lundi 25 avril 2011

Brakna : à Boghé séminaire d’imprégnation sur le programme de Tostan du 24 au 27 avril 2011.



La maison des associations de Boghé abrite du 24 au 27 avril 2011, un atelier dans le cadre du partenariat entre Tostan/ Unicef/ Masef pour l’exécution du projet intitulé « renforcement des capacités des communautés mauritaniennes pour la promotion de l’abandon de l’excision ». L’objectif primordial est de former les différents partenaires locaux sur l’approche et le contenu du programme de Tostan.

Le Hakem du département de Boghé Mr Ahmedna Ould Mohamed Lemine a ouvert cet atelier devant une vingtaine des représentants des ONG, Associations et Coopératives du département de Boghé.

Mr Le coordinateur national Mamadou Baba Aw a dans son allocution de bienvenue expliqué que cette ong est une organisation non gouvernemental qui transmet aux participants de son programme d’éducation de base les connaissances et compétences nécessaires pour devenir des acteurs, responsables, capables de prendre en charge leur développement économique et d’amener des changements sociaux durables au sein de leur communauté.

En fin Mr Aw a remercié l’assistance et souhaité que cette rencontre d’aujourd’hui soit un acte de jouissance. Lui succédant, le Hakem du département, a mis l’accent sur l’importance de ce séminaire et invita ces séminaristes à transmettre à la fin de l’atelier ce savoir faire aux différentes personnes qu’ils représentent. Une fois dans leur fief d’être les ambassadeurs, enfin le Hakem a remercié et loué les qualités de cette ONG qui n’est pas comme beaucoup d’ONGs cartables, sans utilité. Le Hakem a vraiment reconnu haute et fort toute la démarche salutaire de Tostan, avant de déclarer ouvert cet atelier de formation.

Le représentant des ONG du département de Boghé Mr Atoumany Diop a pris la parole et dit ; « nous ne pouvons pas passer sous silence la contribution de l’équipe Tostan et des vaillants membres des comités pour leur sens aigu de l’intérêt communautaire et leur passion incommensurable dans leur qualité perpétuelle d’une meilleure condition de vie des populations de Boghé.

Par ailleurs nous faisons une mention spéciale à la faille Tostan Mauritanie et ces partenaires Unicef et Masef, ou chaque homme, chaque femme à quel niveau qu’il soit ait aidé d’une manière ou d’une autre à l’aboutissement de ce travail cruel des synergies collectives, pour mettre fin à des pratiques néfastes en place un comportement responsable, nous osons espérer que le contenu de cette formation fruit d’une concertation multisectorielle et d’une analyse sans complaisance continuera d’inspecter nos actes quotidiens afin de donner l’esprit. Je vous remercie. »
Quant à la représentante des Coopératives du département de Boghé, Madame Hapsa Aliou Diop, elle a lu d’abord un poème où elle loua les qualités de l’ong Tostan et affirma que le programme de Tostan nous a apporté une vraie confiance en nous et la conviction que nous pouvons réellement changer les choses si nous le voulons. Tostan nous montre aussi qu’on peut améliorer nos vies et notre environnement afin d’atteindre la voie d’une plus grande autonomie et de l’autosuffisance.

Houraye Abdrahmane Dia qui représente Masef a souligné la ferme volonté, la détermination de Tostan dans ses lancées positives pour améliorer les conditions de vie des communautés du brakna, Tostan est une ONG réelle qui apporte toujours sa pierre à l’édifice à la construction d’une société nouvelle qui peut se suffire en elle même dans le travail concret.

Ce fut alors, la présentation générale de Tostan, les bilans des activités de l’ancien projet et la présentation du nouveau projet. La deuxième journée, c'est-à-dire le 25 avril, les séminaristes vont écouter l’exposé « l’islam et l’excision » par un marabout Thierno Alhousseiny Sy, en suite les réalisations du projet un autre débat et discussion et en fin Madame Racky Sy va traiter un exposé sur la loi et l’excision.

Le troisième jour de l’atelier de formation va permettre à l’équipe de Tostan d’animer, de parlementer sur la présentation de la séance sur l’excision, ensuite les participants, agents de santé plus l’équipe de Tostan vont discuter et débattre sur l’abandon de l’excision en Mauritanie, les méfaits de l’excision.

Rappelons que Tostan a mis en œuvre son programme dans neuf pays d’Afrique, en 2010 Tostan intervient en tant qu’ONG reconnue par les gouvernements nationaux dans huit pays ; Sénégal, Guinée, Gambie, RIM, Somalie, Djibouti, Guinée Bissau et Mali. D’autres versions antérieures du programme de Tostan ont aussi été mises en œuvre au Soudan, Mali et au Burkina Faso.

L’approche innovatrice de Tostan a été reconnue à plusieurs reprises comme meilleure pratique en matière e développement communautaire durable et de changement social positif.

Albert camus Diop dit Hbodiel
CP le Véridique au Brakna.

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Source :
Albert Camus Diop

ATPC/Tagant: Formation de trente facilitateurs




Les travaux d’un séminaire de cinq jours portant sur l’approche Projet d’assainissement total piloté par la communauté(ATPC) ont été ouverts à Tidjikja au profit de trente participants issus des villages bénéficiaires de l'intervention du projet, des représentants de la société civile et des membres du comité de suivi du projet. L’ouverture officielle du séminaire a été présidée par le Wali adjoint Mohamed Yislim Ould Bouh qui avait à ses côtés le coordinateur national de l’ATPC Lehbib Oud Sidi Aly.
Tout au long de ce séminaire, Il a été question d’informer, sensibiliser et impliquer les parties concernées en leur présentant de façon succincte les différents aspects du projet. Les communications ont été axées sur la mise en œuvre des principales phases du projet.
Concrètement , il s’agit de la formation des facilitateurs locaux dont le rôle est d’assurer les activités du pré-déclenchement qui permet de déterminer pour chaque site, les lieux de défection à l’air libre et le taux d’utilisation des latrines , du déclenchement qui est fondé sur la stimulation d’un sentiment collectif de dégoût et de honte chez les membres de la communauté en les confrontant à la réalité crue de la défection à l’air libre et ses impacts sur la communauté entière et enfin du post-déclenchement qui consiste à suivre les réalisation des activités inscrites dans les plans d’actions communautaires.
Durant les deux premiers jours, l’accent a été mis sur le côté théorique de l’approche avec la définition des concepts et la vulgarisation des méthodes à adopter pour l’amélioration des conditions sanitaire et hygiénique des populations. Les séminaristes ont reçu d’amples explications portant sur les méfaits liés à la dangereuse pratique de la défécation à l’air libre, ses conséquences environnementales et les maladies qu’elle entraine. Ils ont été informés également sur les bonnes pratiques à adopter notamment le lavage des mains avec du savon, l’allaitement maternel, l’utilisation des moustiquaires imprégnées ect.
Les trois derniers jours ont été réservés à des activités pratiques liées essentiellement à des simulations ayant pour objectifs de sensibiliser les populations sur les dangers liés au phénomène de défécation à l’air libre mais aussi le « déclenchement » de certains villages bénéficiaires qui se verront dotés de latrines avec l’appui du projet ATPC.
Le Projet d’assainissement total piloté par la communauté qui est a ses débuts au Tagant bénéficié d’un appui consistant qui lui est accordé par l’UNICEF un organisme qui inscrit l’hygiène et l’assainissement au cœur de ses préoccupations.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

Lettre Ouverte au Wali de la Wilaya du Brakna




Le chef du village de Dar Salam Wodabé n’a jamais été changé, c’est toujours Bâ Amadou Aliou. Suite à la publication d’un article faisant objet du changement de chef du village, nous les habitants de Dar Salam Wodabé, par la voix de notre chef Bâ Amadou Aliou, déclarons que ces propos sont nuls et insensés.

Le chef n’a jamais été changé, c’est toujours Bâ Amadou Aliou, revenu à Dar Salam depuis 1996. Il n’a jamais eu d’assemblée générale pour changer le chef qui a été désigné en 2002 à l’unanimité et il est sérieux, honnête et surtout il aime ses voisins (arabes et peulhs) ce qui l’a permis d’être nommé chef du village.

Le groupe dirigé par les trois personnes ( Sow Abou Sada, Sow Alassane Djiby et Sow Mamoudou Baba) veut prendre le village en otage pour leur intérêt personnel et a imposé au chef de faire la grève pour empêcher les enfants d’aller à l’école suite à l’affectation de l’ancien directeur car ce dernier faisait affaire avec le groupe pour détourner le matériel scolaire à leur profit.

Craignant que le nouveau directeur ne fera pas leur affaire, ils ont commencé à faire campagne en vue de changer le chef du village afin de continuer le gaspillage et la gabegie contrairement à la volonté du Président de la République son excellence Mohamed Ould Abdel Aziz qui exhorte les citoyens à lutter contre la gabegie et le gaspillage des biens du pays.

Perdant toute espoir de voler ou de gaspiller parce que j’ai refusé en respectant les directives du Président de la République : ils ont continué à faire la pression pour me destituer et ils n’ont pas pu. J’ai décidé avec tous les habitants de Dar Salam Wodabé de vous donner certaines informations claires et nettes sur les trois faux notables :

Sow Alassane Djiby, désigné imam depuis 1996 est un membre actif et élément moteur du groupe extrémiste raciste qui veut siéger à Dar Salam. Il permet au groupe de faire les réunions sous couvert de la mosquée, ils se réunissent tous les vendredis soirs de 23H à minuit pour préparer leurs activités.

C’est encore lui qui est le chef des activités de World Vision à Dar Salam : le 23 avril 2008, il aurait détourné le matériel que World Vision avait donné aux rapatriés (206 rouleaux barbelés, 94 sacs de ciments et 3360 fers Corniers), à cette époque–là, il a été convoqué par le hakem de Boghé, et il promet de rendre aux bénéficiaires, mais à son retour il a refusé de rendre le matériel et il a inauguré son jardin de 400m². Il est le président des parents d’élèves et il aurait aussi détourné le matériel scolaire avec la complicité du directeur et si ce dernier refuse, il rédige son rapport en accusant le directeur d’être irrégulier et de n’avoir pas fait son travail afin qu’il soit affecté ailleurs.

Depuis 1996, Sow Alassane Djiby, l’imam, est connu dans les villages environnants, à cause de ses nombreux problèmes et il suit un seul objectif diviser. L’ANAIR lui avait donné du matériel, le 12 septembre 2009 ( une somme de 150000UM, 300 fers corniers, 40 rouleaux de grillages, 15 rouleaux de barbelés et 15 kg de fils de fer). Il a refusé de donner au village, il a fallu que lui et moi (chef du village, Bâ Amadou Aliou) partons voir le hakem de Boghé. Le hakem lui a demandé de remettre le matériel aux habitants bénéficiaires.

Il a promis de rendre mais après son retour, il a refusé et j’ai appelé le hakem, il est venu avec le chef de la subdivision de la garde (Moughata Boghé), commandant de brigade de Dar el Barka et maire de commune de Ould Birom, finalement il a cédé. Le groupe a demandé à ce que le matériel soit divisé en deux parties une pour l’imam et l’autre pour le village. L’UNICEF avait donné une banque céréale depuis 1997 à Dar Salam et a confié à l’imam et on ne sait pas jusqu’à présent où est passée la banque.

Mamoudou Baba Sow aurait détourné une boutique communautaire et il aurait même détourné des briques des rapatriés pour construire sa maison et nous pouvons donner des preuves tangibles.

Chaque jour, je reçois plusieurs demandes des protestations formulées par les bénéficiaires et je les ai demandé de garder leurs VRF qu’on montrera à L’ANAIR pour dénoncer la situation. Abou Sada Sow. Un type maniable et idiot ne savant absolument rien, il organise avec le groupe des réunions hebdomadaires nocturnes tous les vendredis de 23H à minuit.

Ces trois-là sont malhonnêtes. Ils accusent des responsables de l’état et les institutions nationales crédibles qui travaillent pour le peuple mauritanien des choses qu’ils n’ont jamais faites. C’est l’imam qui n’a pas joué un rôle d’imam et doit être destitué par le village, il n’appartient pas à l’imam de diviser et il a même oublié qu’il a été désigné par le village pour être l’imam.

Ainsi, moi, Bâ Amadou Aliou, chef du village de Dar Salam Wodabé, je demanderais une commission d’enquête pour faire la lumière sur les accusations lancées contre moi. Je remercie les habitants de Dar Salam Wodabé pour m’avoir donner l’honneur de répondre aux critiques visant à ternir l’image de notre village.

Et je remercie également les autorités administratives civiles et militaires de la Wilaya de Brakna , de la Moughataa de Boghé, de l’arrondissement de Dar el Barka et de la commune de Ould Birom pour avoir soutenu nos frères rapatriés à Dar Salam Wodabé.

Vive la Mauritanie , vive Dar Salam Wodabé.

Fait à Dar Salam Wodabé , le 22 avril 2011.

Pour les habitants de Dar Salam Wodabé : Bâ Amadou Aliou, chef du village de Dar Salam Wodabé.




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Source :
Laye Sow

dimanche 24 avril 2011

Nouadhibou : Conférence du député Ousmane Thiam.




Dans le cadre des activités de renforcement de capacités de ses militants , le conseil régional de l’AJD/MR-Nouadhibou a organisé le Jeudi dernier (21 Avril) au niveau de son siège au 2ème robinet sis hôtel Nassiba une formation qui a pour thème : Institutions et Elections.

Animée par le Député Thiam Ousmane la conférence est faite dans la salle de réunions du siège en présence de nombreux militants et militantes en majorité des jeunes.

Durant trois heures de temps(18h à 21h), l’ancien député et premier responsable régional du parti a expliqué avec clarté les différents types de gouvernements : Monarchie, Aristocratie et Démocratie. Il a souligné que dans les régimes démocratiques il y a ceux qui appliquent la démocratie de parti unique , la démocratie directe ou la démocratie de représentativité .

Parlant de la Mauritanie M. Thiam de souligner que nous avons une démocratie et une république mais malheureusement on a une faible culture démocratique. Nous avons encore une culture de clan, de tribu, d'ethnie ou de région. Nous devons bannir ces considérations pour mieux asseoir notre démocratie.

Le conférencier a fait une grande présentation des différents pouvoirs exécutif, législatifs et judiciaires qui devraient être indépendant mais il a décelé des failles sur ces pouvoirs car dans notre pays et dans plusieurs pays d’Afrique les prérogatives données au président de la république sont énormes Il a largement développé le rôle du président de la république, des députés des sénateurs ,du conseil constitutionnel et du conseil islamique.

Abordant le second volet de la conférence, M. Thiam est revenu sur les différents modes de scrutins. Election au suffrage universel direct pour le président de la république avec un éventuel deuxième tour.

Elus pour un mandat de 5 ans au suffrage direct, les députés sont les représentants du peuple au niveau de l’assemblée nationale. Les sénateurs sont élus pour un mandant de 6 ans au suffrage indirect (élus par les conseillers municipaux) . Ils sont renouvelés par le tiers tous les deux ans. Au niveau communal, les populations élisent le maire et ses conseillers.

Le conférencier a établi un lien entre ces différentes élections et souligné leurs importances. Il a enfin rappelé qu’en parti politique doit avoir des conseillers, des maires des députés des sénateurs.

Après avoir répondu aux différentes questions des participants se portant sur la liste nationale des législatives ,le conseil constitutionnel et les points d’accord pour l’adhésion du parti au niveau la majorité présidentielle , M Thiam a exhorté les militants à se préparer dés maintenant pour les prochaines élections législatives et municipales ."On peut commencer la campagne par monter notre logos" souligne t’il

Les militants ont vivement remercié le conférencier ‘’ on doit toujours faire ce genre de conférences et organiser des débats au niveau de nos comités ‘’ pensent certains Ils se disent convaincus que AJD/MR peut remporter la mairie de Nouadhibou.

Souleymane Falilou Ba
Communication AJD/MR/Nouadhibou

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Source :
Communication AJD / MR

Préparatifs de la visite du Président à Kaédi : « Pour un accueil républicain »




Plusieurs fois annoncée, la visite du Président de la république pour Kaédi est finalement prévue le jeudi 28 Avril 2010. A l’occasion de cet événement, le Fédéral de l’UPR au Gorgol, Monsieur Ba Amadou Abou, a invité tous les ressortissants de cette Wilaya ce samedi 23 avril dans les locaux de la nouvelle maison des jeunes de Nouakchott.

L’objectif de cette rencontre a tenu à préciser Monsieur Ba « c’est d’abord d’informer tous les ressortissants du Gorgol et ensuite d’évoquer avec eux les modalités pratiques d’organisation et de mobilisation afin d’assurer un sucées retentissant à cette visite. »

Ce déplacement du Chef de l’Etat rentre dans le cadre d’une série d’inaugurations qu’il doit effectuer dans la capitale du Gorgol relative à la pose de la première pierre d’un nouveau centre hospitalier, le lancement des travaux de bitumage d’un certain nombre d’axes routiers à l’intérieur de l’agglomération et le lotissement d’un nouveau quartier au nord de l’aéroport au profit des populations sinistrées par les dernières inondations.

Dans leurs discours, le Fédéral de l’UPR et le maire de kaédi ont invité l’ensemble des populations du Gorgol « à réserver un accueil citoyen et républicain, loin de toute considération partisane au Président de la république qui vient doter la ville de kaédi d’infrastructures socio économiques aussi importantes.»

Ces deux intervenants ont également invité les cadres résidant à Nouakchott à s’organiser par Moughataa afin de faciliter à partir de Nouakchott le déplacement des personnes désireuses de se rendre à Kaédi. Par ailleurs, le maire de Kaédi a invité les familles au niveau de kaédi à participer à l’accueil et surtout l’hébergement des hôtes qui viendront des autres Moughata.

Cette rencontre a vu la participation de plusieurs cardes et dignitaires politiques de la Wilaya notamment : le ministre de la santé, Bâ Housseynou Hamady, Ministre délégué chargé de l'emploi, de la Formation Professionnelle et des Technologies Nouvelles Mohamed Ould Khouna, Wane Ibra lamine ancien ministre du pétrole, de Mohamed Abdallahi Ould Guelaye, Député de Maghama, de Sow Moussa Demba , le maire de kaédi, Diallo Abou Moussa président de la commission centrale des marchés, de madame Diewo camara, du doyen Ngaidé Alassane et de Diagana Mohamet Directeur du projet de la fibre optique.

Depuis l’annonce de la visite , le Député de Kaédi Monsieur Kamara Ibrahima, assisté d’une commission composée essentiellement de jeunes toutes tendances confondues est à pieds d’œuvre au niveau de Kaédi pour disent ils « sensibiliser et mobiliser les populations afin de remercier le président Mohamed Ould Abdel Aziz de l’attention particulière qu’il n’a jamais cessé de porter à l’endroit de la ville de Kaédi .»

Mais sur le terrain, certaines personnes se demandent déjà si la ville nouvelle profitera aux seules populations sinistrées, et si les jeunes de la ville de Kaédi bénéficieront en priorité des opportunités d’emplois qu’offrent ces différents chantiers ?

Ces questions sont d’autant plus pertinentes si l’on sait déjà qu’une grande partie du site du nouveau quartier en question serait déjà attribuée et que les méthodes des sous traitant en complicité avec l’inspection du travail profitent rarement aux travailleurs.

Mpaly

Octroi de marchés à Akjoujt et Kaédi sans orthodoxie.




A Akjoujt, le wali a convoqué les responsables de la MCM, la société qui exploite la mine du Guelb Moghrein, pour savoir plus sur les circonstances d’octroi d’un marché gré à gré de 80 millions d’ouguiyas.

Il s’agit de la réfection du radier de « Tekfol » au Km 50 sur la route Akjoujt/Nouakchott. Le marché aurait été confié à un certain homme d’affaires du nom d’Ahmed Ould Ainina sans faire l’objet d’appel d’offres.

Aux dernières nouvelles, le wali de l’Inchiri aurait ordonné l’arrêt de ce chantier en attendant la réaction de Nouakchott.

Un autre marché concernant la réalisation de 14 km de voirie à Kaédi (Gorgol) aurait été lui aussi cédé par le PDU (Programme de Développement Urbain) sans orthodoxie à une société sénégalaise .

cridem

La Sebkha Djill : Aghzazire entre le féodalisme socioale et tyrannie de l'Etat.




La Sebkha Djill : Communauté Aghzazire entre le marteau du néo féodalisme et l’enclume de l’indifférence de l’Etat Depuis très longtemps les exploitanthttp://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4454022266741990047s Aghhzazire du sel de la sebkha djill souffrent d'une injustice qui fut toujours l'expression d'une époque révolue. Seul l'Etat de droit peut remédier à cette tyrannie!

Au pieds de la plus riche montagne du désert Mauritanien cohabite ostensiblement encore deux modes de productions diamétralement opposés. En face d'une exploitation mécanisée et réglementée par un code de travail moderne et minutieusement élaboré, survit toujours un autre mode d'exploitation cette fois-ci archaïque et régit par des lois médiévales jusqu'hier parrainées par le colonisateur.

C'est à quelques kilomètres de part et d'autres de la Kédia d jill que l'histoire d'une féodalité semble récuser les apports avantageux du modernisme de la SNIM-SEM. Découverte il y'a longtemps la Sebkha Djill fut l'une des plus grandes exploitations du sel en Mauritanie.

Elle devait ravitailler le commerce du troc caravanier qui avait caractérisé les échanges commerciaux transsahariens. Alors la communauté Aghzazire eut le maudit sort d'exploiter ce gisement depuis sa découverte. Et quelques historiens avancèrent même l'hypothèse qui disait que " Tighizzarit" voulait dire en langue berbero-brabiche la barre de sel sortie brute de son gisement. D'où l'appellation "d'Aghazzari "de tous celui qui exploite directement ces barres de sel aussi lourdes et longues qu'on pouvait l'imaginer aujourd'hui.

Bref, les Aghzazires étaient déjà l'appellation connue pour la communauté qui exploitait la Sebkha Djill. Cependant, le malheur de cette communauté fut - il que quelques uns des descendants familles démunies et des familles maraboutiques voulaient s’enrichir illégalement sur son compte pour de vaines raisons de coutumes et d'alliances jamais exploitées équitablement entre toutes les parties. Au moment où.les se consument péniblement dans les cendres d'une production effective d’autres s’évertuent sans le moindre scrupule à demander leurs part et revenus de la production. Quelle aberration !!.

Ceci dit, l'exploitation actuelle de la Sebkha Djill relève de la vie médiévale. La bassesse d'une féodalité accablante secoue la vie de tous les jours des vrais exploitants de cette mine saline. C'est voir combien le modernisme des sociétés normatives est si loin d'atténuer les vieux comportements qui continuent sans cesse d'altérer la condition humaine.

On ne peut pas imaginer qu'à quelques kilométres de ce gisement salin se réalise le génie de la science, du positivisme socioprofessionnel et de la technologie, voire l'exploitation du fer par la SNIM, alors que le faubourg de la sebkha djill est resté pour longtemps plongé dans la vétusté et la médiocrité des moyens et mode d'exploitation. C’est d'autant plus dommage et insensé que ce faubourg continue de refléter la servilité sociale que les profiteurs appellent naïvement alliance.

Exploitant péniblement ce gisement, la communauté Aghzazire découvre aujourd'hui qu'elle fut elle-même exploitée sévèrement depuis la découverte des lieux il y'a longtemps. Les dons, zakats ou Nadhrs qu’elle verse généreusement aux nécessiteux parmi les familles pauvres et maraboutiques de la zone ont été transformés par l’administration en un impôt obligatoire (voir la fausse décision de Kaba ould Elewa de 2004)

C'est malheureusement l'exploitation de l'homme par l'homme. Les exploitants de la sebkha livrés à eux même sans appuis, sans infrastructures et sans aucune prestation de base continuent de payer le prix d'un soi-disant accord colonial rédigé à leur insu et ostensiblement falsifié. Lequel accord privilégiant quelques familles en complicité latente avec le colonisateur.

Ainsi l'impôt illégale ( parce que sans contre partie pas de service ni de prestations ) prélevé sur la sueur de ces exploitants-exploités est divisée en deux: une moitié pour l'administration et l'autre moitié pour les dites familles.

Aujourd’hui les descendants de ces familles se confrontent aux droits de la communauté Aghzazire d’exploiter la sebkha avec comme arme principale : le trafic d’influence qui a déjà désorienté les décisions des tribunaux !! Cette situation inhumaine que les Aghzazires de la sebkha vivent amèrement doit cesser de prévaloir face à la volonté dans un Etat citoyen qui s'appuie sur les devises d'une démocratie inlassablement embrasée par un traditionalisme méprisant. Dans les prochaines livraisons nous débâtons sciemment des origines de cet engrenage historique.

"L'homme est toujours un loup pour l'homme" avait dit une fois Hobbes.

Mohamedou ould Boydiye, sociologue et journaliste indépendant

La gendarmerie place en détention 4 personnes pour exploitation de mineurs




La gendarmerie a procédé ce samedi 24 avril à l’interpellation de 4 personnes dans la région du Brakna, sur le soupçon d’exploitation sur mineurs, et transférées à Nouakchott pour y être jugées.

Selon le militant Birame Ould Dah Ould Abeid, dont les propos ont été recueillis par l’agence Al Akhbar, la gendarmerie a remis les quatre personnes soupçonnées d’exploitation sur mineurs au commissariat du Palais de justice, en prélude à leur comparution devant un juge.

La gendarmerie nationale avait procédé vendredi matin à l’interpellation de 3 personnes soupçonnées d’exploitation, dont un policier.

Des militants des droits font actuellement un sit-in devant le Commissariat du Palais, dans l’arrondissement du Ksar, en faveur du jugement des personnes présumées impliquées dans l’exploitation sur mineurs.

Traduction Ahmed Baba Ould Hamoud

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Source :
Al Akhbar, traduction A.B.O. Hamoud pour Cridem

Incinération et destruction d'une quantité de vin et de drogue à Nouadhibou




Le procureur de la République dans la wilaya de Dakhlet Nouadhibou, M. Ahmed ould Isselmou Ould Abdel Kader a supervisé samedi soir à Nouadhibou une opération d'incinération et de destruction d'une quantité de drogue et de vin.

Dans une déclaration à l'AMI, le procureur de la République a indiqué que la quantité détruite aujourd'hui a été saisie ces derniers temps au niveau de la wilaya. Le procureur a précisé que cette quantité se compose de 500 kg de hachish, de cannabis et d'autres sortes de drogues, en plus de 150 bouteilles de vin.

L'opération d'incinération s'est déroulée en présence de représentants de la commune de Nouadhibou, de la gendarmerie, de la garde et de la police.




Source :
Agence Mauritanienne d'Information

samedi 23 avril 2011

Monde carcéral: Un nouveau bagne pour Aleg.




Aleg, capitale régionale du Brakna, a bénéficié tout récemment d’un grand bagne. Construit à environ trois kilomètres à l’Est de la ville, ce pénitencier dispose suffisamment d’outils modernes comme les grandes geôles du monde.

Véritable forteresse avec une hauteur dépassant les quinze mètres et un mur bien édifié, cette prison civile est différente à celles de Nouakchott, dont les enceintes construites, il y a longtemps, avaient fait plusieurs fois, un grand nombre d’évasions de prisonniers. Des groupes de dangereux délinquants et de tueurs avaient pu s’évader en creusant des tunnels.

La construction du nouveau bagne d’Aleg résout un vrai problème avec une capacité de plus de huit cent pensionnaires. Les prisonniers, détenus dans la vieille prison de la ville d’Aleg, construite dans le cœur de la capitale du Brakna, ont leurs places dans ce pénitencier édifiant.

On s’attend quand même à un transfert de centaines de prisonniers de la prison civile de Dar Naïm, dont notamment ceux des grands délinquants, vers le nouveau bagne d’Aleg, ce qui permettra de désengorger les prisons de Nouakchott, qui accueillent quotidiennement un beau monde de délinquants de tous genres, affirme une source carcérale.

La prison civile de Dar Naïm, qui avait été mise en service depuis quelques années, ayant une capacité de places pour 800 prisonniers environ, abrite aujourd’hui, plus d’un millier de détenus. Plusieurs décès, dont les causes n’ont pas été décelées, avaient été signalés, ces dernières années, dans cette prison. Parmi ces décès, figurait un certain nommé Mamadou Malal Bayo, sénégalais, natif de 1967 à Dakar pour son appartenance à un réseau de trafiquants de chanvre indien à Nouadhibou, capitale économique du pays.

Balla LY

Une caravane médicale au profit des populations du village de Dar El Barka et ses environs




Le forum social et culturel des cadres de la jeunesse ressortissant de la wilaya du Trarza a organisé vendredi dans le village de Dar El Barka relevant de la commune de Rosso une caravane médicale au profit des habitants du village et de ses environs.
Dans une déclaration au correspondant de l'AMI, le médecin Mohamed Fall, responsable de la caravane a indiqué que le but de cette caravane qui dure deux jours est de donner des soins et des consultations dans diverses spécialités de manière gratuite.
Il a ajouté que le forum a pris l'habitude d'organiser diverses activités sanitaires et culturelles, d'apporter un appui aux équipes sportives de la wilaya et de prendre en charge certains orphelins.
Des bénéficiaires ont exprimé, pour la circonstance, leurs remerciements pour le forum pour les services qu'il dispense aux populations les plus démunies.
La caravane dispose de deux ambulances mises à sa disposition par la commune de Rosso pour faciliter le transport des malades.
AMI

Ouverture d'un seminaire à Nouadhibou sur la jeunesse et le développement



L'hôtel " El Jezzira" à a abrité vendredi le deuxième seminaire organisé par l'organisation des jeunes pour la réforme et le développement relevant du parti "Tewassoul" sous le thème de :" les jeunes et le développement: rôle et place".
Le seminaire qui dure trois jours vise à explorer le rôle que peut jouer la jeunesse dans l'impulsion du développement. Plusieurs conférences relatives au thème de la rencontre seront données pour la circonstance.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, M. Cheikhani Ould Beiba, vice-président du parti "Tewassoul" a insisté sur l'importance de la ville de Nouadhibou pour son parti avant de parler de la relation qui existe le parti et l'organisation des jeunes, précisant que le but de cette rencontre est d'unifier les vues pour sortir avec des objectifs communs sur les moyens permettant de développer le pays.
Pour sa part, le président de l'organisation des jeunes de "Tewassoul", M. Soubhi Ould Weddadi a indiqué que l'organisation de cette rencontre qui vient après celle de Nouakchott a pour but d'attirer l'attention sur le lien étroit entre qui existe entre le décollage économique et la participation des forces vives de la société, en particulier les jeunes.

AMI

Zouerate : Atelier de Formation et Exposition d’arts plastiques à la Maison de la Société Civile.




La Commune de Zouerate a organisé un atelier de formation au profit des clubs de jeunes et des lauréats des écoles primaires et une exposition d’arts plastiques à la Maison de la Société Civile en collaboration avec l’Union des Artistes Plasticiens de Mauritanie.

Cette expo, la première du genre dans la ville minière donne un véritable coup de pousse à la seine culturelle dans cette ville située au nord de la Mauritanie. Khabed Aly Dide Moulay Idriss Président de l’UAPM et animateur de la formation s’est dit satisfait de l’organisation de cette activité.

L’utilisation du dessin et des arts plastiques comme moyen d’expression doit être développé chez les jeunes, a-t-il précisé.

Durant cinq jours, les jeunes ont eu l’occasion d’étaler leurs talents et imaginations sur des feuilles et des toiles, crayons et pinceaux à la main. Les couleurs et les traits se sont entremêlés pour donner des formes, images, paysages et expressions.

Le Maire de Zouerate, Monsieur Yacoub Ould Salem Vall, a affirmé que le conseil municipal prendra toutes les initiatives nécessaires à l’émancipation des jeunes et au développement des talents. L’exposition qui a débuté hier, doit s’achever le 30 avril au grand bonheur des Zoueratois.


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Source :
Abdallahi Dieng Ould Cheikh

Kaédi, une ville comme la notre




Introduction.


La ville de Kaédi est la plus importante agglomération de la vallée du Gorgol. Ville attachante du sud mauritanien, jadis grenier du Fouta, centre culturel et artistique, elle évoque d'impérissables souvenirs pour les habitants de la sous région, notamment les plus anciens.

Chaque kaédien peut apporter le meilleur à la ville. Ce qui apparaît parfois aujourd'hui dans les comportements des habitants comme le pire à travers des contradictions est en réalité la somme de volontés individuelles, non organisées, de faire progresser la commune.

Ces comportements rendent difficile voire impossible, dans certains cas, la capacité de porter en commun des projets dans la durée. Les attitudes individuelles à l’œuvre ne peuvent pourtant trouver leur réelle efficacité que dans une organisation collective réfléchie qui mobilise toutes les bonnes volontés.

Le présent texte n’a pas vocation à porter un quelconque jugement sur les comportements des uns et des autres. Il n’a pas pour objet de faire la moindre remarque sur les choix politiques de chacun d’entre nous. Il ne veut donner de leçons à qui que soit. Loin de moi ces sordides tentations. La naïveté ne guide pas non plus son écriture. Cet écrit se veut donc comme un profond cri du cœur. Il a pour but d’attirer - pour une fois de plus - notre attention collective sur la situation désastreuse de notre bonne ville, de susciter l’intérêt commun et au-delà de proposer quelques pistes, non exhaustive, pour répondre de la crise de gestion à l’œuvre dans la ville de Kaédi.

Les réponses apportées à l'insoutenable situation nécessiteront forcément des efforts et des sacrifices de la part de chacun. Des freins, venant de là où on ne les attend pas, pourraient ralentir les ambitions collectives. Mais il ne faudra pas y céder. Seule la volonté de faire avancer la ville doit être le fil conducteur de tous nos engagements communs.

Au risque de choquer certains, je pose le postulat selon lequel, pour sortir définitivement la commune de sa décadence actuelle, il est d'abord et surtout indispensable de transcender les clivages politiques, ethniques et sociaux. Sans cette prise en compte, tous les efforts entrepris seront vains et n’auront aucune efficacité dans la durée.

Un développement urbain totalement en panne


Située à près de 500 kilomètres de la capitale, l'agglomération s'étend le long du fleuve Sénégal. Ancienne étape du mythique bateau « Le Bou El Mogdad », communément appelé «Bouyel » qui reliait jadis Bakel (Sénégal) à Saint-Louis (Sénégal), la ville recèle de nombreux atouts. Les larges bandes de terres agricoles du Walo, les potentialités d'élevage et même les terres sablonneuses du Djiéri constituent des opportunités inestimables pour son développement économique. Les freins sociaux et politiques empêchent cependant la valorisation de ces atouts, générateurs de revenus pour les habitants.

La région est de plus en plus sinistrée. Seuls quelques équipements réalisés par les migrants apportent une légère amélioration au cadre de vie dans les villages. Kaédi, la capitale régionale, n'a bénéficié d'aucune réalisation récente. Le temps s'est arrêté ici depuis plusieurs décennies. Alors que nombre de villages alentours bénéficient de jumelages qui contribuent à accompagner leur développement, elle reste le parent pauvre de la coopération décentralisée, attendant encore une hypothétique commune jumelle. La mobilisation des habitants pour pallier à cette carence demeure faible voire même inexistante à certains moments.

De plus, la structure nationale en charge de la question ne fait visiblement rien pour aider la ville à trouver un vrai partenaire. Elle a même eu tendance à bloquer quelques initiatives, comme pour figer durablement la plus grande ville du sud dans les abîmes de l'isolement. La signature d'une convention de jumelage peut certes contribuer au développement de la ville, mais elle ne réglera pas tous les problèmes.

La commune ne peut pas non plus attendre tout de l'Etat mauritanien qui est lui même en panne et se cherche encore malgré les volontés exprimées par ci et par là. Le contexte économique et social y est dramatique. Isolée, bafouée et méprisée, elle fait face à une redoutable crise urbaine, sociale et économique qui a atteint un niveau sans précédent. Faute d’équipements capables de retenir sur place les populations, de nombreux jeunes gens désertent la ville pour aller grossir les rangs des damnés de la capitale. Certains tentent leur chance à l'étranger.

A la quête d'un hypothétique bien être, tous rompent progressivement leurs liens avec leur ville natale. En la quittant, ils prennent le risque de ne plus jamais y retourner s'installer. Aux autochtones en place, s'ajoute désormais une nouvelle population qui se sent appartenir à la ville. L'agglomération accueille en effet depuis le début des années 70 de nombreuses populations rurales.

Des quartiers entiers sont ainsi sortis de terre, habités exclusivement par ces nouveaux migrants, chassés par la brousse, en quête d'un bien être qu'il est bien difficile à trouver sur place. Devenues toutefois de vrais kaédiens, ces populations doivent construire désormais avec les anciennes, sans distinction entre elles, l'avenir de la ville à laquelle elles sont toutes foncièrement attachées.

Au cours des trois dernières décennies, le visage de la ville a profondément changé. Elle s'étend désormais de manière anarchique sur des zones inondables, en sursis, qui ont été en partie détruites par les violentes pluies de 2010. La stupidité des occupations arbitraires et des choix d'urbanisation, contraires à toute règle de l'urbanisme moderne, s'est révélée au grand jour. Les vieux quartiers de Touldé et de Tantadji regardent tranquillement le fleuve. Epargnés par la violence des pluies du fait de l'ingéniosité des anciens qui sont leurs promoteurs, ils poursuivent cependant leur lente mutation urbaine.

Le quartier Gataga, plus à l'ouest, loin du fleuve, est quant à lui progressivement défiguré par la construction de petits immeubles, peu adaptés au mode de vie locale. Je porte moi-même une part de responsabilité dans cette transformation physique, ayant reconstruit ma maison familiale en dur comme beaucoup d'autres habitants. La volonté de rentrer dans la modernité est en train de changer le paysage de ce territoire de sorte que si les défunts revenaient de l'au-delà, ils ne reconnaitraient point leur propre domicile.

Le pronostic vital de la principale ville de la quatrième région est engagé. Les indifférences, conscientes ou non, ne doivent pas démobiliser les énergies populaires pour relever les défis auxquels la commune est confrontée. Les seules réalisations emblématiques, devenues des ruines au fil du temps faute d'entretien, ont été effectuées avant le milieu des années 70, sous la direction de feu Youssouf Koïta. Ces équipements, susceptibles d'accueillir des activités économiques, se sont dégradés et certains sont devenus des refuges pour animaux errant.

Les équipes municipales qui se sont succédées depuis cette période, n'ont pas eu de politique urbaine ambitieuse, ni même de politique volontariste. Elles n’ont effectué aucun véritable diagnostic pour appréhender des difficultés locales et y apporter des réponses au cas échéant. Elles ont été surtout spectatrices de la dégradation de la ville, devenue à certains endroits un dépotoir d'ordures à ciel ouvert et une concentration humaine totalement exclue des circuits de la maigre économie locale. La gestion urbaine ne nécessite pourtant pas forcément de moyens financiers importants. Son efficacité est limitée lorsqu'elle s'organise simplement à travers des actions ponctuelles sans réels liens entre elles.

Améliorer le cadre de vie locale et structurer des équipes techniques compétentes et efficaces sont des objectifs nécessaires à atteindre pour sortir la commune de sa torpeur. Mais l'essentiel passera d'abord et surtout par la préparation d'un véritable projet urbain cohérent et ambitieux, porté par des élus compétents et une société civile volontaires qui ont comme unique but de tirer la ville vers le haut et non de nourrir d'inutiles ambitions personnelles qui pourraient encore bloquer durablement l'épanouissement des habitants.

L'indispensable volontarisme collectif pour relever les défis


Un défi majeur se dresse devant nous. Il rend ainsi urgent de dépasser les sordides querelles et les inutiles divisions. Il nécessite en outre que chacun avale son égo pour regarder dans le même sens et de bâtir ensemble sans discrimination sociale et ethnique un solide projet pour notre chère ville. Aussi, est-il capital d'admettre que nous ne pouvons pas être tous des chefs.

Pour bien et efficacement fonctionner, tout groupe, quel qu’il soit, doit être doté d'une discipline irréprochable. Il doit être organisé et avoir des buts précis, sous la conduite d'un leader, reconnu par tous. La vie est ainsi faite. La nécessité de s'organiser dernière un leader que nous aurons choisi et que nous soutenons fermement pour porter nos ambitions collectives s'impose plus que jamais. Celui ci pourra nous conduire vers des victoires collectives. Tout comme nous l'aurons choisi pour porter notre parole et défendre l'intérêt général, nous pourrons le destituer s'il s'écartait de ces attentes.

Nous devons donc nous rassembler pour réussir ensemble. Pour le seul intérêt de Kaédi. C'est uniquement dans cette perspective que notre ville redeviendra exemplaire, s'appuyant sur un développement réussi et une unité retrouvée. C'est possible avec la rigueur et la force de conviction qui nous caractérisent souvent.

Kaédi mérite tout. Elle a tout donné à chacun d'entre nous. A notre tour, rendons la ce qu'elle attend depuis longtemps maintenant. Sans rechigner, ni prétexte. Elle a besoin de tous quelque soit nos compétences, notre situation sociale et économique, notre origine ethnique, notre lieu de résidence et notre ancienneté en tant que kaédien. Chacun dispose d'un talent utile pour l'avenir de la ville.

Rassemblés, nous mobiliserons alors des compétences qui rendraient jaloux et pâle plus d'une équipe gouvernementale. Rassemblés, nous serons forts et capables de soulever toutes les montagnes du monde et de lever les freins qui bloquent le développement de la ville. Au-delà de nos différences politiques et sociales, il y a un objectif essentiel qui doit nous unir : l’avenir de notre commune. La construction de cet avenir vaut plus que toute idéologie politique et tout prétexte fallacieux. Alors que les sociétés maghrébines se révoltent pour casser la chape de plomb qui les étouffe et pour recouvrir leur liberté, les kaédiens sont toujours empêtrés dans leurs insensées contradictions qui continuent à les affaiblir.

Personne ne pointe publiquement ces carences, mais tous les reconnaissent pourtant dans les huis clos des conversations de salon. Il n'est alors pas étonnant que la ville, depuis plusieurs années, n'est pas envoyé un seul ministre aux différents gouvernements du pays alors qu'elle regorge de l'une des plus fortes densités de cadres et de talents du pays. Il n’est pas surprenant non plus que les villages alentours tendent à la supplanter et à mieux occuper désormais l’espace politique régionale.

Je suis peiné, comme beaucoup d'entre vous, par cette situation ubuesque qui ne changera que par notre seule volonté. Personne ne la modifiera à notre place. Alors soyons donc courageux et assumons clairement nos responsabilités. L'histoire ne nous jugera pas par nos réussites individuelles - même si c'est important - mais par nos réactions et nos comportements collectifs pour la réussite de cette belle terre qui nous a vus naître et grandir.

La capitale de la quatrième région ne ferait plus rêver les villageois alentours comme autrefois. Mais elle pourrait être, grâce au nouvel élan que nous impulserons collectivement, la capitale stratégique, le centre économique, le pôle culturel et la ville mythique qu'elle a toujours été dans le passé. Elle susciterait ainsi l'intérêt qu'elle revêtait jadis pour les populations de la vallée du fleuve Sénégal.

Les dysfonctionnements urbains, sociaux et économiques actuels à l'oeuvre ne sont pourtant ni inéluctables, ni une fatalité. La spirale de l'exclusion n'est pas non plus irréversible. En promouvant des structures d’accueil et d’accompagnement efficaces, nous pourrons juguler ces difficultés. Nous sommes tous fières et attachés à notre ville. Nous en parlons toujours avec enthousiasme et ferveur. Nous nous y identifions dès que possible.

Alors pourquoi sommes-nous incapables de nous rassembler pour en faire un havre de vie paisible et exemplaire? Pourquoi sommes-nous frileux lorsqu'il s'agit de nous mobiliser pour porter concrètement ensemble un projet commun auquel chacun apportera sa contribution? Pourquoi nous privons nous de rêver ensemble pour construire une ville radieuse dont nous serons encore plus fière ?

Je rêve du moment - que j'espère imminent - où rassemblés, nous montrerons au monde notre capacité à redonner une image positive et enviée à notre chère ville. Je rêve de l’instant où rassemblées, nous attirerons vers la perle du Fouta des investisseurs enthousiastes, des centres de formation performants, des établissements scolaires efficaces, des artistes talentueux et bien d'autres acteurs économiques, éducatifs et culturels qui contribueront à son rayonnement.

Nous referons ainsi de ce haut lieu des spiritualités le symbole d'un développement harmonieux, prenant en compte toutes les questions actuelles de la ville (environnement, économie, action sociale, emploi, formation…).

Conclusion


En définitive, pour relever le défi qui se dresse devant nous, il ne s'agira point d'exclure qui que ce soit. Quelque soit notre ancienneté dans la ville, nous sommes tous kaédiens et devons porter ensemble le nouveau souffle qui s'impose désormais à nous de manière urgente.

Il sera indispensable de transcender les clans, les clivages et les factions qui hypothèquent notre nécessaire rassemblement. Rien ne sera toutefois simple, des empêcheurs de tourner en rond seront toujours à l’œuvre. Mais avec la détermination, la persévérance et la clarté d'esprit, nous pourrons réussir.

Je suis prêt - en ce qui me concerne et sans condition, ni intérêt personnel - à assumer pleinement ma part de responsabilité dans ce défi pour Kaédi. J'y prendrai toute ma part et souhaite que chacun d'entre nous participe activement et sans complaisance, ni calcul quelconque à cette aventure pour hisser vers les sommets cette ville qui nous appartient tous et qui sera, quoiqu'il en soit et quelque soit notre attitude, notre fierté ou notre honte…

Tidiane M’Paly KOÏTA
(FRANCE)

www.cridem.org


Source :
Tidiane M'Paly Koïta (France)

vendredi 22 avril 2011

Deuxième édition du festival des dattes de Tidjikja/ Les préparatifs vont bon train



Cadres, intellectuels , hommes d’affaires , acteurs de la société civile et hommes politiques de tous bords, ressortissants de Tidjikja se sont donnés rendez vous mercredi dernier à l’hôtel El Wissal pour discuter des préparatifs de la deuxième édition du festival des dattes qui se tiendra cette année le 15, 16, 17 et 18 juillet 2011.
Présidée par le doyen Maloum Ould Braham, cette rencontre a permis de passer au crible l’ensemble des aspects liés à l’organisation de cette deuxième édition. Les participants ont été unanimes à décider du maintien des commissions mises sur place lors de la première édition avec cependant quelques retouches dont notamment, la désignation de Beddy Ould Cheni comme président de la commission culturelle en remplacement de Mohamed Lemine Ould Alem et la cooptation de Mohamed Lemine Ould Zein et Aziza Mint Muslim dans la commission de supervision. Il a été décidé également de donner plus de portée à la deuxième édition avec l’organisation d’une foire qui sera ouverte aux produits oasiens de toutes les oueds du Tagant. Tout comme, décision a été prise de procéder à la réhabilitation de quelques bâtisses du vieux quartier de Qhadima et l’organisation d’une exposition mettant en valeur les manuscrits et autres objets du patrimoine socioculturel local. Les participants à la réunion ont décidé, également, d’inviter des ressortissants des pays oasiens voisins (Maroc, Tunisie…) pour des échanges d’expérience. Enfin, la deuxième édition du festival des dattes de Tidjikja devrait enregister une forte affluence de visiteurs, les festivaliers ayant convenu d’accueillir le maximum d'hôtes possible.
D’autre part, il convient de souligner que les recommandations formulées lors de la première édition ont trouvé un début de satisfaction. Des financements ont été mobilisés pour les travaux de l’extension de la voirie de Tidjikja (10 km de remblai), l’électrification de l’Oued et pour des études de prospection hydrique au niveau des sites de Noualig et Toumbahra, selon le maire de Tidjikja.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

Vaste projet de modernisation de la capitale du Gorgol :




Ould Abdel Aziz inaugurera « Kaédi ville nouvelle » le jeudi 28 avril 2011.


Le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, se rendra le jeudi 28 avril 2011 à Kaédi pour le lancement des travaux de construction des équipements collectifs dans la zone du projet d’extension et de modernisation de la capitale du Gorgol.

Les plans de lotissement de « Kaédi ville nouvelle » ont été conçus pour corriger la situation existante et promouvoir un aménagement vecteur d'un développement urbain cohérent; ils doivent permettre de réhabiliter, voire restructurer et densifier le tissu urbain des quartiers Wendam et Tenzah et améliorer les réseaux de voiries de 14,5 kilomètres.

Les notabilités, les personnalités politiques, les mouvements de jeunes et des femmes du Gorgol s’activent en perspective de cette visite du président de la République.

Le porte-parole des rapatriés du Gorgol, Ibrahima Amadou N’Diaye, ancien chef de site de N’Dioum au Sénégal, souhaite vivement « un détours présidentiel dans l’un des sites de rapatriés du Gorgol pour lui exprimer tout la reconnaissance des populations pour ce qu’il ne cesse de faire pour l’insertion réussie des rapatriés ».

Pour le directeur de la communication à l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR), Mohamed Oud El Kory, « Kaédi est la capitale de la réconciliation nationale.

Ce déplacement présidentiel arrive deux ans, jour pour jour, après la Grande Prière de Kaédi qui a vu la participation du Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz qui a refusé de manquer à l’appel des orphelins, des déportés, des veuves, tout comme celui des laissés pour comptes des bidonvilles de Nouakchott et des grandes villes qui croupissaient dans des situations inhumaines nées des injustices et des souffrances de plus de vingt ans.

Cette visite dans la capitale de la réconciliation nationale donne l’occasion à toutes les populations du Gorgol de rendre hommage au Président Aziz, qui a pris la décision historique et courageuse de résoudre des questions humanitaires en suspens depuis deux décennies.

Le règlement définitif du passif humanitaire offre aujourd’hui l’occasion pour notre pays de s’ériger en exemple, d’être fier de sa diversité et d’accroître son rayonnement sur le plan international ».



Source :
Mauritanie 24

Le président de la République à Kaédi jeudi prochain.



Le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, se rend à Kaédi le jeudi 28 avril prochain pour le lancement de plusieurs programmes d’équipement en infrastructures de la capitale du Gorgol.

Les élus de la région et du département ont été officiellement informés de cette visite au cours des dernières heures.Initialement prévu la semaine dernière, ce voyage avait été reporté à plus tard pour des raisons non encore expliquées à titre officiel.

En se rendant à Kaédi, le chef de l’état va poser la première pierre d’un nouveau centre hospitalier, lancer des travaux de bitumage d’un certain nombre d’axes routiers à l’intérieur de l’agglomération et donner le premier coup de pioche pour l’extension de la ville au-delà de l’aérodrome (Nord- Est).



www.cridem.org


Source :
Le Calame (Mauritanie)

Le parti Tawassoul à Boghé : une réunion du parti à Boghé Dow




La maison du secrétaire général du parti Tawassoul Mr Ablaye Diakité, à Boghé Dow a abrité, cet après midi du 19 Avril 2011 une grande rencontre entre les jeunes et femmes du même parti.

Tawassoul est déjà sur le département de Boghé depuis le 17 avril, ils ont commencé leur campagne de sensibilisation par Thienel Halaibé, Dar El Salam, Boghé Escale et Boghé Dow.

Ouvrant la réunion par la lecture du coran, Mr Diop Amadou Alassane président de la section départementale de Boghé a souhaité aux nombreuses personnes venues pour la circonstance la bienvenue, élucidant ainsi les grandes lignes du parti Tawassoul.

Ensuite, le Secrétaire Général Mr Abdoulaye Diakité, s’adressant au public, il brossa un tableau historique de son parti Tawassoul depuis sa création en 2007

La vision de son parti dira t- il « « Tawassoul est un parti politique à référentiel Islamique qui reste un élément constitutif de la société et de son identité civilisation elle, il recherche la réforme et le changement en suivant la voie de l’islam. Nous n’accepterons pas de laxisme sur les fondamentaux, ni des compromis sur les constances, nous faisons un choix de la jurisprudence islamique et de la reforme, tout en croyant fortement à une action graduelle.

Nos vrais objectifs sont de bâtir une société où règne les valeurs islamiques vraies, la protection de la patrie et de son indépendance et de la défense de ses intérêts, ses constances, éradiquer les maux dont, de l’esclavage, racisme et de régionalisme, réformer l’économie et lutter contre la gabegie et la pauvreté, soutenir les opprimés et défendre les causes justes.

Dans son intervention, Mr Diakité a répété haut et fort que Tawassoul est un parti de l’opposition, même, s’ils étaient les premiers à féliciter Aziz au présidentiel, Tawassoul avait cru aux nombreux projets du président, après des analyses concrètes de Tawassoul « rien n’a été respecté par Aziz à part la création des routes goudronnées ».

Tawassoul est un parti battu sur des points clés à savoir l’Islam, Appartenance Nationale et La Démocratie.

La loi sur l’esclave doit être appliquée, régler les problèmes des réfugiés qui souffrent encore, refaire cette constitution, rester sur un régime présidentiel où l’assemblée nationale , détient le pouvoir, créer une constitution où le président a des limites dans ses pouvoirs, la radio et télévision doivent refléter la réalité mauritanienne (le wolof, le soninké, le halpulaar et le maure) bénéficieront , les mêmes privilège, éliminer le poste ministre de l’information en remplaçant par une commission compétente où toutes les couches sociales sont représentées, augnenter les boutiques de témoin pour régler les souffrances de la population, revoir le comité de gestion pour l’état civil, enfin Mr Abdoulaye Diakité SG du parti Tawassoul à inviter l’assistance à payer la carte d’adhésion, Tawassoul est ouvert à tous les fils de ce pays, avec un président comme Jamal Ould Mansour, un homme pieux capable à tout moment de défendre les cause de ses citoyens.

Tawassoul possède depuis sa création en 2007, 5 députés, 10 mairies et 3 Sénateurs. Un parti dirigé par la jeunesse.

Après son discours, Mr Diop Amadou Alassane président de la section départementale de Tawassoul a rappelé aux personnes présentes que notre vie en tant que musulman doit dépendre de l’Islam, l’islam a tout prévu pour le bien être de ses pratiquants.

Deux personnes ont intervenu, Mr Bailla Bâ qui a posé des questions sur l’éducation, les langues nationales, l’institut des langues, Quelle est la position du parti Tawassoul. ?

Quant à Mama Lam, il a demandé si Tawassoul est un parti politique, a t- il prévu quelque chose pour Boghé dans le plan local ? Et si le parti Tawassoul, une fois au pouvoir va instaurer la Charia ?

Mr le SG du parti a répondu à ces questions, « nous sommes pour l’éducation et le retour des instituts des langues, une fois au pouvoir c’est le peuple qui décidera, le peuple qui est souverain. »

Rappelons que Le bureau départemental de Tawassoul est composé de vice président Mr Mohamed Bouna, Bomba Ould Ahmed, Fatimata Sow, Issa Ould Khoity et Déyaline Ould Ahmed Barka.

La réunion a pris fin après presque de deux heures de temps….

Albert Camus Diop dit Hbodiel CP Le Véridique au Brakna.

jeudi 21 avril 2011

Tiris Zemmour : Le mot du wali mouçaid a vexé les travailleurs et a failli transformer le meeting en champ de bataille.





Le wali adjoint chargé des affaires administratives, Sall Alassane Ousmane (nouvellement muté à Zouerate), le hakem de la moughataa, Zeine El Abidine Ould Cheikh et le maire de la ville, Yacoub Ould Saloum Vall, ont échappé de très peu à une agression de la part des travailleurs non permanents de la SNIM qui les ont assiégés près d’une demi-heure dans une voiture, près de la tribune officielle.

Tout cela a été provoqué par le mot du wali mouçaid prononcé à la fin d’une marche de protestation organisée par ces travailleurs mercredi soir pour dénoncer la détérioration de leurs conditions de vie et le manque d’empressement que mettent les autorités pour régler les problèmes pendants qu’ils ont toujours aux administrations concernées.

Et du fait même que le nouveau wali mouçaid ignore presque tout du dossier des travailleurs non permanents de la SNIM, le mot qu’il a prononcé a vexé ceux-ci qui y ont vu les pratiques et tournures administratives routinières, surtout quand il a dit que « leurs revendications ont été entendues et que l’administration travaillera pour leur trouver les solutions appropriées avant la fin de l’année 2011 » !

Les travailleurs ont alors interrompus le wali mouçaid par des cris de protestation et ont bloqué le passage devant les hauts responsables qui cherchaient alors à se retirer. Et même quand ceux-ci se sont installés dans la voiture, les travailleurs ont alors cherché à la renverser, soulevant le véhicule du sol et le laissant ensuite retomber.

La police a cherché à briser l’étau mais le hakem lui a intimé l’ordre de ne pas intervenir, cherchant sans doute à éviter une confrontation presque inéluctable entre travailleurs et forces de l’ordre. Finalement, le drame a pu être évité après trente minutes de crise mais les travailleurs ont décidé de prolonger leur manifestation par un sit-in devant la demeure du wali (en déplacement à Bir Mogrein avec un expert belge pour la préparation d’une table ronde sur le développement de la wilaya).

A signaler que le 17 avril dernier, la SNIM avait annoncé la fin d’un recensement des travailleurs non permanents au niveau de Zouerate et Nouadhibou comme première étape d’une solution évoquée par le gouvernement visant à engager la plus grande partie de ces employés de manière définitive dans la société nationale industrielle et minière. Et la manifestation d’hier n’est qu’un moyen, parmi d’autres, pour maintenir la pression sur les autorités pour accélérer la procédure.


Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

mercredi 20 avril 2011

L’affaire de Saïd et de Yarg : Nouveau cas d’esclavage en Mauritanie.




L’affaire de Saïd est un nouveau cas d’esclavage concernant deux jeunes frères, en l’occurrence, Said Ould Salka et Yarg Ould Salka, âgés, respectivement, de 13 et 11 ans. C’est l’évasion de ce premier lequel est allé se réfugier chez sa tante, Salma Mint M’Bareck, résidant à Lemden (Brakna) qui va permettre de révéler cette affaire à l’opinion. En effet, dès l’arrivée de Saïd, sa tante, Salma s’est empressée de soumettre son problème à Monsieur Cheikh Brahim Ould Oudaâ, coordinateur de IRA- Mauritanie au Brakna. Arrivée à Nouakchott, une plainte est introduite auprès de la brigade des meneurs à ce sujet par IRA, dimanche, le 17 /04/2011. Mais cette plainte déposée en bonne et due forme a butté sur une fin de non recevoir, à laquelle nous ont habitué les autorités Mauritaniennes. Une telle situation va amener M. Boubacar Ould Messaoud et Aminetou Mint El Moctar, respectivement, présidents de SOS-Esclaves et AFCF à se joindre aux efforts de IRA visant à contraindre la police à engager les procédures requises.
Un sit-in avait été engagé par IRA. Face au refus d’évacuer la brigade, l’inspectrice, Aïcha Mint Soueïd’Ahmed, a donné l’ordre de mettre Biram Dah ABEID (Président d’IRA-Mauritanie) en garde à vue ; décision sur laquelle elle reviendra quelques heures après, sans parvenir, cependant à le faire plier. ABEID se verra refuser les soins de son Docteur (Professeur Outouma Soumaré) à qui la police a empêché l’accès à la brigade. Quelques instants après, M. Boubacar Ould Messaoud et Biram Dah ABEID, qui sont sortis s’entretenir avec leurs militants et sympathisants en sit-in face à la brigade, vont se voir empêcher d’accéder aux locaux. Rejoints par les manifestants, ensemble, ils ont investi le local en occupant le seuil. L’objectif, étant la réclamation de l’ouverture immédiate de l’enquête, conformément aux dispositions des lois en vigueur, sur les crimes d’esclavage perpétrés à l’encontre de Saïd et son frère par leurs présumés esclavagistes que sont Cheikh ould Hassine et ses frères (Tijani, Nazhirou, Ahmed, Mouhamed, ainsi que leur sœur) résidant à Boutilimit.
Ces responsables des organisations (IRA, SOS- Esclaves et AFCF), les militants et sympathisants des droits humains comptent maintenir leur sit-in, et partant, la pression, expression de leur combat pacifique et non-violent, tant que l’Etat refuse de mettre fin à l’impunité, l’injustice, la préséance de naissance et la protection des maîtres, par l’enclenchement des procédures devant permettre l’application de loi 0047-2007 Condamnant et criminalisant les pratiques de l’esclavage.
Nous avons des indicateurs qui prouvent que les autorités retardent sciemment l’engagement des procédures en vue d’échafauder, comme à l’accoutumée, un plan visant à dissimiler tous les faits relatifs à cette affaire, pour pouvoir justifier le blanchiment des présumés esclavagistes. La première preuve, c’est l’apparition inopinée de Salka, la mère de Saïd mue, certainement, par ses maîtres lesquels restent à l’affut. A signaler que cette femme avait paradoxalement abandonné ses enfants esclaves pour aller s’enfuir dans le département de Bababé, où elle s’est mariée. Plusieurs années durant, elle ne s’était jamais souciée de Saïd et son frère Yarg lesquels vivaient pourtant dans un véritable enfer. La deuxième preuve, quant à elle, c’est la disparition subite de Yarg, qui était il y a, seulement, deux jours, aux mains de ses maîtres à Boutilimit. Pourquoi a-il disparu ? Et comment ? Et où est-il actuellement ? Autant de questions auxquelles seules la complicité clairement affichée des autorités peut répondre.
Il est clair que dans ce nouveau dossier d’esclavage avéré, l’Etat semble poursuivre encore son vilain parti pris et son parrainage pour les crimes des maîtres. Le tandem autorités-esclavagistes se maintien hélas et avec force et nargue la communauté internationale et tous les justes de par le monde. C’est cet axe, en fait, qui est à l’origine des recherches ayant conduit à la découverte de Salka, la mère des deux esclaves. Et pour faire diversion sur le vrai problème et banaliser le crime, c’est lui aussi qui l’aurait conduite à Aleg pour lui insinuer l’idée de porter plainte contre Biram Dah Abeid. Mais que lui reproche-t-elle ? Est-ce d’avoir porter assistance à un esclave en soif de liberté et abandonné des années durant par sa mère ? Voila un prototype de manœuvres classiques utilisées, à chaque fois, par l’axe autorités-maîtres en vue de discréditer les actions des militants des droits humains. Mais le rejet cinglant par Saïd et sa tante Salma, des allégations fallacieuses de la mère mise sur l’orbite par ses maîtres est sans appel. Saïd affirme, contre vents et marées, que sont frères et lui sont bien esclaves par ascendance. Il ajoute, par ailleurs, que s’est lui-même qui est venu chercher justice et réparation.
Nouakchott, le 20 Avril 2011
Commission de communication IRA- Mauritanie