lundi 19 mai 2014

Le Président de la République inaugure l'école nationale des travaux publics à Aleg

Le Président de la République inaugure l'école nationale des travaux publics à Aleg Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a inauguré lundi à Aleg l'école nationale des travaux publics dans le cadre de la visite qu'il effectue actuellement au Brakna.

Le Président de la République a visité les différents pavillons de l'école et suivi des explications relatives à ses composantes, ses équipements et la nature des prestations qu'elle offre aux jeunes mauritaniens, en plus de son rôle dans la lutte contre le chômage.

Cet établissement propose une gamme variée de formations dans les domaines d'ingénierie, de génie civil, de mécanique, d'eau et d'assainissement. 67 étudiants dont 38 ingénieurs et 29 techniciens supérieurs constituent l'effectif de l'école pour l'année scolaire en cours.

Ils sont encadrés par 37 enseignants dont 9 recrutés et 28 contractuels. La sortie de la première promotion est prévue pour la fin de l'année scolaire en cours.

Il s'agira de techniciens supérieurs spécialisés dans " la supervision des travaux publics", ayant déjà subi une formation dans des écoles de métiers à Nouakchott.

Le ministre de l'Emploi de la Formation professionnelle et des technologies de l'Information et de la Communication, M. Ismail Ould Boddé Ould Cheikh Sidiya, a indiqué que son département a élaboré une étude et un dossier d'appel d'offres pour une extension de l'école comprenant un dortoir, un restaurant pour deux cents étudiants et un dispensaire, ainsi que d'autres annexes dans le souci de parachever le projet.

Il a ajouté que son département exécute un ambitieux plan d'action axé sur la qualité qui permettra de traduire dans les faits la vision du Président de la République pour faire de formation professionnelle un moyen pour les jeunes d'accéder à l'emploi dans les différents volets de l'économie nationale.

Le ministre a, encore, dit que l'inauguration de ce grand édifice scientifique entre dans le cadre de l'exécution de la politique de formation technique et professionnelle adoptée par son département en vue de répondre aux besoins de notre marché national.

La pose de la première pierre de cette école par le Président de la République remonte à 2012 pour un coût évalué à 341 millions d'ouguiyas, sur financement propre de l'Etat.

Elle couvre une superficie de 125 000 mètres carrés et se compose de 10 salles de classe, de deux laboratoires, d'ateliers et d'un amphithéâtre de 162 places en plus de bureaux administratifs.

Le Président de la République était accompagné au cours de cette inauguration du wali du Brakna et de la délégation d'accompagnement.
 AMI

Communiqué de presse : Mission de l’UFP à Boghé

Communiqué de presse : Mission de l’UFP à Boghé Une mission de l’UFP conduite par Kadiata Malick Diallo vice présidente du parti, accompagné de Diop Mamoudou Harouna 1er vice secrétaire général, de Mouhamedou Nagi ould Mohamed Ahmed responsable des affaires politiques et de Mohamed oud Maciré responsable de la jeunesse du parti, s’est rendue le 16 mai 2O14 à Boghé.

Cette mission avait pour objectifs : la popularisation des différentes résolutions du Bureau Exécutif d’octobre 2013 et de mars 2014 - la ligne politique actuelle du parti - la création du FNDU et ses objectifs - les informations sur le processus du dernier dialogue et les raisons de son échec – le boycott de l’élection présidentielle décidé par le FNDU.

C’est dans une réunion des cadres et activistes de l’UFP de la commune de Boghé organisée au domicile de l’ex député Sy Samba que la mission a rencontré plus d’une soixantaine de personnes (dont des représentants des différents villages) composée de femmes et d’hommes de tous les âges.

D’entrée de jeux, Kadiata Malick Diallo a tout d’abord rappelé les circonstances dans lesquelles le régime a voulu organiser les élections le 12 octobre 2013 et le refus de la quasi-totalité de l’opposition d’y participer, le report de celles-ci pour le 23 novembre 2013 et le maintien de la position de boycott par la COD (à l’exception de Tawassoul) suite à l’échec du dialogue.

Elle a expliqué que deux positions différentes se sont exprimées au sein du parti : celle qui prônait la participation aux élections malgré le manque de transparence et celle qui défendait le boycott des élections en l’absence de toutes garanties de transparence, tout en montrant les avantages et inconvénients de chacune de ces positions, mais qu’à la fin du débat qui s’est déroulé de manière démocratique, la décision de boycott des élections a été adoptée.

Elle a abordé par la suite la nouvelle ligne politique du parti pour laquelle, une convergence totale de vue des membres du Bureau Exécutif a été notée.

Elle a enfin informé de la naissance du forum Elle a expliqué le processus entamé par le FNDU pour aborder le dialogue avec le pouvoir et son échec dû essentiellement au fait de l’entêtement du pouvoir à mettre en œuvre son agenda électoral non consensuel. Face à cette intransigeance du pouvoir le FNDU a décidé de ne pas participer à cette élection.

De nombreux participants ont pris tour à tour la parole pour se féliciter de l’arrivée de la mission et de la clarté du discours tout en réaffirmant leur désapprobation de la décision de boycott des dernières élections ; Ils ont unanimement réaffirmé leur attachement au parti et la nécessité de préserver son unité et sa cohésion.

L’ancien maire de Boghé, Bâ Adama Moussa a participé à cette réunion où il a donné son point de vue sur l’ordre du jour. En marge de la réunion la délégation l’a reçu en audience pour l’écouter sur sa dernière rencontre avec le Président de la République dont elle a pris note.

Enfin la délégation a félicité les cadres et militants pour leur franchise et leur esprit militant et s’est engagée à transmettre leurs points de vue et recommandations à la direction du parti.

Le département de la communication
UFP

Arretation à Zouératt de trois personnes dans une affaire de drogue

Arretation à Zouératt de trois personnes dans une affaire de drogue  Une brigade du commissariat de police de Zouératt a interpellé,dans les heures passées, trois personnes dans une affaire de vente d'une importante de bouteilles de bière de marque 'Whisky", nous apprend des sources sécuritaire. Selon nos sources, cette boisson alcoolisée provient de Nouadhibou et elle a été envoyée par un réseau qui collabore avec une bande présente à Zouératt.

C'est à hauteur de l’hôtel de la SNIM que la bande a été interpellée par la police au moment,où, elle était sur le point d'acheminer sa marchandise à ses clients, précisent les mêmes sources.

Et au moment,où,nous mettons en ligne cette information,nos sources nous renseignent que l’enquête poursuit son cours pour dénicher les personnes à qui cette drogue devrait être livrée.

De l'avis des observateurs, la nord du pays est devenu, le lieu privilégié par les trafiquants de drogue et des contrebandiers.
Tawary

Commune d’El Wahat : De nombreux acquis à l’actif de la nouvelle équipe municipale


Un peu plus de 100 jours de l’entrée en fonction de  la jeune et dynamique équipe municipale pilotée par Dr Mohamed Ould Dié, des réalisations, tous azimuts, commencent à impacter positivement le quotidien des populations de la commune d’EL Wahat. Ces réalisations ont trait à des domaines vitaux tels que : l’hydraulique,  la santé,  l’éducation,  la bonne gouvernance,  tout comme l’économie, les infrastructures et la création de l’emploi.
En effet, le problème d’approvisionnement en eau qui s’est toujours posé avec acuité dans cette commune, a commencé à trouver un début de solution durable avec la construction de 6 puits pastoraux en zones isolées et 3 puits en cours de réalisation, ainsi que l’installation d’une pompe alternative solaire à Rachid.

Côté infrastructures, l’équipe municipale d’El Wahat a réalisé une étude portant élargissement de la rue artère du quartier Lekhneg (Rachid), élaboration du plan révisé d’implantation du quartier d’extension Nord de Rachid ville pour 300 lots immédiats et 300 lots supplémentaires en réserve et  finalisation des équipements du nouveaux marché d’El Jedida (Rachid). Dans le souci d’améliorer les conditions de vie des populations locales, Ould Dié et son équipe étudient l’éventualité d’ouverture d’une banque pour financer des micro projet et activités génératrices de revenus tout comme, ils envisagent d’installer deux nouvelles boutiques subventionnées ( Lahweitat et Gavla).
Sur le plan sanitaire, le poste de santé de Rachid a été transformé, sur accord du ministre de la santé,  en centre de santé dirigé par un médecin qui vient d’être désigné. La nouvelle structure présente plus d’intérêt pour les populations tant pour  la qualité que pour la variété de ses prestations.

Aussi, pour encourager la bonne gouvernance la commune vient d’acquérir et de mettre en service  un réseau de 4 ordinateurs (avec serveur de courrier électronique) et de dispenser une  formation en bureautique à une partie de son personnel (titulaire d’un niveau supérieur). Cette gestion rénovée de la commune d’El Wahat s’accompagne sur le plan de la fiscalité de la révision de fonds en comble de la taxation.
  
Par ailleurs, le maire envisage comme actions spéciales d’urgence l’acquisition de 2 réservoirs gonflables de 20 t pour secourir Lehweitat  et des actions ponctuelles de secours  en eau potable à Rachid suite aux saccages consécutifs à la construction de la route Atar-Tijikja.
Très au fait des aspirations de ses concitoyens en termes de qualité de vie et d’épanouissement, Mohamed Ould Dié  étudie la mise en place de mécanismes d’hygiène urbaine et de mécanismes de régulation des services bouchers et la délimitation et classement en patrimoine communal de la Cité ancienne.

Khalil Sow-Tagant







Environnement: Organisation à Tidjikja d’un atelier sur la résilience face aux effets néfastes du changement climatique



Un atelier d’une journée portant sur  la résilience des communautés et  leur capacité d’adaptation face au changement climatique s’est tenu, ce dimanche , dans la salle de conférence de la commune de Tidjikja.
Après la présentation des participants, du programme de l’atelier et des résultats attendus, les communications faites par les responsables du projets PARSACC (Amélioration de la résilience des communautés et de leur sécurité alimentaire face aux effets néfastes du changement climatique) ont porté sur la priorisation des zones d’intervention du projet, la présentation des premiers résultats , l’identification des activités et des partenaires de mise en œuvre, en se conformant aux résultats attendus du projet à l’échelle national et de la nature des écosystèmes existant dans la région  ainsi que la spécification des besoin en matière de renforcement des capacités.
Notons que le PARSACC qui est en phase de démarrage, est financé par le fonds pour l’Adaptation au changement climatique à hauteur de 7.8 Millions de Dollars. Ce projet qui interviendra dans  huit régions dont le Tagant, est mis en œuvre par le Programme alimentaire mondial (PAM) et exécuté par le Ministère de l’Environnement et du Développement durable.
Khalil Sow-Tagant








dimanche 18 mai 2014

Le président Ould Abdelaziz au Guidimagha pour qui...???

Le président Ould Abdelaziz au Guidimagha pour qui...???

Le président Ould Abedelaziz en campagne non officielle pour l'élection présidentielle du 21 juin 2014, est en visite dans le Guidimaxaa aujourd'hui. Une foule semble l'accueillir avec faste grâce certainement à l'activisme clientéliste de ses partisans spécialistes de l'endormissement des masses non averties.

Comme du temps du Prds de Ould Taya, les mêmes pratiques sont perpétuées par presque les mêmes milieux pour se faire valoir et valoir leurs intérêts personnels auprès du Général.

Les guidimaghankés se faisant utilisés pour applaudir aujourd'hui, savent-ils que seulement il y a moins de 10 jours, leurs semblables rapatriés du Sénégal étaient réprimés violemment par une police sous ordre à la suite de leur marche pacifique sur Nouakchott..???


Les délégations issues de différentes localités de la région pour cet accueil qui n'a rien de spontané pensent-ils à leurs fils et filles qui vivent un enfer administratif en occident pour se faire enrôler..???

Nos intermédiaires au système caméléon ayant servi de Taya jusqu'au général n'ont aucun intérêt pour qu'un réveil se fasse pour les masses innocentes qui constituent un fonds de commerce pour les écuries politiciennes à Nouakchott.

Monsieur le président, vous feriez mieux si vous observez de près que ces intermédiaires ont peu d'idéaux porteurs pour le petit peuple mais beaucoup d'intérêts personnels à défendre. Ils vont vous faire réélire par des voix non acquises par un libre exercice citoyen mais par des chantages clientélistes qui ont trop longtemps corrompu notre jeu démocratique.

Savez - vous Monsieur le président, que le cavalier qui fait danser son cheval pour vous ne connaîtrait même pas le nom de votre premier ministre en poste depuis 5 ans..???

Les avertis savent que ce sont certains de vos intermédiaires regionaux qui avaient causé la zizanie dans le corps social lors des élections législatives et municipales de fin 2013. L'argent de votre parti UPR circule bien mais vos idéaux n'atteignent que très peu le peuple.

Méfiez vous des porteurs et des colporteurs parlant au nom du petit peuple...!!!

Sumaare-Ose (Mauritanie)

Journée culturelle de l'union des ressortissants de Mbagne en France

Journée culturelle de l'union des ressortissants de Mbagne en France

Dans le cadre de leurs activités, L'URMF invite les ressortissants mauritaniens, ainsi que les sympathisants à venir assister à leur 4e journée culturelle, qu'elle organise le samedi 31 mai 2014.

L'événement se déroulera dans les locaux de l’Association Chrétienne et Sociale, sise au 12éme Arrondissement de Paris « le chantier », 24 Rue Antoine -Julien Henard. En sus du programme alléchant et varié, un vibrant hommage sera rendu à feu «Diop mamadou Samba dit « Mourtoudo ».

Accès :
En Métro : Station Montgallet - Ligne (music) Balard – Créteil - En voiture : Périphérique intérieur, sortie Porte Dorée

Programme de la Journée Culturellefaut pas que ce soit rare,

12H15 => Accueil des invités

12H45 à 14H15 => Déjeuner : Participation de 5€ (adulte) et 3€ (enfant)

14H30 => Discours d’ouverture de la Journée Culturelle, suivi de l’Hommage à Mourtoudo, sous le thème (Qui est Mourtoudo ? témoignages, etc...)

16H30 => Conférence et débat autour des activités de l’URMF, intervention du Maire de M’Bagne sur le plan de développement de la commune de M’Bagne.

18H30 => Animations à Thèmes Culturels et Traditionnels (défilés, théâtres, chants, danses, luttes, etc.…)

20H30 à 21h45 => Dîner : Participation de 5€ (adulte) et 3€ (enfant)

22H00 à 00H00=> Animation (Ambiance musicale)

00h30 Fin de la journée,

Rappelons que durant cette journée, toutes les recettes collectées seront destinées à financer nos projets à M’Bagne (Mauritanie)

Le Président de l’URMF

Aziz en visite à Sélibaby, Aleg et Boghé : Le spectre des réfugiés

Aziz en visite à Sélibaby, Aleg et Boghé : Le spectre des réfugiés  Le président Aziz a quitté tôt ce matin Nouakchott pour une tournée dans le ghidimagha et le Brakna, apprend’-on de source officielle. Le Chef de l’Etat se rendra à Seilibaby, Aleg et Boghé pour l’inauguration de plusieurs projets socio-économiques.

Il est accompagné d’une forte délégation comprenant plusieurs ministres et certains de ses plus proches collaborateurs. Des inaugurations qui interviennent à une encablure de l’organisation d’une élection présidentielle, le 21 juin prochain.

Et après l’organisation par des mauritaniens qui étaient revenus de l’exil sénégalais d’une marche pour protester contre la non délivrance de leurs papiers d’identification et contre leurs conditions de promiscuité économique. Leur marche avait été l'objet d'une répression inexpliquée de la police à l'entrée de Nouakchott.

Plusieurs d’entre eux avaient été convoqués sans être reçus à la Présidence de la République au motif que le président se déplacerait dans leur région (Brakna).
Mauriweb 

Mission de l’UFP au Brakna : Des militants en colère

Mission de l’UFP au Brakna : Des militants en colère   Une mission de l’Union des Forces du Progrès, conduite par l’ancienne parlementaire Khadiata Malik Diallo, s’est rendue à Boghé jeudi et vendredi derniers.

A u cours d’une réunion politique organisée chez le député sortant Sy Samba, certains militants du parti, que préside Mohamed Ould Mouloud, ne sont pas allés avec le dos de la cuillère en s’en prenant violemment aux choix de leur parti, surtout par rapport aux dernières élections municipales et législatives de novembre 2013.

Selon l’un des intervenants : « l’UFP n’a jamais existé à Boghé. Toutes les victoires électorales enregistrées en son nom relèvent plus du charisme et de la notoriété de l’ancien maire Bâ Adama Moussa que d’un quelconque ancrage du parti.

C’est grâce à ses nombreuses relations tissées dans les milieux des jeunes et des femmes que Bâ Adama Moussa a pu passer douze ans à la tête de la mairie de Boghé battant à plate couture successivement le PRDS et ADIL, tous deux partis au pouvoir.

Or, le boycott ne nous a fait que perdre les sièges municipaux et parlementaires que nous détenions et grâce auxquels nous pouvions rester en contact permanent avec les populations et continuer à revendiquer pour la consolidation du processus démocratique ».


Vers quinze heures, l’ancien maire Bâ Adama est venu à la réunion. Dans son intervention, le maire sortant de Boghé a déclaré qu’il restera un militant de l’UFP jusqu’au jour où ce parti se résolve à l’exclure. Le maire a précisé qu’il n’a jamais occupé un poste de responsabilité au sein de sa formation politique et que sa décision de soutenir la candidature de Mohamed Ould Abdel Aziz est un choix personnel qu’il a décidé de faire après mûre réflexion.

Effectivement, après avoir été reçu par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz début mai 2014, l’ancien maire de Boghé a publié une déclaration dans laquelle il annonçait son soutien au candidat Mohamed Ould Abdel Aziz.
Le Calame

Le Président de la République lance le démarrage de la centrale électrique de Sélibaby

Le Président de la République lance le démarrage de la centrale électrique de Sélibaby Le Président de la République, Président de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a lancé dimanche à Sélibaby le démarrage de la centrale électrique de cette ville.

Le Chef de l'Etat a coupé le ruban symbolique du projet et pris connaissance des données sur le fonctionnement de cette nouvelle installation vitale avant d'écouter les responsables présenter des explications techniques complémentaires sur ses composantes et sur son rôle dans le règlement des problèmes posés dans le domaine de l'énergie.

Ce projet s'inscrit dans le cadre d'un chantier OMVS plus vaste qui commence à Bakel (Sénégal) réalisant une station de transformation d'une puissance de 225/90/30 KV équipée de manière à pouvoir assurer l'électrification des zones voisines.

La station de Sélibaby est réalisée sous la supervision de la SOGEM et l'OMVS sur financement des partenaires techniques et financiers notamment la Banque Africaine de Développement (BAD).

Le ministre de l'hydraulique et de l'assainissement, M. Mohamed Salem Ould El Béchir a, dans un mot pour la circonstance, exprimé, au nom de l'OMVS, sa reconnaissance au Président de la République, président en exercie de l'organisation pour l'appui constant qu'il n'a cessé de présenter et les orientations clairvoyantes qui ont permis de réaliser des résultats substantiels palpables qui prennent forme, jour après jour, depuis que le Chef de l'Etat a pris en main la présidence tournante de l'organisation.

S'adressant au Président de la République le ministre a dit: "vous avez vu juste lorsque vous nous avez donné vos instructions pour oeuvrer à ce que la construction du marché de l'énergie soit au coeur des préoccupations de l'OMVS.

Vous avez également vu juste dans les espoirs placés en l'OMVS et en ce qu'elle représente de partenariat, de solidarité, de coopération et de compréhension pour faire du fleuve Sénégal un espace de paix et de développement durable où vivent en symbiose et travaillent des populations liées par la géographie, l'Histoire et qui partagent, dans une harmonie complète, la construction de l'avenir prometteur de l'OMVS dans son ensemble".


M. Mohamed Salem Ould El Béchir a encore ajouté: "votre engagement et votre vision de ce bassin commun et de ce qu'il représente d'échanges et de partenariat constitue une grande leçon de sagesse à un moment où la gestion des eaux des bassins des cours d'eau frontaliers de par le monde sont sources de conflits voire de guerres entre les Etats et les peuples.

La grandeur de cet engagement et de cette vision se manifestent aussi dans votre décision clairvoyante de mettre les importantes potentialités énergetiques en matière de gaz, de pétrole de notre pays au service des pays de l'organisation
.

Le ministre a passé en revue les principales réalisation de l'OMVS au niveau des infrastructures, des programmes de lutte contre la pauvreté, de la réalisation de l'autosuffisance en matière d'énergie pour garantir l'accès de tous les habitants des pays membres à une source propre et sécurisée d'énergie.

Le ministre a abordé les efforts gigantesques consentis par la Mauritanie pour rendre disponible l'énergie, toutes sources confondues, et mettre fin aux délestages fréquents et relevé la place de choix dans le domaine de l'énergie qu'occupe désormais notre pays dans la sous région.

La cérémonie s'est déroulée en présence du wali du Guidimagha M. Mohamed Ould El Keihel; du ministre malien de l'eau et de l'environnement président en exercice du conseil des ministres de l'OMVS; du haut commissaire à l'Organisation; du directeur général de la SOGEM; des membres du corps diplomatique; des présidents des conseils d'administration et des directeurs généraux des sociétés relevant de l'OMVS ainsi que de plusieurs représentants des partenaires techniques et financiers.

Sélibaby, 18/05/2014

AMI

samedi 17 mai 2014

Tagant : Atelier de lancement du projet PNISER et de formation des facilitateurs


 Plus de dix nouveaux facilitateurs du Tagant affiliés au programme ATPC ont été conviés,  jeudi, à Tidjikja, pour assister à un atelier marquant le lancement officiel du programme PNISER  et une formation portant sur les techniques de mise en œuvre du FDAL (fin de la défécation à l’air libre).
L’ouverture  officielle de l’atelier a été présidée par le Dircab du Wali du Tagant Mr Mohamed Vall Ould Mohamed Mahmoud et le Hakem Mouçaid de Tidjikja Mr Mohamed Ould Maouloud en présence du maire de la commune de Tidjikja Mr Saleck Ould Saleck, des représentants de  l’ONG Tenmiya et du Directeur régional de l’hydraulique et de l’Assainissement Mr Mohamed Ould Kory.
Organisé par l’ONG Tenmiya sur financement de la banque africaine de développement, l’atelier   qui s’est déroulé sous la supervision de la Direction de  l’hydraulique et de l’assainissement, a été l’occasion pour Mr Tandia de Tenmiya et Mr Mohamed Mahmoud Ould Bah, coordinateur régional de l’ATPC, d’évoquer les grands axes du programme PNISER, sa mise en œuvre, ses objectifs et les résultats attendus. Ils ont également mis l’accent sur les techniques de sensibilisation et d’entretien avec les communautés cibles pour les amener à prendre conscience des dangers liés à la défécation à l’air libre. Cartographie des zones de défécation,  découverte du péril,  calcul des quantités de matières fécales produites par jour, mois et année,  voie de contamination fécale,  calcul des dépenses médicales pour les maladies liées au péril fécal  et expérience du verre ou de la bouteille d’eau,  sont, selon eux, les étapes obligatoires de la démarche discursive qui doit être adoptée par les facilitateurs pour atteindre leurs cibles.
Notons que les deux communications ont été émaillées par  plusieurs questions des facilitateurs et par les interventions enrichissantes du Directeur régional de l’hydraulique et de l’assainissement et Mohamed Ould Ahmed Salem de l’ONG Tenmiya.
Khalil Sow-Tagant









Sélibaby/ cadres et populations s’activent pour bien accueillir Le Président de la République.

Le Président de la République ,Monsieur Mohamed o/ Abdel Aziz est attendu à Sélibaby, capitale du Guidimakha pour l’inauguration et la pose de pierre d’ infrastructures de base qui répondent aux aspirations des populations du Guidimakha à la frontière avec le Mali à Est et au sud -est et le Sénégal au Sud.

A L’occasion de cette visite prévue pour le dimanche 18/5/2014 , plusieurs personnalités dont des cadres et d’hommes politiques se sont déplacés de la capitale et d’autres localités du pays pour ainsi soutenir les réalisations dont l’inauguration ou la pose de première pierre auront lieu à quelques semaines de l’ouverture de la campagne présidentielle de 2014.

C’est dans ce cadre que Mr Ba Ousmane, Ministre de l’éducation nationale s’est rendu le premier à Sélibaby pour rencontrer d’élus municipaux et populations des deux départements en vue d’un accueil chaleureux au premier citoyen du pays dans la région du Guidimakha où les adhésions au parti au pouvoir se multiplient.

Mr Camara Amedi, Ministre de l’Environnement et du développement durable, l’autre membre du gouvernement, originaire du Guidimakha est lui aussi à Sélibaby pour aider à la mobilisation et soutenir les réalisations du président Mohamed O/ Abdel Aziz.

Douze heures auparavant des personnalités politiques dont Sidney Sokhona, Oumar Soumaré et autres politiques du Guidimakha sont signalés dans la ville de Sélibaby où les rencontres et les va et vient sont fréquents.

Pendant que certains élus municipaux font cavaliers seuls pour disent ils bien accueillir le président de la République, d’autres , en collaborations avec les membres du gouvernement et de personnalités politiques de la wilaya ont aménagé des sites d’hébergement des populations qui se déplaceront de l’intérieur de la région à l’occasion de cette visite très attendue du candidat à sa propre succession aux présidentielles de 2014.

En plus de la présence des m’as-tu vu et des laudateurs, il importe de noter le fossé qui se creuse entre les élus municipaux du fait de la volonté de certains de faire cavalier seuls et / ou pour des mobiles inconnus.

Signé A B B /Gaynaako

vendredi 16 mai 2014

J’ai suivi en direct depuis Aleg, l’allocution prononcée par l’ex-maire de Boghé, M. Adama Moussa Bâ devant ses centaines de sympathisants venus chez lui sur son invitation. Je vous livre la teneur :




« Citoyens et citoyennes de Boghé, je vous remercie d’avoir répondu massivement à mon appel destiné à vous apporter des éclaircissements sur les derniers développements de la situation nationale et locale. Je suis et je resterai un serviteur infatigable de la cause nationale en général, celle de Boghé en particulier. Bien qu’étant un élu de l’UFP, je ne suis plus un technocrate qu’un politique. Ainsi en depuis de cette fonction, je n’ai jamais appartenu aux instances de décision de ce parti que je respecte. Depuis 17 ans dont douze passées à la tête de notre commune, je n’ai pas obtenu de congé. Ce n’est qu’en décembre dernier que j’ai  quitté la fonction de maire, non pas par le verdict des urnes, mais pour me soumettre à la décision de boycott de mon parti. Je demeure cependant disposé à appuyer l’actuelle équipe municipale dans les efforts qu’elle mène pour poursuivre les actes que nous avions posés pour un développement communautaire durable. Durant ces quatre derniers mois, j’ai choisi de me reposer après de longues années de service. Je suis un cadre salarié de la SONADER et consultant. Je ne disposais que des indemnités à la commune (ce que beaucoup de personnes ignorent peut-être !).
Je n’ai pas démissionné de l’UFP, j’y reste sauf si on m’y exclut mais j’ai décidé d’appuyer la candidature du Président Aziz ! J’ai pris cette décision en mon âme et conscience et j’en assume l’entière responsabilité. Je ne suis guidé par aucune ambition personnelle égoïste. Si tel était le cas, j’allais rejoindre le PRDS sous l’ère Taya ou l’UPR. Durant les années que j’ai passées à la tête de la commune de Boghé, j’ai visité de nombreux pays des USA à la France en passant par le Maroc. Je suis même citoyen d’honneur d’une ville américaine. En plus, je suis sorti d’une prestigieuse école de machinisme agricole en Allemagne où je continue de disposer de droits au logement et à l’hébergement. En dépit de toutes ces facilités, j’ai toujours opté pour Boghé et pour les boghéens dont je resterai le soldat infatigable.
Avant de vous entretenir de ma dernière audience avec le Président, je tiens d’abord à vous rappeler qu’en tant qu’élu, je l’avais rencontré à Maghta Lahjar en novembre 2010 pour lui soumettre un certain nombre de problèmes récurrents tels que la réhabilitation de la station de pompage, l’extension du CPB et la construction de l’hôpital de Boghé. Il avait instruit sur le champ les ministres  concernés pour l’exécution de ces requêtes. La première requête a été immédiatement satisfaite et les autres sont en voie d’exécution.
Pour en revenir à l’objet de cette réunion, j’ai été contacté le dimanche 27 avril par le Secrétaire général du gouvernement, M. Diallo Mamadou Bathia à son domicile à Boghé. Il m’a fait part de sa volonté de travailler avec moi ainsi que celle du PM et du Chef de l’Etat. Je lui ai fait part de quelques réserves car je savais qu’il y a des gens qui ne voudraient pas me voir dans cette mouvance. Mardi soir, il me contacte par téléphone pour me dire que le Président était disposé à me recevoir le lendemain après le conseil des ministres. J’ai quitté Boghé précipitamment pour répondre au rendez-vous. C’est pourquoi, je n’ai pas eu le temps de prendre contact avec mes proches et j’ai dû même annuler un rendez-vous avec le guide spirituel Tidjane Thierno Madani que je devais accompagner à Kaédi de commun accord avec lui.
Le mercredi 30 avril, le Président m’a chaleureusement accueilli et m’a félicité pour mon action à la tête de la commune de Boghé. Je lui ai rappelé les promesses qu’il avait tenues à l’endroit des populations à savoir la construction du stade municipal (en cours d’exécution), l’extension du CPB et la construction de l’hôpital. Je lui ai demandé de se rendre à Boghé pour inaugurer ces deux derniers projets. C’est dans le souci d’apporter ma contribution à l’œuvre de construction nationale et locale que j’ai décidé de soutenir sa candidature à l’élection présidentielle du 21 juin prochain. Il m’a fait part de sa satisfaction et de ses remerciements. C’est alors que le lendemain, j’ai fait une déclaration de presse pour informer l’opinion nationale et locale y compris mes camarades de l’UFP que je respecte. C’est un parti de patriotes mais qui est déconnecté des réalités du pays.
Cette décision a été diversement appréciée; ce qui rentre dans l’ordre naturel des choses. D’aucuns ont dit que je cherche une place. Ce n’est nullement mon objectif car je suis à l’abri du besoin. Je demande votre appui et votre soutien. Je vous remercie encore une fois de votre présence massive qui traduit votre attachement à ma modeste personne ». 
Propos recueillis par Dia Abdoulaye

Problématique de l’eau à Boghé

Problématique de l’eau à Boghé Antoine de Saint – Exupéry disait : «l’eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni odeur ; on ne peut pas te définir ; on te goutte sans te connaître ; tu n’es pas nécessaire à la vie, tu es la vie ». C’est cette eau qui manque à Boghé en quantité et en qualité.

De façon évolutive les populations se sont abreuvées à partir d’eaux stagnantes (mares, marigots, lacs), de puits traditionnels sans margelle, ni buse puis de puits améliorés à exhaure manuelle ou asine ou cameline. Ces eaux ont toujours engendré des maladies : onchocercose, bilharziose (urinaire et (ou) intestinale, dysenterie amibienne etc.…

Il ya de cela bientôt dix ans, la SNDE (Société Nationale des Eaux) s’est installée à Boghé en forant trois puits, en construisant un château d’eau et en mettant sur place un réseau de distribution.

L’espoir était que ce projet satisfasse les besoins en eau des populations ; mais cet optimisme s’est vite émoussé car l’eau est hyper calcique (ce qui a causé un problème de santé publique dont la prise en charge est impossible) et infraliminaire (deux des puits se sont taris engendrant des tours d’eau des différents quartiers.

En 2007 le réseau de la SNDE ne desservait que 946 branchements (soit 45% de la population). En 2011 on compte plus de 1500 abonnés pour un besoin de 1500 à 2000 m3 d’eau par jour. Le réseau hydraulique est inversement proportionnel à la taille d’une ville en plein expansion tant du point construction que démographie (le taux de croissance est de 2.3%).

Dans la zone desservie on compte aujourd’hui 2435 ménages pour 1604 concessions. Seul Boghé Dow, Escale, une partie de Touldé et de Nioly sont desservis par le réseau initial alors que différents quartiers demeurent à ce jour non couverts : c’est le cas de Bassine, Imarat, Bakaw,Balladji, Thienel … Même si cette eau suffisait il y a lieu de la disqualifier dès lors qu’elle pose un problème de santé publique.

L’ex-Directeur Général de la SNDE avait mené une lutte d’arrache-pied pour solutionner ce problème. C’est ainsi que la SNDE a récupéré le forage de la Sonader qui a convaincu par la qualité et la quantité de ses réserves hydriques. Là aussi se pose sur le plus ou moins long terme un problème de contamination de la nappe phréatique : depuis 1983, début d’exploitation du CPB (Casier Pilote de Boghé) des centaines de tonnes d’engrais (urée, phosphate, potasse) sont déversés pour augmenter les rendements rizicoles.

Si respectivement les éléments contenus dans ces intrants N (azote), P (Phosphore), K (potasse) sont indispensables pour le développement des plantes, ils sont également déconseillés pour la santé humaine.

Ces substances par phénomène d’infiltration contamineront la nappe phréatique. Pour le court terme le forage de Touldé contribue à l’esquisse de solution.

Des équipes d’hydrogéologues ont mis en évidence une nappe phréatique très aquifère qui solutionnera le problème de Boghé à 16 km à l’Est de Boghé, Ferouga.

En attendant, des centaines de femmes sont tenues de renoncer quotidiennement à leur repos nocturne pour se procurer le liquide précieux. Et à quand le démarrage d’un tel projet ? Se pose-t-il un problème de distance ou de prix de revient manométrique ? Et pourtant la ville de Nouadhibou a été alimentée à partir de Boulanouar ; Akjoujt à partir de Bennichab ; M’bout à partir de Foum Gleita ; l’Arabie Saoudite a remorqué des icebergs (montagnes de glace) depuis l’Océan Glacial Arctique pour les faire fondre sous le ciel du Sahara.

C’est connu que Boghé est dans la zone des Bassins sédimentaires secondaires, tertiaire contenant des nappes phréatiques datant de l’Eocène et du Maestrichtien ; et quartenaire séparés par le Continental terminal ; Bassin comparables à des livres où chaque page ou strate n’a pas encore livré son contenu. Mais ces réserves, ne peuvent-elles pas être laissées en jachère pour les générations futures ?

Si les USA importent du pétrole et conservent jalousement dans le sous-sol leurs hydrocarbures c’est pour assurer leur suprématie sempiternelle au moment où les énergies renouvelables ne sont pas aptes à supplanter totalement les autres énergies au moment où le nucléaire inquiète, hier avec Tchernobyl, aujourd’hui avec Fukushima au Japon qu’adviendrait-il de Nouakchott si le projet Aftout n’avait été mis en place eu égard à l’essor démographique de la ville et la remontée du biseau salé ? La solution qui consistera à pomper de l’eau à l’Est d’Idini, au PK 90 au lieu dit Tenadi est équivalent aujourd’hui à la solution Ferouga pour Boghé.

Pourquoi hésite-t-on de se tourner vers le fleuve ? Ce que vaut Nouakchott pour le fleuve (par l’énergie de Manantali, l’eau d’Aftout Es Saheli) Boghé le vaut pour ce même fleuve. D’autant plus que la station de pompage du CPB peut remplir cette fonction en l’équipant d’une station d’épuration.

Certains pays ont mis au point des techniques plus onéreuses pour solutionner le problème de l’eau en dessalant l’eau de la mer pas osmose inverse sous une forte de DDP (différence de potentiel). Pour Boghé ou ailleurs le développement humain durable est liée à l’eau qui sera à côté du réchauffement climatique la mère de la bataille du troisième millénaire ; et si la Mauritanie veut emprunter le TGV de la mondialisation, elle doit régler le problème de l’eau pour tous ses citoyens.

Al Housseynou Sy
Professeur, Directeur du lycée de Djéol

mercredi 14 mai 2014

Accoucheuses exclues de la répartition des primes de risque en colère contre le ministère de la santé

Accoucheuses exclues de la répartition des primes de risque  en colère contre le  ministère de la santé  Elles sont plus d’une dizaine à crier leur ras-le bol devant la presse. Accoucheuses en majorité. Parmi elles aussi deux nutritionnistes. En majorité, elles sont toutes des mères de familles qui capitalisent une longue expérience dans le métier qui sauve la vie aux mères et aux enfants. Les plus anciennes parmi elles, travaillent depuis 28 ans.

L’ancienneté des autres varie entre 10 et 15 ans. Pratiquement, ce sont elles qui tiennent la gestion de la plupart des postes médicaux du département de M’Bagne, de Bababé, et même de Maghta Lahjar, d’Aleg et de Boghé. Elles font le boulot le plus difficile durant toute la période de l’année. Elles remplacent les sages femmes dans leurs rôles le plus noble, sauver la vie.

Donc, réduire le taux de mortalité infantile, néo-natal et maternelle. Une priorité de l’Etat mauritanien et des nations unies poursuivi pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement à l’horizon 2015.

Ces braves dames, sont purement et simplement négligées voire totalement oubliées par nos gouvernants. Elles dénoncent le recrutement sur des bases subjectives (parenté, amitié, tribalisme) de femmes analphabètes et sans formation comme accoucheuses par l’ancien ministre Bâ Housseynou Hamadi et dont les rémunérations sont supérieures aux siennes. Situation incompréhensible et à la limite injuste s’écrie Bâ Maîmouna Siaw, l’une des accoucheuses.

Un exemple pour corroborer les propos de ces braves dames. Eya Mint Saîd est née en 1991 à El Vora (Moughatta de Bababé), elle a été engagée le 01 Juillet 2012. Elle porte le matricule 1300962. Elle est affectée à Tadioukel dans le même département. Son net à percevoir est de 44.372 UM.

Comparez son revenu avec celui d’El Moumna Mint Hmeyid, née en 1970 à Aleg, titulaire du matricule 1300568 en service officiellement au poste de santé d’El Vordont la date d’engagement ne figure pas sur le bulletin de solde (voir fac-similé), affirme exercer dans le secteur depuis 1998. Soit une ancienneté de 15 ans. Son net à percevoir est de 39.500 UM. Faites la différence.

Ce qui est encore bizarre, c’est qu’El Moumna, tient le laboratoire d’analyses du centre de santé de Bababé. Comme aussi sa collègue, Bâ Maîmouna Siwa, accoucheuse axillaire qui exerce depuis 2002, gère la vente des médicaments et la caisse du centre médical. Elles ont brandit leurs diplômes (voir fac-similé) qu’elles ont décrochés à l’école de santé publique contrairement à la plupart de celles qui ont été recrutées par le prédécesseur de Ould Hademine.

El Moumna
a affirmé avoir rencontré plusieurs fois le ministre Ba Housseynou pour attirer son attention sur cette injustice dont elles sont victimes mais en vain. Il n’a honoré aucun de ses engagements vis-à-vis des accoucheuses qui réclament la régularisation de leur situation dans la fonction publique, le versement des primes de risques dans les délais, l’accès aux stages de formations, aux concours de l’école nationale de santé publique, bref ; que l’Etat mette fin de cette injustice.

Elles réclament justice dans les plus brefs délais. « Il est inadmissible que l’Etat Mauritanien fasse de la discrimination entre les travailleurs de la fonction publique » s’écrie Ramatoulaye Kane de Bagodine, très en colère. Comment peut-on verser une prime de risque de plusieurs centaines de milliers d’Ouguiyas à une partie des accoucheuses (celles qui viennent d’être recrutées dans des conditions douteuses) et en priver celles qui ont risqué leurs vies et leur santé depuis des années pour rester dans les brousses là où les sages femmes refusent de servir s’interroge Ramatoulaye.

La décision du ministère de la santé de les priver des primes de risque n’est pas pour arranger leur situation. Elles crient à l’injustice et réclament la réparation immédiate de cette faute grave des autorités gouvernementales.

1- Bâ Maîmouna Siwa (accoucheuse axillaire)- CM de Bababé - 2002
2- Tall Aîssata Seydi (accoucheuse auxiliaire) PS- Aéré M’Bar - 2002
3- d’El Moumna Mint Hmeyid (accoucheuse auxiliaire) CM de Bababé -1998
4- Ramatoulaye Kane (accoucheuse auxiliaire)- PS-Bagodine- 1999
5- Binta Sall (accoucheuse auxiliaire) PS-Niabina-1999
6- Hassina Mint Berrouh (accoucheuse auxiliaire) PS-Sabouallah-1999
7- Hawa Samba Sy (Nutritionnistes) 2004 – PS- Sèno Boussobé
8- Thioulal Sarr (accoucheuse axillaire) 1987 – PS- Wothie
9- Sy Fatimata Samba (accoucheuse axillaire) PS- Féralla-2002
10- Hawa Anne (accoucheuse axillaire) PS-Sorimalé-1999
11- Diop Fatimata El Hadj (accoucheuse axillaire) CM-M’Bagne-2002
12- Aminata Thiam (accoucheuse axillaire) PS-Garlol- 2002
13- Hawa Bolol (accoucheuse axillaire) 1985- CM- Boghé
14- Zeînebou Diallo (Nutritionniste) 1985-CM-Aleg

Le Terroir 

Gorgol : le PAM en atelier d’étude de cadrage d’un nouveau programme IPSR

Gorgol : le PAM en atelier d’étude de cadrage d’un nouveau programme IPSR [PhotoReportage] Depuis quelques années, la Mauritanie est traversée par des crises récurrentes liées entre autres à la sécheresse, aux inondations et d’autres facteurs dépendant du marché mondial comme la hausse des prix qui, depuis 2010 constitue, jusqu’à nos jours un poids sur les ménages.

Au delà de la volonté de l’état d’assister ou d’alléger les chocs, le PAM (Programme Alimentaire Mondial) dont l’expertise dans l’assistance des populations vulnérables n’est plus à démontrer, se fonde sur les conclusions de l’ancien programme IPSR (Intervention Prolongée de secours et de Redressement 200474 finissant ( Avril 2014),pour initier un autre(IPSR200640) qui vient en poursuite du précédent dans une optique novatrice « de développement intégré et cohérent» soulignera la chef du sous bureau du PAM Marième Sakho.

Pour donner corps à cette nouvelle approche qui capitalise les expériences, les réussites et les échecs du premier à travers des multiples interventions qui vont du cash transfert estimé à 158040000 UM répartis sur 2634 bénéficiaires au renforcement des SAVS ...

>en passant par les activités annexes liées à la réhabilitation, le nouveau programme ,se donne comme démarche d’ identifier les besoins spécifiques pour établir une planification articulée à trois niveaux :le communal, le départemental et le régional.

Comme objectif de Répondre aux besoins nutritionnels et alimentaires des ménages très pauvres et vulnérables et de renforcer leur résilience face aux chocs, les trois ateliers qui sont déroulés du 11 au 14 Mai sont enrichis par la participation des partenaires, des autorités administratives et de la société civile qui ont dégagé sur la base des différentes matrices proposées par le consultant du PAM monsieur Thibault Vande Velde chargé de l’étude cadrage PRRO-IPSR des dispositions réalistes qui découlent de l’existant et autres idées axiales qui cadrent avec l’objectif affiché.

Ainsi, à l’ouverture de l’atelier régional le wali du Gorgol Mohamed Moustapha Ould Mohamed Vall exprimé l’importance de ces activités de résilience auxquelles l’état et ses démembrements restent attachés pour au mieux, aider les populations vulnérables dans l’amélioration des conditions de vie.

Dans un contexte de pauvreté ou ,d’après l’enquête Food Security Monitoring Système (FSMS, juillet 2013),800.000 personnes souffrent de l’insécurité alimentaire, l’incidence de ce phénomène entraine dans son sillage un taux (13%) élevé de prévalence de malnutrition aigue en période de soudure, auquel s’ajoutent l’accès difficile ou insuffisant aux moyens de production, le niveau d’endettement des ménages à faibles revenus toutes choses qui montrent que, malgré les efforts investis ,le phénomène de l’insécurité alimentaire demeure , comme une épée qui tient en laisse tous les programmes d’investissement, car aléatoires et souvent imprévisibles mais surtout subtiles par ses effets pervers .

Pour la mise en place de ce nouveau programme sous le leadership du gouvernement mauritanien ,la mise en œuvre des « filets sociaux » de sécurité face à l’insécurité alimentaire s’articule sur une mutualisation des synergies aussi bien des activités de l’IPSR que sur celle des autres opérations du PAM d’une part ,et d’autre part sur l’expérience de l’état, des ONG et des agences des Nations Unies et autres partenaires.

Comme trait d’union entre le triptyque : urgence, relèvement et développement, le programme s’impose ainsi une démarche systémique qui a permis aux participants de visiter et de revisiter tous les tableaux socio économiques de la wilaya certes pas très reluisants mais positivement évolutifs dans la cohérence de l’espace-temps.

Pour ce faire, la prise en charge des besoins nutritionnels et alimentaires des ménages vulnérables se fera à travers des appuis inconditionnels (cash transfert, distribution gratuite des vivres),le renforcement des « actifs productifs » par la promotion des VCA (vivre contre Actifs) et VCF (vivre contre formation ) appuyés par un investissement conséquent sur les SAVS.D’autres actions non moins importantes comme l’éducation nutritionnelle ,la détection précoce de la malnutrition ,aideront au développement du capital humain.

Dans la perspective de répondre aux attentes, les trois ateliers ont permis, au cours des discussions et débats de mettre en évidence les atouts du programme sur lesquels de réelles opportunités s’offrent aux populations vulnérables de changer de statut.

Il faut noter que les wilayas de l’Assaba et du Hodh El Chaghi ont testé les mêmes outils de planification, à vulgariser sur l’ensemble des zones ciblées (Régions, Communes) qui sous tendent le nouveau programme IPSR. Donc, en attendant la validation des documents par le PAM pour le démarrage du nouveau programme (juillet 2014), peut être que les premières pluies qui commencent déjà à tomber contribueraient aussi à la résilience des populations.

S.Diagana


Avec Cridem, comme si vous y étiez...