lundi 25 novembre 2013

Tendances électorales : L’UPR en tête, talonnée par Tawassoul, El Wiam et l’APP

Aucun chiffre officiel provisoire n’a encore été publié 72 heures après le déroulement des opérations de vote des élections législatives et municipales du samedi 23 novembre en Mauritanie. Selon des premières tendances électorales déduites des décomptes des bureaux de vote, c’est l’UPR le parti au pouvoir qui vient en tête dans ces échéances. Il est talonné respectivement par le parti d’obédience islamiste Tawassoul. Viennent ensuite El Wiam et l’APP qui continuent de se rivaliser ardemment la troisième place dans les résultats législatifs et municipaux nationaux partiels. 3 jours après la fin du scrutin, les procès-verbaux des bureaux de vote continuent de remonter vers la commission électorale. L’heure est toujours à la compilation des résultats. Même pour la participation, la Céni n’est pas encore en mesure d’annoncer un chiffre définitif. Selon un responsable, les dernières indications donnent un taux de participation entre 60% et 70%, une estimation qui reste à préciser, puisque les procès verbaux de vote étaient toujours en cours de compilation ce lundi 25 novembre courant. Principale explication donnée : la prolongation du scrutin tard dans la nuit de samedi à dimanche, pour permettre à tous les électeurs arrivés avant la fermeture officielle des bureaux, à 19h00, de s’exprimer. L’affluence des électeurs et la complexité du mode de scrutin - une liste pour les municipales, trois pour les législatives - a rallongé le temps de vote par électeur, mais aussi le délai de dépouillement, qui s’est prolongé dans la journée de dimanche dans de nombreux bureaux, a ainsi précisé le président de l’Observatoire national de surveillance des élections, Taki ould Sidi. Selon un responsable de la Céni, les résultats officiels de ce premier tour devraient pouvoir être annoncés aujourd’hui mardi 26 novembre courant sinon le lendemain au plus tard. Les partis participants, de la majorité comme de l’opposition, affirment déjà détenir des résultats pour certaines circonscriptions grâce à leurs observateurs, mais avoir décidé, pour le moment, d’attendre la publication officielle de la Céni pour s’exprimer. La CENI, justifie ce retard par « la complexité du vote et l’immensité du territoire national » et invite les mauritaniens à la patience, dans une déclaration publiée lundi. L’institution « tient à ce que le travail de dépouillement et de traitement des résultats soit effectué avec toute la minutie nécessaire, compte tenu de la complexité de l’opération électorale et des conditions dans lesquelles elle s’est déroulées. En effet, plus de 1500 listes étaient en compétition, dans le cadre en réalité de quatre (4) scrutins simultanés impliquant plus de 60 partis politiques. A cela s’ajoute de nombreux problèmes liés à l’étendue du territoire national et aux difficultés de communication. En outre, la grande affluence des électeurs qui ont continué à voter jusqu’au lendemain matin, ne pouvait que retarder l’achèvement du vote ». Les grandes tendances au lundi 25 novembre Des résultats préliminaires obtenus de différentes circonscriptions du pays, montrent une avance de l’UPR pour les députations, avec toutefois une présence forte des partis de Tawassoul, El Wiam, APP, Sursaut et El Karama. Au Hodh Charghi, le sursaut est en tête alors que l’UPR est en avance pour les deux députations de Néma et de Bassiknou. A Oualata, c’est El Wiam qui domine fortement alors qu’à Timbedra, c’est l’UPR qui est sur le point de remporter cette députation avec l’ex commissaire à la sécurité alimentaire. A Djigueni, la compétition est rude entre El Wiam et Tawassoul d’une part et l’UPR d’autre part alors que le parti Karama est bien positionné à Amourj. Dans la moughataa d’Kobeni, El Wiam pourra remporter l’un des sièges de la moughataa et l’UPR l’autre alors que Tawassoul et le sursaut se rivalisent un troisième. A Aioun, l’UPR est très en avance, suivi de Tawassoul lequel est favori pour les sièges de Tintane au premier tour alors que la compétition s’avère très rude à Tamchekett entre les partis Tawassoul et l’UPR. En Assaba, les premiers résultats indiquent une course effrénée entre le parti El Wiam et l’UPR. A Geurrou, les efforts menés par trois ministres ainsi que les mises en garde faites par le Président de la République pour les cadres de la moughataa ont conduit à la débâcle du candidat du sursaut, pour laisser Tawassoul et l’UPR rivaliser le second tour. A Kankoussa, l’UPR est nettement en avance suivie du Sursaut. Au Brakna , les résultats disponibles montrent le succès du candidat de l’UPR dans les députations au niveau de la moughataa de Maaghtalahjar. Pour Aleg, l’UPR a déclaré sa victoire pour les sièges de la moughataa. A M’Bagne, les résultats préliminaires indiquent un second tour entre l’UPR et l’UDP dirigée par Naha Mint Mouknass. Dans la wilaya du Trarza, l’UPR se dirige vers une victoire lui assurant les deux sièges de la moughataa de Boutilimit, très loin devant Tawassoul, en seconde position. A Ouad Naga, la compétition est rude pour les sièges de la moughataa entre Tawassoul et l’UPR, alors que le premier a remporté la mairie de la ville tandis le second a gagné les communes d’El Arye et Aouleiguat. Certains résultats montrent aussi l’avance des partis de l’opposition comme El Wiam, Tawassoul notamment à Keur-Macène et à Mederdra. Dans la wilaya d’Atar, les sympathisants du président de la Cour Suprême de justice Sidi Mohamed Ould Maham ont fêté la victoire de ce dernier sur ses plus proches concurrents du parti Karama. A Ouadane, la défaite de l’ancien député Louleid Ould Weddad est quasiment assurée avec la victoire du frère de l’homme d’affaires, proche du président de la République Feily Ould Lahah. A Zouerate, l’UPR est en avance alors que le sursaut et l’APP rivalisent le second siège. A Nouadhibou, l’ex député Ghassem Ould Bellali du parti Karama ainsi que le candidat UPR le spécialiste en stomatologie Dr Mohamed Ould Aye ont remporté les deux sièges de la députation alors que le troisième poste fera l’objet de compétition entre d’autres partis.
Sikhoussou

Scrutin du 23 novembre: Les électeurs du Tagant portent leur choix sur l’UPR et El Wiam

Les élections jumelées du samedi 23 novembre ont permis d’imprimer un nouveau contour à la carte politique du Tagant. Ainsi donc après quinze jours de campagne, l’UPR a remporté, au premier tour, cinq communes dont celle de Tidjikja, la commune de Tichitt, la commune de Lahsera, la commune de Tensiqh et celle d’El Wahat. Les sièges de députation de Tidjikja et celle de Tichitt sont revenues également à cette formation. L’UPR est aussi en ballotage favorable dans les communes de Tamourt Enaj, Moudjeria et Soudoud. Le parti de Bodiel Ould Houmeid a, pour sa part, conquis, au premier tour, les communes de Lakhcheb et Boubacar Ben Amer. APP, Tawassoul, Sursaut, PMRC, Sawab ne sont pas parvenus à tirer leur épingle du jeu, même si, à Tidjikja la formation politique de Messaoud Ould Boulkheir, que tous avaient donnée pour moribonde, s’est hissée à la deuxième position après l’UPR. Bien côté ailleurs, Tewassoul n’a fait que des miettes au Tagant où rarement son score a dépassé plus de deux dizaines de voix. Son quotient électoral ne lui permettra aucunement d’envoyer des conseillers dans aucune des municipalités du Tagant. Sawab a été menaçant au niveau de Tidjikja mais au finish ce parti nouvellement installé dans le paysage politique local n’a pas été à la hauteur des attentes. Notons que partout au Tagant (Tichitt, Goudiyé, Tidjikja) l’on parle de déplacement de plusieurs centaines d’électeurs venus des autres contrées du pays. Ces électeurs dont la plupart n’ont vu le Tagant que le jour du vote, ont été inscrits sur les listes électorales sans qu’ils ne soient présents physiquement. Comme quoi ! Enfin avec la victoire de l’UPR à Tidjikja, Tichitt, El Wahatt, Lahsera et Tensiqh, c’est une nouvelle alliance des vainqueurs qui pourrait se nouer avec comme locomotive le groupe politique de Tidjikja dirigé par Dy Ould Zeine , Sidi Ould Zeine, Sidi Ould Didi et le reste du groupe. Cette alliance risque toutefois d’avoir en face d’elle le pôle naissant d’El Wiam comme concurrent mais également d’autres forces politiques tapies dans l’ombre qui attendent la bonne occasion (présidentielle 2014 peut être) pour revenir réinvestir le terrain politique. Mais d’ici-là laissons les vainqueurs savourer leur victoire.
Khalil Sow-Tagant

vendredi 22 novembre 2013

Un mort et une blessée grave dans un accident de route sur l'axe Nouakchott-Nouadhibou

Une femme a été tuée et une autre gravement blessée dans un accident de route qui s'est produit cet après-midi sur l'axe Nouakchott-Nouadhibou, nous apprend des sources proches des victimes. Selon nos sources, les deux femmes étaient à bord d'un véhicule de type VX et elles se rendaient dans la capitale économique du pays dans le cadre de la campagne électorale et des élections du 23 novembre courant. Interrogé par reporter de l'Agence Tawary d'information qui était présenté au Centre hospitalier national, le conducteur qui est sorti sain et sauf de l'accident a déclaré que son véhicule a heurté l'un des tuyaux de la tuyauterie qui se trouve à 150Km de Nouakchott sur de la route avant d’effectuer plusieurs tonneaux. La femme blessée a été évacuée au CHN avant d'être transférée à l’hôpital militaire de Nouakchott et de là selon une source digne de foi, elle pourrait être évacuée dans les prochaines heures au Maroc.
Source : Tawary (Mauritanie)

jeudi 21 novembre 2013

Être maire de Nouadhibou n'est pas une chose facile

Le choix d’un maire pour une grande ville comme Nouadhibou n'est pas une chose facile, être maire est une lourde responsabilité, c'est un métier difficile que l'on doit exercer avec honnêteté, charisme et beaucoup de caractère. Aujourd’hui la gestion de la commune de Nouadhibou qui devient de plus en plus complexe, exige un maire qui doit pouvoir s’appuyer sur une équipe compétente, et motivée, où les élus ne sont plus seulement des bateleurs d’estrade, mais surtout des porteurs de projets, qui sachent s’engager avec conviction au service de la collectivité. J’ai pour ma part la conviction que la commune de Nouadhibou connait aujourd’hui avec la nouvelle zone franche une mutation profonde. Les problèmes d’aujourd’hui sont sans doute différents de ceux d’hier : Quel développement pour la commune ? Comment mettre en place une véritable gouvernance urbaine ? Quel rôle joue la Commune en matière de gestion des déchets ? Quel est le rôle et le domaine d'intervention de la commune dans cette nouvelle zone franche ?... Etc. Il faudra sans doute aborder ces problèmes différemment, Ce qui est certain c'est que les vielles recettes et le traditionnel clivage majorité-opposition se paraissent plus d’actualité, le prochain maire doit donc être compétent et s’entourer aussi de gens compétents pour partager la tâche d’élu avec eux, mais il doit aussi pour cela s’assurer que ces gens soient animés des mêmes valeurs d’intégrité, de capacité d’écoute de volonté de servir la collectivité. Il faut aussi que l’élu est là principalement pour déterminer les choix dans la gestion de la ville. S’il travaille en confiance avec ses collaborateurs, s’il sait clairement expliquer ce qu’il attend de ces collaborateurs. C’est là le profil d’un bon maire pour Nouadhibou Nouvelle zone franche. Sid’Ahmed Ould Ahmed Lejouad Ould AVRIATT NOUADHIBOU

mardi 19 novembre 2013

Scrutin du 23 novembre: El Wiam mobilise à Tidjikja

Les sympathisants d’El Wiam de la commune de Tidjikja se sont déplacés en masse l’aprè- midi du mardi 19 novembre pour assister au meeting de soutien au candidat Mohamed Ould Nemine. Un meeting jugé satisfaisant pour les partisans de cette formation politique dont certains ont avoué que l’affluence était au-delà de ce qu’ils espéraient. Le coordinateur régional, le directeur de campagne tout comme le candidat d’El Wiam pour la mairie de Tidjikja ont invité leurs sympathisants à la vigilance et à garder présent à l’esprit les couleurs distinctives de leur parti. Le candidat Mohamed Ould Nemine est revenu longuement sur son programme électoral en insistant sur le domaine agricole, sur celui de la santé, l’éducation, l’eau, le tourisme et celui de la lutte contre la pauvreté. Il a mis particulièrement l’accent sur le développement agricole et touristique qui passe nécessairement selon lui par l’aménagement des pôles agricoles tels que le barrage d’Eddaroum et la pérennisation du grand rendez-vous du festival des villes anciennes. Ancien directeur de l’agriculture, le candidat Ould Nemine connait parfaitement bien ce domaine et promet de mettre son expérience à la disposition de sa commune. Il promet également de travailler à améliorer l’offre éducative et sanitaire en créant les conditions d’un enseignement et d’une santé de qualité. Première adjointe sur la liste candidate d’El Wiam, Jiddat Mint Achour a invité ses consœurs à soutenir massivement le candidat Ould Nemine et la liste qu’il dirige. D’autres interventions ont suivi et elles ont toutes porté sur les mérites du candidat et sa capacité, une fois élu, à gérer efficacement la mairie de Tidjikja.
Khalil Sow-Tagant

lundi 18 novembre 2013

Tidjikja : Sit-in devant les locaux de la CENI régionale

La création du 17eme bureau de vote(Dboulgui) continue à provoquer des remous à Tidjikdja où le ton continue de plus en plus à monter à l’approche de la date fatidique du 23 novembre. Les sept formations politiques qui avaient menacé hier de réagir fermement face à la « création douteuse » à la dernière minute du bureau N° 17, ont mis leur menace en exécution. En effet, ce matin les candidats de ces sept partis politiques (législatifs et municipaux) se sont donnés rendez-vous devant les locaux de la CENI régionale où ils ont tenu un sit-in qui a duré plus de deux heures d’horloge. Les manifestants n’ont pas rencontré le Président de la CENI régionale qui est en tournée dans la Moughataa de Moudjeria, ils ont dû se rabattre à la CENI départementale où ils ont été reçus par son premier responsable. Une réunion a été tout de suite improvisée qui a permis aux différents candidats d’étaler leurs griefs et la question centrale du bureau N°17 est revenue incessamment à travers toutes les interventions. Pour toute réponse, le président de la CENI départementale a indiqué que la décision de créer le bureau de Dboulgui a été prise par la Commission Electorale Nationale et que ledit bureau comporte en tout et pour tout moins de cent votants. « La CENI a décidé de maintenir ce bureau et nous travaillons à ce que cette décision soit effective » devait –il préciser pour couper court à toute discussion liée à cette affaire. Par la suite les candidats saisiront l’occasion pour demander la suppression de certains présidents et certains assesseurs estampillés de telle formation politique ou de telle autre. Après avoir passé en revue toute la liste des bureaux de vote et mis la croix sur certains noms, les candidats et le Président de la CENI départementale ont établi en commun accord un procès verbal dûment signé par les deux partie. En définitif, si l’affaire des présidents et assesseurs douteux a été réglée celle du bureau N° 17 reste entière. D’ailleurs les protestataires ont décidé de ne pas envoyer d’observateurs pour ce bureau et d’introduire un recourt aussitôt après la proclamation des résultats.
Khalil Sow –Tagant

Licenciement collectif et abusif à Aéré M’Bar

Comaco, S.A- Maceiras est un groupement mauritano espagnol qui exécutait des travaux d’aménagement du périmètre hydro-agricole à l’Est de Aéré Mbar. Ce groupement qui employait une soixantaine de travailleurs mauritaniens et quelques étrangers avec des contrats à durée indéterminé. Le groupement a procédé, le 30 juillet 2013, au licenciement collectif et abusif des travailleurs sans condition ni explication fiable. Aucune indemnité de licenciement, ni préavis ou encore moins d’allocation de congé n’a été payé. Le dit groupement a systématiquement pillé plus de 10 000 000 d’ouguiyas correspondant aux droits des travailleurs. Avant toute décision de licenciement, l’employeur doit en informer le travailleur par écrit, or dans ce cas spécifique il s’agit d’un licenciement collectif pour fin de chantier qui donne droit aux travailleurs à un préavis, à l’indemnité compensatrice de congé et à l’indemnité de licenciement si le travailleur a couvert la période requise. Selon Aziz O/ Abdel Vetah, petit caissier, sans niveau, déclare que le groupement a observé un arrêt de travail de 20 jours sans aucune forme de rupture avec ses travailleurs, il poursuit en disant que dans 15 jours, le chantier reprendra ses activités et fera appel aux travailleurs dont il aurait besoin pour une nouvelle réintégration, Selon Abdou Ould Bechir, un autre subordonné et chauffeur du patron espagnol estime dans sa déclaration qu’en fin de chantier le préavis et le chômage technique qui ont été observés ne sont pas payables parce que ce licenciement collectif à pour motif économique entraînant des suppressions d’emplois, notamment la diminution de l’activité ou une réorganisation même de l’entreprise. L’équipe de l’inspection inter- régionale du travail du Gorgol s’était déplacée à Aéré M’Bar essentiellement pour prendre connaissance des conditions de la rupture collective des contrats et précédée par la suite aux décomptes des droits des travailleurs licenciés, Pour que cette opération soit réalisable, l’inspecteur a demandé aux travailleurs, à l’absence de leur syndicat de designer deux travailleurs parmi une soixantaine afin de les représenter dans les négociations improvisées par ce dernier. L’employeur a catégoriquement refusé de s’engager à payer les droits dont jouissent effectivement les travailleurs. Selon ma compréhension, le patron de COMACO estime que le montant à payer est trop élevé. Après l’intervention de l’inspecteur régional du travail du Gorgol, le groupement COMACO, S-A - MACEIRAS s’est engagé pour débloquer seulement : 1 841 540 UM pour 41 travailleurs soit en moyenne 45 000 UM forfaitaire par employé et cela ne prends pas compte les revendications demandées par les travailleurs. D’après les calculs effectués par rapport aux droits acquis et prescrit par la législation, les travailleurs ont droits : - A la prime de panier - Aux préavis - A l’indemnité compensatrice de congé - A l’Indemnité de licenciement pour les travailleurs qui ont atteint la durée - Aux tenues du travail - Au chômage technique - Aux contrats de travail - Aux bulletins de paie - Aux heures supplémentaires - A l’assurance la Caisse nationale de sécurité sociale Pourtant le projet d’Aéré M’ Bar rentre en droite ligne avec la politique de l’Etat qui consiste à faire beaucoup d’aménagements hydro-agricoles et lutter ainsi contre le chômage et la précarité. Il est inacceptable que des travailleurs mauritaniens qui ont donné leur savoir faire, leur peine et de leur fatigue dans la faim et dans la soif ne puissent accéder à leurs droits, surtout des droits prescrits par la loi et cités en haut. Je rappelle qu’en 2012 les travailleurs représentés par leur syndicat, devant la juridiction du travail, ont obtenu un accord couvrant tous les droits que les travailleurs pourraient prétendre : Notamment le chômage technique qui était perçu dans un cycle supérieur à trois mois mais négocié à deux mois. Donc COMACO, S.A - MACEIRAS demeure redevable aux travailleurs de deux mois de chômage technique, aux préavis, aux congés, aux heures supplémentaires et autres éléments de salaires.
Diagana Abdoulaye Ex Chef Personnel du Groupement COMACO,S.A – MACEIRAS

Zouerate: Arrestation de 3 travailleurs manifestants

Les forces de l'ordre ont arrêté ce dimanche à Zouerate (Nord Mauritanie) trois travailleurs qui participaient à une manifestation, selon un communiqué de CNTM, reçu à Alakhbar. Ils protestaient contre un accord qui "viole les droits des agents de sécurité". Les trois sont Araffat Ould Savra, secrétaire général du Syndicat des Travailleurs des Infrastructures, Moulaye Ahmed Ould Sidi Aly et Elemine Ould Abdelghadir. Ils ont été arrêtés "sur instruction du wali de Tiris Zemmour", a précisé le communiqué.
Source : Alakhbar (Mauritanie)

URGENT : 5 morts dans un accident maritime à Nouadhibou …Noms des victimes

Cinq personnes sont décédées dans un accident maritime dimanche 17 novembre courant, quand leur embarcation a percuté violement un chalutier, au moment où tout l’équipage dormait après une journée exténuante de pêche. Les personnes décédées sont Chriv Ali Ould Sidi Ali, Zl Khater Ould Boulkheir, Ahmed Ould Jid Ehlou, Oumar Ould Moussa et El Bar Ould Oumar. Le propriétaire de la pirogue Chriv Ould Ahmed Ould Khatri et son collègue Moustapha Ould Meylid ont miraculeusement survécu à ce drame. Selon des sources, les rescapés accusent les autorités régionale de ne pas avoir pris les mesures appropriées pour traquer le chalutier et arrêter les criminels, insistant sur la nécessite d’ouvrir une enquête urgente pour élucider les zones d’ombre de cette douloureuse tragédie.
Source : Le Véridique (Mauritanie)

dimanche 17 novembre 2013

Hodh el-Chargui: le médiateur de la république en campagne pour l'UPR

Le médiateur de la République Sid'Ahmed Ould Elbou est arrivé récemment à Djiguenni, dans la wilaya du Hodh el-Chargui, pour mener une campagne électorale au profit de l’Union Pour la République (UPR) au pouvoir. Selon lui, "cela constitue une violation flagrante du principe de séparation des pouvoirs et l’implication d’une institution constitutionnelle dans l'action politique".
Source : Alakhbar (Mauritanie)

Ouadane : le renouvellement de la classe politique prend effet

Lors d’un meeting tenu Mercredi dernier à Ouadane, le coordinateur régional de la campagne UPR à l’Adrar, a appelé à voter massivement en faveur les candidats du changement constructif, surtout à Ouadane, qui n’est pas « une principauté », ajoutant que « le vent du changement l’atteindra ce 23 Novembre». Ba Ousmane à rappeler que : « Ouadane dispose d’énormes ressources minières, culturelles, historiques et touristiques, et il est malheureux de les céder à l’abandon ». Le Coordinateur régional a également fait l’inventaire des réalisations du pouvoir en place, en général et pour la wilaya de l’Adrar et la ville de Ouadane, en particulier ; ajoutant que pour la préservation des acquis démocratiques, il est impératif de mobiliser le soutien, les voix, ainsi que le triomphe du renouvellement de la classe politique « parfaitement illustré par la candidature de M Sidi Baba Ould Lahah à la députation et M Mohamed Mahmoud Ould Moya à la mairie ». Lors d’un mot prononcé à l’occasion, le député Ould Lahah a affirmé que le projet des candidats UPR représente la synthèse des préoccupations des citoyens les plus démunis et que « la Mauritanie Nouvelle, forte de leur soutien, triomphera le 23 Novembre ». Ould Lahah a enfin promis de « faire renaitre la gloire de l’historique Ouadane sous le ciel d’une Mauritanie réconciliée avec elle même». Pour sa part, le maire Mohamed Mahmoud Ould Moya a insisté sur la dimension consensuelle des candidats, exprimant son souhait d’une expression d’un vote solidaire pour les candidats de l’Union Pour la République. Le meeting a connu également l’intervention de plusieurs cadres du parti et notables de la ville, et la présence de centaines d’habitants de la moughataa. Au lendemain de ce meeting, les militants de l’UPR, dirigés par le député Lahah, ont organisé un défilé motorisé, en direction du village de Tenlaba où un accueil majestueux leur à été réservé. Ce rassemblement, a été l’occasion pour un groupe politique dirigé par le notable M Badeine Ould Abby d’annoncer son retrait du parti Alwiam et son soutien absolu aux candidats de l’UPR. M Badeine Ould Abby a indiqué que ce choix fait suite à une parfaite observation de la scène politique en général et particulièrement à Ouadane où « l’UPR a fait preuve d’une réelle volonté de renouvellement de la classe politique, en avançant des candidats connus pour leur honnêteté et leur loyauté à Ouadane ». Le député Lahah a souhaité la bienvenue aux différents groupes qui ont rejoint « la caravane du changement », ajoutant qu’aujourd’hui, il est certain de voir celle-ci atteindre sa destination le 23 Novembre qui, selon lui, marquera, la pose de la pierre du chantier du nouveau Ouadane. L’étendu de l’élan de solidarité exprimé par la jeunesse mauritanienne à l’étranger et à l’intérieur s’est parfaitement illustré par le nombre d’abonnés actifs d’une page facebook dédiée par les élites mauritaniennes au député Sidi Baba Ould Lahah, qui représente à leurs yeux, un réel renouvellement de la classe politique. La page lancée depuis le début de la campagne s’approche de 1000 abonnés, tous munis d’un appel unanime et fort de voter Sidi Baba Ould Lahah, comme part conséquente d’une jeunesse tant marginalisée et exclus des cercles du pouvoir. L’on rappelle que la course pour l’unique siège d’Ouadane à l’Assemblée, comprend également, un candidat d’El wiam, qui n’est autre que le célèbre Louleid Ould Weddad, dircab de Taya entre 1984 et 2005, et député de la moughataa d’Oudane depuis 1992. La concurrence entre le jeune candidat de l’UPR et l’ex-secrétaire général du PRDS fait d’Ouadane le théâtre d’un duel aigu entre la nouvelle et l’ancienne génération.

Tidjikja : Sept listes candidates menacent de se retirer de la course électorale

Sept candidats sur les huit qui se disputent la commune de Tidjikja ont donné un ultimatum de vingt quatre (qui expire aujourd’hui à midi) à la CENI régionale pour qu’elle retire le bureau de vote N°17 (Dboulgui) créé selon eux pour favoriser l’UPR. Les sept listes candidates menacent dans un premier temps d’organiser un sit-in devant les locaux de la CENI régionale en guise de protestation et si leur demande n’est pas prise en compte de se retirer purement et simplement de la course. « Nous sommes décidés à ne pas laisser passer cette mascarade, ce bureau qui vient d’être rajouté aux seize bureaux initiaux n’est autre qu’une faveur accordée à l’UPR dont le candidat, vous le constaterez, n’a pas accepter de se joindre à nous. Il est le seul qui pense que la création de ce bureau fantôme s’est faite dans l’ordre normal des choses. Nous sommes prêts à aller jusqu’au boycott si la CENI décide de maintenir ce bureau » indique le candidat de Tawassoul. La seule formation a ne pas se joindre à cette levée de bouclier l’UPR continue à mener sa campagne électorale en précisant à qui veut l’entendre que les bureaux de vote c’est l’affaire de la CENI et que cette dernière est habilité, eu égard à la concentration des électeurs, d’ouvrir un bureau de vote à un tel endroit ou un tel autre. Notons par ailleurs que les mêmes sept listes candidates ont émis de sérieuses réserves sur la composition des bureaux de vote (Présidents et assesseurs) qui selon eux sont recrutés essentiellement dans l’entourage de l’Union pour la République. Un argument qui a été réfuté lui aussi par le directoire de campagne de l’UPR qui en guise de contre attaque n’a pas manqué de précisé que certaines formations bien connues dont les candidats disputent actuellement la mairie de Tidjikja contre l’UPR recrutent principalement dans le milieu du corps enseignants et qu’à ce titre la même critique pourrait leur être adressée sachant que l’essentiel des bureaux est composé des éléments de ce corps.
Khalil Sow –Tagant

samedi 16 novembre 2013

Décès mystérieux de deux filles (Emnatt Kebad et Malick) à Aleg

Des sources ont révélé la mort mystérieuse en l’espace de 48heures de deux filles, issues de deux familles voisines, Ehl Kebad et Ehl Malick, résidentes au quartier Nessim à Aleg. Les filles décédées ne présentaient avant leur mort aucun malaise qui peut expliquer cette disparition intrigante. Ce qui a installé une psychose sur les mobiles de ces décès mystérieux et conduit les services sanitaires locaux à avancer plusieurs hypothèses toujours faibles sur les causes de ces décès qui ont provoqué une grande panique parmi les familles du quartier Nessim. Selon des sources en provenance d’Aleg, les filles ont présenté des symptômes similaires : évanouissement brusque suivi d’un décès spontané dés leur admission à l’hôpital régional de la ville. Des habitants du quartier éploré par ces disparitions suspectent des disparitions dues à une intoxication.
Atlas Info / Traduction Cridem

vendredi 15 novembre 2013

Scrutin de novembre 2013: Imposant meeting de l’UPR à Tidjikja

L’Union Pour la République a organisé à Tidjikja, vendredi 15 novembre, un imposant meeting auquel ont assisté des milliers de personnes. Ce meeting a servi de prétexte pour les membres du directoire régional de campagne de l’UPR (Mohamed Hassan Ould Mohamed Saad, Mohamed Ould Abdy, Mahfoud Ould Laghatt et Ahmed Ould Hamada) d’inviter leurs militants à se mobiliser pour assurer la victoire aux candidats de leur parti. Une victoire qui, selon le directeur régional Ould Mohamed Saad, ne saurait se réaliser sans un engagement ferme des militants se traduisant par un vote massif en faveur des listes candidates de l’UPR (municipales, législatives, liste nationale mixte et liste nationale des femmes). Le fédéral du parti Mohamed Ould Abdy a saisi l’occasion pour attirer l’attention des électeurs sur la nécessité de reconnaitre les couleurs de leur parti pour éviter le moment venu de faire perdre des voix à leurs candidats. Il a insisté sur le rôle de sensibilisation que devraient mener les jeunes au sein des QG de campagne et à l’occasion des soirées électorales pour expliquer aux électeurs les procédures de vote. D’ailleurs le chargé des opérations électorales saisira l’occasion pour montrer au public aussi bien les couleurs des différents bulletins de vote que les bonnes cases à cocher. Ce fut, par la suite, au tour du ministre de la justice Mr Sidi Ould Deh Ould Zeine de prendre la parole pour apporter son soutien aux candidats et dire sa satisfaction de constater que le public ,composé en majorité de jeunes, reflète l’essentiel de ce que Tidjikja compte électeurs potentiels. Enfin les candidats Sid’Ahmed Ould Dié, Sidi Ould Didi, Saleck Ould Saleck, Mohamed Ould Ahmed Ould Dié ont pris la parole pour remercier leurs sympathisants et les inviter à maintenir la mobilisation. Notons que le meeting de Tidjikja a été marqué par la présence des cadres UPR venus soutenir les candidats de leur parti. Il s’agit du Président directeur de BCI Isselmou Ould Tajidine, le ministre de la justice Sidi Ould Deh Ould Zeine, Bouh Ould Tarr, Didi Ould Saleck, Mohamed Ahmed Ould Lemrabott, Imedou Ould Abdarahmane, Hamada Ould Didi, Cheikhna Ould Cheikhawi, le groupe de Tentemlel, Mohamed Ould MBarreck et les cadres d’appui locaux Hassen Ould Alada, Nemine Ould Bechir,Bilal Ould Ghaber, Mohamed Ould Kory, Mohamed Lemine Ould Ntella.
Khalil Sow

Tidjikja : Mohamed lemine Ould Ntella apporte son soutien à l’UPR

Après avoir démissionné du parti El Wiam pour cause de suppression de dernière minute de sa candidature, l’ex mandataire du parti de Bodiel Ould Houmeid a décidé d’apporter son soutien à l’UPR. Ce soutien a été rendu public lors d’une cérémonie de ralliement organisée par Ould Ntella à son domicile. Plusieurs personnes étaient présentes lors de cette cérémonie marquée par un échange discours entre le transfuge d’El Wiam et les responsables de l’UPR dont le président de la section UPR de Tidjikja Moustapha Ould Didi, les deux candidats à la députation Sid’Ahmed Ould Dié et Sidi Ould Didi, le Directeur de campagne des candidats de L’UPR Dy Ould Zein, le chargé des opérations électorales représentant le coordinateur régional de l’UPR, le directeur de la campagne au niveau de la Moughtaa de Tidjikja Mahfoudh Ould Leghatt et le ministre de la justice Sidi Ould Deh Ould Zeine . Dans son discours Ould Ntella a mis l’accent sur les raisons qui avaient motivé son adhésion à El Wiam, sur le gèle de ses activités au sein de ce parti du fait de la décision unilatérale de ses responsables de sursoir à sa candidature, sur sa démission définitive de ce parti et sa décision de soutenir les listes candidates de l’UPR (Commune, législative, liste nationale mixte et liste nationale des femmes). Les responsables de l’Union Pour la République venus honorer de leur présence la cérémonie de soutien d’Ould Ntella aux candidatures de l’UPR ont tour à tour félicité ce dernier pour la décision courageuse qu’il a prise et ont exprimé leur entière disponibilité à travailler avec lui et le groupe politique qu’il représente. Etaient présents à la cérémonie de soutien les personnalités suivantes : les candidats à la députation Sid’Ahmed Ould Dié et Sidi Ould Didi, le candidat à la mairie de Tidjikja Saleck Ould Saleck, , le directeur de la campagne au niveau de la Moughtaa de Tidjikja Mahfoudh Ould Leghatt , le chargé des opérations électorale, le Directeur de campagne des candidats de L’UPR Dy Ould Zein, le président de la section UPR de Tidjikja Moustapha Ould Didi et les cadres d’appui à la tête desquels Sidi Ould Deh Ould Zeine, ministre de la justice, Imedou Ould Abdarahmane, Didi Ould Saleck, Moustapha Ould Tarr, Hamada Ould Didi, Nemine Ould Bechir, Cheikhna Ould Cheikhawi, Bilal Ould Ghaber, Mohamed Ould Kory et plusieurs autres personnalités du groupe de soutien dirigé par Ould Ntella
khalil sow-Tagant

jeudi 14 novembre 2013

Une augmentation des salaires à l'horizon ( Sources)

Selon le site mauritanien d'information arabophone Atlas.info, une étude sur une augmentation considérable des salaires des agents et fonctionnaires de l'Etat a été décidée ces derniers jours par la présidence de la République. Cette augmentation selon notre source entre dans le cadre de l'amélioration des conditions de vie des citoyens et elle pourrait être annoncée par le président Mohamed Ould Abdel Aziz dans son discours à l'occasion du 53e anniversaire de l'indépendance nationale et à quelques mois de l'élection présidentielle. Nous rappelons que le pouvoir en place avait en janvier 2012 généralisé les indemnités de logement, de transport et augmenté les salaires en faveur des agents et fonctionnaires. Et il avait d'ailleurs attribué une indemnité de risque aux différents personnels de santé en service dans les hôpitaux, dispensaires et postes de santé.
Source : Tawary

mercredi 13 novembre 2013

Atar / Elections : APP et WiAm, main dans la main

Du temps des discours « virulents »des années 90, de Messoud Boulkhair, le parti AC devenu par la suite APP s’est trouvé à Atar, des dizaines de sympathisants dont le nombre augmentait au fur et à mesure qu’évoluait la situation politique dans le pays. Sans tarder, les dirigeants locaux de ce parti ont loué et aménagé un siège dans le quartier Aghonmrit, qu’ils animent régulièrement de réunion et concertation avec les militants. Un travail payant qui a permis la représentativité du parti dans toutes les compétitions électorales et politiques tant au niveau régional que national. Les élections législatives et municipales 2013 ne dérogent pas aux démarches habituelles d’APP. Pendant que leur président Messsoud manœuvrait à Nouakchott pour réunir les protagonistes et acteurs politiques nationaux pour une retrouvaille autour de la même table de réconciliation, les dirigeants locaux APP sensibilisaient les citoyens à propos du recensement RAVEL et préparaient la campagne électorale. C’est ainsi qu’ils ont élaboré une liste à partir de leurs propres militants pour la compétition municipale au niveau de la commune d’Atar. Le Parti Wi-Am, né bien après l’APP se cherche encore au niveau de l’Adrar, malgré des représentations dans les Moughataa de Ouadane, Atar et Aoujeft. Forts du soutien financier de quelques notoriétés de la place, les responsables Wi-Am trouvaient en l’APP, les militants et encadreurs qui leur manquaient. De même les dirigeants APP, pas bien riches, se compléteraient convenablement avec l’argent apporté par Wi-Am. Une alliance donc entre les deux partis est scellée pour tenter de briguer les deux postes de députés revenant à la Moughataa d’Atar. Mohamed Sghair professeur au lycée d’Atar, ancien maire adjoint sous Sejad Abeidna pour APP et Aly M’haimed directeur des sociétés Zoughmane et ancien secrétaire général de la mairie pour Wi’Am sont choisis pour défendre les couleurs de leurs partis respectifs. Dans le meeting d’ouverture de la campagne électorale, vendredi dernier, les candidats APP/Wiam ont -entre autres nombreuses critiques- déploré la situation « mort lente » de la Wilaya de l’Adrar et particulièrement la capitale régionale Atar, telle que voulue et entretenue par les pouvoirs publics, rappelant les conséquences dramatiques de l’arrêt du tourisme et le manque de solutions de rechange ou mesures compensatoires et d’appui aux populations.
Ely Salem Khayar

A l’instant, le président de la CENI insulté et menacé de mort chez lui par des gens du parti Ribat

Dr Abdallahi Ould Soueid AhmedLa maison de président de la Ceni a toujours été ouverte à tout le monde. Pas de gardes, rien même en cette époque troublée. Depuis sa nomination à ce jour, tous ceux qui se sont présentés ont été reçus. Aujourd’hui 18H30, 3 véhicules se présentent avec un certain nombre d’hommes, des maures noirs et blancs venus rencontrer le président même si le domicile de celui-ci n’est peut-être pas le lieu indiqué pour se plaindre. Voilà comment cela s’est passé. A cette heure, un membre de la Ceni arrive pour apporter au président des documents. Le président de la CENI prévient le gardien de son arrivée. Quand le gardien ouvre la porte, le membre de la CENI se trouve avec une quinzaine de gaillards tranquilles. Le gardien laisse entrer tout le monde croyant qu’il s’agit du même monde car juste avant un autre groupe venait d’entrer tranquille puis repartir après un entretien avec le président de la Ceni. Ensuite le gardien voyant la mine des autres et leurs façons de parler se dit que cela ne correspond pas aux habitudes des membres de la CENI. Il demande alors au monsieur si ces gens sont avec lui. Ce dernier répond que non. Le gardien dit aux gens que s’ils n’ont rien à voir avec ce monsieur qui a rendez-vous, ils n’ont qu’à sortir le temps qu’il sache s’il est autorisé à les faire entrer. En arrivant sur les lieux, j’entends du bruit, des cris et des insultes : apparemment quelques hommes de la compagnie commencent à élever le ton et être prêts d’en arriver aux mains. J’éloigne le gardien et demande aux gens en les accompagnant dehors de m’expliquer ce qui s’est passé. Impossible de leur faire articuler le moindre mot : ils accusent le président de les avoir chassés comme des moins que rien en assurant que même les juifs ne font pas ça. L’un dit que le gardien l’a chassé alors qu’il priait. Un monsieur surexcité dit que le président va savoir de quel bois ils se chauffent et s’il faut prendre les armes, ils prendront les armes et viendront tabasser le gardien et le président. Je leur ai dit que si le gardien a été indélicat c’est impossible qu’on me fasse croire que le président les ait mal reçus, ce qui est parfaitement impossible. Finalement ils sont partis en promettant de revenir et d’aller tout raconter à la presse. Impossible qu’ils m’expliquent ce qu’ils sont venus faire. Ils scandaient « Abdallahi le sait ! Abdallahi le sait ! C’est lui qui a donné l’ordre qu’on nous chasse ». J’ai demandé au président s’il a rencontré les gens et à mes frères présents, ce ne fut pas le cas car le président est sorti quand il a entendu du bruit des insultes et des cris et on lui a demandé de s’éloigner de ce monde surexcité. C’est alors que je suis arrivé. J’ai demandé au gardien sa version, la voici : il dit que ces gens sont entrés au bénéfice du doute suivant le membre de la CENI qui avait rendez-vous, puis quand il a appris qu’ils n’ont rien à voir avec la CENI, il leur a demandé de sortir le temps qu’il sache s’il est autorisé à les faire entrer car ils avaient l’air bien nerveux. Là, ils lui auraient dit qu’ils ne sortiront pas. Le gardien leur a dit que s’ils sont arrivés avec de bonne intention qu’ils le disent sinon aussi il devrait agir en conséquence. C’est là que l’altercation a commencé sans que les coups pleuvent mais ce n’était pas loin car je suis bien arrivé à temps éloignant le gardien et essayant de parlementer avec les gens. Le président fidèle à son habitude n’a pas voulu me dire ni qui sont ces gens qu’ils n’a pas vus ni ce qu’ils pouvaient faire là quand je lui ai dit que tout ce que j’ai vu c’est l’autocollant « Ribat » sur l’une des voitures. Tous n’étaient pas fous furieux, trois ou quatre notamment celui qui a dit être prêt à prendre les armes et revenir pour châtier le gardien et le président. Il s’agit d’un jeune maure noir surexcité qui n’a rien voulu entendre. A cette heure, on ne sait toujours pas ce qui les a menés ici. Ce qui est sûr c’est que les autorités doivent sécuriser les personnes et domiciles des membres de la CENI sans parler des présidents de parti qui doivent tenir leurs gens car il est intolérable de venir dans le domicile d’un respectable citoyen pour le prendre en otage et le menacer physiquement.
Source ; http://chezvlane.blogspot.com

mardi 12 novembre 2013

Tagant : Entretien avec le coordinateur régional de l’UFP Mr Abderrahmane Ould Lehbib

Pendant quinze jours les formations politiques engagées dans la course électorale mettront à profit cette occasion pour conquérir le suffrage des électeurs mais ce sera également l’occasion pour les boycottistes d’expérimenter la politique de la terre brulée. Nous avons rencontré le coordinateur régional de l’UFP au Tagant et nous lui avons demandé de nous éclairer sur les dessous du combat de boycott que livre son parti . .
Question : Quatre jours après le démarrage de la campagne électorale quel est l’impact du boycott au niveau de Tidjkja et le Tagant de façon générale ?
Abderrahmane Ould Lehbib : Comme vous le savez lorsque nous avons pris la décision de boycotter les élections nous avons commencé aussitôt le travail afin de rendre cette décision effective sur l’étendue du territoire. Maintenant pour répondre à votre question concernant Tidjikja et le Tagant en général, je dirai qu'au terme de ces quatre premiers jours de campagne, nous avons acquis la certitude que le boycott a produit ses effets. Il est aisé de constater que les tentes sont désertes et ne sont fréquentées que par quelques individus attirés plus par simple curiosité que par un quelconque soutien à un quelconque candidat. Malgré la présence des militants issus des localités environnantes le premier jour, l’affluence au niveau des sièges de campagne à Tidjikja était faible. Pour nous la campagne qui se déroule sous nos yeux n’est rien d'autre qu’une parodie maquillée de sons, de couleurs, de slogans. Ensuite le fait que ces élections sans enjeu opposent des concurrents sans envergure leur ôte toute crédibilité. Les populations locales ne sont pas dupes elles ne vont pas perdre leur temps à des élections dont l’issue est déjà connue. Une chose est certaine cette campagne sans gout ni saveur émaillée par des contestations tous azimuts visant directement le pouvoir et ses acolytes de la CENI, ne pourrait susciter un intérêt chez nos concitoyens.
Question : Quelles mesures avez-vous prises pour une campagne de boycott actif ?
AOL : Nous utilisons les canaux officiels du parti pour diffuser le message de boycott à travers des réunions que nous tenons régulièrement au niveau de notre siège. Notre message est sans ambigüité et il est perçu favorablement tant il est limpide et facile à justifier. Ce message est celui de dire à tous que les élections en vue sont des élections non consensuelles, unilatérales et sources de discordes. Nous attirons l’attention des populations sur le fait que la prochaine assemblée et les prochains conseils municipaux issus de ces élections n’auront aucune crédibilité et qu’ils participeront plutôt à approfondir la crise politico-institutionnelle que traverse le pays depuis le coup de force de l’actuel Président de la République. Maintenant le moment venu nous dévoileront notre stratégie du boycott actif qui j’en suis persuadé sera très suivi.
Question : La démission du député Cheikhna Ould Cheikhawi de votre parti n’a-t’elle pas entamé les rangs de l’UFP au niveau local ?
AOL : Je n’aime pas tellement aborder ce genre de questions personnelles et je respecte les positions des uns et des autres mêmes si je ne les partage pas. Seulement voici déjà quatre jours que la campagne a débuté et à ma connaissance, j’ai pas eu vent de la défection sous la houlette du député démissionnaire d’aucun cadre et aucun militant de base de l’UFP à Tidjikja. Je peux affirmer sans risque de me tromper que la démission de l’UFP de Ould Cheikhawi et son adhésion à l’UPR est un non événement.
Propos recueillis par Khalil Sow