samedi 26 février 2011

Route de Nouadhibou : attention à la vitesse excessive




Ce vendredi à 15 heures, je revenais de déjeuner après la prière, et descendais la Route de Nouadhibou, de la Mosquée blanche en direction du Carrefour N° 1, [pour assister à la manifestation des jeunes] lorsque, à la hauteur de la station Total, vers le trottoir opposé des objets divers sur la chaussée attirent mon attention : ce sont des débris de pare-chocs, des morceaux de phares de véhicules;

Sur la droite un attroupement commence, et c’est la vision d’un véhicule, de type Avensis, avant gauche enfoncé, je me gare soigneusement, et rapidement, 50 mètres plus loin [note : ceux qui s'arrêtent pile sur les lieux d'un accident courent le risque d'en provoquer une série d'autres, une route étant un endroit dangereux].

L’accident s’est produit il y’a deux minutes, car les personnes impliquées sont encore présentes : un monsieur d’un certain âge, qui conduisait une BMW, se fait transporter à la clinique Ibn Sina toute proche, je saurai plus tard qu’il ne souffre que d’une coupure au visage, et de contusions sans gravité.

Quant aux deux jeunes hommes, dont l’un conduisait l’Avensis qui roulait à toute vitesse, et qui a embouti la BMW, qui sortait de chez le réparateur de pneus, le premier saigne du front, et son accompagnateur souffre de douleurs à la clavicule droite, sans doute fracturée, une blessure classique en la circonstance.

Compte tenu de la violence du choc, et sous réserve que les radiographies ne révèlent pas d'autres traumatismes, notamment cervicaux chez les protagonistes, on peut dire que ces personnes ne s’en sortent pas trop mal. Cet accident pose l’eternel problème de la vitesse, excessive sur cette portion de route.

Il faut comprendre une chose : à partir du Centre émetteur, et même avant, la Route de Nouadhibou n’est plus une route nationale, mais une avenue qui traverse une agglomération, dans une zone peuplée avec beaucoup d’enfants, d’animaux, de véhicules, etc…

Il faut trouver les moyens de casser la vitesse de ceux qui s’y engagent, et de limiter les possibilités d’accidents, l’un des dangers étant la circulation à contresens (mais oui !), et le fait que beaucoup de conducteurs ne sachant pas tourner à gauche correctement, ‘’coupent leur virage’’, et se retrouvent nez à nez avec ce qui, venant de leur gauche, veulent tourner, à droite, et sont, eux, dans le bon sens.

A ceux qui ne voient pas ce que je veux dire, je dis : c’est compliqué, mais la vie est compliquée, sauf si on veut bien essayer de comprendre.

Ahmed Baba Ould hamoud

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vendredi 25 février 2011

Le fond culturel mauritanien est foncièrement noir




On ne le dira jamais assez, le fond culturel mauritanien est foncièrement noir et le festival de Chinguetti en a apporté des preuves irréfutables malgré les efforts fournis, à dessein, pour les dissimiler. Les troupes artistiques traditionnelles de Oualata, de Chinguetti, de Tichit et de Ouadane, ont toutes chanté des airs à forte connotation négroïde.

Non seulement, la cadence de leur tam-tam, la rythmique de leurs chants n'avaient rien à voir avec la culture arabo-berbère, mais les paroles de leurs chants qui remontent d'un lointain passé, n'a rien d'arabe, rien de berbère, rien de Hassanya.

D’ailleurs lors de la prestation de la troupe de Oualata, les organisateurs se sont rendu compte, tardivement, de leur méprise en laissant les chanteuses entonner un air totalement nègre. Ce qu’ils voulaient cacher est apparu au grand jour et pour réparer leur bévue, ils ont demandé à un guitariste maure d'accompagner la troupe. Mais c'était tout simplement pitoyable.

Les bonnes dames n'arrivaient plus à suivre le tempo. L’introduction de la guitare a totalement dénaturé leur chant.

Un autre exemple c’est celui de la troupe de Tichit qui a apporté avec elle de petits tambours style bambara et peul Macina (un legs d'un passé glorieux des fondateurs de cette ville historique qui avait accordé l'hospitalité au Chrif Abdel Moumine l'ancêtre des chorvas de Tichit). De nos jours encore, les femmes de Tichit utilisent régulièrement ces tambours lors de leurs différentes cérémonies.

Quand la pluie tarde à tomber, il n'est pas rare de voir des petits groupes d'hommes et de femmes faire le tour de Tichit en jouant de leurs tambours accompagné de chants dans une langue qui n'a rien à voir avec le Hassanya. Un événement très prisé localement.

Ardokahel



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Source :
Ardokahel

Un élu du peuple participe à la marche contre Mouammar Kadhafi et le pouvoir mauritanien

Le maire d’Aoujeft, Mohamed Moktar Hamein Amar, a déclaré vendredi lors d’une marche à laquelle il participait contre le régime de Mouammar Kadhafi et de celui de la Mauritanie, que le pays traverserait une situation explosive.

Mohamed Moktar Hamein Amar, seul élu du peuple présent à cette manifestation, a indiqué qu’il y est pour soutenir la jeunesse mauritanienne, qui réclamait plus de justice sociale.

"Je suis là, d’abord, parce que je suis un élu du peuple mauritanien. Les populations m’ont élu pour défendre leurs intérêts. Je considère que la Mauritanie traverse, aujourd’hui, une situation extrêmement explosive", a soutenu Mohamed Moktar Hamein Amar.

"Nous sommes là pour soutenir la jeunesse mauritanienne qui réclame plus de changement. Nous sommes là pour piloter cette révolution. Nous avons confiance en cette jeunesse.

Nous demandons le changement pour que la Mauritanie soit la Mauritanie de tous, pour que la Mauritanie ne soit plus une Mauritanie raciale mais qu’elle soit la Mauritanie de tout le monde qu’il soit Maure, Poular, Soninké et Wolof", a ajouté le maire d’Aoujeft.

Babacar Baye Ndiaye pour Cridem

jeudi 24 février 2011

Sénatoriales 2011/ missions de l’UPR dans les 18 départements concernés Les grandes manœuvres ont-elles commencé.




Plus les jours s’égrènent, plus les ambitions politiques se précisent dans la moughataa de Bababé. On parle déjà de cinq candidats à la candidature pour le fauteuil sénatorial. Bâ Amadou Racine, ancien ministre et ambassadeur, s’est officiellement porté candidat à la candidature de l’UPR au fauteuil sénatorial de Bababé.

Selon nos informations, le wali du Trarza, M. Yahya Ould Cheikh Mohamed Vall apparenté au sénateur sortant de Bababé, s’activerait intensément à l’UPR et dans certains cercles du pouvoir afin de pousser au choix du frère du sénateur sortant pour qu’il soit investit par le parti.

Question : le fauteuil sénatorial de Bababé va-t-il continuer à être occupé par une seule famille contre la volonté de la majorité des conseillers ?

En tout cas ces immixtions des autorités administratives, ne font que compliquer la tâche de l’UPR. D’autant que les populations du département ne semblent plus enclines à suivre les yeux fermés n’importe quoi. La mission de l’UPR dans le département pour évaluer la situation, s’en rendra compte aisément.

Autres candidats, Bal Mamoudou Jaafar qui se serait porté candidat sous les couleurs du MPR de Kane Hamidou Baba. L’homme qui officie au ministère de l’intérieur est un proche du secrétaire général du ministère de l’intérieur et de la décentralisation. Selon certains observateurs, M. Bal serait sous la coupe du député Bâ Aliou Ibra de Addil de Yahya Ould Ahmed Waghef.

On parle également de Habsa Chouaibou, la fille de l’ancien maire de Bababé M. Bâ Abdoulaye Chouaibou. Conseillère UDP, il semble qu’elle nourrit l’ambition d’occuper le fauteuil sénatorial. Dieng Mamadou Abdoulaye, maire de la commune de Hairé MBaar, ne serait pas non plus en reste. Il semble qu’il soit candidat à la candidature UPR pour briguer le fauteuil sénatorial.

A noter que les conseillers municipaux du département sont issus des élections municipales de novembre 2006, organisées par la transition du CMJD de Ely Ould Mohamed Vall. Le conseil municipal de Bababé compte 19 conseillers dont un est décédé, feu Sall Mamoudou.

Parmi les conseillers de la commune, l’UDP comptait deux conseillers mais l’un d’eux a fait défection pour rejoindre l’UPR. L’UFP de Mohamed Ould Maouloud en compte deux, le RFD un conseiller qui a rejoint l’UPR et le Plej de Bâ Mamadou Alassane un conseiller qui a rejoint le MPR de Kane Hamidou Baba. Cela dit, signalons qu’outre la commune de Bababé, celle de Hairé MBaar compte également 19 conseillers, tandis que celle d’El Vorah compte 15 conseillers.

Moussa Diop
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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Nouadhibou : Les services de sécurité expulsent 40 ressortissantes étrangères s’adonnant à la prostitution.




La direction régionale de la sûreté nationale, au niveau de la wilaya de Dakhlet-Nouadhibou, nord de la Mauritanie, a commencé, l’expulsion de quelque 40 ressortissantes étrangères accusées de pratiquer la prostitution dans la capitale économique du pays.

Il s’agit, pour la plupart, note une source policière, d’Ivoiriennes, de Gambie, du Burkina Faso et du Sénégal.

Signalons que depuis longtemps des voix s’élèvent au sein d’imams de mosquées et de prêcheurs (douat) pour dénoncer la propagation de maisons closes à Nouadhibou.


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Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

Adrar/Révolution : Notre problème est politique et non ethnique ou racial !




« Mieux vaut la prévoir avant qu’elle ne vous atteigne » (Ekheir teraaha sabeg telehguek). Cet adage de sagesse qui recommande de se préparer à toutes les éventualités interpelle tout un chacun au moment où le vent des soulèvements populaires souffle sur notre contrée. On disait la Tunisie différente de l'Égypte. Laquelle ne ressemble pas à la Libye qui, elle est particulière … Puis tout le monde constate avec exaspération que les raisonnements humains habituels se trompent. La Mauritanie n’est donc pas à l’abri d’une caresse (douce espérons le) par ce vent passager. Pour en atténuer les effets, en parler sans passion peut s’avérer efficace. Notre problème est politique et non ethnique ou racial. Il provient de la gestion de la chose publique qui entraîne : cherté de la vie, injustice sociale, insécurité, chômage, favoritisme, dégradation de l’enseignement, dévalorisation de la monnaie, manque de cohésion sociale etc.

Chacun, suivant son prisme d’observation définit sa propre lecture de cet état de fait. Pour les dirigeants actuels, les stratégies sont mises en place (ou en cours) pour que demain notre pays se transforme en Eden. Pour l’Opposition, ce soir avant demain c’est déjà trop tard. Entre les deux, il y’a certes des extrémistes de tout bord qui se comptent heureusement sur le bout des doigts : Les chauvins, fanatiques, nationalistes étroits, racistes, conservateurs, xénophobes, nostalgiques du passé ancien etc. Mais il y’ a surtout la quasi majorité des Mauritaniens qui aiment leur pays et qui resteront unis pour y cohabiter pacifiquement quels que soient les soubresauts conjoncturels qu’ils connaitront.

Ely Salem Khayar/Adrar.info.

Le Diaagaraf Mboyo intronisé.




Vendredi 18 février, il est 16 heures 30. Plusieurs délégations mauritaniennes, en provenance de Nouakchott, Nouadhibou, Boghé, Sélibaby ont assisté à la cérémonie d’intronisation du Diagaraf de Mboyo. Deux jours de festivités ont marqué l’évènement. Occasion pour le village de renouer avec son passé. Le village de Mboyo est situé à 17 km de Podor, dans l’île à Morphil. Côté mauritanien il se trouve à quelques kilomètres des villages de Diatar, Téssem, Tékinguel, Sintiane Diama, Dar El Barka…

De part et d’autre de la frontière mauritano-sénégalaise, on retrouve les mêmes familles. Le village sénégalais de Mboyo où se déroule la cérémonie d’intronisation, compte un peu plus de 2000 âmes, si l’on en croît les chiffres qui nous ont été communiqués. Les poteaux électriques se dressent fièrement mais l’électricité n'est toujours pas fonctionnelle.

Pour corser ce sombre tableau, l’eau potable aussi se fait désirer de plus en plus à Mboyo. Les populations de cette localité ne savent donc plus à quel saint se vouer.

" On en marre des politiciens qui rivalisent de promesses le temps d'une campagne électorale et nous oublient dès qu'ils ont le dos tourné", peste un habitant du village. Un bémol tout de même, le village dispose d’un collège qui accueille plus de 250 élèves de Mboyo et des villages environnants comme Diama- Alwali, Guédé Wouro Korkadji, Moundouwaye, Diaw, etc. Mboyo, faut-il le souligner, souffre cruellement du manque d'infrastructures et les populations ont l'impression d'être des laissées pour compte.

L’instant de bonheur.


Drapés dans leurs plus beaux atours, hommes, femmes awloubé (Gawlo) du Fouta convergent au domicile de Sileye Baïdi Gadio, futur Diagaraf qui attend son intronisation. Le lieu où se tient cette cérémonie est hautement historique.

La cérémonie d’intronisation, riche de symboles puisés dans l’histoire tumultueuse du royaume de Kolli Tenguella, s’est tenue en présence de Gadio Hamidou Rabi directeur régional de Mauripost à Sélibaby conduisant une imposante délégation mauritanienne venue répondre à l’invitation, Hamet Yéro Sall ressortissant du village de MBOYO, Gadio Mamadou Silèye un notable de grande notoriété ressortissant du village de Tékinguel (arrondissement de Dar El Barka) se trouvant en Mauritanie. On notait aussi la présence de tous les diagaraf de Touldé Dimatt jusqu’à Thilone avec de fortes délégations de Cebbe.

Le village est à quelques encablures de Mboyo situé de l’autre côté du fleuve. Outre la présence de Elimane MBOYO, M. Hamet LY en même temps chef du village on notait celle d’une immense foule à la cérémonie.

A la veille de l’intronisation, des soirées folkloriques ont permis aux plus belles voix du Fouta de rivaliser de talent à travers des chants de Yéla, l’air par excellence des Awloubé, et des Kontimpadjis, ces chants guerriers des Sébés rythmés par les clameurs assourdissantes des longs fusils à poudre, rescapés de temps très lointains et qui, en l’espace de quelques cérémonies, contribuent au spectacle.

Les Awloubé, maîtres d’œuvres de toutes ces manifestations ne seront pas en reste. En effet, la veille du grand jour, c’est à leur tour d’assurer le spectacle avec d’interminables séances de asko (généalogies) qui sans doute sont remontées jusqu’à la genèse de l’humanité. Sans oublier les très belles et élégantissimes chanteuses Awloubé, qui pour l’occasion n’ont épargné ni thioups froufroutant, ni bijoux en or et encore moins les enivrants senteurs d’encens concoctés dans le secret des chambres.

C’est également l’occasion d’en savoir plus sur les différentes catégories qui composent la grande famille des Gawlo. Ainsi découvre-t-on que cette société est très fortement hiérarchisée comme beaucoup d’autres sociétés foutankaises.

Des chants se sont alors élevés à la gloire des familles guerrières et nobles, descendant des anciens rois du Fouta. Pour ne pas être en reste, la réplique de ces dernières au moyen d’une distribution grandiose de billets de banques qui resteront longtemps dans les mémoires.

En dollar, en euro ou en Cfa, les invités de Diagaraf Mboyo, venus de tous les coins de la vallée du fleuve et de l’étranger, ont rivalisé de générosité. Et quand ce sont les Gawlo qui assurent le spectacle, il ne saurait être insipide. Les nombreuses délégations représentant des villages du Fouta, des parents ou des amis, se sont toutes illustrées par la générosité des contributions.

Le FARBA est un maître reconnu dans l’art du asko ou généalogie et du taarik ou l’histoire du Fouta. Spécialiste de la généalogie des Dényankés et des Sébé, ses recherches personnelles l’ont conduit à maîtriser également la généalogie de pas mal de familles.

De sa famille maternelle, le Farba descend en droite ligne de Sey Malal Layal Kouyaté, un des compagnons du 1er Almamy du Bundu Malick Sy. Un héritage qui l’a prédestiné à occuper une place de choix dans le monde des Awloubé. C’est ainsi qu’il a reçu toutes sortes de dons, aussi bien en nature qu’en espèces : voitures, maisons, billets d’avions, etc.

C’est dire la dimension de l’homme unanimement salué comme un maître de la parole, capable par la seule magie de son verbe de pousser des hommes à des actes inconsidérés. A cette folle ambiance électrique, succède la cérémonie elle-même, riche en couleur et accompagnée d’un rituel chargé de symboles.

Tout d’abord, c’est Ousmane Dème dit Thioyri qui prend la parole pour expliquer le programme de l’intronisation. Après une prière, suit l’intronisation. Le Diagaraf est coiffé d’un turban jaune enroulé sur sa tête par Ousmane Dème dit Thioyri au nom de son titre de Diom Mboyo. Puis, Diagaraf Mboyo reçoit de Diom Mboyo une épée et un sabre qui lui sont offerts.

La fin de la cérémonie d’intronisation est marquée par le spectacle ahurissant d’une pluie de billets de banques sous les vivats de la foule, les chants des femmes et surtout des Thiolo, Nalanké, Almoudo Ngaye, Diéguérékéle etc.

Désormais, un nouveau Diagaraf est intronisé et nul n’a le droit de l’appeler autrement que par son titre. D’aucuns disent d’ailleurs que dans les temps anciens, un tel crime pouvait être passible du châtiment suprême.

L’intronisation, un rituel vieux de plusieurs siècles.


Pour rappel, il existait une autorité politique et morale à la tête de chacune des communautés qui vivaient au Fouta: Teine, Ardo, Satigui, Dialtabé, Diome, Farba Gawlo, Farba Bayilo, Diagaraf etc. Ils y avaient une liberté d'expression (plus que verbale) pour les (Thiolo, Nalanké, Almoudo Ngaye, Diéguérékéle etc...). Aujourd’hui encore, il y a dans le Fouta cet équilibre basé sur le respect mutuel.

Le "Matioudo" (ce mot, par ignorance, est traduit en français "esclave") est : celui qui gère et cultive les terres du Roi et celles des grands propriétaires fonciers et la règle de répartition des récoltes s'appelle "Reme-petiéne" ce qui signifie: le propriétaire donne la semence, le cultivateur cultive et surveille le champ jusqu' à la récolte ensuite qu'il soit "Matioudo" ou pas il divise lui même la récolte en deux, il prend une part et amène l'autre part au propriétaire.

C’est aussi celui qui faisait office de garde ou de soldat de l'armée régulière en cas de nécessité. Quant au Diagaraf, il est l'autorité de communauté habilité à exécuter les affaires courantes de la cité. Il est également l’homme qui peut devenir le "bésse" (porte drapeau) qui, s'il tombe au combat (à la guerre), la capitulation devient automatique.

Selon le Doyen d’âge des « Cebbe », M. Abou Kouro Seck originaire du village de Dimatt, le titre de Diagaraf est vieux de plus de cinq cents ans (1501 précisément). Pour sûr, selon les historiens, les premiers titres remontent à la fondation du Royaume des Dényanké en 1500 par un guerrier Manding du nom de Kolli Tenguella.

La naissance de l’une des toutes premières Nations démocratiques au monde, avant même les Etats-Unis d’Amérique, est relatée dans un livre publié aux éditions Ngorjaan Farbaggel en France et intitulé Geyle, Naange wulaa gooto ; Konngol seede Fuuta e fuutankaagal.

Ce livre, entièrement rédigé en pulaar et retranscrit par Mamadou Abdoul Seck, retrace, entre autres, les multiples péripéties qui ont marqué la naissance du Royaume de Kolli Tenguella.

Moussa Diop de retour de Mboyo



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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Hôpital de la Fraternidad' de Chinguitti : Des soins gratuits pour les familles pauvres.




Situé à 70 km d’Atar, la ville de Chinguitti est un joyau du désert. Son architecture est atypique. Partagé entre les dunes de sables et les oasis, Chinguitti a tout d’une cité millénaire. Ses maisons en pierre taillée, témoins des civilisations anciennes font le charme de la cité historique. Déclaré patrimoine mondial de l’Unesco en 1996, la ville n’a pourtant bénéficié d’un hôpital qu’en 2002. Une merveille offerte par des touristes espagnols, dénommée « Hopital de la Fraternidad »

C’est aux environs de 13heures que nous découvrons le bijou. Un bâtiment neuf, construit à l’entrée de la ville qui fait le bonheur de toute la population de Chinguitti et des localités environnantes.

Selon la source que nous avons rencontré à l’entrée du bâtiment, l’Hôpital a été construit en 2002, par un groupe de touristes espagnol qui avait séjourné en Chinguitti. Après leur retour en Espagne, ils ont décidé de construire un hôpital sanitaire qui pourra répondre aux besoins sanitaires des populations.

Un projet sanitaire destiné aux familles pauvres qui est géré par la Fondation Chinguitti, basé à Murcie, en Espagne. Leurs objectifs étaient d’équiper l’hôpital, de former un personnel local, de prendre en charges les patients suivants la politique sanitaire du pays et à la fin, de laisser l’hôpital aux mauritaniens.

Un défi qui s’est avéré payant puisque l’hôpital compte quatre salles d’hospitalisation, une salle d’urgence avec une capacité de quatre lits, trois autres salles avec une capacité deux lits chacune, une salle de télémédecine pour les vidéoconférences (uniquement pour les cas de pathologies nécessitant une intervention d’un spécialiste espagnol) Pour la prise en charge des malades, notre locuteur dira qu’un « carnet d’indigent » a été mis à la disposition des familles pauvres de la ville.

Ces dernières dira t-il ont été recensées et sélectionnées par une équipe de l’Hôpital qui a fourni à chaque famille un carnet dont la durée de validité est d’une année. L’obtention du carnet permet aux patients de bénéficier d’une prise en charge gratuite de l’Hôpital, soins, médicaments et évacuation à Nouakchott ou à l’étranger inclus.

Les maladies les plus fréquentes de l’hôpital sont l’hypertension artérielle, la malnutrition aigue qui survient généralement, en période de soudure et les bronchites,

L’hôpital fonctionne pour toute la région avec 20 à 36 consultations par jour, contrairement en période de « guetna » où les consultations sont multipliées par 10 à cause des problèmes de gastro-entérites et de diarrhées

Géré jusqu’en janvier 2O11 par les espagnols, l’Hôpital est dirigé actuellement par un médecin chef mauritanien, désigné par le ministère de la santé. Le départ précipité du médecin chef espagnol a été causé par les menaces d’AlQaida sur les occidentaux. Selon lui les espagnols sont partis, mais ils sont toujours chargés de la gestion du personnel et de l’Hopital « les nombreux rapts d’occidentaux, ont forcé les espagnols à se retirer.

Actuellement, ils ont des problèmes pour envoyer des spécialistes espagnols, mais il continue de payer les salaires des employés dont le moins payé a 50000 ouguiyas. » dira-t-il Selon notre interlocuteur, la Fondation Chinguitti a alloué à l’Hôpital 17.486532 ouguiyas en 2010. L’hôpital a fait une rentrée de 2530675 ouguiyas. Les dépenses de l’année 2010 s’élèvent à 20371011 ouguiyas.

Il a reçu comme don 853653 ouguiyas. L’aide de la mairie s’élève à 14112OO ouguiyas Géré par l’Etat mauritanien, depuis le mois de février 2011, les salaires des employés sont toujours pris en charge par la Fondation Chinguitti, mais jusqu’à quand se demandent les employés qui pointent du doigt la nouvelle gestion de l’Hopital.

Dialtabé, envoyé spécial à Chinguitti


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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Tewassoul en tournée d’implantation au Brakna.




Une mission du Rassemblement National pour la Reforme et le Développement (RNRD) dirigée par Mohamed Jemil O Mansour séjourne au Brakna depuis le jeudi, 17 Février pour procéder au lancement de la campagne d’implantation de ce parti dans la région.

Cette mission conduite par M. Abdoullahi Diakitté, le secrétaire général du parti comprend également M. Habib O Hamdeîte (ancien ministre de la fonction publique sous l’ère Sidioca), secrétaire à l’organisation du parti, M. Taher O Eli Mohamed (membre du Conseil National) et le fédéral de la formation politique au Brakna M. Moustaphe O Cheîkh O Oubeîd.

La mission a déjà tenu plusieurs réunions avec les militants et sympathisants de Tewassoul dans les départements de Maghta Lahjar, d’Aleg, de Boghé et de Bababé.

Le secrétaire à l’organisation a affirmé que « l’objet de cette mission est de procéder au lancement de la campagne d’adhésion du parti dans la région et d’expliquer aux militants la position politique de Tewassoul vis-à-vis de la situation actuelle qui prévaut dans notre pays et porter à leur connaissance le plan d’action que le parti compte mettre en œuvre pour faire face aux défis qui se posent à lui ».
Interpellé sur l’orientation actuelle de son parti, Ould Hamdeîte a précisé « que Tawassoul est toujours un parti d’opposition » en ajoutant : « c’est vrai qu’on est pas membre de la COD mais nous ne sommes pas de la majorité présidentielle». A la question, comment expliquez-vous, l’alliance que vous avez noué en 2010 lors des sénatoriales avec l’UPR, parti au pouvoir ; l’ancien ministre répond : « c’était une alliance de circonstance ».

Il a profité de notre bref entretien pour exprimer le soutien de son parti aux manifestants de Fassala Néré, qui, dit-il sont des citoyens qui ont soif et faim ».

Concernant, les élections sénatoriales à venir, le RNRD attend de se prononcer sur une éventuelle participation dans le département de Maghta Lahjar. En conclusion, « il juge que la situation de Tawassoul au Brakna n’est pas mauvaise et que le Rassemblement National pour la Reforme et le Développement (RNRD) bénéficie d’une bonne représentation dans la région».

Thièrno Souleymane Cp Brakna


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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Pourquoi Ibrahima Sarr n’était pas à Chinguitti?




Lors de l’ouverture du festival des villes anciennes à Chinguitti par le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, tous les partis de la majorité présidentielle étaient au rendez vous, sauf un. Il s’agit de l’AJD/MR.

Ibrahima Moctar Sarr, selon nos informations, n’a pas été invité. Pourtant, c’est un homme de culture. Il pouvait certainement apporter quelque chose de plus au festival. Selon les indiscrets, son discours en pulaar lors de l’atelier de réflexion de l’UPR à Nouakchott, lui aurait porté préjudice.

C’est pourquoi nous avons tout fait pour faire parler un homme politique issu de la majorité. C’est un militant de l’UPR puisqu’il a souhaité qu’on l’appelle ainsi et garder l’anonymat. Nous lui avons demandé de ce qu’il pense de l’absence du leadeur de l’AJD/MR à Chinguitti alors que tous les partis de la majorité présidentielle se bousculaient à Chinguitti pour se faire remarquer. Voilà sa réponse :

«Qu’il vienne ou pas à Chinguitti ne démunie rien de notre volonté politique sur l’unité nationale. C’est vous qui pensez à lui. Mais, nous nous ne pensons pas à quelqu’un qui veut nous diviser ou nous imposer ses idées. Nous sommes serins et soudés, pour soutenir le programme du Président de la République. Et, je vais vous dire que l’acceptation du ralliement d’Ibrahima à la majorité présidentielle par l’UPR, je pense, que c’est une erreur politique.

Quelqu’un qui veut qu’on change le nom du pays, l’hymne et les couleurs nationales, je pense que cela, excusez moi du terme, est un extrémisme pure et dure. Merci ».

Mamadou Sy à Chinguitti


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Source :
La Tribune (Mauritanie)

mercredi 23 février 2011

S.O.S - Esclaves : Déclaration.





Manifestations de Fassala : Lorsque l’injustice, la privation et le désespoir amènent la population à la révolte.



Depuis quelques jours, l’arrondissement de Fassala, dans le Hodh Chargui, connaît une intense vague de protestation populaire. Les raisons de cette révolte seraient le niveau insupportable des prix et la rareté de l’eau potable.

Les autorités municipales n’ayant pas répondu aux attentes légitimes des populations, celles-ci s’en sont prises aux symboles de l’Etat, incendiés et saccagés.

Face à cette situation, les autorités ont pris la décision périlleuse de réprimer les manifestants au lieu d’être à l’écoute de leurs doléances. Des coups et blessures et des arrestations massives ont été signalés. 38 personnes, dont des femmes, auraient été amenées, depuis hier, à Bassiknou, où elles sont gardées dans les locaux de la gendarmerie.

D’autres, en plus grand nombre, seraient actuellement détenues à Néma. Des citoyens ont été battus publiquement et maintenus sous le soleil ardent pendant plusieurs heures par des militaires déchainés. Des témoignages font état d’actes de torture contre plusieurs personnes. La répression prend, de plus en plus, l’ampleur d’une véritable campagne punitive, largement disproportionnée.

Manifestement, l’ensemble des autorités locales ont été mises à contribution pour ‘mater’ une simple contestation de citoyens révoltés par des conditions de vie qui se dégradent de jour en jour.

SOS Esclaves condamne avec la plus grande vigueur la répression aveugle contre les populations qui manifestent pour des lendemains meilleurs et dénonce le blackout entretenu sur la situation dans le Hodh Charghi. Elle considère que l’usage de la force contre les manifestants constitue une atteinte grave aux droits humains fondamentaux.

SOS Esclaves affirme que la répression n’est pas une réponse acceptable aux revendications populaires. Elle en appelle à l’ensemble des populations pour se solidariser avec les habitants de Fassala Néré et Bassiknou et exiger, immédiatement :

Le respect du droit des populations, partout en Mauritanie, à manifester librement et pacifiquement ;

Que la lumière soit faite sur les exactions, les tortures et les arrestations arbitraires.

SOS Esclaves affirme, solennellement, que les évènements de Fassala découlent de l’incapacité du régime à répondre aux aspirations et aux besoins légitimes des populations.

En ces moments difficiles, où souffle un vent de liberté dans l’ensemble de la sous-région, SOS Esclaves exprime sa solidarité avec la jeunesse et l’appelle à exprimer pacifiquement son mécontentement social et met en garde les autorités contre toute tentative de répression de la volonté du peuple

Aioune El Atrousse le 20 février 2011
Boubacar Messaoud, Président

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Source :
S.O.S - Esclaves

Au Brakna : à Boghé ouverture de l’atelier de Formation en approche participative des ONG MDG-F.




Effet1 composante LCD/ GRN dans la Wilaya du Brakna.


Le centre de formation des producteurs ruraux de Boghé a abrité ce 22 février 2011, un atelier de formation en approche participative du Programme conjoint MDG-F « gestion locale de l’environnement et principales orientations dans le processus de planification. ».

C’était en présence du Maire de Boghé Mr Bâ Adama Moussa, du Hakem de Boghé, du représentant du ministère délégué auprès du premier ministre chargé de l’environnement Mr Boubacar Diop en même temps délégué régional du Brakna et Messieurs des représentants des nations unies, FAO, PAM, PNUD, UNESCO, OMS, UNICEF, PNUE.

L’objectif de l’atelier est : d’atténuer la pauvreté par l’amélioration de l’accès des populations aux moyens d’existence durable.

Ce programme concerne trois Wilayas : le Brakna (33800km2), Le Trarza (67800km2) et l’Assaba (36600km2). Cinq ministères (ministère de santé, ministère de l’hydraulique, Ministère de l’environnement…) sont impliqués et 29 ONG dans ce programme. Effet 1, intéresse l’amélioration de la gestion durable des ressources naturelles, l’accès à l’eau potable et assainissement par des actions participatives et Effet 2 vise renforcement des capacités nationales pour assurer une meilleure prise en compte des défis environnementaux.

Le Hakem de Boghé qui a prononcé le mot du bienvenue a dit : « c’est un honneur pour moi de procéder aujourd’hui avec vous à la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de formation en approche participative du programme conjoint MDG-F « gestion locale de l’environnement et principales orientations dans le processus de planification » au sein de la composante lutte contre la désertification et gestion durable des ressources naturelles.

Cet atelier de renforcement des capacités est organisé au profit des ONG impliquées dans l’encadrement et le suivi des activités de ce programme. Les travaux de cet atelier dureront 3jours au cours desquels vous recevrez en plus des formations techniques, vous bénéficierez de l’expérience développée par UNICEF dans ce domaine.

Je suis convaincu que vous tirerez le meilleur profit de cet atelier donc je déclare ouvert les travaux. Je vous remercie. » Rappelons que la composante1 du programme : (lutte contre la désertification et gestion durable des ressources naturelles) s’appuie sur deux produits dont les contenues sont : produit 1 restauration des écosystèmes des zones ciblées et amélioration, diversifications des revenus des populations bénéficiaires et le produit 2 concerne renforcement des capacités techniques pour accompagner la mise en œuvre et durabilité des actions.

Quant à la composante 2 : (eau et assainissement et santé environnementale) est centrée sur l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’eau au Trarza, gestion durable des ressources hydriques via le comité régional de l’eau, amélioration de l’aide à la décision pour la gestion durable des ressources en eau et infrastructures liées, accès durable des populations ciblées à l’eau potable et adoption de bonnes pratiques d’hygiènes et amélioration des communautés osc de manière participative des ressources en eau et environnement.

Les séminaristes parlementeront pendant trois jours du 22 au 24 février toutes les problématiques concernant Gestion locale de l’environnement et principales orientations dans le processus de planification et aussi le volet renforcement des capacités nationales pour assurer une meilleure prise en compte des défis environnementaux dans le processus de planification.

Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel CP
Le Véridique au Brakna.

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Source :
Diop Mohamedou Abou

mardi 22 février 2011

Le personnel de l’Hôpital de la Fraternidad craint d’être dos au mur après le retrait définitif de la Fondation Chinguitty.




Alors que la Fondation Chinguitty basée en Espagne et qui est à l’origine de la construction en 2002 de l’Hôpital de la Fraternidad, à Chinguitty, ne s’est pas encore définitivement retirée, le personnel craint d’être dos au mur. Le personnel au nombre de 17 dont une bonne partie a été recrutée sur place redoute une compression avant l’heure, une coupe des motivations que leur verse mensuellement la Fondation Chinguitty.

Il craint également que le désengagement définitif de cette fondation ne débouche sur une mauvaise gestion de la structure sanitaire dont la direction a été transférée au Ministère de la Santé, depuis le 29 janvier 2011.

Tout de même, la Fondation Chinguitty, à partir de l’Espagne, continue toujours à suivre de près la gestion de l’Hôpital de la Fraternidad de Chinguitty et à récolter de l’argent pour cette structure. D’ailleurs, pour l’année 2010, la Fondation Chinguitty aurait versé à la direction de l’hôpital désormais géré par un médecin-chef recruté par le Ministère de la Santé 17.486.532 UM.

Dans l’après-midi du 16 février, le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz qui ouvrait le matin la cérémonie de la 1re édition du Festival des villes anciennes, à Chinguitty, avait visité l’Hopital de la Fraternidad.

Babacar Baye Ndiaye


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Source :
Babacar Baye Ndiaye Pour Cridem

Transporteurs sénégalais bloqués à Rosso : Réponse du berger….



Depuis mercredi dernier, plusieurs camions sénégalais sont bloqués, à la sortie de Rosso, par les services de police mauritanienne. Un réponse du berger à la bergère, semble-t-il, qui tirerait sa source du comportement peu amène des autorités sénégalaises qui refusent de se plier aux accords de la convention entre la Mauritanie et le Sénégal, relative au transport routier. Selon des informations proches de la direction de la sûreté de Rosso, la police a reçu des instructions du ministre mauritanien des Transports dans ce sens.

La convention en matière de transport routier, signée, le 15 février 2005, pour une durée de deux ans, a été renouvelée, par tacite reconduction, en vertu de son article 19, relatif à la durée de validité et de dénonciation.

Or, les autorités sénégalaises refusent, depuis quelques mois, de délivrer autorisation ou licence aux véhicules de transport public mauritaniens, tandis que leurs homologues mauritaniennes respectent, toujours strictement, les termes de l’accord.

Les transporteurs mauritaniens se sont retrouvés bloqués à la frontière, faute d’autorisation de circuler, selon leurs dires. Tandis que leurs collègues sénégalais continuaient à circuler, librement, en Mauritanie.

Devant le mécontentement des transporteurs mauritaniens, la Générale Mauritanienne de Transports (GMT), sous la présidence de l’homme d’affaires Mehdy Ould Sidi Mohamed, a, donc, entrepris des démarches, pour mettre fin à cette injustice notoire, en s’adressant au ministre de l’Equipement et des Transports qui a, prestement, donné des instructions écrites au wali du Trarza.Les transporteurs mauritaniens se sont retrouvés bloqués à la frontière, faute d’autorisation de circuler, selon leurs dires. Tandis que leurs collègues sénégalais continuaient à circuler, librement, en Mauritanie.

Devant le mécontentement des transporteurs mauritaniens, la Générale Mauritanienne de Transports (GMT), sous la présidence de l’homme d’affaires Mehdy Ould Sidi Mohamed, a, donc, entrepris des démarches, pour mettre fin à cette injustice notoire, en s’adressant au ministre de l’Equipement et des Transports qui a, prestement, donné des instructions écrites au wali du Trarza.

Mardi dernier le président de la GMT s’est rendu à Dakar, pour transmettre, au directeur des Transports sénégalais, une correspondance lui suggérant d’appliquer les dispositions de l’article 2 de la convention qui font obligation, aux véhicules de transport public de marchandises et de voyageurs des deux Etats, d’avoir, à leur bord, une autorisation ou une licence de transports, délivrée par l’autorité compétente du pays où il circule.

Dans leur entretien, le directeur des Transports sénégalais aurait dit, au président de la GMT, qu’il ne pouvait pas appliquer les accords de cette convention car les syndicalistes sénégalais étaient catégoriques, là-dessus. Mais que, pour sa part, il avait demandé la révision de ladite convention et qu’il attendait la réaction de sa tutelle.

De retour en Mauritanie, Mehdy a rendu compte au ministre des Transports qui aurait, aussitôt, notifié, au wali du Trarza, d’appliquer le principe de réciprocité. Même traitement, pour les Sénégalais en Mauritanie, que pour les Mauritaniens, au Sénégal. Cette réaction mauritanienne a calmé les transporteurs qui se plaignaient d’une flagrante injustice mais, bien évidemment, a eu un effet contraire, au Sénégal.

Contacté par téléphone, le président de la GMT a souligné que les transporteurs mauritaniens disposent d’un référé de la justice sénégalaise, obligeant l’administration de Dakar à se conformer aux règles de la fameuse convention, mais, hélas, celle-là refuse d’obtempérer. Et d’ajouter: «nous regrettons qu’on en soit arrivé à ce stade mais les relations, entre les Etats, sont des intérêts équitables, basés sur la réciprocité».
Cet après-midi de dimanche 20 février 2011, une délégation de la GMT est attendue à Rosso, pour enfoncer, davantage, le clou, en refusant de laisser passer toutes les voitures sénégalaises, même celles qui sont autorisées. Selon un transporteur mauritanien: « on leur fait, exactement, ce qu’ils nous font car, comme le dit si bien le dicton, courte queue se paie par courte queue».

Jiddou Hamoud


Source :
Le Calame (Mauritanie)

lundi 21 février 2011

Festival des villes anciennes : Le conclave des fils Zouayas et Guerriers Maures !(reportage photos)





Au delà de l’aspect apparat, animation, exposition et folklore,le festival des villes anciennes qui se déroule du 16 au 22 février à Chinguitty, consacre la Mauritanie « propriété » des seuls fils d’anciens Zouaya et Guerriers. Ceci n’est pas juste et doit être corrigé !

L’histoire de la Mauritanie doit être réécrite par des sources indépendantes.

Tout au long du festival, la teneur des paroles de conférenciers, chants de musiciens, proses de poètes et conversations de rue expriment le même postulat : les villes anciennes sont crées et fonctionnaient grâce aux hommes lettrés (Zouaya) et / ou guerriers (force des armes). Sur les 13 conférences programmées et écoutées les 17, 18 et 19 février dont les plus importantes se rapportent à l’histoire de la Mauritanie (écrite il est vrai par les Zouaya , parfois sous la dictée des guerriers), pas une n’a évoqué les hommes qui ont foré les puits, fabriqué les armes, verdoyé les Oasis, conçu et réalisé les objets ménagers et de guerre, cultivé la terre et bâti les villes. « Ceux-ci ne méritent que mépris et marginalisation » dixit le président de la fédération des artisans de l’Adrar, commentant les conférences magistrales des docteur professeurs Ould M’Balla et Ould Kettab. Le paradoxe pourtant têtu lui donne raison : Sous la cinquantaine de tentes dressées au festival, ne s’activent que les descendants des « anciennes petites gens » et ne gisent que des produits et matériaux artisanaux ou agricoles. A coté, dans la salle des conférences et directoire du festival, climatisée, embellie de fresques et mobilier flambant neuf, prennent place une dizaine d’intellectuels, fils d’ « anciennes grandes tentes » autour desquels sont exposés des échantillons de manuscrits provenant de bibliothèques familiales Maures. Les débats et discussions – pense-t-on- se déroulent dans un vieux Ribat de flagornerie intellectuelle égocentrique dont les acteurs, détachent la tête pensante Mauritanienne de son corps entier.

Que d’aucuns dirigeants politiques, intellectuels, hommes d’affaires s’auto consolent en privé (Iwensou Rousshoum) qu’ils sont socialement issus de « souche supérieure aux autres » , cela peut passer parfois inaperçu mais que les festivals et cérémonies officielles servent à cultiver cette mentalité psychologiquement dans les esprits pour qu’elle se traduise sous forme de nominations aux postes privilégiés en matière de gestion de la chose publique, cela est inadmissible. En Adrar comme dans toutes les régions du pays, les pactes traditionnels de répartition des postes de responsabilité (sénateur,et maire aux fils de guerriers,député et fédéral du parti d’Etat aux fils Zouaya ou vice versa ) doit être banni. La Mauritanie appartient à tous ses fils et filles soient –ils négro-africains,descendants d’ anciens Zenaga, tributaires,esclaves, castes, forgerons ,griots,métis,sans pères, naturalisés,non musulmans ou autres. Au moment où les révolutions populaires Tunisienne et Egyptienne tapent à nos portes, il n’est que temps pour se décomplexer des tares injustes qui nous tiennent. 10 % de la population détenant les reines du pouvoir et richesses ne peut indéfiniment continuer à dorloter faussement les 90% restants. Autrement ,la génération « facebook de Mauritanie » a trouvé déjà le terrain favorable pour ramener pacifiquement et intelligemment la Mauritanie à ce qu’elle était avant 1978.Une Mauritanie plurielle , tournée vers l’avenir plus que vers le passé, cohérente dans son choix du progrès économique et social afin de forger sa place dans le concert des nations.

Ely Salem Khayar / Adrar.info.



Limogeage du directeur régional de la Santé en Adrar peu après la visite du Président à Atar



Selon des sources fiables, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz aurait demandé le limogeage de M. Nagi Ould Mounir, médecin directeur régional de la Santé en Adrar, après une visite inopinée à l’hôpital d’Atar, retour de l’ouverture du festival des villes anciennes dans la vieille ville de Chinguetty.

Le Président Aziz avait écouté les récriminations des patients de l’hôpital régional d’Atar, qui tournent essentiellement autour du manque de spécialistes dans les services, et la nécessité d’améliorer l’accueil et la prise en charge des malades dans la structure hospitalière.

Le Président s’est enquis de la capacité de l’hôpital, de ses possibilités d'extension, de son stock de médicaments, engageant le personnel médical à ''s’investir dans le travail sans compter leur peine'', selon la dépêche de l’agence mauritanienne de presse, qui rapporte les propos présidentiels.




Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

dimanche 20 février 2011

Le président de la section de l’UPR à Fassala : « Les habitants ont manifesté contre la gestion du maire et non contre le pouvoir ».





Le président de la section du parti UPR à Fassala, Mohamed Ould Sidi Ould Hanena, a déclaré que les manifestations que la ville a connues vendredi « sont des protestations contre la gestion du maire et non une révolte contre le pouvoir », selon ses propos.

Ould Hanana qui évoquait ces événements dans un contact avec Sahara média, a indiqué que les « politiques de la communes ont conduit aux souffrances des populations qui ont manqué d’eau tout le long de ces 7 derniers mois, précisant que les citoyens n’ont pu rencontré le maire qui habite à Nouakchott » et que le hakem les a informé que l’administration n’est nullement de leurs souffrances puisque la commune s’est engagée à gérer comme il se doit le problème, selon le président de la section de l'UPR à Fassala.

Il a poursuivit en disant que le maire est membre du parti au pouvoir et sera interpellé par sa formation sur cette question et que, probablement, il sera destitué très prochainement. Enfin, il a indiqué que les habitants sont rassurés sur le sort de leurs proches arrêtés et que ces derniers seront libérés « dès la fin de l’enquête en cours ».



Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

Le député de Bassiknou provoque une vive polémique à l’Assemblée par sa sortie contre les manifestants de Fassala.




La critique adressée aujourd’hui par le député de Bassiknou, Vihlman Ould Ghacha, aux manifestants de Fassala, qu’il n’a pas hésité à traiter « d’inconscients », a provoqué une vivre polémique au sein de l’Assemblée nationale où une session a été consacrée à l’interpellation de certains ministres du gouvernement par des élus.

C’est ainsi que le député Jamil Ould Mansour, président du parti d’opposition « Tawassoul », a demandé au député de Bassiknou de présenter des excuses et de retirer ses paroles qu’il juge humiliantes pour les populations de Fassala, mais l’élu de Bassiknou a refusé de faire machine arrière, avançant que les « les habitants qui brûlent le siège de la mairie ne font pas preuve d’un comportement civilisé », selon ses propos.

Il a poursuivi en disant que le président Ould Abdel Aziz « restera le président de la Mauritanie « que cela plaise à certains ou pas ».

Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

Deux personnes arrêtées à Aioun après un vol d’armes policières.




La police a arrêté deux personnes qui circulaient à bord d’un véhicule de modèle ‘’Avensis’’ , et qui sont soupçonnées d’avoir volé des armes placées sous la responsabilité de la police de la ville, ce dimanche 20 février.

Selon des sources dignes de foi, la police a émis des soupçons sur le véhicule hier soir, et a procédé à l’arrestation des deux jeunes hommes, sur réquisition du Procureur de la République de la ville, mais les deux jeunes ont pu se défaire de leurs liens tôt ce matin, tromper la vigilance de leurs gardes, s’emparer d’armes à feu qui se trouvaient au commissariat et filer vers la ville de Koubenni, dans le Sud.

Sauf que a voiture a eu une panne à 42 kilomètres d’Aioun, ce qui a permis aux autorités de s’assurer de la personne des deux jeunes et de les conduire vers Aioun pour mener l’enquête les concernant.

Selon la source, la police d’Aioun est convaincue que le véhicule à bord duquel ils ont pris la fuite était volé, et les deux jeunes devraient être déferrés assez vite, dès la fin de leur interrogatoire, ce qui devrait se faire dans les heures qui suivent.

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Source :
Alakhbar / Traduction AOB Hamou

Le premier festival des villes anciennes, une initiative à saluer





A l’ouverture de la 1ere édition du Festival des villes anciennes, à Chinguetti, le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, a annoncé la création d’un fonds spécial ,à la hauteur de 3,5 millions de dollars, destiné à la préservation et à la sauvegarde de la culture, de l’artisanat et du tourisme dans les villes historiques, Tichitt, Ouadane, Chinguetti et Oualata En effet ces villes sont classées patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996, salué par l’Organisation , par la voie de son représentant au Maghreb, Monsieur Philippe Quéau qui a mis en exergue l’intérêt que les pouvoirs accordent au patrimoine historique national ainsi que les efforts déployés pour la réhabilitation de villes anciennes.

Nous saluons ici au niveau de l’ONG-AFE cette noble et grandiose initiative qui émane d’une grande hauteur d’esprit et d’un ancrage profond à notre civilisation millénaire à travers notre patrimoine historique et culturel. Rappelons que la Mosquée de Chinguetti est inscrite pour sa part au Patrimoine mondial en danger par le Fonds mondial des monuments, à savoir une centaine particularité de monuments historiques en danger selon leur Observatoire, inscrits sur son listing pour 2006

Nul n’ignore que la mosquée de Chinguetti fut et demeure le symbole de la Mauritanie, de la célébrité de ses érudits et de la hauteur d’esprit de ses habitants, longtemps appelés Chinguittiens ou Chenagita. Cette ville sainte, avec d’autres villes anciennes : Ouadane, Tichit et Oualata, furent des villes médiévales brillantes, connues tant au Machregh, au Maghreb et en Afrique. Considérées comme de véritables carrefours d’échange de cultures et points de convergence de commerçants ,de voyageurs ,d’érudits musulmans et des pèlerins à l’échelle saharo sahélienne si l’on peut s’exprimer ainsi.

C’est dire combien ces cités historiques expriment notre histoire, notre vocation régionale et, en quelque sorte, l’âme des peuples qui vivaient et qui vivent aujourd’hui dans ce pays si riche en cultures diverses mais dont l’unité est solidifiée par l’Islam sunnite commun. C’est ce qui lui a conféré également sa force intrinsèque, car l’importance du patrimoine culturel et historique est indéniable aussi bien pour nous même que pour l’humanité qui considère que les patrimoines nous appartiennent en commun à l’échelle mondiale.

La sauvegarde et l’entretien des sites ne peuvent se passer de l’apport et de la concertation universelle qui, au delà des considérations de diversité culturelle universelle, se traduit en vulgarisation qui aboutit en visites, apprentissages, scientifiques et culturels pour aboutir enfin, à un tourisme de masse qui favorise le développement durable lui même.

Si nous regardons autour de nous nous remarquons que tous les pays et nous citons le Mali, le Maroc, La Tunisie, la Jamahiriya et l’Egypte valorisent aujourd’hui leurs patrimoines respectifs, plus originaux let fascinants les uns que les autres, pour réhabiliter l’authenticité en perte et pour tirer profit du tourisme culturel scientifique historique pour impulser le développement durable à travers les activités diverses générées.

Au plan économique le fond s concédé est important pourvu que les programmes qui seront exécutés répondent aux besoins et aux capacités des populations qui vivent dans les contextes immédiats et que les ONG nationales puissent être impliquées aux programmes adéquats et pérennes. Car nous craignons que les festivals soient des opportunités saisonnières et classiques ou s’impliquent avant tout des Touring et des agences qui une fois les lampions des festivals éteints retournent à la capitale, dans l’attente de la saison de vendanges suivante. Nous pensons dans ce contexte que le principe des festivals est bon ,mais il demeure superficiel tant qu’une véritable stratégie fondée sur une méthodologie cohérente n’est pas murie et traduite dans la réalité par une commission qui réunit tous les partenaires qui doivent y être impliqués et notamment les scientifiques du domaine, les universités, les chercheurs et nos amis chercheurs et curieux à travers le monde et surtout la société civile .Celle ci constituera le moteur des activités sur le terrain de manière constante et durable :artisanat local, écotourisme et musées au niveau des quatre villes concernées.

En outre nous suggérons la création de musées polyvalents : manuscrits originaux fruits des recherches et compilation à l’échelle du Maghreb du Machregh et monde entier. Un musée néolithique est pertinent en raison de la profusion des vestiges des ères néolithiques mais aussi des souvenirs écrits et matériels de notre civilisation, y compris la colonisation entrevue dans ce cadre comme patrimoine traité avec objectivité. Dans ce contexte le développement pourra prospérer au profit de régions enclavées et dont les populations souffrent encore d’une extrême pauvreté.

Il faudra que les Départements concernées évitent un tel dérapage. Pour cela, le fonds doit concéder une part importante aux ONG à vocation de développement culturel et scientifique par le truchement de l’implication des franges importantes à la lutte contre la pauvreté et l’arriération culturelle. En conséquence les programmes initiés doivent respecter les voies et mesures d’un développement intégré par le biais d’un tourisme sain au delà du lucre et surtout respecter l’intégrité et la hauteur des lieux pour redorer ces phares longtemps ensevelis sous le sable de l’oubli.

Source : BOUMOUZOUNA (Journal Chemsiyatt)