dimanche 3 août 2014

Charismatique, visionnaire, grand bâtisseur, un des plus remarquables de sa génération : "Youssouf Koita" ne mérite pas "l’oubli"

Charismatique,  visionnaire, grand bâtisseur,  un des plus remarquables de sa génération : Digne fils de Kaédi, dont il fut le premier maire-député, ancien Président de l’Assemblée nationale de Mauritanie ; il a été un acteur majeur dans la construction politique de la Mauritanie d’avant et d’après Indépendance : dans sa «Construction» tout court.

Il a contribué considérablement dans les négociations pour l’indépendance, en faisant notamment partie de la délégation officielle de la Mauritanie à l’Hôtel Matignon en France le 18 Octobre 1960, délégation qui comprenait entre autres : Mokhtar ould Daddah ; Sidi El Moctar Ndiaye ; Cheikhna Ould Mohamed Laghdaf et Yahya Kane, qui formaient à l’époque avec « Youssouf », l’équipe politique de choc qui incarnait la « Mauritanie de Demain ».

Youssouf Koita « en son temps », a fait de Kaédi  « ville, dans laquelle furent formés les premiers lettrés et cadres du pays, première à être dotée d’un aéroport et d’un hôpital pour toute la vallée du fleuve Sénégal, parmi les premières à avoir un collège, et aussi la première ville équipée d’une centrale électrique et d’un réseau d’eau potable, muni d’un réseau d’évacuation des eaux pluviales » (Article : Sauver Kaédi ! de Boubacar Diagana et Ciré Ba sur Infos Avomm, Vendredi 23 Août 2013) ; Une ville lumière de la Mauritanie sur le plan politique, social et économique.

L’homme, était un visionnaire, ambitieux pour « sa ville » ; son pays. Il faisait de Kaédi un passage obligé de toutes les grandes figures politiques de l’époque qui ont eu à foulé le sol Mauritanien (Amadou Ahidjo, Senghor et tant d’autres).

En son temps, Kaédi était une vitrine de la cohésion entre les communautés mauritaniennes, et cette image de sa ville, Il voulait l’impulser sur tout le territoire mauritanien car « lui avait compris tôt, ce que d’autres comprendront tard », très tard; à savoir que l’Unité est la seule issue possible pour la Mauritanie.

Youssouf Koita avait aussi repéré très tôt les potentialités économiques qu’offrait la « vallée » à la Mauritanie, et il en a notamment fait un exposé dans un écrit intitulé « les atouts économiques de la vallée du fleuve Sénégal » ; atouts qui jusqu’à présent restent inexploités ; mal exploités.

En son temps, la ville de Kaédi rayonnait sur tous les plans et se faisait envier dans toute la sous-région ; en son temps, les kaédiens n’avaient ni faims ni soifs ; et en son temps, la ville de Kaédi était propre ; on y respirait de l’air pur. Et avec une telle démarche, il paraît tout à fait clair que le destin de « Youssouf » n’était pas lié à Kaédi seulement.

Et l’on est donc en droit de se poser des questions sur les circonstances, dans les quelles il a disparu ; car « Youssouf Koita » est décédé dans sa chambre d’hôtel, le 22 Septembre 1971 lors d’un séjour d’agrément à Las Palmas en Espagne ; quelques minutes après un « repas », selon des témoignages concordants.

Et il paraît aussi tout à fait surprenant que ce personnage phare du pays, reste inconnu de la majorité des mauritaniens et que l’on ne le retrouve pas sur les annales d’histoire de ce pays.

Alors aujourd’hui, à quelques mois du « 28 Novembre », et à l’heure de cet embargo camouflé sur Kaédi, ville dont la dignité n’a pas de prix, ville qui se meurt doucement mais sûrement, parce par non-assistance de la part de l’Administration centrale ; mais surtout parce que les successeurs de « Youssouf » n’ont pas été à la Hauteur : ne serait-il pas « Juste » que la Mémoire Collective le réhabilite afin que la jeune génération s’en inspire?

Cheikhna Mbouh Tandia
Étudiant en Droit

Boghé : Arbeca organise une cérémonie de remise des prix d’excellence 2014 à l’école de Thialgou

Boghé : Arbeca organise une cérémonie de remise des prix d’excellence 2014 à l’école de Thialgou [PhotoReportage]

  L’Association des Ressortissants de Boghé et Environs au Canada (ARBECA) en partenariat avec l’Inspection Départementale de l’Education Nationale (IDEN) de Boghé a organisé ce samedi 02 juillet 2014 dans les locaux de l’école de Thialgou, village situé à 7 kilomètres de Boghé une cérémonie de remise des prix d’excellence au profit des meilleurs élèves et des maîtres qui se sont illustrés par leurs performances au cours de l’année académique 2014.

Cette cérémonie s’est déroulée sous le haut patronage de Mohamed Lemine O Sellahi, Hakem Mouçaîd assurant l’intérim du titulaire absent et en présence du maire de Boghé, Dia Hamady Hachimiyou, de l’IDEN du département Mohamedou O Mohameda, de l’adjudant garde Lemrabott O Lekoueîry, chef de la subdivision départementale de la garde nationale, de l’adjudant-chef de police chef du Corps urbain, de Hassan Dialadé Sy, responsable du bureau des parents d’élèves de Thialgou, de Alhousseynou Sy, directeur du lycée de Djéwol, de plusieurs directeurs d’établissements et de notabilités de la localité.

La cérémonie a été marquée par deux temps forts qui ont retenu l’attention du public à savoir le discours du représentant de l’ARBECA et la remise officielle des prix.

Dans une allocution prononcée en arabe et en français à cette occasion, M. Dia Abdoulaye Alassane a d’abord souhaité la bienvenue à l’assistance qu’il a remerciée de sa présence également avant de faire un bref survol historique de la création de l’Association des Ressortissants de Boghé et Environ au Canada (ARBECA) dont les membres l’ont choisi pour les représenter à Boghé.

« Votre présence effective traduit, mesdames et messieurs, l’intérêt particulier que vous accordez à l’école qui un des piliers du développement ainsi que votre engagement à œuvrer à nos côtés pour l’épanouissement de notre système éducatif» a affirmé M. Dia dans son allocution avant d’ajouter:

"je saisis cette occasion solennelle pour rappeler que la cérémonie qui nous réunit à l’instant même est une émanation de l’Association des Ressortissants de Boghé et environs au Canada (ARBECA) qui a pour objectifs de mettre à profit sa présence à l’étranger pour appuyer des projets dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’environnement". Il a ensuite égrainé quelques réalisations à l’actif de l’ARBECA. Entre autres, le parrainage d’élèves issus de familles pauvres, les démarches visant à obtenir un jumelage entre les villes de Boghé et de Sherbrooke au Canada, la création d’un portail identifiant les besoins essentiels dans tous les villages de la contrée de Boghé.

Et c’est dans ce cadre que s’inscrit cette cérémonie qui récompense les meilleurs élèves et enseignants sélectionnés sur la base des résultats du concours d’entrée en 1ère AS qui a enregistré cette année un taux de réussite de 67,15% au niveau du département de Boghé. Un examen approfondi des données par ordre et de mérite et par centre a permis à l’administration scolaire de choisir les lauréats (élèves et enseignants) et la meilleure école a indiqué M. Dia.

Les différentes distinctions portent les noms d’illustres fils du terroir qui ont contribué au développement local. Il s’agit de feux Abou Sy pour les prix élèves, Bâ Malik Cheîkh pour le prix de l’école et Kassé Moktar pour les prix enseignants.

Pour sa part, l’IDEN de Boghé, Mohamedou O Mohameda a salué le geste grandiose de l’ARBECA qu’il a remercié au nom du ministre de l’éducation nationale et du DREN de la région du Brakna. Il est revenu sur les critères de sélection des différents récipiendaires en affirmant que leur choix a été fait sur des bases objectives par une commission présidée par le Dren du Brakna, Sidi Mohamed O Hademine et comprenant les Inspecteurs Départementaux des cinq Moughataa.

Le maire Dia Hamady Hachimiyou a quant à lui remercié vivement l’initiative de l’ARBECA qui s’inscrit dit-il dans la droite ligne de la politique de sa commune en matière de développement du secteur éducatif. Il a réitéré l’engagement de la municipalité de Boghé à accompagner toutes les actions qui seront menées par l’ARBECA dans le sens de l’amélioration de l’enseignement des élèves dans les écoles.

Le responsable du bureau local des parents d’élèves de Thialgou, Hassane Dialadé Sy s’est réjouit des efforts déployés par l’Etat, la municipalité et leurs partenaires d’AREMAU pour appuyer l’éducation de base dans le village de Thialgou.

Il a lancé un vibrant appel à l’endroit des enseignants pour redoubler des efforts afin de faire davantage de résultats dans le domaine de l’éducation. Il n’a pas manqué de convoquer des recommandations de Séyidina Ali, un compagnon du prophète Mohamed (PSL) qui exhortent les croyants musulmans à s’instruire pour éloigner le mal et se rapprocher du bien.

Avant le remise des prix, M. Sahib O/ Laghdaf, directeur de l’école de Houdallaye, un village de rapatriés où mademoiselle Aîssé Salif Bâ, lauréate qui réside dans le village de Abbaye a passé le concours d’entrée au collège, a tenu à exprimer sa satisfaction pour la distinction obtenue par la jeune fille dont le mérite selon lui revient au centre d’examen de Houdallaye.

La remise des prix a été la dernière séquence de cette cérémonie. C’est le Hakem Mouçaîd de Boghé qui a remis le 1er prix baptisé prix élève de feu Abou Sy à mademoiselle Aîssé Sakif Bâ qui a obtenu 172 points sur 200 au concours 2014. Le maire Dia Hamady Hachimiyou lui a remis encore le prix fille en sa qualité également de fille. Elle a empoché 60 000 Um d’un seul coup. Le 2ème prix élève Feu Abou Sy a été remis à Mohamed O Mohameden de l’école de M’Balladji par l’IDEN de Boghé. Ce jeune garçon a obtenu 167 point sur 200 au concours 2014 et a empoché 20 000 Um.

Quant aux prix Feu Kassé Moctar pour les enseignants, il a été décerné à M. Said Ould Bleîl et Lam Aboubacry respectivement enseignants d’arabe et de français à l’école de Thialgou qui ont reçu chacun 30 000 UM. Ces deux prix ont été remis aux deux lauréats par Sy Alhousseynou et Kassoum Sy. Le prix Feu Bâ Malik de la meilleure école est revenu à l’école de Thialgou et il a été remis au directeur de l’école de Thialgou Moussa Ibrahima N’Gaîdé par le représentant d’AREMAU M. Lam Ousmane. Rappelons que cette ONG a construit six salles de classes et un bloc de latrines en cours de réalisation dans l’école de Thilagou.

Des actions de ce genre contribueront sans nul doute à créer un climat d’émulation chez les élèves et les enseignants car il est admis que l’application du principe de la sanction et de la récompense est fondamentale dans la gestion des ressources humaines par son effet stimulateur sur un système éducatif qui se caractérise par une baisse sensible des niveaux.

Daouda Diop




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Elfoutiyou

samedi 2 août 2014

Journée mondiale de l’arbre: La DREDD du Tagant célèbre l’événement




La direction régionale de l’Environnement et du Développement durable du Tagant a célébré ce 1er aout  la journée mondiale de l’arbre placée cette année sous le slogan « Reverdir nos villes ».  L’événement a été rehaussé par la présence du Directeur du cabinet et le conseiller du Wali Tagant chargé des affaires administrative et juridique, le Hakem Moucaid de Tidjikja , les responsables de la sécurité régionale,  le représentant de la commune de Tidjikja , le DREDD et l’inspecteur départemental de l’Environnement et du développement durable.
La cérémonie qui s’est déroulée dans l’enceinte des locaux de la Wilaya du Tagant a été marquée par la plantation de plusieurs arbres par les responsables présents sur les lieux de l’événement.
Ainsi donc à travers cette action, le Tagant vient d’apporter sa contribution au défi lancé cette année par le ministère de l’Environnement et le développement durable pour la plantation en milieu urbain d’un million d’arbres d’espèce locale.
Il convient de souligner que selon le délégué régional de l’Environnement Mr Samba Simakha son ministère a mis à sa disposition les moyens nécessaires pour le bon déroulement des activités  marquant la célébration de la journée mondiale de l’arbre au Tagant.
Khalil Sow-Tagant 

 


vendredi 1 août 2014

Les ressortissants de MBout au secours de leur ville

Les ressortissants de MBout au secours de leur ville Le vendredi 25 juillet 2014 s’est tenue au domicile de M. Daffa Bakary à Nouakchott une réunion extraordinaire des ressortissants et ressortissantes de Mbout (Wilaya du Gorgol) suite aux graves inondations qui ont frappé leur ville au début du mois de juillet.

Cette réunion extraordinaire qui était co-présidée par MM. Koné Bakariba ancien député de M’Bout, Sy Adama député Mbout et par Daffa Bakary avait pour objet de faire des propositions concrètes sur les voies et moyens de venir en aide dans le court, moyen et long terme aux populations sinistrées de Mbout.

Au terme des discutions deux importantes commissions ont été mises en place pour la mise en œuvre, le suivi et la coordination des actions en faveur de la ville de Mbout et de ses habitants : Une commission de collecte, chargée dans l’urgence de collecter des fonds auprès de tous les ressortissants de Mbout résidant à Nouakchott en vue de venir en aide aux populations sinistrées. Cette commission est actuellement à pied d’ouvre pour la collecte des fonds d’urgence.

Une Commission de Coordination composée de MM. Daffa Bakari, Koné Abdarrahmane, Diagana Dieydi, Sidi Oul Elhadj, Houssein Oul Saloum, Hachim Ould Touhami et Mme Kadjata Diallo ainsi que des 3 députés et du sénateur de Mbout comme membres de droit.

Le rôle de cette commission est d’assurer la coordination des aides en faveur les sinistrés, de servir d’interface avec l’Etat, les Organisations internationales et toutes les bonnes volontés, de canaliser rationnellement les aides d’urgence en fonction des besoins immédiats des populations sinistrées et de faire des propositions d’actions durables dans le moyen et dans le long terme en faveur de la ville de MBout.

Téléphones utiles pour toutes les bonnes volontés désirant venir en aide aux sinistrés :

- Sy Moussa tel : 22 42 74 12 (Commission de collecte des fonds)

- Mme Kadjata Malick Diallo tel 46 44 97 45 (commission de collecte des fonds)

- Daffa Bakary : tel 46 47 48 93

Un compte bancaire « Aide aux Sinistrés de Mbout » sera prochainement ouvert pour recevoir les aides de toutes les bonnes volontés ainsi que des Mboutois de la diaspora.



Sélibaby, une ville sinistrée !

Sélibaby, une ville sinistrée ! [PhotoReportage] La ville de Sélibaby a enregistré 66 mm de pluie, mercredi dernier. C’est une pluviométrie, certes importante, mais loin d’être extraordinaire dans une ville qui fait partie des régions les plus arrosées du pays.

En revanche, ce qui sort de l’ordinaire, c’est sans doute le caractère inhabituel des dégâts engendrés par les eaux jetant dans la rue plusieurs familles.

On ne déplore aucune victime mais les dégâts matériels sont énormes, eu égard à l’ampleur de la catastrophe et à la boulimie de ces eaux exceptionnelles qui ont fait leur lit dans les habitations et dans des quartiers entiers.

Les familles durement éprouvées et complètement sous les eaux, se situent toutes dans un même axe notamment en amont et en aval du pont de l’hôpital de Sélibaby , dont l’ancien pont a été détruit et remplacé par un autre construit à la faveur de la réalisation de la route sélibaby- Gouraye.

Il y a des signes qui ne trompent pas ! Le capital symbolique souvent négligé dans la conception des ouvrages tels les barrages et les ponts finissent toujours par donner raison aux populations qui connaissent mieux que tout expert leur environnement et leur territoire.

Ces inondations destructrices qui ont jeté dans la rue de nombreux foyers – le décompte des familles affectées se poursuit en ce moment- sont tributaires grandement, selon plusieurs notables et cadres de la ville du Pont et des travaux de construction de la route Sélibaby-Gouraye.

Dès lors, pour arrêter ce calvaire des populations, il faut que les autorités au sommet de l’Etat engagent des experts pour déterminer l’origine de cette montée des eaux.

Certains esprits pensent déjà aux effets néfastes du changement climatique, mais j’estime que l’avis des experts nous édifiera plus sur la réalité de ce nouveau phénomène d’inondation de la ville de Sélibaby connue pour être une espèce d’entonnoir où les eaux ne stagnent jamais et restent canalisées dans le talweg du cour d’eau sans exubérance ou débordement.

Cette étude est nécessaire et vitale pour les habitants de Sélibaby qui inspirent la commisération et la compassion à l’image des populations de M’Bout qui sont loin d’oublier le Ramadan 2014 et les Sélibabiens, l’après l’Aid El Fitr.

En attendant les résultats de cette étude qui m’est chère, l’urgence est ailleurs : la mise en place d’une cellule de gestion de crise, recensement des familles affectées par ce drame, l’évaluation des dégâts, apporter l’aide et l’assistance nécessaires aux victimes en termes d’hébergement, de soins, de kit d’hygiène et de vivres.

Les autorités doivent sortir de leur mutisme et se mobiliser comme elles l’avaient fait à Tintane.

En effet, il n’y a pas deux républiques ! Il n’a pas de traitements à géométrie variable. La mobilisation n’a pas été grande à M’Bout, les autorités doivent dès lors se ressaisir pour prouver qu’effectivement - le citoyen qu’il soit de sélibaby, d’Akjoujt , d’Atar ou de Tintane ou de Zoueratt- est la raison d’être de l’action gouvernement ale et des politiques publiques.

Une telle catastrophe ne peut être occultée. J’attends de la presse nationale que les inondations de Sélibaby soient à la une de leurs publications, et titrées dans les journaux des radios et télévisions publiques et privées. C’est un sujet qui offre une source intarissable de réflexion autour de la genèse de nos villes, leur avenir face aux nouveaux défis de l’urbanisation et du comportement de nos élus, les mandataires du peuple, avec en toile de fond leur légitimité réelle : sont-ils proches de ceux qui les ont élus ? Une large diffusion, informer juste et vrai sur les questions qui touchent et intéressent le peuple, c’est cela le rôle de la presse, si elle ne veut pas trahir sa mission.

Les Sélibabiens qui ont pris l’habitude de compter sur eux-mêmes depuis des années se déploient avec les moyens du bord pour juguler les effets pervers de ces inondations jamais connues de mémoire de Sélibabiens. Cependant, ils regardent du côté de Nouakchott et espèrent que la réaction des autorités sera à la mesure de l’éclat de la dimension des récentes visites qu’ils ont réservé au chef de l’Etat dans la capitale du Guidimakha.

« Le cri du pauvre monte jusqu’à dieu mais, il n’arrive pas à l’oreille de l’homme ! »

A quelques jours de l’investiture du président de la république, pour un second mandat, je souhaiterais que les autorités entendent le cri de détresse des populations de Sélibaby et du Guidimakha, qui ont plébiscité le choix de Mohamed Ould Abdel Aziz.


Avec Cridem, comme si vous y étiez...








Etudiant 73

"La blessure de Bedr ne va pas perturber l’investiture du président"

  Selon le ministre mauritanien de la communication la blessure par balle de Bedr Ould Abdel Aziz "ne va pas perturber les préparatifs de la cérémonie d’investiture" de son père Mohamed Ould Abdel Aziz.

« L’investiture du président de la République se fait dans le cadre de la Constitution. Bedr Ould Abdel Aziz est lui une personnalité ordinaire. Il n’occupe aucune fonction officielle. Et par conséquent, il est traité comme tout autre citoyen qui serait dans sa situation», a déclaré le ministre en conférence de presse en marge du Conseil des ministres.

Bedr Ould Abdel Aziz, fils du président Mauritanien, a été évacué à l’hôpital militaire dans la nuit de mercredi à jeudi après qu’il a été blessé par balle, a appris de sources hospitalières.

Plusieurs personnalités de l’armée et de l’Etat se sont à son chevet du fils du président. Il y a parmi elles le chef d’état major des armées, le premier ministre, le ministre de la Défense des chefs, des partis politiques et d’autres et autres.

Les circonstances du tir restent inconnues, mais Badr serait touché vers minuit alors qu’il se trouvait aux alentours du palais présidentiel.

L’incident vient 48 heures avant l’investiture du président Mohamed Ould Abdel Aziz pour un deuxième et dernier mandat à la tête de l’Etat.

Pour rappel, Bedr avait lui-même tiré en janvier 2012 sur une fille Rija Mint Weiss Ould Seyad qu’il avait atteinte aux poumons, à Tevragh Zeina, un quartier huppé de la capitale Nouakchott.

Le président mauritanien Ould Abdel Aziz avait été lui aussi blessé par balle en octobre 2012 dans des circonstances toujours mystérieuses.
Alakhbar

jeudi 31 juillet 2014

Concorde hospitalisé en France dans un très grave

Concorde hospitalisé en France dans un très grave

Samba Gaye dit Concorde, richissime marabout et hommes d’affaires mauritanien des années 90, est malade et hospitalisé à Kremlin Bicêtre (banlieue parisienne) dans un état très grave, rapporte mercredi le forum sénégalais «Seneweb».

Il est arrivé dans cette formation sanitaire « après que plusieurs centres hospitaliers ont refusé de l’accueillir faute de prise en charge sanitaire ».

Ainsi, le ressortissant de Kaédi, que l’ancien président zaïrois avait surnommé « Demi-Dieu » et dont les frasques avaient les choux gras de la presse française et africaine à l’époque, qui recevait régulièrement l’opposant Abdoulaye Wade dans une suite de l’hôtel Concorde La Fayette, serait aujourd’hui sans le sou.

Ceux qui ont dégusté les belles chansons à la gloire de M. Gaye, composées par des artistes de renom tels qu’Ami Koita, Abou Djouba, Youssou N’Dour, Baba Mall, Ousmane Hamady Diop…. saisissent tout de suite jusqu’à quel degré le destin peut être cruel pour la créature.
Le Calame

“La guetna festival des dattes" à Atar: les préparatifs vont bon train

“La guetna festival des dattes La commission préparatoire de "La Guetna festival des dattes" qui s’est redue à Atar cette semaine a décidé de monter la tribune officielle des spectacles dans l’aire qui fait face a l’hôtel de ville et dresser les stands d’exposition des produits maraichers, artisanaux et autres dans le stade Omnisport de la ligue régionale de foot ball.

Un grand couloir de liaison entre ces deux pôles a été aménagé pour la circonstance. L’Union des associations féminines de l’Adrar qui a , a sa charge ce travail titanesque, multiplie et déploie d’énormes efforts pour donner tout l’éclat qui sied a cette 5eme édition du festival des dattes qui se tient pour la première fois en Adrar du 7 au 9 Aout 2014.

La commission préparatoire a également prévu dans le programme du festival, une visite du site « Azougui, capitale Almoravides », tout comme une sortie excursion aux hôtes de marque à Terjit pour leur permettre de découvrir les sites touristiques de la région.


Les populations d’Atar s’attendent a ce que ce festival leur apporte plusieurs retombées tant au plan économique, culturel, commercial et social.


Slama
 Adrar Info

URGENT :Bedr se rétablit et regagne le domicile familial

 URGENT :Bedr se rétablit et regagne le domicile familial

  Des sources particulières ont révélé à l’instant le rétablissement progressif du fils du Président de la République Bedr Ould Abdel Aziz de sa blessure accidentelle par tir de balle mercredi soir et son retour au domicile familial, après avoir subi une opération réussie, effectuée à l’hôpital militaire de Nouakchott sur sa personne par une équipe médicale spécialisée.

Selon des sources, Bedr, touché à la cuisse, ne présentait pas de blessure grave d’où son hospitalisation pour quelques heures seulement suivie par la suite par sa sortie de l’hôpital.

Il est à noter que le fils du Président de la République est comme tout autre citoyen et qu’en conséquence, il est anormal que l’incident soit accompagné d’un tapage médiatique ou politique exagéré et nourri à des fins non avouées , du fait que le jeune, comme toute autre personne a été blessé accidentellement, admis à l’hôpital duquel il est sorti après avoir bénéficié des soins nécessaires.

Le Veridique

Le fils du Président est hors de danger… Réactualisé

Le fils du Président est hors de danger… Réactualisé

Blessé accidentellement par balle mercredi, tardivement dans la soirée, le fils du Président de la République Bedr Ould Mohamed Ould Abdel Aziz est hors de danger.

C’est ce qu’affirment des sources proches de l’hôpital militaire dont les assertions sont corroborées par la poursuite de son hospitalisation dans cette structure sanitaire réputée par la qualité de ses soins de ses spécialistes au lieu de son évacuation à l’étranger.

Selon d’autres sources, Bedr n’a pas été atteint dans un endroit mortel par la balle tirée accidentellement de son arme au moment où il était en train de la nettoyer.

Ces dernières informations écartent les hypothèses médiatisées par certains sites évoquant une tentative d’assassinat du fils du Président de la République pour gâcher les joies de l’investiture de Ould Abdel Aziz prévue le 2 aout et de revanche prise par les proches de la jeune Raja Mint Essyad, handicapée à vie, suite à un autre tir de balle accidentel, provenant d’une arme appartenant à Bedr Ould Abdel Aziz.
Rapide Info

Mauritanie : Le fils du président mauritanien blessé par balle !

Mauritanie : Le fils du président mauritanien blessé par balle !   Badre Ould Abdel Aziz le fils du président mauritanien est actuellement admis à l’hôpital militaire de Nouakchott où il obéit à des soins intensifs suite à sa blessure d’une balle.

Tous les hauts gradés et grandes personnalités de la République sont mobilisés ont pris d’assaut hier soir et aujourd’hui l’hôpital militaire pour s’assurer de l’état de santé du fils du Président de la République dont l’investiture se tiendra dans les prochaines 72h.

Le fils du Président Bedr avait été accusé en 2012 de tir de balle accidentel sur une jeune fille du nom de Raja Mint Weiss Ould Seyad. Ce qui fait resurgir le scénario possible d’un acte de vengeance des parents de la fille dont certains, avaient juré, selon des médias, à prendre leur revanche, prétextant que leur fille est condamnée à garder le lit après sa blessure.
Rapide Info 

mercredi 30 juillet 2014

Urgent : Sélibaby dans l’eau

Urgent : Sélibaby dans l’eau - [PhotoReportage]  Il a plu à Sélibaby, capitale régionale du Guidimakha de quatre à six heures de matin ce mercredi, 30 juillet 2014. Dans divers quartiers de cette ville, des habitations se sont retrouvées dans l’eau laissant leurs occupants dans des cris de détresse.

De Krestiyib, quartier situé au nord de la ville entre les locaux de la justice et la zone administrative que d’aucuns appellent silo par méconnaissance au marché Alakh Sarba au nord - Ouest, des populations ont fui leurs maisons et commerces laissant leurs bagages.

La route liant le quartier silo au centre ville devient impraticable à cause des eaux.  Plusieurs maisons en banco se sont effondrées également. Par solidarité, des bonnes volontés, des jeunes surtout viennent au secours des sinistrés aidant ainsi à récupérer nourritures, équipements et autres biens matériels dans des maisons et lieux de culte totalement inondées.

C’est ainsi que la mosquée centrale de Sélibaby ville, les domiciles de feus Hamet Ba, Abou Sall et celui de Kébé Oumar situés nord de la route reliant Silo et le centre ville et d’autres sont secourus pour la seconde fois depuis le début de l’hivernage. Au Marché Alakh Sarba et dans des quartiers des boutiques sont submergées par des eaux.

Aucun dégât humain n’est signalé jusqu’au moment où nous mettons en ligne notre écrit mais d’ importants dégâts matériels sont enregistrés dans la capitale régionale du Guidimakha .

Après Mbout au GorgoL, Boghé au Brakna et Tachot Berané ,c’est le tour de Sélibaby de vivre des moments difficiles.

Amadou Bocar Ba /Gaynaako


Avec Cridem, comme si vous y étiez...



Boghé : Décryptage du scrutin du 21 juin

Boghé : Décryptage du scrutin du 21 juin
A 4 jours de l’investiture du Président Mohamed O/ Abdel Aziz élu le 21 juin dernier après une campagne électorale marquée par une morosité sans précédent, il est utile de faire un décryptage des résultats de ce scrutin dont l’enjeu principal était le taux de participation.

Dans le département de Boghé, sur les 28 049 citoyens qui étaient appelés aux urnes, 17 494 ont voté soit un taux de participation de 62,37% (source : CENI), un taux jugé élevé comparativement à d’autres circonscriptions électorales où moins de 40% des citoyens n’ont pas jugé nécessaire de faire le déplacement.

Ce chiffre cache cependant d’énormes disparités : S’il frôle les 70-80% dans certains bureaux de la commune de Boghé (comme Touldé, Sayé, Thialgou, Bakaw, Roti, Thidé, Mballadji, Wabboundé), il a atteint à peine les 40% dans la commune de Dar El Avia et certains bureaux d’Ould Birome.

Dans les 32 bureaux de la commune de Boghé, le candidat Mohamed O/ abdel Aziz est arrivé en tête sauf à Bakaw. Il est cependant talonné de près par Ibrahima Moctar Sarr qui conserve son aura dans certains bureaux. « Si le président sortant est passé comme lettre à la poste dans ce fief traditionnel de l’opposition, c’est parce qu’il n’avait pas en face de lui des concurrents de poids », explique-t-on.

Mais il ne faut pas négliger également les efforts de mobilisation consentis par les cadres et hauts dignitaires de l’UPR, des partis de la majorité (PUD notamment) et des mouvements de soutien tels que « Agir pour la République ».

De Thialgou à Boghé Dow en passant par Thidé et Touldé, leur discours est à peu près le même : « Aziz a fait honneur à notre localité en nous accordant tel poste, il a fait des réalisations concrètes (routes, hôpitaux, réseaux d’adduction d’eau), nous devons lui renvoyer l’ascenseur ».

Dans les coulisses, on n’hésite pas faire recours à la solidarité familiale ou tribale : « à travers ma personne, c’est toute notre famille qui est honorée, aidez-moi donc à soutenir celui qui m’a choisi parmi des centaines de personnes ». Ainsi, ces « grands électeurs » qui tiennent coûte que coûte à garder leurs privilèges, ont utilisé tous les moyens pour convaincre les leurs à se ranger du côté du pouvoir « s’ils veulent voir leurs problèmes réglés ».

Durant toute la période de la campagne, les portes de leurs villas cossues étaient largement ouvertes à leurs parents et amis, aux griots et aux laudateurs de toutes sortes, leurs téléphones étaient aussi accessibles à toute personne qui désire les contacter. Ils n’hésitent pas dans les coulisses à promettre monts et merveilles aux associations de jeunes, aux coopératives féminines et aux fonctionnaires qui désireraient obtenir telle ou telle promotion.

Le directoire de campagne bicéphale (celui du candidat est piloté par M. Mohamed Diagana et celui de l’UPR conduit par M. Daoud O/ Ahmed Aïcha) a axé son discours sur « les changements intervenus depuis ces 5 dernières années sous la conduite du Président Abdel Aziz, le bâtisseur, le patriote, le garant de l’unité nationale, de la sécurité intérieure ».

Aucune perspective, aucune promesse pour les cinq années à venir ! En plus, comme l’argent (le nerf de la guerre) « n’a pas coulé à flot », les tentes dressées le long de l’axe principal pour soutenir « le candidat de l’espoir » étaient moins animées que d’habitude. A l’arrivée, des localités qui étaient réputés être des poches de résistance ont basculé du côté du pouvoir.

C’est le cas de Boghé Dow où dans les bureaux de l’Elevage 1, 2 et 30, du lycée et de l’école 6, le candidat Aziz est arrivé en tête avec des écarts de plus de 100 voix avec son principal challenger local Ibrahima Moctar Sarr. De nombreux observateurs attribuent ce revirement au ralliement de l’ex-maire Bâ Adama Moussa qui a décidé début mai de soutenir la candidature du Président Aziz créant ainsi un grand séisme au sein de son (ex ?) parti, l’UFP.

Le ministre Secrétaire général du gouvernement, M. Diallo Mamadou Bathia, qui est l’artisan du ralliement aura réalisé ainsi une des plus grosses prises de l’histoire politique locale. Abdallahi Mouna Sarr dit Alioune, cadre à la direction des domaines a également apporté sa grosse pierre à l’édifice.

Dans les autres villages, les barons locaux ont contribué chacun à sa manière à la victoire du candidat « de la paix, de la stabilité et de la prospérité » :

L’ex-commissaire Diop Ibrahima et son épouse Fatimata Bâ par ailleurs secrétaire fédérale des femmes de l’UPR, Dia Moussa, Bâ Alassane Adama (Touldé), Rabiatou Haidara, Ngaïdé Abderrahmane Hamath (Thidé), Wagne Abdoulaye Idrissa et Yall Zakaria (Thialgou), le député Sow Moctar et Mohamed Barro (Mboon), le Hakem Abdallahi O/ Heymoud, Zoubeïr O/ Maham, Bah O/ Mohamed (Boghé- est) Mohamed El Hady Macina, le maire Dia Hamady, l’ex-général Dieng Ndiaga, Sy Daha, Simakha Bakary (Boghé Escale).

Là, les responsables politiques ont dû faire face à une fronde d’un groupe de jeunes qui s’est fait appeler « Mouvement Y’en a marre » qui proteste contre « leurs promesses jamais tenues ». Ce mouvement dirigé par Souleymane Bocoum a fait beaucoup parler de lui durant cette campagne où il fait l’objet de convoitises. Face à ce qu’ils appellent « un mépris » ou « un manque d’intérêt » à la situation des jeunes, Y’en a marre a dans un premier temps invité ses membres à voter blanc.

C’est à la suite d’une rencontre avec M. Abdallahi Sarr qu’ils ont décidé de revenir « à la raison » non sans contrepartie (offre d’emplois, audience avec le Président de la République à Rosso). Un responsable politique de Boghé Escale s’est insurgé contre cette « immixtion » de M. Sarr dans son fief tout en minimisant la capacité de nuisance de « Y’en a marre ».

« Boghé Escale a toujours voté pour le pouvoir ! Ainsi le candidat Aziz a totalisé dans nos deux bureaux 609 voix sur les 833 exprimés loin devant Sarr et Birame qui ont obtenu respectivement 115 et 91 voix ! » A-t-il expliqué. Signalons enfin, le rôle joué par le mouvement « Agir pour la République » crée en mars dernier dans la foulée des « moubadarates » de soutien à Aziz.

Composé de jeunes cadres dont Kalidou Bâ (coordinateur), Tourad O/ Abeïd El Barka, Mbaye Demba, Mohamed Abdallahi O/ Aziz, Sidi O/ Aboïk, Fatimata Dia, ce mouvement a marqué sa présence par l’ouverture d’un bureau d’orientation des électeurs à Nioly-Carrefour et par l’organisation de soirées pour louer « les réalisations grandioses accomplies par le candidat de l’espoir surtout en direction des jeunes ».

Dans les communes voisines de Dar El Avia et d’Ould Birome, les tendances sont sensiblement les mêmes : le candidat Aziz l’a emporté haut la main avec des scores à la ₺soviet₺ (respectivement 85,98% et 79,13% des suffrages exprimés) mais avec un taux de participation plus faible (respectivement 45,37% et 53,52%).

Les appels au boycott de l’APP qui bénéficie d’une large sympathie dans ces deux communes ont certainement fait écho. En plus, Dar El Avia et Ould Birome qui sont moins lotis en cadres et barons par rapport à Boghé, n’ont pas senti la campagne à cause du manque de moyens matériels et financiers.

Il ne faut cependant pas négliger les rôles joués par les maires des deux communes (Omar O/ Badjeïne et Bâ Abdoulaye), Niang Idrissa (DG de la compagnie sucrière de Foum), Mohamedou O/ Soulé O/ Blal (SG de l’Agence Tadamoun), Ely O/ Abed (Cadre au MS), Mohamed Salem O/ Nagi (suppléant du sénateur) entre autres.

Enfin la commune de Dar El Barka, si le candidat Aziz a fait le plein de voix (1490 sur 2269 SE), Birame O/ Dah O/ Abeïd y a obtenu un score honorable car il arrive en 2e position avec 400 voix. C’est la seule commune où le Président de l’IRA obtient cette position ! Les villages Iralin (Diama, Miftah El Khaïr, El Wiam, Bedr, El Vellouja) lui ont exprimé leur sympathie.

Pourquoi ? Sans doute parce que son directeur de campagne départemental, M. Baba O/ Abeïdallah, est originaire de cette commune où il tisse de liens familiaux notamment à Dar El Barka et à El Wiam. L’autre enseignement du scrutin, c’est la perte de vitesse du candidat Ibrahima Moctar Sarr qui se présente pour la 3e fois. En 2007, il avait fait une percée spectaculaire dans toutes les communes du département de Boghé alors que son parti (l’AJD) venait de naître.

Lors des dernières élections municipales (novembre-décembre), la liste AJD conduite par M. Amadou Tidjane Bâ avait mis en ballotage celle de l’UPR. Cette fois, sur les 16 385 suffrages exprimés du département de Boghé, l’homme au slogan « Ina wona » n’a obtenu que 3258 voix soit 19,88% loin derrière le Président sortant qui a raflé 10 976 voix soit 66,98% des SE.

Comment explique-t-on cette déroute ? Selon les analystes, les pressions exercées par les cadres sur les leurs ont eu raison des valeurs et principes incarnés par l’opposition en général, l’AJD en particulier, qui par son discours populiste axé notamment sur la nécessité de résoudre la question de la cohabitation intercommunautaire, attirait la sympathie de nombreux citoyens de la vallée.

« La politique du ventre l’a emporté sur cette vérité qui reste pourtant intrinsèque », explique un des responsables locaux de ce parti. La baisse de la popularité de Sarr était perceptible même lors des meetings de campagne où les foules ne se sont pas bousculées.

L’écrasante majorité des cadres, notables et dignitaires du terroir a choisi le camp du pouvoir au grand dam de l’avocat de la cause noire qui continue de plaider pour le règlement de la question de la cohabitation par le partage du pouvoir et des ressources, l’officialisation des langues nationales, la restitution des biens spoliés lors des douloureux évènements de 1989, l’égalité des chances pour tous les citoyens. Bref autant de questions qui sont souvent esquivées par les systèmes en place et qui restent donc d’actualité.

Tout en étant convaincus de la pertinence de ces questions, de nombreux citoyens ont opté pour le camp d’Aziz sous la pression de leurs parents (argent, promesses d’emplois, de promotions, d’appuis à telle initiative etc.). Le cas le plus frappant est celui des rapatriés qui avaient organisé en mai dernier une marche de Boghé à Nouakchott pour faire entendre leur mécontentement face au non-respect de l’accord tripartite qui consacrait en 2007 leur retour au bercail.

Malgré leur statut de « réfugiés » dans leur propre pays, ils ont voté massivement Aziz : A Hamdallaye et à Dar Salam Wodabé, Aziz a obtenu respectivement 194 voix sur 228 SE et 304 sur 383 SE alors que M. Sarr n’a recueilli que 44 voix dans ces deux sites ! « Nous n’avons pas encore atteint la maturité politique de certains pays où le citoyen peut choisir le camp de l’opposition tout en jouissant de tous ses droits.

Chez nous, si on n’est pas avec le pouvoir, on n’aura rien »
, cette assertion tenue publiquement par un des soutiens à Aziz lors d’un meeting traduit à elle-seule cette situation abracadabrante ! Comment concilier les intérêts personnels « qui ne peuvent être satisfaites que par le pouvoir » et les préoccupations de toute une communauté ? L’opposition démocratique doit encore prendre son mal en patience car la vraie démocratie a encore de beaux jours devant elle.

Dia Abdoulaye
camadia6@yahoo.fr

Boghé : à Boghé-Escale Thierno Abdallah Dia a dirigé la fête de l’Aid El Fitr


Boghé : à Boghé-Escale Thierno Abdallah Dia a dirigé la fête de l’Aid El Fitr [PhotoReportage] Des centaines de musulmans et fidèles de la confrérie tijania Nassiéne ont assisté ce lundi 28Juillet 2014 à la prière de la fête de l’Aid El Fitr « fête de Korité » à Boghé-Escale.

En rendant grâce à Allah, une fête de Ramadan au terme du jeûne au cours duquel on a vécu la ferveur, la dévotion l'humilité… ! Allah soit loué ! Cette fête que nous célébrons est une faveur, une bénédiction et un don d'Allah pour dissiper les nuages au-dessus de l’humanité, pour mettre fin au désespoir et pour regarder vers l’avenir avec de l’espoir.

L’iman et grand marabout Thierno Abdallah Dia a appelé les fidèles musulmans au respect des préceptes de «l’islam qui garantit la paix et la stabilité ». Nous avons appris à vivre pour Allah. Nous avons appris à exister au nom d’Allah.

Dans son « ghoudba » ou sermon, on pouvait retenir ceci : « Alimentons le cœur de notre prochain avec compassion et affection. Soyons plus humbles et modestes. Thierno Abdallah Dia a aussi appelé les musulmans au "respect des recommandations de l’islam, à s’entraider, coordonner les efforts et à constituer une seule force afin de vivre la paix et la stabilité".

Il a longtemps prié pour la paix en Mauritanie, les pays musulmans et dans le monde entier.

Sous ce soleil accablant de 9heures, Thierno dont certains l’appellent Babo, a parlé de l’assistance de l’être humain, de sa vie, son esprit, son honneur et de ses biens. Invitant en fin aux musulmans à s’unir, au respect de son prochain, « Il faut connaitre d’abord Allah et ensuite le suivre »

Diop Mohamedou Abou dit H.Bodiel



Avec Cridem, comme si vous y étiez...









Hebdomadaire Mauritanoix

vendredi 25 juillet 2014

Le Sursaut offre des vivres et des nattes aux populations de M’Bout

Le Sursaut offre des vivres et des nattes aux populations de M’Bout - [PhotoReportage]

  Le parti du Sursaut de la Jeunesse pour la Nation a révélé lundi 21 juillet 2014 avoir fourni une assistance alimentaire appréciable (riz, sucre) et des nattes aux populations de M’Bout.

L’annonce de ces aides a été faite au cours d’une cérémonie organisée à cette fin au siège du parti à Nouakchott, en présence d’un certain nombre de dirigeants, cadres et militants du Sursaut.

La présidente du parti Mme Lalla Mint Chriv avait tenu à cette occasion un discours dans lequel, elle a exprimé au nom de tous les militants du Sursaut de la jeunesse sa solidarité avec les familles de Gaza et condamné avec fermeté les crimes commis par l’ennemi sioniste contre les civils innocents.

Elle a appelé également tous les citoyens mauritaniens à soutenir le peuple de Gaza ainsi qu’à prier pour eux durant les dix derniers jours du mois béni du Ramadan.

Elle a remercié aussi tous les adhérents du parti pour leur attachement aux valeurs de compassion, soulignant qu’ils se sont habituellement solidarisés au cours de ce mois béni du Ramadan avec les démunis, rappelant que leurs aides accordées au cours de l’année passée avaient bénéficié aux populations des réfugiés du camp de M’Beré et avant elles aux nécessiteux des quartiers précaires de Nouakchott.

Elle a indiqué par ailleurs que l’assistance alimentaire mobilisée cette année a été acheminée vers M’Bout pour alléger les souffrances des populations de cette ville suite aux inondations qui l’ont frappées ces derniers jours.

La présidente du Sursaut a exhorté les partis politiques à la nécessité d’apporter l’aide et le soutien aux citoyens victimes d’intempéries au lieu de les fréquenter uniquement pendant les périodes électorales, mettant en garde contre les surenchères relatives aux populations de M’Bout et indexant le gouvernement de négligence à leur endroit, affirmant que Moughataa sise dans le Triangle de l’Espoir, a bénéficié d’une attention particulière du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, comme l’illustre le gigantesque projet du sucre dont personne ne rêvait ainsi que le projet Aftout Charghi, qui approvisionnera la zone de l’eau potable.

Mint Chriv a affirmé que l’assistance alimentaire et les nattes fournies par son parti aujourd’hui aux habitants de M’Bout, sont totalement symboliques, estimant que les autorités ont entièrement accompli leur devoir envers les populations, insistant sur les efforts appropriés déployés par le passé et aujourd’hui par le secteur concerné (Commissariat à la Sécurité Alimentaire) pour surmonter les les difficultés rencontrées par la population.

Elle a remercié enfin les militants du parti du sursaut de la jeunesse pour la Nation pour ses soutiens apportés constamment aux citoyens, chaque fois que le besoin se fait sentir, bien qu’ils ne comptent aucun haut responsable de l’Etat.


Avec Cridem, comme si vous y étiez...









jeudi 24 juillet 2014

Investiture du Président : M’Bagne espère un meilleur traitement

  Le président Mohamed Ould Abdel Aziz sera investi le 2 août prochain. Il va rempiler pour un second mandat de cinq ans. Les cadres et populations du département de M’Bagne espèrent, à cette occasion, bénéficier d’un meilleur traitement.

Cela fait cinq années, pour ne pas dire six, que les fils de ce département – un des plus pauvres et des plus peuplés mais, aussi, des plus engagés derrière Ould Abdel Aziz – attendent un retour d’ascenseur.

Ils ont soutenu le « changement constructif », accueilli plusieurs fois et en liesse, le Raïs, voté et revoté pour lui, mais l’hôte du Palais gris semble à ce point les ignorer que les fils du département sont interpellés par les populations : « pourquoi courez-vous derrière un président qui n’a presque pas d’égards envers eux ?»

Et répondre qu’il faut mieux rester près du pouvoir plutôt que s’y opposer est de moins en moins convaincant.

C’est un constat lucide : contrairement à ceux de Boghé, Bababé, Aleg et Maghta Lahjar, les cadres de M’Bagne sont zappés par le pouvoir qu’ils ont contribué à mettre en place. Ils comptent quasiment sur les doigts d’une seule main, ceux qui occupent des « postes de responsabilité » : un wali, un ambassadeur, deux PCA, un attaché à la présidence, un directeur de projet en phase d’achèvement et un délégué régional du développement rural. Point final. Pourtant, les cinquante-deux villages du département ne manquent pas de cadres qui ne sont pas plus nuls que les autres : ils sont, simplement, ignorés.

Sur le plan des infrastructures, le département n’est pas plus gâté. Excepté M’Bagne, par sa bretelle, les autres villages sont tous enclavés, particulièrement pendant l’hivernage.

Aucune piste de désenclavement et les quelques périmètres rizicoles, à Dabé, Winding, Sorimalé et Thiéguelel, n’arrivent pas à nourrir les populations, leur mise en exploitation restant très aléatoire. Les populations de Garalol continuent à courir derrière leurs terres agricoles, octroyées à un officier de l’armée et devenues, aujourd’hui, une forêt que les exploitants de charbon pillent, à intervalles réguliers.

En ce qui concerne l’hydraulique rurale, les populations des cinquante-deux villages continuent, dans leur écrasante majorité, à utiliser des moyens d’exhaure traditionnels, à partir de puits. Les rares forages octroyés par le gouvernement mettent des années avant de pouvoir être exploités. Il faut, pour disposer de telles installations, recourir, dans la plupart des cas, aux organisations internationales.

Pourtant, un projet public de deux milliards d’ouguiyas est censé œuvrer dans la commune de Niabina/Garlol, une des plus enclavées des quatre communes du département. Il devrait réaliser des forages en divers villages, mais il aura fallu l’intervention personnelle du Président, pour que Thilla et M’Botto, plus de six mille habitants, en disposent enfin.

Comme quasiment partout ailleurs, l’école n’est pas mieux lotie. Les lycées de M’Bagne, Bagodine, Niabina et, plus récemment, Garalol connaissent des problèmes d’équipement, notamment en matériel didactique et intendance. Du coup, les enfants des villages extérieurs finissent par quitter ces établissements, à cause des problèmes d’hébergement et de transport. Le déficit en personnel et en tables-bancs demeure le lot annuel de l’école fondamentale. Situation analogue, dans les rares postes de santé.

C’est dire que le département de M’Bagne attend, plus que tout autre, des gestes et des changements concrets, au lendemain de l’investiture. Un rééquilibrage des priorités, au niveau de la wilaya, serait fort bien venu.
Le Calame

mercredi 23 juillet 2014

Festival des dattes 2014 : L’ancien maire de tidjikja explique

Festival des dattes 2014 : L’ancien maire de tidjikja explique

  L’ancien maire de Tidjikja et coordinateur principal du festival des dattes lors de ses quatre précédentes éditions 2010-2011-2012-2013, Monsieur Mohamed Ould Biha a déclaré que le besoin en développement des villes et villages Oasisiens est la raison essentielle qui a conduit à la création et au lancement du festival annuel des dattes qui ne se limite pas seulement aux aspects culturels, et artistiques mais il s’étend également aux avantages économiques de divers types tels : le grand trafic commercial pendant son déroulement et les projets économiques qui y sont lancés périodiquement en collaboration avec des partenaires et des bailleurs de fonds.

Ould Biha qui faisait une déclaration au site officiel du festival des dattes a ajouté que dans le cadre d’une étude réalisée par la municipalité de Tidjikja, en collaboration avec certains partenaires, il a été constaté que les obstacles les plus importants au développement dans les villes et villages Oasiens sont la migration de la population et le non-retour régulier des cadres et hommes d’affaires dans leurs localités d’origine.

De ce fait, il fallait réfléchir à une opportunité qui ne ferait pas seulement revenir les populations dans leurs terroirs mais qui sera tout aussi une occasion de chercher des partenaires et des financiers économiques. C’est à partir de là que naquit l’idée du festival des dattes qui,une fois lancé ne cesse d’enregistrer des améliorations et diversifications à chaque nouvelle édition.

L’ancien maire de Tidjikja Mohamed Ould Biha a indiqué que les retombées du festival dans les versions précédentes ne se limitent pas uniquement à ce qui a été pompé comme fonds et moyens pendant la semaine du festival mais le plus important reste le lancement lors de chaque édition de quatre projets de développement convenus au préalable dans les versions précédentes.

Ould Biha croit que la version actuelle du festival qui se tient cette année à Atar du 7 au 9 juillet, constitue un nouvel épisode de l’expansion du festival et de son évolution et la consolidation de l’intégration entre les Wialaya du Tagant et de l’Adrar, qui partagent de nombreuses caractéristiques dont la rareté de l’eau , l’enclavement, la désertification et le manque de disponibilité des ressources économiques.

Ces deux Wilaya ont la particularité d’abriter trois de quatre villes historiques anciennes (Ouadane, Chiguetti, Tichit) mais aussi les villes de 2eme génération historique tels Atar, Tidjikja, Aoujeft, Rachid.

Dans sa déclaration, Ould Biha a loué la qualité et la diversité des Oasis de l’Adrar . Il a rendu hommage aux populations de cette région qui dit-il : « grâce à leur sobriété, intelligence et générosité feront de cette 5eme édition du festival des dattes, un événement majeur qui atteindra tous les objectifs escomptés ».

Slama
Adrar-Info

Guidimakha : Le village de Tachott Berane sous les eaux

Guidimakha : Le village de Tachott Berane sous les eaux

  Les inondations se suivent et se ressemblent, semant et destruction désolation après leur passage. Cette saison n’est pas en reste. Alors que M’Bout (Gorgol) est encore sous les eaux et que la société civile se mobilisent pour venir en aide à sa population sinistrée, c’est au tour de Tachott Mberane (à 35km de Selibaby) de connaitre une situation difficile à cause des fortes pluies.

Les fortes précipitations enregistrées les 9 et 17 juillet, ont été à l’origine d’importants dégâts, avec sept maisons détruites. De l’avis des populations, L’origine du débordement des eaux serait due à la nouvelle route reliant Kaédi à Seylibaby. Cet axe est construit sur des lieux de passage des eaux de pluie. Ce qui nécessitait des ponts pour permettre à l’eau de s’écouler.

Les populations de Tachott payent aujourd’hui, le prix de cet oubli ou négligence. Adama Kamara étudiant en développement durable à l’université de Versailles en France et ressortissant de la région de ce village à été témoin de ces inondations.

Pour lui, « la route est mal faite. Le goudron est très élevé par rapport au niveau du village. En plus, il n’y a pas de canalisations pour permettre à l’eau de passer. Ce qui fait que le village est devenu un déversoir ».

Aissata N’diaye
Temps Forts

Le pèlerinage de Nimzath démarre samedi

Le pèlerinage de Nimzath démarre samedi   L’édition 2014 du pèlerinage de Nimzath (Mauritanie) s’ouvre samedi, annonce le khalife général des khadres, Cheikh Bounana Aïda, dans un communiqué transmis à l’APS. Nimzath (Mauritanie) est le lieu de pèlerinage des khadres, lors de l’Aïd el-Fitr ou fête de Korité, qui marque la fin du mois de ramadan.

Il abrite le tombeau de Cheikh Saad-Bouh, qui a largement contribué à la propagation de la confrérie. Le "wird" (ordre) khadriya est un "chapelet" transmis du prophète Mohamed (PSL) à Cheikh Abdou Khadre Djeylani, et de Cheikh Abdoul Khadre Jilani à Cheikh Saad-Bouh, 31e fils de Cheikh Mohamed Fadel et 37e petit-fils du prophète Mohamed (PSL).

De par son attachement au soufisme (courant mystique et ascétique de l'islam), la confrérie des khadres a élargi la base de l'islam, particulièrement au 12e siècle, qui a correspondu à la pénétration de cette confrérie en Afrique de l'Ouest.

Cette confrérie d’origine orientale puis maghrébine s’est propagée par ordre chronologique au Sahara, dans l'Adrar, à Walata et à Tombouctou, grâce à ses messagers, oulémas et cheikhs, qui s'adonnaient au commerce.

APS

Déclaration : Solidarité avec les habitants de M’Bout

Déclaration : Solidarité avec les habitants de M’Bout

 Au bout d’une longue attente, dans l’espoir d’une intervention qu’elles espéraient rapide des autorités gouvernementales, les femmes de la ville de M’Bout n’ont eu d’autres recours que de manifester face à l’hôtel de la moughataa, pour dénoncer le retard des secours de la part du gouvernement au profit d’une ville sinistrée à la suite des graves inondations que tout le monde sait, et pour demander plus d’appuis substantiels, consistant à fournir des vivres et des abris, à la mesure de la catastrophe subie.

L’UFP, en observant avec inquiétude l’évolution d’une situation qui devrait s’aggraver avec l’arrivée de la saison des pluies et le retard des interventions du gouvernement, réaffirme :

- Sa solidarité totale avec les habitants de M’Bout dans cette épreuve particulièrement éprouvante ;

- Sa demande appuyée afin que les pouvoirs publics assument toutes leurs responsabilités à l’égard des habitants de M’Bout, en leur apportant dans les meilleurs délais les secours nécessaires ;

- L’appel que le Président du parti, Dr Mohamed Ould Maouloud, a adressé à toutes les forces du pays (partis politiques, société civile, bonnes volontés), lors de la rencontre de El Iftar au siège de Tawassoul, en vue de prendre une initiative pour l’organisation d’un secours urgent au profit des populations sinistrées de M’Bout.

Nouakchott, le 16/07/2014
Département Communication

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