lundi 19 juillet 2010

Inchiri : Entre le marteau de cyanure et l'enclume d'ammoniac. :




Je veux,je dois vous parler de la pollution qui progresse un peu partout dans notre pays selon de bonnes sources.Elle commence à se diffuser dans quelques Wilayas plus particulièrement en Inchiri. Plus de 200 tortues de mer sans vie se sont échouées , sur le littoral mauritanien, vers la localité de Nouamghar, à 100 km au nord de Nouakchott, sur la route de Nouadhibou.

Par ailleurs les habitants d’Akjoujt sont toujours gagnés par la psychose de ce qu’ils appellent « une mort non naturelle et massive » qui décime depuis quelques mois leurs bêtes, et qui aurait frappé également certains des ouvriers miniers de la ville.

Malheureusement des hauts responsables,n’ont pas suffisamment pris la mesure de la catastrophe qui s’annonce. Une commission multisectorielle de crise relative à la pollution doit être crée et envoyer au terrains pour évaluer des dégâts.

Cette commission devra adopter une politique cohérente et forte sans hésiter à parler en termes clairs de l’ampleur de la catastrophe en question. Alerte la pollution est aux portes. Soyons clairs SVP, le drame est généré sur terre comme en mer menaçant la faune et la flore à ces deux niveaux. Il y’a lieu de citer des sociétés étrangères qui causent ce drame odieux. Dabord Tasiast ;MCM qui s’est constituée sur les cendres de la MORAK et d’autres… En effet l’extraction des mines de fer du cuivre et d’or dégagent des poussières cancérogènes très toxiques issues du mélange de cyanure et l’ammoniac.

C’est donc la menace la plus grave qui ait jamais pesé sur le développement de notre pays. Des populations ont trop souffert, c’est la raison pour laquelle le gouvernement doit prendre des mesures sévères pour sauver des vies humaines, leur cheptel et empêcher la continuité de ce drame. L’ignorance qui entoure cette catastrophe est quasi générale. Le fer, le cuivre, le pétrole et l’or étant des ressources très polluantes, qu’est ce qui est fait spécifiquement pour gérer leurs environnements ?

Comment mener la Mauritanie nouvelle vers un avenir apaisé ?Comment la mettre définitivement sur les rails de la stabilité sociale économique et politique ? Quoi faire des recherches d’investissements actuelles et futures ? Des milliers de femmes ,enfants et vieillards espèrent que le gouvernement écoute cet appel de détresse et apporte des solutions adéquates au dit drame qui le guette et leur cheptel.

A bon entendeur, salut.

Mohamed Salem Dahaman
mohamedsalem65@yahoo.fr
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Source :
Mohamed Salem Dahaman

Sauvetage de 500 caprins sur 1000 emprisonés par l'inondation du oued "Ndjekoudji"





Quelque 500 caprins parmi plus de 1000 têtes se trouvant emprisonnés par les eaux du Oued Ndjekoudji, situé entre l'arrondissement de Lexeiba I et les moughataa de Monguel et de M'Bout ont été déjà sauvés, a indiqué à l'AMI, M. Moktar M'Bareck Ould Ahmed Cheikh, Wali mouçaid chargé des affaires administratives du Gorgol, Wali par intérim.

Le wali mouçaid a précisé qu'une déviation faite lors des travaux sur le pont de Lexeiba a causé l'inondation après les pluies du Oued Ndjekoudji, où se trouvent aussi quelques camelins.
Il a ajouté que les vannes du pont du Gorgol ont été ouvertes pour faire déverser les eaux des inondations dans le fleuve afin d'accélérer l'opération de sauvetage qui se déroule encore par pirogue sous la supervision du hakem de Monguel.
Le wali mouçaid a, enfin, noté que les eaux ont provoqué également une brèche de 30 mètres sur une digue située sur la route de Maghama rendant la partie sud de la Moughataa, notamment les localités de Toulel, Sagné et Wali inaccessibles.
AMI

Le Sud-Est de la Mauritanie touché par des inondations. :




Plus de deux cents foyers sont sans abris suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues ce week-end sur les provinces mauritaniennes du Guidimakha et du Gorgol, situées en zone fluviale. Les eaux de pluies ont ainsi provoqué la destruction de plusieurs habitations dans la localité de Dar Selam, à plus de 400 km au sud de Nouakchott.

A Maghama (sud-est), la montée des eaux a provoqué la destruction d'une vingtaine de maisons et le déplacement de plusieurs ménages vers les hauteurs avoisinantes. C'est aussi le cas à M'Bout où 26 familles ayant perdu leurs habitations ont été installées dans des écoles par les services de l'administration.

Selon l'Agence Mauritanienne d'Information, l'administration a appelé les populations à quitter les zones inondées, en attendant leur installation définitive et l'organisation des secours.

En outre, quelque 1 000 têtes de caprins ont été pris dans les eaux de l'Oued Ndjekoudji, à l'est de la province du Gorgol. Le gouverneur de cette province a indiqué que les eaux ont provoqué la destruction d'une digue située sur la route principale de la région rendant cette partie " inaccessible".

Source : NOUAKCHOTT, 18 juillet (Xinhua)

Gorgol/Inondations : Le village Dar Salam sinistré. :



L'opération visant à sauver plus de 1000 caprins et un nombre indéterminé de camelins se trouvant emprisonnés par les eaux de l'Oued Ndjekoudji situé entre l'arrondissement de Lexeiba 1 et les moughataa de Mouguel et de M'Bout s'est poursuivie dimanche matin, a déclaré à l'AMI, M. Ahmed Miské Ould Mohamed, Hakem de Monguel.

Le Hakem a précisé que l'opération, arrêtée momentanément samedi à 22 heures, a permis de sauver plus de 700 têtes de bétail.

M. Ahmed Mohamed Miské a souligné, d'autre part, que les habitants de la localité de Dar El Salam relevant de la commune de Melzem Teichett (moughataa de Monguel) qui subi de sérieux dégâts à la suite des dernières pluies sont dans un état de sinistre.

Il a ensuite dit que l'hivernage ne fait que commencer, et que les habitants de Dar Es Salam doivent être déplacés. C'est pour cela, a -t-il dit, qu'ils ont besoin de tentes et de nourriture. Les pluies ont détruit dix maisons, en semi-dur et ont provoqué la perte de 53 caprins et ovins, 7 bovins, un camelin ainsi que la destruction de 2,350 tonnes de riz et 2 tonnes de blé, 45 bidons d'huile d'arachide, 35 caisses de thé et 4 tonnes de ciment.

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Source :
ANI (Mauritanie)

samedi 17 juillet 2010

Un groupe d’immigrés clandestins et leur passeur arrêtés à Nouadhibou





Selon le correspondant de l’ANI à Dakhlet Nouadhibou, un groupe de 11 immigrés clandestins et leur passeur ont été arrêtés, en fin de semaine, au port de pêche traditionnelle de cette ville par la gendarmerie..


Ces candidats à l’immigration clandestine ont été interceptés au moment où ils s’apprêtaient à embarquer à bord d’une pirogue traditionnelle, à destination des côtes espagnoles.
Les membres du groupe, qui compte 7 maliens, 2 sénégalais, 1 ivoirien et 1 guinéen, ont été transférés au centre de rétention pour immigrés clandestin de Nouadhibou en attendant leur rapatriement vers leurs pays d’origine.
Le nombre des immigrants clandestins vers les îles Canaries, via la Mauritanie, a baissé connu un baisse remarquable (65%) en 2009.

ANI

Au Gidimaxa des pluies font des centaines de sans abris à Ouloumbonny. :




Dans la matinée du 13 juillet 2010, le village de Ouloumbonny s’est réveillé avec les pieds dans l’eau. En effet, certains témoins parlent de 4h du matin, une pluie assez forte commence à tomber depuis l’aube et elle ne s’arrêtera que l’après midi vers 16h.

Les eaux sont montées à un niveau jamais égalé (1m au moins).Les anciens disent que c’est la première fois qu’ils voient ce phénomène. Simple question : est-ce dû à la construction du pont du garfa et des aménagements autour car, ralentissant les eaux qui vont se jeter dans le fleuve Sénégal plus à l’ouest de cette position ?

De source villageoise, la gendarmerie et les sinistrés ont fait l’état des lieux qui est le suivant :

•Quatre vingt douze (92) familles sans abris

•Quarante huit (48) familles partiellement sans abris et

•Soixante huit (68) greniers et magasins détruits.

Sachant que c’est le tout début de l’hivernage et considérant le nouvel état des choses (pont du garfa), nous espérons que les autorités administratives ne se limiteront pas seulement au recensement des sinistrés et disparaissent dans la nature sans que rien d’autre ne suivent comme cela a toujours été le cas quand il s’agit des populations soninke supposées à tord ou à raison indépendantes et solidaires.

C’est aussi un appel aux parlementaires de la région, aux cadres et à toutes les bonnes volontés de faire quelque chose pour les populations sinistrées de Ouloumbonny, au Guidimakha.


Un Gidimaxanke

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Source :
saraJaaje

Nouadhibou : Onze clandestins interceptés avant de prendre le large pour les Canaries. :



Regroupés dans un magasin du port artisanal de Nouadhibou, onze candidats à la migration clandestine ont été interpellés par des éléments de la Délégation à la Surveillance des Pêches et au Contrôle en Mer, au moment où ils s’apprêtaient à prendre le large pour les Iles Canaries.

Identifiés comme 7 Maliens, 2 Sénégalais, 1 Ivoirien et 1 guinéen, ils ont été remis à la Gendarmerie, jeudi, pour leur refoulement éventuel dans leurs pays d’origine.

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Source :
Canalrim (Mauritanie)

vendredi 16 juillet 2010

Inondation : Woullou Mbonni, village sinistré:




208 maisons ont été détruites suite à une forte pluie intervenue dans la nuit du 13 au 14 juillet dans le village de Woulloumbonni au Guidimakha. 115 mm de pluie ont été enregistrés par la météo. Les populations se trouvent en proie aux eaux débordantes. Selon un notable du village la route Sélibaby-Mbout-Kaédi a été faite sans qu’un passage ne soit prévu pour les eaux.

Ce serait d’ailleurs au niveau du pont de Garfa que les eaux ont déferlé vers le village causant des dégâts matériels importants. Ce pont est en cours de construction dans le cadre de la réalisation de la route Kaédi-Sélibaby. Wouloumbonni est le chef lieu de la commune du même nom.

Situé à 75 Km au Nord-est de Sélibaby, sur une superficie de 492 kilomètres carrés, elle abrite 13500 habitants. Ceux-ci vivent essentiellement d’activités agropastorales.

En période d’hivernage, très souvent des localités de l’intérieur du pays connaissent des inondations. Il y a plus de deux ans, la ville de Tintane dans le Hodh Ech Gharbi avait connu une inondation qui avait mobilisé un élan de solidarité de la part des autorités.


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Source :
Foexgood (Mauritanie)

ANAIR-IRD : Distribution des layettes aux enfants rapatriés [Reportage photos]:



Dans le cadre du partenariat entre l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR) et l’ONG américaine International Relief and Development (IRD), le site des rapatriés PK6 à Rosso a abrité, le jeudi 15 juillet 2010, la cérémonie de lancement de la distribution de 7250 layettes composées de kits de nouveaux nés.

Ce don offert par l’IRD à l’ANAIR est destiné aux populations rapatriées et aux populations d’accueil défavorisées des différentes régions du pays. Plus de 7000 enfants âgés de 0 à 2 ans et des femmes à terme de grossesse profiteront de cette opération de distribution. La cérémonie, organisée pour l’occasion, a été présidée par le directeur général de l’ANAIR, Ba Madine.

Il s’est félicité du succès du partenariat entre son institution et l’IRD. "Aujourd’hui, six coopératives agricoles de référence travaillent à plein-temps".

La fourniture de semences améliorées (riz, maïs, patate douce), l’introduction des techniques modernes (irrigation goute à goutte et micro jardin family, table hydroponique) et le renforcement des capacités techniques des producteurs dans dix sites des rapatriés et trois villages d’accueil (Dieuk, Djedida, Tounguène) confirment les bonnes options de ces programmes communs.

Pour sa part, le représentant résident de l’IRD en Mauritanie, Mahamane Moussa, a déclaré que « cet appui est le premier d’une série d’activités que l’IRD entend effectuer pour contribuer à la réintégration des rapatriés et assurer une meilleure cohésion sociale entre les communautés (…). Les facilités de travail que nous ont accordées les plus hautes autorités de l’Etat ainsi que l’implication effective de nos partenaires dans la mise en œuvre de nos programmes, ont été déterminants dans le succès de nos interventions ».

Au nom des populations bénéficiaires, le chef du site du PK6, Sow Moussa, a rappelé que tous les rapatriés ont réussi leur insertion harmonieuse dans le tissu socio-économique de leur pays. « Conformément à l’engagement du Président Mohamed Ould Abdel Aziz en août 2008, plus de dix-neuf mille mauritaniens ont été rapatriés dans de bonnes conditions. Grâce aux différents programmes de l’ANAIR, exécutés dans les cinq wilaya d’accueil, on a même oublié une parenthèse folle de l’histoire de notre pays (...)

Aujourd’hui, cette distribution profitera à tout le monde et je suis heureux de constater le renforcement de tous les facteurs de cohésion sociale entre les communautés de rapatriés et les populations d’accueil. Ce renforcement offre l’occasion pour la Mauritanie nouvelle de s’ériger en exemple, d’être fière de son image et d’accroître son rayonnement sur le plan international » a précisé le chef du village du PK 6.

Rappelons enfin que plusieurs personnalités ont rehaussé par leur présence cette cérémonie : Sid’El Moustaph Ould Bebana, chargé de mission à l’ANAIR, Mohamed Ould El Kory, directeur de la communication à l’ANAIR, des représentants du HCR, la chef d’antenne de la condition féminine au Trarza, le DRASS par intérim du Trarza et le représentant régional de l’ANAIR au Trarza.

Fall Ould Mohamed
Envoyé spécial

Boghé : APEM, Alphabétise:




L’ambiance était festive en ce jour 13 Juillet 2010 au siège de l’APEM (Association pour la Protection de l’Environnement en Mauritanie). Le prétexte était la journée de restitution du programme de l’alphabétisation fonctionnelle à l’endroit des femmes de la Moughataa de Boghé. Les lueurs d’espoir pouvaient ce lire sur les visages de ces femmes car elles étrennent leurs attestation.

Il faut rappeler que ce projet d’alphabétisation fonctionnelle a débuté il y a de cela deux ans : le processus de cette alphabétisation a commencé par la formation des 16 formateurs.

Qui ont été affectés dans 29 villages qui ont eu à former 889 élèves dont 98% de femmes dans les quatre communes de la Moughataa de Boghé. Selon le secrétaire général de l’Association, Sow Moctar après 15 ans de travail sur le terrain, le constat a été fait le développement ne peut pas se faire avec des personnes analphabètes, c’est la raison pour la quelle l’association a choisi la couche la plus vulnérable de la société qui est la femme pour l’aider à sortir des ténèbres en les alphabétisant d’une manière fonctionnelle.

Selon toujours le secrétaire général de l’Association, celle – ci n’est pas là à se substituer à l’effort de l’Etat mais à l’épauler dans le cadre du développement.

Il est à annoter que cette alphabétisation a été faite sur demande de la population locale sur financement de l’ONG Espagnole manos – Unidas en partenariat avec l’APEM. C’est une première dans la Moughataa l’alphabétisation a été faite dans une langue pulaar.

Selon Madame Yall l’une des formatrices le projet a eu un succès retentissant auprès des femmes qui ont été formées selon l’une d’elle du village de Wouro Aly Guelel dans l’Arrondissement de Dar El Barka grâce à cette alphabétisation on a pu nous initier à la lecture, on peut faire actuellement les quatre opérations qui nous permettent de faire vivre nos coopératives, nous qui avions pensés mourir analphabète, mais grâce à cette alphabétisation et nous sommes comme les autres personnes qui savent lire et écrire.

Une mention spéciale a été faite à la coopérative de Nioly qui a pu aiguiller l’assistance nombreuse par leurs sketchs et leurs cœurs qui vantaient les biens faits de l’alphabétisation.

Abou Boubou Fall
CP. brakna
gtiexpresse@yahoo.fr
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Source :
Abou Boubou Fall

jeudi 15 juillet 2010

Déclaration de la coordination des organisations des réfugies mauritaniens au Sénégal . :



La République islamique de Mauritanie fonde son existence juridique sur un immense territoire d’un million quatre- vingt sept mille sept cents kilomètres carré. Limitée au Nord par le Maroc et l’Algérie, elle est bordée à l’Ouest par l’océan Atlantique et dans ses flancs Est, Sud-est par le Mali et le Sénégal.

La Mauritanie accède à l’indépendance le 28 novembre 1960. Sa population est composées de trois communautés : la communauté négro-mauritanienne (Bambara, Soninké, wolof, Pulaar) ; la communauté Harratine d’origine négro-africaine et de culture arabo-berbère ; la communauté arabo-berbère constituée de différentes tribus subdivisées en clans.

Cette Diversité ethnique, culturelle et raciale qui caractérise la Mauritanie fera l’objet d’une remise en question fondamentale dès le lendemain de l’indépendance. Depuis lors, des événements tragiques viendront ponctuer son histoire notamment en 1966, 1979, consécutifs aux crises scolaires nées de la volonté manifeste des autorités de l’époque d’imposer l’arabe comme langue du système éducatif et administratif. C’est la persistance de cette crise identitaire qui conduira aux répressions, en 1986, contre la communauté négro-mauritanienne. Une répression menée par le système politique dominé par les arabo-berbères et dont les victimes se comptent particulièrement au sein de l’élite intellectuelle et militaire.

Celle-ci atteindra son paroxysme en avril 1989, avec la déportation de dizaines de milliers de négro-mauritaniens au Sénégal et au Mali. Cette déportation massive sera accompagnée de purges à caractère raciste dans l’armée mauritanienne, d’actes de pillage, de vols de biens, d’expropriations, de viols, de rapts d’enfants, d`enlèvements, de disparitions et d’exécutions extrajudiciaires…

Le régime de l’ex-président mauritanien Sidi Ahmed Ould Taya principal responsable de ce qu’il faut appeler un génocide, et qui actuellement est exilé au Qatar, n’a jamais daigné reconnaitre la citoyenneté des négro-mauritaniens déportés et encore moins la responsabilité de l’Etat à travers ses forces armées et de sécurité qui se sont livrées à ce que l’organisation des droits de l’homme Human Right Watch a qualifié de « terrorisme d’Etat » dans un rapport d’enquête publié en 1994 sur les violations massives des droits de l’homme en Mauritanie.

Toutefois, il est surprenant de constater que la première réprimande internationale concernant ce génocide de 1989 ne soit intervenue qu’en 2000 lors de la session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples(CADHP) tenue à Alger. Les recommandations issues de cette dite Session sont toujours d’actualité. A ce propos, la commission reconnait qu’il y a eu en Mauritanie « pendant la période allant de 1989 à 1992 des violations massives des droits de l’homme tels qu’énoncés dans la charte africaine ».

A cet égard la CADHP recommande au gouvernement mauritanien : d’ordonner l’ouverture d’une enquête indépendante afin de clarifier le sort des personnes disparues ; d’identifier et de traduire en justice les auteurs des violations perpétrées à l’époque des faits incriminés ; de prendre des mesures diligentes en vue de la restitution de leurs pièces nationales d’identité aux ressortissants mauritaniens auxquels celles-ci ont été retirées au moment de leurs expulsions ; assurer le retour de ces derniers en Mauritanie ; ainsi que la restitution des biens dont ils ont été spoliés au moment de ladite expulsion etc.…

Par ailleurs, il aura fallu attendre août 2005, suite au coup d’Etat ayant évincé l’ex-président Taya, pour qu’en faveur d’une transition démocratique soit reconnue timidement l’existence des réfugiés mauritaniens. Ely Ould Mohamed Vall à la tête de cette transition ne sait pas en effet gêner lors de sa visite à Dakar de qualifier « les refugies mauritaniens d`aventurier ».Il reviendra au Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdalahi, démocratiquement élu le 19 avril 2007 de reconnaitre dans un discours spécial et solennel du 29 juin 2007, qu’ « au cours des années 80, notre pays a été le théâtre d’atteintes massives aux droits de l’homme qui devaient culminer en 1989-90-91.

Des citoyens mauritaniens à l’intérieur et à l’extérieur du pays ainsi que des résidents établis en Mauritanie ont été victimes d’exactions graves et injustifiées. Des populations mauritaniennes paisibles se sont vues contraintes à quitter leur pays. Des atteintes cruelles à la dignité, des abus et dénis de droit d’une grande ampleur ont été commis ». Exprimant à cette occasion sa compassion au nom de la république à toutes les victimes de ce qu’il appelle les « années sombres », il dit partager l’intimité et la souffrance de chaque veuve, chaque orphelin, chaque réfugié, chaque opprimé blessé dans sa dignité.

Estimant que pour assumer cette part « d’ombre dans notre passé requiert de faire preuve de tolérance et d’ouvrir dans notre histoire une nouvelle page où plus jamais ce genre de pratiques absurdes et d’un autre âge ne pourra se produire. C’est également pour cela que la recherche des voies et moyens appropriés pour le retour dans la dignité des concitoyens réfugiés, le règlement du passif humanitaire et l’éradication des séquelles de l’esclavage continuent de mobiliser nos efforts et nos réflexions ».

Pour ce qui est de l’esclavage, il faut noter qu’une loi criminalisant cette pratique odieuse dont est victime une frange importante de la communauté Harratine a été votée sous son régime, mais son application reste timorée dans la mesure où aucune plainte en justice contre les propriétaires d`esclaves n`a abouti.

Concernant les réfugiés, le discours sera explicite et détaillé, le Président déclare que « Tous les mauritaniens réfugiés pourront retourner au pays et bénéficieront d’un programme de réinsertion dans leurs terroirs d’origine avec l’appui du HCR, de l’Etat mauritanien, de l’effort de la solidarité nationale et le concours de nos partenaires au développement. Des mesures seront mises en place pour s’assurer que tous les mauritaniens concernés pourront bénéficier de ce programme de retour organisé ».

Cet environnement propice dû, à la bonne volonté politique de l`Etat a été ponctué par des contacts entre les plus hautes autorités du pays et les réfugiés dans les pays d’asile en juillet et septembre 2007. Il s`en est suivi des concertations nationales sur la mobilisation pour le retour des réfugiés et le règlement du passif humanitaire des 20-21 et 22 novembre 2007 à Nouakchott ; sanctionnées par un rapport de synthèse consensuel. C’est dans ce contexte que le rapatriement des réfugiés mauritaniens du Sénégal a débuté en janvier 2008.

Toutefois, il convient de souligner que l’impact du coup d’Etat du 6 aout 2008- contre le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi- perpétré par une junte militaire dirigé par Mohamed ould Abdel Aziz aura eu pour conséquence, au plan psychologique, le découragement de bon nombres de réfugiés pourtant candidats au retour. Comme autre impact négatif de ce coup d’Etat soulignons le gel de la participation des donateurs et autres partenaires internationaux qui s’étaient pourtant engagés à appuyer politiquement et financièrement le rapatriement.

Selon les statistiques de la Délégation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le nombre des réfugiés mauritaniens actuellement au Sénégal se chiffre à « un peu plus de vingt-un mille » et à près de huit mille réfugiés « qui se sont portés volontaires pour rentrer chez eux ». Aussi faut – il mentionner le rapatriement de « près de 20000 personnes, exactement 19108 personnes en deux ans dont la majorité en 2009 ».

Par ailleurs, les engagements relatifs à l’insertion harmonieuse des rapatriés, dans leurs localités d’origine et tels que garantis par l’Accord Tripartite liant le Sénégal, la Mauritanie, et Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, n’ont pas été tenus. Il s’agit bien entendu d’un accord signé, en novembre 2007, par ces trois instances, et qui sert toujours de cadre légal pour le rapatriement des réfugiés mauritaniens au Sénégal.

A cet égard, le Forum National des Organisations des Droits de l’Homme en Mauritanie(FONADH) dans une déclaration publiée, à l’occasion de la dernière journée internationale des réfugiés du 20 juin, reconnait que « des progrès ont été réalisés en matière d’insertion des rapatriés par le biais de l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés(ANAIR) même si ceux-ci demeurent insuffisants ».

Le FONADH de préciser que « ces avancées cachent mal les situations encore déplorables parmi celles-ci on peut citer : l’arrêt de l’opération de rapatriement décidé sans qu’aucune information ne soit donnée à l’opinion publique pour le justifier ; la suspension de la délivrance des pièces d’Etat civil aux rapatriés constitue une contrainte importante pour ces populations ; la persistance de la question la plus dramatique est celle liée au foncier touchant des populations d’agriculteurs qui n’ont plus de terres à la suite des événements 1989.

Une situation jugée « grosse de conflits que les autorités doivent endiguer », toujours selon le FONADH. On peut déplorer, souvent, dans ce contexte conflictuel l’arrestation et la détention arbitraire de rapatriés par les autorités. Des rapatriés (abass sy et ousmane diack de djoli et ibou diop de madina salam etc. et bien d`autres cas) qui n’ont commis comme seul crime que la revendication légitime de leurs terres cultivables occupées par des populations qui s’y sont installées après leurs déportations, en 1989. Ces situations déplorables ont conduit certains rapatriés à revenir au Sénégal.

De ce qui précède, il faut reconnaitre que le dossier des réfugiés mauritaniens est loin d’être clos, en attestent non seulement le nombre de vingt-un mille réfugiés mauritaniens présents encore au Sénégal, mais aussi les huit mille autres volontairement et régulièrement inscrits aujourd’hui et privés du droit au retour à cause d’une décision unilatérale et arbitraire du gouvernement mauritanien.

En outre, les réfugiés candidats au retour s’inquiètent du fait que le gouvernement a laissé entendre qu’il prendrait de nouvelles mesures relatives à des nouvelles conditions de retour à savoir le « retour assisté » et non plus le « retour organisé et accompagné » par le H C R, autrement dit, un retour sous l’égide de la communauté internationale conformément à l’Accord Tripartite susmentionné et les conventions internationales en la matière.

C’est l’occasion, ici, de dénoncer vigoureusement la non validité et la non véracité des chiffres erronés avancés par les autorités mauritaniennes, par le biais de son ministre de l’intérieur, Monsieur Mohamed Ould Boillil, affirmant qu’il y a 2484 réfugiés mauritaniens au Sénégal inscrits pour le retour contrairement aux chiffres de 8000 indiqués, au mois de juin 2010, par le Délégué régional Monsieur Eliké Segbor du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés résident au Sénégal.

Le ministre de l’intérieur frise le ridicule, quand il affirme qu’il n ya pas « d’expulsés mauritaniens au Mali » contredisant le HCR qui annonce officiellement avoir enregistré près de 10 000 mille réfugiés mauritaniens du Mali et qu’il n’attend pour démarrer leurs opérations de rapatriement que la signature d’un Accord tripartite entre le Mali, la Mauritanie et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, comme c’est le cas pour les réfugiés mauritaniens qui désirent toujours retourner dans leur pays.

Quant aux réfugiés mauritaniens ayant décidé de surseoir à leurs rapatriements, en attendant des conditions meilleures, leur situation est précaire. Cela en dépit des politiques d`intégration au Sénégal qui ont montré leurs limites. Ceci du fait des problèmes sociaux extrêmement difficiles (de santé, de scolarité, de logement, de nutrition..) qui accompagnent la vie quotidienne des réfugiés dont l’un des plus cruciaux est lié à l’illégalité administrative dans laquelle ils se trouvent et cela depuis la fermeture, en 2007, du Commissariat d’Appui aux Réfugiés et aux Personnes déplacées.

Il s’agit de l’organisme chargé, au Sénégal, d’établir et de renouveler les documents d’identité des réfugiés. En raison de la péremption des documents détenus par les réfugiés qui sont censés être prorogés chaque année, on peut affirmer sans aucun doute, que la quasi-totalité des réfugiés mauritaniens sont, d’un point de vue administratif, des illégaux. Cela remet en cause leur droit fondamental de circuler librement, de voyager car ne possédant de documents à cet effet et de travailler légalement afin de subvenir à leurs besoins.

Ce qui est une violation flagrante des droits qui leur sont garantis par les conventions et protocoles internationaux en matière d’asile. D’ailleurs, il est utile de souligner que cette politique d’intégration est doublement négative pour les raisons suivantes. Premièrement, elle réconforte les autorités mauritaniennes, dans leur volonté de négation du droit des réfugiés à la citoyenneté. Deuxièmement, l’expérience a montré l’échec des tentatives d’intégration des mauritaniens attachés, pour la plupart, à la préservation de leur citoyenneté, malgré les politiques décourageantes ourdies contre celle-ci. Nous ne saurions conclure cette déclaration, sans rappeler particulièrement les situations vulnérables des enfants et des femmes réfugiés.

Ces dernières devenues chef de famille vivent souvent seules dans des conditions choquantes et insupportables. Nous dénonçons l’aspect dérisoire de cette politique d’intégration, à travers des contrats de prêt d’une modique somme de 249 700 f CFA. Des contrats rentrant dans le cadre de microprojets proposés aux réfugiés généralement aux femmes analphabètes et dont le suivi est assuré, par le service communautaire du Bureau d’Orientation Sociale du HCR (BOS) et l’Office Africain pour le Développement et la Coopération (OFADEC). Etant entendu, que ces prêts sont d’une durée d`un an et remboursables en 12 mensualités. Il est stipulé dans le cadre de ces contrats que les organismes chargés du suivi peuvent recourir à toute action légale pour recouvrir les fonds restants dus.

Il est évident que nous refugiés mauritaniens victimes du déni de citoyenneté, suite aux déportations massives à partir de 1989 et après avoir résisté pendant près de vingt-un ans à toutes les tentatives de dissolution de notre appartenance à la Mauritanie, n’accepterons jamais ce type d’intégration dont le seul but est de nous faire renoncer à nos revendications légitimes d’être tout d’abord des citoyens mauritaniens. Nous restons mobiliser pour faire échec à cette politique d’intégration qui ne fait que le jeu des autorités de notre pays, la Mauritanie qui, en faisant échouer le rapatriement commencé en janvier 2008, souhaiterait que nous nous fondions dans la population sénégalaise.

Une intention de l`Etat Mauritanien qui, d`ailleurs, n`est pas nouvelle. Nous n’accepterons jamais ce marché de dupe et fustigeons toute complicité allant dans ce sens. Il est aussi à décrier le système sélectif et discriminatoire concernant le traitement, des dossiers des refugiés et ceux d`autres personnes, orchestré par certains responsables du HCR et du projet OFADEC. L`OFADEC partenaire du HCR s`illustre par un manque de transparence dans l`octroi des bourses. Par exemple, comment comprendre qu`un refugié dont les enfants sont bénéficiaires d`une bourse scolaire et qui s`était vu notifié une erreur sur son document d’identification (récépissé), puisse percevoir une ou toute partie de cette bourse.

Nous déplorons le caractère limité et irrationnel de l`assistance médicale qui n`est réservée qu` à des cas exceptionnels et s`avérant inefficace même dans les situations désespérées. Cette opacité, dans la gestion d`autres volets, est manifeste. Aujourd’hui, la non prise en charge honnête de la question des réfugiés mauritaniens repose de façon évidente celle de la cohabitation entre les différentes communautés ethniques et culturelles de notre pays. Une question remise à l’ordre du jour, par les propos incendiaires du Premier ministre Monsieur Mohamed Ould Laghdaf qui a provoqué des affrontements intercommunautaires dans le milieu universitaire, entre étudiants négro-mauritaniens qui ont exprimé vivement le rejet des ses propos d’une part, et les étudiants arabo-berbères qui les ont soutenus, d`autre part.

En effet, celui-ci a affirmé, lors de la clôture des journées de promotion de la langue arabe tenues à Nouakchott le 1er mars 2010, que l’objectif de son gouvernement est de faire de la langue arabe la langue exclusive des « échanges administratifs, de l’éducation, de la recherche scientifique ». Et, à son ministre de la jeunesse et de la culture, Madame Cissè Mint Boyde de renchérir que les langues nationales à savoir le Soninké, le Bambara, le wolof et le Pulaar « sont des obstacles à l’émergence de la langue arabe ». Il apparait, toujours, évident que la question linguistique et culturelle est incontestablement une source de discorde ; elle est à l’origine des violations massives des droits de l’homme, en 1989. Nous dénonçons, à l’occasion, l’obsession de l’arabité de la minorité hégémonique arabo-berbère.

S’il est vrai que sa dénonciation, à l’instar d’une majorité du peuple mauritanien, des injustices subies par le peuple palestinien de la part d’Israël se justifie et ont conduit à la rupture, en 2010, des relations diplomatiques nouées en 1999 entre notre pays et l`Etat Hébreux. En revanche le silence assourdissant de cette minorité hégémonique, quand il s’agit du dossier du passif humanitaire et de la question des déportations témoigne d’une hypocrisie aveuglante. N’oublions pas de rappeler que les manœuvres perfides de ce groupe complexé par l’arabité et tapi dans l’ombre, pour faire échec aux rapatriements et au règlement juste du passif humanitaire, sont dénoncées par les forces progressistes et démocratiques de la Mauritanie.

Aussi, compte tenu des enjeux du moment et de la nécessité d’agir conséquemment, la communauté des réfugiés mauritaniens exprime sa solidarité avec toutes les plaintes et actions en justice pendantes ou à venir contre les auteurs présumés des exactions inhumaines et dégradantes perpétrées contre la communauté négro-mauritanienne. En plus nous coordination des organisations des refugiés mauritaniens au Sénégal (CORMS) entendons mener des actions pratiques dans ce sens. Les réfugiés réitèrent leur appel à la communauté internationale et à toutes les bonnes volontés, afin de trouver une solution durable et définitive à l’épineux dossier de la déportation et du passif humanitaire.

Dakar, le 11 juillet 2010

Les Signataires :

Assocition pour la reinstallation : Abdoulaye Diallo (772704206)

Association des etudiants mauritaniens refugies au senegal : Hamadou Ba (775215828)

Cellule des refugies mauritaniens de thies : Djiby sow (776454944)

Collectif des refugies mauritaniens pour la solidarite et les solutions durables : Ibrahima mangara (775493017)

Ccollectif pour le respect des conventions et protocoles internationaux aux refugies : Amadou ndiaye (776311250)

Comite directeur des refugies mauritaniens au senegal : mamadou wane (775213284)

Comite des organisations des femmes refugiees mauritaniennes au senegal : fatimata ly (775054960)

Mouvement des refugies mauritaniens pour la defense des droits de l`homme : aldiouma cissokho
(771867441)

SOS enfants deportes : babouna diakite (775580004)
SOS refugies a saint louis : abdoulaye diop (775157230)
Coordorganisation Réfugiés mauritaniens
coordorganisation@yahoo.fr


www.cridem.org


Source :
Coordorganisation Réfugiés mauritaniens

Gorgol/ pluies : Dégâts matériels à Dar Selam, M’Bout et Maghama




Pas moins dix habitations en semi-dur se sont effondrées dans la localité de Dar Selam relevant de la commune de Melzem Teichet (moughataa de Mounguel), sous l’effet des derniérs pluies qui se sont abattues sur le Gorgol.


A Dar Selam, les eaux d pluies et d ruissellement ont été à l’origine de la perte de 53 ovins et caprins, 7 bovins et 1 camelin. Les eaux ont également détruit 2 tonnes 350 kg de riz, 2 tonnes de blé, 45 bidons d'huile d'arachide, 35 caisses de thé et 4 tonnes de ciment.
A Maghama, la montée des eaux a provoqué l'inondation de 17 maisons et le déplacement de plusieurs ménages vers des lieux sûrs. A M'Bout, 26 familles dont 3 ont perdu leurs habitation ont été installées dans des écoles.
ANI

Résultats du concours d’entrée en 1AF/ Le Tagant se taille la part du lion



Les résultats officiels du concours d’entrée en première année secondaire rendus publics, mercredi 14 juillet 2010, placent le Tagant à la tête du peloton. Avec un taux d’admission de 60,93% sur un total de 1756 candidats, le Tagant dépasse, largement, les autres régions. Seule l’Inchiri a fait un peu mieux avec un taux de réussite de 61,77% mais pour seulement 200 candidats. Ainsi donc, avec ce résultat réconfortant,le Tagant renoue avec l’excellence, après plusieurs années caractérisées par des contreperformances et la baisse du niveau des élèves.
Le diagnostic posé par les responsables éducatifs régionaux, à leur tête le Dren du Tagant Mohamed Samba Sedinte , a permis de juguler le mal avant de proposer des remèdes qui,finalement, se sont révélés efficaces. En effet, le renforcement de l’encadrement de proximité, l’esprit d’ouverture et de collaboration, le soutien des partenaires (administration, Unicef), l’organisation des cours de rattrapage pour les élèves de 6Af, sont autant d’efforts qui ont permis d’atteindre ce résultat satisfaisant. MAON un parent d’élève très comblé n’a pas pu retenir sa joie : « les résultats auxquels nos enfants sont parvenus, nous réconfortent. Selon mes sources 1214 élèves sur un total de 1756 candidats sont admis. Et pour la première fois, certains candidats du Tagant ont totalisé des points qui les placent parmi le peloton des cinq premiers sur le plan national. Nous remercions le corps enseignant pour les efforts qu’ils ont consenti. Mais nos remerciements vont également à l’endroit du personnel d’encadrement et des responsables éducatifs avec une note particulière au Directeur régional monsieur Sedinte dont le rôle a été décisif dans l’amélioration qualitative de l’enseignement au niveau de la région » soutient-il.
Et son ami de renchérir : « Nous ferrons de notre mieux pour consolider cette performance. Notre soutien ne ferra pas défaut et nos associations continueront à jouer pleinement leur rôle. Nous apprécions les efforts que déploie la Direction Régionale et depuis qu’elle est dirigée par le nouveau Directeur, les choses ont commencé à bouger dans e bons sens ».
Ainsi donc la satisfaction est totale au Tagant où élèves, parents d’élèves, enseignements et personnel d’encadrement sont fiers d’avoir atteint un résultat qui fait honneur.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

mercredi 14 juillet 2010

Le projet DRC organise une session de formation de 50 conseillers municipaux à Boghé




Dans le cadre de sa sous-composante «Renforcement de Capacités des Communes Rurales», le Projet de Développement Rural Communautaire, organise du 15/07/2010 au 19/07/2010, à Boghé, une session de formation de 50 conseillers municipaux issus des communes Test du Projet (Arr, wompou, N’diago, Wadamour, Daghveg, Bangou, Voulania, Soudoud, Beilougue et Ain Savra).

L’objectif de cette formation est de permettre aux élus de ces communes d’acquérir plus de compétence dans les domaines de la gestion technique administrative, en maitrise d’ouvrage communale, en Passation de marchés, en gestion des ressources naturelles, préservation de l’environnement, en Genre et PCGES.

ANI

Des pluies au Brakna et au Gorgol




Les quantités de pluies suivantes ont été enregistrées dans la nuit du 12 au 13 juillet 2010 au niveau des localités ci-après:


Brakna
- Bagodine 10 mm
- Tewil 35 mm
- Vethi 15 mm
- Djonaba 37 mm
- Chegar 28 mm
- M'Bagne 13 mm
Gorgol
- Ndiadjibeni Gandega 74 mm
- Boughoul 90 mm
- Ouad Aid 80 mm
- Edebay El Batha 80 mm
- Libeidhi Oulad ely 58 mm
- Bathett Ehel el Yemani 80 mm
- El Khalwé 73 mm
- Legueneibé 57 mm
- Towmiyat 34 mm
- Lexeiba 1 12,5 mm
- Maghama 62 mm
- Dar El Baidha 65 mm
- Toulel 60 mm
- Wali 59 mm
- Beiliguett Litama 90 mm
- Ould Gueroum 105 mm
- Debaye Ehel Guelaye 50 mm
- El Vedra 80 mm
- Ehel Bebacar 75 mm
- El Hadhara 85 mm
- Ehel Oumar Ould Ely 107,5 mm
- Kaedi 8 mm
- Wedji Boussayabé 27 mm


ANI

Centre d’alphabétisation de Tidjikja / Pourquoi les équipements sont-ils transférés à Nouakchott ?




A la faveur d’un protocole d’accord signé en 2005 entre la Mauritanie et la banque Islamique de développement, un centre de formation professionnelle équipé en mobilier de bureau, matériel informatique et matériel de diffusion pour une station de modulation de fréquence ( FM) est mis sur place à Tidjikja. Ce centre est conçu pour permettre aux sortants des Mahadras et des alphabétisés du Tagant, de bénéficier d’une formation qualifiante pour qu'ils puissent, à terme, s’insérer dans la vie active. Mais avec les fréquents changements intervenus ces dernières années et l’instabilité politiques qui en est résultée, le centre, qui dépend de l’amovible département de l’alphabétisation, n’a pu démarrer ses activités condamné, à chaque fois, de changer de tutelle. Pourtant la construction et l’équipement dudit centre ont été achevés depuis 2007 sans qu’aucune activité de formation n’y soit menée. Au contraire, il ya deux ans, le local qui devrait abriter le centre avait servi de bureaux pour la Direction Régionale de L’Education (DREN) et actuellement il abrite les bureaux de la Direction Régionale du ministère de l’Orientation Islamique et de l’Enseignement Originel. Le mobilier, le matériel et les équipements (14 ordinateurs, 4 imprimantes, 2 photocopieuses grand modèle, deux antennes paraboliques, 2 grands téléviseurs, 50 radios, deux diffuseurs FM, des appareils photos, des bureaux, des chaises) qui étaient empilés, tout ce temps, dans une des salles, ont été finalement transférés à Nouakchott sur ordre, dit-on, du Ministre de l’Orientation Islamique et l’Enseignement Originel qui en aurait pris la décision lors de son dernier passage à Tidjikja. Mais aussi surprenant que cela puisse paraitre, ce transfert a été fait à l’insu du Wali du Tagant qui n’en a été informé qu’une semaine après par le Directeur Régional du ministère de l’Orientation Islamique. Et selon ce dernier, le transfert a été décidé par sa tutelle dans le souci de renforcer les capacités d’autres centres déjà opérationnels.
Interpelé à ce sujet par le député de Tidjikja monsieur Cheikhna Ould Cheikawi, le Ministre de l’Orientation Islamique et de l’Enseignement Originel dira que les équipements ont été acheminés à Nouakchott pour être sécurisés. Un argument qui diffère de celui de son Directeur régional et qui, visiblement, en dit long sur la gestion, on ne peut plus, opaque de ce dossier.
Méfiants, les populations locales qui n’ont pas été convaincus par les arguments avancés par le Ministre lors de la question orale qui lui a été adressée par le député de Tidjikja, sont unanimes à exiger la restitution des équipements de leur centre.
Le député de Tidjikja ne dit pas autre chose lorsqu’il met le ministère de l’Orientation Islamique et de l’Enseignement Originel en face de ses responsabilités : « Nous exigeons la restitution, immédiate, du matériel et l’ouverture du centre au public. Des efforts colossaux ont été déployés pour que le Tagant puisse se doter de ce centre et il est inacceptable qu’il soit transféré ailleurs ». Martèle Ould Cheikhawi.
Ainsi donc, le ministre de l’Orientation Islamique et l’Enseignement Originel et ses proches collaborateurs sont mis au défi, non seulement, de restituer les équipements qu’ils ont transféré à Nouakchott mais également, comme prévu, de rendre opérationnelles les activités de formation pour en faire bénéficier les alphabétisés et des sortants des Mahadras du Tagant. Cette demande est d’autant plus pressante qu’elle s’inscrit dans le programme de ce ministère visant le renforcement des compétences des sortants des Mahadras en les initiant aux sciences et aux technologies modernes.
La balle est donc dans le camp du Ministre de l’Orientation Islamique qui, sans tarder, doit rassurer les populations du Tagant sur sa bonne disposition à gérer, au mieux, ce dossier en lui donnant une suite convenable.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr


mardi 13 juillet 2010

Sava N’diaye (Assaba) : Une soudanaise «kidnappe» ses deux filles. :




Nessiba, 14 ans et Amina, 15 ans sont les deux filles de Houssein Mohamed Mokhtar. Elles habitaient à Sava N’diaye (Assaba). Elles y ont été « Kidnappées » par leur mère. Elles sont actuellement dans une localité au sud de la Libye. Lundi 12 juillet, à Nouakchott, au siège de l’AFCF, Houssein a lancé un appel pour le retour de ses enfants.

Houssein Mohamed Mokhtar est mauritanien originaire de Sava N’diaye (Assaba). Il vivait en Libye où il a épousé en mai 1995, Khadijettou Ahmed Abderrahmane, une soudanaise.En 2000, sur pression de sa belle mère, Houssein se sépare de sa femme. Khadijettou et Houssein ont eu deux filles : Nessiba, née en 1996 et Amina, née en 1997.

Après le divorce, la mère a laissé l’entière responsabilité de l’entretien et de la prise en charge des filles à leur père.

Le 21 novembre 2009, selon Houssein, « Khadijettou, avec la complicité d’un mauritanien, débarque clandestinement à Sava Nd’iaye, kidnappe les deux filles et passe la frontière du coté du Mali.» Actuellement les enfants se trouvent chez leur grand-mère maternelle à Obaye (Sud de la Libye).

Houssein a saisi la justice mauritanienne qui a demandé le retour des enfants. Il a également saisi le ministère mauritanien des affaires étrangères qui a pris contact avec les autorités libyennes pour le retour des enfants.

L’AFCF, se félicite de la démarche du ministère mauritanien des affaires étrangères mais la juge insuffisante. Pour l’Association « compte tenu des relations fraternelles entre la Libye et la Mauritanie, ce problème peut être rapidement réglé avec plus de volonté du ministère des affaires étrangères. »

Khalilou Diagana



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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Rappel à Dieu de El Hadj Boubacar Baba Cheikhou (Bocar Bidia Digana) ::



Kaédi accueille la 10ème commémoration.


Kaédi, Capitale de la Wilaya du Gorgol, c’est là où repose Cheikh El Hadj Boubacr Baba Cheikhou (Bocar Bidia Digana) depuis son rappel à Dieu, le 14 juillet 2000. Et Kaédi, où le Cheikh dirigeait une Mahdara enseignant le Coran, la Chariaa et la langue arabe.

Encore Kaédi, d’où le rayonnement de ce grand érudit se propagea pour atteindre toute la Mauritanie et même d’autres contrées du monde.

C’est Kaédi qui abritera, le 16 juin prochain, la dixième (10ème) commémoration de la disparition du Cheikh El Hadj Boubacar Baba Cheikhou (Bocar Bidia Digana). Ses disciples, venant de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, convergent vers Kaédi pour se recueillir en mémoire de leur maître.

Qui était le Maître?

Hamzettou Diagana, fils et disciple du Cheikh, témoigne : «Cheikh El Hadj Boubacar Baba Cheikhou Digana était un ancien fonctionnaire des contributions diverses. Très tôt, après le décès de son père, il reprit les rênes de la Mahdara(école coranique) familiale. Mahdara où l’on dispense, toujours l’enseignement du Coran, de la Chariaa et de la langue arabe.

Cheikh El Hadj Boubacar Baba Cheikho ; un Hamaliste «convaincu» de la Tariqha(confrérie) du Cheikh Hamahoullah, était connu, durant toute sa vie, pour ses qualités de rectitude et d’honnêteté. Il prêchait toujours l’amour de son prochain et la consolidation des liens familiaux. Dieu le rappela une nuit d’un 14 juillet 2000 après avoir eu terminé sa prière d’El Ichaa pour faire son Zikr.

Aujourd’hui, ces nombreux disciples, éparpillés dans les coins et recoins de l’Afrique, de l’Europe et des Etats-Unis, prient, en cette dixième occasion, pour le repos de son âme et celle de tous les musulmans. Amen».

Mohamed Diop

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Source :
Nouakchott Info

USADF signe deux conventions de financement avec deux coopératves mauritaniennes. :




La Fondation Américaine pour le Développement de l'Afrique (USADF) vient de signer le mardi 06 juillet 2010 deux conventions de financements avec des coopératives Mauritaniennes (1 de la Commune de Zouerate et 1 du département de Boghé ) dans le cadre de la deuxième vague de financement pour l'exercice 2010.

En marge de la signature de ces conventions, les présidents et trésorières des coopératives bénéficiaires ont subis trois jours de formation animés par des responsables du bureau local de l'USADF en Mauritanie et des membres de son bureau conseil Okt Consult Mr Sadio Diarra, Mr Sidi Mohamed Sow, Mr Sy Abdoulaye et Mme Defa Aw.

Ces formations ont porté sur trois modules : comptabilité de base ADF, mobilisation des ressources ADF et préparation de la demande de décaissement, rapport financier et d'activité à ADF. Les bénéficiaires actuels sont :

• Association pour les Handicapés de Tiris Zemmour ( Zouerate) qui a obtenu un financement de 100 000 Dollars (25 958 500 UM),

• Coopérative Boinguel Thily (Boghé) qui a obtenu un financement de 250 000 Dollars (66 913 500 UM).

Il y a lieu de signaler que ces conventions ont été signées en présence du Maire de la Commune de Zouerate Mr Yacoub Ould Salem Vall ainsi que de son adjointe chargée de la commission socioculturelle Mme Lehdiya Mint Louleid qui ont également suivi les modules de formation avec les responsables des coopératives ciblées.

L'USADF intervient en Mauritanie depuis quelques années au grand bonheur des coopératives, associations et PME nationales. Cette vague de financements vient en complément du 16 mai dernier qui a permis le financement de quatre coopératives :

• Pindi Pinal (département de Lexeiba ) qui a obtenu un financement de plus de 24 000 000 UM,

• Tewvigh I (ville de Zouerate) qui a obtenu un financement de plus de 22 000 000 UM,

• El Vowz El Kebir (ville de Zouerate) qui a obtenu un financement de plus de 23 000 000 UM,

• Tessamouh (ville de Zouerate) qui a obtenu un financement de plus de 24 000 000 UM.

Abdallahi Cheikh Dieng,
Charge de la Communication de la Mairie de Zouérate.


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Source :
Abdallahi Cheikh Dieng

Mort non naturelle de camelins en Inchiri ? :




Les habitants d’Akjoujt sont toujours gagnés par la psychose de ce qu’ils appellent « une mort non naturelle et massive » qui décime depuis quelques mois leurs bêtes, et qui aurait frappé également certains des ouvriers miniers de la ville.

Devant ce drame, les populations ont été contraintes de mener leurs propres investigations, dans l’espoir de cerner les non dits du dit mystère. Selon leurs premières conclusions, il a été constaté que les très nombreux camelins disparus font souvent partie de ces troupeaux qui broutent l’herbe à la sortie de la ville, du côté conduisant vers le site d’exploitation aurifère de la MCM.

Selon les mêmes témoignages faits par les habitants de la cité « cuivrière », dont des éleveurs, dans le flanc inverse d’Akjoujt, il n y a aucun cas de mort non naturelle de chameaux.

Ces mêmes habitants évoquent également la mort mystérieuse et régulière d’employés miniers; contrairement à leurs autres collègues qui travaillent dans les nombreux autres secteurs d’activités de la ville. Par ailleurs, les habitants estiment, qu’eux et leurs animaux font l’objet d’un véritable complot conclu en catimini sur leurs frais, par une poignée de personnes qui sont déterminés à servir leurs intérêts propres avant ceux des pauvres populations.

Ce drame qui persiste et dont le mystère reste entier, inquiète fortement les populations de cette région, qui lancent aujourd’hui un appel pressant aux autorités, en premier au président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz pour lever toutes les zones d’ombre de cette douloureuse tragédie.

Les populations demandent particulièrement l’organisation d’une enquête urgente, diligentée surtout par des experts étrangers, -pour parer aux éventuelles complicités- dont l’objectif est d’identifier les causes de ces morts fréquentes, qui, si elles continuent au rythme actuel, rendront Akjoujt une ville fantôme et horrible.

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Source :
Le Véridique (Mauritanie)