vendredi 6 juin 2014

Présidentielles 2014: Démarrage de la campagne au Tagant



L’ouverture officielle de la campagne électorale du scrutin présidentiel du 21 juin n'a pas connu au Tagant l'affluence des grands jours. Plutôt moyenne cette affluence en ce début de campagne semble donner raison à ceux qui soutiennent que sans enjeu électoral réel point d’engouement.
 Toutefois, les staffs déjà présents au Tagant (celui du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz et celui du candidat Birame Ould Dah Ould Abeid) ont mis à profit cette première soirée électorale pour développer les grandes lignes de leur programme politique et inviter leurs sympathisants à traduire leur engagement en vote massif en faveur de leur candidat respectif.
A Tidjikja , l’ouverture de la campagne du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz a été marquée par le discours de la coordinatrice régionale Mme Zeinabou Abdoul Diallo, le discours du coordinateur régional de la campagne de  l’UPR Dr Mohamed Lemine Ould Hacen, le discours du secrétaire fédéral  Mr Mohamed Ould Abdy, les discours du député de Tidjikja Mr Sid ‘Ahmed Ould Dié et du maire de Tidjikja Mr Saleck Ould Saleck, le mot du candidat aux présidentielles de 2007 Mr Mohamed Ahmed Ould Baba Ahmed Ould Salihi et quelques intervenants triés sur le volet.
De façon générale, ces discours ont porté sur la nécessité de plébisciter le candidat Ould Abdel Aziz en lui assurant une victoire sans équivoque au premier tour. Quelques intervenants (le député de Tidjikja surtout) ont magnifié l’acte courageux posé par certains leaders politiques qui ont décidé de rompre les amarres d’avec l’opposition et de soutenir la candidature de Ould Abdel Aziz. Très applaudis, ces cadres du groupe des indépendants  de Tidjikja et du groupe Ijewen de Ghoudiye, ont marqué de leur présence le lancement de la campagne du candidat Ould Abdel Aziz qu’ils disent soutenir sans réserve. Certains intervenants ont mis en exergue la place et le rôle jouait par la ville de Tidjikja dans l’histoire et la formation de la nation mauritanienne, d’autres ont interpellé les responsables du directoire de campagne du candidat Aziz sur les manquements à corriger et les erreurs à éviter.
Par ailleurs, à coté de la présence des militants locaux (les militants de Tidjikja, les groupes de Rachid, de Nimlane, d’Iguevane, de Tentemlel, de Goudiye et d’oudey mejbour) l’on à pu noter, celle, non moins importante, des cadres venus de Nouakchott notamment Moustapha Ould Didi président de la sous section de l'UPR de Tidjikja, Dih Ould Zeine, Yoube Ould Bechir, Mini Ould Abdarahmane, Mohamed Ahmed Ould Lemrabott,  Imedou Ould Abdarahmane, Moustapha Ould Tarr, Didi Ould Saleck et Mohamed Ould Mbarreck.
Enfin, les échos qui proviennent des Moughataas de Moudjeria et Tichitt font état d’une présence,  plus ou moins, importante de sympathisants au niveau des sièges du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz et une quasi absence de mobilisation en faveur des autres candidats Birame Ould Dah Ould Abeid,  Ibrahima Mokhtar Sarr, Lalla Mariem Mint Moulaye Idriss et Bodiel Ould Houmeid.

Khalil sow-Tagant 




















jeudi 5 juin 2014

Dernière minute: Le muezzin de la Mosquée Talhaya de R'Kiz retrouvé pendu devant son domicile

Dernière minute: Le muezzin de la Mosquée Talhaya de R'Kiz retrouvé pendu devant son domicile Jeudi 5 juin, à 6 heures, Salem Ould Mamy (60 ans), le muezzin de la Mosquée Talhya à R'Kiz, a été retrouvé pendu sur un arbre qui se situe devant son domicile dans la ville.

Il s'est donné la mort au moment,où, toute sa famille dormait et les habitants de son quartier se trouvaient à la mosquée pour la prière d'El Vejr, apprend-on d'une source proche du défunt; C'est à la sortie des fidèles de la mosquée, qu'ils ont aperçu son corps attaqué sur une branche de l'arbre.

Et notre source de préciser que son corps a été déposé en présence des autorités administratives, judiciaires, sécuritaires et d'un médecin. Selon les analyses d'autopsie faites par le service médical de la Moughataa, Salem Ould Mamy s'est suicidé par pendaison.

Nous avons appris d'un membre de sa famille qu' il souffrait de troubles psychiques.
Tawary 

Qu'ont-ils fait pour être exclus ? Eleveurs et agriculteurs du Tiris Zemmour !


Qu'ont-ils fait pour être exclus ? Eleveurs et agriculteurs du Tiris Zemmour ! Il n’est pas surprenant que les Agriculteurs et Eleveurs du Tiris soient oubliés ou exclus de toute aide ou soutien de l’état. Sans être extrémiste, la préférence tend plutôt pour le qualificatif ‘’oubliés ‘’.

Pourtant, il y’a des personnes qui ont pris le risque ( très grand) de s’investir dans l’agriculture dans cette région difficile où l’eau potable constitue une denrée très rare. En effet, quelques oasis verdoyantes ont poussé. Oasis où cohabitent Maraîchers, Palmiers dattiers et élevage d’animaux.

Elles existent, tant bien que mal, depuis des décennies autour de Zouérate. Des initiatives exemplaires, réalisées avec beaucoup d’efforts et de sacrifice qui méritent d’être encouragées et soutenues par les Pouvoirs Publics.

Des Pouvoirs Publics qui n’ont jamais cessé de soutenir à grands frais les agriculteurs d’autres Régions et qui ferment toute perspective d’appui aux petits agriculteurs du Nord. Un ‘’Nord’’ que l’on trouve avec promptitude et très facilement lorsqu’il s’agit de la trésorerie de la SNIM et que l’on ‘’ perd subitement du champ’’ pour des mètres de grillage, des semences, des panneaux solaires ou des aliments de bétail …etc…

Comment peut-on ne pas douter du sérieux et de la crédibilité des responsables (au niveau national) ayant en charge les questions de notre Wilaya, si les éleveurs et les agriculteurs du Tiris sont abonnés à l’oubli et à l’exclusion ?

Est-ce normal de nous faire subir en permanence cette discrimination punitive de ce type ? Imputable très certainement à un dysfonctionnement d’une Administration soucieuse de déclarations de propagande pour se détourner de ses obligations primordiales que l’on serait en droit d’attendre d’elle.

Nous trouvons raisonnable qu’il faut aider ceux ayant eu la ‘’ chance’’ d’habiter les régions à vocation agricole ; mais nous trouvons injuste de ne pas encourager la volonté, l’esprit d’initiative et les réalisations dans une région moins lotie par la nature.

L’application systématique d’une telle planification de marginalisation est mortelle pour le présent et l’avenir.

Mohamed Lemine Ould Nebghouh
– Retraité Snim - Zouérate.

Zouerate/ SNIM : Des centrales syndicales dénoncent des agissements peu orthodoxes de la Direction Générale.

Zouerate/ SNIM : Des centrales syndicales dénoncent des agissements peu orthodoxes de la Direction Générale.
Des représentants de centrales syndicales (CGTM, CNTM,STMM) ont, lors d’un meeting tenu ce mercredi au local des délégués, dénoncé les pratiques employées par la Direction Générale de la SNIM, ce, après l’accord qui avait mis fin à la grève de trois jors observée par les travailleurs du 1er au 3 Mai 2014. Auparavant, Les dites centrales ont adressé une lettre de protestation à l’ADG.

« Nous sommes surpris et profondément déçus par des méthodes employées par la SNIM pour tenter de désunir les travailleurs. Après l’accord qui a mis fin à la grève, la Direction Générale s’emploie à encourager les non grévistes en leur octroyant un salaire de plus, des attestations de reconnaissance, chose qui n’a jamais eu lieu dans les annales de la SNIM.

Pire encore, ces salaires sont passés hors du circuit traditionnel, donc sans impôts », déclarent les délégués.

« Nous sommes pour la préservation du climat social, la pérennisation de l’harmonie, mais nous n’accepterons pas que des responsables mal intentionnés divisent nos rangs par des agissements rétrogrades et dépassés », averti un délégué.

A rappeler que des centrales syndicales (UTM, CMT) avaient hier une déclaration dans laquelle elles ont désapprouvé la décision de la CNTM, STMM, CGTM.
Mauriweb -

Lettre ouverte à son Excellence Mohamed O/Abdel Aziz,

Lettre ouverte à son Excellence Mohamed O/Abdel Aziz,   Président de la République Islamique de Mauritanie, Raïs Al fuqara’a,
Président en exercice de l’UA et promoteur du G5 du Sahel


Au carrefour de la civilisation arabo-berbère et négro-africaine, à la position la plus septentrionale du Sahel (le baobab le plus nordique de l’Afrique se situait au nord de Nouakchott) à l’intersection des deux plus grands déserts du monde, déserts en furie, le Sahara et l’Océan Atlantique, la Mauritanie est exposée à bien des problèmes multidimensionnels pour la résolution desquels dépend sa survie et son décollage socio-économique

Depuis un demi-siècle d’existence la Mauritanie se cherche malgré une population pas très nombreuse (environ 3,5 millions d’habitants) pour une superficie d’1.030700 Km² soit 5fois le Sénégal et 2 fois la France (pour une densité de3habitants au km²) avec des richesses minières...

(fer, cuivre, or, gypse, phosphates, halyte, minéraux lourds, terres rares), énergétiques (pétrole, gaz, tourbe, uranium et des potentialités d’hydrocarbures dans le bassin de Taoudenni et dans le bassin oriental intercalaire) et halieutiques (des espèces afro-tropicales et paléarctiques) considérables, le pays n’arrive pas à décoller.

Les relations entre les communautés arabo-berbère nomades et négro-africaines sédentaires ont toujours été ponctuées de conflits qui par moments ont failli hypothéquer l’existence même du pays.

La guerre du Sahara, les différents coups d’Etat militaires, les événements conflictuels entre communautés blanche et noire dont les séquelles ne se sont pas totalement cicatrisés.

Les différentes entités communautaires vivent en autarcie. C’est juste une juxtaposition ou une sommation de groupes qui cohabitent plus qu’ils ne coexistent.

Le pouvoir politico-militaro-économique des blancs a toujours tenté d’asphyxier la communauté noire à quelques exceptions près.

Avec l’avènement de la démocratie il y a eu des hauts et des bas :

Administration : De l’avènement de l’indépendance à nos jours elle a été le facteur prépondérant de conflits et de discorde entre les citoyens par le favoritisme, le clientélisme, le népotisme, le manque de patriotisme, de probité, de qualification du personnel, de lenteur, de lourdeur etc. De tout temps ni entre commerçants et clients, ni entre chauffeurs et voyageurs , ni entre visiteurs et hôtes ni entre malades et guérisseurs et quelle que soit l’appartenance communautaire il ya toujours eu ouverture, tolérance, hospitalité communion, solidarité, altruisme.

Mais dés que l’administration s’en mêle commencent les frustrations, la démagogie, l’injustice etc.

D’ailleurs toute une terminologie est mise en exergue pour raquetter jusqu’au vif le contribuable : thieub-thieub, dakhal-chi, gazra, mahu an dak much kila, dhalass raasak etc. si ce n’est la corruption et on te dira que le dossier ne fait pas le circuit de lui-même et il faut qu’on le fasse bouger. Et faute d’Etat pas d’Etat

Sur un autre plan très généralement le wali, le hakem, le commissaire de police ; le commandant de brigade etc. sont issus de la même communauté et gèrent une communauté différente de la leur au Sud alors que l’inverse n’est pas vrai au Nord.

Et quelle explication peut-on donner à cela ? D’ailleurs dans le cadre du principe de disposer de soi-même les postes de wali et de hakem devraient être des postes éligibles

 ASPECT SOCIAL :

• EDUCATION D’aucuns disent que les enseignants font semblant d’enseigner ; et l’Etat fait semblant de payer. Jusque-là, les lignes ont –elles bougé ? Ce n’est pas que certains enseignants font semblant d’enseigner c’est qu’ils ne peuvent pas enseigner faute de tests de recrutement et de formation. La plupart des diplômes sont scannés et les curriculums vitae truqués. Certains de ces « enseignants » ignorent jusqu’à l’existence des cinq continents et la maitrise des quatre opérations élémentaires de calcul.

Si un enseignant dit à ses élèves aujourd’hui on va conjuguer le verbe « j’aller ». Alors que va-t-il advenir des apprenants ?

Antoine de Saint- Exupéry disait : « chaque enfant que l’on enseigne est un Homme que l’on gagne ». Si un Etat souffre du déficit intellectuel de ses enfants, et de la non qualification de ses ressources humaines un tel Etat ne peut pas décoller. Ou le peuple est éduqué et l’Etat sera sinon, il ne sera pas. Il ne faut pas se tromper ; on ne peut pas être issu de la « MAHADRA » et prétendre enseigner dans le système étatique et vice versa sans formation.

L’Etat fait-il semblant de payer ? En tout cas au niveau de la fonction publique tout le monde prétend que les enseignants sont les mieux payés. Mais le paradoxe est là : on ne voit jamais les autres fonctionnaires démissionner pour rejoindre les mieux payés mais on ne voit que les « GUARAAY » quitter la fonction pour devenir commerçants, chauffeurs, hommes de tenue ou s’exiler… et le déficit d’enseignants en qualité et en quantité est toujours là. Et à quand la fin de cette hémorragie qui gangrène le système éducatif ?

Ceux qui sont chargés de réformer la réforme du système éducatif n’ont pas eux-mêmes confiance en leurs projets chaotiques.

Ils prônent l’arabisation à outrance de la communauté négro-africaine au détriment des langues nationales dont la promotion n’est qu’un vain mot. Certes, l’Arabe est la langue dans laquelle le Coran a été révélé mais cet argument à lui seul devra-t-il être la cause du gagne-pain de la communauté blanche et du gatte-pain de la communauté noire.

Si l’Arabe est une langue de développement, pourquoi les pétrodollars s’évertuent-ils à donner une priorité à l’enseignement de l’Anglais dans toutes les structures éducatives. Ces promoteurs de cette réforme ont tous leurs enfants s’ils ne sont pas à l’étranger dans les universités les plus prisées, à l’école française, au petit centre, à l’école Turque… et très souvent avec les moyens de l’Etat. Et les autres ce sont des cobayes, les enfants des pauvres. C’est pourquoi quand il y a grève d’enseignants, la hight-classe reste de marbre. Advienne que pourra parce que leurs enfants ne sont pas concernés.

Et qui sauvera les misérables !
N’est-ce pas le Président des pauvres ?

NB : Des présidents d’APE (Association des parents d’élèves) qui ne savent pas lire et encore moins lire entre les lignes se permettent de valider les « Etats généraux » pourvu que ça passe (sur le dos des déshérités) ou que ça casse (et l’on dira que c’est le Président qui veut bâillonner son peuple).

Nos ancêtres sont allés étudier l’arabe sans contrainte, de leur propre gré et ont été appelés des * Moody Saahal* et ont laissé leurs progénitures en place. Ce sont eux qui ont introduit les cases à Boutilimit. Ils sont cités parmi les sommités du monde musulman. On peut citer entre autres Thierno Souleymane Ball, El hadj Omar Alfoutiyou Tall, Abdel Kader Kane, Cheikh Moussa Camara, Ahmed Moktar Sakho etc. Et plus récemment El hadj Mahmoud Ba Djéol a révolutionné le milieu peul, il a crée des dizaines d’écoles arabo islamiques dénommés El fallah dans toute l’Afrique occidentale, octroyé des bourses d’étude à des centaines des jeunes qui constituent l’ossature de l’intelligentsia arabisant négro- africain. Alors aujourd’hui tendons nous vers une néo colonisation culturelle de la communauté négro-africaine ?

L’enseignement doit être démocratique. De toutes les façons tous les systèmes fermés sont devenus obsolètes ; périmés et qu’on le veuille ou non nous vivons dans un village planétaire ou tous les compartiments sont liés comme une toile d’araignée : www (world wide web)

Au moment où nos pays cherchent l’Emergence qui passe inéluctablement par la Science et la Technologie nous nous voulons nous cantonner à la littérature et à la poésie. Alors que les autres tentent de maitriser l’Espace et le Temps, lancent des satellites, fabriquent de drones, prônent la standardisation, la taylorisation, la robotisation, l’automatisme. Gorbatchaev disait : « Que le Japon devance de 70 ans l’Union Soviétique en matière d’informatique, un Japon qui fabrique de la viande à partir d’algues, qui pêche en utilisant de la musique pour conditionner la proie, qui fait parti du G8 ( les huit Etats les plus industrialisés au monde) malgré sa démographie foudroyante, son manque de matières premières, son espace réduit, son appartenance à la ceinture du feu (les grands volcans et séismes), l’effet des bombes Hiroshima, Nagasaki… Quelle est la fracture numérique qui nous sépare de ce Japon là ? Et à quand le premier téléphone portable made in Mauritania ?

Le climat se réchauffe, le désert avance, le paludisme devient endémique, le SIDA est à nos portes et Nouakchott (toponymiquement Noua= lieu ; Chott= dépression) se noie…Et l’école mauritanienne est elle apte à relever ces défis ? Les besoins horaires sont largement déficitaires car le temps d’apprentissage est inversement proportionnel aux programmes. Les mêmes disciplines dispensées en terminale devraient l’être depuis la seconde.

Ceci a pour conséquence que nos étudiants n’arrivent pas à tenir dans les Universités étrangères et faute de la place dérisoire octroyée à l’anglais, langue de base pour l’enseignement des Sciences et de la Technologie nos apprenants se retrouvent égarés.

L’époque des Jemal, des Jaaber, des Lo Gourmo, des Ndongo Mohamed Lemine, des Ahmed o/ Maloum de Motorolla, des Ba Mamoudou de la NASA est-elle révolue ? Nous assistons à un technotropisme (ou fuite des cerveaux) négatif pour la Mauritanie et positif pour l’Europe (où notre matière grise est surdiplômée et peu payée) ont-ils quitté leur pays pour des raisons politiques ? Le pays a besoin de tous ses valeureux fils installés à l’étranger. Son Excellence, vous devez les recenser, les rencontrer et les supplier de venir apporter leur pierre à la construction de l’Edifice Mauritanien.

Une école à la faveur des handicapés a été innovée ; c’est là une bonne chose mais faudrait il s’arrêter à mi-chemin ? Il est judicieux d’étendre la caisse nationale d’assurance maladie à tous les handicapés et orphelins. Ce qui me conduit à donner mon point de vue sur le plan de la santé.

• SANTE : le ministère de la santé et des affaires sociales (MSAS) préconise zéro évacuation à l’étranger. Pour prétendre à cet idéal il faut d’abord ménager les bases arrières ; ceci consistera à assurer la couverture vaccinale à 100%, à approvisionner tout le pays en eau potable, à prévenir les maladies endémiques (paludisme, sida…),à renforcer les unités de santé de base avec une large sensibilisation sur la santé communautaire, à construire et équiper les hôpitaux départementaux, à moderniser le plateau médical tout en mettant un accent particulier sur la formation continue et la motivation du corps médical.

 DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIMAIRE :

Ce secteur nourrissant 70% de la population mérite la priorité des priorités.

• AGRICULTURE : Autant que la campagne présidentielle est importante pour élire au plus un Chef d’Etat, autant la campagne agricole qui nourrit des milliers de paysans l’est aussi.

L’Etat a fort intérêt à revoir sa politique agricole au moment où les paysans ont des difficultés à s’acquitter de leurs redevances (entre autres facteurs limitant, une superficie de 0,5 ha est infraliminaire pour amortir une campagne rizicole).

Son Excellence, la température et la lumière n’attendent pas les discussions entre administration, paysans et Crédit agricole et le non respect du calendrier cultural compromet les rendements au-delà du 15 août.

Et qu’est-ce qu’on ne pourrait pas faire le long des 650 km de littoral fluviatile, du Karakoro, des oueds Garfa et Ketchi, des lacs R’kiz et Aleg, entre les guwds dans l’Aftout es Sahéli. Et à quand la révolution verte ?

En tous cas, cette révolution passera inéluctablement par l’éradication de BDM (Bombe de destruction massive) que sont le criquet pèlerin (schistocerca gregoria) qui dévore l'équivalent de son poids par 24 h, l’oiseau mange-mil (Quelea quelea), la chenille (Sesamia critica) qui compromettent aujourd’hui l’agriculture.

La pisciculture doit être introduite à grande échelle pour combler les déficits diététiques (le Tilapia est un candidat potentiel), tendre vers la sécurité alimentaire et amoindrir l’exportation des produits agricoles au moment où nos voisins parlent de GOANA (Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance).

La culture traditionnelle du walo qui devrait être améliorée est laissée à elle-même.

L’année dernière malgré les milliers d’hectares de crues, la production céréalière a été quasi nulle s’expliquant par entre autres facteurs le manque de maitrise des lâchées d’eau au niveau du barrage de Mananti. Dès que les eaux commencent à se retirer on voit l’arrivée de nouvelles crues qui font éclater les graines de toutes les surfaces emblavées par phénomènes de coulure. Manque-t-on d’experts au niveau de l’OMVS pour le savoir ?

Son Excellence, vous venez de creuser un canal de 55 km pour irriguer 16000 ha. Il y a lieu d’y aller avec dextérité en prenant des leçons sur ce qui s’est passé en Irak, le long du Tigre et de l’Euphrate où le sel a remonté sous l’effet de la température par phénomène de capillarité compromettant ainsi l’agriculture. Le Typha peut obstruer ce canal d’irrigation. Ainsi donc nos agronomes et en particulier nos pédologues doivent prendre le problème au sérieux en passant par des tests pilotes sinon seules les espèces euryhalines (adaptées au milieu salé) pourront pousser.

• ELEVAGE :

C’est un secteur qui devrait profiter à toute la sous-région dans le cadre du marché sud-sud surtout à l’Afrique centrale où la mouche tsé-tsé constitue un facteur limitant pour le développement de la mamofaune, et à l’Europe dans le cadre du marché nord-sud. Cependant ce secteur est lui aussi conditionné par la pluie qui se raréfie ces dernières années.

En 2002 le cheptel a été décimé par milliers consécutivement à des pluies diluviennes et le thermomètre n’avait affiché que 13°c. Que se passerait-il si une telle situation récidivait ?

Il y a lieu de chercher des solutions idoines pour rendre notre élevage plus performant qui passe entre autres par l’assurance de la couverture sanitaire des animaux, la gestion des pâturages, l’organisation des terroirs, la généralisation de l’insémination artificielle et la distribution de géniteurs de races pures aux associations pastorales, la formation , la sensibilisation et l’éducation des éleveurs en attendant la mise en place d’un élevage moderne, intensif, compétitif…

Pendant la saison des pluies il y a lieu de diminuer les importations en lait pour favoriser la consommation et la commercialisation de la production laitière nationale.

L’exemple des Pays-Bas doit nous inspirer : pour une superficie et un nombre de têtes de bétail plus réduit et une production exponentielle en viande et en lait dont la population s’alimente par robinet.

Le plus inadmissible c’est qu’à chaque campagne agricole, il y a mort d’hommes consécutifs aux conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs. Tout le cheptel national vaut-il la mort d’un citoyen ? Les éleveurs ont besoin d’être éduqués et leur bétail élevé ainsi donc passé d’un élevage extensif, aléatoire, conflictuel et peu rentable à un élevage intensif plus sécurisé. Et notre grande gendarmerie ne pourrait elle pas prévenir à chaque campagne agricole ces conflits. Par exemple empêcher le déplacement d’animaux au niveau de la station de pompage de Kaédi, passage obligé pendant toute la période des opérations culturales.

Les animaux et plus particulièrement les camelins peuvent rester au Nord du 17°parallèle pendant toute l’hivernage ou se faire paitre dans l’Aftout es Saheli pour diminuer les risques de conflits.

En plus des protections mécaniques par les grillages, il y a lieu de vulgariser l’Euphorbia balsamifera (par son latex toxique, par sa remanescence, son grand pouvoir de régénération, son adaptation aux conditions xériques) et certaines légumineuses (qui, en plus de leur pouvoir fertilisant, sont capables de fabriquer de l’ammoniaque) dont les épines permettent de protéger les plantes, le Mimosa pigra, l’Acacia ataxacantha et l’Acacia melifera (biotope de prédilection des abeilles, l’apiculture -production de miel- est une AGR permettant de lutter contre la pauvreté).

La gestion des pâturages doit passer par l’introduction de données d’aviation et de télédétection avec assistance sur le terrain pendant la transhumance pour sauver notre cheptel. Ainsi donc, nos forces armées, dans le cadre d’une armée au service du développement, peuvent participer à ce processus parce que finalement c’est la sommation des terroirs qui fait le territoire dont la sauvegarde de l’intégrité est assurée par l’armée.

• LA PECHE.

Une catastrophe dans l’extraction du pétrole off-shore (rupture d’étanchéité d’un pipe-line, explosion d’une plate-forme, défaillance technique d’injection d’eau dans les puits pétroliers etc.) effacerait d’un revers de la main nos potentialités halieutiques et ornithologiques du PNBA (Parc national du Banc d’Arguin) et du parc de Diawling, malgré l’existence de facteurs positifs: hauts-fonds, thermocline, zones euphotiques, upwelling, fusionnement de phytoplancton et corrélativement de zooplancton etc.

Et la Mauritanie perdra sa position de pays aux côtes maritimes parmi les plus poissonneuses au monde, comme elle a perdu son rang de 2e producteur de gomme arabique après le Soudan avec les années de sécheresse.

La Norvège a su harmoniser ses deux poumons économiques : son pétrole off-shore et ses richesses halieutiques mais à quel prix et à quelle expertise.

L’Institut mauritanien de recherches océanographiques et de pêche doit désormais, en plus de ses activités traditionnelles, surveiller les risques de pollution en mer, liés à l’exploitation du pétrole.

Des poissons doivent être élevés dans des aquariums contenant l’eau de mer de proximité des champs pétrolifères et suivre leur métabolisme et ainsi déclencher la sonnette d’alarme en cas de besoin.

Il y a nécessité de simuler des scénarios catastrophes et jauger nos capacités de réaction ; apprêter des sarcophages en cas de marée noire qui pourrait avoir des conséquences incalculables, entre autres diminution de la biomasse, périclitement de la biodiversité. Incendie ou pas, les extincteurs doivent être en place car mieux vaut prévenir que guérir.

• Environnement : La disparition des ligneuses due beaucoup plus à l’anthropisation qu’au glissement des isohyètes vers le sud, n’aide pas le secteur primaire. La Mauritanie a déjà mangé son capital naturel (par le fer, le feu et la dent) passant d’une phase de désertification à une phase de désertisation.

Les employés du chemin de fer Nouadhibou-Zouérate meurent par petit feu sous l’effet de la silicose.

Les employés sont-ils des victimes consentantes ? D’ailleurs l’exploitation de toutes les mines mérite une surveillance permanente du pouvoir décisionnel. Combien d’employés ont perdu la vie à la MORAK (Mine d’or d’Akjoujt) ou plutôt « mort d’Akjoujt ». Pour l’extraction de l’or, des substances hyper toxiques sont utilisées telles que la cyanure et l’arsenic. Que se passe-t-il aujourd’hui au Tasiast ?

D’ailleurs la Mauritanie doit cesser d’exploiter et d’exporter ses matières premières pour les transformer in situ pour lutter définitivement contre le chômage et être la première Puissance de l’Afrique occidentale. La Mauritanie doit cesser d’être « un mouton mort dans le désert où chaque charognard vient y prendre sa part.

Les grands massifs dunaires que sont l’Azefal, l’Akchar et l’Amoukrouz avancent irrésistiblement. C’est beau de planter un million d’arbres (un arbre pour trois habitants), mais rien ne sert de courir, il faut partir à point, encore faudrait-il les protéger ! Où est passée l’ancienne ceinture verte de Nouakchott ?

La grande muraille verte africaine doit nous intéresser plus que quiconque car nous sommes directement sur la ligne de front et notre armée nationale devrait participer à freiner l’avancée de ce désert, mission aussi noble que la sauvegarde de l’intégrité territoriale. Il ya lieu de pulvériser les semences par avion et penser a l’introduction des pluies artificielles.

Son Excellence, lors de l’une de vos visites à Nouadhibou, vous aviez dit en présence des populations et de la presse nationale et internationale que vous connaissez les auteurs des exécutions extrajudiciaires des soldats et officiers négro-africains pendants les douloureux événements et ceux qui ont mis le sud du pays en embargo délibéré pendant un demi-siècle.

Aujourd’hui, au nom de l’intérêt suprême de la Nation il y a lieu de tourner définitivement cette page sombre de notre histoire.

La communauté négro-africaine se trouve coincée dans un triangle (la forme mécanique la plus solide) dont l’un des sommets est occupé par le devoir de justice, le deuxième par le devoir de mémoire, le troisième par le devoir de pardon et le centre de gravité par la réconciliation nationale pour l’UNITE NATIONALE.

Le sud du pays après un demi-siècle d’indépendance souffre d’un retard socio-économique criard. Il y a lieu d’afficher une volonté politique réelle par une discrimination positive de cette partie du pays pour la concorde et l’unité nationale. Il y a lieu de créer des pôles de développement pour chaque région en fonction de ces potentialités.

En plus des objectifs transversaux (adduction d’eau, électrification, construction de structures de santé et d’éducation) il y a un problème de désenclavement qui se pose et qui passe par la construction de la route Kaédi-Maghama, l’équipement en bacs de Boghe, de Kaédi, de Gouraye qui donneront un punch à l’intégration avec nos voisins du sud ; la construction d’un chemin de fer de l’océan au Kharakhoro.

• LE TRARZA :

-La construction du pont entre les deux Rosso.
-L’exploitation des tourbes Keur Macène pour se substituer à la coupe abusive de bois comme combustible.
-Le développement de l’éco-tourisme au niveau du parc national de Diawling.
-Le creusement du lac Rkiz pour le développement de l’agriculture.
-L’exploitation agricole des inter-dunes (guwds) en utilisant l’eau de l’Aftout es Sahéli.
-Le creusement de tous les anciens affluents du fleuve.
- la réutilisation des eaux de pluies de Nouakchott après pompage pour en faire des piscines naturelles entre Rosso et Nouakchott pour réintroduire les anciens écosystèmes.

• BRAKNA :

- Erection de la ville de Boghé en capitale régionale et Darel Barka en préfecture : il y a lieu de penser à un nouveau redécoupage pour ne pas léser les privilèges des uns et des autres.
- L’approvisionnement en eau potable de la ville de Boghé à partir du fleuve. (il suffit d’adjoindre une station d’épuration à la station de pompage du périmètre agricole).
- L’exploitation des phosphates de Boffal.
- La réhabilitation et l’extension du casier pilote de Boghé.
- La mise en place d’une économie intégrée au tour des lacs d’Aleg et de Mâle.
- L’introduction de la pisciculture dans le marigot de Djinthiou : une innovation de la lutte biologique contre le plasmodium et par voie de conséquence, contre le paludisme.

• Le Gorgol :

- La construction de l’usine de sucre et promotion de la culture de la canne à sucre.
- La sauvegarde des grands pâturages.
- La réhabilitation de la société nationale de viande.
- La dynamisation du centre de recherches agronomiques et de l’ENFVA.
- Le développement de la pêche artisanale à Foum Glieita.
- L’appui aux deux universités d’enseignement originel qui ont eu à former des sommités du monde islamique connus dans toute la sous-région : l’Université de feu El hadji Mouhamadou Bocar KANE et de feu Amadou Néné BA.

Le GUIDIMAKHA :


Par sa position altimétrique, le Guidimakha est un véritable exutoire des eaux venues des hauteurs de l’Assaba et du Gorgol. Toutes ces eaux s’écoulent dans des failles (Garfa, Tourimé, Ouad Saloum etc.) peuvent être domestiqués et par conséquent profiter à la région, lui restituant ainsi son titre d’antan de grenier du pays avec la construction de seuils de ralentissements.

L’exemple le plus illustratif est celui de Ndiew permettant d’améliorer le niveau de vie de ses habitants.

-L’intensification des recherches minières au niveau de la partie de la chaîne des Mauritanides qui gisent dans cette région pour bouster l’économie du sud-est du pays.

-La construction d’un complexe industriel intégré qui aura pour composante une raffinerie d’huile à partir d’arachide cultivé in situ en attendant la culture de tournesol, une oléagineuse en forte teneur en lipide ; une savonnerie à partir de cette huile ; une fabrique d’aliments de bétails à partir des résidus d’arachides pressés, des cortex, des noix, du palmier-Doum (Hyphaena thebeica) mais aussi des gousses des légumineuses ( indicateurs de fertilité) dont regorge cette région ; une usine de boisson à partir des fruits de baobab ( Adansonia digitata).

-Un conditionnement de miel (des activités apicoles seraient possible avec l’élevage d’essaims d’abeilles) et de gomme arabique avec Acacia senegal( la Mauritanie a été la seconde productrice mondiale après le Soudan. Ce complexe peut fonctionner avec du courant produit sur place à partir de l’énergie extraite de la super position des graines d’arachides dans les silos.

-La mise en contribution pour le développement local voire national de la manne financière apportée par les immigrés (diaspora).

• Infrastructure : ceux qui ont une vision courte verront le futur pont entre Rosso Mauritanie et Rosso Sénégal comme un trait d’union entre deux pays mais c’est plus que tout cela : c’est un transcontinental qui relie non seulement l’Afrique septentrionale (Detroit de Gibraltar) à l’Afrique Australe (Cap) mais deux continents : l’Afrique et l’Europe. Et ceci est l’un des objectifs du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique).

Ce sont ces transcontinentaux qui ont permis le développement du Grand Nord américain.

• Energie : L’écoulement gravitaire au niveau du barrage de Foum Gleïta, lieu de convergence des deux Gorgol (Gorgol noir et Gorgol blanc), avec possibilité de génération d’électricité, devrait bénéficier à des milliers de paysans et à moindre frais, en irrigant des milliers d’hectares (aujourd’hui en jachère forcée par la régénération de la strate arbustive)

Toutes les formes énergétiques doivent être vulgarisées : la photo voltaïque, l’éolienne ; l’élaboration de l’électricité à partir du gaz ; l’utilisation de la tourbe (la Mauritanie peut exploiter ce combustible solide pendant plus de vingt-ans à raison de quinze ouguiya le kilogramme tout en engraissant les zones agricoles avec.

Lutte contre les déprédateurs : pour la lutte contre le criquet pèlerin il ya lieu d’introduire la lutte biologique (green force) par pulvérisation d’un champignon (le Metharizium ovoviride) qui émet des tubes polliniques qui tuent les criquets par asphyxie.

Les grands problèmes de l’heure :

 La question nationale

- La cohabitation entre les communautés
- L’officialisation des langues nationales
- Le partage des postes de responsabilité
- L’accès à l’Etat civil
- L’égalité de chance entre tous
- La justice pour les auteurs des événements
- La non expropriation des terres de culture voire leur restitution. Les mauritaniens qui s’insurgent contre la construction de colonies de peuplement doivent aussi s’offusquer de la confiscation des terres à Donnaye (Arrondissement de Dar El Barka).

 La question haratine

- L’émancipation réelle des Haratines
- L’éradication définitive de l’esclavage
- Le renforcement du taux de scolarisation
- L’élimination du mode de vie hideux de dockers

 l’intégrisme religieux :

la religion musulmane étant jusque là jaugée par les cinq piliers de l’islam, aujourd’hui nous assistons à des poseurs de bombes, des Kamikazes, des prises d’otages et le paradoxe très souvent c’est entre musulmans que cela se passe alors que notre religion est une religion de paix et de tolérance. Mais aussi ne devrons-nous pas nous méfier des franc-maçon (que comprenons-nous quand la banque mondiale refuse les soutiens financiers à l’Ouganda puisque ce pays refuse de reconnaitre les mariages homosexuels)

 Le problème structurel :

- La baisse de la pluviométrie qui compromet l’existence du cheptel et par voie conséquence la disparition de la civilisation pastorale.

Si avec le barrage hydro-électrique de Manantali, on peut parler de MDP (Mécanisme de développement propre) : de simples chutes d’eau entraînant des turbines qui transforment l’énergie potentielle en énergie électrique, sans pollution aucune, notre pays doit se soucier du réchauffement climatique, d’autant plus que notre capitale est dans une dépression (-22 m IGN), que le cordon dunaire du littoral a disparu pour des fins de construction. Il suffit d’un rien pour que l’eau déferle de Nouakchott à Saint-Louis par l’Aftout es-Saheli et de Nouakchott à Akjoujt par les sebkhas de Ndramcha et d’Idjill.

Pour mémoire, en 1950 (“Amo 50”), l’eau du fleuve avait débordé de son lit majeur pour atteindre Nouakchott. L’on pourrait penser à une exagération. Comment alors expliquer les phosphates qui gisent dans le triangle de Bofal ou les grains de pollen d’Avicennia africana enfouis dans des roches argileuses à Boghe visibles au microscope électronique sinon que la mer était venue jusque-là.

Les crues de l’hivernage de l’année dernière à Nouakchott, consécutives à la remontée de la nappe phréatique, aidées par les pluies (et pourtant la capitale passe par l’isohyète 150 mm) sur un sol halophile saturé… doit interpeller notre conscience collective.

Et qu’adviendrait-il si le biseau salé (nappe salée en dessous de la nappe d’eau douce) remonte et contamine la nappe dulcicole ? Et que sera le pays sans Nouakchott ?

Heureusement que le projet d’adduction d’eau de Nouakchott est en passe de s’achever (projet dit Aftout es-Saheli).

- les quartiers de Sebkha, d’El mina, de Basra, de Socogim, de Bagdad, de Kouffa, de Netec, de Tévrah-zeina etc. sont menacés.

Qui avait prévenu qu’une pluie torrentielle allait nuitamment rayer Tintane de la carte.

Et pourtant toutes les grandes villes du monde sont bâties sur des façades maritimes.

Les solutions doivent s’inscrire dans la durabilité ; le réseau d’assainissement doit être de mise.

L’unité nationale : très peu de progrès enregistrés

- Les différentes communautés vivent en autarcie, les mariages sont endogamiques
- Les systèmes de castes sont fermés, héréditaires et continuent à prédominer.
- Le système tribal freine le développement.

A chaque conseil de ministres les négro-africains sont mécontents du fait de leur sous nomination et chaque tribu qui ne voit pas l’un de ses congénères promu en fait autant. Et dans ces conditions comment allons nous former un Etat voire une Nation ?

La matière grise est en chômage technique et c’est comme si le pays ne voulait pas de ses valeureux fils et pour exemples :

Ould Guig : non sa mère serait noire malgré qu’à son époque il a dirigé d’une main de fer la primature et changé les comportements irresponsables.

Chbih ould Cheikh Melaimine : non il serait d’origine marocaine et pourtant à aucun moment les Nigériens n’ont dit que Mamadou Tandian est d’origine mauritanienne (djéoloise).

Et si les noirs américains refuseraient de voter pour Oboma parce que sa mère est blanche et inversement. Aujourd’hui le monde a évolué, les critères WASP (white, Anglo-Saxonne and Protestant) ne sont plus valables pour être Président des Etats-Unis

Nebkhouha : non sa mère serait d’origine guinéenne. Madame la ministre qui a révolutionné le secteur éducatif d’un label indélébile. Elle a été remplacée depuis par 4 ministres.

Mohamed Khouna O/ Haidalla, l’ex président de la Mauritanie, le grand patriote, lui qui lors de la menace de la ville de Kaédi par les crues est venu d’avion non pour faire un discours mais pour prendre la pelle pour relever le niveau de la digue et quand le Président retrousse ses manches qu’attend le peuple (une image qui mérite d’être immortalisée) lui qui a refusé l’exil doré proposé par ses pairs pour venir purger sa peine au pays… Mais on ne voudra pas de lui parce que c’est un Rgueibi.

On ne veut pas des mauritaniens nés au Sénégal. Ont-ils choisi leur lieu de naissance, leur antériorité, leur lieu de décès.

Quand la Mauritanie à joué contre le Sénégal et nous en sommes sortis victorieux avec le Chef de l’Etat premier supporteur des Mourrabitoun, certains chauvins on dit que le Sénégal qui a joué contre le Sénégal. Finalement que voulons-nous ? Une Mauritanie toute blanche, toute noire, hybride ou de ce qu’Allah a fait de nous. Nous voulons être riches de nos différences et non pas souffrir de celles-ci « le tapis est beau par la richesse de ses couleurs » Amadou Hampâte Ba. Heureusement que tout le monde n’est pas raciste dans ce pays ! Mes différents séjours en prison m’ont édifié là-dessus.

Son Excellence, tout n’est pas nébuleux quel que soit ce que dirons vos détracteurs.

-La lutte contre la gabegie : et quel est son impact positif sur l’économie nationale ?

 Le réseau routier s’est largement développé.
 L’érection de nouveaux quartiers a vu le jour.
 Le réseau électrique a connu un développement sans précédant.
 Des boutiques ont été ouvertes à des prix symboliques pour subvenir aux plus démunis.
 Des points de vente de poissons ont été ouverts ça et là.
 Des grands périmètres rizicoles sont entrain d’être mis en valeur.

Mais face aux dossiers explosifs il y a lieu de garder son sang froid d’accepter de dialoguer avec tout le monde : les Politiques ( le peuple souffre de cette crise et le hadith qui dit « aime pour ton frère ce que tu aimes pour toi » n’existe pas en politique) les Mouvements ( l’IRA, Touche pas à ma nationalité, les Flam, les Islamistes, les mouvements de femmes (50 à 52% de la population no emancipation, no developement) et des jeunes (« le peuple sera ce qu’en fera sa jeunesse », « la jeunesse c’est le levain du développement », « dis-moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quel peuple tu seras », la Chine ne peut prétendre à la 1ère puissance mondiale pour un problème de bouches à nourrir, la Russie ne prétendre à la 1ère puissance mondiale pour la même raison, les Etats-Unis ne sauraient être la 1ère puissance mondiale si sa jeunesse est conditionnée par des hallucinojeunes et la Mauritanie ne peut connaître un développement humain durable si sa jeunesse est droguée d’où une lutte d’arrache-pied contre les stupéfiants), les Erudits (les faux marabouts, les uléma « banafa » de Sidi Yahya, ceux qui ont été par leur silence complices des douloureux évènements de 1989 et ceux-là mêmes qui se sont réunis pour vous demander de vous représenter à la magistrature suprême ne méritent pas d’audience chez vous, ils doivent être neutres au-dessus de la mêlée).

Excellence, vous êtes humain et tout humain est faillible donc vous êtes faillibles et il ne faudrait pas compter sur cette catégorie de faux dévots quand vous serez sur une pente.

Quant à la société civile, elle a un rôle important à jouer pour la pérennité de la Mauritanie et c’est sûr que le bon sens permettra de trouver des solutions idoines car nous ne voulons pas de printemps arabe qu’Allah nous préserve de ce qui se passe en Tunisie, en Lybie, en Egypte, en Syrie. Nous ne voulons pas de la Balkanisation (Soudan du sud et Soudan du Nord) de la Balkanisation (Soudan du sud coupé en deux) ni de se qui se passe en Centrafrique. Qui a gagné le Celeka ou les Antibalaka ? Ce qui est sûr c’est que le peuple centrafricain a tout perdu et avec elle l’Afrique (La France revient : colonisation, néo colonisation, indépendance dans l’interdépendance, Françafrique ?

Nous ne voulons pas de veuves, ni d’orphelins, ni de refugiés, ni d’enfants séparés de leurs parents, ni de forces étrangères d’interposition entre belligérants.

Nous avons encore le temps, le génie humain et nos vertus pour nous réconcilier de façon sincère et définitive.

Il est grand temps de créer un haut conseil de prévision des catastrophes et des conflits.

L’Etat doit et de façon urgente, responsable et décomplexée, organiser un véritable dialogue entre le nord (aujourd’hui seul pôle d’attraction avec les mines et le poisson) et le sud avec une discrimination positive pour ce dernier pour rétablir les disparités socio-politico-économiques pour le salut de la Nation avec un sens patriotique élevé et inédit (Mandela a initié Vérité et Réconciliation (Son Excellence, quel est votre héritage de ce grand leader africain qui a continué sa mission même pendant sa mort, qui a permis aux voisins ennemis Castro et Obama de se serrer les mains et Hollande et Sarkozy de s’asseoir côte à côte et échanger ?) Kérékou, la Conférence Nationale)L’Etat doit jouer équitablement ce rôle de trait d’union entre le Maghreb et l’Afrique Noire en reprenant honorablement sa place à la CEDEAO ; et favoriser l’intégration des peuples dans le respect de la diversité culturelle, condition sine qua non de l’existence d’une Nation.

Tous les élus d’Allah le savent : de nuages de baraka se sont formés au dessus de la Mauritanie et la pluie attend la réconciliation pour tomber.

Vive la Mauritanie !

Alhousseynou Sy
Professeur, directeur du lycée de Djéol



Source : Dia Abdoulaye

Dernière minute: le candidat de l'AJD/MR ouvrira sa campagne à Zouératt

Dernière minute: le candidat de l'AJD/MR ouvrira sa campagne à Zouératt Ibrahima Mokhtar Sarr, le président du parti Alliance pour la démocratie et la justice-Mouvement pour la réforme (AJD/MR) a quitté Nouakchott, mercredi 4/6, pour Zouératt, la capitale du Tiris-Zemour ,d'où, il ouvrira sa campagne électorale pour la présidentielle du 21 juin.

Au cours de ce déplacement, le candidat de l'AJD/MR est accompagné d'une importante délégation dont des membres du bureau exécutif de son parti,nous apprend une source sûre.

Et au moment, où,nous mettons en ligne dépêche, le cortège se trouve à Akjoujt, où, il passera la nuit, avant de reprendre le chemin, demain, pour la capitale du nord.
Tawary

mercredi 4 juin 2014

Nouadhibou : urgent : Occupation des locaux de l’ALPD

Nouadhibou : urgent : Occupation des locaux de l’ALPD Une soixante de refugiés en Mauritanie résidant à Nouadhibou occupent depuis le Dimanche 01 Mai 2014 le bureau régional de l’ONG ALPD. Cette dernière représente dans la capitale économique l’organisme onusien chargé des refugiés le HCR.

Faute de permis de travail, certains d’entre eux se sont retrouvés du jour au lendemain dans la rue pour loyer impayé. Ils ont élu domicile dans le hall du siège de l’association avec leur maigre bagage.

Une commission composée de deux employés du HCR et de leur avocat avait effectué le déplacement pour rencontrer les occupants du siège de l’ALPD. 2 jours de négociations, au final le résultat reste vain.

Les refugiés campent sur leur position à savoir vouloir rencontrer le représentant du HCR en Mauritanie. Les négociateurs sous la houlette de Betina laissent entendre que leur boss ne pourrait effectuer le déplacement, sa sécurité ne serait pas garantie.
Abou Oumar Ba

Petit tour à Néma en cette période de canicule: Cinquante degrés à l’ombre

Petit tour à Néma en cette période de canicule: Cinquante degrés à l’ombre

  En cette fin de mai 2014, la vieille ville de Néma est intouchable. Une chaleur maximale s’abat, implacable, sur tous ses environs. Mais, c’est tout à fait normal : ne dit-on pas que ce qui vient en son temps n’est pas condamnable ?

Les quelques dizaines de millimètres de pluie ont, en plus d’avoir rafraîchi, quelques heures, l’atmosphère, ont aussi fait pousser quelques herbes que les chèvres et moutons d’Oum Lahbal, Oum Lawam et autre Aoueïnat Zbil s’arrachent à « corne-joie ».

Les clients des auberges et simulacres d’hôtel, comme N’Gadi, racontent que la climatisation n’a pas pu résister à la forte vague de chaleur dont souffrent les quatre coins du Hodh Chargui. Déjà, un climat de campagne électorale commence à s’installer.

Pour preuve, la frénésie qui s’est emparée des sièges des partis, comme l’UPR ou El Wiam, dont les directions nationales ont décidé de participer à la présidentielle de juin prochain.

Comme un marché de Bamako, le grand souk de Néma s’étale, avec ses sons et ses couleurs. Un véritable melting-pot de boutiques achalandées de marchandises de toutes provenances. Des tissus d’Arabie aux ingrédients de Tombouctou ou de Mopti. Comme à Nouakchott, les vendeurs de carte de recharge, les « envoyez-crédit » déploient forte gorge, pour s’attirer le maximum d’une aléatoire clientèle venue de toute la wilaya.

Bassiknou: citadelle de l’esclavage

Située à plus de deux cents kilomètres de Néma, la moughataa de Bassiknou n’est qu’à quelque soixante kilomètres de la frontière avec le Mali (soixante-sept, exactement). C’est à ce titre que son célèbre camp d’Agour accueillit, au début des années 90, des milliers de touaregs fuyant les hostilités entre les séparatistes du Nord et l’armée malienne.

Cette fois encore, le camp de M’Berra, à sept kilomètres de la ville, refait l’histoire, en accueillant plusieurs autres milliers d’Arabes du Mali, suite aux revendications sécessionnistes des groupes armés du Nord. Selon les rapports de SOS Esclaves, la ville de Bassiknou est parmi les plus affectées des localités nationales par le phénomène de l’esclavage.

Plus de quatre cents victimes de ces pratiques y vivent, depuis quelques années, après avoir fui leurs anciens maîtres qui transhument entre Azamad, Mzeïrig et autres Mbeïket Lahwach et qui échappent ainsi, selon les responsables judiciaires du Hodh Chargui, aux poursuites de la justice.

C’est pourquoi les dizaines de plaintes, déposées au Parquet de Néma, restent lettres mortes et que les rares esclavagistes qui se présentent,devant les juridictions, sont complaisamment relaxés, via liberté provisoire et mise sous contrôle judiciaire, synonymes, selon Maaloum Ould Mahmoud, représentant local de SOS Esclaves, les auteurs de pratiques esclavagistes bénéficient de liberté tout court.

Et ce n’est pas la dernière affaire de l’esclave M’Beïrika, quinze ans et déjà fille-mère, qui défraie la chronique, depuis quelques jours, à Néma, qui va démentir cette triste réalité de la compromission de certaines autorités judiciaires avec l’esclavage.

Dans cette affaire, Toutou Mint Nani a reconnu, devant les magistrats, qu’elle employait, depuis sa tendre enfance, M’Beïrka, sans contrepartie, ce qui est considéré, en vertu des dispositions de l’article 6 de la loi 0048/2007, comme une pratique esclavagiste. Pourtant, Toutou Mint Nani a été, tout simplement, remise sous contrôle judiciaire.

Et la victime, malade, remise, difficilement, à son frère El Kheïr que SOS Esclaves a aidé, après une fuite de trois jours du campement de ses maîtres où il a laissé sa mère et son petit frère souffrir des monstruosités de l’esclavage.

Les 3x70 : un calvaire

Kiffa/ Fam Lekhdheïratt : 70 kilomètres. Fam Lekhdheïratt/Tintane : 70 kilomètres. et Tintane/Aïoun : 70 kilomètres. Voici les trois tronçons de soixante-dix kilomètres chacun qui faisaient la terreur des usagers de l’axe Kiffa/Néma. Rien à faire. Un véritable « Siratt ».

Impossible à contourner, sauf en avion, comme fait le président des pauvres, quand il décide d’aller à Néma. Pourtant, depuis au moins six ans, des engins et des bennes de l’ATTM, une filiale de la puissante société minière, sont censés construire cette route. C’est à croire qu’elle ne peut accomplir que cinq à dix kilomètres par an.

Si les deux soixante-dix (Kiffa/Fam Lekhdheïratt et Tintane/Aïoun) sont à peu près praticables, le troisième, entre Tintane et Fam Lekhdheïratt, reste un véritable bourbier où il faut au moins deux à trois heures, pour le parcourir, dans un terrible cahin-caha de vrombissements et de poussière.

Degnou, senguetti, chroutt et lahm d’el-wahch

Boissons (senguetti et degnou), condiments (chroutt) et viande séchée (lahm el-wahch), des choses que tout visiteur de Néma ne doit pas rater. Des boissons et des condiments dont le goût, la saveur et, surtout, les effets témoignent du profond brassage culturel, entre les habitants de ce vaste Est et les populations du Mali voisin dont ils ont dépendu jusqu’aux années 1945.

Manger du riz blanc, sans une ou plusieurs poignées de chroutt est, tout simplement, impensable. Couper sa soif, sans ingurgiter fortes calebasses ou pleines coupes d’un degnou ou senguetti rafraîchissants est quasiment une hérésie, à Néma. Et passer, sans savourer quelques grosses coupures d’une prétendue tendre viande de très rares biches ou gazelles que quelques aventuriers « derass » (chasseurs, en hassaniya), traquent, parfois, jusqu’aux confins les plus reclus des frontières entre la Mauritanie et l’Algérie.

C’est certainement pour ce dur labeur que le kilogramme de cette viande coûte les yeux de la tête, à 13 000 UM le kilo, sur le comptoir de ses rares vendeurs tapis dans un des coins les plus enfouis du vieux marché de la ville. Paradoxalement, les plus grands braconniers sont les autorités administratives et sécuritaires.

Les services chargés de la protection environnementale doivent, alors, faire contre mauvaise fortune bon cœur et se rabattre, pour calmer leur ardeur et justifier, un tant soit peu, leur maigre salaire, sur les pauvres bûcherons qui prennent le risque de convoyer quelques dizaines de sacs de charbon, rudement « cueillis » des rares arbres d’un austère Kouch ou des environs lointains de Nara, vers le Mali…

Sneiba El Kory

Envoyé spécial

mardi 3 juin 2014

Moudjeria : retour aux sources

Le Tagant se caractérise par son étendue géographique, c’est une région comprise entre celle du Brakna et de l’Assaba. Zone sylvo pastorale par excellence, le Tagant est composé de dunes de sable, de vastes plaines avec une faible végétation, et de montagnes.

Moudjéria est un département de la région de Tidjikdja; c’est dans ce fief que notre père a servi 24 ans durant comme infirmier, de 1939 à 1963. Il est normal que tous ses enfants y soient nés. 51 ans après, j’ai revu non sans une certaine nostalgie ce lieu ou la beauté se retrouve dans la splendeur de sa haute montagne et la chaleur humaine de ses habitants. Reportage.

Aux environs de 10h30, notre muni bus chargé avec soin avait quitté la capitale pour prendre la route de l’Est. Hommes et bagages occupaient toutes les places disponibles pour une grande aventure. Après quelques kilomètres sur les dénivellations des dunes roses, entre Nouakchott et Boutilimit, le moteur diésel du 4 x4, insoumis luttait contre une canicule qui s’annonçait malgré la climatisation du véhicule.

Se déroulait devant nous, un grand désert de sable orange dépouillé de toute végétation à certains endroits, et sous notre regard défilait un paysage morne, infiniment désolé qui s’étendait jusqu’à son horizon qui réverbérait. Un monde de silence et d’immobilité où montait une effroyable solitude troublée par un vent féroce d’une chaleur sans limite : l’harmattan.

Dans ces endroits, où l’éternité dans son immensité semble se moquer de la vie et de ses vains efforts, un turban toujours enveloppé sur la tête est devenu le premier compagnon des hommes dans les différents villages dépassés. Habitués de cet environnement, des éleveurs ont toujours pu y survivre avec leur cheptel.

Eux, avec les anciens fonctionnaires et le colonisateur, ont pu seuls vaincre un territoire aussi insondable que démesuré. Après une heure de route, on été toujours dans le Brakna, un silence plana sur tout le monde, chacun était tendu par l’effort avare de son souffle. Ici même le temps semble s’arrêter face au sentiment de l’infini.

La conscience d’affronter une force supérieure pesait sur nous de tout son poids quand la lumière du jour était sur nos têtes. Aleg fut enfin dépassé, puis Guimi, dans ce bled dans les années 60, en dehors des tentes, il n’y avait qu’une seule maison ; celle du vieux Namory Keita, un guérisseur, qui voyageait toujours sur le dos de son taureau noir, il faisait la navette entre Boghé et Moudjéria vendant sa médecine traditionnelle. Après Guimi, Cheguérre, Douwara et Makta Lahjar, où nous fîmes une pause avec restauration aux frais du conducteur.

Après notre première halte, nous quittâmes la route de l’espoir pour celle qui mène à Tidjikdja. On continuait notre route cette fois vers l’Est et pendant que le grand cercle jaune descendait à l’ouest, le village Letfatar était enfin visible, situé à une quarantaine de kilomètres, c’était le premier aérodrome de Moudjéria. C’est ici que se posaient les avions.

Moudjéria enfin. C’est avec un cœur gros comme çà que ma grande sœur qui porte le surnom de « mijjiria » (Moudjéria) et moi sommes arrivés dans la ville où nous avons vu le jour. Moudjéria avec son imposante montagne et son fameux « gléb Sid ‘Ahmed », à l’allure d’une pyramide avec son col blanc. Que dire du « Guentour », cette grotte de couleur blanche et qui ressemble à un cœur au centre de cette pyramide rocheuse et que dire du « chetf » ou coule l’eau de source de ce fleuve souterrain ?

C’est cette immense montagne que les véhicules affrontent pour se rendre à la capitale régionale du Tagant ; Tidjikdja. Un camion citerne pesamment l’arpentait, vu de la gare de Moudjéria, un avait le gabarit de notre muni bus. Au nord de la ville, un décor essentiellement composé de quelques palmiers, de dunes, c’est « la bat-ha » qui s’étend à perte de vue. A l’est, à droite du pied de la montagne, Dakhlet Baba, le lieu où repose un saint parmi les saints : Baba Ould Sid’Amar.

Toutefois, à Moudjéria, la décentralisation ne semble pas y être passée. « Hel Coumande » (chez le commandant) à savoir la préfecture est toujours celle qu’a construite le colon. Non loin de là, la maison du directeur de l’école dans les années 60, feu Hamath Bâ est en ruine, idem que la maison qui nous a vu naitre, comme elle, plusieurs autres n’ont pas été épargnées par les assauts de l’usure du temps, elles sont pour la plus part affaissées.

En effet, rien dans l’apparence ne laisse croire qu’on est sur les terres qui ont abrité l’émirat du Tagant, sur le seul lieu où l’armée coloniale a formé et forgé ses appelés sous les drapeaux avec toute la rigueur qui sied, avec l’enregistrement à l’état-civil de tous les enfants des premiers fonctionnaires de ce pays et leur entrée à l’école publique.

Le fort de Moudjéria aujourd’hui modifié, avait fini de faire la réputation du coin, où la rigueur et le sérieux transparaissaient dans les faits et gestes des habitants du Tagant. Ici, dans ce bled, le colon a témoigné tout le respect pour l’émir du Tagant, Bakar Ould Soueid’Ahmed et pour celui à qui il a passé l’émirat : Abderrahmane Ould Soueid Ahmed, le grand ami de mon père.

Un quart de siècle après, la ville de Moudjéria qui compte à présent deux lycées, a pourtant façonné des fils dont toute la Mauritanie se glorifie, mais hélas, peu d’entre eux ont investi dans la ville qui les a vus naitre. C’est dommage.

Amadou Diagne Niang

lundi 2 juin 2014

Rosso : Les conséquences de la mauvaise gestion des ordures ménagères, l’hivernage arrive !!!

Rosso : Les conséquences de la mauvaise gestion des ordures ménagères,  l’hivernage arrive !!! Et pourtant c’était l’acte N°1 - Après la pluie c’est le beau temps, dit-on. Mais, cet adage n’est pas du tout applicable pour la commune de Rosso.

Après la pluie, on risque d’assister à des scènes macabres : des caniveaux bouchés, des avenues remplies d’ordures, les eaux de pluies qui ne savent plus la voie à suivre finissent par créer des érosions et la population se retrouve dans la détresse si aucune solution n’est prise d’ici là.

La gestion des ordures dans la commune de Rosso est un problème sérieux. Tout le monde se plaint à cause des dégâts que cela occasionne, mais personne ne se pose la question sur la cause, les conséquences et comment les éviter.

En effet, la mauvaise gestion des ordures de ménage est la première cause. Les élus n’ont pas encore la culture de la gestion des déchets ménagers. La population jette des ordures sur la route ; et ces ordures finissent par boucher les caniveaux.

Puisque les caniveaux sont bouchés, les eaux de pluie choisissent leurs propres chemins et provoquent des érosions que l’on déplore. Il suffit de visiter la commune de Rosso à titre exemplatif, pour se rendre compte de cette réalité. Et malgré l’existence de cette politique de gestion des déchets ménagers, la population aussi reste très désordonnée sur l’évacuation de ces ordures dans n’importe quel endroit.

Au lieu d’aider à l’organisation de l’évacuation des ordures, c’était de nouvelles montagnes d’immondices qui se créaient à Rosso.

Le grand problème dans tout ça : c’est la prise de conscience de la population ; la mairie doit effectuer de fortes campagnes de sensibilisation voire de porte à porte, afin inciter la population à s’imprégner de la culture de la salubrité. Car, ces maux sont responsables de plusieurs maladies et d’énormes dégâts dans l’environnement.

Pour y arriver, il faudrait une forte éducation civique et d’hygiène : à partir de l’école primaire, l’enfant devra déjà apprendre les notions de salubrité et le respect des biens publics; dans les familles, la gestion des déchets ménagers ainsi que dans tous les milieux éducatifs. Cela permettrait d’éviter tous les désastres que l’on subit quand il pleut.

Ibrahim Idriss


Avec Cridem, comme si vous y étiez...










Source : Veridar Cader

Extension de la diffusion radiophonique à 16 nouveaux départements

Extension de la diffusion radiophonique à 16 nouveaux départements   Les habitants de la Mouqhataa de Maghama (Gorgol) ont désormais la possibilité d'écouter, depuis le mercredi 28 Mai 2014 et pour la première fois dans l'histoire, les émissions de Radio Mauritanie-Sa et de Radio Coran avec une très bonne qualité de signal.

Ceci est devenu possible depuis le lancement par la Télédiffusion de Mauritanie d'un grand projet de développement permettant à 16 départements de recevoir, au terme de longues années d'attente, les programmes de ces stations en Modulation de Fréquence (FM).

Le lancement de ce projet qui a été réalisé par la TDM, s'appuyant en cela sur son expérience et ses ressources propres rentre dans le cadre des efforts de la société visant à étendre son réseau de diffusion à l'ensemble du territoire national.

La cérémonie d'inauguration du projet a été supervisée par le Secrétaire Général du Ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement, M. Rassoul Ould Khal en présence du Directeur Général de la TDM, M. Mohamed Dieh ould Sidaty.

Dans une allocution prononcée à cette occasion M. Rassoul Ould Khal a souligné que la réalisation de cet important projet vient en réponse aux orientations suprêmes de Son Excellence, le Président de la République, M. Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ce projet, a ajouté le Secrétaire Général du Ministère de la Communication, est la traduction dans les faits de la volonté de la TDM d'assurer l'autonomie du pays dans le secteur vital de la diffusion. Il intervient également dans le sillage des efforts consentis par la TDM en vue de parfaire son évolution institutionnelle tant au plan administratif que technique.

Les efforts de la TDM, a t-il dit, se sont focalisés sur le développement des compétences de son personnel, la préparation de la mutation de l'analogique à l'audionumérique et la mise en œuvre, depuis le démarrage effectif de ses activités en janvier 2013, d'un programme d'extension et de réhabilitation de son réseau de diffusion terrestre sur l'ensemble du territoire national et de son réseau satellitaire.

Le Secrétaire Général du Ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement, M. Rassoul Ould Khal qui a procédé à la coupure du ruban symbolique marquant le démarrage effectif du projet a rappelé à cette occasion que les habitants de nombreuses localités du pays, dont ceux vivant dans la ville de Maghama et de ses environs, auront le loisir de cueillir, à la faveur de la réalisation par la TDM de cet ambitieux projet de développement, l'un des fruits de notre système démocratique.

Ce projet d'extension du réseau de diffusion en FM profitera en effet à 16 nouvelles localités du pays qui étaient privées jusqu'ici de ce service de base. M. Rassoul ould Khal a souligné par ailleurs que le présent projet permettra aux habitants des localités bénéficiaires de recevoir, avec une excellente qualité de signal, les programmes de Radio Mauritanie- et de Radio Coran grâce à l'installation par la TDM de 16 relais équipés d'un lot global de 32 émetteurs FM dans les localités de Djiguenni, Amourj, Nbeiket Lahouach, Kobenni, Tamcheket, Boumdeid, Kankossa, Moudjéria, Monguel, Bababé, Mbagne, Mederdra, Rkiz, Keur Macène et Ould Yengé.

Il y a lieu de rappeler qu'avec la mise en service de relais de rediffusion, les populations de ces zones qui ont souffert de longues années durant de marginalisation et d'enclavement, ont vu leur rêve se transformer en réalité depuis que le président de la république, M. Mohamed Ould Abdel Aziz a engagé le Gouvernement à généraliser les infrastructures de base et à accélérer le processus de développement et de modernisation de manière à toucher l'ensemble des régions du pays.

C'est d'ailleurs dans ce cadre que s'inscrit la décision prise par la TDM de lancer un projet d'extension de la diffusion en deux étapes dont la première, celle qui vient d'être inaugurée, permettra d'étendre la couverture en FM à 16 nouvelles localités ce qui représente une augmentation de 60% de la desserte initiale.

La cérémonie de lancement de cet important projet s'est déroulée sous la présidence du Secrétaire Général du Ministère de la Communication et des Relations avec le Gouvernement en présence du Wali du Gorgol, du Directeur Général de la TDM, des autorités administratives, des élus locaux, de représentants de la HAPA, de l'Autorité de Régulation et de la Mauritel, une société partenaire avec laquelle la TDM a passé un contrat lui permettant d'utiliser, dans les 16 villes couvertes, les hauteurs et les abris nécessaires aux relais de rediffusion.

MCRP

Boghé : L’APLVB célèbre la journée mondiale de Lait

Boghé : L’APLVB célèbre la journée mondiale de Lait L’Association des Producteurs de Lait et de Viande au Brakna (APLVB) a célébré le 1er juin 2014 la journée mondiale du lait. La cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée à la « Maison de l’éleveur », siège de l’organisation, a été présidée par :

le Hakem Mouçaîd de Boghé, Mohamed O Salem O Sellahi qui avait à ses cotés M. N’Gaîdé Abdarrahmane, adjoint au maire, M. Sidi O Hamoud, le président de l’APLVB et docteur Touré Abdoullah représentant l’Ong AMAD et plusieurs éleveurs membres de l’association.

A cette occasion, le vice président de l’APLVB, Babacar Djiby Ba a prononcé un important discours dans lequel, il a souhaité la bienvenue à l’assistance avant de remercier les partenaires de l’organisation et l’Etat Mauritanien pour les réalisations accomplies en faveur des éleveurs.

Il a évoqué dans la foulée, l’imposition d’une taxe de 30% sur les produits laitiers importés en période d’hivernage par les grands commerçants et la subvention des aliments de bétail en période de soudure. Il dira que c’est une mesure importante et salutaire qui doit être reconduite tous les ans pour promouvoir la production laitière nationale.

Il a adressé des remerciements appuyés au président d’honneur de l’APLVB, Aly Saîdou Thiam, « le père fondateur de cette association qui a consacré toute son énergie à la promotion de l’élevage ».

Le maire adjoint, représentant Dia Hamadi Hachimiyou à cette cérémonie a salué le travail et les réalisations accomplies par les éleveurs dans le cadre de cette association et il les a encouragés à persévérer dans leurs actions.

Quant au Hakem adjoint, il a félicité l’APLVB par rapport à la célébration de la journée mondiale de Lait en affirmant que le lait et la viande constitue les facteurs fondamentaux de l’alimentation dans notre pays. Dans le même ordre d’idées, il a rappelé l’implantation en cours dans la ville d’Aleg d’une usine de conservation de lait et de viande à l’initiative du président Mauritanien.

Ould Selleahi a ensuite visité en compagnie des autorités présente et du staff de l’Ong, les stands où sont exposés les produits laitiers transformés par les femmes d’Ari Hara, de Bélel Ournguel et de Ganki. Ces trois localités abritent des chaines de froid réalisées avec l’appui de l’ONG AMAD pour le conditionnement et la transformation de lait.

Les festivités commémoratives de cette journée mondiale de lait placée sous le signe de « Consommons Notre Lait Local » se sont poursuivis avec l’animation d’une conférence débat très riche et qui a suscité un grand intérêt des participants.

Cette conférence débat a été animé conjointement par le président de l’APLVB et le Dr Touré Abdoulaye, chef du projet AMAD/Gorgol sur quatre thèmes différents. A savoir : « L’Aliment de Bétail », « L’Insémination Artificielle des Bovins », « l’Aspect Organisationnel des Eleveurs » et la « La Ration Alimentaire ».

Rappelons que l’APLVB est une organisation d’éleveurs qui a, à son actif, d’importantes réalisations, parmi lesquelles, nous pouvons citer : l’organisation des éleveurs de la région du Brakna et du Trarza, la formation du monde pastorale sur les techniques de traite, la formation en informatique, sur le système de crédit aliment de bétail, sur le suivi de la santé animale entre autres.

Cette organisation qui compte 518 membres a réussi à mobiliser beaucoup de partenaires comme l’ADF, le DCJ, l’AMAD, l’APPE, OXFAM, PROLPRAF, la commune de Boghé, les éleveurs du Trarza et du Gorgol. Elle dispose aujourd’hui son propre siège qu’elle a réalisé avec l’appui de ses partenaires.

Le siège baptisé « Maison de l’éleveur » et situé à Boghé Escale est composé de plusieurs bureaux et de quatre magasins d’une capacité de 350 tonnes, d’une cour et d’un bloc de latrines, le tout entouré d’une clôture en dur.


Avec Cridem, comme si vous y étiez...













Elfoutiyou 

dimanche 1 juin 2014

Trarza /Rosso : Réseau Régional de la petite enfance : nous sommes à l’abc face à l’appui de notre Ministère de tutelle

Trarza /Rosso : Réseau Régional de la petite enfance : nous sommes à l’abc face à l’appui de notre Ministère de tutelle Depuis quelques années le réseau des femmes de la Wilaya du Trarza se charge du programme éducatif de la petite enfance, il regroupe en son sein des dizaines de jardins d’enfant de la wilaya.

Compte tenu de l'importance et l'urgence d'agir dans le domaine de la petite enfance assurant l'avenir des établissements scolaires, ce réseau réclame l’appui du Gouvernement via son Ministère de tutelle.

Selon M. Assane Guéye Président du réseau : « Assurer le développement harmonieux de la petite enfance dans un environnement stimulant et sécuritaire est primordial.

Notre raison d’existé est en plus de réitérer l’importance d’offrir à chaque enfant des services d’éducation de qualité, c’est pourquoi nous lançons un appel fort au gouvernement via son Ministère chargé des affaires sociales, de l'enfance et de la famille , pour nous permettre de favoriser le développement global et l’habileté sociale de ce secteur, pourvu que quelques années se sont écoulées, toujours sans appui ni considération de leur part.

Nous sommes complètement oubliés face au développement de ce secteur qui survit avec les modestes moyens que des dizaines d’acteurs qui sacrifient.

Le Gouvernement nous a complètement oubliés, chaque année une commission vient s’enquérir de nos besoins, mais sans suite. La prise en charge des problématiques sociales, qu’il s’agit d’action sociale proprement dite ou d’accueil de la petite enfance, accuse un fort déséquilibre selon que l’on vive à la ville ou en milieu rural (absence de moyens, d’assistants sur place…) ».

Mme Awa mbodj secrétaire Générale Adjointe, Mah Mint Souedina, Mme Diakher Thieye trésorière et Mme khady, des responsables du réseau témoignent : « Nous tenons à remercier Mme Marieme Mint Baba coordinatrice Régionale du Ministère des affaires sociales, de l'enfance et de la famille à Rosso, qui ne ménage aucun effort en collaboration avec le réseau, dans le sens d’offrir aux enfants de la wilaya les meilleures chances de se développer dans ce secteur de l’éducation, mais juste que sur le plan local, elle nous assiste sans aucun moyen provenant de son Ministère de tutelle, c’est encore décourageant ».

Nous femmes du réseau, lançons un appel à l’endroit de notre Ministère de tutelle, afin de nous permettre d’offrir aux enfants de la Région, un milieu de vie plus stimulants et enrichissants se reposant sur un appui qui concernent :

- l’équipement de leur siège ;
- les appuis directs du Ministère destinés aux réseaux de la petite enfance auxquels nous n’avions jamais bénéficiés ;
- la motivation des monitrices pour leurs permettre de bien participer au développement de ce secteur ;

Ainsi que la mise en place d’un budget de fonctionnement pour un réseau apte à exercer ses activités convenablement.

Ibrahim Idriss