lundi 24 octobre 2011

CAC de Tidjikja/ Arrêt des opérations d’Enrôlement



Les opérations d’enrôlement sont suspendues au niveau du CAC de Tidjikja depuis trois jours. Une panne d’électricité serait à l’origine de ce désagrément qui commence à perdurer. La cause de cette panne n’a pas encore été décelée malgré les énormes efforts déployés pour y parvenir. La commission départementale chargée de conduire les opérations attend avec impatience qu’une solution soit trouvée pour qu’elle puisse reprendre ses activités.
L’arrêt des opérations d’enrôlement au niveau du CAC de Tidjikja est plus que préjudiciable. Déjà certains candidats à l’enrôlement (surtout pour ceux qui viennent des autres communes) ont commencé à montrer des signes d’impatience pendant que d’autres, gagnés par le découragement, ont préféré tout bonnement s'en aller.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

ATPC : Mini ou Grande révolution des mentalités en marche




C’est en Mars 2009, dans la ville de Rosso que le coup d’envoi du projet ATPC (Assainissement Total Piloté par Communautés) a été donné par les hautes autorités du pays.

Ce projet a pour objectif de lutter contre la défécation à l’air libre (DAL) et à terme de rendre chaque village FDAL, autrement dit de parvenir à la Fin de la Défécation A l’air Libre dans toutes les zones d’interventions. L’exécution du projet est confiée à la Direction de l’Assainissement et le CREPA (Centre Régional d’Eau Potable et d’Assainissement), une Ong sous régionale qui regroupe 14 pays africains.

La Coordination Nationale est assurée le Représentant de CREPA en Mauritanie, M. Habib O Sidi Ali mais la Coordination Régionale du projet au Brakna est confiée à Mariata Abdoulaye Dia, professeur de Sciences Naturelles au Lycée de Boghé et responsable de la Nissa Banque et de l’Ong Malal. L’Unicef, est le principal partenaire qui appui l’ATPC.

De la Défécation A l’air Libre (DAL) à la Fin de la Défécation A L’air Libre (FDAL)

Dans la Wilaya du Brakna, les activités du projet ATPC ont démarré en juillet 2010 dans trois Moughata’a, Boghé (qui a abrité la première phase), puis dans le département de Bababé et celui de M’Bagne. Quelques mois après, la 2ème phase des activités de sensibilisation du projet ATPC ont été étendues à la Moughata’a de Maghta Lahjar et celle d’Aleg (en Avril 2011), la capitale régionale.

Après l’expérience du Trarza et le succès au Brakna, les activités ont été élargies à la Wilaya du Tagant, d’abord, ensuite aux Wilaya de l’Assaba et celle de l’Adrar et tout récemment, la commune de Kaédi. Maintenant, pour quitter le premier état, à savoir la défécation à l’air libre (DAL) vers le second état, la (FDAL), les promoteurs du projet s’appuient sur la méthode participative, la facilitation et rien n’est imposé selon la coordinatrice de l’ATPC au Brakna.

« En suscitant le dégoût et la honte le public cible prend conscience de la gravité de la DAL» a affirmé Mme Dia. Deux ans après, le projet ATPC a enregistré à son actif plusieurs réalisations dont : plus de 5500 latrines auto construites, 195 villages certifiés FDAL, utilisation généralisée du lavage des mains au moment critique avec du savon ou du cendre (avant le contact avec les aliments et après le contact avec des scelles). Actuellement, l’ATPC en est à sa 4ème phase.

De la célébration FDAL à N’Diorol


La localité de N’Diorol (Moughata’a de Boghé) a accueilli le jeudi, 20 octobre 2011, une grande cérémonie de célébration FDAL. L’évènement a mobilisé tous les villageois de N’Diorol ainsi que les représentants de plusieurs localités de la commune de Darel Avia et il s’est déroulé en présence de M. Bouna O Eli Bouha, chef de la Cellule Régionale de Planification/Suivi et Evaluation du Ministère des Affaires Economiques et du Développement (MAED), de Sidina, président de Rabitatou El Oulema de la région du Brakna, des superviseurs des différentes Moughata’a de Boghé, Bababé et M’Bagne, du chef du village, de l’Imam et des notables, des présidents des organisations communautaires de base, du chef de poste médicale ainsi que de la coordinatrice régionale du programme, Mme Mariata Abdoulaye Dia.

A cette occasion, les habitants du village ont organisé un grand défilé traditionnel devant les invités officiels. Un défilé au cours duquel, toutes les facettes culturelles de la société pulaar ont été exposées et exalté. Plusieurs orateurs se sont exprimés pour saluer les acquis et les avancées obtenus dans le cadre de l’exécution de ce projet.

Ils ont remercié vivement les responsables du programme ATPC, M. Habib O Sidi Ali, représentant du CREPA en tête et Mariata Dia, la coordinatrice du programme ATPC Brakna ainsi que tous ceux qui ont œuvré à la réussite du programme. Le chef de poste médical de N’Diorol a fait un témoignage qui porte sur l’impact du programme dans le recul des maladies d’origine hydriques telles la diarrhée, l’IRA, le palu entre autres.

Le responsable du poste sanitaire a affirmé que la Fin de la Défécation à l’Air Libre dans sa localité a permis de faire reculer considérablement les maladies et c’est un constat dit-il vérifiable dans le registre de consultation médicale des patients.

Darel Avia sacrée 1ère commune Mauritanienne FDAL


Avant la fin de la cérémonie FDAL de N’Diorol, la commune de Darel Avia (Moughata’a de Boghé) a été constatée première commune Mauritanienne FDAL qui sera célébrée dans les jours à venir. Il est important de signaler que le programme au Brakna emploi 66 facilitateurs, 5 superviseurs à raison d’un par département et une coordinatrice. Il est chapeauté par un comité régional présidé par le chef du service régional de l’hydraulique avec tous les chefs de services régionaux qui sont membres.

A ce jour, cette nouvelle approche de lutte contre la DAL et de promotion du lavage des mains avec du savon a porté ses fruits. En juillet dernier, c’est 195 villages qui ont été certifiés FDAL à Thidé (Boghé) en présence du Wali du Brakna, M. Ould Khourou, de la Représentante de l’Unicef et du chef de Base de la World Vision à Boghé. Bref, cette nouvelle approche baptisé ATPC est une réussite au plan régional.

Jules Diop
Cp Brakna de L’Eveil Hebdo
Cridem

Interview : Mr Guélél Boubacar Djigo, Formateur de Tostan.




Nous avons tendu notre micro à cet homme qui amine en même temps des radios communautaires de Thilone et Pété et il est aussi animateur dans les régions du Sénégal Matam et Saint Louis (RTS) radio Tostan. C’est un homme qui maîtrise parfaitement ce dossier.

C’est dans la maison des associations de Boghé qui a abrité ce 23 octobre 2011, l’ouverture officielle un atelier aux profits des Facilitateurs de Tostan. C’est Dans le cadre du programme entre Tostan/ Unicef/ Masef pour l’exécution du projet intitulé « renforcement des capacités des communautés mauritaniennes pour la promotion de l’abandon de l’excision ».

D’ailleurs un séminaire de formation sur l’hygiène et la santé a été organisé le 20 octobre et ceci jusqu’au 3 novembre 2011 dans cette maison des associations de Boghé aux profits des facilitateurs du Projet.

Le Véridique : si on vous disait comment enseigner, former pour commencer qu’allez vous répondre ?

Guélél Boubacar Djigo :
dans l’ensemble, la technique pédagogique est encore au stade de l’artisanat. Il faut des multiples apports, fruits d’une évolution manifeste de mentalités et d’une progression d’idées. Pour former, il faut réunir programmes, habileté pédagogique, discipline, finalité, évaluation et rentabilité de l’enseignement, etc.…

Le Véridique : quelle est vraiment Mr Djigo l’objectif de cette rencontre capitale?

Guélél Boubacar Djigo :
permettez moi, tout d’abord de vous remercier à travers vous, toute l’équipe du Réseau des correspondants au Brakna et le Journal le Véridique, pour l’occasion que vous me donnez de me prononcer sur ces ateliers de Formation, le programme de Tostan ou les grandes lignes de Tostan, faire un bilan de cette ong est très difficile mais des analyses à la lumière de tout ce qu’elle est entrain de faire en RIM, c’est possible.

L’objectif de ces ateliers, je vais faire un rappel d’abord, il y’a eu le 24 et 27 Avril 2011, un séminaire d’imprégnation sur le programme de Tostan, ici à Boghé dans le cadre du partenariat entre Tostan/ Unicef/ Masef pour l’exécution du projet intitulé « renforcement des capacités des communautés mauritaniennes pour la promotion de l’abandon de L’excision »

Il était question primordiale de Former les différents partenaires locaux sur l’approche et le contenu du programme de Tostan. Tostan est une organisation non gouvernementale qui transmet aux participants de son programme d’éducation de base les connaissances et les compétences nécessaires pour devenir des acteurs responsables capables de prendre en main ou mieux en charge leur développement économique et d’amener des changements sociaux durables au sein de leur communautés.

Pour revernir sur votre question, cette rencontre d’aujourd’hui, c’est le Kobi 2 : un module de programme de Tostan, les titres de ce module dit Kobi 2 sont la Prévention, Hygiène et la Santé.

Donc former les facilitateurs des 30 communautés du Brakna à cette deuxième phase du programme de Tostan. Le Kobi 1 c’était la Démocratie, les résolutions des Problèmes et les droits humains. Ces facilitateurs sont les 1er responsables devant leur communauté, les former à réfléchir aux finalités, déterminer ses contenus, définir les méthodes, fixer les moyens de contrôle constituant autant de démarches dont l’efficacité restera salutaire.

Ce Kobi 2 est très riche, il englobe la santé de l’homme, de son environnement, ses problématiques sociales etc.… Il y’aura après ce module 2, un troisième module dite AWDI en Pulaar (planter, cultiver, introduire, boiser).

Ces hommes de Tostan qu’on forme pendant 15 jours doivent être capables au sortir de cet atelier de trouver les problèmes de santé, hygiènes et connaitre comment prévenir et apporter des solutions multiples différentes problématiques rencontrées dans leurs milieux respects.

Le Véridique : parlez nous un peu, en temps que formateur de l’abandon de l’excision, comment promouvoir l’abandon volontaire des MGF par les communautés ?

Guélél Boubacar Djigo :
il existe une approche holistique favorisant un changement social par la communauté. Cette approche est basée sur les éléments : approche non coercitive, participative, sensible à la dimension genre, religieuse et psycho sanitaire, prise de conscience des communautés des méfaits de la pratique, décision collective d’abandonner la pratique. Les MGF sont une violence faite aux femmes et filles.

Le véridique : ou vraiment Tostan a mis en œuvre son programme et quel est ton dernier mot ?

Guélél Boubacar Djigo :
dans neuf pays d’Afrique, en 2010 Tostan intervient en tant qu’ONG reconnus par les gouvernement nationaux dans huit pays : Sénégal, Guinée, Gambie, RIM, Guinée Bissau, Somalie, Djibouti et Mali. D’autres versions antérieures du programme de Tostan ont aussi de mise en œuvre au Soudan, Mali et au Burkina Faso.

L’approche innovatrice de Tostan, pour me résumer a été reconnue à plusieurs reprises comme meilleure pratique en matière et de développement communautaire durable et de changement social positif.

Propos recueillis par Diop Mohamedou Abou dit Hamady Bodiel
CP au Brakna Le Véridique.

dimanche 23 octobre 2011

Hodh Chargui : meurtre dans un crime d'honneur




Un homme a été tué par balles dans la localité d’Ivirni, située près de la ville de Djigueni, a-t-on appris d’une source bien informée.

Le Procureur de la République de Néma se rendra sur les lieux du drame pour constater le corps de la victime et examiner les mesures nécessaires à prendre sur ce meurtre et ses antécédents , ajoute notre source.

Selon nos informations, un crime d’honneur est derrière le meurtre. L’auteur de l’acte avait déjà accusé sa victime d’avoir une relation illégitime avec son épouse.

ALAKHBAR

Le beau frére de Bellawar serait mort en même temps que l’activiste d’AQMI Ould Sidi Ali



Selon une source informée du nord malien, l’élément, jeudi dernier dans un accident de voiture, en même temps que l’activiste d’Al-Qaïda Teyeb Ould Sidi Ali au nord de Kidal, est le beau frère et l’homme de confiance de Moctar Belmoctar, alias Bellawar chef de la katiba des «Moulathamin ».


Cette même source a affirmé qu’il s’agit de Idoumou Ould Oumar Ould Hamma , frére de la femme de Khaled Abou El Abbass et que son père Oumar Ould Hamma « le twareg »est un activiste d’AQMI .
Auparavant, un porte-parole d’AQMI a affirmé que Selon ce porte-parole, Teyeb Ould Sidi Ali est mort, jeudi dernier, aux environs d’01 Heure GMT dans un accident de voiture survenu non loin du puits dit « Bir Agharghart » dans le nord malien , au moment où il se trouvait dans une colonne de trois voiture de la « Katiba des Moulathamin » dirigée par Khaled Abou EL Abbass.
Teyeb Ould Sidi Ali deuxième homme fort de cette katiba était mort sur le coup , en même temps qu’un autre activiste originaire de l’Azawad malien dont l’identité n’a pas été dévoilée par l’organisation/
Cette même source a indiqué que Teyeb Ould Sidi Ali ne se trouvait pas dans la zone de Wagadou au moment de l’attaque mauritanienne et qu’il se trouvait avec le chef de la katiba dans l’extrême nord malien et que sa famille a été contacté pour un faire part décès, avant que l’armée mauritanienne ne dévoile sa mort.

ANI

Tagant: Sécurité régionale














Nouveau look, dynamisme nouveau !

La sécurité régionale du Tagant (gendarmerie, garde, police) qui brillait par son inactivité, a commencé depuis peu, à afficher un visage plus reluisant.
En effet, les populations locales s'aperçoivent depuis quelques jours que quelque chose a commencé à bouger. C'est ainsi qu'on note un regain d'activités au niveau de la caserne de la garde du Groupement de Tidjikja qui est souvent animée par l'ordre serré( marche militaire) et par les foulées matinales. Les gardes affichent désormais une bonne mine (tenue bien ajustée) et une nette prédisposition à servir ( bien entrainé et opérationnel). Ce nouvel esprit s'est matérialisé par leur participation à l'opération " écoles propre, saines et sécurisées"organisée la semaine passée par la Direction Régionale de l'Éducation Nationale et à la Formation. Aussi, on sent depuis quelques temps un renforcement des patrouilles nocturnes menées par les responsables de sécurité régionale.
Ce nouveau dynamisme est perceptible également à travers les changement du siège de la Direction Régionale de la Sureté logée désormais dans un local plus spacieux permettant d'héberger tous ses services. Cette mesure salutaire a permis de corriger un tant soit peu, la mauvaise image qui collait à la peau des policiers de Tidjikja (le local qui leur servait de "Commissariat" avait plutôt les allures d'une maison de fortune). Ces policiers sont devenus plus présents au niveau des places publiques et les lieux stratégiques.
Des efforts louables sont aussi déployés par la gendarmerie à travers des patrouilles régulières assurées par ses éléments mobiles et le quadrillage des zones à risque.


Khalil Sow
Khalil1965@yahoo.fr

Maghta Lahjar: un accident de la route fait deux morts.




Un accident de la route a fait deux morts et trois blessés, ce matin, à la rentrée de la ville de Maghtaa Lahjar, rapporte le correspondant d'Alakhbar sur place.

Selon notre correspondant, le chauffeur de la voiture somnolait au moment du drame .

Les trois blessés ont été transférés sur Aleg avant d'être évacués à Nouakchott pour les soins.

Cridem

Source :
Alakhbar (Mauritanie

Tagant/ Situation alimentaire inquiétante



Le déficit pluviométrique de cette année risque de plonger les populations du Tagant, majoritairement agropastorales, dans une sévère précarité. De sources proches de l’antenne régionale du CSA, de nombreuses localités de cette région connaissent déjà un début d'insécurité alimentaire.
C’est ainsi que des poches de famine sont observées au niveau de la commune de Tensigh, précisément, dans les localités de Awoynatt Rji, Iguerj Bahniss, Ntaourtha,
Touweymirett, Agnana, Dhahr Leamoud, et Beyjouj. La même situation alarmante a été constaté au niveau de la commune de Lahsera dans la localité de Khams Teydoum où les populations livrées à elles-mêmes ne savent plus où donner de la tête. Dans la commune de Boubacar Ben Amer, ce sont les localités de Amzewzef, Laghva, Bousireywil et Tenyesser Debay qui sont les plus affectées par cette crise alimentaire.
Dans la Moughatta de Moudjeria où la concentration démographique est plus accentuée en zone rurale, ce sont les deux tiers de la population qui sont menacés( La Tammourt est déficitaire cette année). Déjà cette menace est perceptible au niveau des localités de : Mgeita, Akneyker, Belignare, Gasr El Barka...
Enfin dans la Moughatta de Tichitt on observe une grande poche de famine au niveau de la zone dite Nemadi. La crise alimentaire au niveau de cette zone est chronique du fait de l’inexistence sur place des sources de revenu : inexistence de ressources hydriques et d’activités agropastorales. Les populations de cette zone qui vivaient essentiellement de la chasse sont rendues vulnérables par la disparition du gibier.

Khalil Sow
khalil1965@yahoo.fr

samedi 22 octobre 2011

Gorgol : vers la dislocation de l’école!




Alors que venait de se dérouler le concours d’entrée à l’école d’excellence au début du mois d’Octobre courant, nous assistons dans nos écoles, collèges et Lycées au recrutement, d’’enseignants’ si l’on peut appeler ainsi, car ne possédant aucune référence académique.

Sinon, des oubliés de l’école, des ménagères, des teinturières, des plombiers, des vendeuses de boutiques et de nanas, sont ceux qui remplacent aujourd’hui nos vaillants enseignants des ENIS et nos professeurs téméraires d’ENES, qui ne finissent pas d’emplir nos établissements d’enseignement en qualité de professeur de mathématiques, de sciences naturelles, de professeur de Français, d’Arabe etc…

Il n’ya pas un seul établissement au Gorgol où on ne trouve pas de tels recrus ; ils sont recrutés sur le budget de l’état pour rendre médiocre et les vider du peu de connaissances que disposent ces enfants et les déformer à jamais de l’acquisition de tout savoir et connaissance.

On ne peut pas transmettre la connaissance que nous ne disposons pas nous-mêmes ; et même nous qui sommes formés pendant des années, nous qui disposons de longues années d’expériences, rencontrons de sérieuses difficultés à faire comprendre nos apprenants ; et qu’en sera-t-il pour les ramassis d’enseignants ?

Dans les nouvelles créations de collèges, dans les villages, les parents d’élèves se réjouiront que leurs enfants partent et apprennent à l’école, mais en réalité c’est du leurre. Ils ont devant eux quelqu’un qui peut être à niveau égal ou inférieur que ses élèves et qui finira par s’écrouler d’un jour à l’autre car ayant usé de tous les astuces et ruses dont il disposait.

Cette situation désastreuse ne contribuera jamais à l’émergence d’une école digne du nom et surtout au moment où on parle et crée des écoles dites d’’excellence’. Plus qu’une contradiction, nous sommes arrivés au lieu où on ne peut plus tromper personne, seule la transparence et la clarté dans les actes et les idées peut être tenue en considération. Nous dirons tout simplement que l’école mauritanienne est délaissée à elle-même si telle est la situation qu’elle vit et la responsabilité incombe aux autorités et aux plus hautes, qui sembleraient ne pas ignorer toute la réalité.

Devant de pareilles circonstances, réalités et conditions, comment peut-on prétendre parler d’école d’excellence ? N’est ce pas jeter la poudre aux yeux des élèves et de leurs parents ? Alors, à quand du sérieux, la responsabilité et l’intérêt national.

Pour le salut de l’école mauritanienne, de l’apprenant et de la nation, il est plus que grand temps d’asseoir autour de la même table, les professionnels du secteur et les acteurs compétents de tous les domaines de la vie nationale pour repenser une nouvelle école pour les fils et filles de la Mauritanie, seule condition de relever le défi du millénaire et de l’avenir.

Kaédi, 21/10/2011
Mohamedou Bakari Tandia
Cridem

Des élèves au Lycée de Boghé assis à même le sol pendant que O. Bahiya fait de la politique



Ils sont plus de 560 nouveaux élèves (admis cette année au concours d’entrée en sixième) venus grossir, Alhamdoulilahi, les rangs du Lycée de Boghé qui est resté voilà de nombreuses années sans connaître pareille situation.

Le problème est que l’arrivé de cette vague pose aujourd’hui un problème. L’établissement est confronté à un déficit criant en tables bancs. Cette situation pousse finalement certains élèves (voir photo) à s’asseoir sur le sol.

Plusieurs salles de classes sont à ce jour sans tables bancs pendant que notre super ministre de l’éducation, Ould Bahiya qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains se préoccupe de la politique. Ces élèves attendent avec impatience des tables bancs afin de pouvoir suivre convenablement les cours dans des conditions dignes.
Et le MEN a eu pourtant tout le temps nécessaire pour préparer une rentrée scolaire. Mieux, le ministre Ould Bahiya avait effectué personnellement une visite dans l’établissement au mois de Ramadan et c’est lui-même qui avait donné son accord pour le transfert des élèves nouvellement admis au Lycée de Boghé.

Thièrno Souleymane
Cp Quotidien de Nouakchott au Brakna


www.cridem.org


Source :
Le Quotidien de Nouakchot

Mauritanie: un haut responsable d'Al-Qaïda tué par l'armée mauritanienne




Nouakchott - L'armée mauritanienne a tué un haut responsable d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le cerveau des attaques menées depuis 2008 par cette organisation dans le pays, lors d'un raid jeudi en territoire malien, a-t-on appris vendredi de source sécuritaire mauritanienne.

Le cerveau des attaques menées depuis 2008 par les bandes criminelles contre notre pays, le Mauritanien Teyeb Ould Sidi Aly, a été tué au cours du bombardement des éléments ennemis dans le Wagadou, une forêt située dans l'ouest du Mali, a affirmé cette source sécuritaire.

Le criminel dangereux se trouvait à bord de l'une des deux voitures détruites par le raid mené par l'aviation (mauritanienne) avec d'autres terroristes, a ajouté cette source. Nous l'avons formellement identifié. Il devait faire exploser des véhicules en Mauritanie dans le cadre d'une mission suicide dont il a été souvent chargé, a-t-elle poursuivi.

Teyeb Ould Sidi Aly, dont l'âge n'a pas été précisé, était l'un des éléments d'Aqmi les plus recherchés par la police depuis 2007, selon les services de renseignements mauritaniens.

Il avait implanté à partir de cette dernière année des cellules d'Aqmi en Mauritanie, opéré des recrutements pour le compte de cette organisation et planifié des operations suicides dans le pays, selon les mêmes sources.

Le responsable d'Aqmi avait notamment commandé en février 2011 les opérations menées avec des véhicules bourrés d'explosifs dirigés notamment contre le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et l'ambassade de France à Nouakchott.

Il (était) vraiment dangereux, téméraire. Sa mort constitue un coup dur pour Aqmi et une victoire importante de la Mauritanie contre les bandes criminelles, a fait remarquer la même source sécuritaire.

L'armée mauritanienne a annoncé jeudi dans un communiqué avoir détruit une base d'Aqmi près de la forêt du Wagadou, dans l'ouest du Mali, d'où était planifiée, selon elle, une attaque contre le territoire mauritanien.

En juin, la Mauritanie avait déjà mené un raid dans cette zone de la forêt du Wagadou, située près de la frontière entre les deux pays, et détruit entièrement un campement d'Aqmi qui abritait de l'armement lourd menaçant directement la Mauritanie, selon l'armée.

Le raid contre cette base avait fait 15 morts côté Aqmi et deux du côté mauritanien, selon l'armée mauritanienne.

Le Mali et la Mauritanie sont parmi les pays les plus touchés par les activités d'Aqmi, avec le Niger et l'Algérie où cette organisation a ses racines.

La branche maghrébine d'Al-Qaïda a des bases dans le nord du territoire malien d'où elle organise dans l'immense zone désertique de la bande sahélo-saharienne des attentats et des enlèvements - essentiellement d'Occidentaux - ainsi que divers trafics.

Aqmi retient en otage depuis la mi-septembre 2010 quatre Français enlevés à Arlit, dans le nord du Niger.

Face à cette situation, la Mauritanie mène régulièrement depuis juillet 2010, des opérations militaires contre des bases d'Aqmi en territoire malien, avec le feu vert et l'appui de Bamako.

www.cridem.org


Source :
AFP via Romandie News (Suisse)

« Journées Écoles Vertes » AGEFAD / Unicef à Dar-El-Barka




Dans la journée du samedi, 30 octobre 2011, la commune de Dar-El-Barka a accueilli une grande journée d’échange et de partage autour du projet «Ecole Verte » qui est mis en œuvre dans la Moughata’a de Boghé par l’ONG AGEFAD pour le compte de l’Unicef depuis 2009.

Cette journée d’échange et de partage a regroupé environ une vingtaine de participants dont des chefs d’établissements et des responsables d’APE. Ouvrant la séance, le président de l’ONG AGEFAD, Monsieur Lam Thièrno a rappelé la mission assignée à son organisation par l’Unicef et qui consiste à planter des arbres dans les écoles avant de généraliser l’opération dans les villages du département.

Parlant de l’objectif du projet, il a affirmé que celui-ci vise à apporter un appui aux communautés locales pour améliorer l’environnement des écoles. Il n’a pas manqué de pointer du doigt, les difficultés rencontrées lors de l’exécution de la première phase du projet dans les écoles de la Moughata’a.

Il a également parlé de l’importance de l’arbre dans le développement communautaire. Malgré les difficultés rencontrées, Monsieur Lam note encore une certaine volonté des bénéficiaires ainsi que des responsables de l’Unicef à persévérer dans la poursuite de la mise en œuvre du projet.

Pour lui, l’implication des parents d’élèves participera sans aucun doute à la relance et ainsi qu’à la réussite du projet sachant que les instituteurs qui ont toujours pris en charge la responsabilité de gérer le projet peuvent changer de poste à tout moment.

A sa suite, M. Dia Hamath, l’une des personnes ressources de l’AGEFAD a fait un historique sur le reboisement dans les écoles et surtout dans la commune de Dar-El-Barka où il a servi durant de nombreuses années. Il a rappelé les riches expériences développées dans le passé à Dar-El-Barka par feu Maciré Camara, ingénieur des travaux agricoles et autres.

Les directeurs d’écoles et les responsables des APE des localités de Sinthiane Diama, Ali Guélel, Fethy, Amar Lawoyni, Féthy, Tessem, Loboudou, Diatar, Dar-El-Barka ont fait le déplacement pour pointer du doigt les insuffisances observées lors de l’exécution de la première phase du projet Ecole Verte.

L’inadaptation des sols aux plantes fruitières repiquées dans les jardins scolaires, les problèmes d’eau, l’insuffisance voire l’absence de clôture, le manque de suivi des pépinières repiquées, la divagation des animaux, l’action négative exercée sur les fruitiers par les ennemis des cultures, le manque de maîtrise des techniques culturales, l’absence d’appropriation du projet par les populations sont, entre autres problèmes, évoqués par les participants qui siégeaient dans les locaux du collège de Dar-El-Barka.

De son côté, le technicien du projet, M. Bâ Oumar du Centre de Formation des Producteurs Ruraux de Boghé, une institution spécialisée et qui capitalise 30 ans d’expérience dans la formation des agriculteurs et des éleveurs a fait savoir que certains échecs du projet sont dus essentiellement à la négligence des plantes par les bénéficiaires, le non respect des techniques et des normes de reboisement qui s’ajoutent à l’absence de l’eau et de clôtures qui sont indispensables à la réussite de ce projet dénommé Ecole Verte financé par le Programme Education de Base de l’Unicef.

Certains intervenants ont indiqué que les sols de Dar-El-Barka sont lessivés. Ils ont proposé la préparation des pépinières sur place au lieu de les préparer ailleurs. Les participants ont pu suivre une séance d’explication animée par le technicien sur les techniques de préparation des semis et le repiquage des pépinières forestières ainsi que des dimensions exactes du trou où la plante doit être repiquée.

Avant de terminer la journée, les participants ont reçu un lot de semences d’arbres fruitiers et légumiers ainsi que de sachets pour les semis des pépinières. Cette fois-ci l’AGEFAD et l’Unicef comptent mettre l’accent sur la promotion du Moringa, une plante qui a beaucoup de vertus médicinales. La journée a duré 4 heures d’horloge dans une ambiance empreinte de cordialité.

Thièrno Souleymane CP Brakna

Cridem

vendredi 21 octobre 2011

Brakna : Fin ce jour 21 octobre du 1er Atelier de Formation des AGR des 4 autres prévus(activités génératrices des Revenus) au titre de l’année 2011.




Le Centre de Formation des Producteurs ruraux de Boghé a abrité du 17 au 21 octobre 2011, un atelier de formation aux profits des sites des rapatriés du Brakna. L’initiative émane de l’ANAIR (agence nationale d’appui et d’insertion des Réfugiés) dans son programme d’activités génératrices de revenus au titre de l’année 2011.

Cette formation des AGR pour la population des sites des rapatriés a eu lieu le 19 octobre au Trarza, pour le Gorgol le 25 octobre et pour le Guidimaka et l’Assaba ce sera le 30 octobre 2011.

Les populations des sites des rapatriés des wilayas du Brakna, Gorgol, Trarza, Guidimaka et l’Assaba en sont les bénéficiaires. L’objectif de ces ateliers de Formation est de doter ces populations des sites des rapatriés un savoir faire et vivre et en suite qu’elles puissent tenir une comptabilité simplifiée et d’autre part d’avoir une compréhension du fonctionnement coopérative.

Ici, à Boghé ,108 personnes sont concernées soit 26 personnes par atelier. La Formation est assurée par une ONG nommée APEDLP, des formateurs spécialisés et parmi eux un consultant indépendant Mr Diallo Adama Yéro.

Le taux de participation dans cet atelier a atteint 80% selon l’assistant technique du Directeur Général de l’Anair Mr Sidi Mohamed Ould Dah, d’ailleurs qui supervise les ateliers du Brakna, Gorgol, Guidimaka et L’Assaba.

« Si, vous voyez la réussite de cet atelier » nous confie une femme séminariste ; « c’est que cette formation nous aide à vivre socialement et collectivement dans l’intérêt commun de notre communauté, ces activités génératrices de revenus, comme boutique communautaire ou un jardin nous offre à chacun de nous de travailler et nous aide à intégrer.

Nous remercions L’Anair et sommes vraiment reconnaissantes. Maintenant, on a compris comment gérer une boutique, un jardin ou pourquoi pas un moulin dans notre société, il reste maintenant à utiliser notre savoir faire. ».

Le deuxième atelier de formation aura lieu le 23 octobre 2011 pour les autres personnes des 108 personnes ciblées au Brakna. On remarque la présence massive des femmes. Quant à un autre vieux séminariste a remercié l’ANAIR pour la chaleur et l’organisation de l’accueil « beaucoup de choses ont été surmontées grâce aussi à la sagesse de notre formateur. »

Diop Mohamedou Abou dit Hamady Bodiel
CP Le Véridique au Brakna.

Cridem

La première Adjointe au Maire de Bababe rend un Hommage très mérité à sa coordinatrice régionale.




Gueytaana Mint Mouhamedou, coordinatrice de l’antenne régionale du (M.A.S.E.F) au Brakna n’est plus à présenter. Femme très dynamique courtoise et partisane du compromis. Elle s’est illustrée par sa compétence et son endurance. Elle tenait toujours à ce qu’un travail soit bien fait et dans les délais requis.

Elle s’entendait avec toutes ses collaboratrices et collaborateurs car elle travaillait aussi avec la junte masculine. Elle va réoccuper le même poste à Aioun. Laissant ainsi une grande équation derrière elle. Car certains projets viennent à peine de commencer. Espérons que celle qui va la relever à Aleg fera autant.

Les femmes du département de Bababe par la voix de Hapsa Abdoulaye Ba chef de service de l’antenne départementale du même ministère dans la Moughataa de Bababe, remercient leur consœur pour le travail accompli ces quatre dernières années a travers des réalisations concrètes de femmes formées dans le domaine de la prévention contre les mortalités maternelles et infantiles de la lutte contre le sida de l’assainissement par la mise en place des relais formes en A.T.P.C (assainissaient totale piloté par la communauté).

A travers la vulgarisation du programme de ( T.O.S.T.A.N) qui a pu alphabétiser plus dune centaine de Femmes c’est par son plaidoyer que les Nissa Bank furent reconnus par la B.C.M il ya aussi la création dans son actifs des Nissa Bank sans la détermination de Mme Gueytaana tous ces projets allaient tombes a l’eau ou ne seraient pas suivis convenablement .

Cette femme restera a jamais pour Nous les femmes de la Mauritanie en général et celles du Brakna en particulier la plus battante la plus dynamique la plus dévoué pour l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants. Son nom restera gravé dans le panthéon des femmes qui auront marque ce 21e siècle.

Hapsa Abdoulaye Chouaibou Ba :
Chef de service de l’antenne départementale du M.A.S.E.F a Bababe

www.cridem.org


Source :
Armia Dem

jeudi 20 octobre 2011

Les Forces armées nationales mènent des frappes aériennes préventives contre des éléments terroristes.



Les Forces armées nationales ont repéré des éléments terroristes qui s'apprêtaient, à partir de la Forêt de Wagadou, à lancer une attaque sur notre territoire, a appris l'AMI jeudi auprès de la Direction de la communication à l'état-major national.

" Nos forces ont procédé ce matin à des frappes aériennes préventives contre cet ennemi pour le détruire ", a précisé la même source.


AMI

Une nouvelle coalition à Rosso




Décidément la scène politique de Rosso ne cesse d’être en continuelle ébullition et recomposition. Cette semaine après d’âpres négociations il a été annoncé la mise en place d’une coordination qui aux dires des observateurs politiques de la région risque de bouleverser la donne locale.

En effet des hommes politiques comme Slama Ould Meine ancien député de Rosso, professeur Fassa Yerim actuel maire de Rosso, Mohamed Vall Ould Moutaly dit Alem actuel député de Rosso, Ahmed Ould Mohamed membre du Bureau executif de la fédération de l’UPR, Abdallahi Ould Salem Ould Mboirick trésorier de la fédération de l’UPR ainsi que d’autres personnalités ont décidé de mettre sur pied une coordination dont la présidence à été confiée à Slama Ould Meine.

De source proche de cette coordination, d’autres personnalités importantes régionales comme le Colonel Abdel Aziz Niang seraient en pourparler avec celle-ci pour la rejoindre.

Selon les responsables de cette fédération elle se fixe comme objectif de travailler aux cotés des instances de l’UPR, sous-section, section et fédération au niveau Rosso en particulier et au niveau du Trarza de façon générale.

Nul doute que cette nouvelle coalition de poids lourds régionaux est de nature à peser sur la balance électoral et son soutien sera déterminant pour le choix des futures élus départementaux.

Khattri Ould Hamoud

Cridem

mercredi 19 octobre 2011

Des clandestins arrivent aux Iles Canaries via Nouadhibou



Des sources concordantes bien informées ont indiqué à Alakhbar qu'un groupe de 15 clandestins dont des ghanéens et des maliens ont quitté notre capitale économique à bord d'une pirogue pour les Iles Canaries.
Et ces sources d'affirmer que c'est la première fois que des clandestins réussissent à quitter Nouadhibou pour l'étranger en passant par la mer.

C'est dès leur entrée aujourd'hui aux Iles Canaries , qu' ils ont été interpellés par la garde maritime espagnole, ont précisé nos sources.


Alakhbar

Aleg - Education: Des ONG plaident la parité





Une coalition d'ONG intéressées par l'éducation a demandé le redressement du secteur éducatif en vue d'une généralisation et une parité de sexes dans l'éducation.

Dans un atelier organisé hier à Aleg, capitale régionale de Brakna, les ONG, réunies sous la bannière "Éducation pour Tous", ont affirmé leur disponibilité à appuyer les autorités dans leur efforts visant à réformer le secteur éducatif. Elles ont crée un bureau présidé par Amadou Sow pour coordonner leurs activités dans ce sens.

La coalition est composée d'organisations œuvrant dans le domaine de l'Éducation, de sections syndicales, d'organisations de droit de l’homme et d'associations de protection des femmes et enfants.

A rappeler que cette coalition est membre du Réseau Africain pour l’éducation et la campagne mondiale "Éducation pour tous"

Centre d’Enrôlement de Tidjikja/ Ce n’est pas la grande affluence !




Lancées en début juin 2011, les opérations d’enrôlement au niveau du Centre d'Accueil des Citoyens de Tidjikja peinent encore à prendre leur envol. Par jour, seules 30 à 35 personnes sont enrôlées sur une population estimées à plus de 40.000 habitants. Faute de sensibilisation, les populations locales ne semblent pas apprécier à sa juste valeur l’enjeu de cet enrôlement jugé pourtant capital par les pouvoirs publics. En interrogeant certains habitants l'on se rend compte aisément qu'ils n'accordent pas de l'importance à cette opération. Ils évoquent, le plus souvent, le cas du Ranvec de 1998 qui devait permettre l'établissement des pièces d'état civil sécurisés et infalsifiables mais qui s'est soldée par un échec cuisant. Il y a également, ceux qui mettent en cause la lenteur des procédures : " Pour s'enrôler il faut au moins une journée. Nous sommes les seuls soutiens de nos familles, et ce temps précieux on préfère l'utiliser à chercher à ramener à manger à la maison" indique AOS charretier de son état. Une position largement partagée dans le milieu des vendeuses de légumes, celui des artisans et des commerçants détaillants du marché de Tidjikja.
Et pour ceux qui ont décidé , non sans réticence, à aller s’enrôler, certains se trouvent confrontés au problème d’établissement du certificat de décès (rupture des registres de décès). "C'est étonnant qu'on ne puisse pas remédier à ce problème. On a l'impression que tout est fait pour bloquer le bon déroulement des opérations. Faire parvenir des registres de décès de Nouakchott, ne devrait pas, en principe, poser des problèmes" souligne M.L.N cadre à la Direction régionale de l'Éducation Nationale et à la Formation professionnelle (DREFP).
Mais, il y a aussi, ceux qui pensent qu’il n’y a pas lieu de s’empresser, parce que les pièces qu’ils détiennent sont toujours valables et qu'ils sont inscrits régulièrement sur les registres de l'état civil mais également ceux qui soutiennent (les politiciens et leurs soutiens) qu’il n’y a aucun enjeu électoral immédiat lié à cet enrôlement.

Au niveau de la zone rurale (B.Ben Amer, El Wahat, Tensiqh, Lahsera) l'on évoque plutôt l'éloignement du Centre d'accueil des Citoyens. « Les vielles personnes se trouvent dans l'impossibilité de voyager jusqu'à Tidjikja. C'est une erreur monumentale de concentrer tout au niveau départemental. Nombreux parmi nous ont décidé de ne pas s'enrôler pour éviter les tracasseries liées à ce déplacement" soutient H.O.A de la commune de Tensiqh.»
Cette situation a des répercussions sur le bon déroulement des opérations au niveau du CAC de Tidjikja où les citoyens continuent à se faire enrôler à compte goutte. Jusqu’au jour d’aujourd’hui seuls 1700 individus ont été enregistrés.
L’administration régionale compte corriger cette tendance à travers une campagne de sensibilisation qui cible en priorité les populations des quartiers périphériques de Tidjikja et celle des communes rurales.


khalil Sow
khalil1965@yahoo.fr

Brakna: Boutiques de la Solidarité: scandale à Ould Birome


Les soupçons de mauvaise gestion, qu’entretenaient les habitants de la localité d’Ould Birome, dans le département de Boghé, au Brakna, se sont avérés, ce samedi 15 octobre, avec l’interception, dans un bus de transport en commun, de six sacs de sucre et de six bidons d’huile de 20 litres, provenant de leur boutique de Solidarité et destinés à un boutiquier de Boghé. Déjà, les habitants de la petite commune n’appréciaient pas les attitudes du tenancier de la boutique, Marouf Ould Mkhaitir, pour son refus, récurrent, de vendre de petites quantités de produits, aux habitants des voisins du village. Marouf serait, selon certaines informations, un intouchable homme politique de la zone, grand soutien de Mohamed Ould Abdel Aziz qui lui aurait donné, il y a quelque temps, une voiture. Avisées du scandale, les autorités administratives et sécuritaires, notamment le chef d’arrondissement de Dar El Barka et le commandant de brigade, se sont rendues sur les lieux. Le responsable incriminé a été emmené, avec les produits saisis, dans la capitale départementale. Cette affaire repose la question de la gestion des boutiques de la Solidarité, pompeusement médiatisées, qui ont englouti quelque 90 milliards d’ouguiyas. Un montant qui aurait pu servir, selon les experts financiers, à mettre en place des mécanismes de régulation des prix, comme la subvention ou la baisse des impôts à l’importation, au lieu d’en faire un cadeau à des commerçants sans scrupules et à des tenanciers souvent choisis sur la base de l’allégeance politique ou du clientélisme. Le scandale d’Ould Birome n’est que la partie émergée d’un iceberg de mauvaise gestion, de complot contre l’interêt public, de réseaux de prébendes et de commissions, qui mettent en jeu des groupes hétéroclites dont de très très hauts responsables de l’Etat, dans ces histoires de boutiques de Solidarité, opération Ramadan et autres.

Journées culturelles de Bouhdida

La commune de Bouhdida, dans le département d’Aleg, a débuté, jeudi 13 octobre, une série d’activités culturelles et sportives, dans le cadre de journées culturelles qu’organise la municipalité, en partenariat avec quelques sponsors nationaux. Tous les villages de la commune – Azlatt, Zeglane, Moundi, Agweida et Laleybatt – ont pris part aux festivités. Des séances de lecture du Coran, des matchs de football, des jeux divers, tirs à la cible et autres compétitions sportives et culturelles, comme les courses de chevaux ou la poésie, marquent la semaine. L’opérateur de téléphonie mobile Mauritel a contribué, pour un million d’ouguiyas. Tout comme des ressortissants de la moughataa d’Aleg, dont dépend la commune, qui ont, aussi, participé financièrement à la manifestation. Ainsi et entre autres donateurs, l’Administrateur directeur général de la SNIM a donné 400.000 ouguiyas, tandis que le conseiller à la Présidence de la République, le docteur Sid’Ely Ould Ahmedou, s’investissait pour 200.000 ouguiyas. A l’issue de chaque journée, des prix ont été distribués aux lauréats en lecture du Coran, aux meilleures équipes de football et aux autres jeunes qui se sont distingués dans les différentes compétitions.

Feu de brousse à Dar Esselam

Un dévastateur feu de brousse s’est déclaré, dans la journée du vendredi 14 octobre, dans les environs du village de Dar Esselam, commune d’Ould Birome, département de Boghé. L’incendie a ravagé 400 ha des maigres pâturages de la zone. L’auteur présumé du sinistre, Mohamed Ould Ely, qui prétend avoir envoyé un enfant «chercher une boîte d’allumettes», a été conduit à Boghé où il risque une amende de 500.000 ouguiyas, selon les dispositions du code pastoral.
Lecalame