Depuis quelques années, la
Mauritanie est
traversée par des crises récurrentes liées entre autres à la
sécheresse, aux inondations et d’autres facteurs dépendant du marché
mondial comme la hausse des prix qui, depuis 2010 constitue, jusqu’à
nos jours un poids sur les ménages.
Au delà de la volonté de l’état d’assister ou d’alléger les chocs, le
PAM (Programme
Alimentaire Mondial) dont l’expertise dans l’assistance des populations
vulnérables n’est plus à démontrer, se fonde sur les conclusions de
l’ancien programme
IPSR (Intervention Prolongée de
secours et de Redressement 200474 finissant ( Avril 2014),pour initier
un autre(IPSR200640) qui vient en poursuite du précédent dans une
optique novatrice
« de développement intégré et cohérent» soulignera la chef du sous bureau du
PAM Marième Sakho.
Pour donner corps à cette nouvelle approche qui capitalise les
expériences, les réussites et les échecs du premier à travers des
multiples interventions qui vont du cash transfert estimé à 158040000 UM
répartis sur 2634 bénéficiaires au renforcement des
SAVS ...
>en passant par les activités annexes liées à la réhabilitation, le
nouveau programme ,se donne comme démarche d’ identifier les besoins
spécifiques pour établir une planification articulée à trois niveaux
:le communal, le départemental et le régional.
Comme objectif de Répondre aux besoins nutritionnels et alimentaires des
ménages très pauvres et vulnérables et de renforcer leur résilience
face aux chocs, les trois ateliers qui sont déroulés du 11 au 14 Mai
sont enrichis par la participation des partenaires, des autorités
administratives et de la société civile qui ont dégagé sur la base des
différentes matrices proposées par le consultant du
PAM monsieur
Thibault Vande Velde chargé de l’étude cadrage
PRRO-IPSR des dispositions réalistes qui découlent de l’existant et autres idées axiales qui cadrent avec l’objectif affiché.
Ainsi, à l’ouverture de l’atelier régional le wali du
Gorgol Mohamed Moustapha Ould Mohamed Vall
exprimé l’importance de ces activités de résilience auxquelles l’état
et ses démembrements restent attachés pour au mieux, aider les
populations vulnérables dans l’amélioration des conditions de vie.
Dans un contexte de pauvreté ou ,d’après l’enquête
Food Security Monitoring Système
(FSMS, juillet 2013),800.000 personnes souffrent de l’insécurité
alimentaire, l’incidence de ce phénomène entraine dans son sillage un
taux (13%) élevé de prévalence de malnutrition aigue en période de
soudure, auquel s’ajoutent l’accès difficile ou insuffisant aux moyens
de production, le niveau d’endettement des ménages à faibles revenus
toutes choses qui montrent que, malgré les efforts investis ,le
phénomène de l’insécurité alimentaire demeure , comme une épée qui tient
en laisse tous les programmes d’investissement, car aléatoires et
souvent imprévisibles mais surtout subtiles par ses effets pervers .
Pour la mise en place de ce nouveau programme sous le leadership du gouvernement mauritanien ,la mise en œuvre des
« filets sociaux » de sécurité face à l’insécurité alimentaire s’articule sur une mutualisation des synergies aussi bien des activités de l’
IPSR que sur celle des autres opérations du
PAM d’une part ,et d’autre part sur l’expérience de l’état, des
ONG et des agences des Nations Unies et autres partenaires.
Comme trait d’union entre le triptyque : urgence, relèvement et
développement, le programme s’impose ainsi une démarche systémique qui a
permis aux participants de visiter et de revisiter tous les tableaux
socio économiques de la wilaya certes pas très reluisants mais
positivement évolutifs dans la cohérence de l’espace-temps.
Pour ce faire, la prise en charge des besoins nutritionnels et
alimentaires des ménages vulnérables se fera à travers des appuis
inconditionnels (cash transfert, distribution gratuite des vivres),le
renforcement des
« actifs productifs » par la promotion des
VCA (vivre contre Actifs) et
VCF (vivre contre formation ) appuyés par un investissement conséquent sur les
SAVS.D’autres
actions non moins importantes comme l’éducation nutritionnelle ,la
détection précoce de la malnutrition ,aideront au développement du
capital humain.
Dans la perspective de répondre aux attentes, les trois ateliers ont
permis, au cours des discussions et débats de mettre en évidence les
atouts du programme sur lesquels de réelles opportunités s’offrent aux
populations vulnérables de changer de statut.
Il faut noter que les wilayas de l’
Assaba et du
Hodh El Chaghi
ont testé les mêmes outils de planification, à vulgariser sur
l’ensemble des zones ciblées (Régions, Communes) qui sous tendent le
nouveau programme
IPSR. Donc, en attendant la validation des documents par le
PAM pour
le démarrage du nouveau programme (juillet 2014), peut être que les
premières pluies qui commencent déjà à tomber contribueraient aussi à la
résilience des populations.
S.Diagana
Avec Cridem, comme si vous y étiez...