mercredi 19 janvier 2011

Trarza : démarrage de la campagne de commercialisation du ri


Le wali mouçaid chargé des affaires économiques de la wilaya du Trarza, M. Abdallahi Ould Sidi Mohamed a présidé mardi à Rosso une réunion de la commission régionale chargée de la campagne de commercialisation de la production de la saison agricole 2010-2011.
Il a été décidé au cours de cette réunion, à laquelle ont assisté MM. Moma Ould Hamahou Allah, conseiller du ministre du développement rural, Mohamed Ould Sbeyi, directeur commercial de la SONIMEX, Mohamedou Ould Khattry et des représentant des fédérations d'agriculteurs, l'ouverture d'une campagne de promotion de vente du riz , à travers un train de mesures.
A cet effet, la SONIMEX a mobilisé un milliard d'ouguiyas pour l'acquisition des récoltes des agriculteurs rizicoles dont 7 usines ont été chargées du décorticage.
Dans une déclaration à l'AMI,en marge de cette réunion, M. Baba Ould Lel, directeur du complexe agricole de décorticage de Rosso a indiqué que lesdites usines commençaient déjà à réceptionner la production, dont l'opération de commercialisation sera donnée demain, mercredi, a-t-il dit.
M. Baba a souligné également que les prix ont été fixés suivant la qualité des produits, variant entre 73 et 80 mille ouguiyas la tonne si la qualité oscille entre 50 et 55%. Au contraire, si le niveau de qualité se situe entre 55 et 300%, le prix sera alors de 80 à 40 mille la tonne.
Un montant de 87 mille ouguiyas pour la tonne a été arrêté pour les produits dont le taux est égal ou supérieur à 65%.
Selon M. Mohamed Salem Ould Alem, le directeur technique de la SONIMEX, la campagne agricole pour l'année actuelle a connu un bond typologique en raison des mesures prises par l'Etat telles que l'octroi du crédit agricole, des semences et des engrais ainsi que l'aménagement des superficie exploitables.
La société nationale de l'aménagement agricole et des travaux s'est chargée de l'aspect de mise en valeur des périmètres et de la récolte de la production en rendant disponibles les engins et équipements nécessaires.
Toujours selon Ould Alem " la récolte s'est déroulée dans d'excellentes conditions. La société a utilisé à cet effet 30 moissonneuses appuyées par 35 tracteurs pour le transport de la production des deux zones agricoles Est et Ouest.
Pour sa part, le délégué régional du ministère du développement rural M. Sy Baba a affirmé que la production a été très bonne au cours de la présente campagne, soulignant que 15 mille ha ont été cultivés en paddy avec oscillant entre 5,4 et 5,6 tonnes par ha ; " ce qui constitue un taux élevé " a-t-il conclu.

AMI

mardi 18 janvier 2011

Nouadhibou : La CGTM interjette en appel contre la décision de suspension des délégués des travailleurs de la Snim.




La Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) a interjeté en appel contre la décision d’urgence demandant de sursoir aux résultats de l’élection des délégués des travailleurs de la SNIM à Zouerate et à Nouadhibou, jusqu’à ce que cette question soit tranchée par le tribunal, suivant le verdict prononcé par le président de la chambre civile et sociale, Tah Ould Sidi Mohamed.

Ce recours en appel a été déposé hier lundi auprès de la chambre civile et sociale du tribunal d’appel de Nouadhibou par Bâ Thierno, coordinateur de la CGTM à Nouadhibou au nom de la centrale syndicale.

Et selon les sources de Sahara média, cette interjection en appel est de nature à suspendre la décision prise ultérieurement, en attendant que la chambre civile et sociale se prononce à nouveau sur cette affaire.

Les élections des délégués de la Snim s’étaient déroulées les 21 et 22 février 2010 simultanément à Nouadhibou et à Zouerate. La CGTM avait alors remporté la majorité des délégués dans les deux villes. A Zouerate, elle s’est adjugé 6 représentants sur 13, suivie par l’Union des travailleurs de Mauritanie (UTM), avec 4 délégués, avant que l’un d’eux ne décide de rejoindre la CGTM. La CLTM a, elle obtenu 2 délégués alors que la Confédération nationale des travailleurs de Mauritanie (CNTM) n’a obtenu qu’un seul délégué.

Dans la ville de Nouadhibou, la CGTM a raflé 4 délégués sur un total de 10. L’UTM et la ULTM ont remporté chacune 2 délégués alors que la CLTM et la CNTM n’ont obtenu qu’un délégué chacune. Mais c’est résultats ont été contesté par trois confédération qui ont jugé qu’elles ont été entachées d’irrégularités et ont porté l’affaire devant la justice.



Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

Interview du Professeur Yahya O Saleck, Responsable syndical du SIPES à Boghé.




Suite à l’annonce du gouvernement en conseil des ministres de l’octroi d’une indemnité de 50. 000 Um au profit des enseignants affectés dans les lycées d’excellence, nous avons interrogé M. Yahya O/ Saleck, professeur de philosophie et diplômé et d’Anglais au Lycée de Boghé, où il sert depuis de nombreuses années, pour savoir ce qu’il pense, en tant militant syndical.

L’Eveil Hebdo : Le gouvernement vient d’octroyer une indemnité de 50.000 UM au profit des professeurs qui enseignent dans les lycées d’excellence. En tant que responsable syndical et professeur qu’en pensez-vous ?

Yahya O/ Saleck
: Merci à L’Eveil Hebdo pour l’importance qu’il accorde à l’enseignant. Je pense que toute augmentation salariale ou prime allouée aux enseignants est toujours une bonne chose. Et personne ne peut être contre.

Mais ce que tout le monde demande, c’est que les critères soient respectés dans le choix des professeurs des lycées d’excellence, loin des anciennes pratiques basées sur le népotisme, le tribalisme, etc.… Et, il faut dire que, cette politique de division entre les excellents, les moyens et les faibles, est dangereuse, à long terme, pour notre système éducatif.

Car, on risque de dépenser beaucoup de moyens matériels et techniques sur un enseignement sélectif, au détriment de l’enseignement des élèves moyens et faibles, et au risque de priver les élèves de niveaux moyens ou faibles de leurs professeurs préférés.

D’autre part, le choix des élèves devait prendre en considération ceux issus des milieux défavorisés, afin qu’ils puissent bénéficier de cet enseignement d’ «élite». Je reviens pour dire que l’enseignement des élèves de moyens et faibles niveaux est plus difficile que l’enseignement d’excellence.

C’est pour dire que, cette catégorie des professeurs mérite plus d’encouragement et de soutien de la part de nos gouvernants. Donc, moi, je ne vois pas qu’elle est la nécessité de cette discrimination, si elle n’est pas basée sur des critères clairs et raisonnables.

On peut se demander pourquoi ne pas opter pour un enseignement d’excellence pour tous, au lieu de se focaliser sur les forts et négliger les faibles pour un régime qui se dit régime des faibles ou des pauvres.

L’EH : Le lycée de Boghé est sans équipe d’encadrement depuis les ouvertures. Comment trouvez-vous cette situation que votre syndicat n’a pas dénoncée ?

YOS :
L’équipe d’encadrement est là. Si, jusqu’à présent, le lycée de Boghé n’a pas de directeur, ni de surveillants généraux, c’est dû tout simplement au laxisme et à la négligence qui ont toujours caractérisé le ministère de l’enseignement. Après la réduction drastique de la quasi-totalité des budgets de fonctionnement, le poste est devenu moins attirant, mais, c’est quand même trop. 4 mois sans directeur, c’est inacceptable ! Et le syndicat a pris note.

L’EH : Un mot sur les prochains états généraux de l’éducation ?

YOS :
Les résultats des états généraux de l’éducation sont connus d’avance. Le président avait dit, devant les élèves du lycée d’excellence, que le problème de l’enseignement, c’est les sciences humaines et qu’il faut baser cet enseignement sur les mathématiques, la physique, etc… C’est clair, vider l’enseignement de son âme, et l’élève de son identité culturelle et morale.

Alors que l’idéal, c’est la complémentarité et le mariage entre le scientifique et l’humain. « Sciences sans conscience, ce n’est que ruine de l’âme ». Il faut dire, en plus que les résultats des états généraux ne seront jamais respectés, s’ils sont contraires aux objectifs prédestinés par le président et son gouvernement.

Il est vrai que l’enseignement est une question qui préoccupe et concerne tout le monde, mais, au premier chef, les enseignants et les pédagogues, loin des politiciens et des idéologues. Je vous remercie.

Propos recueillis par Jules Diop
CP Brakna

www.cridem.org


Source :
L'Eveil Hebdo (Mauritanie)
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Boghé : UPR soutient les femmes de N’diorol




Contexte : 1. Une doléance à l’encontre de Maame Négri:

La construction d’un marché est une doléance que les femmes de N’diorol avaient adressée à Feue Maama Négri lors de sa visite à N’diorol. Hélas le marché est réceptionné après sa mort. Que la terre de Boghé, lui soit légère, « A’ min ».

2. Niang Idrisse, opérateur politique de l’UPR et membre du conseil départemental : il est l’un des premiers à soutenir le mouvement rectificatif du 06 Aout, en créant avec les cadres de sa génération la coordination politique intercommunale regroupant les trois communes rurales de la Moughata de Boghé (Dar – El – Barka, Ould Birom et Dar – El – Avia)

Le Vendredi, 14 Janvier 2011 : c’est la date d’inauguration du « centre commercial Maama Négri ».)

C’est un centre commercial composé d’un Hangar en dur de 12/8m avec un petit mur, il est construit dans un terrain de 50/40m clôturé en grillage.

La participation :

Le Hakem, le chef de brigade et le commissaire de police ont répondu à l’invitation comme les dirigeants des instances politiques de la Moughata, tel que, Monsieur Wagne Abdoulaye Idrisse, Sarr Aliou, Ba Alassane, N’Gaidé Baaba, Diba Ibrahima, Ould Bélal, Lam Aliou, Macina Alkhassoum, Pape Moctar Guèye, Diallo Amadou.

Une forte délégation s’est mobilisée de Nouakchott pour accompagner Niang Idrisse. La délégation qui représentait la famille de Maama Négri est composée de Monsieur Sy N’djiby, N’diaye N’Djibril, Coumba Niang et plus de 10 autres sympathisants.

Les interventions :

Une minute de silence a succédée à la récitation des versets du Saint coran. Après les mots de bienvenu de la représentante du Maire absent pour des raisons médicales, les interventions des différents hommes politiques s’orientent vers le soutien continu au Président Mohamed O/ Abdel Aziz et aux leadeurs politiques locaux.

Les populations bénéficiaires ont remercié la famille Négri de les avoir permis d’avoir ce marché. Elles ont renouvelées leur adhésion à l’UPR et leur soutien sans faille à leur unique leadeur Monsieur Niang Idrisse. Le porte parole de la famille Maama Négri, Monsieur N’diaye Ndjibril a remercié les populations de N’diorol d’avoir donné le nom de Maama Négri à ce centre commercial pour immortaliser la vie et l’œuvre de la défunte.

Le Hakem a clôturé la cérémonie, en appelant aux populations de plus de travail et de solidarité entre les peuples.

hametn@yahoo.fr





www.cridem.org


Source :
Dvlptsudsud

lundi 17 janvier 2011

Lettre ouverte aux ELUS du Département de Maghama




Monsieur le sénateur,
Messieurs les députés,
Messieurs les maires de Maghama, Toulet, Wali et Sanghé,

L’objet de cette lettre ouverte est de vous interpeller publiquement sur deux problèmes importants qui engagent le développement de la Moughataa de Maghama pour lequel les populations vous ont élus : (i) les ouvrages hydrauliques du projet Maghama Décru et (ii) La digue Maghama-Fimbo.

Au nom de l’Association des Usagers du Walo que je préside, j’ai régulièrement alerté sans succès les autorités de Tutelle (cf la dernière correspondance jointe)

Concernant l’exécution des marchés par les entreprises EMOJOGCI (Ould JOULY) et AOZ (ZOGMAN), jugée calamiteuse, les travaux présentent des malfaçons notoires. Cette situation résulte d’une complaisance de la part du maître d’ouvrage, complaisance qui suscite beaucoup d’interrogations.

Concernant la digue Maghama/Fimbo, qui de l’avis de tous importante pour le désenclavement des communes de Maghama ; Toulel ; Wali et Sanghé, elle a connu des dégradations graves suite à l’hivernage passé.

Au jour d’aujourd’hui je n’ai enregistré aucune réaction de la part du Département du Développement Rural, suite à la correspondance du 30/12/2010 dont vous avez été ampliataire.

Messieurs les ELUS, vous pouvez poser le problème aux niveaux appropriés (Ministres, Parlements) et certainement obtenir des réponses là où nous enregistrons une totale indifférence de la part des autorités.

Messieurs les ELUS, vous avez le devoir de défendre les intérêts vitaux des populations qui vous ont apporté leurs suffrages.

Messieurs les ELUS, vous n’avez pas le droit de les décevoir ni de les trahir.

Messieurs les ELUS ; si rien n’est fait pour trouver des solutions aux problèmes exposés dans notre correspondance, les paysans ne pourrons plus à brève échéance cultiver leurs champs, ni subvenir à leurs besoins, et encore moins contribuer au développement de la Mauritanie.

Messieurs les ELUS c’est le moment d’assumer vos responsabilités en étant porteur des préoccupations de vos mandants, ne les DECEVEZ PAS !

BA Samba-Diom
Président de l’Association des Usagers du Walo
Contact : assuwalo@yahoo.fr





Bababé : Deux dealers arrêtés en possession de 7 Kg de chanvre Indien.



C’est dans la nuit du 12 janvier 2011 que l’agent de police Tall Moussa en service au poste de contrôle de Aéré Golléré, village situé à 7 kilomètres de la capitale départementale, sur l’axe routier reliant Kaédi à Boghé, a mis la main sur deux trafiquants qui avaient dissimulés leurs marchandises dans des bidons d’huile recyclé.

Abdoulaye Abou Sarr et Alassane Djol, deux jeunes de nationalité Mauritanienne âgés respectivement de 28 et 30 ans, avaient cru pouvoir tromper la vigilance des agents de sécurité compactant la drogue à l’intérieur des bidons avant de recouvrir dessus, une petite quantité de lait, selon une source sécuritaire qui a requis l’anonymat.

Malheureusement pour ces jeunes, leur plan a été déjoué par la vigilance du flic. Sa curiosité l’a amené finalement à découvrir que les récipients contenaient autre chose que le lait.

Cette fois-ci, les jeunes pris en flagrants délits n’ont par réussi à s’enfuir. Voilà, ce que les citoyens attendent de la police. Débusquer les malfrats et les mettre hors état de nuire. Les deux dealers sont en garde à vue dans les locaux du commissariat de police de Bababé en attendant leur déferrement devant le parquet.

Depuis quelques temps, rappelons le, la police et la gendarmerie redoublent de vigilance et multiplient les fouilles systématiques des passagers sur l’axe Sélibaby-Kaédi-Boghé à la recherche d’éventuels bandits, criminels ou voleurs.

Pour rappel, au mois de décembre 2010, les gendarmes du poste de contrôle de Bagodine -relevant du département de M’Bagne- avaient découvert dans le sac à dos d’un passager en provenance de Kaédi, une importante quantité de drogue. Mais le dealer qui sentait le roussi arriver a pris discrètement les poudres d’escampettes à l’insu des gendarmes.

Thièrno Souleymane
CP Brakna
www.cridem.org


Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Environnement/ Le Ministre délégué chargé de l’Environnement poursuit sa tournée dans le Hodh Charghi





Le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'environnement et du développement durable M. Ba Housseinou Hamady qui poursuit sa tournée d'évaluation et de sensibilisation pour la saison 2010-2011sur les pare-feux et la protection des pâturages, est arrivé à Timbedra, en provenance de la commune de Mabrouk, une localité relevant de la moughataa de Djigueni. A Timbédra, il a tenu une réunion avec les agriculteurs, les éleveurs et les regroupements locaux opérant dans le domaine de la protection du couvert végétal.
M. Ba Housseinou a expliqué au cours de la réunion que sa visite entre dans le cadre des efforts visant à rapprocher les services publics des citoyens, en application des instructions du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.
Le ministre a évoqué, également, les fortes relations entre le développement durable et la protection de l'environnement, soulignant que les nouvelles orientations sont axées sur des méthodes participatives des populations à l'exécution de tout programme ayant des retombées positives directes sur les citoyens.
En réponse aux préoccupations exprimées par les intervenants, le ministre a indiqué que les problèmes, les observations et les préoccupations évoquées seront prises en considération et intégrées dans les futurs programmes du secteur pour assurer ainsi leur rentabilité sur les citoyens, appelant à la mise en place de projets générateurs de revenus, grâce à la culture des gommiers arabes, qui selon lui, constituaient une richesse immense pour le pays.
Dans son intervention, le maire de la commune de Mabrouk M. Mohamed Ould Chbih Ould Bahiya a loué l'initiative des pouvoirs publics visant à impliquer les populations locales aux programmes de protection du milieu naturel, appelant à prendre en compte l'avis des citoyens dans toutes les décisions portant sur le développement de leurs zones.
Plusieurs intervenants ont également exprimé leur satisfaction par rapport à la volonté de l'Etat de les faire participer au projet de protection du couvert végétal, demandant la recherche de solutions appropriées pour la protection des arbres contre les animaux.
Il faut souligner que les pare-feux programmés cette année sont de 1119 km pour les lignes aménagées mécaniquement et de 1160 km pour celles réalisées avec une méthode manuelle par la main d’œuvre locale. 525 km ont été déjà réalisés grâce au concours des populations locales et 1135 à l'aide de tracteurs.
Il convient de rappeler que la wilaya du Hodh Charghi a enregistré cette année 13 feux de brousse à Bassiknou, Amourj, Nema et Timberdra. Un nombre jugé faible, comparativement, aux feux de brousse enregistrés pour la même période l'an dernier qui se chiffrent à 38.
Par ailleurs, il est à noter que 375 comités villageois ont été vulgarisés aux fins de protéger le milieu naturel. 30 accords de participation ont été également signés avec les populations locales ayant bénéficié à 35 villages composés d'une moyenne de 850 familles rurales.
La délégation régionale chargée de la protection de l'environnement se charge de l'encadrement technique et du suivi. Elle a déjà injecté plus de 10 millions ouguiyas, de tracés traditionnels, sur autofinancement de l'Etat.

Visiblement satisfait des efforts déployés sur le terrain, le ministre n’en demeure pas moins prudent. Partout où il s’est rendu, il n’a pas manqué de rappeler aux populations que la préservation du couvert végétal est un devoir qui incombe à tous. Il est également revenu longuement sur les attitudes néfastes à proscrire avant d’en appeler à la surveillance accrue qui doit être celle des agents forestiers.
Seulement, il est utile de rappeler que pour rendre plus efficiente l’action qu’il entreprend pour la préservation des couverts végétaux du pays, le ministre doit en plus d’une large sensibilisation à l’intention des populations, renforcer les délégations régionales de l’environnement en mettant à leur disposition les moyens nécessaires leur permettant de mener à bien leur mission. L’exemple des délégations comme celle du Tagant dépourvue de l’essentiel sont malheureusement là pour rappeler cette triste réalité. On ne peut pas exiger d’une délégation sans véhicule ni locaux pour abriter ses bureaux, d’être performante en matière de préservation de l’environnement.

Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

Adrar/Famine : Agacer les populations par des missions gouvernementales stériles !




Adrar/Famine : Agacer les populations par des missions gouvernementales stériles !

Depuis la fin novembre dernier, pas un jour ne passe sans qu’une mission (ministres, conseillers à la présidence, à la primature, secrétaires généraux, directeurs centraux et autres experts et techniciens de terrain) ne débarque à Atar et sillonne les Moughataas de la région. La dernière est celle qu’entreprend actuellement un conseiller du président de la République et un autre du Premier ministre. Le résultat est toujours le même : « Evaluer la situation !!! » alors que l’Observatoire de la Santé Alimentaire a déjà décrit (voir ci-dessous) avec clarté et éloquence cette situation.

Les populations se sentent agacées, voire insultées par des missions (5ministres,3 conseillers en moins d’un mois) dont le but n’est autre que miroiter à l’opinion publique « que le gouvernement se soucie des gens de l’Adrar » alors qu’en fait,il s’agit pour lui de masquer son incapacité à faire face à la famine qui ravage à petits feux, cheptel et personnes de ce pan du territoire national.

Note sur la situation alimentaire et nutritionnelle de l’Adrar

(Mois de Décembre 2010- Janvier 2011)

Ref : 002/2011 en date du 09/01/2011.



Les dernières informations collectées par la mission l’Observatoire de la Santé Alimentaire dans la Wilaya de l’Adrar montrent une dégradation très importante de la situation alimentaire des populations aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.

Cette situation pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs suivants :

- L’atteinte du bétail par la maladie de la Vallée du Rift conjuguée à d’autres épizooties contagieuses telles que la pasteurellose, et quelques cas isolés de clavelée et de botulisme.

- L’épuisement des faibles stocks céréaliers paysans dans les zones de cultures pluviales et accès difficile aux produits alimentaires de base ;

- La faiblesse du pouvoir d’achat des populations et la rareté d’activités sources de revenus dans les ménages pauvres.

- Difficultés en approvisionnement en eau potable.

- Carence des régimes alimentaires et recours aux stratégies de résistance.

Cette dégradation de la situation touche toutes les couches enquêtées mais elle est plus marquée dans les zones pastorales. La moughataa d’Aoujeft (Meddah,N’Terguent et Maaden), la Moughataa de Chinguitty (Ain Savra) et la Moughataa d’Atar(Tawaz, Ain Ehel Taya et Choum) qui avaient bénéficié de bons pâturages et par conséquent d’une disponibilité importante en production animale (lait,viande) ont brusquement basculé dans l’insécurité alimentaire.

Ceci est du en particulier à l’abstinence observée par ces populations face aux productions animales (lait et viande) suite à l’apparition de l’épidemie de la Fièvre de la Vallée du Rift au niveau du bétail.

Ces populations rurales font face actuellement à l’épuisement total des faibles stocks céréaliers villageois issus de la dernière campagne agricole. Les denrées de première nécessité importées sont disponibles au niveau des marchés urbains mais les prix de certains produits sont excessivement élevés et par conséquent hors d’accès pour des ménages démunis.

La fragilité des foyers ruraux est soutenue par l’absence d’activités génératrices de revenus, le fort taux de chômage, ainsi que par l’effondrement du prix du bétail.

Ainsi pour résister en cette période pénible, les familles démunies usent des stratégies telle que l’entraide et l’endettement. Dans plusieurs zones rurales de la Wilaya, les ménages à bas revenus connaissent un régime alimentaire très pauvre (sans viande ni lait et rarement de Niébé). Ils consomment de l’eau impropre et s’en ravitaillent difficilement.

En ce qui concerne la santé humaine, la situation se caractérise par : D’une part l’apparition au cours du dernier trimestre 2010 de l’épidémie de la fièvre de la Vallée du Rift au niveau des communes de Tawaz, Meddah et Choum et d’autre part par l’apparition d’une épidémie de paludisme jusque là inconnu dans la Wilaya au niveau de toutes les communes.

De même on signale des cas d’anémie, d’avitaminose et de diarrhée chez les femmes et les enfants en bas age signes on ne peut plus éloquents de malnutrition.

Concernant la situation nutritionnelle bien que les mesures anthropométriques n’ont pas été effectuées pendant cette phase de collecte de données, on constate globalement que cette situation chez les enfants et les femmes enceintes ou allaitantes est actuellement difficile et risque de se dégrader dans les prochaines semaines. On observe également des cas de fatigue, d’amaigrissement et de cécité nocturne chez les personnes âgées.







Les communes de la Wilaya peuvent être classées ainsi suivant le degré de vulnérabilité :



Commune Population Taux de vulnérabilité

Meddah 8607 60%

Ain Savra 2950 55%

N’Terguint 3808 55%

Maeden 8546 50%

Tawaz 9700 45%

Ouadane 5469 45%

Choum 4048 40%

Ain Ehel Taya 8367 35 %

Aoujeft 8909 35%

Chingutty 6973 30 %

Atar 35546 30 %

Total 102933 48 %





Recommandations :


Les résultats ci-dessus et les données qualitatives conduisent à un certain nombre de recommandations pour pallier les insuffisances constatées :

- La mise en œuvre d’une assistance alimentaire ciblée pour couvrir les besoins des populations en insécurité alimentaire sévère pendant cette période notamment dans les zones de Meddah, N’Terguint, Maaden, Ain Savra, Ain Ehel Taya, Ouadane et Choum.

- Mise en place d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) au profit des populations vulnérables en milieu urbain et rural, notamment à travers des modalités de micro crédit pour l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages.

- Renforcement et accélération de la mise en œuvre des activités de Vivres Contre Travail (VCT) dans les zones de production qui viseront à créer et à réhabiliter des actifs productifs communautaires dans les zones ciblées.

- Renforcement de l’hydraulique villageoise et pastorale afin de créer des points d’eau en milieu villageois et sur les parcours de l’élevage pour faciliter la transhumance du bétail.



Ely Salem Ould Khayar/ Adrar.Info

dimanche 16 janvier 2011

Formation professionnelle/ Nouvelle livraison de 100 tables-banc par le Cfpp de Tidjikja



Une cérémonie de réception de tables-banc a été organisée la matinée du dimanche 16 janvier 2011 dans les locaux du CFPP de Tidjikja. Le Wali du Tagant Mohamed Moustapha Ould Mohamed Vall qui présidait la cérémonie a saisi l’occasion pour féliciter les travailleurs du Cfpp de Tidjikja pour la qualité de leur travail. Il a, par la suite, mis en exergue l’utilité de ces tables-banc pour le renforcement de l’offre éducative insistant au passage sur la nécessité de veiller scrupuleusement à leur bon entretien.
Il convient de souligner que ces 100 tables viennent s’ajouter à deux autres lots de plus de 200 tables déjà livrés. La plupart des écoles de Tidjikja (Lembeydie, Chemchiyatt, Medina, école 5.. .) et certaines écoles rurales ont été déjà équipées.
MOA, responsable d’une association de parents d’élèves n’a pas caché sa satisfaction face à ce qu’il qualifie d’efforts louables déployés par les pouvoirs publics pour mettre les élèves dans les bonnes conditions d’apprentissage.
Même son de cloche aussi bien du côté des enseignants que chez les élèves des écoles bénéficiaires qui ont tous reconnu l’utilité des tables-banc mis à leur disposition.
Notons enfin que lors de la cérémonie de réception des tables-banc, le Wali du Tagant Mohamed Moustapha Ould Mohamed Vall était accompagné d’une dé importante délégation composée du Hakem central de Tidjikja, des responsables sécuritaires, du Dren du Tagant, de l’Iden de Tidjikja et du responsable de l’APE régional.
Khalil sow

Importante découvre de Gaz en Mauritanie : Dana Petroleum obtient un succès sur le puits Cormoran-1 de l’offshore Mauritanien



Dans un communiqué rendu public hier la compagnie Dana Petroleum a annoncé que le puits d’exploration Cormoran-1 a été foré jusqu’à une profondeur de 4,695 mètres au dessous du niveau de la Mer, et considéré comme un découverte de gaz le puits a été fermé et abandonné de manière à pouvoir être re-ouvert dans le futur. Un débit de gaz moyen de 600 000 m3 par jour a été obtenu durant la phase de test de l’une des quatre colonnes de gaz traversées par le puits.

Le puits d’exploration Cormoran-1 est situé dans le bloc 7 de l’offshore mauritanien, à environ 2 Km au sud de la découverte de gaz Pelican-1 foré en 2003. Le puits a été foré par Dana Petroleum, opérateur du bloc 7, en utilisant la plateforme semi-submersible Maersk Deliverer. La profondeur d’eau au niveau du site de forage est d’environ 1630m.
Le premier objectif du puits Cormoran-1 était de tester le prospect Cormoran-1 qui jouxte, mais plus profond que, la découverte Pelican. Le second objectif d’exploration était le prospect Petronia qui se trouve sous le prospect Cormoran. Un autre objectif du puits était de fournir plus d’informations relatives à l’évaluation de la découverte Pelican.
Le puits Cormoran-1 a rencontré des sables gazifières, fins mais de bonne qualité au niveau du groupe Pelican à une profondeur située entre 3376m et 3711m. Cet intervalle comprend deux colonnes de Gaz, une située dans le groupe Pelican supérieur (de 3376 à 3420m) et l’autre dans le groupe Pelican inférieur (de 3691 à 3711m).
Des sables gazifières de bonne qualité ont été traversées également au niveau du prospect Cormoran sur un intervalle brut situé entre 4351 et 4471m et au niveau supérieur du prospect Petronia dont l’intervalle brut est situé entre 4660m et 4695m.
Le forage a été arrêté à une profondeur de 4695m pour de raisons opérationnelles (une pression très élevée). Le puits traversait une section ayant un réservoir de gaz à cette profondeur.
Un teste de production (DST) a été effectué sur un intervalle de 33 mètres au niveau du groupe Pelican inférieur (3679 à 3712m). Le débit du puits stabilisé atteignait 650 000 m3. Le débit a été stoppé pour éviter une production de sable pendant le test. Un débit plus important aurait été obtenu sans ces contraintes optionnelles.
Suite au test de production, le puits Cormoran 1 a été fermé et abandonné de manière à pouvoir être réouvert dans le futur.

Les participations dans le bloc 7 sont :

Dana Petroleum** (E&P) Limited (Operateur) 36.00%
GDF SUEZ Exploration Mauritania B.V. 27.85%
Tullow Petroleum (Mauritania) Pty Ltd 16.20%
PC Mauritania I Pty Ltd 15.00%
Roc Oil (Mauritania) Company 4.95%.
Stuart Paton, directeur général de Dana Petroleum, a commenté cette découverte en disant que sa société était très encouragée par les résultats de Cormoran-1 qui non seulement confirment ceux de Pelican mais établissent aussi la présence de réserves de gaz importantes sur plusieurs niveaux stratigraphiques. Cependant a-t-il poursuivi, il reste des défis importants liés à la commercialisation d'une découverte de gaz dans de telles profondeurs d'eau. Monsieur Stuart Paton a conclu que le programme de Dana Petroleum dans le futur est de se concentrer sur l'évaluation des données obtenues à partir du Cormoran-1 et, à la fois en termes de l'accumulation des gaz traversés par le puits que le potentiel d'exploration ailleurs dans le Bloc 7.
Il faut juste rappeler que Dana Petroleum est devenue une filiale de Korean National

Oil Corporation (KNOC)

Absence de centre de promotion féminine, manque de financements de l’Etat et chômage : Les femmes de BirMoghrein rompent le silence.




Dans un milieu où les opportunités de développement sont limitées, les femmes se rivalisent d’ardeur pour subvenir à leurs besoins.
La coopérative EL Veth est composée de 25 femmes qui ont ouvert une boutique de produits divers avec un capital de 400.000 Um. « C’est Sur notre propre initiative que nous avons ouvert la boutique que nous avons loué à 3500 Um par mois, nous n’avons jamais trouvé de financements, nous demandons du soutien à l’Etat à sa tête le Président Mohamed Ould Abdelaziz », a déclaré résignée, Aminetou Mt Ahmed Présidente de cette coopérative.

Elle a souhaité la reprise des navettes du camion de l’armée (qui était en panne) car dit-elle, il nous arrangeait dans le transport de nos marchandises entre Zoueirat et Bir, soulignant que le transport des produits de commerce est très cher, en demandant la réduction des prix des denrées de première nécessité, le rallongement du temps imparti à l’électricité, l’augmentation de la tension électrique, qui cause des dégâts aux appareils de réfrigération.
Mint Ahmed a déploré l’absence d’un centre de promotion féminine, le chômage des jeunes, qui, face à l’inexistence d’opportunités de travail, n’hésitent pas à se rendre au Sahara pour chercher des emplois.
Dans le cadre de la réduction de la pauvreté, de soutien à la sécurité alimentaire, Le CSA avait financé une boutique féminine à hauteur de 2500 000 Um. Cette coopérative regroupe 240 femmes divisées en 20 groupes pour la gestion, avec un comité de surveillance.
Sa présidente Fatimettou mt Mahmoud a indiqué que les membres sont des femmes mariées ayant des enfants, divorcées ayant en charge des enfants, célibataires mais prennent en charge des enfants, sans exclusive. A noter que la coopérative vend les produits à des prix réduits par rapport aux autres commerces : sac de riz 10. 500 Um, sac de sucre 14.OOO Um etc.
Métiers divers, rentabilité faible
Eli, michelin de son état affirme que son travail est dur, « je loue l’atelier à 3000 Um par mois, j’ai une famille à nourrir alors que je ne gagne que 4 à 5000 Um par mois, l’électricité est chère et faible », se lamente-t-il.
A propos des clients, Eli précise qu’ils sont principalement sahraouis.
Aminetou, restauratrice abonde dans le même sens « je suis démunie de tout, je demande du soutien, mes principaux clients sont des sahraouis de passage ici, la recette journalière peut aller jusqu’à 4 000 Um par jour, et parfois rien ».
Initiatives personnelles et collectives
Sidi Ould Moukhaitir a eu la louable initiative de construire une digue de retenue d’eau longue de 300 mètres pour la culture des produits alimentaires.
Il a fait cette réalisation sur ses propres forces et demande de l’appui pour fructifier plus cet ouvrage.
A propos de la protection de la nature, l’Association pour la promotion du développement animalier, la protection du pâturage et la construction de digues s’active dans la moughata’a. Le chargé de la promotion du développement animalier Abdallahi Ould Oumar a affirmé que les éleveurs ont adressé beaucoup de demandes dans ce sens mais en vain. Il a aussi soulevé le problème du suivi sanitaire du bétail, précisant qu’il n’y a pas de vétérinaire en place, les bouchers font l’abattage à leur manière, le manque de précaution hygiénique pourrait avoir des effets néfastes sur la santé des populations, conclut Ould Oumar.
Compte-rendu Djibril SY CP/ Tiris de retour de Bir.

La Société des Transports Publics s'installe à Nouadhibou





La société des transports publics (STP) a lancé ses prestations de services au profit des populations de la capitale économique Nouadhibou au nord du pays, hier jeudi, avec une flotte de 5 bus.

Le directeur général de la STP, Mohamed Mahmoud Ould Valily, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée en présence des autorités et des élus locaux a déclaré que ces derniers ont participé à la commission technique pour l’étude et la réalisation de ce projet qui compte deux voies de 12 et 11 Km respectivement 48 et 42 arrêts.

Le prix des prestations est identique à celui de Nouakchott, soit 50 UM par passager mais des rumeurs circulent prétendant dès a présent "que les bus pour des raisons de « conditions d’hygiène » interdisent aux porteurs des poissons et denrée alimentaires d’y accéder ce qui risque de provoquer de mauvaises réactions à l’égard de l’agence de la STP de Nouadhibou qui relie les océans de la pauvreté de l’extrème Nord de la ville au port Autonome.

canalrim.info

Guidimagha : L’UDP resserre ses rangs.




Une délégation de l’UDP conduite par son sécrétaire général et comprenant Bary Amadou, coordinateur de l’Union pour la Démocratie et le Progrès dans le département de Selibabi et Nouhou Thiam, membre de la commission chargée des relations extérieures au sein du Parti, est arrivée le vendredi 13 janvier à Selibabi pour une mission qui s’inscrit dans le cadre du resserrement des liens entretenus et du renforcement de la base de l’UDP au niveau de la Wilaya du Guidimagha.

Au terme de la réunion organisée au siège du Parti et qui a vu la participation et les anciens d et les nouveaux inscrits à la liste d’adhésion de l’UDP, Ndiaye Mamadou, sécrétaire général du Parti de Naha m/ Mouknass, nous édifie sur les objectifs de la mission qui, dit-il, portent sur l’évaluation objective de la vitalité, de l’animation et de la présence effective du Parti sur la scène politique locale.

Ndiaye dira que des contacts fructueux de rapprochement et d’intégration à l’UDP, ont été menés et ont abouti à décrocher de gros poissons dans les filets des autres partis politiques.

Porteur à la fois, du message fédérateur pour la cause UDP, Ndiaye Mamadou, a fait de surcroît le vulgarisateur des acquis et réalisations du programme du Président de la République qui va, dans le sens du renforcement de la démocratie, de la lutte contre la gabegie et la pauvreté.

En fait le sécrétaire général de l’UDP pense que le message véhiculé est bien perçu et prône, en effet, la pérennisation des acquis et l’affaiblissement de l’Opposition : ainsi une cellule de contact de huit membres a été mise sur pied et installée au siège du Parti et, elle se chargera d’assurer la continuité des activités de mobilisation et de conscientisation des masses en faveur de l’UDP.

Mbaye Demba Yero


www.cridem.org


Source :
Mbaye Demba YerO

samedi 15 janvier 2011

L’UNAD dénonce « la négligence par le gouvernement des difficultés alimentaires » en Adrar





Dans un communiqué, dont copie est parvenu, samedi à l’ANI, l’Union Nationale Pour l Alternance Démocratique (UNAD) a dénoncé « la négligence dont le gouvernement fait preuve devant la situation qui menace la vie de nos concitoyens ».


L’UNAD a également exigé que le gouvernement prenne « les mesures nécessaires pour éviter les conséquences graves que cette situation peut engendrer ».
ANI publie le texte de ce communiqué :

Nouakchott le 15/01/2011
COMMUNIQUE

Le bureau exécutif de l’Union Nationale Pour l Alternance Démocratique (U N A D)
Apres avoir reçu des informations sures selon lesquelles, nos concitoyens de la Wilaya de l Adrar connaissent éventuellement d énormes difficultés alimentaires :
1/ Dénonce la négligence dont le gouvernement fait preuve devant la situation qui menace la vie de nos concitoyens.
2/ Engage le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour éviter les conséquences graves que cette situation peut engendrer.
3/ Met les autorités mauritaniennes en garde contre toute lenteur et toute mesures dilatoire, en faisant semblant de vouloir s’informer davantage par l’ envoi de missions d’ informations.



LE BUREAU EXECUTIF
U N A D

Guérou(Assaba) :La police disperse une manifestation contre la hausse des prix





Selon une source informée, la police a dispersé, samedi matin à Guérou(Assaba), une manifestation de protestation contre la hausse des prix.


Selon cette même source, la police qui a dispersé, par la force, cette manifestation déclenché à partir due lycée, a également arrêté quelques élèves.

ANI

Incapable de les nourrir, une femme abandonne sa progéniture.




Une femme de la région du Tagant, aurait été contrainte d’abandonner ses enfants, en prenant auparavant, le soin de les confier à des mains sûres, aux services de la gendarmerie dans cette wilaya, après avoir totalement désespéré de pouvoir subvenir à leurs besoins.

La dame aurait mûri son plan d’abandon en prétextant un déplacement improviste, promettant de revenir le plus vite possible récupérer sa marmaille.

Mais, aussitôt partie, elle ne fut plus signe de vie, indisposant les gendarmes qui sont professionnellement, moralement et religieusement contraints de prendre en charge les enfants abandonnés.

Selon le site alakhbar qui rapporte l’information auprès de l’agence elhourriya.net, les éléments de la gendarmerie auraient usé de toutes les manières et ruses possibles pour faire parler les enfants sur le sort de leur mère, mais en vain.

Dans leur analyse de ce cas alarmant, qui ne semble pas être le premier de son genre, après celui d’une malienne dont la progéniture a connu le même drame, il s’agit du message le plus significatif qu’un pauvre peut adresser, quand, malgré tous les efforts consentis pour se prémunir contre le besoin, il n’arrive pas à assurer la nourriture de ses propres enfants.

Des enfants qui sont d’ailleurs généralement abandonnés par leur père automobilistes et fonctionnaires trop mobiles, nouant des ménages à la moindre occasion dans les lieux de leur nouvelle affectation et laissant entre les mains de femmes divorcées et sans travail une progéniture à la première affectation.

Mohamed Ould Mohamed Lemine




Source :
La Nation (Mauritanie

samedi 8 janvier 2011

Administration/ Le Hakem de Tidjikdja en mission d’information



Le nouveau Hakem de Tidjikja Ahmed Ould Mohamed Mahmoud Ould Deh s’est rendu, la semaine passée, dans les communes de Boubacar Ben Amer, Lahsera, Tensiqh et El Wahat, dans le cadre d’une mission de prise de contact et d’information. Sur place, Il a assisté aux sessions budgétaires organisées par les conseils municipaux à Ghoudiya, Oudey Mejbour, Nimlane et Rachid. Le Hakem a également tenu des réunions avec les élus et les notabilités pour aborder des questions liées aux préoccupations des populations locales. Il a saisi l’occasion de sa présence sur les lieux pour rassurer les habitants des localités visitées sur l’inexistence dans la Moughataa de cas liés à la fièvre de la vallée du Rift insistant au passage sur la nécessité d’afficher la vigilance et d’informer l’autorité de tout cas suspect. D’ailleurs, une équipe de vétérinaires qui se trouve actuellement dans la commune de Boubacar Ben Amer dans le cadre de la campagne de vaccination contre la peste des petits ruminants, la péripneumonie bovine et le Botulisme, a reçu instruction de surveiller le cheptel et d’éviter qu’il soit contaminé.
Le Hakem a noté avec satisfaction l’abondance des pâturages et leur bonne répartition spatiale. Il s’est dit également satisfait des performances réalisées sur le plan agricole (cultures traditionnelles abondantes et en phase de maturation). Aussi, selon lui, le problème d’eau ne se pose plus avec acuité malgré sa rareté au niveau de certaines localités (Khams Teydoum, Var Awourwar, Kelelthor, Havret Gueye et hvret Sangho).
Par ailleurs, au niveau du chef lieu de la commune d’El Wahat, le Hakem a été interpelé par des intervenants au sujet du tracé de la route Atar/Tidjikja qui, selon eux, doit être revu pour prendre en compte la localité de Rachid. Le Hakem a promis aux populations de Rachid qu’une suite sera donnée à leur préoccupation par les autorités compétentes. D’ailleurs au lendemain de la visite du Hakem, une mission conjointe composée de certains parlementaires et des techniciens du ministère de l’équipement et du transport a séjourné à Rachid pour étudier la faisabilité de la demande formulée par les populations.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

lundi 3 janvier 2011

Bir - Moughrein : une larme dans les dunes de sable.




Fort Trinquet, nom colonial de la cité, Bir Moughrein (littéralement le puits du mont à la petite corne) situé à la rentrée de la vieille ville.

Les traces de la colonisation sont encore visibles, des grands bâtiments et magasins au style colonial qui servaient de caserne et de cité militaires où selon une source l’eau coulait dans des robinets, bizarre, ces constructions résistent plus aux aléas climatiques que les habitations construites jadis par les populations.

D’ailleurs ces locaux militaires sont le siège de l’Armée nationale, des autorités administrative, sécuritaire et municipale.

Sur le chemin de Bir.

Située à 300 km au nord de Zoueratt, la bourgade reste accessible par voiture. Sur la route caillouteuse et par moment sablonneuse, défilent des arbres rabougris, des herbes sèches jaunies par le soleil du désert, des monts à gauche et à droite (mont « jarad » criquets, mont Risch. Par moments, on traverse des oueds parsemés de couvert végétal verdâtre.

Un bivouac au mont Risch où le député de la moughata’a Mohamed Salem O.Noueiguedh a construit une auberge à 110 km de Bir. Des habitations formées majoritairement de vieilles constructions en terre battue qui peuvent fondre comme du savon à la moindre goutte d’eau de pluie.

D’ailleurs, il y a beaucoup de maisons en ruine abandonnées. Quelques mouvements pendant le jour mais la nuit, la cité ressemble à une ville morte et déshéritée plongée dans une pénombre totale. La ville est formée de populations nomades qui affrontent une nature hostile mais restent braves et courageuses, pleines d’initiatives, elles ne manquent pas d’hospitalité légendaire.

Conditions de vie difficiles.

Les populations contactées ont décrit leurs difficiles conditions de vie marquée par une grande paupérisation. Elles ont évoqué les lancinantes questions d’eau, d’électricité, de santé, de cherté des denrées alimentaires, de transport, de communication. Les populations ont évoqué la cherté de l’électricité, fruit du financement de cinq moughata’as dont Oualata, Tichitt, Bir par l’Agence d’accès aux services universels.

A Bir, l’entreprise Tout Electrique (T.E) basée à Zoueiratt avait gagné le marché. Le prix de consommation est de 51 UM/kwh, mais une consommation supérieure à 25 kw, supérieure ou égale à 125Kwh passe à 81UM/KW sans compter les autres taxes, mais les habitants ont fait remarqué que la tension électrique est faible, désagréments pour les appareils de conservation d’aliments qui tombent en panne.

A noter que la distribution de l’électricité dure de 08 h à 00 h, les populations ont souhaité le rallongement de cette durée, la réduction des prix car le carburant coûte moins cher dans cette zone, avancent-elles.

Eau, source de divergences au conseil municipal.

L’eau, denrée rare dans cette zone, deux solutions : les habitants prennent l’eau de pluie qu’ils gardent dans des réserves pour usage domestiques, un sondage qui fournit selon les besoins l’eau saumâtre et douce par traitement.

Mais, selon les populations, le prix de la citerne de la mairie est exorbitant, à savoir 800 UM la tonne soit 9.600 UM la citerne de 12 tonnes sans compter sa location à 4.000 UM sous la potence et 500 UM /km en brousse. La citerne du député se loue à 2.000 UM. Les populations ont avoué qu’en été, les propriétaires de bétail descendent en ville, et la citerne d’eau flambeà 2O-25.000 UM.

Les populations vivent aussi les difficultés de soin, les médicaments de base manquent, le centre de santé dispose de deux infirmiers, d’une accoucheuse qui n’a pas de notions sur la santé maternelle reproductive, en l’absence d’une sage-femme, les femmes enceintes préfèrent les vieilles femmes accoucheuses traditionnelles. Mais, l’infirmier breveté Hadrami O. Abdi a noté que les femmes enceintes se gênent à aller au centre de santé, viennent en cas de complication, ajoutant que les principales pathologies sont diarrhéiques.

L’évacuation se posait avec acuité mais le député de Bir avait mis à la disposition des populations une ambulance, il y a deux mois, la Fondation SNIM a offert une nouvelle ambulance à la commune. S’agissant de la fièvre de la vallée du Rift, les populations ont affirmé qu’elles entendent parler de la maladie à la radio et à la télé, mais jusqu’ici il y a aucune sensibilisation sur la pathologie.

Pauvreté ambiante.

Le pouvoir d’achat des citoyens est très faible vu l’absence de toutes activités économiques et de toute opportunité de développement, les denrées alimentaires sont chères : un sac de riz à 14.000 UM, le sac de sucre coûte 15.000 UM, la viande (mouton 1500 UM le kilo, chameau 800 UM le kilo), les produits venant du Sahara coûtent moins cher selon les populations, mais elles ne peuvent pas les acheter en gros.

Depuis que la ville est devenue un point de passage obligé, les produits sahraouis n’y font que transiter, les populations partent à leur recherche à Zoueratt, mais leur transport est cher, les détaillants paient 1000 UM le sac. Le véhicule de l’armée qui soulageait leur souffrance était depuis quelques temps en panne.

Les moyens de communication quasi-absents car très chers, le Thouraya coûte 400 UM l’unité, pas à la portée de tout le monde. L’enseignement aussi n’est pas en reste, une école sans clôture, des salles de classes délabrées et défectueuses qui n’assurent pas la sécurité des enfants, le collège, selon une source a toujours manqué de professeurs.

Hakem de Bir Moughrein depuis 10 ans, colonel Lemrabbott O. Sidi Bouna a indiqué que la quantité du sondage d’eau est suffisante, la sécurité des populations est assurée. Concernant les produits alimentaires provenant du Sahara, le Hakem a souligné qu’il avait obligé les transporteurs de décharger quelques marchandises à Bir. Les transporteurs exigeaient comme garantie que les populations achètent leurs produits, mais ils n’ont même pas pu écouler la charge d’une Land-Rover, a –t-il poursuivi.

Une semi-remorque de l’armée qui transportait gratuitement les marchandises des citoyens de Zoueratt à Bir est en panne depuis quelques temps. Mais, malheureusement, les produits se vendaient comme s’ils étaient payés au transport, déplore O. Sidi Bouna. Il a aussi déploré l’absence d’un service vétérinaire.

Le hakem a rappelé que le CSA avec l’appui de la coopération italienne avait financé un dépôt de vente de gaz et une boutique de matériaux de construction. Ces financements rentraient dans le cadre du programme de réduction de la pauvreté, de soutien à la sécurité alimentaire.

Les populations ont unanimement loué les actions de générosité de leur député : une ambulance, ouverture d’une pharmacie gratuite, la distribution de produits alimentaires pendant le ramadan, véhicules de transport à prix réduit, financement de coopératives féminines à hauteur de 02 millions UM.

Compte-rendu Djibril Sy


www.cridem.org


Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Boghé/ Le Centre médical reçoit un don de l’Association des femmes Halaybés de France




janvier 2011 une cérémonie de remise d'un important lot d'équipements médicaux offert au Centre médical par l'Association des femmes halaybés vivant en France. Ce don qui a été remis au nom de l'association par son secrétaire général, Mme Adama Aïssé Kane dite Thillandé, comprend un climatiseur pour la salle d'accouchement, 3000 masques, 2 pèse-bébés, 4 tensiomètres, des kits de pansement, des gants chirurgicaux, des compresses, des bandes, des sacs de récupération de seringues ainsi que des médicaments (gel hydro local, gels pour plaies, solutions isotoniques, Bétadine, solutions ophtalmiques, dacutoses, Atarax, hydrotyl, collyres, Nacl, désinfectants etc.). Il répondra sans nul doute aux besoins sans cesse croissants du personnel et des malades en matériels médicaux. La cérémonie s'est déroulée dans les locaux du centre en présence de MM. Niang Oumar, IDE, major représentant le médecin chef, Ndiaye Djibril, adjoint au maire et président du comité de gestion du
dispensaire ainsi que des membres du personnel. Le maire a vivement remercié les généreux donateurs pour ce geste qui vient au moment où "le centre médical de Boghé fait face à un manque cruel de matériels médicaux en plus de la vétusté des locaux et des équipements existants". Il a aussi appelé "le personnel de l'établissement
à prendre soin du matériel qui est destiné en priorité aux malades, surtout
les plus nécessiteux". Quant à Mme Adama Aïssé Kane, elle abondé dans le même sens en soulignant que la pérennité des actions de ce genre seront déterminées par le soin
que les bénéficiaires apporteront à ce 1er lot: "Nous sommes disposés à envoyer de nouveaux lots en fonction des besoins que vous exprimerez mais nous ne souhaitons pas qu'ils prennent le chemin des pharmacies privées! ", a-telle lancé à l'endroit des membres du personnel du CM avant de remercier le Dr Sy Moussa, un des ressortissants du terroir vivant en France, "qui a aidé l'association à faire les commandes". Arame Ndoye, Sagefemme d'Etat, responsable du service de la maternité, a à son tour, exprimé toute sa gratitude à l'AFHF "pour ce don qui contribuera à améliorer sensiblement les conditions d'accouchement de centaines de femmes qui viennent de tous les coins du terroir". Elle a ensuite émis le souhait de voir son service se doter d'une table d'accouchement plus confortable et d'une armoire. Créée il ya une décennie, l'Association des femmes Halaybés de France qui regroupe 75 femmes a pour but primordial d'aider les femmes à subvenir à leurs besoins. Ses ressources proviennent des cotisations des membres qui se
réunissent une fois par trimestre et des mutuelles de microcrédits. Ce geste hautement symbolique mérite d'être salué et encouragé car il traduit l'intérêt accordé par notre diaspora au bercail en dépit des conditions
souvent difficiles dans lesquelles elle vit dans les pays d'accueil. Souhaitons que ces interventions se pérennisent et s'élargissent dans des domaines aussi variés
que l'éducation, les AGR, la culture, les sports car les besoins sont multiples dans
les PSD où les conditions de vie deviennent de plus en plus critiques.

DIA ABDOULAYE
CP. BRAKNA
Brakna ...
Boghé:

Le candidat UFP élu maire de Tikwebra(Gorgol)Le candidat UFP élu maire de Tikwebra(Gorgol)





MohamedOuld Elhaj Malik, candidat UFP est sorti gagnant de l'election municipale de Tikwebra, localité relevant de la moughata de M’Bout( Gorgol).


Cet élection municipale a été organisée, dimanche, à Tikwebra, pour pourvoir le siège de maire resté vacant depuis le décès, il ya de cela plus d’un mois, de l’ancien maire de cette municipalité.
Le candidat UFP a réalisé le score de 8 sur les douze voix exprimées du conseil communal, contre 4 voix pour le candidat UPR.
ANI