samedi 5 février 2011

Le calvaire des guides et accompagnateurs touristiques de l'Adrar.





En Adrar, 70 guides affiliés à l’Association nationale des guides sahariens (ANGS) vivent une situation des plus difficiles du fait de la forte régression des activités touristiques que connait la wilaya.

Le départ de « Terres d’aventure » a été, à titre d’exemple, très ressenti par le groupe de guides avec lequel il traitait. Ce tour operator français organisait 18 circuits par saison touristique. Un guide gagnait 200 euros par circuit soit un revenu mensuel de 300 euros - l’équivalant d’environ 115 000 de nos ouguiyas.

Le président d’ANGS, Mohamed Mahmoud Bowba Nemoud, s’inquiète pour l’avenir du secteur du tourisme et ne cache pas sa tristesse de voir s’effondrer comme un château de cartes tout ce qui a été construit deux décennies durant pour asseoir la destination « Mauritanie ».

L’ANGS pense qu’à défaut de trouver des solutions de rechange à la crise que traverse le secteur, les pouvoirs publics doivent penser à une reconversion rapide des quelques 15 000 personnes qui vivaient des fruits du tourisme dans la wilaya de l’Adrar.

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Source :
RIM 24

Alerte maximale sur toute l’étendue du territoire national après les derniers événements survenus dans le pays.





Des sources généralement bien informées ont indiqué que les autorités mauritaniennes ont décidé de mettre tous les services de sécurités en état d’alerte maximum suite à la tentative d’attentat terroriste que des véhicules appartenant à Al Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), infiltrés dans le pays, et bourrés d’explosifs, projetaient de commettre.

Les mêmes sources ont indiqué que l’armée a détecté des mouvements de véhicules suspects dans la zone de Nbeiket Lahwach.

Dans le même ordre d’idée, ces sources ont confirmé que l’armée mauritanienne et la gendarmerie cernent toujours, depuis la nuit du vendredi, deux salafistes qui ont tué un gendarme dans le sud du pays. Les deux terroristes se cacheraient, toujours selon ces sources, dans la zone de « Nebiki », très boisée, après avoir tendu un piège à trois gendarmes lancés à leurs trousses, et réussi à tuer l’un d’eux.

Ils se trouveraient bloqués par l’armée mauritanienne qui a cerné la zone de tous les côtés, probablement aussi sans aucune possibilité d’échapper aux forces sénégalaises qui sont également en état d’alerte sur la rive gauche, selon la source.

Les deux terroristes avaient auparavant abandonné leur véhicule bourré d’explosifs dans la zone de « Rkiz », réussissant à échapper à l’armée alors qu’un troisième salafiste a été arrêté.

Jeudi dernier, l’armée mauritanienne avait présenté à la presse un véhicule piégé que des salafistes se préparaient à utiliser contre des cibles militaires et des intérêts étrangers en Mauritanie.



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Source :
Sahara Medias (Mauritanie

Fuite du présumé membre d’AQMI arrêté par les villageois à «Tessem 2» (Brakna).




Selon le correspondant de l’ANI au Brakna, le présumé membre d’AQMI qui vient d’être arrêté au bord du fleuve par des villageois de «Tessem2» (commune de Dar-el-barka) a réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des gendarmes.

L’homme se serait défait de sa prise et brandi son arme en direction des villageois avant de se frayer un chemin et prendre ses jambes au cou.

Il est à noter que les villageois avaient un peu plus tôt réussi à empêché ce présumé membre d’AQMI et son ami d’embarquer à bord d’une pirogue pour traverser la rive vers le Sénégal voisin.

Le reporter de l’ANI souligne qu’il est difficile pour les fugitifs de sortir du village de «Tessem 2» parce que c’est un lagon (pied du fleuve) fermé situé à la frontière du fleuve avec le Sénégal dont les forces sécuritaires verrouillent déjà la zone de leur côté.



Source :
ANI (Mauritanie)

mardi 1 février 2011

Hôpital de Tidjikja / L’Analyseur d’hématologie toujours inopérationnel




L’Analyseur d’hématologie qui a été installé, l’année dernière, à l’hôpital de Tidjikja n’a finalement servi à rien. Il n’a fonctionné que vingt heures et depuis il est hors d’usage. Transformé en pièce de musée, il est exposé actuellement dans le local abritant le bloc laboratoire.
Au départ, selon Francare (la société qui a livré l’appareil), le dysfonctionnement était lié à la faiblesse de l’alimentation électrique et l’inexistence d’air conditionné permettant à l’appareil de fonctionner normalement. Ces arguments n’avaient pas convaincu le médecin chef de l’hôpital de Tidjikja qui, faut-il le rappeler, avait refusé tout bonnement de réceptionner l’appareil.
Conscient de l’irrecevabilité de ce premier argument, Francare après s’être ravisé, avait évoqué pour se justifier, la rupture dans l’approvisionnement en consommables. D’ailleurs la dernière mission de Francare à Tidjikja avait permis de corriger ce défaut et c’est ce qui avait poussé le médecin chef à signer le procès verbal de réception de la machine que le technicien Nigérien dépêché à Tidjikja avait mis en marche non sans moult difficultés.
Mais au lendemain de cette réception les défauts de fonctionnement ont réapparu subitement forçant les laborantins de l’hôpital de Tidjikja à revenir à leurs anciennes pratiques (utilisation du microscope).
Depuis lors, personne n’a cherché à savoir ce qu’est devenu cet Analyseur qui a coûté cher à l’Etat. Pourtant de passage à Tidjikja, le ministre de la santé et des affaires sociales docteur Cheikh Ould Horma Ould Babana, avait été interpellé par nos soins, sur l’opportunité de l’acquisition d’une machine comme l’analyseur d’hématologie de l’hôpital de Tidjikja, si c’est pour la transformer en pièce de musée. Le ministre avait promis de régler le problème mais depuis lors, l’appareil continue encore à croupir dans la poussière.
Il convient également de rappeler que l’appareil en question est de marque chinoise, un détail qui avait attiré notre attention et nous avait amené à interroger le délégué de Francare sur sa qualité. Comme argument, ce dernier nous avait parlé du souci de délocalisation des Allemands (les véritables constructeurs selon lui) qui pour des raisons commerciales ont transféré en chine l’aspect montage et emballage. Un argument qu’on avait pris comme tel en attendant d’en voir plus clair.
Le droit de réponse que la représentante de Francare nous avait fait parvenir par voie de presse en réponse à nos « insinuations coupables » nous avait réconforté dans notre conviction que le marché que sa société s’était adjugée était un marché complaisant et que la marchandise livrée était une marchandise tronquée. Aujourd’hui plus qu’hier nous continuons à croire que l’appareil d’hématologie livré à l’hôpital de Tidjikja ne répond à aucune norme et qu’il n’a servi que pour enrichir une société étrangère et des intermédiaires nationaux véreux.
Rappelons que l’analyseur d’hématologie de l’hôpital de Tidjikja fait partie d’un lot d’appareils médicaux commandés par le ministère de la santé sur instruction pour équiper certains hôpitaux dont ceux de Kaédi, Néma, Sélibaby, Zouerate
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

lundi 31 janvier 2011

L’armée traque des véhicules suspects dans la zone de MBoutt-Lexeiba





Selon des sources dignes de foi, l’armée mauritanienne, appuyée par des avions, serait aux trousses de véhicules suspects qui appartiendraient à AQMI.

Il est à noter que ces véhicules avaient été signalés dans la nuit de samedi à dimanche aux environs de Néma, en provenance de Bassiknou (frontières avec le Mali).
ANI

Des inconnus auraient ouvert le feu en direction du portail de la direction de l’armée de l’air




Des inconnus auraient tiré des coups de feu en direction du portail de la direction de l’armée de l’air, dans la nuit du dimanche à lundi, a appris ANI de source informée.


Ces mêmes sources ont indiqué que ces tirs n'ont eu aucun effet. « Aucun impact de tir n’a été retrouvé sur le portail e cette caserne qui jouxte l’aéroport international de Nouakchott », a souligné un gradé contacté par ANI.
ANI

Agression contre le correspondant de l’ANI à Atar





Le correspondant de l’ANI à Atar, Sidi Mohamed Ould Bellamech a fait l’objet, lundi matin, d’agression physique et verbal de la part d’un employé d’une épicerie appartenant au directeur de l’hôpital régional d’Atar sise à l’intérieur de cet établissement.


Le confrère qui accompagnait le wali en visite à l’hôpital, a tenté de prendre une photo de l’épicerie en question, avant d’être surpris par l’épicier , lequel l’a insulté et lui a assené des coups de poing, avant de détruire son appareil photo et de lui déchirer les habits. Des personnes se sont interposées pour mettre fin à cette agression, alors que l’épicier continuait à proférer des menaces de mort à l’endroit du journaliste.
Le correspondant de l’ANI à Atar a récemment publié des informations relatives à des doléances de certains citoyens, qui ont été contraints de payer la somme de 3500 ouguiyas, pour avoir le droit de retirer la de la morgue une dépouille mortelle.

ANI

Zouerate: La commune dispose désormais d’un camion incendie.




La ville de Zouerate dispose désormais d’un camion incendie grâce à l’association française « les Nomades de Mauritanie ».

Cette organisation non gouvernementale est un des partenaires privilégiés de la Commune de Zouerate, elle intervient depuis quelques années dans cette ville située au nord de la Mauritanie pour y mener des actions humanitaires. Une cérémonie de réception du camion a été organisée à la maison des jeunes le jeudi 27 janvier 2011.

Ce camion incendie d’une valeur d’environ 8 Millions d’Ouguiyas et qui dispose d’une capacité de 7000 litres est le premier du genre pour la municipalité, il permettra, selon les termes du Maire de Zouerate, d’améliorer les conditions de protection des personnes et leurs biens en cas de sinistres de plus en plus nombreux et graves.

Dans leurs allocutions prononcées à l’occasion de la cérémonie de réception du camion, le Maire Monsieur Yacoub Ould Salem Vall et la Présidente des Nomades de Mauritanie Madame Berneza Le Gouil-Bourget ont remercié le Conseil Général de Loire-Atlantique, le Service Incendie et Sécurité (SDIS 44) pour ce formidable élan de solidarité et la Fondation SNIM et la SNIM qui ont facilité son acheminement de la France à la Mauritanie ».

Il est à noter que le discours de la présidente des Nomades de Mauritanie a été lu par Mr Mahfoudh Ould Dowgui. La présidente de l’ONG qui n’avait pu venir , s’est dite « ravie de constater que le camion est arrivé au terme de son long voyage » et qu’elle « souhaite de tout cœur qu'il puisse rendre de nombreux services à cette ville. »

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Source :
Abdallahi dieng Ould Cheikh

Adrar/Transport : Les taximen n’en peuvent plus !





Les chauffeurs de taxi d’Atar opèrent depuis ce matin 31 janvier un sit-in devant les locaux de la Wilaya et de la commune. Ils entendent ainsi protester contre la hausse des taxes de la Vignette qui a doublé en 2011 disent-ils ; la taxe communale de deux milles (2000) UM au lieu deux cent (200) UM à Nouakchott ; La montée continue des prix carburants gasoil et essence ; La cherté des prix de denrées alimentaires de premières nécessités.

Les délégués des chauffeurs sont décidés à montrer aux autorités locales et nationales, les situations difficiles qu’ils confrontent au quotidien pour faire survivre leurs familles. En su de leurs revendications immédiates évoquées, les chauffeurs listent un grand nombre d’autres problèmes dont la sécurité routière, la concurrence par les mini bus, le laisser aller routier etc.

Il importe de rappeler que l’action des chauffeurs vient s’ajouter à celle hier du Personnel du CFPM d’Atar qui a arrêté définitivement le travail ainsi que celle des enseignants du fondamental dont la grève entamée le 30 Janvier est suivie par 40-60 % des maitres d’écoles selon leur syndicat.

Ely Salem Khayar / Adrar.info

dimanche 30 janvier 2011

Détails sur un incident ayant causé la mort d’un citoyen à Boghé




De source proche de la famille, nous avons appris qu’un citoyen mauritanien, prénommé Ramdhane était décédé, ce matin, à l’hôpital de Nouakchott, des suites de blessures reçues par balles, alors qu’il circulait dans un véhicules à proximité de Boghé, dans le sud-est du pays.

Ramdhane s’était rendu de la commune de Le’leybat à Boghé, transportant son enfant qui devait y recevoir des soins. Sur le chemin du retour, leur véhicule a essuyé des tirs, non loin d’un poste militaire. Ramdhane a été grièvement blessé, son enfant et le chauffeur du véhicule ont également reçues des blessures, dont la gravité est variable.

Les blessés ont tous été acheminés vers Nouakchott, où Ramdhane devait rendre l’âme à l’hôpital National.

Cet évènement survient après une montée de l’alerte dans l’Est du pays, à la suite de la fuite d’un véhicule à Néma, suspecté par les autorités d’appartenir à des éléments d’Aqmi, et recherché depuis.

Source : Sahara médias, trad. A B Ould Hamoud pour Cridem

Adrar/Social : Le personnel du CFPM d’Atar en grève !!!





Comme suite à leurs lettres adressées, lundi dernier aux autorités, les employés et le personnel d’encadrement du CFPM d’Atar se sont mis en grève illimitée à partir de ce dimanche 30 janvier 2011.

Pour en informer l’opinion publique et l’administration locale, le personnel du centre de formation professionnel des Mahadras d’Atar, a organisé une marche qui a sillonné le long du goudron partant du CFPM jusque devant la Wilaya. Leurs délégués ont été reçus par le Wali qui leur a dit « que l’administration est au courant de leur cas. Il n’est pas le seul car d’autres travailleurs sont également en retard de payement de salaires. Nous en avons informé les autorités centrales et espérons qu’une solution rapide sera trouvée ».

Il importe de rappeler que le personnel du CFPM n’a pas perçu de salaires depuis cinq mois. Les instructeurs ont adressé dans ce sens une lettre au ministre de tutelle ,tandisque les délégués du personnel ont adressé une autre au président du conseil d’administration. Ils demandent dans ces lettres le payement de leurs salaires et y lancent un ultimatum de grève pour le’ 30 janvier. Ce qu’ils viennent de concrétiser.

Ely salem Khayar/Adrar.info

Atar /Mot d'ordre de grève des enseignants du fondamental



A 11 Heures: Sur les 16 écoles de la ville d'Atar 87 sur 140 enseignants observent la gréve decidée par leur syndicat ce 30 janvier 2011.

Ely Salem Ould Khayar

Adrar/Démocratie : DES TORCHES HUMAINES POUR MIEUX VOIR…





«Tremblez tyranneaux ! Les peuples se réveillent »



Sommes-nous arrivés à un stade de cécité où il nous faut des torches humaines pour voir notre misère, mesurer le désespoir de nos peuples ? La détresse, le dégout, le chagrin, la désillusion, l’essence sont-ils les ingrédients de ces cocktails Molotov humains qu’on jette aujourd’hui, dans le monde arabe, au visage de nos gouvernants ? Sont-ils l’arme fatale contre les tyrans ?



Quand le désenchantement devient pyrophorique, il y a lieu de se promener avec des extincteurs. Mais si la mousse carbonique est capable d’éteindre le feu, il est certaines flammes intérieures que ne peut éteindre qu’un sentiment de quiétude né des bienfaits d’une vraie Démocratie. Pas celle en carton pâte issue du discours de la Baule et portée aux fonts baptismaux dans certains pays par l’hypocrisie d’un Occident soucieux seulement de garantir ses sources d’approvisionnement en matières premières. Une vraie démocratie, pas un vulgaire ersatz, ni un placebo.



Nous méritons mieux.



Le supplice du feu, le chantage au briquet et au bidon d’essence feront école tant que le mal être et le mal vivre sont le quotidien de la plupart d’entre-nous.



Mourir de dépit, qu’on soit riche ou pauvre c’est le même désarroi. L’injustice a le même goût pour tout le monde. Qu’un homme d’affaire, jadis prospère, se donne la mort d’une manière aussi atroce et compromettante pour son au-delà de musulman, peut amener à penser que l’injustice semble être la chose en Mauritanie la mieux partagée. Il ne faut pas qu’on en arrive là. Les hommes, les femmes dont les affaires, pour mille raisons, périclitent dans le pays sont légion. Les détourneurs de deniers publics qui ne détournent plus rien sont cohorte. Ils ne feront pas la Révolution, c’est sûr, mais s’ils partent tous en fumée le pays se trouvera diminué de la moitié de sa population.



Souhaitons que ces immolations, que tant de souffrance ne soient pas inutiles et que notre Nation arabe voit se lever une aube nouvelle. Après l’extinction de la dictature en Amérique du sud, après le vent de liberté qui a soufflé sur l’Europe de l’est, c’est notre tour. Et il est tout naturel que le point de départ de cette déferlante soit la Tunisie, le pays du Maghreb où il y a la plus importante classe moyenne, un pays émergeant. Si ce n'est pas aujourd'hui pour tout le monde, ce sera pour demain. Tous les pouvoirs arabes sont aujourd’hui en sursis et ils s’en rendent bien compte. Leurs pitoyables gesticulations pour maintenir leur pouvoir après les évènements de Tunisie montre à quel point ils sont aux abois.



J’ai envie de crier à la fin de ce texte, « Tremblez tyranneaux ! Les peuples se réveillent », mais hélas, je sais intimement que La Révolution c’est pour d’autres. Pour le moment, la seule qui intéresse notre intelligentsia c’est celle qu’elle fait autour du détenteur du pouvoir. Mais la Mauritanie ce n’est pas la Tunisie. Demandez à l’UPR, ici nous sommes dans Le Meilleur des mondes : le Sauvage pour nous c’est l’autre qui descend dans la rue.



Nous sommes tous UPR, enfants de Pangloss et nous avons hérité de son optimisme béat.



Par Mohamed Mahmoud Ould TALEB

Directeur Alliance Franco-Mauritanienne

Adrar.Info N° 24

Kaédi: Réunion présidés par les ministres de l'intérieur et de la décentralisation et du développement rural.





Messieurs Mohamed Ould Boilil, ministre de l'intérieur et de la décentralisation et Brahim Ould M'Bareck Ould Mohamed El Moctar, ministre du développement rural ont présidé samedi matin à la salle de conférence de l'hôtel de ville de la commune de Kaédi, en présence du wali du Gorgol, M. Ahmedou Ould Abou El Maali une réunion consacrée aux mesures prises par l'Etat dans le cadre de l'opération "solidarité 2011".

Devant les autorités administratives, les élus, les chefs de services régionaux et les représentants de la société civile, le ministre de l'intérieur et de la décentralisation a indiqué que les mesures prises visent essentiellement la frange la plus faible des citoyens.

Il a ajouté que l'opération "solidarité 2011" qui va coûter au budget de l'Etat entre 9 et 10 milliards d'UM permettra de ramener les prix du riz du sucre du blé et de l'huile de table à des niveaux très bas.

C'est ainsi a dit le ministre que le kg riz qui coûte entre 200 et 230 UM dans certaines zones du pays sera vendu à 130 UM, le kg de sucre passera de 280 à 200 UM, le litre d'huile de 480 à 290 et le kg de blé moulu ne coûtera que 90 UM.

Ould Boilil a aussi précisé que l'opération a une durée de 5 mois avant d'ajouter que la nécessité se fait sentir, l'Etat continuera à subventionner les produits.

Il a aussi affirmé que l'opération rentre dans le cadre de l'exécution du programme électoral du Président de la République qui vient en aide au plus démunis avant d'inviter toutes les forces vives de la wilaya à accompagner ce programme dont la finalité est la réalisation du bonheur de tous les mauritaniens.

M. Mohamed Ould Boilil a noté qu'il a été constater qu'après le démarrage de l'opération, les prix ont commencé à baisser à Nouakchott vers des niveaux acceptables.

Il a également souligné que les autorités administratives et sécuritaires, les élus, les notables et la société civile sont associés pour réussir l'opération avant de conclure en disant: "nous demandons à tous de saisir la portée de la mesure et de nous aider à la faire réussir.

De son côté, Brahim Ould M'Bareck Ould Mohamed El Moctar a abordé les causes de la hausse des prix qui est due selon lui au changements climatiques, aux inondations dans certains pays producteurs, à l'augmentation de la demande et à la spéculation au niveau mondial.

"Les prix se décident dans les marchés mondiaux et aucun pays quelque soit son importance, n'a d'emprise sur eux", a-t-il dit. Le ministre du développement rural a précisé que le plan engagé par le gouvernement sur instructions du président de la République va garantir de l'opération "solidarité 2011" un produit de qualité et en quantité suffisante et contribuer à réduire le chômage par l'engagement de 350 diplômés chômeurs.

Il a assuré que pour régler de manière structurelle la problématique de la sécurité alimentaire, une stratégie permettant à cours, moyen et long termes d'augmenter de manière substantielle la production en céréales du pays, a commencé en Août 2009.

A cours terme, l'application de cette stratégie a permis l'exécution d'un programme de clôtures dans les zones fluviales, de régler l'endettement des agriculteurs de l'irrigué ainsi que la conception de la campagne agricole sur de nouvelles bases visant à accompagner le paysan dans toutes ces phases. "Pour l'hivernage, les indicateurs que nous avons montrent une production en nette augmentation par rapport au passé", a fait remarquer le ministre du développement rural.

M. Brahim Ould M'Bareck Ould Mohamed El Moctar a, par la suite, affirmé qu'en moyen terme, l'accent sera mis sur l'aménagement et la réhabilitation des barrages, la clôture d'autres zones de culture, la mécanisation du partenariat pour financer les investissements du pays et assurer le transfert des technologies en vue d'augmenter la production de riz, de blé mais aussi des céréales traditionnelles.

"C'est là la véritable réponse à la flambée des prix", a-t-il dit avant de poursuivre: "un pays qui n'assure pas son autosuffisance alimentaire a une souveraineté limitée".

Le ministre du développement rural a également évoqué le problème de l'emploi, qui se pose à la jeunesse et qui résulte de plusieurs facteurs dont la mauvaise gestion et l'inadéquation de la formation avec les besoins de l'économie. A ce sujet, il a souligné, que dans la recherche de solutions à ce problème, 4500 personnes ont été recrutées à partir de 2008 à la fonction publique et 20.000 autres ont été embauchées dans le secteur informel.

Ould M'Bareck Ould El Moctar a révélé que d'ici à la fin de l'année 2011, des projets initiés dans les secteurs des pêches et des mines vont créer des opportunités d'emploi tout comme les grands travaux qui seront entrepris pour réaliser les routes et les barrages.

"La cohérence de la vision et la pertinence des choix sont les supports de notre détermination à améliorer dans les meilleurs délais le sort des mauritaniens", a conclu le ministre du développement rural. Après leurs interventions, les ministres ont ouvert les débats pour permettre aux participants de poser tous les problèmes de la wilaya en vue de leur trouver des solutions.

Notons que l'ouverture de 40 boutiques au Gorgol est prévue dans le cadre de l'opération solidarité 2011.

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Source :
Agence Mauritanienne d'Information

Nouadhibou : Arrestation d’une bande de faussaires de pièces d’état-civil et de permis d’occuper.



Le commissariat de police d’El Marquez à Nouadhibou a mis aux arrêts les membres d’une bande de faussaires de pièces d’état-civil et de permis d’occuper.

Des sources sécuritaires bien informées ont indiquées à Sahara média que des sceaux (cachets) imitant ceux d’autorités administratives ont été saisis ainsi que du matériel d’impression artisanal et des photocopieuses et scanners très modernes.

Très souvent, la police mauritanienne tombe sur des faussaires de fausses monnaies mais la vaste opération de restructuration des quartiers précaires semble avoir ouvert un nouveau créneau à ces bandes du crime organisé qui opèrent dans tous les secteurs pouvant générer un argent facile.

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Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

Urgent/Néma : Les forces mauritanienne mise en état d’alerte





Selon des sources bien informées, les forces mauritaniennes stationnées à Néma sont mise en état d’alerte.
De même source, on indique, avoir entendu des tirs de l’armée mauritanienne dans certains endroits de la ville,...

suite à la découverte d’un véhicule suspect en provenance de Bassiknou (plus à l’est.
Le 2 août 2010, l’armée mauritanienne a fait échoué un attentat kamikaz , dont l’auteur, Idriss Ould yarba, de nationalité mauritanienne, s’était jeté sur le portail de la caserne de la 5ème région militaire avec un véhicule bourré d’explosifs. L’attentat manqué s’était soldé par la mort du kamikaze et la blessure de trois militaires.
ANI

Un homme se tire une balle dans la tête et un autre tente de se pendre à Tintane.




Des sources dignes de foi ont indiqué à ANI qu’un jeune homme âgé de 30 ans, répondant au nom de Mohamed Abdallahi Ould Mohamed Khouna, s’est suicidé ce samedi après-midi dans la localité de Falloujah située à 30 km au Sud de la ville de Tintane (740 km à l'Est de Nouakchott) en se tirant une balle dans la tête et que les causes de l'accident restent encore non élucidées.

De même que, selon d'autres sources toujours à Tintane, un professeur appelé Cheikh Ali a tenté, samedi, de se pendre, mais que des citoyens ont réussi à l’empêcher.

Ces mêmes sources indiquent que la tentative de suicide du professeur aurait quelque chose à voir avec des problèmes rencontrés avec son administration et la suspension de son salaire pendant plusieurs mois.

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Source :
ANI (Mauritanie)

samedi 29 janvier 2011

Guidimagha : 'Solidarité 2011' aux portes des ménages.




Accueillie, au soir du jeudi, 27 janvier aux environs de 21 heures par les segments de l’administration territoriale et les forces de sécurité, sous les auspices de Isselmou ould Aderahmane ould Meinouh, Wali du Guidimagha, la délégation ministérielle en périple d’explication et de sensibilisation du programme gouvernemental 'solidarité 2011', arrive à Selibabi.

C’était le 28 janvier 2011, à 9 heures du matin, dans la grande et spacieuse salle de la Maison des Jeunes de Selibabi, que s’est tenue la réunion « Solidarité 2011 » pilotée conjointement par le Ministre de l’Intérieur et celui de l’Agriculture et de l’Elevage.

Erigé en meeting par la force de la mobilisation populaire qui a vu la participation exhaustive de toutes les composantes sociales de Guidimagha, et cela à travers une présence massive et de tout acabit - les élus locaux, les parlementaires des deux chambres, les partis politiques de toutes obédiences confondues, les coopératives féminines, les chefs de service régionaux, les ONG et l’avalanche du citoyen lambda-la rencontre de la Maison des Jeunes a été à la hauteur des attentes tant sur l’importance accordée au programme « Solidarité 2011 » qu’ à la forte dose de patience et d’écoute accordée aux citoyens.

A l’entame de la réunion, Mohamed Vall ould Mekhellé, maire de la commune de Selibabi et président de l’Association des maires du Guidimagha prononce un discours dans lequel,il dira à propos des réalisations du Gouvernement « beaucoup a été fait mais beaucoup reste encore à faire surtout pour le Guidimagha » : le Guidimagha dit-il souffre de la lenteur d’exécution d’infrastructures routières (tronçon Bout- Selibabi ), de l’inexistence d’une stratégie saine de retenue d’eau et des affres de la fermeture, depuis déjà 9 mois, du centre de l’Eta civil de Selibabi.

Prenant la parole, Mohamed ould Boilil, Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, salue et apprécie la présence massive des population ce qui dénotes de l’importance accordée au programme du périple entrepris. Posé, serein Ould Boilil explique les raisons de cette tournée qui s’inscrit dans le cadre des droits et des devoirs de défendre légitiment les intérêts de la Nation par l’amélioration des conditions de vie des populations .

C’est ce qui traduit cette décision prise en conseil des ministres, portant sur la baisse des prix des denrées alimentaires de première nécessité pour bonifier le pouvoir d’achat des citoyens.

C’est dans cette optique, dira le Ministre de l’Intérieur qu’une bagatelle de 10 milliards d’ouguiyas entièrement supportée par l’Etat, fut injectée dans les 600 boutiques de « Solidarité 2011 » dont 250 à Nouakchott et 350 à l’intérieur. Et le Guidimagha en possède 24 dont 6 à Selibabi Ville, 2 à Ould Yengé et chacune des 16 boutiques dans les autres capitales communales.

Et que cette opération nationale est pérenne jusqu’ à nouvel ordre dira le Ministre de l’Intérieur. Poursuivant, son discours,Mohamed ould Boilil rassure à l’auditoire que la Mauritanie se porte bien et que des réalisations faramineuses, tous azimut, en sont une manifestation éloquente : en un laps d’une année et demi le visage de Nouakchott a changé positivement de look.

La sécurité sans faille est assurée : les forces de l’ordre et de sécurité sont inlassablement au service du peuple. Un peuple protégé et dont les frontières sécurisées et, le flux des étrangers régulé, surveillé pour la protection du bon voisinage. La culture politique de démocratie, vulgarisée : au Parlement la Majorité et l’Opposition se croisent et les visions se développent.

Tout n’est pas rose : des problèmes existent mais liés à l’époque antérieure, qui avait favorisé et vulgarisé la gabegie et la corruption au grand dam du développement du pays et c’est pour ceux-ci que nous sommes préoccupés et engagés à redresser la situation.

En effet, cette opération « Solidarité 2011 » vise à améliorer les pouvoirs d’achat des pauvres dans une situation internationale caractérisée par la hausse des prix. Et qu’elle n’est pas conçue pour porter préjudice aux intérêts des commerçants qui, d’ailleurs, constituent les partenaires privilégiés du développement.

En prenant la parole, le Ministre de l’Agriculture et de l’élevage édifie l’assistance sur la hausse des prix qui un phénomène mondial et qui suit les fluctuations des prix du carburant. Et, l’Etat en ouvrant ces six cents boutiques assure l’insertion 600 diplômés chômeurs.

Brahim ould Mbarek ould Mohamed El Moctar salue le progrès réalisé en sous peu de temps. Au finish des allocutions des deux ministres, les interventions fusent de partout : Moussa Samba Gandéga, fédéral de l’UPR au Guidimagha ouvre la brèche par une intervention musclée dont voici la substance : à la manières d’un plan Marshall « plan d’aide économique à l’Europe, conçu à l’initiative du général Marshall en 1948.

Conçu pour reconstruire l’Europe après la Seconde Guerre Mondiale, il était prévu pour quatre ans et fut administré par l’Organisation européenne de coopération économique (OECE),le plan Marshall de Mohamed Ould Abdel Aziz d’un an et demi reconstruit la Mauritanie sur des bases solides, n’en déplaisent certains,.

Par la volonté ferme du Président de la République de construire une nation forte, unie est entièrement au service du citoyen, je tiens à souligner la disponibilité sans relâche dans l’accompagnement et l’exécution de cette approche salutaire et salvatrice du changement constructif.

Camara Ali Guéladio député de Ould Yengé pense aux projets structurants pour le développement agro pastoral en disant que le « Guidimagha reçoit beaucoup d’eau mais a soif » : les retenues d’eaux sont inexistantes.

Moustapha ould Magha, cadre de l’UPR, mari de Madame la députée Hawa Traoré dite Khira qui s’est investi pour la mobilisation des masses axe son intervention sur l’extension des boutiques dans les Adouwabas et sur l’établissement de l’état civil pour l’épanouissement des émigrés qui vivent à l’Etranger en passant par la vigilance à observer au moment recensement afin d’éviter toute infiltration étrangère compte tenu du caractère frontalier du Guidimagha.

Brahim Camara de Djeo dans la commune de Bouanze de la Moughata de Ould Yengé, pose les problèmes liés à l’inondation, confrontés par le village de Djeo. Hamada ould Beneijara prône pour l’appui aux coopératives féminines qui constituent dit-il le seul moyen du développement agricole de la région et déplore l’inexistence de la Radio conventionnelle et de l’ambulance à l’hôpital régional de Selibabi.

Après avoir répondu aux différentes interventions, la délégation ministérielle sous la conduite du Wali du Guidimagha visite l’hôpital régional : en présence du DRASS et du Directeur de l’hôpital, la délégation a constaté l’inexistence de la radio et d’un manque criant d’infrastructures et d’équipements et cela malgré le dynamisme, la compétence et l’assiduité du personnel de la santé : les problèmes d’eau et d’électricités ont été (transformateur) évoqués.

En fait beaucoup de cadres et politiciens ont fait le déplacement de Nouakchott afin de mobiliser les masses et prouver que le Guidimagha participe de manière active à la construction d’une Mauritanie unie et réconciliée : Sidi Mahmoud ould Oumar, questeur du Parlement et député de Ould Yengé, Amedi Camara, Ministre des Finances, Abdoul Soumaré, coordinateur du groupe Mouvement pour le Rassemblement du Guidimagha, très présent et très actif dans la scène politique..

Mbaye Demba Yero
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Mbaye Demba Yero

Croisière sur le fleuve Sénégal à bord du Bou El Mogdad.




Ce bateau fut longtemps le seul moyen de transport à faire la navette entre Saint-Louis (l'ancienne capitale du Sénégal située à 260 kilomètres au nord de Dakar) et les villes à l'intérieur du pays. Au milieu des années 70, il devint un bateau touristique. Il quitte le Sénégal quelques années plus tard, pour revenir en grande pompe à Saint-Louis après son rachat en 2005 par la Compagnie du Fleuve.

Nous montons à bord du Bou El Mogdad à Saint-Louis. Pendant une semaine, nous allons découvrir des villes et des villages peuplés par les ethnies peules, toucouleurs et maures.

Naviguer sur le fleuve Sénégal à bord du Bou El Mogdad, c'est déjà se mettre au rythme africain. Lentement, le Bou, comme le surnomment les intimes, s'enfonce à l'intérieur du pays. Il règne à bord une ambiance bon enfant où rien ne presse. La capacité d'accueil du bateau étant limitée - on compte 28 cabines -, un climat familier s'installe rapidement entre les passagers qui sont en majorité français, belges et suisses.

Le bateau compte une salle à manger, un pont soleil, une terrasse couverte, une piscine ainsi qu'un bar extérieur où le serveur, Petit Bâ, anime les lieux.

Certaines cabines sont dotées de lits jumeaux avec salles de bains partagées. Nous logeons dans une cabine climatisée avec chambre de bain complète et lits jumeaux. L'étroitesse n'altère en rien le plaisir. En fait, notre cabine ne sert qu'à dormir, nous passons la majorité de notre temps sur le pont, à observer la beauté des paysages qui défilent doucement sous le chaud soleil africain.

Toutes les escales sont accompagnées d'un guide érudit et intarissable, maîtrisant parfaitement l'histoire de son pays. Son savoir semble encyclopédique!

Jour 1: Départ


Le bateau lève l'ancre au petit matin, au moment même où le soleil commence à pointer son nez. La ville de Saint-Louis dévoile ses charmes malgré une luminosité faiblarde. Au loin, le pont Faidherbe apparaît telle une ombre.

Nous naviguons jusqu'au barrage de Diama, construit afin d'éviter la remontée des eaux salées océaniques dans le fleuve Sénégal. On franchit lentement l'écluse; le Bou a peu d'espace pour naviguer. À cet endroit, le barrage sert de lien routier entre le Sénégal et la Mauritanie et facilite les échanges commerciaux entre les populations locales.

Une escale est prévue afin de visiter le Parc des oiseaux du Djoudj. En petite embarcation à moteur, nous empruntons les bras du fleuve pour nous rapprocher de la faune ailée. C'est un véritable enchantement pour les yeux. Ce parc, le troisième en importance au monde pour sa faune ornithologique, nous permet d'observer plusieurs espèces : des aigles africains, des hérons cendrés, des oiseaux-serpents, des aigrettes et de magnifiques colonies de pélicans. La beauté sauvage des lieux nous laisse littéralement bouche bée.

Jour 2: Richard Toll


À la seconde journée, nous accostons à Richard Toll afin de visiter l'unique raffinerie de sucre du pays. La Compagnie sucrière du Sénégal a vu le jour au début des années 70. Cette raffinerie fournit de l'emploi à 5000 personnes.

Nous visitons également le Château du Baron Roger, mieux connu sous le nom de la «Folie du Baron Roger». Ce bâtiment de style français fut construit en 1822 par le gouverneur de l'époque, Jacques-François Roger, venu faire diverses expériences horticoles dans la région. Malgré que cette demeure soit aujourd'hui laissée à l'abandon et squattée par un ancien pilote de l'armée sénégalaise, elle vaut le détour pour l'architecture qu'elle impose dans le décor environnant. Ses anciens jardins laissés à l'abandon ne se visitent pas, mais font le bonheur des chèvres des environs.

Jour 3: Dagana


Nous commençons la journée par une visite de la ville de Dagana, et plus particulièrement de l'école primaire Amadou Basse Sall. Les élèves sont tous ravis de nous accueillir. Ils chantent en choeur. Le directeur nous explique le fonctionnement du système d'éducation sénégalais et les nombreux besoins de son école. Certains ont apporté des cahiers, des crayons et du papier. Ces objets sont reçus avec un grand bonheur.

Après la visite de la ville, un dîner, sur la rive ombragée par les manguiers, nous attend. Au menu, le riz au poisson, ou tiep bou dijen, plat national du Sénégal, délicieux et servi dans une grande assiette au centre des convives, où chacun se sert à sa guise.

Jour 4: Forêt de Gourmel


En matinée, nous traversons la forêt de Gourmel en calèche pour visiter un village peul nomade, dont la population vit de l'élevage du bétail. Pendant quelques mois, ils laisseront chèvres, moutons et zébus brouter dans la région pour se déplacer plus tard vers des champs où le pâturage sera plus abondant.

Nous nous rendons ensuite dans le village de Thiangaye, peuplé par les Toucouleurs, qui sont sédentaires. Les habitations y sont différentes et construites en terre. Dans ce village, les enfants fréquentent une école où le confort est réduit à sa plus simple expression : ils s'assoient sur des bidons! Dans cette école, il n'y a aucun pupitre, ni table, ni manuel scolaire, ni crayon, ni papier; qu'un tableau noir avec quelques craies. Malgré le manque de ressources évident, le jeune professeur, fraîchement diplômé, semblait passionné par son métier. Une visite touchante qui nous fait réfléchir.

Une courte visite dans un village mauritanien complète cette journée. Les enfants adorent être photographiés et nous suivent à chaque pas. On rit et ils se moquent gentiment en disant : «Toubabs!» C'est l'expression qui désigne gentiment les Blancs.

Jour 5: Podor

L'arrivée à Podor, sous un soleil de plomb, marque la dernière étape de notre croisière. Nous débarquons afin d'explorer cette ville qui fut baptisée «la fournaise de l'Afrique» par les militaires français, qui toléraient mal son climat. Visite du fort de Podor, qui fut un ouvrage important construit par les Français en 1852-1853 sur l'emplacement d'un ancien fort, afin de les défendre contre les nombreuses invasions subies au cours des années.

La visite de cet ouvrage architectural imposant débute par un exposé du conservateur du fort, Abdoulaye Diop. Celui-ci rappelle que le bâtiment fut délaissé par les Français après l'indépendance du pays en 1960, et par la suite occupé par l'armée sénégalaise quelques années.

Fraîchement rénové, il propose aujourd'hui des salles abondamment documentées qui présentent l'histoire de la région avec photos à l'appui. À la sortie du fort, un griot chante les beautés du fleuve Sénégal.

Jour 6: Retour


Et déjà, l'aventure tire à sa fin. On échange des adresses et des courriels avec les autres passagers et les membres de l'équipage, et nous rentrons à Saint-Louis par la route dans un bus non climatisé. Le trajet est beaucoup moins intéressant que par le fleuve, car la route s'en éloigne la plupart du temps.

Une croisière sur le Bou El Mogdad nous fait découvrir un Sénégal que l'on ne voit pas sur les cartes postales. En fait, le Bou nous oblige à prendre le rythme africain et à laisser de côté nos préjugés. Ces gens que nous avons rencontrés dans les villages tout au long du fleuve nous ont communiqué leur amour pour leur pays et le goût de refaire une autre fois cette croisière mythique pour mieux s'imprégner de la culture et de la nature sénégalaises.

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Source :
CyberPress

Association des ressortissants de Selibaby en France




L’assemblée générale de l’association des ressortissants de Sélibaby en France réunit en session extraordinaire ce samedi 22janvier au 9 rue Brosselette à Noisy le Sec a élu un nouveau bureau exécutif.

Ce bureau composé de 10 membres , a été choisi sur proposition d’une commission de désignation élue parmi les membres présents. Le bureau élu est présidé par monsieur Tahirou Yero Diallo connu aussi comme son prédécesseur par sa compétence et son honnêteté.

Makan Koné qui n’a pas souhaité être réélu à cause de sa charge de travail a été remercié pour tout ce qu’il a fait pour Sélibaby à travers cette association . Il a promis de continuer à oeuvrer pour l’association et pour la population de Sélibaby

Voici le nouveau bureau de ARSEF :

Président : Tahirou Diallo

Vice Président chargé des relations extérieures : Dioum Ibrahima
Vice Président chargé de relation avec les institutions mauritaniennes : Djimera Mamadou

Trésorier : Mamadou Camara
Trésorier adjoint : Camara Cheikhou

Responsable de la commission culturelle : Aly Dioum
Responsable à l'organisation : Moussa Sylla
Responsable médiation : Sow Demba

Webmaster : Baba Kan



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Source :
nemahaidara