnes qui sont encore sous surveillance médicale.
Il a enfin souligné que les médicaments sont disponibles en quantités suffisantes et de manière gratuite.


AMI

Sénatorial de M’bout : Scrutin très ouverts…




Le premier tour du scrutin pour le renouvèlement du tiers du sénat le 24 avril prochain sera très serré à M M'bout. Dans cette Moughataa, cinq listes se disputent le siège. Le sortant, Youssouf Sylla, malgré la levée de sa suspension, n’a pas été investi par son parti, l’UDP.

Le Sénateur sortant se présente donc à sa propre succession comme candidat indépendant. Le parti de Naha Mint Mouknas, pour le siège de sénateur de Mbout a choisi Sidi Ould Boukhery, maire de la commune de Beylougué.

L’UPR, parti au pouvoir a investi Dahmoudi Ould Rassoul. Un autre membre de ce parti, UPR, Abdel Ghader Ould Souleymane se présente comme indépendant. La cinquième liste candidate est celle du parti Tawassoul.

A noter que la seconde liste présentée par l’UDP pour le scrutin du 24 avril est conduite par Ahmedou Ould Lehbib pour la Moughataa de Sélibaby.

Khalilou Diagana



www.cridem.org


Source :
Khalilou Diagana Pour Cridem

Douanes de l’axe Rosso-Dakar : Les commerçantes crient leur ras-le bol.




Les commerçantes de l’axe Rosso-Dakar sont au pied du mur. Et pour cause leur gagne-pain est menacé, parles agissements des soldats de l’économie. Pour que leurs marchandises arrivent à bon port, elles sont obligées des débloquer à chaque poste de douane.

C’est la croix et la bannière de voyager sur l’axe Dakar-Rosso. Les tracasseries douanières deviennent de plus en plus un goulot d’étranglement pour les centaines de voyageurs. Raquette ; intimidation ; tous les moyens sont bons pour déplumer les voyageurs. Une arnaque à ciel ouvert qui se déroule tous les jours sous les yeux et la barbe des autorités.

Les passagers de la Toyota DK 3421-QB(numéro d’emprunt) n’oublieront pas de sitôt leur périple du samedi 19 mars.

Partis de Rosso vers les environs de 15h; ils ont perdu un temps fou avant de rejoindre la capitale sénégalaise. 08 heures de route pour 350 km. Un supplice causé par la cupidité des éléments de la douane qui réclament aux commerçantes 1000franc pour continuer leur voyage.

Les trois commerçantes embarquées à bord de la voiture ont été arnaquées dans chaque poste de douane, malgré leur quittance en main. Pour ne pas perdre du temps sur ces endroits maudits, elles étaient obligées de remettre 3 billets de 1000franc aux douaniers pour pouvoir continuer leur route. Sinon ces derniers les obligeaient à compter un à un leurs articles, histoire de les punir.

Pour notre voyage, le calvaire commença au poste de Richard-Toll. Connaissant le jeu espiègle des douaniers, les femmes avaient déjà préparé l’argent et les quittances qu’elles avaient confiés au chauffeur. Un agent de la douane se présenta devant nous pour récupérer les quittances avant de disparaître. Le chauffeur le suivit et lui remet sans prendre de gants 3000franc.

Il met l’argent sans gêne dans sa poche et d’un geste de la main, il demanda au chauffeur de partir. L’argent en poche, il n’a plus besoin de contrôler les bagages des autres passagers. Sur le trottoir, deux autres voitures attendaient leur tour.

Prochain poste, Université Gaston Berger de St Louis. Là aussi, les commerçantes avaient déjà préparé l’accueil des douaniers. Les 3000franc étaient déjà mis à coté. Devant l’Université ; quatre douaniers attendaient soigneusement leur récolte quotidienne. Sous le regard furtif de leur chef ; les trois agents eurent peur de demander l’argent aux pauvres dames ; mais ils les sommèrent de descendre de la voiture et de compter un à un les articles mentionnés sur les quittances.

Une punition sévère qui nous fait perdre 2 tours d’horloge. Heureux de bluffer leur chef, ils laissèrent pantois les pauvres dames sur le trottoir. Arrivés à Kébémer, les douaniers en poste prennent eux aussi leur part du gâteau. Comme leurs confrères de Ross-Béthio, ils ne s’intéressent pas aux contenus des bagages, seul l’argent les intéresse.

Awa l’une des commerçantes raconte « on est habitué à cet escroquerie. Mais je pense que ce n’est pas la peine de nous faire payer une quittance à Rosso ; vu que les douaniers nous réclame à chaque fois de l‘argent » Pour narguer les passagers, les douaniers quémandent du thé, du sucre ou n’importe quelle denrée qu’ils pourront revendre à des receleurs qui les suivent comme leurs propres ombres. Bouches bées, nous continuons exaspérés notre route. Des comportements inadmissibles qui frisent l’idiotie et qui sont hélas monnaies courantes sur cet axe.

Dialtabé

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Source :
Le Quotidien de Nouakchott