Que se passe t-il à la Direction Régionale de l’Education Nationale (DREN) du Guidimakha ? C’est la question qui se trouve sur le bout de toutes les lèvres des enseignants de la région. Jusque là insoupçonnée, cette direction fait parler d’elle depuis quelques jours dans les milieux scolaires de la wilaya.
L’on se souvient il y’a peu, précisément lors de son passage mouvementé à la tête du Ministère de l’Education Nationale, entre Avril 2007et Mai 2008, Noubghouhé Mint Haba O Mohamed Vall, avait adopté un arrêté ministériel qui fixe des critères de promotion et d’affectation des instituteurs et professeurs du département.
Avec l’entrée en vigueur et l’application de ces critères, le département de l’éducation nationale amorçait une rupture fondamentale avec des pratiques jusqu’alors très décriées par les professionnels de l’enseignement eux mêmes. Le désormais ex-MEN commençait dès lors à renouer avec l’équité et la raison dans le choix des hommes qui devaient appliquer la politique éducative de notre pays sur le terrain.
Malheureusement, la crise politique qui a précédé le coup d’Etat du 6 août 2008, dont l’auteur est le général Mohamed o Abdel Aziz, est venue interrompre l’une des plus merveilleuses expériences de notre système éducatif et qui était l’œuvre de la dame de fer Noubghouhé, combattue farouchement par les nationalistes arabes (Nassériens chauvins), les barbus (Islamistes qui ne supportent pas d’être dirigés par les femmes) et les Négro-africains peu avertis et d’ailleurs écartés des instances dirigeantes du SIPES au cours du Congrès tenu par cette organisation syndicale 29 Décembre 2009.
Tous ces critères furent jetés à la poubelle. En témoigne, l’affectation entre Mars et Août de l’année dernière de 1030 enseignants (profs et instit) à Nouakchott en guise de récompense de leur soutien au putsch du général Aziz et à sa candidature à l’élection présidentielle. Ici, au Guidimakha, la Direction Régionale de l’Education Nationale s’inscrit encore dans la même dynamique.
En effet, la DREN en question avait ouvert ces derniers jours-ci un appel à la candidature pour pourvoir des postes vacants de directeurs d’écoles à Sélibaby, la capitale régionale. Les enseignants, en grand nombre ne tarderont pas à déposer leurs dossiers de candidature auprès de la DREN.
A la surprise générale, le DREN nomme en clandestinité quelques instituteurs à la tête des écoles en question sans fournir d’explication sur cette décision. Oumar Sidi Mahmoud fait partie des heureux élus. Il a été muté à l’école 6 de Sélibaby. S’agit-il de proches parents du DREN ou du Wali ?
Les nouveaux directeurs promus, ont-ils soudoyés les responsables de l’exécutif régional pour obtenir ces promotions ? Ou bien, y’a-t-il eu des pressions fortes sur le DREN et qui viennent d’en haut pour procéder à ces nominations ? Les enseignants de la Wilaya ne finissent pas de s’interroger sur les motivations de cette décision de la DREN.
« On nous disait récemment que le Ministre de l’Enseignement fondamental et son collègue de l’Enseignement secondaire et Supérieur ont procédé à l’annulation des affectations contestées de l’an passé, ce qui a suscité en nous des espoirs de voir les autorités scolaires revenir sur les critères en vigueur mais voilà que nos espoirs sont déçus !»
Dabal
"Libre Expression" est une rubrique où nos lecteurs peuvent s'exprimer en toute liberté dans le respect de la CHARTE affichée.
Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.
www.cridem.org
Info source :
reseau presse / Daba
samedi 9 janvier 2010
vendredi 8 janvier 2010
Trarza : une communauté, une nation.
Toute communauté est issue d’une nation ayant ses règles et ses principes. Notre pays abrite plusieurs couches dans sa diversité éthniques, c’est pour cette raison que la communauté peule à Ndiago presque oubliée devient marginalisée dans toutes les opportunités que l'état offre aux citoyens démunis.
Le village Birette Peule qui se situe sur l’axe de Diama et Diawling semble mis à l’écart dans les activités départementales (dans la moughataa de keur Macène ), pourtant ses Hommes de bonne foi et leurs fils cadres ont dignement contribué au développement de ce pays : économie, culture, politique ……etc.
Il est vraiment touchant qu’on voit une partie de la Mauritanie si importante oubliée, dans les domaines même la distribution des rations alimentaires tels que (le blé, le riz, l’huile…. etc) leurs habitants sont oubliées; l’année derniére le village Afjejere peul devait bénéficier de vivres mais les autorités locales et les élus ne les ont acheminé aux destinataires,donc ceux -ci sont victimes d'injustice.
En 2003, ce même village de Birette peul avait une extension d'école que la DREF avait ouverte pour donner la chance aux enfants ayant perdu leurs études, par faute de distance entre leur village et l'école Birette Maure qui ne peut couvrir tous les environs, à l'exception d'Afjeere peule.
Qu'est-ce qui s'est passé ? le chef d'arrondissement à l'époque Mr Mohamed Ould Lekleib avait interdit cette école et que cette dernière devenait officielle, l'enseignement. M Sarr était déjà surplace chez le chef du village pour débuter son année scolaire, l'école portait le nom de Bonkhaila, un ancien nom ou les habitants peuls conduisaient leurs troupeaux durant la sécheresse,au temps de Gueymars (des guerriers de regueybatts qui chassaient des animaux sauvages).
Pourtant cette école a connu un long parcours, elle était ouverte sous la pression et intervention de leur fils cadre mais le hakem et le directeur de l'école de Birette Maure avaient contrecarré l'existence de cette école, c'est pour cette que cette communauté a été victime plusieurs fois d'injustice.
Feu Baila Samba Sow qui a disparu, il ya cela 2 ans, à l'âge de 97ans, il avait tout fait l'époque pour ce village retrouve sa souveraineté et ses atouts, mais malgré tout la politique de l'état à l'époque était de favoriser les uns et maltraîter les autres.
Enfin, nous souhaitons qu'avec la politique de ce gouvernement en place qu'il en considération de cette injustice dans presque tous nos coins de la Mauritanie.
"Libre Expression" est une rubrique où nos lecteurs peuvent s'exprimer en toute liberté dans le respect de la CHARTE affichée.
Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.
www.cridem.org
Info source :
laye07
Le village Birette Peule qui se situe sur l’axe de Diama et Diawling semble mis à l’écart dans les activités départementales (dans la moughataa de keur Macène ), pourtant ses Hommes de bonne foi et leurs fils cadres ont dignement contribué au développement de ce pays : économie, culture, politique ……etc.
Il est vraiment touchant qu’on voit une partie de la Mauritanie si importante oubliée, dans les domaines même la distribution des rations alimentaires tels que (le blé, le riz, l’huile…. etc) leurs habitants sont oubliées; l’année derniére le village Afjejere peul devait bénéficier de vivres mais les autorités locales et les élus ne les ont acheminé aux destinataires,donc ceux -ci sont victimes d'injustice.
En 2003, ce même village de Birette peul avait une extension d'école que la DREF avait ouverte pour donner la chance aux enfants ayant perdu leurs études, par faute de distance entre leur village et l'école Birette Maure qui ne peut couvrir tous les environs, à l'exception d'Afjeere peule.
Qu'est-ce qui s'est passé ? le chef d'arrondissement à l'époque Mr Mohamed Ould Lekleib avait interdit cette école et que cette dernière devenait officielle, l'enseignement. M Sarr était déjà surplace chez le chef du village pour débuter son année scolaire, l'école portait le nom de Bonkhaila, un ancien nom ou les habitants peuls conduisaient leurs troupeaux durant la sécheresse,au temps de Gueymars (des guerriers de regueybatts qui chassaient des animaux sauvages).
Pourtant cette école a connu un long parcours, elle était ouverte sous la pression et intervention de leur fils cadre mais le hakem et le directeur de l'école de Birette Maure avaient contrecarré l'existence de cette école, c'est pour cette que cette communauté a été victime plusieurs fois d'injustice.
Feu Baila Samba Sow qui a disparu, il ya cela 2 ans, à l'âge de 97ans, il avait tout fait l'époque pour ce village retrouve sa souveraineté et ses atouts, mais malgré tout la politique de l'état à l'époque était de favoriser les uns et maltraîter les autres.
Enfin, nous souhaitons qu'avec la politique de ce gouvernement en place qu'il en considération de cette injustice dans presque tous nos coins de la Mauritanie.
"Libre Expression" est une rubrique où nos lecteurs peuvent s'exprimer en toute liberté dans le respect de la CHARTE affichée.
Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.
www.cridem.org
Info source :
laye07
F.C Nouadhibou: Moussa Ould Ghassoum revient à ses premiers "amours"
Moussa Ould Ghassoum, qui a quitté l’équipe de la Snim qu’il entraînait l’année dernière, a signé avec l’équipe de F.C Nouadhibou à partir du 1er janvier 2010.
Selon nos informations, il a commencé à diriger les premières séances d’entraînement en vue du démarrage du championnat et l’optimisme règne au sein du groupe qui a retrouvé son « coach ».
Il faut dire que Moussa Ould Ghassoum revient à ses premiers amours parce qu’il a débuté avec le club en 1999 au moment de sa création. Très vite, il a battu un solide groupe autour de Khouna, Ould Guigh et autres Saadna pour remporter le championnat national de football en 2001 et 2004 avant de remporter la Coupe Nationale en 2004.
Au cours de la même période ou le club dominait le football national, l’équipe a participé à la Coupe Arabe des Clubs Champions contre le Zamalek (Egypte) et le Maouloudia d’Oran (Algérie) où les jeunes Stéphanois, malgré leur élimination, ont fait de bonne prestation.
En 2004 en Coupe d’Afrique des Clubs Champions, le club a raté de peu la qualification contre un club du Niger. Seulement au cours de cette période faste Moussa Ould Ghassoum qui cumulait le poste d’entraîneur de F.C Nouadhibou à celui d’entraîneur national a été attiré par les sirènes de l’Académie Nationale de Football où il restera jusqu’en 2007, après avoir accompli un énorme travail, avant de rejoindre la Snim avec les résultats que l’on connait.
Mohamed Feily dit Antar
www.cridem.org
Info source :
hase
Camara Boubou Seydi veut relier Atar à Tidjikja

L’adoption par la chambre basse, ce lundi en plénière, d’un projet de loi autorisant le gouvernement à approuver une convention de prêt qui sera signée entre la Mauritanie et le Fonds saoudien de développement et destinée au financement complémentaire du projet de construction de la route Atar – Tidjikja est effective.
Le montant de ce prêt est évalué à 5.216.000.000 ouguiyas remboursable sur 30 ans avec en amont une période de grâce de 5 ans. Cette route, si elle se réalise, va sans doute desservir les moughataa frontalières et toutes les villes historiques qui constituent une réelle richesse touristique.
Elle permettra aussi, à en croire au ministre de l’équipement, Camara Boubou Seydi, de relier le nord du pays au centre et au sud-est en même temps qu’elle constituera un cordon ombilical entre le Maghreb et les pays d’Afrique subsaharienne.
Mataka
www.cridem.org
Info source :
Mauritanies1
Destruction de 250 mines au Nord de la Mauritanie

Plus de 250 mines antipersonnels, des corps explosifs non activés et munitions RPG viennent d’être détruits au Nord dans la région de Tiris –Zemmour (570 km au nord de Nouakchott), a appris APA jeudi de source officielle à Nouakchott.
Ces munitions utilisées lors de la guerre des années 70 ayant opposé la Mauritanie au Front Polisario pour la conquête du Sahara occident ont occasionné, selon des statistiques du programme mauritanien de déminage, la mort de 250 personnes et la blessure et l’invalidité de 250 autres. La plupart des victimes sont des éleveurs nomades et des passagers civils innocents.
Les mines ont été récupérées au niveau des localités de « Batha de Sbat, Batha d’Etil et Guelb Cheibani » au niveau de département de Zouerate après quatre mois de ratissage effectué par des unités du génie militaire et sous la supervision directe du programme national mauritanien de déminage.
Supervisant l’opération, le gouverneur de la région de Tiris Zemmour a salué cette opération humanitaire qui permet de préserver la vie des êtres humains et favorise le développement économique et social du pays.
La Mauritanie a ratifié en 2000 la convention d’Otawa interdisant l’usage des mines antipersonnels.
www.cridem.org
Info source :
Agence de Presse Africaine
Brakna / Commune de Boghé : Don de Dental Action Nord-Sud au village de Dioullom
L’Association Dental Action Nord-Sud basée en France, en partenariat avec l’APEM (Association pour la protection de l’environnement en Mauritanie), a accordé jeudi un don de matériels divers à la communauté villageoise de Dioullom (commune de Boghé). Ce matériel, rappelons-le, avait été acheminé le 11 décembre dernier par l’Association AREMAU issue de la commune française de Bruguières jumelée au village de Thialgou.
La cérémonie de remise des lots s’est déroulée dans une ambiance festive en présence des représentants de Dental Action Nord-sud (Diallo Amadou, Thioyo Mamadou Sow et Machiatta Ismaël respectivement vice-président, membre du conseil d’administration et présidente de l’antenne de Fontaine près de Grenoble de l’association).
Quant à l’APEM, elle s’est fait représenter par une importante délégation conduite par son secrétaire général, M. Sow Moctar Aliou et comprenant notamment MM. Abou Boubou Fall (responsable de l’antenne de la vallée), Diba Abdoulaye (animateur), Ramata Bass (formatrice) et Mariam Demba Camara (secrétaire).
Prenant la parole à cette occasion au nom de l’APEM, M. Diba Abdoulaye, a d’abord souhaité la bienvenue aux hôtes « qui ont tenu à effectuer le déplacement pour participer à la réception de ce généreux don ».
Lui, succédant, M. Amadou Diallo, vice-président de Dental a quant à lui mis l’accent sur « le souci permanent de son association d’apporter son assistance multiforme aux projets de développement communautaire dans des domaines aussi variés que la santé, l’éducation, la dynamique coopérative féminine entre autres ». Pour M. Diallo, « cette visite nous permettra d’apprécier l’impact de nos actions ainsi que les attentes des populations et de mieux cibler nos actions futures ».
S’adressant à son tour aux participants, Melle Machiatta Ismaël, présidente de l’antenne DANS de Fontaine, a d’abord rappelé que « cette association ne serait peut-être pas née, sans la volonté de tous, pour que soient mises en place des initiatives contribuant à l’objectif d’une émancipation économique et sociale ».
Elle a ensuite expliqué la démarche coopérative de Dental : « vous ne demandez pas à être assistés mais vous demandez plutôt aux bonnes volontés de compléter les maillons de la chaîne nécessaire à la réalisation de vos projets ! », a-t-elle lancé avant de remercier tous ceux qui, en France, ont contribué à l’acheminement des deux motopompes et du matériel paramédical, particulièrement le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur, le Conseil général des Alpes Maritimes, le gouvernement et la Croix Rouge monégasques, la ville de Fontaine, le Syndicat des Eaux de la Région de Grenoble, l’Université de Nice et l’association AREMAU.
Parallèlement à cette cérémonie, l’ONG nationale APEM, en partenariat avec FLM / Mauritanie, a accordé un important lot de fournitures scolaires aux élèves de l’école du village, de layettes, de savons pour nourrissons et de couvertures destinées aux personnes âgées. Des dons similaires ont également été effectués dans la commune de Dar El Barka, plus à l’ouest.
Notons que l’Association franco-africaine Dental Action Nord-Sud présidée par M. Aliou Sow, est fondée il y 10 ans à Nice en vue de « contribuer à la lutte contre la malnutrition, la maladie et l’analphabétisme, à l’amélioration des conditions de vie de la femme et de l’enfant et d’appuyer les programmes de santé et d’hygiène en milieu rural ».
Dia Abdoulaye
camadia6@yahoo.fr
www.cridem.org
Info source :
Dia Abdoulaye
jeudi 7 janvier 2010
La Medrassa du désert : l’ONG des enfants du sable
C’est au fin fond de la Mauritanie, dans le cœur du désert, au creux d’une région ancienne nommé Adrar et dans ses alentours, que Marcel Philipe et ses coéquipiers ont tenu à monter leur ong.
Basée en France depuis 2007, l’ong "Medrassa du désert" travaille pour apporter un soutien scolaire dans les écoles d’Adrar, du Tagant, de Chinguetti et de tous les alentours. Son objectif est d’améliorer les conditions scolaires des enfants et d'intervenir dans l’éducation de ces petits, mais aussi dans l’émancipation des femmes.
Pour Marcel, chaque don, soit en argent, en logistique, en fournitures scolaires, jouets, vêtements, livres, nourriture, sera utilisé pour les habitants des villages, aucun détournement de fond n’aura lieu, et seul les membres de l’association Medrassa du désert peuvent distribuer ces dons. « Ce n’est pas la confiance qui manques à nos partenaires » poursuit –il « mais c’est pour éviter toute tentation.
Nous travaillons pour lutter contre la pauvreté, pour aider les enfants à grandir dans un environnement sain, pour améliorer leur condition scolaire mais aussi accompagner leur parents dans l’éducation ».
L’ong Medrassa du désert travaille avec plusieurs partenaires comme l’association culturel et social de la ville de Tichit, l’ong éducation et solidarité avec Fatimata Diallo comme présidente. Mais aussi des gens comme les directeurs d’écoles et les chefs de villages, le maire de Ain El Taya monsieur Rala Ely Salem, qui occupe une importante place au sein de l’organisation, délégué à la trésorerie, il s’occupe de la gestion du compte ouvert au nom de l’ong, toutes les dépenses lui sont soumises.
Monsieur Maouloum Ould Meyda délégué et directeur d’école à Ain El Taya. « En matière de rigueur et de gestion il n’y a pas droit à l’erreur ». L’ong travaille aussi pour la réhabilitation des écoles en mauvais états, des ouvriers sont amenés depuis Nouakchott pour revoir les murs des classes, les portes, les fenêtres.
« Nous trouvons toujours les classes en mauvais état, des murs qui commencent a tomber ou des tableaux en voie de disparition. Ceux que nous trouvons dans les classes ne sont que des murs peints en noir. Cela jouera surement sur la vision des élèves, raison pour laquelle nous ramenons de France à chaque fois des tableaux que l’on fixe nous même dans toutes les classes.
Au Tagant nous avons deux priorité : lever les enfants du sable c'est-à-dire apporter du mobilier scolaire (venant de France bien sûr si l’état nous appui), mettre l’éclairage dans les salles de classe. Nous avons eu une mission dans la commune de Chinguity, l’école Graret Leghtar avait besoin de rénovation, le plafond de l’une des classe était sur le point de tomber. Il n’y’avait plus de porte, de fenêtre, alors nous avons demandé un fond pour secourir l’école.
La « fondation voyageur » a répondu à notre appel en couvrant 75% des frais, aujourd’hui l’école Graret détient une classe de plus. En reconstruisant les classe nous faisons tout pour ne pas perdre l’image traditionnelle des écoles anciennes, nous reprenons tout, mais à l'identique d'avant, car il n’ y’a pas plus beau que ces murs anciens remplis de sagesse et de souvenir ».
L’ong travaille aussi dans le projet d’ouvrir des cantines dans les écoles et un jardin potager que les élèves se chargeront d’arroser tous les jours. « il est important pour nous d’étudier toujours les besoins de l’école avant de distribuer les dons. Le nécessaire est donné à chaque école.
Bien sûr nous rencontrons toujours des difficultés pour ramener des matériels de France, parce qu’on oblige les ong à passer par le transitaire qui coute trop cher et pour obtenir une exonération il faut passer par un circuit trop long. Ce que nous voulons c’est que tous les ministères concernés par les problèmes des ong nous fassent un petit signe pour diminuer nos frais.
Tout ce que nous voulons, c’est participer à l’amélioration des conditions de vie des pauvres dans les régions en Mauritanie. Quand nous sommes dans le pays du désert, précisément dans les villages, on est en immersion totale avec les habitants, les habitudes et les coutumes sont partagées sans complexe.
On vit avec eux, on mange avec eux, comme eux sous des tentes ou le chaud soleil, il n’y’a pas de luxe, c’est pour dire qu’on comprend mieux leur vie pour en temoigner. Une fois en France, nous organisons des manifestations surtout pour témoigner ce que l’on vit en Mauritanie, faire des stands pour présenter la culture mauritanienne en quelques sortes et cela est toujours bien apprécié.
Tout message qu’on peut passer aujourd’hui aux hautes autorités, c’est de revoir les moyens de ces ong, n’empêchons pas de travailler ces gens qui finalement viennent pour appuyer le slogan du président « aidez les pauvres ».
Au passage l’ong Medrassa du désert remercie la famille Balla Chérif de n’avoir ménagé aucun effort pour accompagner le processus.
www.cridem.org
Info source :
Houleye Kane
Arrestation à Nouadhibou d’un sénégalais, faussaire de billets de banque

Les services de la police judiciaire de la capitale économique Nouadhibou, ont arrêté un groupe de personnes, travaillant sous les ordres d’un sénégalais, spécialisé dans la falsification de billets de banque du type 2.000 Um.
Depuis quelques jours, des rumeurs parlent de la circulation dans les marchés et les lieux de grand trafic financier de ces billets falsifiés. Certains ont même fait dire que les retraits faits auprès de certaines banques contiennent de faux billets.
Le réseau de fabrication de billets falsifiés a été arrêté à Nouadhibou, suite à une alerte donnée par un commerçant, qui, au terme d’une discussion avec le chef de la bande, pour les besoins d’un transfert d’argent vers les siens à Dakar, eu des doutes sur l’authenticité des billets.
En regardant minutieusement les papiers entre ses mains, il eu la certitude sur ses soupçons et attendit le moment d’être seul pour avertir les policiers.
Lancés sur les traces du trafiquant, toujours les parages pour trouver un transfert de ses faux billets, les flics poursuivirent le malfrat sans éveiller de soupçons jusqu’à le refuge de la bande qui fut immédiatement encerclée et arrêtée.
MOML
www.cridem.org
Info source :
MOML
mercredi 6 janvier 2010
Quai de Rosso : Ras-le-bol des voyageurs.

Aller à Dakar via Rosso demeure toujours un enfer. Faire le chemin inverse en devient un autre pour les voyageurs, sujets tous les jours de nombreuses tracasseries des porteurs et prestataires des deux rives. Reportage dans la cité grouillante de Rosso.
Après la dernière opération de sape menés par les autorités, au niveau des soldats de la paix de Rosso, la ville frontalière semblait gardée le sourire ; les voyageurs croyaient voir la solution de leur anxiété, et pourtant ce n’est qu’un signe trompe-l’œil, car les tracas persistent toujours.
Des ennuis causés par la multitude de porteurs et prestataires que l’on rencontre sur le quai.
Comme toutes les villes frontalières, la capitale du Trarza vit par le commerce et sur la transhumance des milliers de voyageurs qui y transitent tous les jours. Un vraie ruche qui utilisent des centaines de personnes, venues chercher leur dû, dans un bled qui voient arpenter dans ses ruelles, des voyageurs éperdus par l’accueil sournois et espiègle « des chasseurs de scalp » : les porteurs et prestataires.
Poste frontière de Rosso, il est 09 heure du matin, comme à l’accoutumée, la porte centrale, ainsi que les deux autres portes situées en face du marché sont toujours bien surveillées par des policiers en tenue. Et pourtant, le visiteur est ébahi par la présence d’une multitude de porteurs, ou de prestataires qui ennuient les voyageurs et qui circulent librement.
Subterfuge, arnaque, escroquerie, tous les coups sont permis pour déplumer le pauvre voyageur. Ainsi après avoir laissé quelques plumes chez le voisin sénégalais, le voyageur est pris d’assaut dés sa descente de la pirogue par une meute assoiffée qui cherche à lui soutirer le peu qui lui reste.
Par vague, ils attendent l’arrivée d’une pirogue pour choisir dans le tas, une proie facile qu’ils identifient toujours au premier coup d’œil. Sans lui laisser un temps de répit, le voyageur harcelé, obnubilé par ces derniers cherche désespérément à se défaire des jougs ; quitte à sacrifier quelques sous.
Après ce tohu-bohu, place aux agents de la mairie pour la traditionnelle taxe communale. Une patente qui se paie à 30 UM ou (100FCFA) par personne, sans compter le prix des bagages ; un autre coup de matraque que doive honorer le voyageur. Pour passer entre leurs mailles, on était obligé de déclarer que nous sommes des étudiants, car eux au moins, ont pu bénéficier d’une petite faveur.
Le long de la berge, on aperçoit un troupeau de chèvre qui vient se mélanger aux voyageurs. Ces derniers cherchent à éviter les broussailles par peur d’être dévorés par un boa qui loge selon les témoignages, à quelques mètres du quai. Pourtant, l’endroit fait office de quai aux petites pirogues.
Autre fait marquant dans cet endroit, c’est la présence impressionnante de jeunes talibés. Le Commissaire aux Droits de l’Homme Mohamed Ould Dadde devrait faire un tour dans ces lieux pour voir les conditions désobligeantes de ces jeunes gueux. Sous bonne escorte des prestataires, les étrangers quant à eux, passaient à la formalité d’usage (police et douane), tandis que les nationaux découvraient les rues de la vielle de Rosso.
« Voilà 2 heures que nous avons quitté Rosso Sénégal et malgré la proximité entre les deux pays, on a pas encore atteint la gare routière » clame un voyageur Il ne sait pas encore que leur malheur ne fait que commencer, car, après les intimidations, place aux monnayeurs et chauffeurs d’achever les victimes. Sans états d’âme, ils tentent eux aussi, de prendre leur part du gâteau.
Sous l’œil malveillant du porteur qui continu toujours d’amadouer sa victime par sa gentillesse maligne. Gare à toi, si tu lui tend un billet de 100 ou de 200UM pour service rendue, un niet catégorique t’attend à la place des remerciements. Ces derniers, gonflés comme des baudruches, ont tendance à imposer aux voyageurs leur loi et leur prix.
Une arnaque qui se passe sous l’œil et la barbe des agents de police, impuissants ou complices de ce jeu de dupe. Un casse-tête épouvantable à bannir par les autorités pour mieux accueillir les voyageurs, vu les sommes astronomiques de devise qui rentrent tous les jours dans les caisses du trésor.
Une grande lessive est nécessaire dans ces lieux pour laisser le temps aux voyageurs de découvrir notre hospitalité et bien sur de garder un bon souvenir du pays.
www.cridem.org
Info source :
Le Quotidien de Nouakchott
Vaccination contre le tétanos : 26 Moughataa réparties dans 8 wilayas
La troisième phase de la campagne de vaccination contre le tétanos chez les femmes en âge de procréer (14 et 45 ans), se déroulera du jeudi 7 au lundi 11 Janvier 2010.
Les huit régions concernées sont les 2 hodhs, l’Assaba, le Trarza, l’Adrar, l’Inchiri, le Tagant et le Tiris Zemmour. Les stratégies adoptées sont la fixe, l’avancée et la mobile. Tous les moyens nécessaires au succès de ce dernier passage ont été déployés.
Les deux précédentes phases (Avril et Mai 2009) de vaccination avaient permis de vacciner entre 70 et 80 % des populations cibles dans les différentes moughataa concernées. La population totale cible est estimée à 238.226 femmes qui devraient bénéficier de la vaccination contre le tétanos au niveau de ce bloc de régions.
Cellule de communication
Ministère de la Santé
www.cridem.org
Info source :
Comm. Ministère de la Santé
Les huit régions concernées sont les 2 hodhs, l’Assaba, le Trarza, l’Adrar, l’Inchiri, le Tagant et le Tiris Zemmour. Les stratégies adoptées sont la fixe, l’avancée et la mobile. Tous les moyens nécessaires au succès de ce dernier passage ont été déployés.
Les deux précédentes phases (Avril et Mai 2009) de vaccination avaient permis de vacciner entre 70 et 80 % des populations cibles dans les différentes moughataa concernées. La population totale cible est estimée à 238.226 femmes qui devraient bénéficier de la vaccination contre le tétanos au niveau de ce bloc de régions.
Cellule de communication
Ministère de la Santé
www.cridem.org
Info source :
Comm. Ministère de la Santé
Nouadhibou : Opérations des douanes dans le black out total

Une semaine que les douanes de la ville de Nouadhibou procèdent aux saisies des voitures particulières et bloquent toutes les bourses. Des hommes lourdement armés sont positionnés devant chaque bourse de véhicules en interdisant l’accès aux propriétaires.
S’il faut saluer cette opération d’assainissement, on doit en condamner la procédure. Sans préavis, des douaniers ont encerclé les bourses, refusant toute explication. Les syndicats des boursiers a saisi le wali. Ils ont condamné la méthode utilisée. Les services de douanes auraient pu donner un délai après lequel tout propriétaire de bourse devrait régulariser sa situation. Les médias publics et la presse indépendante pouvaient être un moyen de transmission.
Combien de voitures sont en situation irrégulière ? Combien sont dédouanées ? Comment sont-elles entrées à Nouadhibou ? Les propriétaires payent –ils des taxes à la commune car utilisant l’espace public ?
Le premier responsable des douanes à Nouadhibou, n’a pas souhaité nous répondre. L’opinion publique a pourtant besoin de savoir. Quel est le montant d’un dédouanement ? Quelles sont les modalités de payement ?
D’aucuns pensent que la douane est à l’origine de ce problème de voitures importées. Car il est inconcevable qu’on laisse entrer sur notre territoire des milliers de voitures sans s’acquitter des formalités qui vont avec.
Beaucoup de gens ont du reste échappé à la mise sous scellé de leurs bourses. Avertis à temps (par qui ?), ils ont reçu à mettre à l’abri leurs centaines de véhicules. Des usagers particuliers ont eux aussi échappé aux griffes des douanes les deux premiers jours en garant leurs véhicules.
Jusqu’ou ira la douane dans cette opération ? Certains pensent que ce sera un simple feu de paille. Dans quelques semaines tout au plus, tout s’arrêtera et la pagaille continuera de plus belle.
Au fait, arrête t-on les dizaines de voitures de douaniers, policiers, militaires?
www.cridem.org
Info source :
La Voix de Nouadhibou
mardi 5 janvier 2010
Le wali du Guidimagha appelle à l’assainissement et à la culture sécuritaire.
Une grande rencontre qui a vu la mobilisation de tous les segments de la population a eu lieu le 04 janvier 2010, dans la grande salle de la maison des jeunes de Selibabi sous l’égide de Isselmou ould Abderrahmane ould Meinouh, Wali du Guidimagha, du Hakem de Selibabi et en présence de Mohamed Lemine ould Lobbat, commandant de la 4ème Région militaire, du colonel Ahmed Amou ould Jidein commandant de la compagnie régionale de la gendarmerie, du Directeur régional de la sûreté et du maire de la commune centrale.
Au menu de la rencontre qui a vu la participation élevée des citoyens, de toutes catégories confondues, l’appel est porté à l’assainissement, à la propreté des villes mais surtout à la vigilance et à la promotion citoyenne d’une culture de sécurité qui doit être l’affaire de tous :
le wali dira en substance à l’auditoire que la propreté et la sécurité nous interpellent tous et chacun de nous, à son niveau doit l’assumer, et que notre devoir de citoyen nous exige du patriotisme sur fond de culture sécuritaire.
Pour rappel, Isselmou ould Abderrahmane ould Meinouh réitère aux participants que les portes de l’Administration sont grandement ouvertes pour les populations qui constituent en effet sa raison d’être : l’Administration est au service du peuple.
Et le wali d’ajouter, que chaque dernier samedi du mois, une rencontre mensuelle du genre sera organisée afin d’accentuer le rapprochement administration et citoyens en vue de vulgariser et de pérenniser cette culture de sécurité qui doit être l’apanage de tous les Mauritaniens.
Prenant la parole, le Commandant de la 4ème région militaire est revenu sur les bienfaits de la propreté sur la santé et appellé à plus de rigueur et du sérieux à rendre les villes propres et saines. Mohamed Lemine ould Lobatt mettra l’accent sur la responsabilité de tous les citoyens sur la gestion sécuritaire et demandera à chacun de faire preuve de citoyenneté de patriotisme.
Abondant dans le sens de renforcement de la sécurité au niveau de la Wilaya, le colonel Ahmed Amou ould Jidein, commandant de la compagnie de la gendarmerie a informé au public que de postes de brigade de Gouraye et de Wompou ont vu jour et s’inscrivent dans le cadre de raffermissement des mesures sécuritaires et que les éléments de la gendarmerie constituent de véritables piliers de la sécurité et « remonteurs » efficaces de l’information sur lesquels les populations peuvent s’adosser.
En fait cette grande rencontre de Selibabi apparait comme un vibrant appel sur la nécessité d’une culture de sécurité du citoyen : la sécurité concerne tous les citoyens et il est de leur devoir de veiller à la paix et à la sécurité et cela exige des citoyens, d’une part, la vigilance, le sens élevé du patriotisme et d’autre part la dénonciation du suspect. Et pour reprendre la formule de l’autre « tout soupçon doit être informé ».
Mbaye Demba Yero
Guidimagha
www.cridem.org
Info source :
Mbaye Demba
Au menu de la rencontre qui a vu la participation élevée des citoyens, de toutes catégories confondues, l’appel est porté à l’assainissement, à la propreté des villes mais surtout à la vigilance et à la promotion citoyenne d’une culture de sécurité qui doit être l’affaire de tous :
le wali dira en substance à l’auditoire que la propreté et la sécurité nous interpellent tous et chacun de nous, à son niveau doit l’assumer, et que notre devoir de citoyen nous exige du patriotisme sur fond de culture sécuritaire.
Pour rappel, Isselmou ould Abderrahmane ould Meinouh réitère aux participants que les portes de l’Administration sont grandement ouvertes pour les populations qui constituent en effet sa raison d’être : l’Administration est au service du peuple.
Et le wali d’ajouter, que chaque dernier samedi du mois, une rencontre mensuelle du genre sera organisée afin d’accentuer le rapprochement administration et citoyens en vue de vulgariser et de pérenniser cette culture de sécurité qui doit être l’apanage de tous les Mauritaniens.
Prenant la parole, le Commandant de la 4ème région militaire est revenu sur les bienfaits de la propreté sur la santé et appellé à plus de rigueur et du sérieux à rendre les villes propres et saines. Mohamed Lemine ould Lobatt mettra l’accent sur la responsabilité de tous les citoyens sur la gestion sécuritaire et demandera à chacun de faire preuve de citoyenneté de patriotisme.
Abondant dans le sens de renforcement de la sécurité au niveau de la Wilaya, le colonel Ahmed Amou ould Jidein, commandant de la compagnie de la gendarmerie a informé au public que de postes de brigade de Gouraye et de Wompou ont vu jour et s’inscrivent dans le cadre de raffermissement des mesures sécuritaires et que les éléments de la gendarmerie constituent de véritables piliers de la sécurité et « remonteurs » efficaces de l’information sur lesquels les populations peuvent s’adosser.
En fait cette grande rencontre de Selibabi apparait comme un vibrant appel sur la nécessité d’une culture de sécurité du citoyen : la sécurité concerne tous les citoyens et il est de leur devoir de veiller à la paix et à la sécurité et cela exige des citoyens, d’une part, la vigilance, le sens élevé du patriotisme et d’autre part la dénonciation du suspect. Et pour reprendre la formule de l’autre « tout soupçon doit être informé ».
Mbaye Demba Yero
Guidimagha
www.cridem.org
Info source :
Mbaye Demba
Épidémie de Diarrhée à Tachott (Guidimakha)
La localité de Tachott Bérané située à 35 km de Sélibaby sur l’axe routier Sélibaby Mbout a connu une épidémie de diarrhée ; l’alerte a été donnée par l'infirmier du Centre médicale de la commune. En effet, depuis quelques jours plusieurs patients notamment les enfants contractent une diarrhée violente accompagnée de vomissement.
L’alerte a été déclenchée par l’infirmier de la place pour attirer l’attention des autorités régionales. Le jeudi 31décembre 2009, le Wali de la Wilaya, le Hakem, Le Directeur Régional des Affaires Sanitaires et Sociales, le commandant de la Gendarmerie et les unités de l’armée nationale se sont rendus sur les lieux afin d’apprécier la situation.
Dès leur arrivée, le wali de la wilaya, Monsieur Isselmou Ould Abderrahmane Ould Meimou, a présidé une importante réunion de crise regroupant la Maire de la commune,
Les conseillers municipaux présents à Tachott, l’infirmier du poste de santé et les notables de la localité ; prenant la parole, le responsable du Centre de santé a présenté la situation sanitaire notamment la forte prévalence de maladies diarrhéiques qui a atteint des proportion inquiétante notamment dans la localité de Tachott Bérané.
Il a par ailleurs souligné que pendant les trois dernières journées, plus de 52 cas de diarrhée ont été déclarés, parmi ces cas avérés 03 enfants ont succombés.
Après ce constat, les investigations ont été particulièrement orientées au niveau de la localité de Bérané, tous les points suspects ont été auscultés (points d’eau, le système d’assainissement individuel et /ou semi collectif, dépôts d’ordures, eaux stagnantes etc).
A la suite de ces investigations, le constat est clair ; l’un des puits qui sert d’eau de boisson pour une bonne partie de population de Bérané présente de signe d’impuretés ; en effet ; les eaux issues du lavage de linge ont formées une flaque d’eau usée qui a fini par contaminer les eaux de ce puits par le phénomène d’infiltration.
Les autorités ont procédé à la fermeture immédiate du puits contaminé et ordonné le déclenchement d’une opération de javellisation des points d’eau, des canaris, et des réserves d’eau au niveau de chaque famille avec des consignes précises pour le respect des doses d’eau de javel prescrites, une importante quantité de médicaments anti diarrhéiques a été mis à la disposition du Centre de santé de la commune pour la prise en charge des malades.
L’armée a également procédé à l’élimination des dépôts d’ordures ménagères qui peuvent constituer des gîtes favorables pour la prolifération de nombreux parasites et microbes
Selon les informations qui nous proviennent de Tachott depuis la fin de cette opération aucun cas de diarrhée n’a été signalé, ce qui laisse présager que l’épidémie a été très rapidement maîtrisé grâce à la vigilance et la célérité de l’intervention des autorités régionales de la wilaya .
La population de Tachott renouvelle ses remerciements aux autorités régionales et nationales pour l’attention toute particulière qu’elles accordent aux biens être des populations. Les ressortissants de Tachott à Nouakchott et à l’étranger
Bakary Biaguily Camara
www.cridem.org
Info source :
Bakary Biaguily Camara
L’alerte a été déclenchée par l’infirmier de la place pour attirer l’attention des autorités régionales. Le jeudi 31décembre 2009, le Wali de la Wilaya, le Hakem, Le Directeur Régional des Affaires Sanitaires et Sociales, le commandant de la Gendarmerie et les unités de l’armée nationale se sont rendus sur les lieux afin d’apprécier la situation.
Dès leur arrivée, le wali de la wilaya, Monsieur Isselmou Ould Abderrahmane Ould Meimou, a présidé une importante réunion de crise regroupant la Maire de la commune,
Les conseillers municipaux présents à Tachott, l’infirmier du poste de santé et les notables de la localité ; prenant la parole, le responsable du Centre de santé a présenté la situation sanitaire notamment la forte prévalence de maladies diarrhéiques qui a atteint des proportion inquiétante notamment dans la localité de Tachott Bérané.
Il a par ailleurs souligné que pendant les trois dernières journées, plus de 52 cas de diarrhée ont été déclarés, parmi ces cas avérés 03 enfants ont succombés.
Après ce constat, les investigations ont été particulièrement orientées au niveau de la localité de Bérané, tous les points suspects ont été auscultés (points d’eau, le système d’assainissement individuel et /ou semi collectif, dépôts d’ordures, eaux stagnantes etc).
A la suite de ces investigations, le constat est clair ; l’un des puits qui sert d’eau de boisson pour une bonne partie de population de Bérané présente de signe d’impuretés ; en effet ; les eaux issues du lavage de linge ont formées une flaque d’eau usée qui a fini par contaminer les eaux de ce puits par le phénomène d’infiltration.
Les autorités ont procédé à la fermeture immédiate du puits contaminé et ordonné le déclenchement d’une opération de javellisation des points d’eau, des canaris, et des réserves d’eau au niveau de chaque famille avec des consignes précises pour le respect des doses d’eau de javel prescrites, une importante quantité de médicaments anti diarrhéiques a été mis à la disposition du Centre de santé de la commune pour la prise en charge des malades.
L’armée a également procédé à l’élimination des dépôts d’ordures ménagères qui peuvent constituer des gîtes favorables pour la prolifération de nombreux parasites et microbes
Selon les informations qui nous proviennent de Tachott depuis la fin de cette opération aucun cas de diarrhée n’a été signalé, ce qui laisse présager que l’épidémie a été très rapidement maîtrisé grâce à la vigilance et la célérité de l’intervention des autorités régionales de la wilaya .
La population de Tachott renouvelle ses remerciements aux autorités régionales et nationales pour l’attention toute particulière qu’elles accordent aux biens être des populations. Les ressortissants de Tachott à Nouakchott et à l’étranger
Bakary Biaguily Camara
www.cridem.org
Info source :
Bakary Biaguily Camara
Zouerate : Distribution du poisson - Les nanties supplantent les nécessiteux

Le poisson pourrit par la tête, selon l’adage populaire. Les opérations de distribution du poisson aux nécessiteux entamées depuis quelques mois, sont décriées par une partie des populations de Zoueirat.
Selon un groupe de femmes, la distribution se fait dans un désordre total malgré la qualité du poisson donné. Elles dénoncent l’absence de critères fiables pour bénéficier des produits de mer. « Dès fois une personne trouve une caisse de 20 ou 30 kgs alors qu’un groupe de cinq ou dix personnes ne se retrouve qu’avec une seule caisse, c’est injuste », martèlent-elles avec vigueur.
A qui profite le poisson distribué ?
Les procédures de distributions sont loin d’être claires. Le poisson est destiné aux plus nécessiteux où les trouver ? Dans les logements sociaux de la Snim ou dans les maisons populaires construites en majorité par des agents Snim ? Quels sont les critères d’identification des pauvres ?
Aucune étude préalable n’a été réalisée pour permettre de mener ces opérations dans la transparence totale. Les femmes affirment que les inscriptions des récipiendaires se font sur la base de la présentation de la Carte d’Identité Nationale pour recevoir un ticket mais ces billets sont très mal distribués car aucune vérification ne se fait. Ce qui favorise les doubles, triples… vacations au détriment d’autres, des pauvres femmes qui font la course-poursuite du camion-frigo pendant des heures pour enfin revenir bredouilles.
Gestion chaotique des opérations de distribution
Il convient de signaler que le poisson distribué provient de la Délégation à la Surveillance Maritime, et qu’il y a des produits de bonne qualité. La distribution se fait une fois par mois à Zouerate. Les plaignantes disent que les meilleurs produits sont triés avant la distribution. C’est pourquoi elle ne touche pas seulement les populations nécessiteuses mais d’autres qui mangent à leur faim. Elles dénoncent un clientélisme ambiant et une gestion chaotique à la tête des opérations. Les plaintes et complaintes sont récurrentes.
La question lancinante dans cette affaire est l’absence des autorités administratives et municipales. Pourquoi se détourne-t-on des autorités locales ?
DJIBY SY alias SY Djibo
CP/Tiris Zemmour
www.cridem.org
Info source :
Le Quotidien de Nouakchot
Ba samba, instituteur au Guidimagha : Il voulait être directeur, il a été muté en brousse…
Ba samba est instituteur au Guidimagha. Il a enseigné à l’école sept de Sélibaby de 2001 à 2006. A l’école quatre de la même ville de 2006 à 2009. Avant l’ouverture de l’année scolaire 2009/2010, Ba Samba, compte tenu de son ancienneté, s’attendait à une promotion comme directeur d’établissement.
A la place de cette promotion qu’il demandait, l’instituteur a été affecté en brousse, dans la localité de wad-Naj. Pour le corps enseignant en général, être affecté d’une capitale régionale vers un village ou un campement est une sanction. Après de vaines protestations auprès de sa direction, Ba samba rejoint son poste.
Au dernier mouvement nommant des directeurs d’établissement, Ba Samba a été oublié. Le 29 décembre, il a adressé une lettre au Wali du Guidimagha. Il dénonce « l’injustice dont il est victime » et donne l’exemple d’un instigateur moins gradé que lui nommé directeur. Ba samba est au troisième échelon. Dans sa lettre, il donne l’exemple d’un enseignant de premier échelon nommé directeur d’une localité de Selibaby.
La mutation de Ba samba en brousse n’a pas non plus plu aux parents d’élèves de l’école 4 de Sélibaby. Dans une lettre adressée au directeur régionale de l’éducation nationale, ils demandent, entre autres, « le retour de leurs enseignant Ba Samba dans son poste à Selibaby 4.» La requête des parents d’élèves n’a pas été satisfaite.
Autre matière à frustration pour Ba samba, il réclame le paiement d’arrières de primes de craie (la tranche du premier trimestre d’octobre, novembre et décembre 2007).
Le 14 avril 2007, le directeur régional de l’éducation national du Guidimagha avait écrit au secrétaire général de son ministère au sujet de ce retard de paiement. Dans la lettre il est écrit : « j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir procéder à la régularisation de la prime de craie au profit des enseignants présents et réguliers dans leur postes de travail, omis du paiement des indemnités pour la première tranche. » les enseignants en question sont : Fatimata El arbi Kane et Ba Samba.
Khalilou Diagana
www.cridem.org
Info source :
Le Quotidien de Nouakchott
| Education, Culture, Littérature, Musique
| Lus : 193
A la place de cette promotion qu’il demandait, l’instituteur a été affecté en brousse, dans la localité de wad-Naj. Pour le corps enseignant en général, être affecté d’une capitale régionale vers un village ou un campement est une sanction. Après de vaines protestations auprès de sa direction, Ba samba rejoint son poste.
Au dernier mouvement nommant des directeurs d’établissement, Ba Samba a été oublié. Le 29 décembre, il a adressé une lettre au Wali du Guidimagha. Il dénonce « l’injustice dont il est victime » et donne l’exemple d’un instigateur moins gradé que lui nommé directeur. Ba samba est au troisième échelon. Dans sa lettre, il donne l’exemple d’un enseignant de premier échelon nommé directeur d’une localité de Selibaby.
La mutation de Ba samba en brousse n’a pas non plus plu aux parents d’élèves de l’école 4 de Sélibaby. Dans une lettre adressée au directeur régionale de l’éducation nationale, ils demandent, entre autres, « le retour de leurs enseignant Ba Samba dans son poste à Selibaby 4.» La requête des parents d’élèves n’a pas été satisfaite.
Autre matière à frustration pour Ba samba, il réclame le paiement d’arrières de primes de craie (la tranche du premier trimestre d’octobre, novembre et décembre 2007).
Le 14 avril 2007, le directeur régional de l’éducation national du Guidimagha avait écrit au secrétaire général de son ministère au sujet de ce retard de paiement. Dans la lettre il est écrit : « j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir procéder à la régularisation de la prime de craie au profit des enseignants présents et réguliers dans leur postes de travail, omis du paiement des indemnités pour la première tranche. » les enseignants en question sont : Fatimata El arbi Kane et Ba Samba.
Khalilou Diagana
www.cridem.org
Info source :
Le Quotidien de Nouakchott
| Education, Culture, Littérature, Musique
| Lus : 193
lundi 4 janvier 2010
Nouadhibou : Une fosse sceptique à problèmes au 2e robinet
Un richissime commerçant avait décidé de creuser une fosse sceptique devant un de ses maisons à Nouadhibou. Rien de bizarre me diriez-vous. Malheureusement pour les riverains leurs canaux d’alimentation en eau potable seront exposés au soleil et autres dangers.
Les riverains contacteront les autorités concernées (SNDE ; Mairie). Ces dernières effectueront le déplacement pour constater les faits. Le verdict est limpide : la fosse sceptique ne peut en aucun cas cohabiter avec les canaux d’eau potable. La SNDE adressera dans un premier temps aux techniciens de la mairie ce verdict.
La mairie décidera de suspendre les travaux en confisquant les matériaux utilisés pour creuser cette fosse. A la surprise générale des riverains, les travaux reprennent de plus bel. Les mêmes démarches seront reprises par les infatigables riverains. La mairie décide d’utiliser les grands moyens afin de mettre fin à ces manœuvres dignes d’une série américaine.
Le bulldozer promis ne viendra jamais faute de carburant. Le mardi après midi, les riverains furent obligés de secourir une chèvre qui par imprudence se retrouva au fond du trou recouvert de planches ou plaques rouillées. Leurs surprises furent grandes quand ils constatèrent qu’au fond du trou séjournaient également deux malheureux chats.
Le commerçant alerté par les locataires contacte d’urgence le directeur général de la SNDE. Ce dernier, sans réfléchir doublement sommera à son subordonné de revoir sa décision (verdict cité au dessus). Le malheur arrivé à la chèvre et aux chats guettent surement les garnements qui n’ont de terrains de jeu que ces ruelles étroites. Intervenons avant qu’il n’ait mort d’homme.
ABOU OUMAR
www.cridem.org
Info source :
Abou Oumar
dimanche 3 janvier 2010
Diabétique de Nouadhibou : Chronique de cas critiques.
Cette série relate des histoires réelles et pathétiques vécues dans notre capitale économique par des diabétiques, à un moment, totalement désemparés. M.L.F. est un jeune marin de 25 ans avec un diabète dépisté en janvier 2006. Le médecin qui l’examina, diagnostiqua un diabète de type 2 et décida de le placer sous antidiabétiques oraux.
Ainsi M.L.F. s’empiffrait chaque jour de 3 comprimés de Daonil 5 mg pendant près de quatre mois sans constater une quelconque amélioration de son état de santé. Il se présenta en Mai 2006 à une opération gratuite de contrôle de glycémie organisée par l’ADN au Centre de Santé de la Moughataa et son taux à jeun était supérieur à 2,60 g.
Le Président de L’ADN alerté sur son cas, lui conseilla de se rendre immédiatement au Centre de Santé de Baghdad et de s’adresser à l’infirmier Major, Alassane Bâ. Son diabète en réalité était de type 1 ;
Il fut donc décidé de le placer sous insulinothérapie. Aujourd’hui M.L.F. gère assez bien sa maladie, achetant régulièrement du Novomix 30 en stylo et des bandelettes pour son lecteur de glycémie. Il joue un rôle actif au sein du Bureau de l’Association en se montrant disponible et efficace pour toutes les missions qui lui sont confiées.
F.D. est une jeune fille de 13 ans analphabète, issue d’une famille excessivement démunie. Elle se consacre quotidiennement aux tâches ménagères et à la surveillance de ses petits cousins dès le départ de sa tante au marché pour y vendre du poisson. Diabétique de type 1, elle est en permanence confrontée à des problèmes liés à l‘insuline (accès, dosages, techniques et sites d’injections) ou aux contrôles de ses glycémies constamment élevées.
Son alimentation à base de riz, de pâtes et de pain, est la même que celle de toute la famille en plus des confiseries qu’elle se procure en cachette. Grâce à l’action de l’ADN et à l’appui de Dr Lourdes, une diabétologue espagnole, F.D. fut prise entièrement en charge pour ses médicaments, son matériel de contrôle et son éducation thérapeutique de Juillet 2005 à Juin 2007, date à laquelle elle déménagea avec sa famille à Nouakchott.
Elle avait acquis une certaine autonomie dans la gestion de sa maladie parvenant à effectuer toute seule ses injections et ses multiples contrôles. H.M.M. est un septuagénaire débonnaire, ex maçon de son état, qui vit des loyers de ses magasins et traîne un diabète de type 2 depuis 1989. Sa mauvaise hygiène de vie et le non respect de son traitement médicamenteux, au demeurant inadapté à l’évolution de son diabète, se sont traduits par une atteinte de ses yeux et de ses pieds, l’exposant ainsi à tout moment à l’amputation et à la cécité.
Placé sous Daonil 5 mg à raison de 3 comprimés par jour, ses taux de glycémie à jeun étaient rarement inferieurs à 2,5g. H.M.M. se montra, pendant 3 mois, réfractaire aux conseils du président de l’ADN qui lui demandait d’aller se faire examiner par Dr Lourdes. Les plaies purulentes aux pieds devenaient de plus en plus inquiétantes de même que sa vue qui baissait inexorablement.
Notre homme grincheux finit par se rendre au Centre de Santé de Bagdad. Dr Lourdes lui prescrivit de la Metformine 850 mg à prendre le jour et une dose d’Umuline NPH pour le soir. Il subit avec succès une double opération de la cataracte et ses plaies aux pieds disparurent au bout de quelques semaines.
K.D. est une jeune fille de 20 ans, analphabète et sans emploi, dont le diabète a été dépisté en 2005 dans une clinique privée de la ville. Trois mois durant la pauvre fille avala toute sorte d’antidiabétiques oraux (Daonil, Diamicron, Novonorm, Amarel, glucophage…) sans effet sur ses taux de glycémies qui demeuraient, à jeun, invariablement supérieurs à 3g.
Son grand frère, inquiet de la dégradation de l’état physique de sa sœur, contacta le président de l’ADN qui mit à contribution son Vice président, à la fois médecin et diabétique de type 1. Ce dernier trouva tout de même aberrant qu’un collègue s’acharne à vouloir équilibrer la glycémie d’un diabétique de type 1 par des comprimés ! Il prit le problème à bras-le-corps, demanda l’arrêt immédiat des comprimés et lui prescrivit 2 doses d’Insulatard à s’injecter en 24h ; l’ADN fournissant gratuitement les insulines et les seringues.
Ce traitement fut confirmé deux mois plus tard par Dr Lourdes. Entretemps la jeune femme reprit des couleurs et ne tarda pas à trouver un jeune époux. R.S. est une jeune femme divorcée de 30 ans analphabète, domestique par intermittence et qui cultive une fierté excessive. Son diabète de type1 fut dépisté en 2002 au Centre de Santé N° 1, où elle avait été admise dans un coma acidocétosique.
Au cours d’une opération de recensement des diabétiques de la ville, l’ADN tomba sur cette femme atypique. Très vite il apparut qu’elle était indisciplinée et qu’un orgueil maladif l’empêchait de solliciter l’aide dont elle avait besoin pour assurer une gestion correcte de sa maladie.
Elle n’hésitait pas à interrompre son traitement lorsqu’elle se retrouvait à court d’argent pour s’approvisionner en insuline et consommait sans discernement tout aliment qui lui tombait sous la main. Elle alternait hypoglycémies et hyperglycémies avec une telle désinvolture qu’il était permis de se demander si elle était réellement consciente des risques auxquels elle s’exposait.
L’ADN la prit totalement en charge et progressivement R.S. commença à comprendre la nécessité de mieux gérer sa maladie pour éviter ou retarder la survenue des complications. A nouveau elle convola en justes noces en 2006 et au bout de neuf mois de grossesse, sans difficulté aucune, elle mit au monde un beau garçon à qui elle donna le prénom du président de l’ADN.
L’histoire de Bambi, atteinte d’un diabète de type 1, avait ému de nombreux lecteurs de Cridem en 2008 et ceux de la revue Equilibre de l’Association Française des Diabétiques (AFD) en 2009. La Municipalité de Nouadhibou s’était engagée à prendre en charge les besoins de la jeune femme en insuline mais jusqu’ici rien n’a été fait dans ce sens. L’ADN et des diabétiques français lui remettent de temps à autre des lots de fournitures du diabète (seringues, lecteurs de glycémie, bandelettes…), mais le problème majeur demeure l’accès à l’insuline.
Bambi semble aujourd’hui hors de danger dans la mesure où elle a assimilé un certain nombre de reflexes vitaux. Toutes ces histoires sont celles que des centaines, voire des milliers, de diabétiques, connus ou anonymes, vivent au quotidien dans notre pays.
Ce qui est mis en cause ici c’est l’environnement hostile dans lequel évoluent ces malades ; notamment le manque d’infrastructures adéquates de santé, de personnel spécialisé, de sensibilisation sur la maladie ; les difficultés d’accès aux médicaments, l’indifférence des Pouvoirs publics et l’apathie des rares associations des diabétiques du pays.
L’ADN lance un appel au Président O/ Abdel Aziz et à son gouvernement pour l’application de la Résolution 61/225 du 20 Décembre 2006 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, qui recommande à chaque Etat membre la mise en œuvre d’un Programme National de Lutte contre le Diabète.
Issa Mamadou Diop
Président A.D.N.
www.cridem.org
Info source :
Issa Mamadou Diop
Ainsi M.L.F. s’empiffrait chaque jour de 3 comprimés de Daonil 5 mg pendant près de quatre mois sans constater une quelconque amélioration de son état de santé. Il se présenta en Mai 2006 à une opération gratuite de contrôle de glycémie organisée par l’ADN au Centre de Santé de la Moughataa et son taux à jeun était supérieur à 2,60 g.
Le Président de L’ADN alerté sur son cas, lui conseilla de se rendre immédiatement au Centre de Santé de Baghdad et de s’adresser à l’infirmier Major, Alassane Bâ. Son diabète en réalité était de type 1 ;
Il fut donc décidé de le placer sous insulinothérapie. Aujourd’hui M.L.F. gère assez bien sa maladie, achetant régulièrement du Novomix 30 en stylo et des bandelettes pour son lecteur de glycémie. Il joue un rôle actif au sein du Bureau de l’Association en se montrant disponible et efficace pour toutes les missions qui lui sont confiées.
F.D. est une jeune fille de 13 ans analphabète, issue d’une famille excessivement démunie. Elle se consacre quotidiennement aux tâches ménagères et à la surveillance de ses petits cousins dès le départ de sa tante au marché pour y vendre du poisson. Diabétique de type 1, elle est en permanence confrontée à des problèmes liés à l‘insuline (accès, dosages, techniques et sites d’injections) ou aux contrôles de ses glycémies constamment élevées.
Son alimentation à base de riz, de pâtes et de pain, est la même que celle de toute la famille en plus des confiseries qu’elle se procure en cachette. Grâce à l’action de l’ADN et à l’appui de Dr Lourdes, une diabétologue espagnole, F.D. fut prise entièrement en charge pour ses médicaments, son matériel de contrôle et son éducation thérapeutique de Juillet 2005 à Juin 2007, date à laquelle elle déménagea avec sa famille à Nouakchott.
Elle avait acquis une certaine autonomie dans la gestion de sa maladie parvenant à effectuer toute seule ses injections et ses multiples contrôles. H.M.M. est un septuagénaire débonnaire, ex maçon de son état, qui vit des loyers de ses magasins et traîne un diabète de type 2 depuis 1989. Sa mauvaise hygiène de vie et le non respect de son traitement médicamenteux, au demeurant inadapté à l’évolution de son diabète, se sont traduits par une atteinte de ses yeux et de ses pieds, l’exposant ainsi à tout moment à l’amputation et à la cécité.
Placé sous Daonil 5 mg à raison de 3 comprimés par jour, ses taux de glycémie à jeun étaient rarement inferieurs à 2,5g. H.M.M. se montra, pendant 3 mois, réfractaire aux conseils du président de l’ADN qui lui demandait d’aller se faire examiner par Dr Lourdes. Les plaies purulentes aux pieds devenaient de plus en plus inquiétantes de même que sa vue qui baissait inexorablement.
Notre homme grincheux finit par se rendre au Centre de Santé de Bagdad. Dr Lourdes lui prescrivit de la Metformine 850 mg à prendre le jour et une dose d’Umuline NPH pour le soir. Il subit avec succès une double opération de la cataracte et ses plaies aux pieds disparurent au bout de quelques semaines.
K.D. est une jeune fille de 20 ans, analphabète et sans emploi, dont le diabète a été dépisté en 2005 dans une clinique privée de la ville. Trois mois durant la pauvre fille avala toute sorte d’antidiabétiques oraux (Daonil, Diamicron, Novonorm, Amarel, glucophage…) sans effet sur ses taux de glycémies qui demeuraient, à jeun, invariablement supérieurs à 3g.
Son grand frère, inquiet de la dégradation de l’état physique de sa sœur, contacta le président de l’ADN qui mit à contribution son Vice président, à la fois médecin et diabétique de type 1. Ce dernier trouva tout de même aberrant qu’un collègue s’acharne à vouloir équilibrer la glycémie d’un diabétique de type 1 par des comprimés ! Il prit le problème à bras-le-corps, demanda l’arrêt immédiat des comprimés et lui prescrivit 2 doses d’Insulatard à s’injecter en 24h ; l’ADN fournissant gratuitement les insulines et les seringues.
Ce traitement fut confirmé deux mois plus tard par Dr Lourdes. Entretemps la jeune femme reprit des couleurs et ne tarda pas à trouver un jeune époux. R.S. est une jeune femme divorcée de 30 ans analphabète, domestique par intermittence et qui cultive une fierté excessive. Son diabète de type1 fut dépisté en 2002 au Centre de Santé N° 1, où elle avait été admise dans un coma acidocétosique.
Au cours d’une opération de recensement des diabétiques de la ville, l’ADN tomba sur cette femme atypique. Très vite il apparut qu’elle était indisciplinée et qu’un orgueil maladif l’empêchait de solliciter l’aide dont elle avait besoin pour assurer une gestion correcte de sa maladie.
Elle n’hésitait pas à interrompre son traitement lorsqu’elle se retrouvait à court d’argent pour s’approvisionner en insuline et consommait sans discernement tout aliment qui lui tombait sous la main. Elle alternait hypoglycémies et hyperglycémies avec une telle désinvolture qu’il était permis de se demander si elle était réellement consciente des risques auxquels elle s’exposait.
L’ADN la prit totalement en charge et progressivement R.S. commença à comprendre la nécessité de mieux gérer sa maladie pour éviter ou retarder la survenue des complications. A nouveau elle convola en justes noces en 2006 et au bout de neuf mois de grossesse, sans difficulté aucune, elle mit au monde un beau garçon à qui elle donna le prénom du président de l’ADN.
L’histoire de Bambi, atteinte d’un diabète de type 1, avait ému de nombreux lecteurs de Cridem en 2008 et ceux de la revue Equilibre de l’Association Française des Diabétiques (AFD) en 2009. La Municipalité de Nouadhibou s’était engagée à prendre en charge les besoins de la jeune femme en insuline mais jusqu’ici rien n’a été fait dans ce sens. L’ADN et des diabétiques français lui remettent de temps à autre des lots de fournitures du diabète (seringues, lecteurs de glycémie, bandelettes…), mais le problème majeur demeure l’accès à l’insuline.
Bambi semble aujourd’hui hors de danger dans la mesure où elle a assimilé un certain nombre de reflexes vitaux. Toutes ces histoires sont celles que des centaines, voire des milliers, de diabétiques, connus ou anonymes, vivent au quotidien dans notre pays.
Ce qui est mis en cause ici c’est l’environnement hostile dans lequel évoluent ces malades ; notamment le manque d’infrastructures adéquates de santé, de personnel spécialisé, de sensibilisation sur la maladie ; les difficultés d’accès aux médicaments, l’indifférence des Pouvoirs publics et l’apathie des rares associations des diabétiques du pays.
L’ADN lance un appel au Président O/ Abdel Aziz et à son gouvernement pour l’application de la Résolution 61/225 du 20 Décembre 2006 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, qui recommande à chaque Etat membre la mise en œuvre d’un Programme National de Lutte contre le Diabète.
Issa Mamadou Diop
Président A.D.N.
www.cridem.org
Info source :
Issa Mamadou Diop
Santé : L’Arrondissement de Boubacar Ben Amer manque d’ambulance

L’un des arrondissements du Tagant les plus étendus et les plus peuplés, Boubacar Ben Amer (du nom du grand Almoravide Aboubacre Ben Amer), n’en demeure pas moins lotis en matière d’infrastructure et logistique sanitaires. Les patients de cet arrondissement qui compte deux communes (BB Amer et Lahsera), sont soignés sur place quelque soit l’urgence ou la gravité de leur cas.
En effet, les postes de santé de Ghoudiya, Timbrehim, Khams Teydoum, Oudey Mejbour et Grav El Khair reçoivent régulièrement des malades souffrant de pathologies qui doivent être prises en charge dans un centre hospitalier, mais faute d’ambulance, ils sont obligés de se faire traiter sur place avec les aggravations et complications qui s’y rapportent. Pourtant plusieurs demandes ont été formulées pour l’acquisition d’une ambulance et les motifs qui ont été exposés sont si convaincants qu’on s’explique mal que ces demandes ne soient pas exhaussées. La forte concentration démographique, l’enclavement, l’impraticabilité du terrain, ont été régulièrement évoqués par la population et les élus de cet arrondissement qui s’étonnent qu’une solution ne soit pas encore trouvée pour mettre un terme à la mortalité maternelle et infantile et celle liée à la complication de certaines maladies (malnutrition, diarrhée, Paludisme, IRA, Anémie...)
Les habitants de Ghoudiya, Oudey Mejbour, Mslit Zoueira, Msilt Westany, Tenyesser, Khams Teydoum, Oudey Jmel, Mahjouba, Garebeny, Bou Sireywil, Lemlazem, Vra Etemat, Teyert, Rag Lez, Var Awourwar, Var Eyar, hvret Sanko, Hvret Gueye,Vra Ekitan, Meksem, Grav El Kheir, choeiba, Timbrehim,Vra Ethalh... continuent à croiser les doigts et attendre qu’on pense enfin à eux en mettant à leur disposition une ambulance pour l'évacuation de leurs patients. Cette demande est d'autant plus capitale qu'elle se pose comme condition sine que nun pour une réelle couverture sanitaire dans cet arrondissement.
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr
Fin des Journées culturelles de Démette édition 2009.

Démette, village du grand Marabout feu Thierno Lamine Djigo a célébré le 25, 26, et 27 décembre 2009, sa quatrième édition culturelle. Un événement qui réuni toute la jeunesse de Démette.
Les jeunes, de cette nouvelle commune reviennent de Dakar, Nouakchott, et de tous coins, pour une seule cause « développer cette localité en choisissant la réalité pure et en amenant les jeunes à sauvegarder longtemps leur culture et tradition.Cette année, la jeunesse de Démette a choisi comme Parrain Mr le ministre du commerce Amadou Niang.
Le thème des 72 heures de cette rencontre traditionnelle est : Décentralisation et Développement, enjeu et nouveaux défis pour une nouvelle commune de Démette. Presque tous les villages environnants Walaldé, Dara Halaibé, Sinthiou, Thiénel, Bakaw pour ne citer que cela, les représentants des chefs religieux, les notables, les jeunes des associations différentes ont participé à cet évènement grandiose.
Le 25et 27 décembre de huit heures à treize heures, la population de Démette a reçu des médecins, Docteurs : Oumou Bâ, Mariam Sy, KHady Kane, Mor Guirwane, Djiby Wéllé, et Mamadou Sall, pour des consultations gratuites et des médicaments (soins). L’école de Démette a été le lieu de ces consultations gratuites et des milliers de personnes se sont retrouvées à cette belle occasion. La présence des femmes et vieux était beaucoup plus remarquable. Après consultation, les patients reçoivent gratuitement des médicaments.
L’ouverture des cérémonies des 72 heures a démarré exactement le 26 décembre drainant un public nombreux, le Maire de la commune de Démette en compagnie de ses conseillers Mamadou Ndiaye Dia, Elhadj Diallo ont accueilli le ministre sénégalais Amadou Niang (Walaldé) du commerce, sous les yeux des notables des villages environnants et des milliers personnes venues pour la circonstance.
Cette année, les 72 heures culturelles à Démette nous confie Mr Bâ « revêt une autre casquette, ou mieux une dimension Sopi, tout est politique, nous les jeunes, on nous a trompé, le défilé a été détourné, la culture était complètement absente, on était déjà en campagne politique. » et pour l’autre camp c’est normale, il n’y’à pas eu de rupture avec le passé, seulement des retouches.
Certains invités que nous avons rencontrés, on le même jugement mais ces derniers affirment, que la jeunesse de Démette s’est trompée aussi de Parrain. Il fallait choisir une autre personne neutre, apolitique pour organiser des 72 heures culturelles, sans se détourner de la réalité sociale. La course des pirogues ou la démonstration (régate) a eu lieu la soirée du 26 décembre au fleuve, au total 3 pirogues bien préparées aux couleurs des deux nations ont tenu haleine pendant presque heure de temps la foule nombreuse des deux rives venue pour partager la joie avec leur voisin.
Le ministre Amadou Niang était là avec toute la jeunesse de Démette, il a donné le coup d’envoi de ces activités, au milieu des cris de joie, où les pécheurs restent les détendeurs dans ce domaine. Le lendemain 27 décembre, un match de foot ball a opposé l’équipe du Maire de Démette à L’équipe du Ministre le parrain.
Finalement, l’équipe du le Ministre a perdu par deux buts à Zéro, la soirée du 27 décembre fut consacrée soirée du Gala, où Le Maire Dia Mamoudou a remercie au haut fort la jeunesse de Démette, les médecins venus de Dakar pour les consultations gratuites, en décernant des diplômes de reconnaissances, en présence des griots et griottes de Démette, des pécheurs et des invités de tous les villages environnants.
L’association des éleveurs (fedde aynaabe Hakkunde Maaje) a participé à la réussite de ces 72 heures, sous la direction de leur chef Amadou Kaawo Niang, La soirée de gala a été un moment pour le maire de Démette de livrer son message aux jeunes qu’il est disponible, ouvert pour le développement de cette partie de fouta l’île morphine.
Il a invité aussi ces mêmes docteurs de participer au ziyaar annuelle du feu Thierno Lamine Djigo. Cette 4éme édition avait pour Thèmes, rappelons, Décentralisation et Développement, Enjeu et Nouveau Défi pour la Nouvelle Commune de Démette.
Diop Mohamedou Abou
CP Le Véridique (Brakna)
www.cridem.org
Le drame de Garack: Aida Fall, handicapée à vie...le fauve à visage humain: un monstre en puissance
Un monstre à visage humain n’existe pas seulement ailleurs. Les abominables et meurtriers viols de Garack de janvier 2009, resurgissent aujourd’hui, pour nous rappeler qu’il est temps de se rendre compte qu’au pays, il y a des Dutroux qui circulent librement, parvenant toujours à s’extraire des mains de la justice pour récidiver.
Face à cette menace omniprésente qui pèse constamment sur chaque femme, notamment les mineures, le Fonadh et Awomi ont organisé hier, une conférence de presse, destinée à alerter les pouvoirs publics sur ce danger et pour demander la réactivation des procédures judiciaires relatives à la tragédie de Garack.
Jamais encore un fait divers n’a autant secoué et ébranlé en profondeur un pays comme le notre. Le double viol meurtrier de Garack de janvier 2009, qui continue de traumatiser toute une famille, toute une communauté, mais également le genre féminin, qui reste continuellement exposé aux instincts inassouvis des monstres humains qui se confondent parmi nous.
Conjointement organisée par le Fonadh et l’Initiative des femmes africaines du millénaire contre la pauvreté et pour les droits humains (Awomi), la conférence de presse de samedi avait mobilisé toute la famille de défense des droits de l’homme en Mauritanie, en premier les femmes venues se recueillir à la mémoire de Marième Fall, mais également se solidariser du cas de sa sœur Aida, présente à cette importante rencontre.
On note également la présence remarquée du président de la Commission nationale des Droits de l’Homme Md Said Ould Hamody, du Secrétaire Exécutif du Fonadh M. Sarr, en plus d’hommes illustres défenseurs des Droits de l’homme comme Boubacar Ould Messaoud, Lalla Aicha Sy, Aminétou Mint El Moctar, Me Fatimata M’Baye….
Prenant la parole, Yassine Fall, présidente d’Awomi a salué les avancées considérables franchies par la Mauritanie, sous l’actuel pouvoir, estimant, que l’organisation de ce type de conférence de presse était jusqu’à une date récente, impossible en Mauritanie.
Elle est revenue par la suite en détails sur le drame de Garack (voir « retour sur les faits » ci-dessous), présentant les grands efforts fournis par son organisation pour permettre à Aida Fall de retrouver le sourire, le gout à la vie, mais également, pour lui permettre de mener une existence normale, après l’abominable tragédie qui avait couté la vie à sa sœur Mariem et qui l’a beaucoup bouleversée.
Dans ce cadre, Mme Yassine a précisé qu’Awomi avait pris en charge Aida pour faire des consultations générales, des examens et subir des traitements, dont des séances de rééducation dans des centres spécialisées dans des hôpitaux de renommée du Sénégal.
Revenant sur le volet judiciaire, elle n’a pas oublié de remercier de nouveau les autorités publiques mauritaniennes pour les avancées réalisées ces derniers mois, les appelant toutefois à relancer les procédures pendantes à la justice pour éviter l’impunité aux auteurs de telles atrocités.
Retour sur les faits
Mariem et Aida Fall, sont deux petites sœurs habituées au ramassage régulier et sans risque du bois dans les futaies de Garack, non loin de leur domicile. Mais, un jour de janvier 2009, elles étaient au rendez- vous de la tragédie.
Toutes seules, elles virent se lever devant elles un fauve humain, brandissant sur elles son arme (coupe-coupe), les menaçant de mort, si elles sont prises par la tentation de fuir devant la mort inévitable et l’affront à la dignité.
Les appels aux secours en cet endroit retranché n’avaient pas pu malheureusement alerter les villageois, non plus prévenir un sauveteur qui pourrait par hasard se trouver sur les lieux du drame. Le monstre à visage humain donna libre à son instinct animal devant la résistance, symbole d’honneur, mais inutile des filles (15 et 17 ans).
Alertés au crépuscule, les parents des deux pauvres ratissent les environs sans rien trouver. Tout le village, pris de grande psychose, s’ébranla avec voitures aux feux allumés et torches dans les bois à la recherche de deux sœurs.
Après quelques heures, les filles firent trouvées, allongées sur le sol, éloignées l’une de l’autre, mais presque sans vie. Au vu des blessures graves (voir photos du bras d’Aida), la première idée qui s’est présenté aux enquêteurs, est que ces plaies profondes et ce sang giclant partout dans le sol, sont causés par des phacochères affamés.
Mais, c’était sans compter le sang froid et la sagesse des Fall, qui à force de lutter contre le tourment causé par cette tragédie sur la personne de leurs filles, étaient certains que c’est un monstre humain en chair et en os qui est à l’origine de ce drame.
La présence dans le village, d’un fauve à visage humain aux antécédents connus par tous les villageois, avait permis de mettre très vite les gendarmes sur la bonne piste. Quelques heures plus tard, le monstre reconnait son double crime sur les pauvres dont l’une avait rendu l’âme (Mariem) quelques heures aprés, alors que l’autre (Aida) continuera de souffrir à vie d’un traumatisme physique et psychologique.
A propos du fauve à visage humain
Amado Lô, c’est son nom, est le monstre à visage humain qui a déchiqueté ce jour noir, la dignité de deux pauvres sœurs, dont l’une avait trouvé la mort suite à ses graves blessures. Emouvant, choquant et insupportable, aussi bien pour les parents des filles que pour toute autre personne soucieuse de la dignité humaine.
Cet horrible drame de main d’homme doit permettre aux autorités de tirer les enseignements qui s’imposent. En effet, quand il a cherché ce jour là à obéir à son instinct bestial, le fauve n’était pas à son premier crime. Il y a 2 ans, il avait violé une fille qui a eu la vie sauve grâce à un autre copain qui l'avait aidé à maîtriser la fille.
Après ce crime il était jugé et condamné, mais il avait été libéré après 6 mois d'incarcération. Plus tard, avant la tragédie, il a eu à poignarder une personne qui a été évacuée à Nouakchott.
Selon d’autres sources, Amadou Lo avait tenté une fois d'empoisonner son actuel beau père, tout comme il avait déjà tenté d’empoisonner son beau frère. Son propre frère qui était avec lui au moment où les gendarmes étaient venus l’arrêter en janvier 2009 à Garack, affirme à qui veut l’entendre que Amadou Lo le menace souvent de mort.
A propos de la famille des pauvres filles, tout le monde convient que les Fall sont des gens dignes, nobles et très croyants. Dans son intervention, le père d’Aida avait bien décliné sa foi en Allah.
Les photos ci-après montrent Aida Fall en compagnie de la présidente d’awomi, du Secrétaire Exécutif du Fonadh, mais également entourée de son père. Une fille traumatisée à vie dont le cas doit interpeller les autorités pour lutter contre ce phénomène fréquent dans le pays.
Md O. Md Lemine
Inscription à :
Articles (Atom)