vendredi 22 octobre 2010

Droit de réponse contre Jiddou ould Hamoud, correspondant du journal le Calame à Rosso.




Monsieur Jiddou ould Hamoud, il n'est pas de mon habitude de répondre aux mensonges ou diffamations des uns ou des autres à propos de mes actions et l'action de l'organisation que je préside. Mais aujourd'hui, de Paris ou je me trouve, j'ai constaté l'ignoble et la déchéance morale, en lisant une version de l'Affaire Aichetou que tu oses faire lire au public en soutenant que c'est celle de IRA.

Cette attitude flagrante de falsification, de faux; et de calomnie, dépasse largement le seuil de non observation de la déontologique du journalisme, déjà fortement malmenée en Mauritanie. Et je ne saurais laisser passer cette extrême légèreté et compromission salissante, pour un ami d'enfance, quelqu'un qui a fait avec moi un bout de chemin dans cette lutte.

Récit de Aichetou , une vie d’esclave : travail sans salaire, châtiments corporels et traites sur mineurs

Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie(IRA)



Récit de Aichetou , une vie d’esclave : travail sans salaire, châtiments corporels et traites sur mineurs, séparation forcée des parents et enfants et scolarité en péril…

Jeudi 30 septembre 2010, nous, Biram Dah ABEID, président de Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste de Mauritanie(IRA-Mauritanie), avons reçu des renseignements de certains militants et sympathisants de notre organisation à Rosso (ville située à 200 km au sud de Nouakchott, capitale de la Mauritanie), qu’une jeune femme esclave du nom de Aichetou mint M’BARECK et ses deux filles, Moyna, 16 ans et Mabrouka, 10 ans, ont subies des châtiments sauvages, d’un maitres d’esclaves du nom de Yedali ould Veyjeh, l’homme chapote l’ensemble tribal des oulad Benioug, qualifié de violent et de méchant par nos sources.

Nos sources ont situé la demeure de Yedali et son clan, auxquels sont attachés, comme esclaves domestiques et par ascendance, Aichetou, et ses enfants, au PK 14, sur la route de Rosso. Nous demandions à nos amis d’expliquer aux victimes notre disponibilité à les assister pour se libérer de l’esclavage et qu’ils peuvent se mettre en contact avec nous à Nouakchott.

Aichétou , très fragile et ayant peur des ses maitres n’a pas pu faire le pas de s’enfuir chercher l’assistance de IRA, mais à sa place, sa sœur Moyna, qui avait fuit ses maitres des années avant, arrive dans les bureaux de l’ IRA, à Nouakchott, le vendredi 01 octobre 2010. Elle sollicita notre assistance pour libérer sa sœur et ses enfants . Nous décidions de la faire accompagner par trois de nos cadres et militant, Issa ould Alioune, Moloud ould Bouby et Abdoul Ahad ould Bouthiah.

Ils quittèrent Nouakchott vers 23h, arrivèrent tard dans la nuit au PK 14, ils trouvèrent la pauvre Aichetou, ses enfants et son mari, sous un hagard de fortune (demeures habituelle des esclaves domestiques chez les arabo-berbères) ; elle décida après concertation avec son mari d’accompagner sa sœur et notre mission suscitée, pour porter plainte contre ses maitres, et voilà ce qu’elle raconte :

Je m’appelle Aichétou Mint M’bareck, née en 1975 à Rach (localité du département de Rosso (Wilaya-région du Trarza). Mon père s’appelle M’bareck, esclave de la famille Ehel Veyjeh. Ma mère se nomme Salma Mint Bah Ould Abeid, esclave aussi des familles Ehel Veyjeh et Ehel Elhaj, tous deux de la tribu Oulad Bénioug, habitant à 13 km de la ville de Rosso.

J’ai une sœur qui s’appelle Moyna Mint M’bareck Ould Abeid. Nous ne partageons pas le même père. Elle est ma sœur ainée. Nous avons un frère qui s’appelle Boylil, plus âgé que nous. Il a fuit l’esclavage et nous a quitté depuis plusieurs années. Après le Sénégal, il s’est installé dans la localité de Chagara, à l’Est de Rosso. Il ne nous rend jamais visite, nos maitres continuent de dire qu’il est toujours esclave.

Nous avons un autre frère qui s’appelle Bah, plus jeune que moi, il a été affranchi par nos maitres, les Ehel Veyjeh , c’est l’ex député de Rosso et fonctionnaire au ministère de l’éducation national Mahand Baba Ould Moctar Ould Baba ( il est en même temps notabilité religieuse , guide spirituel dans le département) qui a rédigé son certificat d’affranchissement.

Mon frère Bah avait demandé l’affranchissement parce que la fille qu’il a mariée est affranchie, il a été stigmatisé pour son statut d’esclave dans les milieux de cette dernière. La maitresse de ma mère est mama Mint El Veyjeh, qui est mariée à M’bi Ould El Hadj, de la tribu des Oulad Kliva. Suivant la coutume, Mama Mint El Veyjeh amena chez ses parents, comme cadeau de mariage, ma mère Salma Mint Bah, chez ses beaux parents Ehel Haj.

Lorsque mes frères et ma sœur et moi-même avons grandi, nos maitres nous ont partagés entre les deux familles, Ehel Mbi Ould El Hadj et Ehel Mohamed Ould Veyjeh.

Moi je suis restée chez Ehel Mbi Ould El Hadj, ma mère et ma sœur sont chez Mohamed Ould El Veyjeh. Ma sœur Moyna a pris la fuite de chez ses maitres en 1992. Elle s’est installée dans les bidonvilles de Nouakchott, lieu de refuge de la majorité des esclaves en fuite ou esclaves marrons. Ma mère a continué de travailler comme esclave dans cette famille jusqu’à ce qu’elle devenue aveugle. Après sa cécité, ses maitres l’ont affranchi et abandonné. Son fils Bah l’a récupéré et elle est chez lui à Rosso présentement.

Moi, Aichétou, j’ai sept enfants qui sont : Moyna (16 ans), Salma (14 ans), Mama (12 ans), Aminetou (10 ans), Mbi (08 ans) et Limam (1 an 5 mois). Je suis toujours esclave chez Ehel Mbi Ould El Hadj. Tous mes enfants sont avec moi et travaillent pour la famille de nos maitres et ne font pas l’école. Deux de mes enfants, Mbi (08 ans) travaille chez le fils de nos maitres Guorgui Ould El Hadj, un ex policier vivant maintenant à Nouadhibou ou il a emmené mon fils. Mabroucka (10 ans) travaille et vit avec l’un des membres de la famille de nos maitres Yedaly Ould Mohamed Ould El Veyjeh, habitant à 14 km de Rosso.

Nos maitres ne nous paient pas en contrepartie de notre travail, au contraire, il fut un temps ou c’était mon mari Bilal Ould M’boyrick qui travaillait pour nous nourrir et nourrir nos maitres. Je ne sais pas ce qui arrive à mes enfants qui ne vivent pas avec moi. Je sais quand même qu’ils travaillent pour leurs maitres et ne vont pas à l’école. Je sais aussi qu’ils subissent parfois des châtiments corporels. Par exemple Houda Oud Ethmane Ould El Hadj a violemment battu ma fille ainée(Moyna) avec une branche d’arbre.

Justement ma fille Moyna s’est mariée avec un certain Cheybani, elle a un enfant, âgé d’une année et quelques mois ; son époux qui s’appelle Mahmoud Cheybani, a voulu amener sa femme Moyna pour vivre avec elle ailleurs mais notre maitresse Aminétou Mint El Hadj, une femme infirme, vivant à 13 km de Rosso a refusé. Et depuis lors Cheybani est allé se remarier et vivre à Mederdra. Ma fille Mabroucka qui vit toujours et travaille chez Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh, a subi une brulure très grave, elle est maintenant très malade car devant subir une opération chirurgicale selon les dires de mes maitres.

Moyna, ma fille est gravement blessée à l’œil. Elle a été frappée par notre maitre Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh qui la punissait parce que l’une des sœurs de ce dernier, Feylihi, s’est plaint chez lui en disant que Moyna ne la respecte pas comme il se doit. Yedaly, le plus méchant de nos maitres est un homme sans pitié, violent.

Après la blessure de Moyna, nous avons voulu quitter nos maitres, nous avons même tenter d’aller nous plaindre à la police mais nos maitres, aidés par leurs voisins, ont retenu et caché ma fille, Moyna, qui est blessée et dont je voulais exhiber la blessure à la police, mais tous les voisins ont soutenu mes maitres, il ont dit que c’est ignoble et immoral que je porte plainte contre nos maitres . J’ai laissé tomber sans être convaincue mais, désespérée.

Maintenant que j’ai le soutien, étant libérée des pressions de mes maitres et leurs voisins, je porte plainte contre les membres des deux familles(Ehel Veyjeh et Ehel Mbi) qui m’ont réduit , soumis à l’esclavage, mes enfants et moi. Je porte plainte contre ces gens, particulièrement Yedali ould Veyjeh, Feylihi ,Mama, Daoud e Guorgui, pour le travail auquel nous avons étaient forcés mes enfants et moi depuis toutes ses années, les châtiments corporels, ainsi que la mise en péril de ma scolarité , celle de mes enfants ;

je réclame une réquisition médicale pour que des médecins examinent mes enfants pour mesurer l’ampleur des sévices physiques et corporels qu’ils ont subis, en particuliers les coups et blessures que Yedali a commis contre ma fille Moyna et les brulures très graves que la famille de ce dernier a commis sur ma fillette Mabrouka qui travaille chez eux comme esclave.

La mission de IRA-Mauritanie, dirigée par Biram Dah ABEID, a saisi hier matin le Wali (gouverneur de la région de Rosso) ; ce dernier a confier au commissaire de police de la ville de diligenter une enquête ; cette enquête commença par l’arrestation de deux des présumés coupables des crimes esclavagistes, en l’occurrence, Yedali ould Veyjeh et sa sœur Feyliha ; les deux accusés avouèrent aux policiers pendants leurs auditions de ce jour 03 octobre 2010, que Aichetou et ses enfans :

Moyna 19 ans (avec son bébé de 1 ans et demi), Mabrouka, 15 ans, Tayvour ou Mbi, 12 ans, Salma, 8 ans, Mama, 5 ans, Aminetou, 4 ans, Limam, une année et demi , sont leurs esclaves par ascendance , qu’ils travaillaient pour eux sans salaire, et qu’ils étaient leurs tuteurs…

Aichetou récupéra ses enfants, par l’aide de la police et l’assistance de L’IRA ; l’enquête est en cours , après l’audition des enfants qui se déroulera le mardi 05 octobre avec la présence d’un avocat délégué par IRA et SOS.ESCLAVES à Rosso pour cette fin. Aichetou maintient sa plainte devant les autorités de Rosso pour demander que justice soit faite concernant sa mise en esclavage avec ses enfants, les châtiments corporels qu’ils ont subi depuis leurs naissances et dont les traces sont encore visibles.

IRA- Mauritanie sortira un communiqué détaillé de cette affaire après la fin de l’enquête et après la précision de l’orientation que les pouvoirs politique et judiciaire vont imprimer à ce cas grave et avéré d’esclavage.


www.cridem.org


Source :
Biram Dah / IRA

Le Hakem de la moughataa de Kiffa préside des réunions préparatoires du cinquantenaire de l'indépendance nationale



Le hakem de la moughataa de Kiffa, M. Sall Amadou Tidjane a présidé jeudi, dans son bureau à Kiffa une série de réunions des commissions chargées de préparer le cinquantenaire de l'indépendance nationale.
Au cours de ces réunions, le hakem a insisté sur l'importance qu'accordent les autorités publiques et les populations à cet évènement, notamment "dans l'ère de changement constructif et de réformes institutionnelles", précisant que
" cet anniversaire matérialise la marche du pays depuis 50 ans".
Le hakem de Kiffa a insisté sur le rôle que doit jouer chaque commission et a appelé à l'accélération des préparatifs pour donner à l'évènement l'éclat qu'il mérite.
Il est noter les différentes commissions sont chargées de l'assainissement, la sensibilisation et le suivi, la culture, la jeunesse et les ports et l'organisation.
Ces commissions sont composées, entre autres, d'élus locaux, d'acteurs de la société civile et de chefs de services.
AMI

Esclavage à Rosso : travail sans salaire





Rosso est secoué depuis quelques jours par un problème d’esclavage. Le bras de fer entre ceux qui dénoncent cette pratique inhumaine et ceux qui la pratiquent sans vergogne est désormais monnaie courante.

D’un coté les esclavagistes qui tiennent par tous les moyens à camoufler et entretenir une pratique désormais officiellement interdite par les pouvoirs publics et de l’autre les ONgs des droits de l’homme qui militent pour l’éradication de cette pratique en mettant parfois du zèle dans leur façon de faire.

En effet, il arrive que la relation entre maître et esclave se transforme en relation fraternelle mais certains militants de droit de l’homme trouvent toujours le moyen de rendre cette dernière archaïque et néfaste. Dans ce cas, nous avons recueillis les versions des deux parties opposées.

VERSION DE L’IRA au nom de Aichettou


Jeudi 30 septembre 2010, Biram Dah Abeid, président de Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste de Mauritanie (IRA-Mauritanie), a été informé qu’une jeune femme esclave du nom de Aichetou mint M’bareck et ses deux filles, Moyna, 16 ans et Mabrouka, 10 ans, ont subies des châtiments sauvages, d’un maître d’esclaves du nom de Yedali ould Veyjeh, un homme de l’ensemble tribal des oulad Benioug,.

Au nom de l’IRA, Biram invite Aichetou à se rendre au bureau de l’ONG à Nouakchott en expliquant sa disponibilité à assister la victime pour se libérer de l’esclavage. Aichétou , très fragile et ayant peur des ses maîtres n’a pas pu faire le pas de s’enfuir chercher l’assistance de IRA, mais à sa place, sa sœur Moyna, qui avait fui ses maîtres des années avant, se rend dans les bureaux de l’IRA, à Nouakchott, le vendredi 01 octobre 2010. Elle sollicita l’assistance de celle-ci pour libérer sa sœur et ses enfants.

L’ONG la fait accompagner par trois de ses militants, Issa ould Alioune, Moloud ould Bouby et Abdoul Ahad ould Bouthiah. Ils quittèrent Nouakchott vers 23h, arrivèrent tard dans la nuit au PK 14, ils trouvèrent la pauvre Aichetou, ses enfants et son mari, dans un hangar de fortune (demeure habituelle des esclaves domestiques chez les arabo-berbères) ; elle décida après concertation avec son mari d’accompagner sa sœur et les militants de l’IRA, pour porter plainte contre ses maîtres, et voilà ce qu’elle raconte selon Biram :

"Je m’appelle Aichétou Mint M’bareck, née en 1975 à Rach (localité du département de Rosso et Wilaya du Trarza). Mon père s’appelle M’bareck, esclave de la famille Ehel Veyjeh. Ma mère se nomme Salma Mint Bah Ould Abeid, esclave aussi des familles Ehel Veyjeh et Ehel Elhaj, toutes deux de la tribu Oulad Bénioug, et habitant à 13 km de la ville de Rosso.

J’ai une sœur qui s’appelle Moyna Mint M’bareck Ould Abeid. Nous ne partageons pas le même père. Elle est ma sœur ainée. Nous avons un frère qui s’appelle Boylil, plus âgé que nous. Il a fuit l’esclavage et nous a quitté depuis plusieurs années. Après le Sénégal, il s’est installé dans la localité de Chagara, à l’Est de Rosso. Il ne nous rend jamais visite, nos maitres continuent de dire qu’il est toujours esclave.

Nous avons un autre frère qui s’appelle Bah, plus jeune que moi, il a été affranchi par nos maitres, les Ehel Veyjeh et c’est l’ex député de Rosso et fonctionnaire au ministère de l’éducation national Mahand Baba Ould Moctar Ould Baba ( il est en même temps notabilité religieuse et guide spirituel dans le département) qui a rédigé son certificat d’affranchissement. Mon frère Bah avait demandé l’affranchissement parce que la fille qu’il a mariée est affranchie et il a été stigmatisé pour sons statut d’esclave dans les milieux de cette dernière.

La maitresse de ma mère est mama Mint El Veyjeh, qui est mariée à M’bi Ould El Hadj, de la tribu des Oulad Kliva. Suivant la coutume, Mama Mint El Veyjeh amena de chez ses parents, comme cadeau de mariage, ma mère Salma Mint Bah, chez ses beaux parents Ehel Haj. Lorsque mes frères et ma sœur et moi-même avons grandi, nos maitres nous ont partagés entre les deux familles, Ehel Mbi Ould El Hadj et Ehel Mohamed Ould Veyjeh.

Moi je suis restée chez Ehel Mbi Ould El Hadj, ma mère et ma sœur sont chez Mohamed Ould El Veyjeh. Ma sœur Moyna a pris la fuite de chez ses maitres en 1992. Elle s’est installée dans les bidonvilles de Nouakchott, lieu de refuge de la majorité des esclaves en fuite ou esclaves marrons.

Ma mère a continué de travailler comme esclave dans cette famille jusqu’à ce qu’elle devenue aveugle. Après sa cécité, ses maitres l’ont affranchi et abandonné. Son fils Bah l’a récupéré et elle est chez lui à Rosso présentement.

Moi, Aichétou, j’ai sept enfants qui sont : Moyna (16 ans), Salma (14 ans), Mama (12 ans), Aminetou (10 ans), Mbi (08 ans) et Limam (1 an 5 mois). Je suis toujours esclave chez Ehel Mbi Ould El Hadj. Tous mes enfants sont avec moi et travaillent pour la famille de nos maitres et ne font pas l’école. Deux de mes enfants, Mbi (08 ans) travaille chez le fils de nos maitres Guorgui Ould El Hadj, un ex policier vivant maintenant à Nouadhibou ou il a emmené mon fils. Mabroucka (10 ans) travaille et vit avec l’un des membres de la famille de nos maitres Yedaly Ould Mohamed Ould El Veyjeh, habitant à 14 km de Rosso.

Nos maitres ne nous paient pas en contrepartie de notre travail, au contraire, il fut un temps ou c’était mon mari Bilal Ould M’boyrick qui travaillait pour nous nourrir et nourrir nos maitres. Je ne sais pas ce qui arrive à mes enfants qui ne vivent pas avec moi. Je sais quand même qu’ils travaillent pour leurs maitres et ne vont pas à l’école. Je sais aussi qu’ils subissent parfois des châtiments corporels. Par exemple Houda Oud Ethmane Ould El Hadj a violemment battu ma fille ainée (Moyna) avec une branche d’arbre.

Justement ma fille Moyna s’est mariée avec un certain Cheybani, elle a un enfant, âgé d’une année et quelques mois ; son époux qui s’appelle Mahmoud Cheybani, a voulu amener sa femme Moyna et vivre avec elle ailleurs mais notre maitresse Aminétou Mint El Hadj, une femme infirme, vivant à 13 km de Rosso a refusé. Et depuis lors Cheybani est allé se remarier et vivre à Mederdra.

Ma fille Mabroucka qui vit toujours et travaille chez Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh, a subi une brulure très grave et est maintenant très malade car devant subir une opération chirurgicale selon les dires de mes maitres. Moyna, ma fille est gravement blessée à l’œil. Elle a été frappée par notre maitre Yedaly Ould Mohamed Ould Veyjeh qui la punissait parce que l’une des sœurs de ce dernier, Feylihi, s’est plaint chez lui en disant que Moyna ne la respecte pas comme il se doit.

Yedaly, le plus méchant de nos maîtres est un homme sans pitié, violent. Après la blessure de Moyna, nous avons voulu quitter nos maîtres, nous avons même tenter d’aller nous plaindre à la police mais nos maitres, aidés de leurs voisins, ont retenu et caché ma fille, Moyna, qui est blessée et dont je voulais exhiber la blessure à la police, mais tous les voisins ont soutenu mes maitres et ont dit que c’est ignoble et immoral que je porte plainte contre nos maitres et j’ai laissé tomber sans être convaincue mais, désespérée.

Maintenant que j’ai le soutien et étant libérée des pressions de mes maitres et leurs voisins, je porte plainte contre les membres des deux familles (Ehel Veyjeh et Ehel Mbi) qui m’ont réduit et soumis à l’esclavage, mes enfants et moi. Je porte plainte contre ces gens, particulièrement Yedali ould Veyjeh, Feylihi, Mama, Daoud e Guorgui, pour le travail auquel nous avons étaient forcés mes enfants et mois depuis toutes ses années, les châtiments corporels, ainsi que la mise en péril de ma scolarité et celle de mes enfants ; je réclame une réquisition médicale pour que des médecins examinent mes enfants pour mesurer l’ampleur des sévices physiques et corporels qu’ils ont subis, en particuliers les coups et blessures que Yedali a commis contre ma fille Moyna et les brûlures très graves que la famille de ce dernier a commis sur ma fillette Mabrouka qui travachez eux comme esclave" .

La mission de IRA-Mauritanie, dirigée par Biram Dah Abeid, a saisi hier matin le Wali (gouverneur de la région de Rosso) ; ce dernier a confier au commissaire de police de la ville de diligenter une enquête ; cette enquête commença par l’arrestation de deux des présumés coupables des crimes esclavagistes, en l’occurrence, Yedali ould Veyjeh et sa sœur Feyliha ; les deux accusés avouèrent aux policiers pendants leurs auditions de ce jour 03 octobre 2010, que Aichetou et ses enfans : Moyna 19 ans (avec son bébé de 1 ans et demi), Mabrouka, 15 ans, Tayvour ou Mbi, 12 ans, Salma, 8 ans, Mama, 5 ans, Aminetou, 4 ans, Limam, une année et demi , sont leurs esclaves par ascendance , qu’il travaillaient pour eux sans salaire, et qu’ils étaient leurs tuteurs…

Aichetou récupéra ses enfants, par l’aide de la police et l’assistance de IRA ; l’enquête est en cours et après l’audition des enfants qui se déroulera le mardi 05 octobre avec la présence d’un avocat délégué par IRA et SOS Esclaves à Rosso pour cette fin. Aichetou maintient sa plainte devant les autorités de Rosso pour demander que justice soit faite concernant sa mise en esclavage avec ses enfants, les châtiments corporels qu’ils ont subi depuis leurs naissances et dont les traces sont encore visibles.


VERSION EHL VEYJAH


Accusée à tort ou à raison d’esclavagiste, la famille EHL VEYJAH a tenu à se défendre en niant en bloc les accusations de l’IRA et c’est à travers un point de presse organisé le lundi 11 octobre 2010 à 17h au PK14 qu’elle a apporté le démenti suivant:

Gorgui Ould Yedaly professeur de son état entouré de son père Yedaly Ould Veyjah, sa tante et une bonne partie de la population du PK14 invitée pour la circonstance a, devant la presse fait un bref historique du phénomène de l’esclavage dans le monde avant d’aborder le cas Aichettou mint Mbareck qu’il considère comme sa sœur, selon ses dires..

« Ma famille a-t-il dit est victime d’une campagne mensongère et sans fondements de la part de l’ong IRA. Je reconnais que l’esclavage en Mauritanie n’a aucun fondement ni juridique, ni religieux. Certes mon grand père Veyjeh avait acheté la mère de Aichettou mais cette dernière vivait avec ma mère comme des sœurs.

Après le décès de ma mère, bah est venu récupérer sa mère qui n’est autre que la mère de Aichettou pour l’emmener vivre à Rosso. Ainsi, Aichettou et sa sœur Moina sont restées avec ma famille sans aucune contrainte. En 1992, Moina décide d’aller vivre à Nouakchott, personne de ma famille ne s’y est opposé. Puisque de toute façon, nous considérons que chaque membre de la famille est libre de faire ce qu’il veut de sa vie.

Pour sa part Aichettou a décidé de rester aevc nous et elle est traitée au même titre que mes sœurs. Nul ne peut voir ou constater une différence entre elle et mes sœurs. Sa fille Mebrouka va à l’école, elle est en classe de 5ème année. Aichettou a travaillé comme domestique dans plusieurs famille et même parfois chez nous et elle a toujours été payée à la fin du mois.

La semaine dernière Aichettou se rend à Nouakchott à notre insu, 48 h plus tard, ma famille reçoit une convocation à la police et c’est en ce moment que nous avons appris que l’ong IRA était venue tard dans la nuit pour récupérer Aichettou tout en corrompant son mari avec la somme de 40.000 um pour qu’il ne dise rien. C’est après avoir emmené Aichettou à Nouakchott que l’IRA lui a inculqué des idées loin de la réalité en lui promettant monts et merveilles si toutefois elle portait plainte contre ma famille.

Pour tout vous dire notre famille n’est pas esclavagiste, elle est aujourd’hui traînée dans la boue par l’IRA avec de fausses accusations. L’IRA qui cherche à se faire de l’argent par tous les moyens y compris les plus abjects. Je rappelle que toute la progéniture de Aichettou est scolarisée soit à l’école moderne ou l’école coranique, chose qui ne se fait pas pour les esclaves. Bref ! Ma famille portera plainte contre l’IRA devant la justice pour préjudice moral causé par cette affaire qui est un tissu de mensonge ».

Répondant à une question du CALAME, libellée comme suit : « Comment Aichettou bien traitée, vivant en parfaite harmonie avec les siens, fui tout d’un coup avec des inconnus (3membres de l’IRA) tard dans la nuit? », Gorgui soutient que Aichettou ne s’est pas rebellée mais que les 3 membres de l’IRA étaient accompagnés par Moina la sœur d’Aichettou et lui ont fait comprendre que sa mère était très malade et lorsqu’elle consent de les accompagner, ils donnent à son mari qui ne jouit pas de toutes ses facultés mentales, la somme de 40.000um pour le faire taire.

LA TRIBUNE a voulu savoir s’il existe des mariages entre les maîtres et les esclaves dans cette communauté Oulad Benioug. Oui, répond Ould Yedaly car nous ne sommes pas esclavagistes mais dans ma famille cela n’a jamais été le cas. LE CALAME qui a posé une question relative au rapport de Sidi Ould Messaoud l’un des principaux dirigeants de l’APP cité par l’IRA comme « complice » de Yedaly Ould Veyjeh.

C’est Yedaly lui-même qui réagit en disant qu’il s’agit là de la plus grande bourde de l’IRA qui cherche à salir l’image du parti et de ses militants par le canal de Sidi qui n’a rien à voir dans cette affaire ni de près ni de loin. Et d’ajouter je suis militant de ce parti et j’ai même été suspendu mais militant discipliné j’attendrai que la justice tranche pour prouver à mon parti que je suis innocent.

Dans la foulée plusieurs témoignages de participants entre autres Baba Ould Thierno notable de la localité, le doyen d’âge de la tribu,et deux autres femmes dont une voisine de la famille EHL VEYJEH ont tous versé dans le même ordre d’idée « Aichettou n’a jamais été traitée comme esclave par la famille Veyjeh ». No comment !

JIDDOU HAMOUD
hjiddou@yahoo.fr

Source :
Jiddou Hamoud

Les troupes mauritaniennes se retirent du nord du Mali




Plusieurs unités de l’armée mauritanienne déployées au nord du Mali, où elles étaient engagées contre des éléments d’Al-Qaïda, ont quitté ces zones de déploiement, jeudi, pour retrouver leurs bases en Mauritanie, a appris Xinhua de sources militaires mauritaniennes.

Déployées depuis la première moitié de septembre, ces troupes ont affronté dans le nord du Mali des colonnes de l’organisation terroriste Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), faisant plus d’une douzaine de tués dans les rangs des salafistes armés.

Plusieurs raids aériens ont été également menés par des avions de l’armée de l’air mauritanienne contre des bases des terroristes d’AQMI. Plusieurs unités de l’armée mauritanienne déployées au nord du Mali, où elles étaient engagées contre des éléments d’Al-Qaïda, ont quitté ces zones de déploiement, jeudi, pour retrouver leurs bases en Mauritanie, a appris Xinhua de sources militaires mauritaniennes.

Déployées depuis la première moitié de septembre, ces troupes ont affronté dans le nord du Mali des colonnes de l’organisation terroriste Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), faisant plus d’ une douzaine de tués dans les rangs des salafistes armés.

Plusieurs raids aériens ont été également menés par des avions de l’armée de l’air mauritanienne contre des bases des terroristes d’AQMI. (Xinhua)


www.cridem.org


Source :
AfriScoop

jeudi 21 octobre 2010

Néma réserve un accueil triomphal aux troupes militaires de retour de Tombouctou au Mali.



Sur appel officiel du Wali du Hodh Charghi Mohamed Ould Mohamed Raaré, les populations de Néma se sont fortement mobilisées aujourd’hui, pour réserver un accueil triomphal et héroïque aux unités de l’armée mauritanienne, dont le premier cortège est arrivé dans les premières heures de la matinée à Néma.

Les troupes militaires viennent de mettre fin à un long étau sur les réseaux pirates, narcotrafiquants et terroristes, depuis l’installation, il y plusieurs semaines, de leur état-major dans les environs de Tombouctou, dans le nord du Mali.

Selon le site alakhbar, qui rapporte l’heureuse nouvelle, des bains de foule, d’émotion, d’accolades chaleureuses et des larmes de joie ont fortement caractérisé ce retour triomphal.

L’opération de retrait des forces armées et son remplacement sur les fronts avant du combat a été supervisée par de hauts officiers de l’armée nationale.
www.cridem.org


Source :
La Nation (Mauritanie)

Les eaux de ruissellement endommagent la route Nouakchott - Akjoujt


les eaux de ruissellement découlant des pluies ont endommagé la route Nouakchott - Akjoujt au niveau du PK 133 à partir de Nouakchott et la circulation automobilistes a été bloquée à ce point pendant la nuit de mardi à mercredi.
Dans une déclaration à l'AMI, le wali de l'Inchiri, M. Diallo Omar Amadou a indiqué qu'une équipe de l'Etablissement national d'entretien routier (ENER) s'est dirigée vers les lieux pour réparer la partie endommagée.
Selon le correspondant de l'AMI en Inchiri, le même endroit de cette route avait été endommagé le mois dernier mais la circulation n'avait pas été bloquée grâce à l'intervention urgente des autorités régionales.
La route Nouakchott - Akjoujt constitue le principal passage des automobilistes vers les régions du nord.
AMI

Symposium de mourridiyyah en Mauritanie




La Fondation Cheikh Ahmadou Bamba en Mauritanie, organise les 22 et 23 octobre 2010, la deuxième édition du Symposium de la Mourridiyyah en Mauritanie. Cet événement se déroulera a Sarsara (vers Boutilimitt) et au Palais des congrès de Nouakchott. Le thème retenu cette année est « La contribution du soufisme dans le cadre de la consolidation de la paix dans le monde ».

Il est prévu le 22 octobre, la pose de la première pierre de la mosquée et du forage de Sarsara ainsi que des consultations médicales gratuites à Nabakhiyyah et Maata Moulana.

D’éminents professeurs et savants du monde islamiques animeront des conférences sur des spécifiques, tels que L’islam et la tolérance, Le Soufisme, panacée universelle de la non-violence, La pensée humaniste et universelle de Cheikh Ahmadou Bamba, etc.

La Fondation Cheikh Ahmadou Bamba est reconnue par le Ministère Mauritanien de l’Intérieur et de la décentralisation. Elle a pour ambition de vulgariser les valeurs islamiques de paix et de tolérance et de raffermir les relations fraternelles et séculaires unissant le Sénégal et la Mauritanie.

Pour toutes informations complémentaires, contacter le 500 07 03

www.cridem.org


Source :
Malick Fall

mercredi 20 octobre 2010

Ziara annuelle à Zouérate, dédiée à Thierno Moctar Tall: Prières et dévotion.



Des milliers de fidèles de la Tariqa Tidjaniya, venus de la Mauritanie, du Sénégal et d’un peu partout, ont convergé, massivement, vers la capitale du Tiris Zemmour où s’est déroulé, le week-end dernier, la ziara annuelle en l’honneur de Thierno Moctar Tall.

Cette grande manifestation religieuse de la Tidjaniya est devenue, au fil des ans, un rendez- vous majeur du calendrier religieux, à Zouérate où d’importantes conférences sur l’islam et des veillées religieuses, dédiées à Seyidina Muhammad – Paix et Bénédictions sur Lui (P.B.L.) – ont été animées par d’éminents chercheurs et universitaires de tous horizons.

Chaque année, les fidèles effectuent le déplacement de la cité minière, afin de se ressourcer, en masse, au puits intarissable du grand maître du Saint Coran qu’est Thierno Moctar Tall.

Revenant sur la ziara – recueillement – celui-ci a souligné qu’elle fait partie des recommandations divines. Elle permet de raffermir la foi du musulman, d’obtenir le pardon d’Allah, la pitié et la prospérité, tout en tissant des relations avec d’autres musulmans rencontrés au cours de l’évènement. Trois jours de prières, de recueillement et de dévotion, initiés par le marabout de Touldé et bâtisseur de la mosquée, inaugurée l’an dernier, qui est en train de devenir un véritable centre de formation, d’éducation et d’enseignement en sciences islamiques.

Les milliers de fidèles ont, au cours de ces soixante-douze heures de dévotion, rendu grâce à Allah Le Tout Puissant – qu’Il soit loué et exalté – d’avoir révélé cette injonction au Sceau des Prophètes, Seyidina Muhammad – P.B.L.: «Rappelle! Rappeler est toujours utile au croyant». Le clou de la manifestation aura été la séance de prière formulée en faveur de la paix et de la stabilité du pays. Thierno Moctar Tall a souhaité que «la Mauritanie puisse continuer son envol et que règnent la paix, la concorde et la cohésion sociale, dans le pays».

Les représentants des chefs religieux présents à la cérémonie officielle ont pris la parole pour exhorter les fidèles à se vouer au culte exclusif de Dieu et s’éloigner du Satan. La manifestation s’est déroulée dans de bonnes conditions, avec une excellente organisation qui a fortement mobilisé de la communauté islamique.



Source :
Le Calame (Mauritanie)

Marché de l’enlèvement des épaves de Nouadhibou Adjugé, en attendant la non objection de l’Ue!





Un grincement de dents de certains soumissionnaires accompagne le processus d’évaluation des offres pour l’enlèvement des épaves de Nouadhibou. Le dossier est actuellement entre les mains de l’Ue pour non objection, condition sine qua non de son financement.

Ajourné au moins deux fois (entre 2005 et 2008), le projet d’enlèvement et de démolition de 57 épaves submergées dans le chenal d’accès du Port Autonome de Nouadhibou est aujourd’hui entre les mains de l’Union Européenne qui le finance.

Celle-ci examine en dernier ressort (non objection au financement) le rapport de la Commission qui a dépouillé récemment les offres déposées depuis le 17 août 2010. Mais déjà des interrogations sont soulevées sur le rôle de la Commission et de certains de ses membres.

Des spasmes douloureux.

Sur fonds Stabex, un financement de l’ordre de 26 millions d’euros a été alloué depuis quelques années maintenant, pour l’enlèvement et la démolition de 57 épaves obstruant le chenal d’accès du Port Autonome de Nouadhibou. Dans le cadre de son programme de coopération internationale, l’Ue avait, après une étude de faisabilité menée en 2003 (pour 55 épaves), avait décidé de mettre les fonds nécessaires.

D’ailleurs une convention de l’ordre de 26,5 millions d’euros avait été paraphée, à cet effet, le 10 octobre 2006, à Nouadhibou par Mohamed Ould El Abed et Jean Eric Paquet alors respectivement ministre mauritanien des affaires économiques et du développement, et ambassadeur délégué de l’UE.

Outre le danger que ces épaves submergées font courir à la navigation, elles posent également de sérieux problèmes environnementaux pour toute sa baie. Leur enlèvement s’imposait donc. Un accord entre les autorités et l’Ue avait été ainsi scellé. La partie mauritanienne s’occuperait des épaves à moitié ensevelies sur les plages de Nouadhibou alors que l’Ue financerait l’enlèvement des épaves submergées dans le chenal d’accès au port. Le statut juridique de ces épaves submergées était bien clair (plus d’exercice de droit de propriété).

Les épaves dont l’Ue devait financer l’enlèvement et la démolition sont répertoriées au nombre de 57 unités au total. Pourtant, ce projet a été par deux fois ajourné. Une première fois parce que l’appel était infructueux. Les offres «sortaient de l’enveloppe» prévue pour cette opération, soit les 26 millions d’euros. Une seconde fois, le marché est allé jusqu’à une phase avancée d’adjudication (2008) à la société Eurodémolition pour une enveloppe de 17 millions d’Euros.

Mais le gel des financements européens -à cause du coup d’Etat intervenu le 6 août 2008- n’avait permis de faire aboutir une telle passation. Rebelote donc début 2010 avec le retour à la coopération. Un nouvel appel d’offres à travaux est lancé.

Commission et souci de transparence !

Une société hollandaise est semble-t-il «mieux lotie» que ses autres concurrents pour la passation de ce nouveau marché. Elle a été retenue pour une offre de 20 millions d’euros. A l’Union Européenne où on épluche encore le rapport de la Commission d’attribution du marché, avant d’avaliser le choix de la Commission (ou le réfuter) on s’en tient à une certaine rigueur.

Le silence est de mise pour probablement ne pas «gêner » l’auscultation sereine tant financière que technique de l’offre de la société hollandaise retenue par la Commission. Par trois fois, nous avons tenté de joindre le responsable des transports et des infrastructures au siège de la délégation à Nouakchott, pour l’entretenir de ce sujet, sans succès.

Mais dès à présent, la Commission est indexée pour certains soumissionnaires pour «favoritisme » ou «trafic d’influence». Sur le plan technique, le principal grief contre la commission tiendrait au délai trop long pris pour délibérer des offres pour un projet qui était à son «troisième» dépouillement. Les retards accumulés par des membres tenus à siéger dans la commission ont déphasé la célérité du marché. Une preuve peut être également du manque de professionnalisme. Pire encore, certains soumissionnaires qui gardent l’anonymat évoquent une «compromission» de certains éléments de la Commission qui rouleraient pour des entreprises concurrentes.

Jedna Deida



Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Rapatriement des réfugiés : 2 500 Mauritaniens sur le chemin du retour.




Avec la reprise des opérations de rapatriement des réfugiés, quelque 121 personnes, issues d’une vingtaine de familles, vont rentrer en Mauritanie. Ce processus de retour organisé des victimes des évènements de 1989 va concerner plus de 2 500 personnes.

Après une pause de plusieurs mois, le rapatriement volontaire des réfugiés a repris avant-hier. Ils étaient un peu plus de 121 personnes enfants, adultes issus de la communauté rurale de Bokhol département de Dagana à avoir traversé le bac de Rosso. C’est aux environs de 9 heures que les réfugiés ont quitté la commune de Richard Toll par le biais des camions du Haut commissariat des réfugiés (Hcr) sous escorte des hommes en bleu pour faire cap sur la frontière.

Leur traversée sur le fleuve Sénégal entre les deux Rosso n’aura duré que cinq minutes. Mais à l’arrivée, ces réfugiés ont mis presqu’une heure pour pouvoir descendre du bac.

Retard dû à de fortes précipitations qui sont tombées toute la journée. Cette pluie a même obligé les officiels de la Mauritanie, qui attendaient ces réfugiés au bord du fleuve, à rebrousser chemin.

Si certains réfugiés continuent à avoir en mémoire les pénibles évènements, survenus en 1989 puisque toujours gagnés par la peur, d’autres par contre se disent très satisfaits de retourner au bercail. Demeurant à N’diarème, M. Diop avoue : ‘Nous sommes contents de retourner chez nous après 21 ans de déportation et nous pensons que de pareilles situations ne se reproduiront plus jamais’.

Sa compatriote Mlle Bâ soutient pour sa part : ‘Je suis venue ici à Gaya à l’âge de deux ans seulement et aujourd’hui j’ai presque 21 ans. Je ne connais pas trop ce qui s’est passé, mais mes parents m’ont tout de même expliqué l’histoire entre les deux pays. Et je pense que compte tenu des dispositions qui sont prises par le Hcr depuis que nous sommes là, nous n’avons pas à nous inquiéter sur ce que nous allons retrouver en Mauritanie’.

L’Agence nationale d’insertion et de réinsertion qui a organisé la traversée transportera ensuite ces réfugiés jusque dans les différents centres d’enregistrement. Une fois arrivés sur les sites, ils seront logés sous des tentes. Et chaque réfugié recevra une ration alimentaire pendant une durée de trois mois, un lopin de terre habitable et un permis d’occuper le site.Toujours dans le cadre de l’assistance à la réinsertion, les réfugiés recevront de l’organisme onusien une assistance financière d’un montant de moins de 35 mille francs Cfa pour chaque adulte et de moins de vingt mille Fcfa pour chaque enfant de moins de 17 ans rapatrié.

Une moustiquaire et une couverture par personne rapatriée seront également mises à leur disposition. Ce n’est pas tout, puisque chaque femme (âgée de 12 à 59 ans) recevra également un kit hygiénique.

Après leur traversée au niveau de la frontière, munis de leur formulaire de rapatriement volontaire et des extraits d’acte de naissance de leurs enfants nés au Sénégal, ces réfugiés, une fois en Mauritanie, rempliront les formalités pour l’obtention de leur pièce d’identité mauritanienne avant d’être acheminés vers leur village d’origine. Pour rappel, ce nouveau processus de retour organisé des victimes des évènements de 1989 et qui concerne cette fois-ci un peu plus de 2 500 personnes intervient à la suite du retrait du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Abou Kane

www.cridem.org


Source :
Walfadjri (Sénégal)

Le hakem de Moudjeria préside des réunions sur le cinquantenaire de l'indépendance nationale


Le hakem de Moudjeria, M. Mohamed El Mustapha Ould Sedigh, a présidé mardi dans cette ville des réunions pour la programmation des activités commémoratives du cinquantenaire de l'indépendance nationale au niveau de la moughataa.
A l'issue de ces réunions, trois commissions et plusieurs sous-commissions ont été désignées pour coordonner la préparation des activités programmées.
Elles comprennent les chefs de services régionaux, les directeurs des lycées, collèges et écoles fondamentales et les représentants des partis politiques et des organisations de la société civile.
ANI

mardi 19 octobre 2010

Adrar / Aoujeft : Le Hakem devant le face à face




« Le trop d’eau contre agro-pastoraux assoiffés et affamés »



Après de rudes années d’endurance dues au manque de pluies, voilà que les populations de la Moughataa d’Aoujeft affrontent les conséquences d’averses régulières et continues.

« C’est la 7eme fois que nous recultivons sans résultat, nos Grairs (vallées propices aux cultures céréalières) . Dés que nous finissons de semer un champ, les eaux de pluies s’y déferlent le lendemain et étouffent dans leurs trous, les semences ».

Le notaire qui apporte cette révélation, cache mal son sentiment partagé entre les bienfaits de la pluie pour ce qu’elle apporte de bien pour les hommes, animaux et végétaux et sa déception de ne pouvoir, lui et les siens bénéficier cette année des cultures du mil, pastèques et haricots dont la période de plantation expire fin octobre.

Département riche mais pauvre.


D’une superficie de 31.700 km2 mais très enclavé, Aoujeft est le plus grand et plus riche département de l’Adrar de part ses communes : El Meddah , Aoujeft, El Maaden et N’Terguent ; Sa vingtaine de Grair (singulier : Grara) dont El Marveg, Graret Levrass, Oum Achenad, Azli, Limseidy, Bouaboun, Tenemrert, Mazmaz, Lemsidy, Erchatt;Ses nombreuses oasis de palmeraies et ses vastes pâturages. Pourtant ses habitants comptent aujourd’hui parmi les plus pauvres de la région et du pays.

Conscient de cette situation , le nouveau Hakem de la Moughataa qui connaît relativement bien ce département ainsi que la mentalité de ses populations (était chef d’arrondissement de N’Terguint avant sa nomination) tente de résoudre avec méthodologie,cette équation à plusieurs variantes et inconnues. Sur la base de l’écoute des populations, l’étude des politiques de l’Etat , le suivi des directives de sa hiérarchie administrative et les moyens dont il dispose, il semble avoir hiérarchiser les priorités et baliser la voie qui mène à leur traitement les unes après les autres.

Lors des passages successifs à Aoujeft du Wali de l’Adrar en compagnie des 3 responsables du ministère du développement rural : secrétaire général puis ministre et enfin conseiller, le Hakem d’Aoujeft a –aux dires des citoyens – trouver les mots et comportements pour que la Moughataa amorce un bon départ qui relancerait sa vie socio-économique active et la prémunirait à l’avenir des aléas calculables.

En effet, que cela soit au niveau de la distribution des vivres , semences, grillages,contrôle des prix, coordination des informations en provenance des différentes localités du territoire départemental , bonnes relations avec les maires , élus locaux et société civile, le nouveau Hakem, El Ghady Ould Ahmedou semble visiblement marquer des points. A Aoujeft, les populations très assoiffées et affamées désirent profiter grandement de l'Aubaine Divine (Rahma) qu’est la pluie tout en souhaitant que l’engagement de leur Hakem ne soit pas « départ de cheval ….et finish de tortue ».

Hé,Oui ! Un mal en Mauritanie : le manque de perspicacité soutenue des cadres de l’administration..

Ely Salem Khayar



Source :
Adrar Info

ANAIR : Retour de 121 réfugiés mauritaniens. [Reportage Photos]


Ce lundi 18 octobre 2010, un convoi de 121 personnes réparties dans 21 familles, conjointement organisé par le HCR, le gouvernement du Sénégal et celui de la Mauritanie, a été accueilli à Rosso, en présence de M. Le Chargé de missions au MIDEC, de M. Le Wali du Trarza, des autorités administratives, militaires et des élus, dont le Vice-président du Sénat.

Les anciens réfugiés au Sénégal, ont foulé le sol national sous une pluie, qui semble présager une bonne réintégration de ces fils du pays, victimes des évènements de 1989. Le retour des réfugiés, organisé par le HCR, a connu un arrêt le 31 décembre 2009. A la suite de cet arrêt, le HCR s’était engagé à effectuer le rapatriement sous une forme dite « assistée ».

Aussi, tenant compte de la nécessité de mettre tous les rapatriés dans des conditions similaires, l’Etat mauritanien a décidé d’organiser le rapatriement des 2 484 personnes, du mois d’octobre au 31 décembre 2010; et ce, en parfait accord avec ses partenaires de l’Accord tripartite. Et, cette tache a été confiée à l’ANAIR.

Aujourd’hui, à Rosso, en dépit des conditions climatiques défavorables, l’équipe de l’ANAIR, ayant à sa tête M. Ba Madine, Directeur de l’agence et Madame Oumkelthoum el Yessa, Directrice adjointe, a fait preuve d’un grand dynamisme. Partout, du débarcadère au centre de transit, les agents de l’ANAIR, qu’on pouvait distinguer des autres par leurs gilets et casquettes de couleur orange, ont rivalisé d’ardeur et d’enthousiasme au travail, encadrés par les trois représentants régionaux de l’agence.

Sur les sites de retour, d’autres agents ont installé les tentes mauritaniennes, après que furent effectué les lotissements nécessaires. Tous les rapatriés ont pu regagner leur village, avec l’assistance de l’ANAIR, où un accueil chaleureux leur a été réservé par leurs compatriotes. La présence de la Représentante du HCR, Madame Nada Assaad Merheb et de son staff, ainsi que celle du personnel de l’ONG partenaire dite INTERSOS, constituent les gages d’une bonne coordination entre tous les acteurs.

Cette coordination s’est d’ailleurs manifestée au cours de l’exercice de simulation entrepris par l’ensemble des acteurs et les représentants de l’Etat, le samedi 16 octobre, à Rosso, en préparation des opérations du 18 octobre.
ANAIR




Des médecins aux portes de Bélinabé.




«Redonner l’espoir par la santé», c’est le slogan qu’ont choisi les jeunes de Bélinabé pour accompagner une caravane médicale dans leur localité les 15 et 16 octobre 2010. Pendant deux journées, cette bourgade du Hirnangué Bosseya a vécu au rythme des consultations, traitements et don de médicaments, bref, la santé à portée de main. C’était une première mais de l’avis des populations cibles, initiative ne pouvait être mieux pensée!

Bélinabé ou «les gens des marigots» tire son nom de sa proximité d’avec une multitude de marigots enseigne le vieux Mamadou Demba Wade, natif du village et fin connaisseur des lieux.

Situé à 5 kilomètres à l’ouest de Kaédi, le village a eu ses heures de gloire. A cheval entre les terres sablonneuses du Diéri et celles argileuses du walo, les populations ont longtemps vécu des cultures sous pluie et celles de décrue.

Cependant, c’est surtout l’émigration qui a permis aux ressortissants de Bélinabé d’être perçus comme des personnes aisées poursuit le vieux Wade : « Nos jeunes émigraient d’abord à Dakar mais ils n’étaient pas des dockers ni des vendeurs d’eau, ils avaient un monopole dans la distribution du journal Paris- Dakar et étaient riches ; par la suite, ils ont pris le chemin de la Côte d’Ivoire. » Le septuagénaire affichait une mine sereine, il venait de se faire consulter à quelques dizaines de mètres de sa demeure.

L’événement du jour est l’arrivée à Bélinabé et pour deux jours d’une caravane médicale. En effet, pendant 48 heures et même plusieurs heures plus tard, les populations ont, à domicile, profité d’équipes médicales venues de Nouakchott, Boutilimit et Kaédi. Sur place, les spécialistes de la santé ont été dispatchés dans trois sites.

C’est ainsi qu’ au site 1, des consultations en médecine générale étaient réalisées par Dr Django Wagué, Pédiatre, Dr Dia Amadou Demba, Généraliste, Diop Harouna Samba, Infirmier d’Etat, les ordonnances qu’ils prescrivaient étaient envoyées au site 2 où étaient stockés les médicaments fournis par la caravane. C’est aussi au site 2 qu’officiaient Dr Doudou Sall, Chirurgien dentiste et Mohamed Lemine Ould Mohamed, son assistant, Hassan M’Ballo, Ophtalmologue, Yarhambouha mint Branim, Infirmière, Memma mint Telmoudi, Infirmière, enfin, au site 3, les patients étaient pris en charge par Diop Lamine, Anesthésiste qui a circoncis des dizaines d’enfants, Kane Adama, Infirmier d’Etat et Wade Fatimata, Sage-femme.

Par ailleurs, N’Diaye Abdoulaye Demba, Infirmier d’Etat a poursuivi des consultations bien après la fin des opérations. D’autre part, quant aux mobiles de cet événement, Sow Mamadou Djiby, chargé des relations extérieures de l’Association des Jeunes de Bélinabé pour le Développement et Coordinateur de la caravane donne des éclairages :

« L’idée a germé en nous, en 2008 lorsque dans le cadre d’un partenariat, le Rotary Club avait remis du matériel de santé à notre poste de santé. Certes l’initiative vient de nous qui vivons à Nouakchott, mais nous avons eu le plein soutien de toutes nos associations à travers notre diaspora de par le monde. Et ce sont elles et principalement, des individualités de notre village résidants au Gabon, en Côte d’Ivoire, et en Europe qui ont supporté le coût financier de l’opération. »

E n définitive, à l’issue des deux journées d’action de la caravane médicale de Bélinabé, 537 ont été prises en charge et ont bénéficié de consultations gratuites et des médicaments leur ont été fournis. Ainsi, 259 personnes l’ont été en médecine générale, 147 en ophtalmologie, 46 personnes en soins dentaires, 50 enfants en circoncision, et 35 femmes en gynécologie. Au sortir des salles de consultations, la satisfaction était lisible sur les visages des patients.

Pour Racine Mamadou Anne, chef traditionnel du village : « Ceux qui s’embarquent ensemble dans une pirogue ont un espoir commun, c’est celui de pouvoir débarquer. », ceci pour traduire l’intérêt de toute la communauté pour cette initiative. Sileye Wouré, un notable du village confie son sentiment : «Nous espérons que cette action se poursuivra, nous ne pouvons que prier pour nos enfants.»

En somme, la caravane de santé de Bélinabé a rencontré l’adhésion et la satisfaction des populations et celles des villages environnants. Des patients sont également venus du village Sénégalais de Gababé, de l’autre côté du fleuve.

Il ne fait pas de doute que la prochaine est attendue avec impatience. Seulement, s’il est vrai que tout le monde est globalement satisfait, cet événement a aussi mis en lumière quelques insuffisances, notamment le poste de santé de Bélinabé, une bâtisse à la construction rudimentaire, exiguë et très mal positionnée. En attendant l’opération suivante, il reste quelque temps pour repenser l’opération et gommer les lacunes constatées.

Biri NDiaye

Source :
Tahalil Hebdo (Mauritanie)

Douze trafiquants de drogue abattus par d'anciens rebelles touaregs




Près de douze personnes ont trouvé la mort dans le nord du Mali, au cours d’affrontements entre des trafiquants drogue armés et d’anciens rebelles touaregs.

Selon des sources maliennes interrogées par l’agence Reuters, une douzaine de trafiquants de drogue ont été tués dans des affrontements jeudi dernier près de Kidal, dans le nord du Mali, a-t-on appris lundi 18 octobre.

Les trafiquants ont été pris pour cible par l’ancien chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga et ses hommes, un groupe qui affirme aujourd’hui vouloir coopérer avec le gouvernement malien. L’attaque est intervenue alors que les narcotrafiquants tentaient de faire passer de la cocaïne en provenance du Maroc et à destination de l’Égypte via le Sahara.

Certains d’entre eux ont été arrêtés pendant l’affrontement, selon une autre source gouvernementale malienne.

Participer à la lutte contre Aqmi


L’ancienne rébellion touarègue a déclaré récemment qu’elle n’attendait que le feu vert du gouvernement malien pour agir contre Aqmi. Si les autorités maliennes n’ont officiellement conclu aucun accord avec les Touaregs, l’affrontement contre les passeurs de drogue pourrait être une des actions promises par les anciens rebelles pour « capturer » et combattre des militants islamistes.

Certains anciens combattants touaregs souhaitent d’ailleurs rallier les unités de l’armée qui devraient être mises sur pied pour assurer la sécurité dans le nord du pays. Les Touaregs, communauté nomade d'environ 1,5 million de personnes, sont répartis entre le Niger, le Mali, l'Algérie, la Libye et le Burkina Faso.



www.cridem.org


Source :
Jeune Afrique

La direction de la police minière supervise l'expulsion de 14 cadres étrangers



La direction de la police minière au ministère de l'industrie et des mines a supervisé lundi l'expulsion de 14 cadres étrangers vers leur pays respectif et ce, après le refus du ministère de l'industrie et des mines d'accepter leur recrutement au sein de la société des Mines de Cuivre de Mauritanie (MCM) à Akjoujt sans que le ministère en soit informé.

Cette mesure intervient, selon des sources du ministère concerné, dans le cadre de la politique de mauritanisation des cadres suivie par le gouvernement devant favoriser la création d'opportunités d'emplois aux travailleurs nationaux. M. Mohamed Lemine Ould Moustapha, directeur de la police minière a indiqué à l'AMI que tout cas de ce genre fera dorénavant l'objet de sanction à l'encontre de ses auteurs.

Le ministre des mines et de l'industrie avait réaffirmé au cours d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres dans sa réunion ordinaire du 14 octobre 2010 que l'Etat mauritanien pose comme condition aux sociétés étrangères d'exploitation opérant en Mauritanie dans notre pays de ne pas dépasser le seuil de 3% de travailleurs étrangers contre 14% auparavant. Notons que ce groupe de travailleurs expulsé est arrivé en Mauritanie le 7 octobre dernier.



Source :
Agence Mauritanienne d'Information

lundi 18 octobre 2010

Réaction de madame, Sala Hawoly Barro suite à la parution dans les colonnes du Quotidien de Nouakchott de l’article intitulé : «Destruction à Boghé d’




Suite à la publication dans les colonnes du journal le Quotidien de Nouakchott N° 615 du 10 octobre d’un article intitulé : Produits frelatés : « Destruction à Boghé d’une quantité de 2000 bouteilles de boissons gazeuses», nous avons été contacté par madame Sala Hawoly Barro qui a protesté contre la version selon laquelle, les agents du service régional de la concurrence et de la protection du consommateur ont effectué un contrôle dans le marché et saisi une quantité de 2000 bouteilles de boissons gazeuses et quelques flacons de flytoxe périmés dans le local d’une commerçante répondant au nom de Sala Hawoly Barro.

En effet, madame Barro a protesté énergiquement contre cette version qui nous été rapporté par M. Cheîkh O Moulaye Mohamed, chef du service régional de la concurrence et de la protection du consommateur au Brakna.

Elle affirme que ces produits frelatés ont été déclarés par elle-même aux autorités administratives locales, le Hakem via la mairie de Boghé. Et c’est après plusieurs démarches qu’elle a effectuées auprès des autorités locales que ces derniers ont saisi le service concerné à Aleg pour prendre les dispositions qui s’imposent en la matière.

Madame Barro clame sa surprise et son désarroi d’apprendre à travers le Net que des produits périmés ont été saisis dans son local. Madame Barro soupçonne une opération de pub chez le service régional chargé de la concurrence et une tentative de ternir son image et de porter atteinte à sa crédibilité à travers ce qui est tout sauf une saisie. Sala Hawoly exige la publication rapide des résultats de l’enquête ouverte par les autorités administratives autour de cette affaire.

Thièrno Souleymane CP Brakna



Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Hôpital de Nouadhibou : La Vérité sur une arnaque à la Coopération.




Lors de son intervention radiotélévisée, le président Mohamed Ould Abdel Aziz a évoqué le cas de l’hôpital espagnol de Nouadhibou.

Selon les informations qui lui avaient été, semble-t-il données par le Ministre de la Santé et des affaires sociales, les espagnols avec la complicité d’une société locale bien connue en l’occurrence National Medica avaient détourné l’argent du projet se contentant d’une construction et des équipements sommaires.

Aujourd’hui après enquête, nous sommes en mesure de dire qu’une fois encore le ministre de la santé a tenté de faire payer à cette société le fait qu’elle l’ait empêché d’acquérir un groupe électrogène pour le CHN au double du prix pour lequel il a été finalement acheté après une procédure d’appel d’offre normal.

Mais ça c’est une autre histoire. Pour ce qui est de l’Hôpital espagnol le premier responsable du désastre n’est autre que l’un des ténors de l’actuelle opposition qui malgré les avertissements lancés de toutes parts a accepté de signer la réception. Mais revenons au début de cette incroyable arnaque!

Tout a commencé lorsqu’une société espagnole Ibadesa qui a pour objet social la réalisation de tous types d'opérations commerciales et financières dans le domaine du commerce extérieur et de l'investissement extérieur et en particulier la promotion et l’exécution de projets, à travers sa branche Ibadesa exportationes y servisos, S.A.

Cette société contacte Nationale Medica pour monter en partenariat un projet de construction d’un Hôpital régional dans la zone de pêche de Nouadhibou. Pour ce faire la société espagnol se fait forte d’obtenir auprès de l’Espagne un prêt concessionnel à cette fin.

La caractéristique des crédits concessionnels est qu’ils sont accordés par un pays donateur dans l’optique de relancer sa propre économie car les acquisitions sont faites exclusivement auprès de sociétés de cet état. En principe les prêts concessionnels ne sont pas remboursés mais on obtient facilement leur remise lors de revues bilatérales ou pendant l’un des clubs de Paris.

Toujours est il qu’après maintes péripéties les deux parties signent le 11 Novembre 1997 un contrat en vue de travailler en groupement pour la réalisation du programme. Le financement étant assuré pour 70% par une convention bilatérale entre la Mauritanie et l’institut officiel de crédit du gouvernement espagnol (ICO) pour un crédit concessionnel assorti de conditions favorables et pour les 30% par un crédit commercial de la Société Général couvert par l’institut espagnol d’assurance du commerce extérieur.

Seulement le gouvernement espagnol décide de mener à bien la réalisation en procédant en deux phases c’est ainsi que le montant passe de 10 millions de dollars à 6 760 000 soit 60% du coût initial.

Alors qu’elles ont jusque là travaillé main dans la mains pour le montage du dossier, Ibadesa décide de se débarrasser de National Medica car entre temps d’autres intermédiaires sont entrés en jeu et ont fait valoir que National Medica n’était pas en odeur de sainteté avec le régime de l’époque et qu’il valait mieux ne pas l’avoir pour partenaire. Aussitôt dit aussitôt fait, Ibadesa écrit à National Medica :

« … Il est évident que les circonstances et les bases qui soutiennent ledit contrat (du 11 Novembre 1997) ont été modifiées substantiellement ou ont disparus…N’importe quelle exigence de votre part doit donc apprécier cette circonstance, fin de régler le conflit qui nous oppose et notre relation que nous considérons définitivement close depuis longtemps. »

Mais dès le départ les choses ont commencé à se gâter ainsi au lieu de laisser le Ministère de l’Equipement comme le stipule le décret 93011 du 10 janvier 1993 portant code des marchés qui stipule que les marchés de construction et des travaux publics sont de la compétence exclusive du Ministère de l’Equipement et des Transports c’est la ministre de la santé de l’époque Mme Diyé Bâ qui passe un marché de gré à gré N° 71 /99/CCM avec Ibadesa pour la construction d’un hôpital clé en main( les études, les plans architecturaux, la fourniture des équipements, l’installation la garantie et la formation du personnel).

Le marché a été notifié à Ibadesa le 25 Août 1999 pour un délai d’exécution de 18 mois et c’est le Premier Ministre lui-même qui procède à la pose de la première pierre le 28 Novembre suivant. Le sou traitant local était un entrepreneur appelé Ould El Mane qui fut aussi cité dans un autre projet fantôme qui ne vit pas le jour à savoir l’hôpital russe de Nouadhibou mais il y avait aussi Mahfoudh Ould Brahim Tfeil, Hassenna Ould Ahmed Lebeid ( qui vient d’être coopté dans le bureau exécutif de l’UPR) et Senny Ould Khyar.

Dès lors les retards se sont accumulés et il devenait évident que les espagnols d’Ibalux qui avaient discrètement pris le relais de Ibadesa, ne cherchaient qu’à gagner un maximum d’argent en dépensant un minimum. Alors si l’Administration mauritanienne n’est pas capable de sauvegarder ses intérêts, ce ne sont certainement pas eux qui vont le faire à sa place. Pourtant le ministère de la Santé avait recruté le bureau d’études BEMECOF pour assurer le suivi et la bonne exécution du projet et à ce titre il devenait donc le conseiller de l’Administration pour ce projet.

Ce que, bien sûr, il ne se priva pas de faire. Dès l’examen préliminaire des documents qui lui ont été remis le responsable de ce bureau Zakarya Mouhyidine Thiam releva plusieurs anomalies qu’il signala aussitôt par écrit au Ministère de la Santé.

Ainsi il releva que plusieurs documents et plans essentiels manquaient et pour ceux fournis, le moins que l’on puisse dire est que c’est un dossier d’exécution, décousu, confus et en plusieurs de ses compartiments fait référence à la construction de salles de classe et de toilettes d’élèves en Ethiopie alors qu’il s’agit d’un hôpital et non d’une école. Bemecof demanda à l’Administration d’arrêter les travaux en attendant de lever les nombreuses réserves faites sur le dossier fourni.

A la lumière de ces observations Bemecof attirait l’attention du maître d’ouvrage sur plusieurs éléments dont : Le fait que le dossier dans son état actuel est imprécis, incomplet et son exécution comporte de sérieux risques (sécurité des personnes, sécurité des équipements, fonctionnalité, etc…), ce qui nécessite absolument sa reprise quasi-générale.

Après la reprise de l’étude, eu égard à l’importance de l’ouvrage (Hôpital) et compte tenu de la sécurité des personnes et des équipements, et qu’il sera absolument nécessaire que tout le dossier d’exécution (y compris tout les corps d’état secondaires et en particulier ceux de l’électricité, la sécurité incendie, l’assainissement, la plomberie, etc…) soit visé par un bureau de contrôle agrée comme Veritas dont l’authenticité des visas de son bureau régional en Afrique de l’Ouest, pour la phase de l’étude, est sérieusement mise en doute.

Ainsi après Diyé Bâ, il y eût successivement Mohamed Salem Ould Merzoug, Boidiel Ould Houmoid, Mohamed Mahmoud Ould Jaafar, Diop Hameth, Hama Ould Soueilim et Isselmou Ould Abdel Kader. Pas un de ces ministres ne put s’opposer à cette arnaque à ciel ouvert. Pourtant tous ont eu entre les mains les avertissements du bureau Conseil.

De son coté, le directeur de national Médica qui avait entre temps intenté une action judiciaire contre ses ex partenaires espagnols a commencé lui aussi à écrire aux différents département ministériels concernés : Ministère de la Santé, Ministère des Affaires économiques, Secrétariat général du gouvernement et même présidence de la république pour les informer que les travaux entamés ne sont pas ceux prévus dans la convention initiale.

Dans une note envoyée en Mai 2001 National Medica signale que : « L’aspect extérieur du bâtiment laisse clairement apparaître qu’il ne correspond pas à celui qui est prévu par le contrat commercial du 18 Novembre 1998 et le marché 71/99/CCM. …. Lorsqu’on compare le plan de la façade au bâtiment construit actuellement, on constate clairement l’absence de tout le premier étage » et il était tout aussi évident qu’on était très loin des 6000 m2 de bâti prévus( sur sin site Ibadesa parle d’un hôpital de 100 lits), de plus les travaux en étaient à leur vingtième mois de retard par rapport à la date de réception que prévoit le contrat.

Visiblement l’entrepreneur bénéficiait de solides complicités auprès du Ministère de la Santé qui malgré tous ces avertissements lui délivra un ordre de service provisoire un an plus tard que le premier afin de couvrir le retard e ne pas avoir à payer des pénalités. Plus grave, la complicité de l’Administration permit à l’entrepreneur espagnol d’introduire un avant projet pour l’extension de l’hôpital pour un montant de trois millions de dollars pour la réalisation d’un service de gynéco obstétrique alors que ce service est prévu dans le cadre du marché 71/99/CCM. Personne ne sait ce que sont devenus ces trois millions.

Evidemment les mauritaniens devront rembourser tous cet argent surtout que l’Espagne lors de la tenue du Club de Paris de 2003 avait refusé de passer l’éponge et l’actuel MAED caractérisé par une incompétence notoire n’a même pas été en mesure de mettre le dossier sur la table de la dernière table ronde de Bruxelles à laquelle était présente la directrice de l’agence espagnoles de coopération. Le délai de grâce étant de douze, en principe la Mauritanie a commencé à rembourser un crédit dont elle n’a pourtant eu que des miettes.

Ce sont, une société espagnole et des entrepreneurs mauritaniens avec la complicité de certains fonctionnaires qui s’en sont mis plein les poches en offrant aux populations de Nouadhibou une structure très loin de répondre aux normes et dont l’équipement est très largement en déça de ce qui était prévu.

MSS



Source :
Le Quotidien de Nouakchott

dimanche 17 octobre 2010

Décès d'un jeune homme à Akjoujt emporté par les eaux de ruissellement




Un jeune homme de 18 ans est mort emporté par les eaux de la "Batha" d'Akjoujt qui a été inondée par les eaux de ruissellement consécutives aux pluies que la ville a connues depuis vendredi dernier.

Le correspondant de l'Agence Mauritanienne d'Information dans la wilaya de l'Inchiri qui rapporte la nouvelle indique que selon une source du commissariat de police d'Akjoujt le cadavre d'un jeune homme de 18 ans a été découvert ajoutant que l'intéressé est mort naufragé.

Rappelons que les quantités de pluie enregistrées dans la ville d'Akjoujt au cours des dernières 48 heures ont dépassé les 50 millimètres.
ANI

Formation Professionnelle Des innovations en vue au CFPP de Tidjikja




Les activités du centre de Formation et Perfectionnement Professionnels de Tidjikja sont sur le point de démarrer et les préparatifs y vont bon train à travers la présence régulière du personnel et les travaux de réfection des locaux du centre .

Aussi, cette année, contrairement aux années précédentes, la sélection des stagiaires s’est faite par voie de concours. Et sur les 153 candidats inscrits le CFPP en recrutera 120 pour 5 spécialités (Maçonnerie générale, Électricité bâtiment, plomberie sanitaire, menuiserie bois et soudure). Pour la première fois l’on sent un intérêt tout particulier accordé à la formation professionnelle par un public jusqu’à-là réticent. Les années précédentes le CFPP de Tidjikja avait toutes les peines du monde à recruter plus de vingt stagiaires pour trois à quatre section alors que cette année, avec ces 120 stagiaires, le centre professionnel de Tidjikja vient en deuxième position après celui de Nouakchott. Ce regain d’intérêt est dû en grande partie par le nouveau traitement accordé aux stagiaires (une bourse de 5000 UM pour les stagiaires de première année et le double pour ceux de la deuxième année), mais également par l’espoir qu’ils placent sur le nouveau responsable du CFPP de Tidjikja que d’aucuns qualifient de sérieux et de travailleur.

En outre, le CFPP de Tidjikja qui était considéré comme un centre de deuxième niveau vient de gagner en galon en se hissant à un degré supérieur. La mission confiée à Mohamed Ould Mabrouk nouveau Directeur de ce centre est d’ailleurs sans équivoque : Il doit booster la formation professionnelle locale à travers une amélioration qualitative de la formation et son adéquation avec les besoins du marché. C’est dans ce cadre qu’il est prévu l’ouverture d’une sous section taillage des pierres dont l’objectif est de renforcer les capacités des travailleurs de la pierre en leur dotant de nouvelles techniques et l’enseignement d’un module en informatique à tous les stagiaires de toutes les sections pour leur permettre de se familiariser à l’indispensable outil informatique.

Par ailleurs, le projet de construction de tables-banc au niveau du CFPP de Tidjikja vient de franchir une nouvelle étape avec l’arrivée du matériel et des matériaux de construction pour un échantillon de 20 tables qui seront livrées dans un mois.

Enfin, la formation professionnelle au niveau du CFPP de Tidjikja fait face à deux sérieux handicaps qui la compromettent sérieusement, il s’agit de l’inadaptabilité de certains modules de formation et le niveau limité des formateurs dont certains ont été recruté sur le tas.

Khalil sow

Khalil1965@yahoo.fr