mercredi 25 novembre 2009

Mondi Re-vit



Moundi, village situé au sud-est de la capitale régionale du Brakna, relevant de la commune de Bouhdida, est connu pour être une poche de pauvreté. Ce village vient d’étrenner un cadeau à la veille du 49e anniversaire de l’indépendance du pays.

Ce cadeau est une plate-forme de services électrifiés qui permet de regrouper tous les services de base à un seul lieu et aussi à moindre coup. Cette plate-forme est à 100% solaire, ce qui est une première dans la zone. Selon le responsable local du GRET,

L’option d’apporter de l’énergie aux populations est une volonté exprimée par la totalité du village et la solution la plus efficace et la moins chère était le solaire par rapport à la connexion du réseau électrique qui est à 40 km ou bien installer un générateur qui coûte une fortune qui demande du gasoil et des pièces de rechange.
Alors, le soleil est une ressource renouvelable et permanente et qui participe à la protection de notre environnement. Cette plate-forme est équipée par un générateur solaire : 35 panneaux de 90 Wc = à 3,15 KWc, des régulateurs, un onduleur, des batteries standards, deux ordinateurs avec connexion Internet, un poste à soudure, le tout fourni par l’APAUS (Agence d’accès aux services universels).

Le génie civil a été octroyé par la commune de Bouhdida (le bâtiment et les hangars), les villageois n’étaient pas en reste. Ils ont fourni le mobilier, le petit matériel, l’outillage et les paraboles pour la TV. Les matériels et les services sont fournis par des exploitants privés : des congélateurs, un moulin, des charges de téléphone, des charges de batteries, des ordinateurs plus accès à Internet, un poste à soudure, un compresseur Michelin etc.

Le coût global de cette plate-forme est de 6,5 millions cofinancés par l’Union européenne (75%), par l’Etat mauritanien (MAED, APAUS) et par le village. Selon M. Robin Babut, le responsable GRET local que l’ONG n’est pas venu concurrencer l’Etat mauritanien mais elle n’est là que pour apporter un maillon à la longue chaîne de développement. Selon toujours M. Babut, cette plate-forme va mutualiser l’énergie pour donner le maximum de l’énergie au village en un seul lieu.

La population est très ravie de cet acte. Selon la responsable de la coopérative féminine,, Teslim, « cette plate-forme va nous livrer des corvées : moudre les graines, conserver les aliments, rafraîchir l’eau et va nous permettre de nous livrer à d’autres activités génératrices de revenus.

Elles ne peuvent que remercier l’Etat mauritanien et l’ONG GRET. Selon le responsable national du GRET, M. Bernard Gay, cette plate-forme est la 4e après celle de Ari Hara, Dioullom et 20 autres seront installés prochainement au courant de 2010-2011. Ainsi, la Mauritanie disposera d’une expérimentation significative pour inclure si elle est concluante, une solution dans le plan général d’électrification rurale à l’échelle du pays.

Le représentant de l’Union Européenne en Mauritanie a dit dans son allocution que ce projet permet d’atteindre les objectifs du millénaire qui avaient été lancés par le sommet de Johannesburg en 2002. C’est au cours de ce sommet que l’UE a lancé une initiative dans le domaine de l’énergie dans les régions de l’ACP et la Mauritanie en a profité pour en avoir trois projets et dans un proche avenir, d’autres wilayas vont profiter de cette électrification rurale.

Pour ce qui est des activités autour et à l’intérieur de la plate-forme, M. Ndiaye Abderrahmane dira « des activités génératrices de revenus seront créées et le village aura une nouvelle vie car la plate-forme devient un point focal et un lieu de rencontre pour la grande majorité de la population ». Quant au ministre du pétrole et de l’énergie qui a assisté à l’inauguration, il a remercié l’Union Européenne et a exhorté la population de faire de cet outil un bon usage pour le pérenniser.

Abou Boubou Fall
Cp. Brakna


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Katante Bâ

Soutien à l'action du Monsieur le président de la république.






Notre pays est à 100% musulman. Nous devons y cultiver que la justice, l'égalité, la légitimité, l'entraide, la pitié et entre autre le bonheur pour tous. Malheureusement, c'est tout le contraire qui s'est produit. Combien de régimes se sont succédé? Le problème ne s'est jamais posé.

Mes chers concitoyens, réjouissons nous de la providence qui nous est tombée du ciel. Monsieur le président n'est il pas venu pour mettre fin à ces pratiques néfastes qui ont trni l'image de la Mauritanie et son peuple? N'est il pas venu pour nous remettre les pendules à l'heure?

Alors, adhérons à sa volonté de reconstruire une Mauritanie nouvelle et renovée, libérée de ces vices qui nous habitent depuis la nuit des temps. Ainsi, la lutte contre la gabégie, le détournement des biens du peuple, e favoritisme, le clanisme, le tribalisme, le mensonge, n'est à mon avis qu'un reve qui est entrain de se réaliser.
Car pour tout citoyen averti et juste,c'est la seule et unique voie pour assainir et rebattir un pays dont les populations ont tant souffert de leurs propres fils. Pour participer à cet élant de redressement, il est permis, je le pense,à ne plus se taire, car il ya eu des moments où la gabégie avait atteint son paroxysme de sorte que le mauritanien croyait que c'était la seule issue de réussite et de diriger un pays.Maitenant que le jour de la vérité a sonné, dévoilons de ce que nous pouvons de ces mauvaises pratiques de nos autorités pendant ces temps.
Ma contribution à cette mission salvatrice,est de souligner ces cas de gabegie à Kaédi pendant que les Wali étaient libres de pratiques malsaines au détriments des populations locales.C'est ainsi que, l'ex Centre de recherche agronomique de la Mauritanie, juxtaposé au centre hospitalier de Kaédi a été vendu ou octroyé à un commerçant qui a commencé à y construire des boutiques. Alors que cette concession pouvait servir pour l'extention de l'hopital oubien servir pour la construction d'une école,sinon etre utilisée pour un centre administratif.

Par ailleurs, la garre routière de Kaédi, nouvellement renovée est sur le point d'etre transformée en centre commercial où les voitures de transport et les gros porteurs (remorques) n'auront plus la possibilité de stationner. De ce fait, seule de telles actions du président pourront porter au clair à des situations où le citoyen simple n'y parviendra jamais. Alors, j'adhère de toutes mes forces et de toute ma personne à la noble mission que vous avez entreprise.Que Dieu guide vos pas!qu'il vous preserve des fossoyeurs de cette dynamique!

Félicitations! Courage!

Mohamedou Bakary Tandia
Kaédi


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Mohamedou Bakary Tandi

GTZ : le 6ème Comité de pilotage du PGRNG.






Présidé par Mohamed ould Lareibi, conseiller technique chargé de l’aménagement au MDR et en présence de Mohamed Mahmoud ould Sidina,

Directeur de l’aménagement rural, le 6ème comité de pilotage fut effectué le 23 novembre 2009 dans la grande et spacieuse salle de la Maison des Jeunes de Selibabi par les staff du programme de la cellule de coordination du Programme de Gestion des Ressources Naturelles au Guidimagha (PGRNG).

Cette rencontre a vu la participation en plus des autorités administratives locales et les chefs de services déconcentrés de l’Etat affiliés au secteur, les bénéficiaires immédiats issues des zones d’intervention du projet.
Présidé par Mohamed ould Lareibi, conseiller technique chargé de l’aménagement au MDR et en présence de Mohamed Mahmoud ould Sidina, Directeur de l’aménagement rural, le 6ème comité de pilotage fut effectué le 23 novembre 2009 dans la grande et spacieuse salle de la Maison des Jeunes de Selibabi par les staff du programme de la cellule de coordination du Programme de Gestion des Ressources Naturelles au Guidimagha (PGRNG).

Cette rencontre a vu la participation en plus des autorités administratives locales et les chefs de services déconcentrés de l’Etat affiliés au secteur, les bénéficiaires immédiats issues des zones d’intervention du projet. L’heure est à la présentation du bilan 2009 et les réalisations 2006/2009 avec son corollaire d’activités de la campagne 2009/2010 et l’exhibition du budget injecté Pou rappel, le PGRNG est financé à hauteur de 4.000.000 EUR (1.300.000.000 d’Ouguiya) par la République Fédérale d’Allemagne pour une durée d’exécution de quatre ans en deux phases et qui a démarré le 16 juillet 2005.

Le Programme de Gestion des ressources Naturelles au Guidimagha a pour objectif global l’exploitation durable des ressources naturelles assurant la base de subsistance et améliorant les conditions de vie des populations. Et, l’objectif spécifique du PGRNG est que le potentiel de production est rétabli, régénéré et mis en valeur. Pour atteindre dit-on ces objectifs le Programme a mis en exécution cinq volets techniques : organisation paysanne ;conservation des eaux et des sols ;mise en valeur des terres aménagées ;suivi et évaluation interne ;gestion du programme.

Massamba Gaye, coordinateur national du PGRNG a fait le détail des réalisations en cumul des années 2006-2009 : 1905 hectares de surfaces aménagées ont été réalisées au profit de 23 villages. 210 diguettes filtrantes, 4 seuils en gabion ,63 kilomètres de cordons ,17 ouvrages en bloc, 148 demi-lunes, 8 hectares en zais et 15 diguettes, constituent autant de réalisations effectives en aménagements.

Pour la Mise en valeur, deux variétés de sorgho recommandées par le CNRADA ont été introduites et testées sur les parcelles de 12 bénéficiaires du PGRNG : l’évaluation des résultats a montré que celles-ci sont productives et appréciées par la population. Pour la campagne 2009, le rendement pour la variété BK 16 a atteint une moyenne de 2.5 tonnes /ha avec des extrêmes de 1.3 à 4.2T/ha. Pour la variété CE 151 la moyenne enregistrée est 2.7 T/ha pour des extrêmes qui varient 1.35 et 4.8 tonnes/ha.

Des réalisations significatives ont été opérées et font la fierté des populations comme en témoignent les représentants des zones bénéficiaires du PGRNG et participant à la réunion de 6ème comité de pilotage : le représentant du village de Waret el Lekhal a fait l’éloge du Programme en confirmant l’impact positif des ouvrages sur le rendement et l’augmentation substantiels, constatés de la production agricole des terroirs aménagés. Un autre fait très significatif des aménagements dit-il « est la récupération de terres abandonnées de par leur état dégradé et érodé ».

Les femmes ont apprécié elles aussi l’appui du PGRNG pour la revalorisation des cultures maraîchères qui leur ont permis de produire considérablement plus pour l’autoconsommation mais aussi pour la commercialisation, « d’où l’amélioration de leur condition socio-économique » comme le souligne en plénière la représentante de Zreigatt. En fait le Dr Joseph Sabet, chef de Mission PGRNG, Expert en Aménagement des Bassins Versants a axé son intervention sur la rubrique financière en révélant que les 50% des fonds sont alloués aux mesures d’investissements tout en préconisant tout au long de son discours une nouvelle orientation dans la gestion du PGRNG.

De par les interventions des participants en plénière qui fusent de partout et dont la plus récurrente porte sur l’utilité de la continuité du PGRNG, Mohamed Mahmoud ould Sidina, Directeur de l’Aménagement rural a dressé le tableau de recommandations :

-L’incitation des travailleurs des collectivités en introduisant la formule « Vivre contre travail ».

-l’introduction d’un volet pastoral.

-Demande au Gouvernement/bailleurs, le renouvellement du Programme

-Intégration du volet Protection des cultures afin de limiter les problèmes entre agriculteurs et éleveurs.

-création d’un cadre local de concertation entre les différents intervenants de la Wilaya.

-L’appropriation du programme par la délégation : le projet complète la délégation qui est le représentant légal du Ministère de Développement Rural.

Le 2ème jour du comité de pilotage est consacré à une visite de terrain opérée par la délégation du MDR venant de Nouakchott dans les sites de Waret Lekhal, de Waret Hommeimid et du Zreigatt.

Mbaye Demba Yero


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Mbaye Demba Yero

Commune de Maghama/DSR : Objectif, Ville écolo.





Depuis 2007, l’Ong espagnole Dentistas Sobre Ruedas (DSR), spécialisée dans la santé bucco-dentaire est liée à Maghama par un partenariat qui s’est avéré très bénéfique pour les populations de la commune.

DSR dont le siège se situe dans la région de Barcelone (Espagne) s’est fixé pour mandat l’organisation et la coordination de différents projets visant l’amélioration de la santé buccodentaire dans des pays où il y a une forte carence de services dentaires mais aussi de favoriser l’éducation à la santé buccodentaire.

Selon Christian Vargas, président de DSR, le choix de Maghama est dicté par son enclavement et son déficit en assistance buccodentaire, deux critères fondamentaux motivant l’action de son Ong.
Une quarantaine de volontaires espagnols dont des spécialistes dans les domaines de la santé buccodentaire, de l’assainissement et d’aménagement de jardin potager, séjournent depuis samedi 14 novembre dernier dans la capitale du Nguénar à l’occasion de la quatrième caravane consécutive en trois ans que l’Ong espagnole organise au profit de la commune.

Accueil à la dimension des bonnes relations.

Arrivée en fin d’après-midi, la délégation espagnole qui comprend près de 40 personnes dont le président de l’association DSR Christian Vergas, le maire de Cabrils, municipalité située à une trentaine de Kms au nord de Barcelone Joaquim Colomeri Godas et le président d’une autre Ong espagnole « Akaba » Andrew Sala i Asensi, a été l’objet d’un accueil chaleureux et populaire à la dimension du partenariat fécond et fructueux liant Maghama à DSR depuis 2007.

Chants, youyous, tam-tams et danses ont marqué l’accueil dont l’organisation a été prise entièrement en charge par les jeunes du village qui tenaient des banderoles souhaitant la bienvenue à leurs hôtes ou louant les excellentes relations qu’entretient leur commune avec l’Ong espagnole.

Au lendemain de leur arrivée les responsables de la mission humanitaire espagnole accompagnés du maire de Maghama, Alhousseinou Moussa Wade ont rendu une visite de courtoisie au Hakem de la moughataa Cheikh O. Baba qui après ses souhaits de bienvenue à ses hôtes, les a remercié pour le choix de Maghama et de la Mauritanie.

Baba a également indiqué que ce partenariat dont les retombées sont déjà perceptibles témoignent des excellentes relations existant entre les deux pays et les deux peuples avant de rendre hommage au maire de la commune pour son dynamisme et les efforts constants qu’il ne cesse de fournir en vue d’améliorer les conditions de vie des populations de sa municipalité. Un accueil similaire leur sera réservé à leur arrivée au Centre de Santé par Dr Youssouf Diagana, médecin chef et son personnel qui ont loué les nombreuses réalisations de DSR au profit du centre.

Une coopération diversifiée.

Satisfaits de leur partenariat avec la commune de Maghama dont ils ont eu le temps de cerner les besoins, les difficultés et les contraintes entravant son développement, les responsables de l’Ong espagnole ont décidé depuis 2009 de diversifier leurs activités qui couvrent depuis l’année dernière les domaines de l’assainissement et de l’agriculture, et d’organiser depuis cette date deux caravanes annuelles.

Grâce à cette coopération, la commune dispose depuis mars dernier de deux ambulances équipées, d’un petit chargeur, d’un camion bennes pour le transport des ordures et d’un important lot d’accessoires composé de pelles, de râteaux, de brouettes, de gants, de sacs à poubelles et de tamis pour trier les ordures plastiques que les volontaires espagnoles ont l’ambition de recycler sur place à partir d’avril prochain.

Un jardin potager communal est en cours de réalisation sur une superficie de près de 2000 ha dans laquelle les espagnols avec l’aide de jeunes volontaires de Maghama sont en train forer un puits qui fonctionnera grâce à l’énergie solaire. Déjà lors de la première caravane, l’équipe de DSR avait gratuitement procédé à des consultations, à des soins et à la distribution de médicaments en matière de santé buccodentaire de même qu’elle a assuré la formation de deux personnes sur le moulage de dents et l’utilisation du matériel d’extraction dentaire offert au centre de santé de Maghama qui ne dispose pas encore de dentiste.

Le Centre de Santé de Maghama bénéficie aussi tous les ans d’importantes quantités de consommables médicaux. Cette année, en plus des prestations habituelles en matière de santé buccodentaire, les volontaires espagnols ont apporté dans leurs valises un fauteuil d’extraction dentaire de dernière génération et deux médecins généralistes sont aussi de la mission pour des consultations et des traitements gratuits au profit des populations.

DSR nourrit également l’ambition d’éradiquer les maladies buccodentaires dans la commune où le taux d’affection est très élevé. C’est dans l’optique de la mise en œuvre de cet ambitieux projet que s’inscrit le choix de l’école 1 de la ville pour la phase expérimentale d’une campagne de prévention et de soins ciblant les élèves âgés de 9 à 16 ans qui touchera dans un avenir proche l’ensemble des établissements scolaires de la commune.

DSR a ainsi signé une convention de partenariat avec l’école I dans laquelle elle s’engage à doter chaque enfant d’un kit comprenant deux brosses à dents et une quantité de pâte dentaire pour une durée de 5 à 6 mois et à assurer la formation du corps enseignant sur le brossage des dents. Les dentistes espagnols assureront également un examen buccodentaire gratuit et au besoin des soins pour chaque enfant ainsi que leur suivi à travers un fichier individuel informatisé. Les enseignants de leur part se sont engagés à transmettre leur savoir faire aux élèves et à les suivre afin de s’assurer que chaque élève fasse le geste protecteur de sa dentition deux fois par jour, le matin avant 8 heures et l’après midi avant de repartir chez eux.

La première évaluation de l’impact de ce programme sera effectuée en avril 2010 à l’occasion de la prochaine caravane. A cette date a déclaré au QDN, le président de DSR nous débuterons la construction à base de matériaux de récupération recyclés sur place, d’une école de métiers pour les personnes âgées et dont l’alimentation en électricité sera en énergie solaire. « Nous assurerons la formation de jeunes du village dans ce mode de construction qui leur ouvrira la porte à l’emploi et au revenu » a ajouté le responsable espagnol avant de lancer : « notre ambition à long terme est de faire de Maghama une ville écolo et contribuer ainsi à la lutte mondiale pour la protection et la préservation de l’environnement. »

Vieux Gaye
Cp/ Gorgol


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Info source :
Le Quotidien de Nouakchott

mardi 24 novembre 2009

Kaédi: Un avion militaire atterrit en catastrophe




Lundi 23 novembre vers 09 heures, un avion de l’armée mauritanienne, transportant la paie mensuelle des militaires en service au Gorgol, à l’atterrissage, a raté la piste.

Bilan : Zéro dégât humain et matériel mais grosse frayeur.

A l’heure où nous mettons sous presse, l’avion est encore à l’aéroport de Kaédi.


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Info source :
Le Quotidien de Nouakchott

samedi 21 novembre 2009

Entretien avec le Président de L’UMST



Yislim Ould H’Meyd président de l’Union des Mutuelles de Santé du Tagant, réélu à ce poste lors de l’assemblée constitutive tenue dans les locaux de l’ADP de la world vision de Tidjikja, a bien voulu répondre à nos questions. Dans ce qui suit, il parle du fonctionnement des mutuelles regroupées autour du FUM, du chemin qu’elles ont parcouru, des résultats obtenus et des perspectives d’avenir.
Nouakchott-Info
: Quel est l’état des lieux actuel de votre mutuelle ?
Yislim Ould H’Meyd : nous avions à Tidjikja 15 mutuelles regroupées dans un FUM (Fond de l’Union des mutuelles) qui prenait en charge, depuis le 01 septembre 2008 jusqu’au 15 novembre 2009, les prestations suivantes : 100% pour les interventions chirurgicales, 100% pour les évacuations d’urgence, 50% pour les bilans de grossesse, 50% pour les soins dentaires et la valeur de 5000 UM en médicament pour toute hospitalisation. Actuellement, seules 11 mutuelles qui adhéraient au FUM ont décidé de s’unir pour former l’Union des mutuelles du Tagant. Avec cette nouvelle structure, les prestations seront désormais comme suit : 100% pour les hospitalisations, 100% pour les évacuations, 100% pour les interventions chirurgicales et 50% pour tout traitement au niveau du centre médical de Tidjikja.
Pour bénéficier de ces prestations, il suffit que l’adhérent soit à jour et qu’il s’acquitte de son droit d’adhésion (300 UM) et sa cotisation annuelle et celle des membres de sa famille qui est de 1200 UM par individu.
NI : les adhérents s’acquittent-ils convenablement de leur cotisation et bénéficient-ils, en contrepartie, des prestations prévues ?
Y H : Les adhérents du FUM s’acquittent de 80 % de leur cotisation. Certainement, le transfert du FUM à L’UMST ne sera pas aussi facile qu’on l‘imagine. La rallonge du taux de participation (de 15 000 UM, il est passé à 22.000UM) ne sera pas chose aisée pour nombre de mutuelles. Mais grâce à l’augmentation des prestations et grâce aux séances de sensibilisation, les choses vont s’améliorer sensiblement.
NI : Combien de patients ont déjà bénéficié des prestations de la mutuelle et quel montant a servi pour la prise en charge de ces prestations ?
Y H : Jusqu’à l’heure où je vous parle, nos prestations ont touché plus de 120 malades et nous avons débloqué plus de 2 millions pour la prise en charge de nos patients.
NI : Est-ce que les 10.000.000 octroyés par le Président de la République à l’hôpital de Tidjikja pour la prise en charge des indigents a permis d’alléger la pression sur vos fonds ?
Y H : Pour ce qui des 10.000.000 du Président Aziz, nous avons plaidé pour en avoir une partie, ce qui n’a pas été fait pour des raisons inconnues. Mais cela ne veut pas dire que cet argent n’a pas joué un rôle positif sur la prise en charge de nos patients. Nous avons même noté une certaine diminution de la pression qui s’exerçait sur nos fonds.
NI : Quel message adressez-vous aux bailleurs de fonds et les bonnes volontés du Tagant et d’ailleurs ?
Y H : Je lance un appel aux bailleurs de fonds et aux bonnes volontés de bien vouloir nous assister dans notre noble mission ceci d’autant plus que notre unique partenaire World Vision s’apprête à quitter définitivement le Tagant.
Propos recueillis par Khalil Sow

mise en orbite de l'Union des mutuelles de santé de Tidjikja


Mues par l’esprit de solidarité et d’entraide, les mutuelles de santé du Tagant ont pendant, plus d’une année, et ce grâce au soutien de la World Vision Tagant, permis de garantir des soins de qualité à plusieurs patients indigents qui, avant la mise en place de ces structures, éprouvaient toutes les peines du monde à se faire soigner. Les résultats parlent d’eux-mêmes : plus de 120 malades ont été soignés et un montant de plus de 2.000.000 d’UM a été débloqué pour les hospitalisations, les évacuations, les interventions chirurgicales et les traitements au niveau de l’hôpital et du centre médical de Tidjikja.
Seulement, après plus d’une année d’existence et après un bilan quoique positif mais semé d’embuches ( rareté des fonds et non respect de leurs engagements par certaines mutuelles), la formule du regroupement a été retenue pour permettre aux mutuelles d’avoir plus d’envergure et de se doter de plus de moyens leur permettant de faire face aux nouveaux défis. L’idée de création d’une Union des Mutuelles de Santé du Tagant (UMST) répond donc à ce double souci.
L’ADP de la World Vision du Tagant qui a accompagné et soutenu les mutuelles de santé dés leur création et qui a apporté un appui consistant pour alimenter le FUM (Fond des Mutuelles), s’est une fois de plus, investi pour la mise en place de cette Union avec notamment l’organisation d’un atelier au profit des présidents des mutuelles pour leur permettre de plancher sur les modalités de mise en orbite de cette structure.
C’est ainsi que pendant six jours, les participants ont discuté de tous les sujets liés à cette fusion avant de procéder à la mise en place des structures dirigeantes : Bureau exécutif, Conseil d’Administration et Comité de contrôle. De nombreux amendements ont été également apportés aux textes réglementaires (statut, règlement intérieur et projet de convention avec les prestataires de soin) pour permettre à l’Union d’avoir une existence juridique respectant les normes.
Les animateurs qui avaient en charge de mener les débats, Fatimata Oumar Diop de l’ONG Naître et Grandir, Sophy Fall Président de l’Union des mutuelles de santé de Dar Naim (devenue une référence au niveau de la sous région), Dioum Djibril, Sidina Ould Isselmou et Himine M’aibess de la World Vision, ont permis aux participants de s’imprégner amplement des différentes communications à travers des discours simples et accessibles de tous.
Au terme de l’atelier les participants ont procéder à l’élection des structures dirigeantes de l’Union et au transfert des fonds du FUM à l’Union, avant de s’entendre sur un ambitieux programme de sensibilisation qui débutera le 15 du mois prochain et qui couvrira toutes les mutuelles affiliées à l’UMST. Cette sensibilisation portera essentiellement sur la présentation de la nouvelle équipe dirigeante, sur le nouveau programme retenu et sur les changements opérés.
Au terme de l’atelier, monsieur Dioum Djibril chef de l’ADP de la World Vision qui doit quitter Tidjikja pour un poste au Brakna a beaucoup exhorté les présidents des mutuelles déconcentrées à faire preuve de rigueur et de sacrifice pour que ces structures de base puissent exister et continuer à alimenter régulièrement l’UMTS. Il n’a pas caché son inquiétude de voir les choses se détériorer s’il arrivait que les responsables de l’UMTS et des mutuelles de quartier ne s’acquittent pas convenablement de leur rôle.
Khalil Sow
Khalil1965@yahoo.fr

vendredi 20 novembre 2009

Le nouveau visage de l’hôtel de ville de Tidjikja



L’un des plus vieux édifices administratifs du Tagant, l’actuel hôtel de ville de Tidjikja a été construit par le colonisateur vers le début du siècle dernier pour servir de bureau au commandant de cercle. Cette construction à la provinciale a servi ensuite à abriter les bureaux du préfet de la Moughataa du Tagant qui dépendait alors du Brakna. D’ailleurs le dernier préfet à occuper les locaux de cet édifice c’était feu Hamath N’gaîdé (que Dieu ait sont âme), honorable administrateur connu pour sa droiture et sa grandeur d’âme. Il fut remplacé par Sakho Mamadou en 1979 venu à Tidjikja comme gouverneur à la faveur du redécoupage administratif désignant le Tagant comme région à part entière. Monsieur Sakho qui se particularisait lui-aussi par son sens élevé de l’administration, venait d’Aleg où il occupait le poste de fédéral. Plusieurs wali occuperont, successivement, l’édifice après lui jusqu’en 1987, année pendant laquelle, Monsieur Mohamdy Ould Dahoud y siégea comme premier magistrat de la ville. Plusieurs maires après lui procéderont à des réfections, soit pour réhabiliter l’édifice soit pour en réparer les dégâts occasionnés par les intempéries. Feu Ahmed Jiddou Ould Zein, Moustapha Ould Sidatt l’actuel sénateur de Tidjikja et feu Moustapha Ould Zein firent de leur mieux pour maintenir l’édifice dans un bon état grâce à la réfection de la toiture, le renforcement du mur de l’enceinte, le remplacement des portes et fenêtres ainsi que le renouvellement du mobilier. La coopération française en Mauritanie avait, également, entrepris en 1994 des travaux de réhabilitation visant à renforcer l’édifice.
Cependant, il faut reconnaitre que le chantier engagé, présentement, par l’actuel maire de Tidjikja Mohamed Ould Biha a le mérite d’être cité en exemple.
Il s’agit de la construction d’une vaste salle de réunion pouvant contenir 250 personnes, l’élévation du mur de clôture, l’installation des portes et des fenêtres en aluminium , l’acquisition de splits pour l’équipement du bureau du maire, celui du maire adjoint et le bureau Directeur Administratif et Financier, la construction des toilettes, ainsi qu’une nouvelle couche de peinture (peinture à huile à l’intérieur) et peinture à eau (à l’extérieur) qui a permis de donner au bâtiment un nouvel éclat.

mercredi 18 novembre 2009

Un père tue sa fillette de 3ans



Un homme d’une cinquantaine d’année accusé d’avoir assassiné sa fillette âgée de 3ans, vient d’être déféré à la prison de Tidjikja par la gendarmerie de Moudjeria. Abddayem Ould Ely Ould Ghale parce que c’est de lui qu’il s’agit, est originaire de la localité de Tweijikjik située à quelques kilomètres d’Achram. Connu dans les parages par son caractère impulsif et ses menaces de mort qu’il profère à tout moment vis-à-vis des membres de sa famille et de ses voisins, ce dernier a toujours fait parler de lui en mal. En 2004, il avait été arrêté et déféré à la prison civile de Nouakchott accusé d’avoir blessé deux individus à coups de feu. D’ailleurs juste après avoir commis son forfait, il avait tenu en otage tout le village en se postant en Sniper, tirant sur tout ce qui bouge. Il a fallu l’intervention prompte des éléments de la brigade de gendarmerie de Moudjeria pour qu’il soit maitrisé.
C’est donc cet homme atypique qui vient de récidiver de la manière la plus dramatique en assassinant, cette fois-ci, sa propre fille. Un crime commis avec un rare sang froid selon de nombreux témoignages. Ce drame fait suite à la fâcherie qui l’opposa à son épouse. Excédée par le comportement outrancier de son mari, cette dernière aurait décidé de quitter le foyer conjugal pour se réfugier chez ses parents. Mais au moment de quitter le foyer, fou de rage, son époux l’aurait empêché de partir avec la fillette. S’en suivit un tiraillement entre les deux époux à l’issu duquel le mari plus déterminé sortira vainqueur. La bonne dame quitta donc son foyer en laissant sa fille dernière elle. Une lourde faute qui coûta la vie à Messaouda Mint Abddayem (la fillette de 3 ans) abandonnée sans défense entre les griffes d’un homme sous l’emprise de la démence.
D’ailleurs, de sources proches de la gendarmerie de Moudjeria c’est juste après le départ de la femme que le père de la fillette se livra à sa sale besogne en étranglant mortellement la pauvre fillette sans défense.
Arrêté le lendemain, Abddayem Ould Ely Ould Ghale est conduit à Moudjeria où il avoua son crime aux enquêteurs.
Après avoir constitué son dossier la gendarmerie de Moudjeria le déféré le criminel à la prison de Tidjikja où il croupi actuellement.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

vendredi 13 novembre 2009

Des symptômes troublants



Le leader de l'opposition mauritanienne Monsieur Ahmed Ould Daddah avait accusé l'ancien président de la République Maouiya Ould Sid'Ahmed Ould Taya d'avoir permis qu'on enfouisse des déchets toxiques en Mauritanie. Ces accusations lui avaient valu d'être arrêté et condamné à l'internement à Tichitt une bourgade enclavée servant généralement d'asile pour des prisonniers d'un genre particulier.
Des faits troublants sont observés depuis quelques temps dans le centre du pays, les environs de Tidjikja en particulier (lieu où selon les dires du leader de l'opposition les déchets avaient été enfouis).Pendant plus de quatre ans des cas de malformations congénitales sont enregistrés régulièrement au niveau de l'hôpital régional de Tidjikja. Certains enfants y viennent au monde en portant de lourds handicaps. C’est le cas des siamois de Rachid (notre photo), de l'hermaphrodite de Tidjikja de l’année dernière, sans compter les sérieux cas de cancers, comme celui de cette femme de Dhahr Lemoud qui a été opéré, le mois dernier, d'un cancer d'utérus très développé.
Il est encore temps de mener une enquête fouillée pour avoir le cœur net sur cette affaire bizarre des déchets toxiques qui, si elle s'avérait, pourrait expliquer toutes les bizarreries de ces derniers temps observées sur le plan local.
Khalil sow

jeudi 12 novembre 2009

les indigents du Tagant reçoivent des fonds pour le financement de leurs AGR



les locaux de la mairie de Tidjikja ont été pris d'assaut la matinée du jeudi 22 Novembre 2009 par plusieurs personnes issues des trois Moughattaas du Tagant. tout ce monde fait partie de ceux qui ont été retenus pour bénéficier du programme AGR ( activités génératrices de revenu) lancé par le Commissariat aux Droit de l'Homme à l'Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile pour aider les indigents du pays à se prendre en charge.Des chèques de montants variables leur ont été remis par le Wali du Tagant Monsieur Mohamed El Moustapha Ould Mohamed Vall et le coordinateur national du programme AGR Monsieur El Qhotob Ould Houweiriya.
la cérémonie de remise de ces chèques d'un montant total de 20.000.000 UM s'est déroulée en présence du Hakem de Tidjikja, le commandant du groupement de la garde , du chef de brigade de la gendarmerie, de l'intérimaire de du DRS et du maire adjoint de Tidjikja.

mercredi 11 novembre 2009

Vingt millions d’Ouguiya pour les pauvres du Tagant



Une mission du Commissariat aux Droits de l'Homme, à l'Action Humanitaire et aux Relations avec la Société civile séjourne actuellement au Tagant dans le cadre de l’opération de mise en œuvre du programme AGR destinée aux populations indigentes de la région. Il s’agit de l’octroi sous forme de prêt de 20.000.000 UM à 98 associations dont les requêtes ont été retenues par le Commissariat.
Il convient de rappeler qu’une première phase dite d’identification avait été menée pendant le mois du Ramadan passé avec la collaboration de l’administration régionale et des élus locaux. Cette phase avait permis d’identifier des individus, associations et coopérativités remplissant les critères exigés. Ce travail avait eu pour cadre la zone rurale et certains quartiers pauvres dans le milieu urbain et il avait couvert les trois Moughattaa de la région.
La mission qui séjourne actuellement à Tidjikja est venue, donc, remettre les montants alloués aux comités de gestion qui auront en charge l’exécution des activités retenues par chaque association ou coopérative.
Les 20.000.000UM comme fond de roulement de l’ensemble des AGR sont placés dans un compte à la BCI alimenté par le Commissariat aux Droits de l'Homme, à l'Action Humanitaire et aux Relations avec la Société civile. La cérémonie de remise des chèques aux différents comités de gestion a eu lieu sous le patronage du wali du Tagant et en présence de l’administration et des élus de la région.
Les chèques qui seront remis aux bénéficiaires porteront une double signature : celle du Wali Monsieur Mohamed El Moustapha Ould Mohamed Vall et celle de coordinateur régional du programme AGR chargé du Tagant Monsieur El Qhotob Ould Houweiriya.
Notons que cet argent qui sera injecté dans le milieu de la pauvreté au Tagant pourrait être d’un précieux apport pour des populations longtemps plongées dans la précarité. Mais pour que le but poursuivi par le programme soit atteint, il faudrait que les bénéficiaires soient formés et orientés et il faudrait qu’il y ait un réel suivi et une rigueur à toute épreuve de la part des initiateurs de ce programme.
Khalil Sow

Un conseiller de l’ambassade des USA en Mauritanie à Tichitt



Heather Fabrikant conseiller chargé des relations publiques à l’Ambassade des Etats Unis en Mauritanie est actuellement à Tichitt dans le cadre de la promotion d’un projet pour la sauvegarde de l’ancienne Mosquée de cette cité millénaire classée patrimoine mondial par l’UNESCO. Cette visite est une parfaite illustration des bons rapports entre la Mauritanie et les USA dont les relations diplomatiques viennent de connaitre un regain de réchauffement vu les égards réservés à l’ambassadeur Américain en Mauritanie lors de l’audience Présidentielle qui lui avait été accordée la semaine passée.
Il faut dire également que ce n’est pas la première fois que l’Amérique s’intéresse à cette ville historique. La dernière fois, c’est l’ancien ambassadeur Américain en Mauritanie son excellence Joseph le Baron qui s’était déplacé de lui-même pour visiter cette bourgade chargée d’histoire. Ce dernier avait accordé de nombreuses largesses aux populations locales (les tailleurs de pierres, les travailleurs de la Sebkha, les coopératives féminines …)
Il convient également de faire allusion aux efforts déployés par ce pays pour aider à sauvegarder le riche patrimoine de cette ville dont le projet actuellement très avancé, de réhabilitation de la Mosquée de Tichitt en est une parfaite illustration. Cette réhabilitation devrait normalement concerné en priorité le minaret de cette Mosquée qui risque de s’écrouler à tout moment du fait d’une profonde fissure qui la traverse. Véritable pièce de musée ce minaret construit selon les règles d’une rare architecture est une pièce maitresse qui distingue la Mosquée de Tichitt de toute autre Mosquée.
Seulement et c’est le lieu de le préciser ici, autant les habitants de Tichitt se réjouissent de tout effort visant la préservation du riche patrimoine de leur ville, autant ils aimeraient que des efforts soient déployés pour les aider à sortir de leur légendaire enclavement. Tichitt est l’une des rares villes (patrimoine mondial de surcroit) à être encore recluse. Tous ici souhaitent, vivement, le bitumage de la route Tichit-Tidjikja sans lequel les populations de Tichitt continueront à être des oubliés de l’histoire.
Khalil Sow

Tewassoul distribue des vivres aux sinistrés de N’Beika



Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur N’Beika, le mois dernier, ont occasionné de nombreux dégâts. Plus de trente bâtiments se sont écroulés et de nombreuses maisons sont devenues inhabitables à cause des eaux. Des dizaines de familles, vivant, pour la plupart, dans le dénuement, en sont les victimes. Certains quartiers ( Jedida, Ghlig El bidane, Bou Ghlima, Mabrouk) ont été les plus touchés.
Face à ce drame, le Rassemblement National pour la Reforme et le Développement « Tewassoul » a décidé d’apporter son soutien aux populations sinistrés pour atténuer leur souffrance.
Le Fédéral du parti au Tagant Yemeuhlou Ould Cheikh accompagné des éléments de la section de Tewassoul à N’Beika ont mis à la disposition des populations affligées, 2 tonnes de blé (40 sacs) qui ont été distribuées aux plus nécessiteux, samedi 31 octobre 2009, selon le double critère : indigence et ampleur du dégât.
Vatimetou Mint Teregad qui habite le quartier de Jedida, a perdu sa maison et tous les bagages qu’elle contenait (habits, couvertures, couchage …). La cinquantaine consommée cette dernière apprécie à sa juste valeur l’aide apportée par Tewassoul pour les populations sinistrées de N’Beika : « le geste que ce parti vient de poser nous va droit au cœur. Nous sommes réconfortés de savoir qu’il y a encore dans ce pays, des gens qui compatissent lorsqu’un malheur frappe leurs concitoyens » dira-t-elle le cœur serré.
Son compatriote Moctar Ould H’Meid du quartier de Bou Ghlima est du même avis. « Je n’avais qu’un seul bâtiment qui a été littéralement démoli. Je vis actuellement sous une tente avec ma famille, des enfants la plupart. Cette aide que le parti de Tewassoul vient de nous donner est venu à point nommé. Nous serons redevables à ce parti aussi longtemps que nous vivrons » dira-t-il.
Khalil sow

vendredi 18 septembre 2009

Chinguitel doit faire mieux

Troisième operateur de téléphonie mobile à s’installer en Mauritanie Chinguitel SA avec sa technologie de 3G est une société de télécommunication à capitaux soudanais et mauritanien détenu par la société de télécommunication soudanaise (Sudatel) et un homme d'affaires mauritanien qui ont obtenu en juillet 2006 la troisième licence de téléphonie mobile de norme GSM. Cette société de télécommunication a consenti un investissement global de plus de 200 millions de dollars pour opérer sur les réseaux mobile, fixe et internet incluant l'acquisition de la licence de 100 millions de dollars. Le nouvel opérateur avait prévu de s'étendre sur l'ensemble des villes mauritaniennes et de mettre prochainement en œuvre un programme supplémentaire permettant d’atteindre les zones non couverte. L'attribution de la licence à Chinguitel est le couronnement d'un appel d'offres international lancé en 2006 dans le cadre de la deuxième phase de la libération du secteur des télécommunications en Mauritanie. Les deux premières licences GSM avaient été accordées à deux entreprises maghrébines: Mattel (groupe mauritano-tunisien, en 2000) et Mauritel (présent également sur le réseau fixe, en 2001). Ces deux opérateurs avaient commencé à éprouver des difficultés à répondre à une demande croissante avec des réseaux régulièrement saturés dans certaines zones du pays. Chinguitel qui avait suscité un grand espoir chez de nombreux d’abonnés, a commencé, lui-aussi, à montrer des signes d’essoufflement. Actuellement, les abonnés de cet opérateur ne sont pas logés à la même enseigne. Certains profitent largement des services rendus par Chinguitel pendant que d’autres, les clients de Tidjikja en particulier, souffrent de ne pas bénéficier d’un service de qualité. Dans cette ville non seulement les pertes de réseau sont monnaie courante, mais la connexion Internet comparée à celle qu’on trouve dans d’autres villes du pays, est de qualité plus que médiocre. Les internautes de Tidjikja abonnés à Chinguitel reçoivent 230,4 kbits/s comme débit mais, contre toute attente, il leur faut plus d’une vingtaine de minutes pour accéder à leur boites de messages l’unique service qu’ils peuvent se permettre avec beaucoup de désagréments. Vu la faible qualité des connexions : téléchargements, recherches de documents audio ou vidéo, Yutube, Facebook et d’autres précieux services de l’Internet sont inaccessibles ici.
Face à cette situation désobligeante, certains se demandent si Chinguitel n’est pas entrain de se sucrer sur le dos des clients de Tidjikja qui consomment régulièrement des cartes de recharge prépayées pour un service rendu en deçà de leur attente. D’ailleurs dans cette ville, Chinguitel n’est représenté que par un simple agent commercial totalement dépassé et ignorant jusqu’au moindre détail les aspects techniques d’un réseau téléphonique le plus moderne du pays. Les techniciens de Chinguitel ne viennent à Tidjikja que pour la réparation de l’antenne émettrice régulièrement en panne. Aucune assistance technique locale permanente n’est prévue. Au moindre coup de vent ou la moindre goutte de pluie, c’est le dysfonctionnement total. Il faut attendre 24 à 48 heures ou plus pour que la panne soit rétablie.
Pourtant ailleurs on n’observe nullement ce genre de déconvenue. Dans certaines villes et capitale régionales, les internautes qui utilisent les services de Chinguitel ne se plaignent pas. La connexion dont ils bénéficient est de qualité satisfaisante. Elle ressemble à tous points aux connexions de haut débit à l’image de celle d’ADSL.
Les Internautes de Tidjikja ne demandent pas plus que d’être traités comme les autres abonnés du pays et de bénéficier de la même qualité de service pour qu’ici comme ailleurs cet opérateur de troisième génération puisse mériter son crédo de « Chinguitel plus que vous n’imaginez ».
Khalil Sow


mercredi 9 septembre 2009

Politique: Gouverner autrement

Le gouvernement du Premier Ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf peine à trouver ses marques dans un contexte, faut-il le reconnaître, fait de crise économique aigue, de pénurie d’eau au quotidien, de coupures électriques intempestives interminables, le tout doublé de pluies diluviennes occasionnant des dégâts importants, partout dans le pays.
Face à cette situation, pour le moins ardu, les mesures prises par le pouvoir, pour peu qu’on y réfléchisse, sont tout simplement inefficaces et inappropriées parce que relevant plus du tâtonnement et de l’improvisation que d’une quelconque programmation.
Les Ministres de l’équipe d’Ould Laghdaf (des bleus pour la plupart) font montre plus de figuration que d’engagement et d’actes réels. Ils se soucient plus de leur propre image que des problèmes réels auxquels font face les populations victimes.
Pourtant plus d’un citoyen mauritanien espérait qu’une fois aux affaires, la nouvelle équipe fera preuve de dynamisme et qu’elle se singulariserait par les décisions qu’elle prendrait pour soulager les populations durement éprouvées. Certains avaient même poussé l’optimisme jusqu’à croire qu’au lendemain de l’investiture du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, les choses allaient changer comme par enchantement.

Trop beau pour être vrai
Mais le réveil a été brutal et le désenchantement à la hauteur du débordant espoir nourri par d’innocentes populations plongées dans l’indigence et la consternation. Partout c’est le même constat. Notre administration est toujours infestée de fonctionnaires véreux prêts à vendre leur âme pour s’enrichir. Les locaux des ministères sont devenus des lieux de courtage où des affaires louches se traitent à grand jour avec la complicité des directeurs et chefs de service. Les avancements, les promotions et les nominations ne s’acquièrent que par le truchement d’un «bras long» si ce n’est par des dessous de table. Les notes de service affectant des fonctionnaires (de l’éducation surtout) se font à tour de bras et les bénéficiaires sont souvent des paresseux rompus à des pratiques malsaines et prohibées. Au niveau des services ou établissements publics, c’est la même rengaine. Il faut casquer pour se faire servir ou bien prendre son mal en patience en prenant le risque de se faire oublier. Nos rues sont devenues des dépotoirs d’ordures et la circulation y est devenue tellement désordonnée qu’on croirait que le désordre est désormais érigé en règle. Les préfectures et les locaux des wilayas grouillent de monde (Tiebthiaba et Tevaye) spécialisé dans le faux et l’usage du faux. Les doubles emplois, c’est eux, les permis d’occuper contrefais c’est encore eux. Eux ce sont, la plupart du temps, des analphabètes venus du fin fond du pays pour sévir dans l’illicite et l’anarchie parce qu’un parent dans la haute administration leur facilite leur forfait, les couvre ou à défaut les fait sortir d’affaire si les choses tournaient mal. Ces Tiebthiab qui ne sont en réalité que des bandits de long chemin infestent actuellement tous les bureaux, tous les marchés et toutes les rues de Nouakchott et des autres grands centres urbains du pays avec pour seul objectif, s’enrichir sur le dos de l’Etat et des paisibles citoyens. Laisser cette bande de vaurien continuer à sévir c’est faire preuve de mal gouvernance.
Mais, la mal gouvernance c’est également la déconfiture de notre système éducatif plongé depuis des lustres dans un coma profond qu’il n’est pas prêt à quitter vu la nonchalance et le manque de professionnalisme avec lesquels on s’y prend de la part des nouvelles autorités éducatives.
Mais le grand hic, c’est surtout le silence radio du Président Mohamed Ould Abdel Aziz qu’on disait pourtant très proche de ses concitoyens. Beaucoup s’attendait à ce que le Président fasse un discours pour rassurer les populations sur les sujets de préoccupation tels que : les inondations, la pénurie d’eau, les délestages électriques et sur la crise économique de façon générale. Mais, il n’en fut rien. Le silence affiché par le Président a même commencé à peser lourd, lui qui était pourtant porteur de tous les espoirs.

Rompre d’avec le silence
Après les années de plomb du régime d’Ould Taya, après une transition pendant laquelle la plupart des dossiers épineux ont été escamotés et après une brève période de Sidioca faite de valse, d’hésitation et de forts moments de contestation, le pays, tel un bateau ivre au cœur de la vague, avait besoin d’un véritable Amiral pour le redresser et le mener à bon port. Beaucoup avait vu en la personne du Président Mohamed Ould Abdel Aziz le porteur de ce noble destin. Les pauvres, les laissés pour compte et tous les marginaux ont nourris l’espoir de vivre sous son règne dans la décence et à l’abri du besoin. C’est pourquoi le Président de la République ne devrait en aucun cas trahir cet espoir. Il est tenu de réussir son pari en s’intéressant davantage à ces couches sociales sans lesquelles son accession à la magistrature suprême allait être des plus difficiles. Pour cela, il est grand temps pour lui de rompre d’avec le silence à travers des sorties quotidiennes pour s’enquérir de la situation de ses concitoyens, à travers surtout des instructions claires et fermes qu’il donneraient à son administration et enfin à travers des adresses à la nation qui sont de moments forts permettant non seulement de rétablir le pont entre lui et la population mais surtout de rassurer sur ses bonnes intentions.
Le Président doit également traduire en acte toutes les promesses qu’il avait faites lors de la campagne électorale du scrutin du 18 juillet passé en commençant par l’augmentation des salaires des fonctionnaires, la création des conditions pour résorber le chômage, la lutte contre le terrorisme et l’insécurité ambiante et last but not lest la lutte contre la prévarication et les prévaricateurs, une opération déjà entamée mais qui doit être poursuivie et étendue.

Khalil sow

mardi 1 septembre 2009

Boghé : Une mort tragique aux contours flous


Depuis ces quatre derniers jours, une rocambolesque histoire ne cesse d’alimenter les conversations de rue et de salons. Tout a commencé le jeudi 27 août quand Djeïnaba Nguedj (44 ans), originaire de Sinthiou Garba (Région de Matam, Sénégal) est admise à la Maternité du Centre médical de Boghé pour accouchement.
Le diagnostic ayant révélé une complication de sa grossesse gémellaire, les responsables locaux du CM ordonnèrent son évacuation vers l’Hôpital Régional d’Aleg. Les voisins se sont alors vite mobilisés pour rassembler les frais de transport de l’ambulance pour cette femme étrangère sans ressources qui vit à Boghé depuis près d’un an grâce au maigre revenu que lui procure son métier de femme de ménage. Ils ont même sollicité l’appui de la mairie qui a apporté sa contribution.
C’est ainsi que grâce à cette solidarité manifeste, exemplaire et désintéressée, Djeïnaba est évacuée à Aleg. Là, elle subit aussitôt une césarienne qui, malheureusement a mal tourné. Elle y laissa la vie vers 19 heures à la suite d’une anémie sévère ainsi que les deux jumeaux qu’elle portait. Les voisins qui s’étaient mobilisés pour l’évacuer ont encore fait les mêmes efforts pour ramener le corps de la jeune femme à Boghé sous une pluie battante à bord d’un car affrété gracieusement par Cheikh Guèye.
La disparue et son prétendue mari
Aussitôt après être informé du décès de la femme, le président du Regroupement des ressortissants sénégalais de Boghé qui revendique 33 adhérents, M. Mar Diène Touré appelle les siens pour examiner les mesures à prendre face à cette triste disparition. Coup de théâtre ! La disparue vivait depuis plus d’une année avec un maçon de nationalité sénégalaise qui prétendait être son mari. Salif Fall, c’est son nom, avait noué une amitié avec la jeune femme à Sinthiou Garba pendant qu’il y travaillait dans un chantier. Après la fin des travaux, Salif qui est originaire de Podor, trouva un nouveau chantier à Boghé où la jeune femme est venue le rejoindre aussitôt après "malgré son statut de femme mariée".
Aussitôt après les faits, Salif s’empressa de proposer l’enterrement de "sa défunte épouse" au cimetière de Boghé. Son avis fut balayé d’un revers de main par le bureau du regroupement des ressortissants sénégalais de Boghé qui préféra joindre sa famille par téléphone. Celle-ci exprima le souhait de voir le corps de leur fille rapatrié au terroir pour y être inhumé. Aussitôt, les voisins et les ressortissants ont versé respectivement 140 000 FCFA (78 000 UM environ) et 50 000 FCFA (28 000 UM environ) pour les frais d’acheminement de la dépouille vers son village natal. Peu avant le départ vendredi vers midi, M. Mar Diène informa le commissariat de police de Boghé des circonstances du décès et de leur décision de rapatrier le corps. Il somma aussi M. Salif Fall, le supposé mari de la défunte d’accompagner le cortège funèbre qui arriva à Sinthiou Garba tard dans la nuit. Djeïnaba fut alors enterrée au milieu des siens samedi en début de matinée. Mais auparavant, Mama Fall, frère de Salif qui vit dans ce village depuis de longues années, confia que "son frère qui est auteur de l’enlèvement de cette femme mariée ne devrait pas venir risquer sa vie". Entre-temps, deux proches de la défunte ont tenté de faire arrêter Salif et de porter l’affaire devant la brigade de gendarmerie de Wouro Sogui. Cette proposition fut rejetée par Mar Diène qui estima que l’affaire qui s’est passée en Mauritanie ne doit être traitée que par les juridictions de ce pays et que Salif Fall est placé sous sa responsabilité. Ce dernier qui a failli essuyer une belle raclée n’a dû son salut qu’en prenant la poudre d’escampette pour échapper à la vindicte populaire.
Après les cérémonies funéraires, la délégation des ressortissants sénégalais de Boghé a pris congé de la famille éplorée à laquelle elle a remis une aide sociale. C’est sur le chemin de retour qu’ils ont "ramassé" Salif qu’ils ont embarqué dans leur voiture. Quant au vrai mari du défunt qui vit à Thiès, il serait arrivé dimanche à Sinthiou après le départ de la délégation.
Le vrai mari de la disparue fait irruption
Arrivés à Boghé, M. Mar Diène fait une déposition au commissariat de police sur les circonstances du décès de la jeune femme ainsi que ses "relations douteuses" avec Salif Fall. Là, on lui a fait signifier que sa déposition est irrecevable parce qu’aucune plainte n’a jusque-là pas été déposée par un des membres de la famille de la défunte. Cet avis aurait été partagé par le procureur de la république pour la Wilaya du Brakna qui juge que la plainte du regroupement en tant que personne morale ne peut être recevable qu’au parquet.
Selon des informations de dernière minute, Salif Fall qui aurait mobilisé les siens, se trouve à Nouakchott pour s’éloigner du tintamarre suscité par l’affaire. Mais, le regroupement des sénégalais vivant à Boghé, entend poursuivre cette affaire jusqu’au bout car "notre but est de veiller sur les intérêts matériels et moraux de nos ressortissants", explique Mar Diène Touré qui a même saisi le Consul du Sénégal à Nouakchott, M. Rémond Sylla Dione qui lui a fait part de son soutien.

Cette affaire rocambolesque suscite de nombreuses interrogations en raison de quelques zones d’ombres qu’elle comporte. S’il s’avère que cette femme était mariée, comment à-t-elle pu vivre loin de son foyer ou des siens durant une année sans que personne ne s’interroge sur son sort ? Pourquoi ses parents n’ont pas raccompagné la délégation pour s’enquérir des conditions dans lesquelles elle vivait à Boghé et déposer une plainte contre son faux mari ? Djeïnaba avait-elle rejoint Salif de son propre gré ou celui-ci l’avait-il enlevé ? Si elle est orpheline de père et de mère, elle a des frères, des sœurs, des alliances de toute nature qui auraient pu lancer un avis de recherche à son encontre. On sait tout de même qu’à son arrivée à l’hôpital d’Aleg, Djeïnaba s’était fait enregistrer comme étant l’épouse de son vrai mari, à la surprise de l’une de ses accompagnantes. Dans tous les cas, cette mystérieuse histoire doit être traitée avec toute la célérité requise pour rétablir les bonnes mœurs durement affectées par les effets pervers d’un monde en perpétuelle mutation.

Dia Abdoulaye
Cp. Brakna