samedi 6 novembre 2010

Arrivée a Boghé du 82eme convoi de rapatriement des refugiés [Reportage Photos]


Le jeudi 4 novembre 2010, un contingent de 205 personnes, dont 15 font l’objet d’un regroupement familial, regroupées au sein de 35 familles, est arrivé à Boghé. C’est le premier convoi de rapatriement au Brakna, depuis la reprise des opérations, le 18 octobre 2010.

Ces rapatriés ont été accueillis sur la rive mauritanienne par une forte délégation, conduite par M. Mohamed Abdellahi Ould Zeïdane, Chargé de missions au Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, Madame Zeïnabou Mint Mohamedna, Wali du Trarza, des Hakem d’Aleg, de Boghé et de M’Bagne. Outre la Représentante du HCR en Mauritanie, on remarquait la présence de responsables et agents de l’ANAIR et du HCR.

Les rapatriés, en majorité des femmes et des enfants, ont été pris en charge par les agents de l’ANAIR, qui, de la traversée (par des pirogues motorisées reçues du HCR), à l’installation dans les 14 sites d’accueil, en passant par les prestations au centre d’accueil (spécialement aménagé à cet effet), n’ont ménagé aucun effort pour rendre le retour de ces compatriotes le plus agréable possible.

Les formalités administratives d’état civil, de santé de police et d’éducation se sont déroulées sans difficulté, grâce notamment à un dynamisme remarquable des agents des structures régionales de ces secteurs. Tous les rapatriés ont pu les effectuer et embarquer dans les mini bus qui les ont transportés dans leurs sites respectifs de destination.

La plupart des rapatriés sont installés dans les Moughataa de M’Bagne et de Bababé, dans des sites déjà existants. Ces sites sont pourvus d’infrastructures hydrauliques et scolaires.

Il faut rappeler que le mercredi 3 novembre, les mêmes autorités ont assisté à une session de formation sur les principes et modalités du rapatriement, par le HCR et l’ANAIR. Des prestations fort appréciées par les participants, suivies d’un exercice de simulation. Car, c’est la première traversée à Boghé depuis la reprise des rapatriements, avec l’ANAIR comme principal opérateur.






Source :
ANAIR

Adrar//Fièvre d’Amogjar : Une mission de vétérinaires ratissera toutes les Moughataa.



C’est de Guelb Richatt, cher à Théodore Monod,50 Km au Nord de Ouadane, que parviennent ce samedi matin, les mauvaises nouvelles : Des cadavres récents de chameaux sont constatés rapportent les voyageurs. Lors de sa visite aux campements d’Amogjar, jeudi dernier, le Wali de l’Adrar a tenu a rassuré les populations sur la base des données scientifiques que lui fournissent les techniciens qui l’accompagnent. Selon les médecins : Les personnes décédées récemment étaient déjà très faibles pour cause de malnutrition. Leur organisme ne pouvait résister aux fièvres contractées. Selon les connaisseurs des services du développement rural, le taux de mortalité des animaux reste identique aux années précédentes. Il n’y’a pas à s’alarmer ! Pourtant, le Wali a du lui-même constater des malades fiévreux chez l’une des familles visitées. Il a fallu un traitement vigoureux pour les rétablir dans leur état normal. Il en est de même pour les trois personnes qui étaient hospitalisées depuis mercredi dernier. Leur guérison et sortie de l’hopital ont quelque peu baissé la situation de psychose manifestée par certains Atarois. Cela n’est pas le cas pour les éleveurs qui persistent à dire qu’il y’a une maladie grave qui affecte leurs animaux et particulièrement les chameaux. Le ratissage que va entreprendre à partir de demain, la mission de vétérinaires venus de Nouakchott dans toutes les Moughataa de l’Adrar, sera peut être le dernier épisode du feuilleton « fièvre bizarre d’Amogjar ».
Ely Salem Khayar / Adrar.info

Adrar/Société civile : Rien ne va plus entre la Mairie d’Atar et le réseau des ONGs de l’Adrar !




Le malentendu apparu depuis quelques temps, entre la Mairie d’Atar et le réseau des Ongs de l’Adrar (RONGA) s’est amplifié à atteindre la rupture.

Par lettre N° 88/2010/CM/MA, en date du 25 octobre 2010, le Maire d’Atar Sid’Ahmed Ould H’Meimed demande au secrétaire général du RONGA, Hamoud Ould Amardhaya, de libérer le bureau que la commune mettait à la disposition du réseau.

La réponse de ce dernier n’a pas tardé. Après avoir décrit l’importance du rôle joué par le RONGA dans le développement et la contribution à l’entretien de l’image de marque de la commune, le secrétaire général souhaite garder encore 2mois, le bureau entièrement équipé en bureautique et informatique par le RONGA. Il importe de rappeler que le premier regroupement des associations et ONGs de la société civile a été expérimenté en 2005 et a pris le nom de « Réseau des ONG de l’Adrar (RONGA). Plus d’une trentaine d’associations y étaient enregistrées. Certaines sont partenaires de divers projets de développement en Adrar : PDDO, PDRC (Oasis) ; Environnement, droits humains, Consommateurs etc.

Lors du transfert en 2009 des services de la commune, vers le nouvel hôtel de ville, le Maire a mis à la disposition du RONGA un bureau pour renforcer les capacités des ONGs (sur leur demande selon la Mairie, suivant un protocole d’accord tacite, évoque le responsable du RONGA). Au fil du temps, certaines associations se sont retirées du RONGA pour créer leur propre réseau et dernièrement un forum des Acteurs Non Etatiques de l’Adrar (FANEA) a fait une entrée vigoureuse sur la scène de la société civile .Ces facteurs ont-ils contribué à accentuer le malentendu entre la Mairie d’Atar et le RONGA. Très probablement !


Ely Salem Khayar /Adrar. info

(voir lettres Maire et RONGa jointes).

vendredi 5 novembre 2010

Bababé : Dieng Mamadou Abdoulaye retrouve ses esprits et tient un discours conciliateur.




Madame Aicha Vall Mint Michel Verges, secrétaire exécutive chargée des Femmes de l’UPR et chef de la mission de sensibilisation et d’information chargée du Brakna, a de quoi afficher le sourire. Bababé n’a pas déçu ses espoirs puisque le maire de Aéré M’Bar, M. Dieng Mamadou Abdoulaye, a fait contre mauvaise fortune bon cœur.

Lors de la réunion des cadres du parti à Bababé, organisée sous la houlette de Aicha Vall Mint Michel Verges, le maire de Bababé aurait annoncé publiquement reconnaître les résultats de l’implantation contre lesquels il n’était pas du tout d’accord.

Sans doute Dieng Mamadou Abdoulaye, faisait-il allusion aux péripéties qui ont émaillé l’implantation de la section et de la sous-section du département de Bababé.

Pour la petite histoire, on s’en rappelle, l’implantation de l’UPR dans la Moughataa de Bababé n’était pas des plus serein surtout dans la commune de Aéré M’ Bar. Tout était parti de l’élection du président de la sous section de la commune de cette localité.

Fort de ses délégués au congrès de la sous-section, Dieng Mamadou Abdoulaye, s’était arrangé à mettre son homme sans autre forme de procès, alors que la tendance adverse n’y était pas favorable pour diverses raisons.

Dès lors, les hostilités furent ouvertes entre les deux tendances locales incarnées d’un côté par Thiam Diombar inspecteur général d’Etat, Yongane Alassane chef personnel ERT (Etablissement pour la Rénovation de la ville de Tintane), Dieng Abou Demba ex SG du ministère du développement rural, Sy Moussa comptable de l’Etat civil.

De l’autre, Dieng Mamadou Abdoulaye maire de la commune, NDiaye Abou conseiller à la Commission Centrale des Marchés en plus du président de la sous section communale. La tendance Diombar, accusait l’ancien président du Sénat de l’ère Ould Taya, Dieng Boubou Farba, d’être le mentor tapis à l’ombre de Dieng Mamadou Abdoulaye et tirant les ficelles.

Battu à l’élection de la sous section de la commune par la tendance du maire de Aéré M’Bar, la tendance Thiam Diombar décidait alors de se préparer en conséquence pour la bataille de la section et de la fédération. Ainsi une stratégie politique la conduit à nouer une alliance avec Bababé et El Vorah. Dans cette alliance se retrouvaient Bâ Abdoulaye Mamadou maire de la commune, Sall Amadou l’ancien maire, Bâ Amadou Racine et d’autres acteurs politiques non moins importants unis pour la cause.

A la section, les alliés s’étaient entendus pour donner la présidence à Bababé pour une question stratégique, dès lors que c’est la capitale départementale dotée de toutes les infrastructures nécessaires.

Ainsi l’élection du président de la section de UPR de Bababé s’est déroulée sans anicroche, d’autant que la tendance Diombar avait retiré son candidat pour être conforme à la stratégie adoptée. Wane Chouaïbou est élu à la tête de la section avec une majorité confortable contre son concurrent issu de la mouvance de Dieng Mamadou Abdoulaye.

Arrive après le congrès de la fédération à Aleg. Dieng Mamadou Abdoulaye tenait à mettre dans le bureau d’une vingtaine de membres, un de ses proches, M. NDiaye Oumar. Du côté de la tendance adverse, le choix s’était porté sur Dieng Abou Demba ex SG du ministère du développement rural. Malgré tout le travail de conciliation mené par le coordinateur régional de l’implantation au Brakna, M. Ali Ould Alaada, une solution n’avait pu être trouvée.

Le maire de Aéré Mbar était resté inflexible dans sa position. Faute d’entente, Ali Ould Alaada, propose aux deux tendances de laisser tomber les deux candidats et de proposer chacune un autre. La tendance Diombar propose le capitaine à la retraite, Niang Harouna tandis que Dieng Mamadou Abdoulaye n’a pas voulu.

Devant l’impasse, le coordinateur de l’implantation tranche. Et à l’élection du bureau de la fédération à Aleg, Niang Harouna de la tendance de Diombar se retrouvait propulsé dans le bureau de la fédération. Ce qui a mis le maire de Aéré Mbar en colère dénonçant des manœuvres politiques dilatoires.

En fait le maire de Aéré M’Bar avait été victime d’un jeu d’alliance politique locale dans le département.

Aujourd’hui le cauchemar de l’implantation semble n’être pour lui qu’un mauvais souvenir. Dieng Mamadou Abdoulaye a fait son mea culpa en reconnaissant les résultats de l’implantation et des structures mises en place. Ce qui laisse la porte ouverte, à une réconciliation locale des deux tendances de la commune de Aéré M’Bar.

Moussa Diop



Source :
Le Quotidien de Nouakchott
| Ed

La restitution de la mission du comité de suivi de la Sécurité Alimentaire à Dar El Barka, à Boghé et à Bababé.




La restitution des travaux de la mission a eu lieu ce jeudi 4 novembre 2010, dans la grande cour de l’ONG AMAD de Boghé, de 10 heures jusqu’à 14 heures plus.

L’historique de l’affaire en question émane d’un projet de Sécurité alimentaire que les investisseurs Saoudiens ont récemment demandé aux Autorités Administratives l’attribution de 40 000 ha de terres de Diéri dans la Commune de Boghé et 10500 ha dans la commune de Dar El Barka, ces terres sont jadis, des zones de culture sous pluie, de pâturage pour les éleveurs et des terres de Walo pour Dar El Barka.

Les populations concernées ont été informées par un affichage à la préfecture de Boghé le 7 juillet 2010, comme quoi un délai de 60 jours est accordé à toute personne physique et morale qui a prétentions sur les dites terres d’apporter des documents administratifs pouvant justifier ses prétentions.

En réaction à cet affichage, les populations concernées se sont vite mobilisées pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants des avis aux publics publiés par l’autorité locale.

C’est ainsi qu’elles ont entrepris des actions citoyennes en rencontrant les autorités locales pour partager avec ces dernières leur position et en leur rappelant par écrit, avec ampliation aux autorités administratives nationales et à certaines institutions et organisations chargées des droits humains dont le Fonadh et la CNDH, leur obligation de respecter les conventions internationales et les lois nationales sur la propriété privée.

C’est ainsi une forte délégation de l’équipe de la mission de suivi de la sécurité alimentaire conduite par : Mamadou Moctar Sarr (Secrétaire exécutif du Fonadh), Madame Sy née Lalla Aicha secrétaire exécutive adjointe du Fonadh et présidente du comité de solidarité avec les victimes des violations des droits humains en Mauritanie, Moctar Mohameden ould Louli de L’ONG internationale Britannique (ACORD), Sidaty Ould Demba (Fonadh), Elhadj Bâ (A MAD), Djigo Amadou Saidou (OXFAM) est venue répondre à l’invitation de la commission permanente pour la circonstance.

Etaient présents aussi les membres, la mission locale Djigo Moussa, Dia Amadou Mamadou, Ndiaye Daouda, et des participants venus des communes : Dar El Avia, ould Birom, Dar El Barka, Boghé et Bababé, des notables de Bouhdida, Bababé et Boghé.

Dans les discours d’intervention, tout le monde est unanime, pour les textes réglementaires qui registrent la loi foncière, l’exemple l’affichage n’a été fait qu’à la commune de Boghé, les autres communes n’ont pas vu l’affichage. Le procès verbal de la commission départementale n’a pas été validé par les participants à la réunion.

C’est ainsi que les participants recommandent :

- Élargir la commission permanente à toutes les composantes locales.
- Créer une synergie entre le niveau local (commission permanente) et le niveau national (comité de suivi de la sécurité alimentaire).
- Suivi du PV de la commission départementale de prévention et d’arbitrage des conflits fonciers au niveau régional et national.
- Réaliser une étude d’impacts environnementaux.
- Et enfin harmoniser les positions de toutes les commissions victimes.

Rappelons,que ce comité de suivi de la sécurité alimentaire mis en place par les organisations de la société civile et paysannes lors de l’atelier d’information et de sensibilisation d’Oxfam International en 2008 à Nouakchott sur charte d’aide alimentaire du CILSS, a pour mission principale d’assurer le suivi de la situation alimentaire dans le pays et aussi de veiller à la prise en compte et au respect des intérêts des populations paysannes (agriculteurs et éleveurs)dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques agricoles nationales et régionales.

Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel
CP le Véridique au Brakna.



www.cridem.org


Source :
Diop Mohamedou Abou

Précision sur le forage d’Inal




Suite à notre papier sur le forage d’Inal paru dans CRIDEM, une source nous a apporté les précisons suivantes :

L’étude pour la réalisation du forage a été effectuée par la fondation SNIM.
Sa réalisation est l’œuvre de l’Accès Universel aux Services de Base (AUSB).

Que nos lecteurs et les concernés nous excusent.



www.cridem.org


Source :
La Voix de Nouadhibou

Adrar. /Fièvre Amogjar : Le Wali sur les lieux du drame.




La mort subite ce matin d’un berger de chameau et celle, hier du chameau-guide (Amkhawel) de Ehel Moustapha, dont le cadavre a été brûlé par le vétérinaire publiquement , a relancé -de plus belle- le feuilleton : « fièvre bizarre d’Amogjar ».

Pour apprécier de lui-même la situation, s’enquérir des nouvelles de familles sinistrées, suite au décès de certains des leurs et calmer quelque peu les esprits échauffés, le Wali de l’Adrar s’est rendu ce matin (jeudi 4 novembre) dans la zone incriminée.

Cette visite intervient après celle avant-hier, du médecin chef de la PMI d’Atar et hier, du directeur régional de la santé (Drass),Le Wali est accompagné du Hakem d’Atar, des responsables régionaux de l’armée, la gendarmerie, la garde , la police, le représentant du CSA et celui de l’environnement.

Rappelons qu’à son retour hier soir, le Drass a ramené avec lui d’Amogjar deux jeunes enfants qu’il a immédiatement internés à l’hôpital d’Atar.

En ce début d’hivernage où la recrudescence des maladies qui touchent les hommes et animaux est chose normale, certains craignent cependant que le fléau qui a emporté plusieurs animaux en Inchiri, Tagant, Dhar Adrar (Ain Savra) et maintenant le Baten (Atar-Amogjar) ne se généralise dramatiquement davantage.

Beaucoup de familles dont Ehel Mommeu, Ehel Aina, Ehel Tihiya etc, déplorent en effet, des pertes pour cause de mort subite, au niveau de leur cheptel .

Ely Salem Khayar /Adrar.info

jeudi 4 novembre 2010

L’UPR attaque l’UFP à Barkéol.





Dernière étape de la mission de sensibilisation de l’UPR en Assaba, Barkéol a abrité, hier, un atelier de formation des cadres et militants du parti.

Au cours d’un meeting populaire dans l’après-midi, les populations, tout en louant les efforts des pouvoirs publics visant à éradiquer la pauvreté dans l’Aftout, ont dénoncé surtout un déficit cruel dans le domaine éducatif au niveau de cette moughatta, très populeuse.

Dans son discours aux militants, le président de la mission de sensibilisation de l’UPR, Ali Ould Alada, a rendu compte aux militants du parti des orientations du dernier congrès national du parti, indiquant que l’objectif des missions du parti est l’ouverture d’un débat avec les structures de base du parti sur des sujets essentiels comme la lutte contre la gabegie et le débat national sur le terrorisme et l’extrémisme, récemment organisé à Nouakchott.



Dans une allusion aux propos de Mohamed ould Maouloud, hostiles aux autorités, Ould Alada a indiqué que "notre parti, fidèle à ses principes nationaux, n’a pas besoin des donneurs de leçons, surtout si ceux-ci puisent leur idéologie de l’extérieur".

Il est rappeler que Barkéol a toujours constitué l’une des plus importantes bases électorales de l’UFP.

canalrim.info



Source : Canalrim (Mauritanie)

Mission de sensibilisation de l’UPR au Tagant/ Les étapes de Tichitt et de Moudjeria



Après l’étape de Tidjikja, la mission de sensibilisation conduite par Monsieur Diabira Bakary s’est rendue à Tichitt où, elle a tenu des rencontres avec les militants de base UPR lors d’un meeting populaire. Les structures de Base (sections, sous sections) ont bénéficié de séances de formation pour renforcer leur militantisme et leur permettre d’être suffisamment outillés afin de véhiculer, efficacement, le discours politique de leur parti.
Mais auparavant, la tendance politique conduite par le sénateur de Tichitt a rendu une visite de courtoisie à la délégation UPR et, selon une source proche du sénateur, cette visite avait pour but de « lever toute équivoque sur notre ancrage au parti et notre volonté d’accompagner la politique du changement initiée par le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz ».
L’on se rappelle que le Sénateur et son ami le maire de Tichitt avaient appelé à voter le candidat Ely Ould Mohamed Vall, lors des dernières présidentielles et après le fiasco qu’ils avaient subi, ils n’avaient pas hésité à faire leur mea-culpa en retournant dans le juron de l’UPR. Mis en minorité par le groupe politique conduit par le sénateur de Tichitt lors de la dernière campagne d’implantation de l’UPR, le sénateur de Tichitt qui continue de crier à l’injustice et à la fraude, n’en montre pas moins ses bonnes dispositions au dialogue.
En recevant le groupe du sénateur, Monsieur Diabira leur a rappelé que l’UPR est un parti démocratique qui privilégie le dialogue et la concertation. Il a par la suite évoqué avec eux le but de sa mission avant de les remercier de la marque d’attention qu’ils lui ont réservée.
D’autre part, le séjour de la mission de l’UPR à Tichitt a été marqué par le coup d’envoi d’une opération de reboisement initiée par le député de Tichitt Monsieur Bouyé Ahmed Ould Chrif. Le reboisement qui concerne la zone dite « Lahfera » connue pour être l’une des plus impraticable de la Moughatta de Tichitt, a un double avantage : celui de prémunir la ville de Tichitt de l’ensablement et celui de rendre la zone praticable. L’opération couvre une superficie de 400 ha.
Outre, Ould Lafdal du ministère de l’environnement et du développement durable, de nombreuses personnalités politiques étaient au rendez. L’on a remarqué la présence remarquable des jeunes cadres Reyaane de la localité de Lakcheb (plus de dix cadres supérieurs) fortement mobilisés derrière le député de Tichitt.

Forte mobilisation à Moudjeria
Après Tidjikja la délégation UPR conduite par monsieur Diabira Bakary s’est rendue à Moudjeria à la rencontre des responsables des structures locales et des militants de base.
Une session de formation a été organisée au profit des responsables des structures et le discours du parti a été largement diffusé lors du meeting auquel ont participé de nombreux militants. S’adressant au public qui était au rendez-vous, Monsieur Diabira a parlé de l‘unité des cœurs et des esprits, de la transparence dans la gestion de la chose publique, de l’union face à l’adversité et de compassion envers des plus faibles. Monsieur Diabira a conclu son propos par un appel adressé à tous les militants UPR de Moudjeria les invitant à plus de mobilisation et de discipline.
Il convient de souligner que le meeting a été ouvert par le Président de la section de Moudjeria Mohamed Ould Amar qui, après avoir souhaité la bienvenue à la délégation, a souligné l'entière disponibilité des structures locales à jouer le rôle qui leur ait dévolu.
Se succédant au président de la section de Moudjeria, le fédéral du Tagant Monsieur Mohamed Ould Abdy s’est dit impressionné par la forte mobilisation des militants de Moudjeria toutes communes confondues( Soudoud, Moudjeria, N’Beika). Il a salué l’engagement de ces derniers avant de leur demander de le traduire dans les actes en restant soudés en perspective des prochaines échéances électorales.
Noton enfin que l’étape de Moudjeria a été marquée par une forte mobilisation des cadres et militants de la commune de Soudoud qui sont venus à Moudjeria au bord d’un convoi motorisé de plus de 30 véhicules. Présidée par l’Emir du Tagant Mohamed Ould Abdarahmane, la délégation de Soudoud, venue en masse, a accueilli les missionnaires de l’UPR à l’entrée de la ville et tout au long des deux artères de l’axe principal conduisant à leur lieu d’hébergement.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

Le film 'Les larmes de l’émigration' d’Alassane Diago a ouvert la 3e édition du Fescidok





La ville de Kaédi accueille depuis deux ans le Festival de Cinéma Documentaire. Le Fescidok s’est imposé aujourd’hui comme un rendez-vous incontournable pour les populations de la ville de Kaédi, récemment en proie à des inondations sans précédent. La 3e édition du Festival de Cinéma Documentaire de Kaédi s’est ouvert ce matin, 4 novembre 2010, avec "Les larmes de l’émigration" d’Alassane Diago.

"Ce festival a pour objectif de réconcilier et familiariser le public Mauritanien avec le cinéma documentaire", a expliqué Ethmane Diagana, directeur du Festival à la veille de l’ouverture de la 3e édition du Festival de Cinéma Documentaire de Kaédi. Au-delà de ce but, le Fescidok se veut également comme "un projet culturel ambitieux qui contribuera à la promotion de la culture mauritanienne, a-t-il ajouté.

Cette année, le Festival de Cinéma Documentaire de Kaédi mettra en lumière le cinéma documentaire allemand en plus de la projection d’autres films documentaires africains de la République Démocratique du Congo, du Niger, de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo Brazaville …



Ainsi, au programme, il y’aura : Mon ami est partie de Delph Kifouani, Des amis de classe d’Aboubacar Gankou, Le cinéma mon pays et moi de Ethmane Diagana, Waliden, l’enfant d’autrui d’Awa Traoré, Notre pain capital d’El Hadj Magori Sani, Les filles de la vie et de la mort de Clarisse Mouvuba, Ecran dromadaire de José Morandi, Les crocodiles de la famille Wandaogo de Britta Wandaogo, Pa dji de Pierre Belle Simon.

"Il s’agit par le biais de ce festival, de développer une culture cinématographique chez le public mauritanien, une culture que nous perdons au fils des années, avec la disparition progressive des salles de cinéma sur tout le territoire national. Face à la fermeture progressive des salles de cinéma dans notre pays, les festivals s’affirment comme les seules alternatives pour projeter les films africains et du monde au grand public. Fruit de beaucoup d’implications, un festival est un moment privilégié de découvertes, d’éducation, de rencontres et d’échanges", a-t-il conclu.

Le directeur du festival, Ethmane Diagana, a, par ailleurs, déploré le manque d’intérêt des autorités mauritaniennes notamment du ministère de la culture pour le Festival de Cinéma Documentaire de Kaédi, soutenu que par des partenaires étrangers, des ambassades et des institutions.

Il faut souligner au passage que le Fescidok est financé depuis sa première édition en 2008 par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale (Aecid) et l’Ambassade d’Espagne à Nouakchott. Et, pour cette année, une partie du budget a été financée par l’Ambassade d'Allemagne à Nouakchott. La 3e édition prendra fin le 8 novembre.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem


Source : Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

mercredi 3 novembre 2010

Adrar Santé URGENT! La fièvre inconnue d’Amogjar continuer de tuer


Une 3eme victime est décédée ce matin. Il s’agit du frère des deux sœurs Emnatt Tihiya emportées avant-hier par une fièvre particulière. Après l’enregistrement de nouveaux cas, arrivés hier et ce matin à l’hôpital d’Atar, c’est autour du DRASS, directeur régional de la santé d’aller lui-même, illico presto, sur les lieux du drame. Cette fièvre mortelle qui se caractérise par des douleurs d’articulations, vomissement et montée de température, a brusquement sévi dimanche dernier dans un campement prés d’Amogjar. Malgré l’autopsie faite à l’une des jeunes filles décédées le premier jour et l’examen d’autres victimes, les médecins restent interloqués par cette maladie qu’ils n’arrivent pas à déterminer. Les populations d’Atar commencent à s’inquiéter.

Ely Salem Khayar/Adrar. Info

mardi 2 novembre 2010

Missions de sensibilisation de l' UPR : ça commence mal .




Ils sont en général deux par mission , à s’exhiber devant les masses populaires des Wilaya de l’ intérieur du pays !
Ils ont pour dénominateur commun, un passé récent peu glorieux que la plupart de l’assistance connait.
Ils disent en récitant par cœur : « le président Aziz vous demande de ne choisir, aux prochaine échéances législatives et municipales, que des hommes et des femmes aux hautes compétences et aux niveaux intellectuels bien établis. »
Mais ces missionnaires oublient qu’ils sont eux-mêmes connus pour leurs incompétences et leurs ignorances . Bonne charité commence par soi-même , comme on dit !
Si vraiment on veut mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, il faut commencer par le conseil exécutif, le conseil national, les fédérations et les commissions de la jeunesse- vieillissante de l’UPR. Personne n’est dupe …
Machiavel dit que le prince est bon, mais il est mal entouré ! Qui a choisi cet entourage ?
Publié par Lakhbaar Tebgue Vi Dar

Guidimagha : L’UPR sensibilise et forme.




A l’instar de toutes les Wilayas du pays, le Guidimagha a reçu le samedi 30 octobre 2010 une délégation de l’UPR conduite par Yarba ould Sghair, membre du bureau exécutif et comprenant Ba Adama Moussa, membre de la commission nationale d’arbitrage et de la réconciliation et Issa Ould Bellal membre du conseil national.

Dirigée par Moussa Samba Gandéga, fédéral de l’Union pour la république au Guidimagha, la délégation vient d’une part s’enquérir des nouvelles des structures du parti par un échange de vue avec les membres de la fédération et des sections et procéder également à la formation de ces cadres sur la nouvelle approche du discours du Parti.

C’est l’occasion de véhiculer le message de sensibilisation attrait aux réalisations du programme du Président et c’est l’occasion aussi de faire le diagnostic, au niveau local des différents problèmes qui se posent à la Région.

Moussa Samba Gandéga nous informe à cet effet, qu’une grande réunion des cadres de Guidimagha se tiendra le 1er novembre 2010 à la Maison des jeunes et que cette délégation, dira le fédéral, procédera par cette opportunité, à l’inauguration officielle du siège de la fédération : un siège qui se veut comme le souhaite le fédéral « un lieu d’échange de concertation et d’information ».

Cette même mission, ajoute le fédéral du Guidimagha, partira le mardi 02 novembre 2010 à Ould Yengé pour rencontrer les cadres du Parti et procéder à la formation des structures du Parti sur :

-le discours de la politique générale du Parti.

-tous les outils qui permettent à chaque membre à sensibiliser sur la rupture opérée d’avec la politique d’avant le changement constructif.

Mbaye Demba Yero

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Source :
Mbaye Demba Yero

Un forage pour Inal (280 km de Nouadhibou, sur la voie ferrée).




La commune rurale d’Inal relevant de la wilaya de Dakhlet Nouadhibou dispose désormais d’un forage. En effet, c’est ce 30 octobre que l’outil d’une capacité de 11 m3 par heure a été inauguré en grande pompe.

A cette occasion, le maire de la commune d’Inal, M.Mohamed Ould Ahmed Ould Brahim, a, au nom des populations, remercié le chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz ‘pour les instructions qu’il a données pour effectuer ce forage’.Ce forage aura un grand impact sur les populations de la commune d’Inal et même au –de-là, a ajouté le maire.

Cet ouvrage a été exécuté par la société mauritanienne des puits et forages après que des études furent effectuées par la commune d’Inal.

Ces études ont été présentées au président qui a aussitôt promis de régler le problème de l'eau. Auparavant la commune d’Inal était ravitaillée en eau par le train de la SNIM à partir de Nouadhibou.

Les autorités régionales de Nouadhibou ont également joué un grand rôle en appuyant cette requête des habitants d’Inal transmise par leur maire. Longtemps, Inal n'a dépendu que du train pour accéder à l'eau , cette denrée précieuse .Toutes les études réalisées par le passé n'ont jamais trouvé de suite satisfaisante.C'est la fin du calvaire.


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Source :
La Voix de Nouadhibou

L’assainissement de la ville de Selibabi [Reportage Photos]




Sous la supervision de Isselmou ould Abderahmane ould Meinouh, wali du Guidimagha, le coup d’envoi des activités commémoratives du cinquantenaire, est lancé ce matin du 1er novembre par une vaste campagne d’assainissement qui a touché les principales artères de la ville de Selibabi.

Râteaux et pelles en main, le wali, le hakem de Selibabi, les chefs de services et leur staff, la société civile, tous en tenue de travail débraillée, donnent le ton à la première action qui s’inscrit dans le cadre de la dynamique spéciale des préparatifs du 28 novembre 2010.

Etaient présents au rendez de vous pour l’assainissement, les forces de l’Armée nationale, de la Gendarmerie, de la Garde, de la Police et des Douanes qui se sont investies pleinement dans cette opération de nettoyage.

Cet engagement des autorités administratives, militaires, sécuritaires et les chefs de service s’et traduit, en dehors de l’effort physique consenti pour bouter hors les ordures et les saletés, par la participation responsable et à la hauteur de l’événement, à l’achat du matériel indiqué pour l’assainissement et le nettoyage.

Une seconde activité du jour relative au cinquantenaire sera la conférence portant sur « la marche vers l’Indépendance en Mauritanie » qui sera animée est présentée à la maison des jeunes par Mohamed Yahya ould Mreisig directeur du lycée de Selibabi.

Mbaye Demba Yero

Avec Cridem, comme si vous y étiez...





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Source :
Mbaye Demba Yero

lundi 1 novembre 2010

Adrar/Forum sur le terrorisme : Un débat qui débat l’amalgame.




Est-ce que Al Qaida est une organisation terroriste ? Si oui ! Pourquoi ne pas la combattre ? Est ce que Al Qaida est un mouvement Djihadiste de libération des terres d’Islam ? Dans ce cas pourquoi ne pas la soutenir ? Beaucoup de Mauritaniens croyaient, juste à la suite d’une déclaration du président de la république à Tripoli « que la Mauritanie ne livre pas une guerre contre Al Qaida », trouver une réponse dans le forum de 5 jours, organisé par le ministère de la défense sur le terrorisme,

Souhait malheureusement étouffé dans l’œuf !!! Les débats prirent hélas, une autre tournure.

Jamais « le véridique » n’a été aussi véridique en écrivant : « En effet, dans leurs interventions, ces conférenciers avaient passé à côté de l’essentiel, pêchant dans les hors sujets, dés lors où l’on sait que le président de la république martèle depuis une année que son combat est essentiellement axé dans la lutte contre gabegie et les diverses formes de la criminalité.
Les oulémas et les animateurs, auxquels je renouvelle mon respect, n’ont fait que tourner autour du port, en ne parlant que d’AQMI, comme s’ils sont en Irak ou en Afghanistan, préférant perdre leur temps et leurs énergies dans des sujets dont la Mauritanie peut se passer et qui n’apportent en fait rien d’utile au débat, que de travestir le message voulu et de dérouter l’opinion du vrai but recherché à travers ce forum »



Un regard rétrospectif de certains extraits de tout ce qui a été échangé dans ce forum et l’on constate que l’amalgame semée dans les esprits à propos d’AlQaida et terrorisme, bien avant ce forum, n’a fait s’amplifier.



Le 29-10-2010 (Source : Agence Mauritanienne d'Information) Conférence sur l'approche de lutte contre le terrorisme et le rôle des forces armées


« La troisième conférence sur "les groupuscules terroristes agissant dans le Sahel africain" présentée par le commissaire divisionnaire, M. Mohamed Lemine Ould Ahmed a précisé que les terroristes agressent les innocents au nom du "Jihad" alors qu'ils sont loin de ce jihad relevant que parmi les manifestations de ce phénomène la spoliation des biens publics par la force des mains des comptables comme nous avons eu à le connaître. «



Le 29-10-2010(AFP Source : Le Figaro (France): Nouakchott / Aqmi: 'stratégie offensive


« La Mauritanie a opté pour "une stratégie offensive" en renforçant son armée contre al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui a mené plusieurs actions sur son territoire ces derniers mois, a déclaré à la presse mercredi le ministre mauritanien de la Défense.
"Nous avons délibérément opté pour une stratégie offensive et dynamique afin d'empêcher la formation de bases opérationnelles dirigées contre notre pays" par les éléments d'Aqmi basés dans le Nord du Mali, a indiqué Hamadi Ould Hamadi, en marge d'un forum sur le terrorisme à Nouakchott »

Le 29-10-2010 : (Source : Radio France Internationale ) En Mauritanie, le Forum antiterroriste propose une charte contre Aqmi


« Le Forum national sur le terrorisme organisé à Nouakchott, qui s’est achevé vendredi 29 octobre, a préconisé une « charte nationale » mauritanienne pour faire face à la menace d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et prôné « le dialogue avec les extrémistes » qui acceptent de se rendre. »



Le 30-10-2010(Source : PanaPress): Le dialogue national sur le terrorisme à la Une en Mauritanie.


« Les organes de presse parus en Mauritanie cette semaine ont consacré l'essentiel de leurs analyses et commentaires à un forum sur le terrorisme et l'extrémisme, organisé par le ministère de la Défense nationale à Nouakchott.
Ce forum a réuni un large panel d'acteurs nationaux: gouvernement, partis politiques, personnalités religieuses, leaders d'opinions et représentants de la société.
Il visait à mettre en place une Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme (SNLT), dans un pays qui a été le théâtre de plus attentats revendiqués par Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) au cours des 5 dernières années »

Alors ! C’est quoi finalement le terrorisme et Al Qaida ? Où se situe la ligne de démarcation entre ces deux phénomènes ? Pourquoi continuer à jouer à la politique de l’autruche et au mépris des citoyens de ce pays ?

Revenons au véridique du 30/10/2010 : «Tout ce beau monde, d’intellectuels, d’oulémas et d’érudits, ainsi que de responsables officiels doit s’excuser pour les grands torts faits à la politique de l’Etat, pour avoir mal assimilé la thématique et pour avoir animé des hors sujets. A moins qu’ils ne soient venus pour se faire de la pub, sortir à la télévision, étaler leurs hors sujets, sinon pour poser des problèmes qui peuvent toujours avoir des sens adjacents. »

Ely Salem Khayar/Adrar.info

dimanche 31 octobre 2010

Perte du patrimoine familial, changement d’activites, éducation L’équation de la réinsertion des rapatriés mauritaniens.




Une fois la frontière franchie, c’est une nouvelle vie qui commence, un nouveau départ pour les rapatriés mauritaniens. Si ces derniers se posent beaucoup de questions sur leur réinsertion, du côté mauritanien, on cherche à rassurer.

Comme la plupart de ceux qui ont décidé volontairement de rentrer dans leur pays, Amadou Bâ reste dans le flou en ce qui concerne son avenir. Comme tous les réfugiés, il avait laissé l’ensemble de ses biens (un troupeau d’une centaine de têtes, sans compter les dix hectares qu’il cultivait) en Mauritanie.

Vingt-et-un ans après les événements, il ne se fait guère d’illusion. Il sait qu’il ne retrouvera jamais son cheptel. Tout au mieux récupérera-t-il un lopin de terre et lui donnera-t-on une vache pour sa famille, en plus d’une petite aide financière.

Mais on ne peut douter de son désir de retrouver sa patrie. A Mery, un des sites de réfugiés situé dans le département de Dagana (à environ 130 km de Saint-Louis) où nous l’avons rencontré le samedi 16 octobre, comme les autres candidats, Amadou Bâ prépare activement ce grand départ.

Les camions de l’Unhcr (Haut commissariat des réfugiés des Nations unies) qui viennent embarquer les bagages et l’équipe de journalistes qui les accompagne, suscitent la curiosité de tous les habitants de ce petit village. Une dame, habillée en couleurs vives, où prédomine le bleu, semblant ne point être concernée par tout ce qui se passe, supervise attentivement le chargement de ses bagages.

Son frais maquillage traditionnel et ses boucles d’oreilles jaunes et rouges semblent avoir déposé une couronne de beauté sur sa grande figure. Quand nous l’avons retrouvée, le lendemain, dimanche, au site de transit de Richard-Toll, la mine toujours en berne, le maquillage défait, telle une fleur fanée, sa remarquable beauté ayant perdu beaucoup de son éclat, elle nous a semblé avoir nettement vieilli en une nuit.

Le souvenir du cheptel et des biens perdus.


A l’ombre d’un arbre, Minel et sa bande de copains (de jeunes adolescents), qu’on peut qualifier de sceptiques, pour ne pas dire de révoltés, sont en conversation. « Je ne vois pas pourquoi, après avoir tué nos parents (il fait allusion au conflit de 1989), on nous demande de rentrer. Je pense que nous ne devons pas retourner là-bas », s’indigne Minel. Lui n’envisage nullement de rejoindre un jour le pays de ses ancêtres.

« Après mes études coraniques, je compte aller à Saint-Louis faire du commerce et m’y installer définitivement. L’expérience a montré que ceux qui sont rentrés souffrent là-bas. L’année dernière ils nous ont sollicité pour des vivres. Là-bas il n’y a que du sel. Et puis, c’est quoi un Peulh sans troupeau ? », ironise le jeune homme, pourtant sans avoir jamais mis les pieds en Mauritanie.

Evidemment, les candidats au retour n’ont pas la même opinion. Du reste, le rapatriement est volontaire. Mais, sans doute, beaucoup partagent son inquiétude. Tel un baume, un sentiment étrange de joie, teinté d’angoisse, s’était emparé des rapatriés au moment où ils s’apprêtaient à franchir la frontière. Les regards furtifs et les soupirs étaient autant de muettes questions. Cependant, tous, ou presque, étaient en tenues de fête.

Une fois la frontière franchie par les rapatriés, les représentants du Hcr peuvent pousser un ouf de soulagement ; mais Tamsir - un rapatrié que nous avons suivi depuis le début - et ses camarades sont loin d’avoir les réponses à toutes les questions qu’ils se posaient.

La pluie, qui les a accompagné jusqu’à l’arrivée fut-elle perçue, tout au plus, comme un « bon signe ». Mais, plus fondamental que ce symbole, pour Tamsir et les autres : c’est de trouver du boulot, une fois en Mauritanie. Pour certains, c’est un changement total de perspectives.

« Nous étions de grands éleveurs, par la force des choses, nous sommes devenus de petits agriculteurs, n’ayant plus de cheptel », explique Amadou Bâ. Tamsir, lui, avait réussi à se refaire une petite santé matérielle : il avait construit une maison et acheté un cheval. Tout cela, il l’a laissé à son frère ayant choisi de rester au Sénégal.

Où trouver du boulot de l’autre coté ?


Certains esprits sceptiques ne manquent pas d’interpréter ce « subterfuge » des familles comme une volonté de garder un pied sur chaque rive du fleuve. Officiellement, des retours d’ex-réfugiés n’ont pas été constatés, indique Rufin Gilbert Lubaki, représentant général adjoint pour l’Afrique de l’Ouest du Hcr.

« La réintégration (des rapatriés) prend du temps, mais les conditions de ceux qui sont déjà rentrés se passent normalement. L’indicateur, c’est que les gens continuent de s’enregistrer pour rentrer volontairement », dit-il. Et selon Souleymane Ould Brehim, directeur régional de l’Agence d’accueil et d’insertion des rapatriés (Anair) pour le Trarza, zone d’accueil de l’essentiel des ex-réfugiés, l’insertion de ces derniers « se passe dans des conditions acceptables ».

« Après la première phase d’urgence, nous sommes mieux préparés pour que l’actuelle phase se passe dans de meilleures conditions. Il y a déjà 600 hectares cultivables qui sont préparés pour ceux qui sont en train de revenir. Ils auront les mêmes droits que tous les autres citoyens mauritaniens », informe-t-il, soulignant que le retour des ex-réfugiés entraîne « très rarement » de conflits, compte tenu qu’« ils sont réinstallés dans leurs villages d’origine ».

Pour les fonctionnaires, Souleymane Ould Brehim soutient que la majorité de ceux qui sont revenus ont été réintégrés, les autres ont reçu « des compensations ». Mais d’autres interrogations subsistent encore, notamment en matière d’éducation et de santé. Là aussi, le fonctionnaire mauritanien cherche à dissiper les inquiétudes : « les systèmes éducatifs sénégalais et mauritanien se valent.Les enfants qui avaient commencé leur scolarité au Sénégal pourront la continuer sans problème, nous avons même mis en place un programme de remise à niveau (en langue) pour eux, avec l’appui de l’Unesco », explique ce fonctionnaire mauritanien.

Nous n’avons pu vérifier tout cela sur le terrain. Ce qui est sûr, dans l’option aussi bien des autorités mauritaniennes que du Hcr, c’est que l’assistanat ne peut pas durer éternellement. Les rapatriés doivent donc s’intégrer progressivement : construire leurs maisons eux-mêmes, etc.

Seneweb

www.cridem.org


Source :
GPS (Mauritanie

L’Etat mauritanien tolère l’esclavage : Le cas du PK13 / 14 Rosso. Note d’alerte, octobre 2010.



Depuis le dimanche 3 octobre 2010, un seul sujet occupe toutes les discussions à Rosso, au sud du pays, sur la frontière fluviale avec le Sénégal : un cas d’esclavage a été découvert, au quartier PK 13, dans la collectivité des Oulad Begnoug, dits Trarza Noirs.

Les faits sont imputés au sieur Yedaly Ould Veyjeh et sa famille. Leur victime est une jeune femme du nom d’Aichetou Mint M’ Bareck, avec ses 8 enfants dont 3 repartis entre certains membres de la famille des maîtres ; ainsi, les Ehel Veyjeh et les Ehl Elhadj se partagent la propriété et l’usufruit - au même titre que les têtes de bétail - de 6 personnes, sur un total de 11, les 5 autres en bas âge, donc improductifs.

La découverte du cas résulte d’un incident domestique ; ainsi, Mabrouka l’une des filles d’Aichetou, esclave depuis toujours, a refusé d’obéir à sa maîtresse malade pour les soins de qui elle était spécialement affectée ; la jeune servante, excédé du régime de brimades et de l’excès de travail, s’est permis d’injurier la dame.

Alors cette dernière fait appel au chef de famille, Yedaly Ould Veyjeh, afin qu’il appliquât la correction requise par la gravité de la faute.

1. Le déclenchement.


Après avoir subi le châtiment physique, l’esclave, malmenée et humiliée, prit la fuite, à la recherche de refuge; dans sa quête éperdue et panique, elle croise le chemin des militants anti-esclavagistes qui alertent les ONG de droits humains. Le Président de l’Initiative pour la Résurgence Abolitionniste (IRA) s’est déplacé pour alerter les autorités administratives ; le président de SOS- Esclaves a dépêché un avocat aux fins d’assister les victimes, surtout les enfants, sur le point de leur déposition à la police.

SOS-Esclaves a mobilisé son seul véhicule dédié à l’assistance urgente aux victimes, assurant ainsi les différents déplacements des esclaves et le transport de leurs effets, toutes démarches accomplies en présence de la police. Depuis lors, Aichetou et ses 8 enfants, retirées de leurs maîtres par les autorités, sont hébergés chez un militant de SOS-Esclaves en attendant l’épilogue judiciaire.

Ils vivent dans un dénuement total, à l’image de centaines d’autres victimes « libérées », l‘Etat n’ayant consenti aucun geste, même pas de compassion, à leur endroit. Et comme d’usage jurisprudentiel dans le pays, les médias publics ignorent l’évènement, l’administration s’empresse de l’étouffer et le juge reste, aux abonnés, absent.

Aujourd’hui, les victimes survivent grâce à l’inventivité du mouvement anti esclavagiste, en plus de quelques contributions volontaires.

2. L’épilogue.

Si, aujourd’hui, Mr Mohamed Ould Yedaly, dit Gourgui, soutient que «la question de l’esclavage appartient au passé», c’est pour disculper sa famille. Son droit de réponse, sur le site « Cridem », n’est en fait qu’un moyen d’essayer de camoufler la vérité en jetant la poudre aux yeux du public.

L’allégation d’un contentieux de voisinage ne tient pas ; Mabrouka, enfant mineur, s’est brulée, au domicile de tiers, alors qu’elle travaillait à leur service, sans rémunération, comme l’atteste l’absence de contrat. Comment justifier, aussi, que Yedaly Ould Veyjeh, âgé de plus de 65 ans, se déplace, à deux reprise, pour venir infliger, à Moyna Mint Bilal ,des châtiments corporels quand elle désobéissait à sa sœur Maghlaha Mint Veyjeuh dite Foyliha et lui rendait ses insultes ?!!

Pourquoi les enfants d’Aïchetou n’ont pas été scolarisés, comme ceux de ses prétendus employeurs- voisins !!!!Pourquoi en a-t-on arraché quelques uns pour les placer chez les différents membres de cette famille ?

3. Le problème.

Interrogé par nos soins, Boubacar Messaoud, Président de SOS-Esclaves se prononce, à l’abri de toute ambiguïté: « Dans la tribu Oulad Begnioug dont je suis membre, il existe encore des familles dont notamment les Ehl Veyjeh, propriétaires d’esclaves par ascendance qui continuent à les servir, d’une ligne à la suivante. Oulad Begnioug, fuit du métissage culturel, se composent essentiellement de Hratine, Peuls et Wolof, tous devenus maures par assimilation.

Dans cette tribu nous connaissons tous, parmi nous, ceux qui possèdent encore des esclaves, ceux qui n’ont jamais eu, comme ceux qui acceptent encore de servir leurs propriétaires sans se plaindre. Face au déni de l’esclavage, organisé et encouragé par les autorités à tous les niveaux, nous ne pouvons intervenir que lorsqu’une victime sollicite notre aide, comme dans le cas d’espèce.

Conclusion.

Il est à noter qu’une délégation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme a séjourné à Rosso où elle a rencontré les autorités administratives, les esclaves, les maîtres et les représentants locaux des O.N .G de droit de l’Homme. Hélas, il y a peu à en espérer, compte-tenu des précédents d’occultation systématique des pratiques d’esclavage, politique quasi officielle de l’Administration et du sommet de l’Etat que dirigent des descendants d’anciens maitres dont la solidarité compacte entretient le silence autour du crime.

Annexe : Liste des victimes, après enquête et recoupements

1. Aïchetou Mint M’Bareck, environ 34 ans
2. Moyna Mint Bilal 20 ans environ
3. Mabrouka Mint Bilal, 16 ans
4. Tayfour Ould Bilal, 14 ans

5. Salma Mint Bilal, 10 ans
6. Mamme Mint Bilal, 9 ans
7. Minetou Mint Bilal,7 ans

8. Limam Ould Bilal 14 mois
9. Moyna Mint M’Bareck, 40 ans
10. Mohamed Ould Cheybany, 2ans
11. Mohamed Ould Taleb, 16 ans

SOS Esclaves Mauritanie
Rosso, le 28 Octobre 2010


www.cridem.org


Source :
S.O.S - Esclaves (Mauritanie)

Cabotage des hydrocarbures à partir de Nouadhibou : L’intrusion de Fal-Oil.




Le marché de cabotage des hydrocarbures de Nouadhibou vers Nouakchott continue de faire des vagues. Après les blocages érigés après l’adjudication du marché d’approvisionnement hydrocarbure (3 février 2010) au trader Fal Oil pour la période 2010-2012, les deux entreprises nationales de transport hydrocarbures (SMNC et MTM) ont été «sacrifiées» de fait par dérogations accordées dans des circonstances contestables pour un monopole au profit de Fal Oil.

Depuis plusieurs semaines, c’est l’entreprise adjudicateur du marché d’approvisionnement hydrocarbure de notre pays, Fal Oil, qui s’occupe encore du transport des hydrocarbures à partir de Nouadhibou vers Nouakchott.

Cet état de fait est révélateur des conditions dans lesquelles se débat ce juteux marché pourtant «exclusivement » destinés, selon la loi, à des transporteurs nationaux;

L’opacité semble avoir été telle que l’on s’achemine depuis jeudi dernier vers un retour case-départ avec l’appel d’Offres lancé par la Commission nationale des hydrocarbures (voir fac-similé). Il y a assurément trop d’argent à brasser pour qu’on s’en tienne à une concurrence loyale des transporteurs nationaux et préserver ainsi les intérêts de l’Etat.

Nouvelle date butoire.

«Les offres doivent être déposées au plus tard le 30 novembre 2010 0 11 heures à la Commission Nationale des Hydrocarbures à Nouakchott » conclut le dernier appel d’offres concocté par la Commission nationale des hydrocarbures. La couleur est donc annoncée. Mais de fait beaucoup d’interrogations subsistent sur le secret de fal-Oil qui outre le marché d’approvisionnement en produits pétroliers parvient aujourd’hui à encore, par des dérogations successives de trois mois, à s’accaparer du cabotage pétrolier.

Fal-Oil, pourtant société éminemment étrangère, affrète pour ce faire un tanker. Elle y trouve d’ailleurs goût puisqu’elle monopolise (contre les dispositions de la loi) un transport qui n’est pas de son ressort.

Deux départements, le ministère des pêches et celui de l’énergie et du pétrole, sont au creux de cette vague alors que malgré leurs concurrences les sociétés mauritaniennes de transport hydrocarbures (MTM et SMNC) avaient trouvé, après leur bras de fer, un compromis de collaboration afin de s’acquitter collégialement du marché de cabotage.

Qui veut tuer son chien l’accuse de rage.

Depuis l’adjudication du marché d’approvisionnement en hydrocarbures donné à Fal Oil et l’attribution du marché de cabotage à deux sociétés mauritaniennes, l’on est noyé dans un tumulte de désinformations qui ont suscité bien, avec le temps, bien des blocages préjudiciables aux intérêts des sociétés mauritaniennes. Rien que des alibis.

Il faut bien reconnaitre, malheureusement, que les entreprises mauritaniennes, qui se tiraient à couteau tiré, ont inconsciemment donné de l’eau au moulin de Fal Oil. En effet, depuis le début Fal Oil avait assis sa campagne de refus sur ses désidératas personnels pour exclure du marché un transporteur mauritanien qui faisait gagner, sur deux ans, une enveloppe de 5 millions Usd à l’Etat.

La stratégie était donc outre de corrompre, dans l’ombre, les relations entre les deux transporteurs mauritaniens, d’exiger du nouvel opérateur SMNC, une assurance IACS alors que ce dernier était déjà muni d’une certification IMB et une assurance Lloyds. Des rumeurs ont également été distillées sur le couloir de transport des hydrocarbures (Banc d’Arguin) alors qu’il n’en était rien avant de faire valoir que les navires étaient monocoques.

Bien au parfum des normes de transports, Fal Oil n’a rien ménagé pour discréditer le nouveau transporteur au regard de «précautions» qui ne servaient que son propre dessein. Et elle y arrivé en excluant finalement les deux entreprises nationales en convainquant (et comment!) les administrations mauritaniennes de lui accorder les «dérogations» sur mesure pour assurer le cabotage hydrocarbure de Noaudhibou vers le Sud.

Pendant ce temps, les entreprises nationales constatent les dégâts avec deux bateaux chacune cloués dans la rade de Nouadhibou. Dans le précédent DAO, il était stipulé qu’«après avoir communiqué dans son offre un coût de fret NDB/NKT, il sera imposé au vendeur tout prix de transport plus intéressant obtenu au plan national».

Et c’est ce qui arrivé avec l’immixtion «inattendue» d’un nouvel opérateur notamment la SMNC qui se proposait à appliquer un taux de cabotage de 17.5 dollars la tonne, soit une différence de 3.5 dollars par rapport à l’offre initiale du trader faite sur la base d’une proposition de la MTM.

C’est à ces tractations mercantiles qu’on pourrait expliquer l’intrusion de Fal Oil dans le cabotage à l’échelle nationale des hydrocarbures violant allègrement avec certainement la complicité des administrations concernées le principe de la loi sur «l’exclusivité accordée aux navires battant pavillon mauritanien des opérations de cabotage hydrocarbure».

www.cridem.org


Source :
Le Quotidien de Nouakchott

samedi 30 octobre 2010

Politique / La mission de l’UPR sillonne le Tagant



Monsieur Diabira Bakary, conseiller à la présidence de la république, est arrivé à Tidjikja, vendredi dernier, à la tête d’une mission de sensibilisation chargée de vulgariser le discours politique du parti au pouvoir. Accueillis par le fédéral du Tagant monsieur Mohamed Ould Abdy et par de nombreux cadres de la région, les missionnaires de l’UPR ont tenu, au lendemain de leur arrivée, une réunion de sensibilisation élargie aux responsables des structures de base locales et aux élus UPR du Tagant. A l’entame de la rencontre, monsieur Diabira a indiqué à l’assistance que le but de la mission, qu’il préside, est d’organiser des séances de formation au profit des militants de base pour une large vulgarisation du discours politique du parti mais également d’aborder avec eux les questions de l’heure(lutte contre la gabegie, sécurisation des frontières, terrorisme, trafic de drogue , émigration clandestine…)qui préoccupent le pays . Selon monsieur Diabira, après le parachèvement de l’implantation de l’UPR en mai dernier et la mise en place du conseil national et du bureau exécutif du parti au pouvoir et l’adoption de ses textes réglementaires lors du congrès extraordinaire tenu à Nouakchott en juillet dernier, il était nécessairement de descendre sur le terrain pour informer les militants de base des derniers développements intervenus . Tout comme il était nécessaire, selon lui, de procéder à des formations de mise à niveau au profit des militants de base pour l’émergence de structures efficaces et responsables. Sur les questions de l’heure, le chef de la délégation de l’UPR a invité les militants de son parti à soutenir le président de la République dans la lutte qu’il mène contre la gabegie et son combat contre le térrorisme et ses corollaires. Il a appelé les militants de la Moughattta de Tidjikja à plus de discipline et à travailler, constamment, à l’ancrage de leur parti pour lui permettre d’aborder les prochaines élections jumelées (municipale et législative) avec confiance et sérénité.

Et dans l’après midi, le chef de la mission de l’UPR a présidé un meeting populaire au domicile du fédéral du Tagant ; meeting qui a vu la participation d’un nombre important de cadres politiques des communes des trois Moughataas du Tagant (Tidjikja, El Wahatt, B.B Amer, Lahsera, Tensiqh, N’Beika, Moudjéria, Soudoud, Lakhcheb et Tichitt). Au cours de ce meeting monsieur Diabira est revenu, longuement devant un public très attentif, sur les idées développées lors de la rencontre élargie aux structures de base du parti, dans la matinée.

Enfin, la mission de l’UPR s’est rendue à Tichitt et à Moudjéria pour le même motif de sensibilisation. Des rencontres restreintes ont été organisées avec les représentants des structures de base (Présidents de sous sections, présidents de sections) et les élus (sénateurs, députés, maires) et des meetings ont été organisés pour un public plus élargi.

Des différends encore non aplanis

La dernière implantation de l’UPR au Tagant a été émaillée de quelques fausses notes liées, principalement, à des conflits d’intérêt entretenus par certains leaders politiques. C’est ainsi que des foyers de tension ont apparu à Nimlane, Ghoudiya, Lakhcheb et à N’Beika dans une moindre mesure. Ces conflits comme des plaies non cicatrisés continuent encore à semer la zizanie au sein de la famille politique UPR à Lakhcheb, à Ghoudiya et à Nimlane. L’arrivée de la mission du parti au pouvoir au Tagant ne devrait pas faire avancer les choses. Non seulement le temps qu’elle doit passer dans la région est limité mais c’est surtout que, les acteurs politiques qui sont toujours à couteaux tirés ne semblent encore montrer aucune prédisposition au dialogue.

Khalil sow

Khalil1965@yahoo.fr