lundi 11 novembre 2013

Campagne électorale à Hassi Abdalla : incident sur fond d’insultes esclavagistes

A Hassi Abdalla,fief du Directeur Général de Mauripost Moustapha Ould Abdalla, Maire sortant et candidat UPR de la localité, un incident à connotation esclavagiste a opposé des éléments du parti islamiste Tawassoul à certains habitants de cette commune. Dans la journée du Samedi 9 aux environs de 10 H le matin, un véhicule Hilux, portant à son bord des militants de tawassoul , entre dans la localité avant de s’arrêter au beau milieu du village provoquant un mouvement de curiosité des populations comme il s’en passe en temps de campagne. A peine descendus, les militants tawassoul débarquèrent une tente qu’ils ont voulu planter à des fins de campagne dans la localité. Seulement il s’est trouvé que le terrain choisi était une propriété privée appartenant au dénommé Mohamed Ould Moussa (photo appuyé à la borne de son terrain) qui a rappliqué avant de leur demander de quitter sa parcelle. Les militants de tawassoul proposèrent à Ould Moussa de louer la parcelle à un prix intéressant mais rien n’y fit, l’homme resta catégorique et invitait sans cesse, mais de façon polie, les militants islamistes à quitter son terrain. En désespoir de cause le ton fini par monter. S’en suivi des altercations qui ont vite dégénérées et qui, n’eut été la sagesse de quelques notables auxquels le Maire avait conseillé d’éviter tout ce qui peut entacher la campagne, se seraient transformées en affrontements aux conséquences imprévisibles. Arrivé sur les lieux de l’incident, dont on m’a rapporté la virulence et la connotation esclavagiste des propos qui y furent tenus, j’ai demandé à voir les témoins car on m’a également dit qu’à l’intérieur du pays, les islamistes défendent avec la dernière des énergies que le déni de l’esclavage est en contradiction avec la Charia Islamique, donc avec leur vision de la politique. C’est ainsi que Moussa Ould Ely, enseignant, Mohamed Moustapha Ould Khtour, chargé de la communication de l’UPR à Hassi Abdalla et le propriétaire du terrain, Mohamed Ould Moussa, m’ont dit que les militants de tawassoul s’étaient adressés en ces termes aux curieux à majorité noire: vous êtes des esclaves culottés. Cette tente sera dressée même s’il le faut dans vos petits yeux maudits. Par ailleurs et selon des informations recueillies sur place, des manquements aux règles démocratiques par le parti tawassoul dans la région et l’attitude de certains de ses militants, qui confondent la liberté et l’explication que s’en font les dogmes défendus par ceux qui veulent utiliser la religion à des fins politiques, risquent de compromettre la quiétude dans laquelle se déroule la campagne dans la zone. Aux dernières nouvelles, les militants de tawassoul qui prétendent, pour leur part, avoir été molestés par les personnes présentes à l’incident, se seraient adressés à la gendarmerie dans une plainte qui, de l’avis des antagonistes, consiste à faire diversion sur le déroulement des événements.
M.S.Beheite

Un accident sur la route de Nouadhibou fait quatre morts

Un accident qui s’est produit ce matin sur la route de Nouadhibou a fait quatre morts et un blessé, rapporte notre confrère arabophone alem.mr. Les quatre hommes qui ont trouvé la mort appartiennent au corps des Douanes précise alem. La voiture - une 306 - à bord de laquelle ils avaient embarqué a fait trois tonneaux complets. La vitesse à laquelle elle roulait aurait été pour quelque chose dans le drame. Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité
Source : Taqadoumy (Mauritanie)

Scrutin novembre 2013: Les militants de l’APP de Tidjikja se mobilisent pour relever le challenge

Le QG de campagne des candidats de l’APP pour la députation et pour la commune de Tidjikja, a été assailli samedi 9 novembre par les sympathisants venus soutenir les candidats de leur parti. L’ancrage politique de ce parti dans cette ville n’est plus à démontrer. L’engouement et l’enthousiasme qui se lisaient sur les visages de ses sympathisants sont des signes qui montrent à suffisance que l’APP fait partie des formations politiques qui ont la faveur des pronostics. Alioune Ould Mohamed Ahmed Ould Dah pour la députation de Tidjikja et Mohamed Ould Blal pour la commune devraient pouvoir drainer de nombreuses voix en leur faveur vu le capital de sympathie qu’ils ont auprès des leurs. Notons qu’au cours du meeting organisé par ce parti, le coordinateur régional Mohamed Mahmoud Ould Yacoub a mis l’accent sur les grandes lignes du programme politique de l’APP insistant au passage sur la nécessité de maintenir la mobilisation tout au long de la campagne et de la couronner par un vote massif en faveur des candidats en lice et des candidatures nationales (liste nationale mixte et liste nationale des femmes). Le Directeur de campagne a, dans le même sillage, réitéré, avec force détails, les grands axes du programme électoral de l’APP avant d’inviter les militants à la vigilance et au vote utile. Prenant la parole, tour à tour, les candidats : Alioune Ould Mohamed Ahmed Ould Dah( députation) et Mohamed Ould Blal (municipalité) ont après avoir haranguer la foule, décliné leur programme en insistant sur les domaines cruciaux liés à l’éducation, la lutte contre la pauvreté, la santé, le récurent problème de l’eau, la bonne gouvernance et la promotion sociale des couches défavorisées. Ce fut au tour des interventions du public qui ont porté essentiellement sur leur soutien indéfectible à l’APP et leur ferme engagement à voter pour ses candidats. La soirée a été agrémentée par la suite par des sketchs et des chants d’animation entrecoupés par la diffusion de messages de sensibilisation à l’endroit des électeurs de l’APP.
Khalil Sow –Tagant

vendredi 8 novembre 2013

Adrar /Feux d’artifice : O.Zayegh perd une main et doigts de l’autre.

Le jeune Brahim O. Boidech O.Zayegh est rentré hier de Nouakchott pour participer aux manifestations de la campagne électorale du parti –Etat(UPR) et soutenir son parent candidat à la mairie de Tawaz. Vers minuit, il assistait avec des centaines de personnes, au lancement, dans une ambiance électrique de celle –ci, à partir de la tribune officielle, en face du rond point central d’Atar : musique à fond, feux d’artifice, Klaxons de voitures, you you, jeux de lumières, banderoles synoptiques…. Vers deux heures du matin, rentrant à Amdeir à bord d’une VX conduite par Sidi M’Ghamboje, candidat à la Mairie de Tawaz, le jeune Brahim , assis sur la banquette arrière du véhicule, manipulait maladroitement un pétard type feu d’artifice qui a explosé dans ses mains. La forte détonation et les éclats de chair et sang ont provoqué grande stupeur des passagers à majorité des femmes. Ramené à l’hôpital d’Atar, le chirurgien Hmeyada directeur du centre hospitalier était sur place pour lui administrer rapidement les premiers soins et l’évacuer d’urgence par ambulance à Nouakchott. Amputé d’une main et certains doigts de l’autre, Brahim n’a pu être traité rapidement par les médecins de Nouakchott introuvables ce vendredi matin. Le seul médecin enfin trouvé a déclaré que l’état de Brahim nécessite une opération qui doit durer quatre heures mais lui, n’ayant pas le temps de la lui faire….L a recherche d’autres médecins continue… Aux dires de sa mère, Brahim aurait perdu beaucoup de sang et commence à faiblir.
Ely Salem Khayar

Kiffa : Démarrage timide de la campagne électorale

La campagne municipale et législative a démarré timidement hier soir dans la capitale de l'Assaba encore meurtrie par l'incendie de la centrale électrique survenue le mercredi dernier. Les différents partis en lice ont répondu présents à l'ouverture excepté l'AJD MR qui semble encore faire les derniers réglages. Les populations s'y sont rendues selon leur obédience politique ou tribale. Mais l'affluence des grands moments n'était pas au rendez-vous. Tout de même les partis politiques comme El Wiam investissant Cheikhna Sanogho pour les municipales et Mohamed Mahmoud O/ Ghawf pour les législatives), et l'UPR investissant comme maire Mohamed Lémine O/ Sidi Brahim et Sidi Mohamed O/ Mohamed Radhi comme député... ...(le revenant celui qui avait largement pris le dessus lors des dernières joutes municipales sous l’étiquette indépendante avec la liste jaune avant d’être évincé par la fameuse loi de la proportionnelle) ont gagné le pari de la mobilisation pour cette première soirée électorale. Tawassoul avec Mariéme David comme candidate à la mairie et Abdi O/ Abdi à la députation sont de potentiels concurrents aux fauteuils à pourvoir. Attendons de voir le fil des événements,en tout cas les dés sont jetés et kiffa représente un gros morceau difficile à avaler du fait de la présence tribale sur l’échiquier politique régionale, les alliances de tout bord et les affinités tous azimut donc ne peut l'avaler que celui qui aune large gorge autrement celui qui pourrai ratisser large.
Abou Dia

Tidjikja: Démarrage en pompe de la campagne électorale

Le coup d’envoi de la campagne électorale pour le scrutin du 23 novembre a été l’occasion pour les états-majors des différentes formations en lice à Tidjikja de montrer leur muscle. Les partisans des listes candidates s’en sont donnés à cœur joie à coup de klaxon, d’hymnes, de photos à l’effigie des candidats, de musique et de banderoles. Les différents sièges de campagne étaient envahis par des sympathisants qui ont bravé le froid jusqu’à tard dans la soirée pour soutenir les candidats de leur choix. L’affluence était beaucoup plus importante au niveau du siège de l’UPR suivi par celui d’El Wiam, celui de l’APP, de Vadila de Tawassoul et des autres formations politiques. Visiblement plus préparée l’UPR a frappé un grand coup en mobilisant localement plus que les autres et en se faisant appuyer par des cadres dont la plupart sont venus expressément de Nouakchott pour apporter leur soutien. Mais force est de reconnaitre que les autres formations en lice pourraient avoir d’autres occasions pour déployer leur stratégie car une campagne électorale c’est une affaire de quinze jours d’affilé. Par ailleurs, les discours développés par les différents candidats se ressemblent aussi bien sur le fond que sur la forme. La santé, l’éducation, le problème de l’eau, le développement de l’Oued de Tidjikja, la lutte contre la pauvreté ont été pour l’essentiel les thèmes qui ont été développés par les uns et les autres avec la promesse faite par chacun des candidats de revenir en détail sur ces différents points au cours de la campagne. Notons enfin que les échos qui proviennent des autres Moughataa (Moudjeria et Tichitt) font état d’un début de campagne électorale sans aucun problème. La mobilisation des sympathisants des listes concurrentes au niveau des cinq communes qui composent ces deux Moughataa était partout au rendez-vous.
Khalil Sow-Tagant

jeudi 7 novembre 2013

Les instances de l’UPR à Kaédi sèment la confusion dans les rangs des militants et sympathisants du parti

C’est ainsi que le maire Thiombé a conclu un pacte avec les candidats à la députation du parti El Karama (l’ancien ministre Kane Moustapha et ses colistiers dont le frère de Coumba Ba, Chargée de mission à la Présidence de la République). Depuis quelques temps, ils tenaient des réunions informelles. Mais aujourd’hui, ils ont été jusqu’à tenir une réunion dans les locaux même de la fédération de l’UPR à Kaédi. Etaient présent à cette réunion : - Le fédéral adjoint de l’UPR au Gorgol Mohamed Ould Zeine - Le Chef de la Section de la Moughataa, Oumar Sow - Le chef de la section de Kaédi, Cheikh Youba - Les candidats El Karama - Kane Abdoul Wehab, le frère de Kane Moustapha - Le Maire de Kaédi, Thioumbé. A la fin de la réunion, ils se sont rendus au quartier «Moderne» pour afficher, publiquement, leur position contre le candidat de l’UPR, Ba Yahya, ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. D’ailleurs, depuis la proclamation des candidatures de l’UPR, Mme Coumba, Chargée de mission à la Présidence, développe, à chaud, avoir obtenu l’aval du Président de la République pour la candidature de Kane Moustapha et de son frère, prétendant que pour le Président, il n’y a pas de différence entre l’UPR et El Karama.
Source : Moml

mercredi 6 novembre 2013

Urgent : La centrale électrique de Kiffa en feu

Le correspondant de « mauriweb.info» rapporte mercredi que la Centrale électrique a pris feu. Aucune explication n’a pu être fournie sur cet incendie qui continue actuellement de ravager la centrale. L'on ne sait pas encore s'il y a des dégâts humaines atteste notre correspondant sur place. Les sapeurs-pompiers seraient encore attendus sur les lieux. Mais selon notre correspondant, il y a peu de chance qu’ils puissent maîtriser la situation.
Source : Mauriweb (Mauritanie)

Une femme enceinte poignardée …Opération pour sauver l’enfant !

Une dame enceinte de 7 mois, a été évacuée d’urgence, dans un état grave, mardi 5 novembre courant, du quartier Tarhil à Nouadhibou vers l’hôpital de la capitale économique, suite à son agression par un voleur nocturne, infiltré dans la maison pour cambrioler des objets domestiques. Craignant que la femme alerte les voisins endormis par ses cris stridents et enchainés, le voleur la poignardât au ventre, au niveau de la cage fœtale, exposant sa vie ainsi que celle de son enfant au risque élevé de mort subite. Selon des informations relatives à ce drame, la femme, qui a la vie sauve malgré ses blessures, a subi une opération chirurgicale urgente destinée à extraire l’enfant, lequel serait toujours dans un état stationnaire. Ce crime odieux est survenu quelques heures avant la marche organisée la même journée à Nouakchott par des groupes de jeunes mobilisés dans des associations de lutte contre le viol, qui exigent des punitions sévères contre les auteurs de ces délits de plus en plus fréquents et odieux dans le pays dont le plus récent concerne le cas de la petite Khadi Touré.
Source : Atlasinfo / Traduction Cridem

mardi 5 novembre 2013

L’école mauritanienne malade de ses hommes

Depuis ces dernières années, la crise que traverse l’école mauritanienne n’a cessé de faire couler beaucoup d’encre et de salive pendant que les pouvoirs publics se limitent à de simples déclarations de bonnes intentions. Or l’état de délabrement actuel de notre système éducatif requiert d’abord un diagnostic sans complaisances loin de toutes les querelles idéologiques et l’élaboration de stratégies pédagogiques claires et objectives qui répondent à nos valeurs culturelles mais aussi aux exigences du IIIe millénaire.
Rappel historique
L’école moderne a été introduite en Mauritanie au début du XXe siècle par l’Occupant après la pacification. Cet enseignement colonial, comme partout ailleurs en Afrique, avait des objectifs plus idéologiques que pédagogiques. L’école devait d’abord remplir le rôle de « mission civilisatrice » que le colon s’était assigné pour « faire bénéficier à ces peuplades sauvages les bienfaits des sciences et des techniques ». Ensuite, elle devait former, par une sélection rigoureuse, des auxiliaires subalternes (interprètes, moniteurs d’écoles, infirmiers…) nécessaires au fonctionnement de l’administration naissante. Cet enseignement élitiste destinée dans un premier temps aux fils de chefs, n’a pas suscité un réel engouement de la part des mauritaniens qui le considéraient comme une entreprise d’évangélisation. C’est ainsi qu’il a été sévèrement concurrencé par une école traditionnelle séculaire (la mahadra) qui symbolisait le rejet de la politique d’assimilation ou d’association chère aux théoriciens de la colonisation. C’est ainsi que jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, les écoles françaises en Mauritanie se limitaient à quelques villes comme Kaédi, Boghé, Rosso, Boutilimit, Kiffa en dépit des efforts déployés par la métropole pour les vulgariser davantage. Au moment de l’indépendance, la Mauritanie était le parent pauvre du système éducatif colonial. Après l’indépendance, un système éducatif presque calqué sur celui de l’ancienne métropole a été adopté. En 1967, une reforme introduisant l’Arabe dès la 1ère année du fondamental, est instituée. Elle sera suivie par celle de 1973 qui accorde plus de place à l’enseignement de l’Arabe. Celle-ci est née dans un contexte marqué par une réelle volonté des autorités d’alors d’affirmer notre indépendance culturelle et même économique (nationalisation de la MIFERMA, création d’une monnaie nationale). Jusque-là, l’enseignement dispensé aussi bien en Arabe qu’en Français était de qualité. Les conditions de vie et de travail des enseignants étaient plus ou moins bonnes ainsi que le niveau des élèves. La reforme de 1979 est venue inaugurer une « ère de politisation » de l’école mauritanienne en instituant deux filières, l’une arabe, l’autre bilingue. Ce dualisme a porté un sérieux coup à l’unité et à la cohésion de notre peuple mais aussi à la qualité même de l’enseignement. La reforme de 1999 a corrigé ce dualisme mais n’a pas apporté des réponses adéquates au problème de la qualité de l’enseignement s’inscrivant ainsi dans la même logique d’improvisation. C’est ainsi qu’à l’heure actuelle, notre école s’apparente plus à une « garderie d’enfants » qu’à un lieu d’apprentissage. Quels sont les problèmes qui handicapent son essor et les solutions qui s’imposent pour la sortir de l’impasse ?
L’état des lieux
Le principal obstacle à l’épanouissement de notre école est paradoxalement crée par ceux-là même qui ont la lourde tâche de la piloter tant au niveau central qu’au niveau régional. En effet, les ministres, les directeurs centraux, les directeurs régionaux qui se sont succédé depuis l’indépendance se sont enfermés dans une tour d’ivoire ignorant les véritables acteurs du secteur (enseignants, élèves et parents d’élèves). En outre, « le principe de la sanction et de la récompense » n’est souvent pas appliqué créant un sentiment de frustration quasi-généralisé chez les professionnels du secteur. En effet, comment peut-on expliquer que 51 ans après l’indépendance, aucun décret ne fixe les critères de promotion et d’affectation ? Celles-ci sont donc soumises à la bonne humeur des hauts responsables de l’éducation qui n’hésitent pas, par de simples notes de services, à placer leurs proches dans des postes de directions où ils administrent leurs collègues pourtant plus anciens qu’eux. Commet peut-on expliquer que dans un établissement public, le directeur, les directeurs des études, les surveillants généraux, les surveillants et même les plantons appartiennent tous à la même tribu ? Cela aurait été constructif si ceux-ci étaient animés d’une réelle volonté de servir l’école publique avec loyauté et dévouement. Mais ce n’est souvent pas le cas : A titre d’exemple, au lycée d’Aleg, le personnel d’encadrement qui compte une pléthore de directeurs des études, de surveillants généraux et de surveillants brille par sa quasi-absence livrant professeurs et élèves à eux-mêmes. Dans cet établissement où je sers depuis bientôt 4 ans, aucun conseil des professeurs ne s’est tenu ! On ne sait pas qui est qui et qui fait quoi ? On voit plutôt des gens apparaître un instant pour disparaître à jamais sans crier gare. En plus, un mois après l’ouverture officielle, des centaines d’élèves rebroussent chemin chaque matin faute d’enseignants mais aussi faute de stratégie claire et prompte d’évaluation des besoins avant le démarrage de l’année scolaire. Sinon, à quoi sert-il de décréter l’ouverture officielle des classes si l’on sait au préalable qu’aucune disposition pratique n’est prise pour que cette rentrée soit effective. La politique d’improvisation a atteint un paroxysme tel que même les mises en scènes auxquelles on nous avait habitués n’amusent plus. De tergiversations en tergiversations, on est arrivé au stade de l’immobilisme. C’est dans ce cadre qu’il faut signaler au passage la dissolution pure et simple de la 2e année technique ouverte l’année passée par on ne sait quel décret. Les élèves de cette classe ont été priés tout simplement de rentrer chez eux après trois semaines de va-et-vient infructueux. A qui profite ce sabotage organisé ? Qui trompe qui ? Parallèlement à cela, des centaines de classes du fondamental restent sans maîtres d’arabe ou de français selon les zones sans qu’aucune mesure urgente ne soit prise pour juguler ce ₺déficit₺. Pour colmater les brèches, on recrute à la volée des contractuels sans niveau et sans formation selon des critères peu orthodoxes. Les postulants sont sélectionnés en fonction de leur filiation, de leur appartenance familiale, tribale, régionale ou de leur allégeance à tel ministre, de tel général ou de tel DG. Pendant ce temps, des centaines d’enseignants formés vaquent à leurs occupations personnelles (commerce, transport) sous la protection de leurs directeurs tout en continuant à bénéficier de leurs salaires et de leurs indemnités. L’Etat paye des agents qui ne lui rendent aucun service ! La lutte contre la gabegie ne doit-elle pas passer par là ? Peut-on s’attendre à de bons résultats là où des institutions de la République sont assimilées à des « khaïma » ou à des « cases » ? Bien sûr que non ! Le résultat ne s’est pas fait attendre : baisse sensible des niveaux, médiocrité, banalisation de l’école et de tout ce qu’elle symbolise, forts taux d’échecs scolaires, déperdition etc. Pendant ce temps, des enseignants chevronnés qui traînent derrière eux plus de deux décennies d’expérience, sont relégués au second plan voire immergés dans un océan d’injustices. Dans tous les pays où la bonne gouvernance est une priorité, les promotions et les affectations obéissent à des critères pédagogiques préalablement définis (ancienneté, notes administratives, notes d’inspection etc.) que le ministère de tutelle est tenu d’appliquer car l’institution scolaire doit être mise à l’abri des querelles politiciennes, des contradictions raciales, ethniques, tribales et familiales. C’est en ce moment qu’elle jouera pleinement son rôle de pépinière du citoyen modèle, du patriote sincère qui placera l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toute autre considération. Ce diagnostic de notre école n’est peut-être pas exhaustif mais pourrait contribuer à la recherche de voies et moyens nous permettant de sortir de l’impasse. Le pouvoir en place, les partis politiques, les organisations de la société civile (syndicats, ONG intervenant dans le secteur, APE) doivent conjuguer leurs efforts afin d’élaborer « un plan Marshall » destiné à tirer notre école du gouffre. Des remèdes existent mais il faudrait un minimum de volonté pour se faire soigner. Que de propositions avancées pour finir dans les tiroirs des décideurs ! Où en est l’application des conclusions des Etats généraux de l’éducation et de la formation ? L’avenir de notre pays dépend en grande partie de l’intérêt qu’on accorde au secteur de l’éducation car comme l’affirme un pédagogue : « dis-moi quelle école tu as, je te dirai quel pays tu es ».
Dia Abdoulaye Professeur camadia6@yahoo.fr

Maghama : Pénurie d’enseignants

Ce début d’année demeure catastrophique pour les élèves de Maghama, c’est avec regret et consternation que j’ai constaté (ce jeudi 31 octobre) l’absence des instituteurs dans les écoles primaires de Maghama. Par exemple à l’école 2, le directeur Monsieur Barry m’a expliqué, qu’il n’y a qu’une seule enseignante au lieu d’en avoir au moins six ; les conditions de travail sont très difficiles. Il passe toutes les heures à faire des va et vient dans les classes non pas pour pallier le manque d’enseignants mais pour écrire quelques choses au tableau afin de retenir les enfants. Les enfants montent à l’école pour rien ce sont des « vacances prolongées » en espérant que cela ne dure pas jusqu’au novembre. Je me suis rendu à l’école 1, j’ai constaté la même situation. Maghama compte trois écoles primaires publiques je n’ai pas visité la troisième mais selon les informations en ville la situation est pareille. J’ai rencontré le préfet de la moughataa pour trouver des explications. Selon lui, ce n’est pas Maghama seulement qui souffre de cette situation ; c’est un problème qui touche beaucoup de moughataa du pays. C’est un problème des « enseignants par contrat », beaucoup d’enseignants étaient sous contrat et pour l’instant leurs contrats ne sont pas encore renouvelés, Maghama est particulièrement touchée car la moughataa avait 18 « enseignants sous contrat » l’année passée. L’éducation est un droit, à l’heure où j’écris cet article des enfants sont privés de leur droit fondamental. Veillez trouver des solutions ! Renouveler les contrats et envoyer des instituteurs en province.
De-Bousso LY

Mort d'un militaire dans un accident de voiture

Un véhicule Toyota Land Cruiser a effectué hier plusieurs tonneaux sur la route reliant Zouérate à Bir Moghrein. L’accident de ce véhicule qui transportait la paye des militaires a fait un mort et 7 blessés dont un grave et qui devrait être évacué incessamment vers Nouakchott. Parmi les passagers on compte le trésorier régional militaire et le comptable de Bir Moghrein
Source : Mauriweb (Mauritanie)

lundi 4 novembre 2013

Ba Yahya apporte l’électricité à Djiewel

Enfin les rues, les écoles et les commerces de Djiewel seront éclairés pour toujours grâce à l’électricité promis par le président Mohamed Ould Abdel Aziz et concrétisé par Ba Yahya, sur instruction du président des pauvres. L’électrification de Djiewele était complètement bloquée suite à un différend entre la Somelec et l’agence d’Accès universel, sans lendemain d’aboutissement. Dans le cadre de ses tournées à l’intérieur du pays pour s’enquérir des conditions des populations, surtout les plus démunies, Ba Yahya a pris note des préoccupations majeures des habitants de Djiewel, en attente d’une électrification de la localité promise depuis le premier gouvernement de l’indépendance. C’est aussi la politique du président des pauvres concrétisée par l’UPR, fort de la confiance des habitants de la vallée, dignement représentés sur sa liste, pour la députation à Kaédi par le dignitaire averti, Ba Yahya.
Source : Yero Sow

L' UDP: Une nouvelle vie dans le département de Bababe

Les élections locales sont sans conteste le meilleur baromètre pour mesurer la popularité d`un leader politique. Vu que ces élections se déroulent au niveau local et il consacre ainsi le leadership d`un homme politique dans sa localité. Elles sont d`habitude plus disputées que les élections présidentielles puisqu`elles consacrent un leadership local. Les joutes électorales du 27 Novembre prochain seront sans doute les plus disputées et ouvertes dans le département de Bababe. Les électeurs auront à leur disposition une offre de candidatures diverses et variées, ce qui n’était pas le cas durant les échéances précédentes. Les jeux sont ouverts et il serait risqué pour tout observateur de s’aventurer à faire des pronostics. L` élément le plus marquant durant ces joutes est le retour en force d`un parti qui a eu à avoir une mainmise sur l`électorat de cette zone dans le passé㍃. Il s` agit l`ancien maire et député Sall Amadou Abou qui avait eu à donner le tournis aux barons du PRDS. Ce parti revient en force avec deux personnalités très connues au niveau de la commune de Bababe à savoir Sow Oumar Abdoulaye et Oumar Mamadou Ball alias Mitterrand. Le premier nomme est un expert financier qui maîtrise bien les rouages de l`administration et du secteur financier. Il capitalise une expérience professionnelle de plus d`une trentaine d`années. Il fut dernièrement le Directeur General adjoint du Trésor et a une très bonne réputation au niveau de la base. Il est réputé sympathique et très serviable a l`endroit des populations de la zone. Il bénéficie aussi du soutien du député sortant Ba Aliou Ibra pour ne pas le nommer, qui est considéré à tort ou a raison comme l`un des plus fin homme politique au niveau du département de Bababe. Il dispose aussi d`une marge de manœuvre très élargie au sein de la moughata. Ce qui est un atout de taille pour la candidature de l`UDP. Concernant Mr Ball Oumar Mamadou, il compte en découdre avec le maire sortant qui est de l` UPR ainsi que les candidats des autres partis à savoir Tawasoul, L`AJD/mr. Mr Ball est un jeune très dynamique et dispose d`une expérience avérée dans le secteur privé. Il est très connu au niveau de la commune de Bababe et est aussi réputé comme étant un communicateur hors pair, ce qui constitue un atout majeur. Il a tout à gagner avec sa jeunesse, il constitue une alternative pour des jeunes qui sont de plus en plus exigeants et qui ont tant décrié la gestion de la commune par l`équipe sortante. Il peut surfer sur ce mécontentement qui gagne la frange jeune de la commune. Une chose est sure ces élections sont l`une des plus ouvertes qu`a connues la commune et à coup sûr après ces échéances on va vers une recomposition du paysage politique au niveau de la zone. L`UDP renaîtra t elle de ces cendres wait and see.
Fanon

dimanche 3 novembre 2013

Le président Ould Abdel Aziz en Assaba après le lancement de la campagne électorale (Sources)

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz effectuera un périple dans l'Assaba à l'Est du pays au courant de la première semaine de la campagne électorale qui débutera le vendredi prochain, nous apprend des sources proches du ministère de l'intérieur et de la décentralisation. En Assaba, le président donnera le coup d'envoi de nombreux projets, plus précisément dans la ville de Kankossa, ajoutent nos sources. Dans la capitale de la Wilaya, le Chef de l'Etat s'entretiendra avec des notables, des personnalités politiques et des hommes d'affaires, précisent les mêmes sources.
TAWARY

UPR-Rosso : Démission du groupe de El Hadj Mbodj

Considérant les multiples frustrations subites lors de l’implantation de l’UPR à Rosso, frustrations qui n’ont fait que se prolonger pendant l’élaboration des liste électorales aussi bien municipales que législatives; devant l’intransigeance de l’UPR à ne considérer qu’une seule tendance dans ses choix et décisions politiques depuis son existence jusqu’à ce jour, nous avons décidé en toute responsabilité de quitter l’UPR, malgré les tentatives de maintien exercées par le maire sortant. Nous assumons notre entière responsabilité devant cette décision que nous avons si bien mûrie.
Elhadj M’Bodj Ancien Secrétaire général à la retraite Commune de Rosso

Les prisonniers de Kaédi recouvrent la liberté

On apprend à Taqadoumy que les jeunes incarcérés suite aux événements de Kaédi ont été remis en liberté en cet après-midi du dimanche 3 novembre. Il s’agit de Lagué Sy, Diawly Wane, Sy Oumar, Amadou Tidjane M’Baye, Bodwal Aw, Aboubekrine, Seïdna Aliou, Abda, et Abdoul Bâ. Peu après Tabaski il a été annoncé qu’ils seraient libérés provisoirement avant que les autorités ne reviennent sur leur décision pour subordonner leur libération au versement d’un montant de 10 millions – qui, dit-on, doit -être aux commerçants qui ont subi des dommages lors des émeutes qui ont secoué Kaédi en juillet passé. Toutefois certains mouvements citoyens - comme Touche pas à ma nationalité dont le coordinateur est le docteur Alassane Dia - ne comprennent pas la décision de la justice qui a subordonnée la remise de Lagué et ses co-détenus au payement de 10 millions d’ouguiyas... ... car après tout les jeunes qui ont recouvré leur liberté aujourd’hui ont été pris la plupart en dehors du théâtre des émeutes et suite à une véritable chasse à l’homme qui a eu lieu dans le quartier de Touldé à Kaédi.
Source : Taqadoumy (Mauritanie)

Diop amadou El Hadj dit Yaya candidat député El Wiam à M’Bagn: «Face au mépris de l’UPR, j’ai décidé de rejoindre El Wiam»

La saignée commence au sein des rangs de l’UPR à M’Bagne. Presque trois des sept candidats à la candidature UPR pour la députation à la circonscription dans cette ville ont déjà claqué la porte de leur parti. Diop Amadou El Hadj, dit Yaya Gorel, ancien maire de M’bagne et consultant en socio-économie, Sarr Yéro Niabina juriste à l’ENER et Mangane Ousmane Oumar, Colonel des Douanes en retraite entendent protester vigoureusement contre le choix qu’ils qualifient d'«injuste» de leur parti. Ils ne supportent pas que l’UPR choisisse un « candidat analphabète » au sein d’une pléthore de cadres expérimentés, représentatifs et militants de première heure de leur parti. Pour Diop Yaya, il s’agit d’un simple mépris du parti vis-à vis de sa candidature. « Mon dossier n’a même pas été étudié par le parti, malgré les critères préalablement établis par la direction du parti , sinon, on m’aurait choisi », clame-t-il. En effet, parmi les candidats à la candidature pour la députation, l’ancien maire de M’Bagne présente, au vu de son riche CV, le profil d’un député. Outre cette expérience en gestion communale, il a été chargé de mission au ministère de l’équipement et au département de l’Industrie et des Mines parallèlement à ses études et consultations. L’homme dispose donc d’un carnet d’adresses très étoffé et connaît parfaitement la Mauritanie profonde et ses composantes ethniques, tribales et sociales pour plaider la cause des populations de sa circonscription. «Nous ne pouvons pas comprendre et accepter que le parti nous fasse représenter ce département qui compte les deux communes les plus pauvres de la Mauritanie par quelqu’un «qui ne peut ni appréhender les textes législatifs, ni élaborer ou lire un plaidoyer.C’est une erreur fatale qui va coûter cher à ce parti.» Le choc, pour ne pas dire la frustration de ce candidat débouté de l’UPR à M’Bagne est énorme. Il a tenu à le dire au Calame. Comment voulez vous, pour tous les sacrifices que j’ai consentis pour ce parti qu’on me fasse avaler autant de couleuvres, s’interroge Diop Amadou El Hadj qui signale avoir mis sa maison Ilot D 20 Nouakchott à la disposition de la Coordination des militants UPR de M’Bagne, pour abriter son siège, mobilisé, transporté et encadré les militants de M’Bagne pour les inscrire pendant le Ravel. Les candidats à la candidature s’étaient livrés à une course pour ne pas dire une concurrence pour inscrire le maximum d’électeurs à M’Bagne sur leurs propres frais. Des électeurs que le candidat investi par El Wiam n’aura pas de peine à orienter vers le parti de Boydiel Ould Houmeid. « Les responsables d'El Wiam ont accepté de m’investir à M’Bagne parce qu’ils savent ce que je représente à M’Bagne, je les en remercie et leur promet de ne ménager aucun effort pour être à la hauteur de la confiance placée en moi, c'est-à-dire, remporter, avec mon colistier, les deux fauteuils de député en jeu dans le département.» L’homme se prépare à entamer une campagne dans un terroir qu’il connaît, avec un message simple : expliquer aux citoyens de la Moughataa de M’Bagne, village par village, l’enjeu du scrutin pour leur avenir avant de leur demander de faire un choix responsable.
Source : Le Calame (Mauritanie)

Mohamed Ould Nemine, candidat d’El Wiam à Tidjikja:

‘’Si Aziz a la réputation d’être le Président des pauvres, on m’appelait aussi le Directeur des pauvres’’
La scène politique ne cesse d’apporter ses surprises, partout dans le pays. Ainsi à Tidjikja où c’est à la dernière minute qu’El Wiam a revu sa liste, y plaçant, à sa tête, un célèbre cadre de la ville : Mohamed Ould Nemine, ingénieur d’Etat en agronomie et ancien directeur de l’Agriculture. L’homme est connu pour avoir servi de nombreuses années à l’intérieur du pays, dans le secteur agricole. Sa candidature à la mairie de Tidjikja risque de changer la donne et l’UPR doit la prendre très au sérieux.
Le Calame : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Mohamed Ould Nemine : Je suis né en 1960, aux environs de Tidjikja. Ingénieur agronome de formation, j’ai effectué vingt-cinq ans de service, essentiellement dans le développement rural. J’ai occupé plusieurs postes dont celui de directeur de l’Agriculture. Actuellement, je suis cadre de réserve à la SONADER et consultant pour le projet « Sucre de Mauritanie ».
- Nous croyons savoir que vous êtes un expert, un consultant et non un politique. Alors, pourquoi briguez-vous le poste de maire ?
- Permettez-moi d’abord de préciser qu’à mon sens, le poste de maire n’est pas aussi politique qu’on le croit généralement. Il s’agit d’une fonction plutôt technique, une fonction de construction et d’organisation. Selon moi, les maires sont des hommes de terrain et ne doivent pas se considérer comme des seigneurs, des leaders politiques. Ils doivent être dynamiques, porteurs de nouvelles idées, expérimentés dans le domaine du développement à la base, avec une bonne connaissance de leur terroir, la volonté et la capacité d’améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens. Je prétends être de cette trempe et mon cursus professionnel, marqué par vingt-cinq ans de développement à la base peut en témoigner.
- Pourquoi El Wiam ? Et non pas le RFD, l’UPR ou l’UFP, par exemple ?
- Je m’abstiendrai, avec tout le respect qui se doit, de porter des jugements sur les autres partis. Par contre, je parlerai volontiers d’El Wiam, mon parti. Dans cette formation, je me sens en harmonie avec moi-même. C’est un parti modéré, du juste milieu, qui favorise le dialogue, la concertation, lutte pour l’unité nationale et contre toutes les formes d’exclusion. El Wiam a l’avantage de compter, en ses instances, des notoriétés, des notables, des intellectuels, des hommes politiques de poids. J’estime donc que c’est la famille et la formation qui me conviennent le mieux.
- Quelles seraient vos priorités, une fois élu ?
- Mon programme abordera les détails de votre question mais je dirai, déjà, que la commune de Tidjikja a beaucoup de problèmes. Cependant, la priorité des priorités reste, pour moi, la question de l’eau que je traquerai partout où elle se cache. Tout d’abord, pour satisfaire les besoins de la population de la ville mais, aussi, pour l’oasis, poumon économique de la commune. L’eau est une denrée rare à Tidjikja et les conditions naturelles de notre milieu n’aident, malheureusement pas, à trouver une solution rapide à ce problème (nappes superficielles dont l’alimentation est conditionnée par les écoulements de la Batha). Les autres priorités, non moins importantes, seront l’amélioration des conditions sanitaires, de l’éducation où le niveau des élèves a beaucoup chuté, pour une ville réputée vivier de cadres, l’établissement de nouvelles infrastructures économiques et activités génératrices de revenus, la promotion de la culture, du savoir et du tourisme ; en bref, l’organisation de tous les segments de la vie communale. Il convient, ici, de passer un message de félicitations à Mohamed Ould Biha, maire sortant, pour le travail remarquable réalisé au cours de son mandat. Une fois élu, je ne manquerai pas de m’inspirer de son expérience et de ses approches.
- Connaissez-vous monsieur Boïdiel ? L’avez-vous côtoyé ?
- Je n’ai pas eu l’occasion de le côtoyer auparavant bien que j’eusse servi dans sa région, quand j’étais directeur de la SONADER à Rosso. Par contre, je le connaissais à travers les media et j’ai toujours apprécié ses prises de position sur les grandes questions socio-politiques nationales. Après l’avoir rencontré de près, j’avoue qu’il m’a impressionné. Je crois, sincèrement, que c’est un grand cadre, un homme politique expérimenté dont a besoin le pays, un vrai Mauritanien avec un grand « M ».
- Ne pensez-vous pas que ces élections à Tidjikja seront l’occasion, pour l’opposition, de montrer son mécontentement à Aziz et à l’UPR ?
- Séparons la question en deux parties. Pour Aziz, je dirai que ce mécontentement, fortement ressenti par la population, après le limogeage d’un nombre important de cadres de la ville, a été exploité, à fond, par certains qui ont beaucoup profité de la situation, pour maintenir la tension au maximum, entre la collectivité issue de cette ville et le chef de l’Etat. Cet état des choses s’est propagé à tel point que beaucoup de hauts responsables en ont profité pour éliminer le maximum de cadres de la ville, parfois sans raisons valables. A mon avis, Aziz, qui aurait dit ne pas être au courant de cette situation, doit œuvrer pour que Tidjikja redevienne comme toutes les villes du pays où il y a opposition et contre-opposition. Beaucoup de cadres de Tidjikja sont neutres et technocrates. Le pays a besoin de leur expérience. Cela dit, Aziz n’a-t-il pas gagné, à Tidjikja, lors de l’élection de 2009 ? Et depuis quelques temps, on voit des signes positifs de décrispation. Je ne peux que les apprécier et souhaite qu’ils profitent à une frange de cadres plus importante.Quant à la liste UPR, sa composition est contestée par une certaine opinion locale et nous pensons, à El Wiam, qu’elle ne pourra pas affronter les problèmes auxquels fait face la commune.
- On vous dit candidat mécontent de l’UPR et de certaines injustices subies au MDR. Qu’en est-il ?
- Je n’ai jamais été membre de l’UPR, même si ma famille a soutenu l’actuel Président, pendant sa campagne de 2009. J’ai participé, par ailleurs, à certaines de ces réunions au niveau local, juste pour faire passer des messages, souvent critiques, dans l’intérêt national et de ma ville. Les actuels ministres de la Justice et du Transport peuvent en témoigner. Pour le reste, vous faites probablement allusion à mon limogeage de mon poste à l’Agriculture, en 2009, et le refus du Ministère de me confier celui de Chef du Projet PASKII que j’ai gagné, par concours, en 2012, suite à un appel à candidatures ouvert. J’estime, certes, avoir subi, dans les deux cas, une injustice. A l’Agriculture, le travail que j’ai accompli, en trois années, est colossal et tous, au Ministère, peuvent en témoigner. Les preuves sont là, vérifiables. Si Aziz a la réputation d’être le Président des pauvres, on m’appelait, aussi, le Directeur des pauvres : faites un tour au MDR et en ma Direction, pour vous en rendre compte. Sans raisons justifiées, l’IGE a tenu à m’imputer des préjudices insignifiants et j’ai fait les frais de cette attitude. Je sais, moi, que je n’ai jamais cessé d’être intègre et honnête. L’histoire dira plus tard qui avait raison. Pour le projet, j’ai, effectivement, gagné très haut la main, à la sélection des dossiers, à l’écrit comme à l’oral, avec, au total, 83 sur 100, loin des autres candidats. Au terme de ce test, l’Etat a voulu retenir, par le biais du MDR, le troisième. Je n’en ai pas fait un problème car l’Etat est souverain pour choisir, en fin de compte, son candidat. Je souhaite bonne chance au nouveau coordinateur et l’essentiel, pour moi, est qu’il réalise les objectifs du projet. C’est donc plutôt pour les raisons techniques évoquées au début de notre entretien que je suis candidat.
- Un dernier mot à adresser aux lecteurs ?
- C’est à l’adresse de nos ressortissants de Tidjikja que je me présente comme candidat des cadres, soucieux du développement de cette ville. J’estime que je suis propre, loin de toute machination politicienne, capable de préserver les acquis et d’animer une nouvelle dynamique de développement local. Je suis rassembleur et c’est pour cette raison que je leur demande appui, afin que Tidjikja retrouve son rayonnement d’antan. Ensemble, nous produirons la surprise, le 23 novembre prochain.
Propos recueillis par Dalay Lam

Nouadhibou / Législatives : L’UPR en proie à des difficultés

Le choix du docteur Mohamed Ould Aya de la part du parti officiel, l’UPR, pour la députation ne plait pas à tout le monde. Beaucoup de militants de ce parti se sentent trahis par la direction nationale du parti. Ils lui reprochent, entre autres, le parachutage de quelqu’un qui ne figure dans aucune proposition de la base du parti. Pour le moment, à Nouadhibou, les pressions sur les mécontents n’ont rien donné. Alors dans le département de Chami, une liste UDP s’est retirée au profit du candidat de l’UPR. Dans le même ordre d’idées, nous apprenons que la HAPA a décidé de tenir des réunions avec les partis politiques participant aux élections du 23 novembre prochain.
Source : Taqadoumy (Mauritanie)