mardi 1 décembre 2009


Mairie de Nouadhibou: Communiqué.

Le 29 novembre, trois humanitaires espagnols ont été kidnappés sur la route qui relie Nouakchott à Nouadhibou. Ils convoyaient avec douze véhicules.

Ils appartiennent à l’ONG espagnole Barcelona Acció Solidaria. Ils venaient de remettre un important lot de médicament et un camion équipé d’une grille à notre commune. Cette ONG est l’une de nos meilleurs partenaires.

C’est pourquoi, je tiens personnellement et au nom du conseil Municipal de Nouadhibou et de sa population à condamner la barbarie de cet acte ignoble.

Je me joints aux familles des disparus dans ces moments douloureux pour me solidariser avec eux.

Mohamed Fadel Aboubekkrine
Maire de Nouadhibou


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Info source :
mohdlemin

Rapt des espagnols: L’Armée est «aux aguets», l’Espagne indexe AQMI

Après l’Algérie en 2003, la Tunisie et le Niger en 2008, puis le Mali ces deux dernières années, c’est maintenant le tour de la Mauritanie d’être le théâtre d’enlèvement de ressortissants occidentaux, organisé par Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI, ex-GSPC).

Trois espagnols y ont été kidnappés en début de soirée du 29 novembre, trés loin du champ d’action traditionnel d’AQMI, pratiquement sur la côte atlantique et au milieu d’un axe routier reliant les capitales, politique (Nouakchott) et économique (Nouadhibou) de la Mauritanie.

AQMI est la seule organisation ayant des antécédents en la matière et l’unique structure qui compte dans ses rangs des combattants ayant mené des actions violentes contre la Mauritanie ainsi que des spécialistes des sentiers desertiques pouvant y mener à partir de ses camps et vice-versa.

(Lire notre article: (http://www.journaltahalil.com/detail.php?id=2079&categ=19 ) La signature de l’enlèvement du 29 novembre porte la marque d’AQMI, avec la nature des cibles, le profil des ravisseurs et le désinterêt pour la voiture et les effets des disparus. La revendication interviendra comme d’habitude entre 2 jours sinon deux mois pour ce genre d’opérations qui peuvent être menées par des sous-traitants, des professionnels ou des amateurs.

Contrairement aux sous-traitants qui agissent pour l’argent, tels des livreurs de pizzas, les professionnels sont les éléments doctrinaires affiliés aux "Katibas" (brigades) d’AQMI. Quatre "Katibas" écument au Sahara-Sahel : "El Moulethemine", "Taregh ibn Ziyad", "El Vourghane" et "Al Ansar".

Les amateurs, eux, sont des «auto-radicalisés» ou des «loups solitaires». Ils sont en quelque sorte des sympathisants plutot illuminés, non structurés ,qui agissent par mimêtisme et veulent (se) prouver quelque chose. Ils peuvent se limiter à exécuter leurs victimes, filmer de telles horreurs et revenir à leur mode de vie antérieur, sans tenter de regagner les camps d’AQMI.

Le rapt du 29 novembre constitue le premier enlèvement réussi d’occidentaux en Mauritanie. Des tentatives similaires ont -par le passé- visé un diplomate allemand (avril 2008) et des ressortissants français (juin 2009), mais avaient échoué. Bien avant le gouvernement mauritanien, le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, n’est pas allé par quatre chemins.

Il a indiqué -lundi 30 novembre- craindre qu’AQMI ne soit derrière l’enlèvement en Mauritanie des humanitaires espagnols. "… Tout semble indiquer qu’il s’agit d’un enlèvement. Si c’est le cas, comme je le crains, tout indique qu’il s’agirait d’un enlèvement d’AQMI", a-t-il déclaré.

M. Rubalcaba sait de quoi il parle ! Il était, fin juillet 2009 au Mali, où il avait annoncé que l’Espagne allait dépêcher dans ce pays -dont le Nord constitue la base arrière d’AQMI- des membres du Centre espagnol de coordination antiterroriste, une structure créée au lendemain des sanglants attentats du 11 mars 2004 à Madrid.

L’Espagne et le Mali ont signé en 2008 un accord de coopération en matière de lutte contre le terrorisme, qui prévoit en outre la formation de la police malienne, la livraison de matériel et l’échange d’information. Est-ce pour cela, que des espagnols ont été visés en Mauritanie ?

De son coté, l’armée mauritanienne a affirmé le 30 novembre avoir "bouclé tous les passages connus dans le désert" sur son territoire. "L’étau se resserre, les ravisseurs ne pourront pas s’échapper. Nous sommes aux aguets, nous sommes prêts", a assuré une «source militaire» citée par une agence de presse occidentale.

Cette source n’a pas indiqué la nature des mesures qui pourraient être entreprises contre des ravisseurs dont la principale arme est désormais le «bouclier humain» que sont les otages pour la délivrance desquels, AQMI exigera -au cas où l’opération est menée par des professionnels- une forte rançon ainsi que la libération de détenus salafistes en Espagne et en Mauritanie.

Cet enlévement aura prouvé que la lutte contre le terrorisme est un combat difficile qui ne peut être mené par un seul pays. Il est intervenu quatre jours après celui d’un ressortissant français, Pierre Camatte 61 ans, kidnappé le 25 novembre à Ménaka dans le nord-est du Mali. Des medias occidentaux ont rapporté que cet otage français serait détenu par «l’aile dure» d’AQMI, laquelle, serait dirigé par l’Algérien Abdel Hamid Abou Zeid.

Mais des sources mieux informées estiment que cette «aile dure» est plutôt dirigée depuis juin 2009, par un autre algérien dénommé: Yahya Abou El Hamam, «Emir» groupe salafiste armé, baptisé : «El Vourghane».

C’est ce groupe armé justement qui est au centre de toutes les actions attribuées à AQMI ces derniers mois, notamment la liquidation le 10 juin 2009 d’un colonel malien à Tombouctou, les accrochages de Tessalit (17 juin) et d’Arouane (4 juillet) au Mali, le meurtre d’un ressortissant américain à Nouakchott (23 juin) et l’envoi de plusieurs éclaireurs et de deux kamikaze en Mauritanie (juillet-aout). C’est également «El Vourghane» qui a tenté au milieu de novembre 2009 de kidnapper -sans y parvenir- un ressortissant américain dans un hôtel de Tahoua, au Niger.

Et c’est vraisemblablement «El Vourghane» qui est encore derrière l’enlèvement des espagnols chez nous en plus du ressortissant francais au Mali.

Une phase pénible s’annonce donc avec un vocabulaire usuel, marqué par des mots comme: "revendication", "négociation", "rançon", "libération". Mais surtout sans éxécution, on l’éspere.

IOM



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Info source :
Tahalil Hebdo (Mauritanie)

Intenses recherches en Mauritanie pour retrouver les 3 Espagnols enlevés




Fortement mobilisées, les forces de sécurité mauritaniennes dans toutes leurs composantes ont engagé lundi, d'intenses recherches pour retrouver des présumés terroristes auteurs dimanche soir d'un enlèvement de trois humanitaires espagnols sur la route Nouadhibou-Nouakchott (465 kilomètres), a appris la PANA de sources sécuritaires.

Toutes les voies passage connues dans le désert ont été bouclées par les unités de l'armée. Le rapt des trois humanitaires espagnols travaillant pour une ONG de Barcelone intervient trois jours après l'enlèvement d'un ressortissant français dans le Nord du Mali.

Au cours des dernières heures, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et son homologue du Mali ont eu un entretien téléphonique dont la teneur n'a pas été rendue publique dans les détails. Cependant, les deux chefs d'état ont abordé les moyens de renforcer la coopération sécuritaire, selon les observateurs.

Après l'enlèvement des Humanitaires espagnols, Madrid a accusé le Mouvement Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI).

Au cours des dernières années, la Mauritanie a été le théâtre de plusieurs attentats terroristes.

Ce pays, vaste territoire aux frontières difficilement contrôlables, est peuplé de 3 millions d'habitants.

Nouakchott - 30/11/2009



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Info source :
PanaPress

lundi 30 novembre 2009

Mauritanie: l'enlèvement de trois humanitaires espagnols attribué à Aqmi



L'enlèvement de trois Espagnols par des hommes armés, dimanche en Mauritanie, est une première dans ce pays africain auparavant paisible, qui a subi ces deux dernières années une série d'actions meurtrières revendiquées par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

La plupart des observateurs ont attribué ce rapt aux islamistes armés, en faisant un lien avec l'enlèvement, trois jours plus tôt, d'un Français dans le nord-est du Mali voisin. Des sources sécuritaires maliennes avaient assuré à l'AFP que l'otage français était aux mains de "l'aile dure" d'Aqmi.

Les trois ressortissants espagnols - deux hommes et une femme, membres de l'organisation humanitaire Barcelona Accio solidaria - ont été enlevés dimanche vers 18H00 GMT sur la route côtière très fréquentée Nouadhibou-Nouakchott, à 170 kilomètres au nord de la capitale, selon une source sécuritaire mauritanienne.

Impliqués chaque année dans le projet de la "Caravana solidaria" (caravane solidaire), ces Catalans faisait partie d'un convoi acheminant en Afrique de l'Ouest des camions chargés de matériel humanitaire.

Leur voiture, en queue de convoi, "a été attaquée par des hommes armés qui ont tiré en l'air pour les faire s'arrêter", a expliqué à l'AFP l'un des humanitaires espagnols du convoi, Josep Carbonell, joint à Nouakchott. "Quand nous avons rebroussé chemin, leur véhicule était vide."

Les trois volontaires avaient disparu: Roque Pascual, 50 ans, dirigeant d'entreprise du secteur de la construction, Albert Vilalta, 35 ans, directeur d'une société de tunnels, Alicia Gámez, 35 ans, fonctionnaire de l'administration de la justice, selon l'association.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a clairement évoqué "un acte terroriste".

Son confrère de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, avait auparavant déclaré: "Tout semble indiquer qu'il s'agit d'un enlèvement. Si c'est le cas, comme je le crains, tout indique qu'il s'agirait d'un enlèvement d'Aqmi".

Pour le directeur du journal mauritanien indépendant Tahalil Hebdo, Isselmou Ould Salihi, les terroristes visent "l'Europe et particulièrement la France et l'Espagne, engagées dans la lutte contre Aqmi dans la région" et "veulent se donner la possibilité de négocier la libération de leurs combattants détenus à Nouakchott et d'obtenir des rançons".

C'est la première fois que des étrangers sont enlevés en Mauritanie. Toutefois, l'hypothèse de tentatives d'enlèvement ayant mal tourné avait été évoquée pour l'assassinat de quatre Français en 2007 à Aleg (sud) et d'un Américain en juin à Nouakchott.

Lundi, une source militaire mauritanienne a assuré que l'armée avait "bouclé tous les passages connus dans le désert" et que "l'étau" se resserrait pour retrouver les ravisseurs. Et M. Moratinos a indiqué que l'Espagne contribuerait aux recherches avec "des avions et hélicoptères" participant habituellement au dispositif européen Frontex de prévention de l'immigration clandestine.

Le président malien Amadou Toumani Touré s'est entretenu lundi par téléphone avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, élu en juillet après avoir mené un putsch en 2008. Tous deux se sont maintes fois engagés à mener une "lutte sans merci" contre le terrorisme.

Mais, peu après l'investiture de M. Aziz, un kamikaze mauritanien s'est fait exploser en août près de l'ambassade de France à Nouakchott.

Quant au nord du Mali, il a servi de refuge, depuis 2008, aux groupes enlevant des Occidentaux en Tunisie ou encore au Niger. Des Canadiens et Européens ont été relâchés, mais un Britannique y a été exécuté en juin.

AFP



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Info source :
TV5 Monde

La France contribue par 5 milliards de FCFA à un Centre de formation professionnelle en Mauritanie




L’Agence française de développement (AFD) a contribué, à hauteur de 2,69 milliards d’ouguiyas (5 milliards de FCFA environ) pour la construction d’un Centre de formation professionnelle à Zouerate, dans le nord mauritanien, a appris APA de source sûre lundi à Nouakchott.

Le financement apporté par l’AFD représente 65,4 % du coût global de la réalisation de ce centre, le reste étant pris en charge par la Société nationale industrielle et minière (SNIM) qui exploite les minerais de fer de Zouerate.

La pose de la première pierre a été effectuée lundi pour cette importante infrastructure qui comprend 24 salles d’études, 17 salles de réunions et de conférences, 11 ateliers, un laboratoire de langues et des résidences d’une capacité de 170 lits.

Selon le ministre mauritanien de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mohamed Ould Khouna, le Centre contribuera à l’accroissement et la diversification des capacités de formation nationales et la satisfaction d’une partie importante de la demande des entreprises en matière de qualifications grâce à la sortie annuelle de 155 techniciens et ouvriers qualifiés.

Les travaux dureront 14 mois et la mise sur pied « de programmes adéquats » a été confiée à une société française spécialisée dans la formation professionnelle.

Quant à la durée de formation, elle a été fixée à 54.000 heures par an dans les spécialités de la mécanique, de l’électricité industrielle et de la soudure.



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Info source :
Agence de Presse Africaine

Hôpital de Tidjikja Un Analyseur d’hématologie inadapté



L’hôpital de Tidjikja s’est doté récemment d’un Analyseur d’hématologie qui avait été installé dans la salle de laboratoire. Il s’agit d’un appareil de haute technologie capable de procéder à des analyses sanguines et en déterminer les pathologies. Cet appareil de haute technologie est un joyau qui fait des miracles mais à condition qu’il fonctionne comme il se doit.
Malheureusement l’appareil installé à l’hôpital de Tidjikja, n’a fonctionné que 24 heures avant de monter des signes défectueux. Le technicien Nigérien qui avait en charge de l’installer s’est confronté à un problème technique qui a poussé le médecin chef de l’hôpital de Tidjikja de sursoir à la décharge qu’il devait faire au délégué de Francar l’entreprise en charge de livrer l’appareil. Résultat, l’analyseur a été ramené à Nouakchott depuis bientôt vingt jours sans qu’il ne soit remplacé par un autre.
Rappelons que l’analyseur d’hématologie de l’hôpital de Tidjikja fait partie d’un lot d’appareils médicaux commandés par le ministère de la santé sur instruction du Président de la République pour équiper certains hôpitaux dont ceux de Kaédi, Néma, Sélibaby, Zouerate…
Cet appareil qui coûte excessivement cher est ramené à Nouakchott et selon les dernières nouvelles, il serait entre les mains des responsables du Francar qui, rappelons-le, tardent, encore, à le réparer ou bien à le faire remplacer.
Il convient de rappeler que l’appareil en question est de marque chinoise, un détail qui avait attiré notre attention et nous avait poussé à interroger le délégué de Francar sur sa qualité. Comme argument, ce dernier nous avait parlé du souci de délocalisation des Allemands (les véritables constructeurs selon lui) qui pour des raisons commerciales ont transféré en chine tout ce qui est montage et emballage. Un argument qu’on avait pris comme tel en attendant d’en voir plus clair. Aujourd’hui avec cette panne prématurée une question fondamentale se pose. C’est celle de savoir si l’appareil livré à l’hôpital de Tidjikja n’était pas un appareil contrefait ?
Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

L'armée a "bouclé" les passages connus dans le désert.

L'armée mauritanienne a "bouclé tous les passages connus dans le désert" sur son territoire, après l'enlèvement dimanche sur la route Nouadhibou-Nouakchott de trois humanitaires espagnols, emmenés par des hommes armés, a affirmé lundi à l'AFP une source militaire.

"L'étau se resserre, ils (les ravisseurs) ne pourront pas s'échapper", a affirmé cette source. "L'armée s'est mobilisée sur une vaste étendue du désert et a bouclé tous les passages connus. (...) Nous sommes aux aguets, nous sommes prêts", a encore assuré cette source.

Ce rapt intervient trois jours après celui d'un ressortissant français, enlevé dans le nord-est du Mali voisin, et qui serait retenu par des islamistes armés de "l'aile dure" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) selon des sources sécuritaires au Mali.

Les coopérants espagnols enlevés, deux hommes et une femme de l'association Barcelona Accio Solidaria, faisaient route avec la "Caravana Solidaria" (caravane solidaire) qui achemine chaque année vers l'Afrique de l'Ouest le matériel d'ONG catalanes.

La Mauritanie, vaste pays de 3 millions d'habitants réputés hospitaliers, a été très affectée, depuis 2007, par une série d'actions revendiquées par la branche maghrébine d'Al-Qaïda, dont l'assassinat de quatre Français à Aleg en décembre 2007 et d'un ressortissant américain à Nouakchott en juin 2009.

Plusieurs Occidentaux ont été kidnappés ces derniers mois dans le Sahel avant d'être acheminés dans le nord du Mali et généralement libérés contre rançon. Mais, en juin, Aqmi avait annoncé, pour la première fois, avoir assassiné un otage, un touriste britannique.
AFP

Les occidentaux kidnappés sont des Espagnols

La nationalité des occidentaux enlevés dimanche 29 novembre est maintenant connue. Les trois disparus se nomment Albert Vilalta, Alicia Gamez et Roque Pascual. Il s’agit de trois Espagnols appartenant à une association de Barcelone qui organise le transport d’aide humanitaire vers l’Afrique de l’Ouest.

"Ce sont des coopérants de l’association Barcelona Accio Solidaria, qui font partie de la Caravana solidaria" (caravane solidaire), a expliqué à l’Afp l’humanitaire espagnole Montse Bosch, ayant pu parler par téléphone depuis Dakar avec des membres du convoi en Mauritanie.

"Les trois personnes enlevées se trouvaient dans la dernière petite voiture, en queue de l’important convoi composé d’une dizaine de gros camions et de quelques voitures", sur la route Nouadhibou-Nouakchott, a indiqué Mlle Bosch. "Un groupe d’hommes armés les a arrêtés et les a emmenés, en laissant leur véhicule sur place, sans toucher au matériel, aux bagages et à l’argent que la voiture contenait", a-t-elle précisé.

Le but de la "Caravana Solidaria" est notamment de transporter vers l’Afrique de l’Ouest le matériel d’ONG catalanes ayant des projets au Maroc, en Mauritanie, au Sénégal, en Gambie ou encore en Guinée-Bissau.



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Tahalil Hebdo (Mauritanie

dimanche 29 novembre 2009

URGENT: Des occidentaux kidnappés sur la route Nouakchott-Nouadhibou

Des occidentaux dont le nombre et la nationalité n’ont pas encore été précisés de source officielle, ont été kidnappés la soirée du 29 novembre par un groupe armé sur la route de Nouakchott-Nouadhibou.

Aucune information n’est disponible sur l’identité des ravisseurs qui ont commis leur forfait au PK 170 de Nouadhibou, selon les témoignages des automobilistes qui empruntaient cette route au moment des faits. La voiture des occidentaux a été laissée sur place, aprés qu’ils furent contraints de monter dans celle des ravisseurs.

Les forces armées et de sécurité mauritaniennes ont été aussitôt mises en état d’alerte et plusieurs unités ont été déployées dans la zone.



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Tahalil Hebdo (Mauritanie)

Cérémonie de réception de dons à Nouadhibou [Reportage Photos]











La direction technique de la commune de Nouadhibou a abrité ce dimanche une importante cérémonie de remise de dons composés de :

Un container contenant du matériel scolaire et équipement médical au profit des communes du couloir en l'occurrence Nouadhibou, Inal et Zouerate et une ambulance équipée destinée à la commune d'Inal. La commune de Nouadhibou, elle, a reçu de la Caravane Solidaire de Barcelone Action Solidaria et de ASOMOBE, composé de :

1 Camion grue,
1 lot de matériel médical et de médicaments,
1 lot de matériel pour les handicapés mentaux,
12 bacs pour ordures.

La cérémonie était présidée par le hakem de Nouadhibou, M.Ball Mamadou, en présence du consul d'Espagne à Nouadhibou, des responsables de la coopération espagnole, des élus et notables de la wilaya.

Le premier adjoint au maire de Nouadhibou, M.El Hamdou Ould Mohamed Yahya a, au cours de son allocution, remercié le gouvernement espagnol, la présidente de l'association Canarias pour le développement de Dakhlet Nouadhibou, le président de Barcelona Action Solidaria et le coordinateur de la caravane solidaire.

Il a émis le souhait de voir ce matériel profiter aux populations.
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Arrestation, à Nouakchott du meurtrier du Trarza, Ahmed Ould Vall





Selon des sources dignes de foi, les autorités sécuritaires ont fini par arrêter, samedi soir à Nouakchott, en plein quartier Mellah, le meurtrier Ahmed Ould Vall, qui avait tué, vendredi matin dernier (jour de fête du Id Al-Adha), deux personnes et blessé deux autres dans les localités de Bounama et de Andabestatt, relevant de la Moughataa de Méderdra dans la wilaya du Trarza.


Selon ces mêmes sources, la brigade mixte de gendarmerie avait pu suivre les traces du meurtrier et l’arrêter grâce à son propre téléphone mobile lorsqu’il passa une communication qui fut détectée à Mellah et après que la maison à l’intérieur de laquelle il se trouvait ait été encerclée.

Le pont du collège ou pont de mort à Sélibaby.

Si autre fois les populations du Guidimakha et celles qui pratiquent la route Kaédi Sélibaby étaient inquiétées et endeuillées par des innombrables accidents qui s’y produisent, le pont qui relie la ville de Sélibaby et le quartier collège est aujourd’hui un vrai casse tète pour les innocentes populations.

En effet, construit dans les années 50 en même temps que le dispensaire de la ville de Sélibaby, le pont de la sortie du centre ville pour Gouraye et le reste de la partie sud de la région avait causé la mort d’un Boulaye Koné et son oncle Tombé Traoré, neveu et frère de Hadji Traoré, une figure politique mauritanienne dans les années 64.

Depuis un certain temps, ce dernier ne cesse de susciter des interrogations chez les populations de cette wilaya laissée à elle-même où le laxisme, la corruption et le laisser aller sont fort enracinés pour ne pas dire autorisés.

De 1989 jusqu’à une date récente, toutes les réparations étaient faites volontairement par un nommé Diamo Diallo qui ne pouvait pas voir des populations risquer leur vie aux vus et aux sus des administrateurs de l’époque qui étaient prêts à tout sauf à ce qui peut être utile aux populations, qui se trouvent aujourd’hui confrontées au casse tète de ce pont dont les piquets sont totalement détachés du dalle.

Pire il ya moins de deux semaines un motoriste à échappé belle au cours d’un accident sur ce dernier en évitant une voiture qui venait en pleine vitesse.


Si les populations de Bambaradougou et celle de Sélibaby ont été endeuillées en 64, lors de la noyade des deux jeunes au niveau de ce pont qualifié de pont de la mort, les souffrances de ces dernières risquent de perdurer encore longtemps car qui peut concevoir qu’ en pleine ville où toutes les autorités administratives et les responsables de la sécurité sont présents des voitures, toutes catégories confondues continuent de passer par ce pont totalement délabré ?

Les populations du Guidimakha qui attendent encore que le changement devienne réalité et celles de la ville de sélibaby craignent fort pour la vie des passagers et celle de les enfants qui empruntent quotidiennement ce pont soit pour aller au lycée ou pour voyager dans le reste de la wilaya .

En attendant que le danger soit évité plusieurs questions restent posées comme celle de savoir si le rôle du maire se limite à nommer des chefs de quartiers sans le consentement des populations qu’ils sont sensés représenter ou de faire des recrutements sur des bases ethniques et d’appartenance politique sans autant évoquer les dangers que risque sa commune ?

Ou bien les mesures prises au sujet des voitures de service ne concernent elles pas les régions comme le Guidimakha où même ces dernières pratiquent ce pont ? Et en fin tant que le laxisme et la corruption sont tolérés, les attentes des populations ne feront que croitre dans cette nouvelle Mauritanie où tout est centralisé à Nouakchott alors que dans les régions c’est un autre monde.

Signé Amadou Bocar BA/Ndipoori





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AmadouBocarBa

Tagant Célébration du 49eme anniversaire de l’Indépendance



Le 49 eme anniversaire de l’indépendance nationale a été célébré à Tidjikja dans une ambiance festive au cours de laquelle, hommes de tenue et écoliers ont rivalisé d’ardeur et d’engagement dans la matinée et dans l’après midi le public a été gratifié d’un match de football, d’une course de chameau et d’un exercice de tir à la cible.
Les festivités qui ont débuté à 8 heures ont été marquées par la levée des couleurs assurée par les éléments de la brigade de la gendarmerie de Tidjikja suivi d’un imposant défilé des écoliers agrémenté par des chants patriotiques. Ces mêmes écoliers ont ensuite tenu en haleine le public à travers divers jeux au cours desquels ils ont fait montre d’adresse et d’intelligence.
Toutes ces festivités se sont déroulées sous le regard attentif du Wali du Tagant Monsieur Mohamed El Moustapha Ould Mohamed Vall reconnaissable de loin par sa tenue officielle reluisante et bien ajustée. Ce dernier était entouré de ses proches collaborateurs dont le wali adjoint chargé des affaires économiques monsieur Mohamed ould Cheikh ould Ghows, le Hakem de Tidjikja monsieur Sid’Ahmed Ould Houweîbib, le chef d’arrondissement de Rachid monsieur Mohamed Abdallahi Ould Mohamed Mustapha, le commandant du groupement de la garde de Tidjikja, le chef de la brigade de gendarmerie, le Directeur régional de le sureté par intérim, le député et le maire de Tidjikja respectivement monsieur Cheikhna Ould Cheikhna et monsieur Mohamed Ould Biha, ainsi que certains chef de services régionaux.
Plusieurs prix et de nombreux cadeaux ont été attribués aux écoliers par les représentants de l’administration régionale et par les élus locaux.
Il convient toutefois de préciser que ce 49 eme anniversaire de l’indépendance nationale n’a pas suscité beaucoup d’enthousiasme à Tidjikja à en juger par la faible affluence du public venu assister à la cérémonie. La fatigue et le manque d’intérêt pourrait expliquer ce phénomène qu’on observe de plus en plus lors des événements nationaux. Les autorités du pays doivent trouver le moyen de faire face à ce phénomène en commençant par cultiver le patriotisme chez tous les citoyens. Une bataille qui commence par la redistribution équitable des richesses du pays, une justice pour tous, une lutte sans merci contre l’ignorance et un respect rigoureux des symboles de notre souveraineté nationale (drapeau, hymne national et respect de la chose publique)
Khalil sow

La lutte antiterroriste en Mauritanie gagne du terrain dans l'Adrar




Journalistes et spécialistes de la sécurité se félicitent des mesures prises par le gouvernement pour empêcher les terroristes de régner sur la région désertique troublée du nord de la Mauritanie.

Les mesures adoptées par la Mauritanie pour apporter la paix dans la région très agitée de l'Adrar, où des terroristes avaient décapité onze soldats l'an dernier, sont perçues de manière positive dans la presse locale et par l'opinion publique.

L'armée "a récemment commencé à déployer des troupes dans les repaires salafistes au milieu du désert pour les combattre", a commenté le journaliste Lemrabet Ould Mohammed le 22 novembre, ajoutant que cette opération semblait avoir permis de contenir les terroristes.

Les forces de sécurité mauritaniennes ont emmené le 13 novembre des reporters pour leur première tournée des opérations antiterroristes dans l'Adrar, centrées sur la région de Majabat al-Koubra ("le Grand carrefour"). Journalistes et spécialistes sont rentrés de cette tournée en affirmant que l'armée semblait avoir pris le contrôle de la région pour la première fois depuis quatre ans.

Les experts expliquent que l'Adrar, une région connue pour ses attraits touristiques, avait été un point d'infiltration important pour les terroristes de l'Organisation al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) en provenance du Mali. C'est également un haut lieu de trafic d'êtres humains et de stupéfiants. Dans ses efforts pour résoudre ces problèmes, l'armée a recruté des jeunes originaires de la région dans des unités antiterroristes spéciales parcourant la région pour y déceler toute activité illégale.

"Depuis le déploiement des unités antiterroristes dans la région, les hommes armés liés à AQMI ont mis un terme à leurs tentatives de... franchissement de la frontière en territoire mauritanien", a déclaré le commandant Sayyid Ahmed Ould Amhimed aux journalistes à Atar.

Mohammed Ould Alb, parent d'un soldat abattu par les terroristes à Lemgiti en 2005, a déclaré que le Président Mohammed Ould Abdel Aziz respectait sa promesse de campagne "de tenir les gens informés [sur] les développements des questions sensibles", y compris le terrorisme et la corruption. Alb a considéré cette tournée militaire des journalistes dans les régions désertiques très troublées du Nord de manifestation efficace du respect de ces promesses.

Baba Ould Mohamed, un spécialiste en matière de sécurité, a également fait part de son soutien à ces efforts de lutte contre le terrorisme.

"Vous vous rappelez comment... le général Mohamed Ould Abdel Aziz avait condamné la politique sécuritaire [de ses prédécesseurs] ?", a demandé cet analyste. "Les premières mesures prises par son gouvernement ont consisté à équiper plusieurs unités de l'armée chargées de sécuriser les frontières.”

Le journaliste Mohammed Al Moukhtar Ould Mohammed s'est félicité des efforts de tenir la presse et l'opinion publique informées des développements dans l'Adrar.

"En tant que journalistes, nous devions connaître les détails de ce qui se passe dans le désert mauritanien", a-t-il déclaré, ajoutant qu'auparavant, l'armée elle seule rendait compte des évènements dans la région.

"Il semble que l'armée nationale ait compris l'importance d'impliquer la presse dans la bataille qu'elle mène au coeur du désert, ce qui ajoutera une dimension nouvelle à ce que l'on appelle la 'guerre contre la terreur'", a-t-il ajouté.

En liaison avec les efforts antiterroristes dans l'Adrar, la Mauritanie a été également fortement perturbée par la perte du rallye Paris-Dakar, délocalisé en 2008 après que quatre touristes français eurent été assassinés dans le désert. Huit des quinze étapes de ce rallye se déroulaient auparavant en Mauritanie, et cette épreuve avait des retombées économiques considérables.

En réponse à la mort de ces touristes, les organisateurs avaient annulé l'édition 2008 un jour avant la date prévue de son départ. L'Amérique latine avait accueilli l'édition 2009 de ce rallye, et devrait également accueillir l'édition 2010.

"La Mauritanie doit encourager le retour du rallye Paris-Dakar, dont les retombées économiques pour le pays sont énormes, et permettre d'effacer la mauvaise publicité résultant de son classement comme une destination peu recommandée par la France en 2008", a expliqué le politologue Harouna Ould Youssouf.

Par Mohamed Yahya Ould Abdel Wedoud et Mohamed Ould Khattat pour Magharebia à Nouakchott – 27/11/09



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Info source :
Magharebia

samedi 28 novembre 2009

Trarza : Les autorités sécuritaires arrêtent l’oncle du meurtrier en fuite



Selon des sources bien informées les autorités sécuritaires du Trarza ont arrêté ce samedi à Méderdra (Trarza), M. Ahmed Ould Vall, l’oncle du meurtrier en fuite qui avait tué deux personnes et blessé deux autres dont dans un état grave, hier vendredi dans les localités de Bounama et Andabestatt.


Les mêmes sources ont également indiqué qu’une unité de la gendarmerie encercle actuellement un véhicule tout-terrain dans la localité de Goure (environ 40 KM au sud de Rkiz, soupçonné d’avoir à son bord le fugitif.

La gendarmerie a intensifié son déploiement dans la zone, notamment dans les localités de Bounama, El Mabrouk et Andabestatt au moment même où d’autres véhicules militaires patrouillent dans les villages environnants à proximité de la localité d’El-Khat à la recherche du fugitif pour l’empêcher de commettre d’autres meurtres.
Source: ANI

Nouadhibou ; Une ONG offre de la viande pour la Tabaski

Comme son nom l’indique l’ONG ‘’ un repas pour tous ‘’ a offert ce jeudi de la viande à des familles démunies de la ville de Nouadhibou.

Après la distribution des repas de rupture de jeun le 27em jour du ramadan dernier aux pensionnaires de la prison civile de Nouadhibou dans le cadre de sa première activité, l’ong " un repas pour tous " se lance de nouveau dans ses œuvres de bienfaisance et d’entre aide en octroyant des kilos de viande à chaque famille parmi la cinquantaine recensée. Pour ce faire l’ONG a payer un chameau à repartir entre les familles ciblées suivant des critères bien étudiés.

Handicapés, veuves, divorcées et habitants des gazras , prés de cinquante famille familles ont bénéficié de ce projet dénommé « Opération tabaski « qui vise à offrir à ses populations de la viande pour leurs repas d’El Iid el adh- ha.

Selon Madame Fatou Amadou Fall;la présidente de cette ONG ,le projet a réussit grâce au soutien des autorités administratives notamment le Hakem de Nouadhibou et à l’appui de certaines entreprises dont l’école nationale d’enseignement maritime et de pêche ( ENEMP).

En plus de la présidente, l’ONG dispose d’une équipe dynamique dirigée par le professeur Abou Bâ qui a travaillé des nuits pour la réussite de cette activité

« Depuis le 8 novembre, on est sur le terrain pour étudier , recenser et chaque nuit on travail jusqu'à 1h du matin » souligne Mame Fatou

« Aujourd’hui nous avons offert quelques kilos ,un jour nous offrirons un mouton par famille « ajoute madame Fall

Il faut cependant noter que les ONG s un repas pour tous et Ames enfants déshérités s’activent depuis quelques temps pour le soutien des familles et des enfants démunis

Souleymane Falilou Ba


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ba basf

Adrar: Pour Une culture et politique plus "digestes".




"La confiscation du concept de culture par le mandarinat maraboutique a fait de toutes les autres facettes de notre culture des expressions mineures sinon méprisables".

Dans le cadre du débat national se rapportant aux questions politiques, économiques, culturelles et sociales Monsieur Mohamed Mahmoud Ould Taleb, directeur de l'Alliance Franco Mauritanienne d'Atar fait remonter en surface les véritables raisons sclérosant notre culture et politique: A le lire, les Mauritaniens se réconcilieraient avec eux-mêmes, en s'appropriant fortement leur identité. (Extrait d'interview).

Adrar.info: Au plan culturel, on vous cite parmi les intellectuels du pays les mieux outillés, Pouvez vous parler aux lecteurs de la situation culturelle du pays: ses caractéristiques, insuffisances et atouts?

MMOT: Le pays traverse une crise culturelle depuis déjà assez longtemps mais il est vrai également que la scène culturelle connaît un léger frémissement annonciateur peut être d’un nouvel essor depuis la restructuration du ministère de la culture. En effet, pendant longtemps, le fait que la culture et l’orientation islamique soient prises en charge par le même département a constitué une source de blocage pour le développement des expressions culturelles dans leur ensemble.

Le sacré a, en quelque sorte, neutralisé le profane. Mais cette crise est, au-delà de cet aspect, multidimensionnelle. Elle relève de l’absence d’une politique suivie de l’Etat dans le domaine. Depuis 1974 et la stratégie culturelle élaborée par Ahmed Ould Sidi-Baba, alors ministre de la culture, qui a permis de mettre en place l’essentiel de l’infrastructure qui existe aujourd’hui, et a défini les principaux axes de l’action culturelle, aucune politique n’a été pensée avant 2004 pour impulser le développement culturel et lui apporter l’appui approprié.

L’expression culturelle, dans ce qu’elle a de plus significatif, est restée l’apanage de certaines castes, ce qui dans une société comme la notre, pour l’essentiel archaïque, est dévalorisant. Cette structure socioprofessionnelle traditionnelle, et le mépris qui l’accompagne pour les champs d’activités des castes, continue encore aujourd’hui à être décisif dans l’hypothèque qui pèse sur le devenir du secteur culturel.

La confiscation du concept de culture par le mandarinat maraboutique a fait de toutes les autres facettes de notre culture des expressions mineures sinon méprisables. Dans notre société le statut d’artiste n’est pas valorisant, ce n’est pas un statut noble, ce n’est surtout pas un statut pour noble.

D’autre part, il n’a été souvent tenu compte dans la politique culturelle officielle que de la dimension « héritage », « patrimoine », « substrat » et « socle » culturels. La dimension dynamique, celle de la créativité, de l’innovation, de l’expression artistique contemporaine est restée marginale. Ce sont là certains aspects qui nous semblent être à l’origine du verrouillage et de la pétrification pour ne pas dire de la fossilisation du paysage culturel mauritanien.

Ce paysage culturel qui est marqué aujourd’hui par un ministère qui se cherche encore, une expression culturelle contemporaine embryonnaire, un désert législatif où ni la propriété intellectuelle ni les artistes n’ont de statut, des publics et des opérateurs qui manquent à l’appel.

La mondialisation de la culture est aujourd’hui un phénomène qu’on ne peut nier. Si aujourd’hui, en matière de consommation, on peut boire du thé chinois, dormir dans un lit italien, rouler dans une auto allemande, porter des jeans américains, mettre des parfums français, il en est de même et peut être davantage en matière de consommation de produits culturels.

La présence de notre culture dans le paysage culturel mondial reste insignifiante. Nous sommes absents des grands événements culturels qu’ils soient de dimension régionale ou internationale. Notre pays, contrairement aux pays voisins, n’abrite aucun rendez-vous culturel d’envergure. Le festival des musiques nomades peine à s’imposer.

Nous n’avons pas encore compris que la culture, à l’instar du sport, contribue plus que toute autre chose à la création d’une image positive du pays. Sait-on seulement que le sculpteur sénégalais Ousmane Sow qui a exposé à Paris, Londres, Berlin, Tokyo et New York, que Youssou N’Dour, Oumou Sangaré et Salif Keita, pour parler seulement du domaine musical, sont plus connus que leurs chefs d’Etats respectifs ?

Adrar.info: Comment à votre avis, mettre la culture au service du développement économique et social du pays?

MMOT: Aujourd’hui, tout le monde est unanime sur la relation organique entre culture et développement. La culture est devenue un secteur économique à part entière. On parle de plus en plus de l’économie de la culture et de l’apport des secteurs « métis » de la culture que sont les industries culturelles du livre,de la musique, du cinéma, mais aussi du tourisme culturel, de la mode, du design.

La culture véhicule un certain nombre de valeurs dans le sens économique. O. Donnat, un expert français de la culture, y trouve quatre valeurs : une valeur ludique, une valeur esthétique, une valeur économique et une valeur éducative et pédagogique. Toutes ces valeurs ont un prix marchand.

On sait d’autre part l’impact économique que peut avoir par exemple, sur un territoire donné, la présence d’un équipement culturel de prestige.

Les mesures à prendre sont multiples et elles concourent à l’élaboration des stratégies de développement du secteur. Il s’agit d’abord pour l’Etat, à travers le ministère d’assumer sa fonction régalienne en promulguant des lois et en veillant à leur application, des lois qui protègent le patrimoine, la propriété intellectuelle et qui définissent un statut des artistes ; de gérer les établissements culturels tels que les musées, les bibliothèques, les centres culturels et de veiller à leur garantir le rayonnement à plus large spectre possible sur leur territoire d’accueil et au-delà de celui-ci ; de redistribuer les crédits, les subventions, les formations aux acteurs culturels et enfin de créer les conditions d’un épanouissement culturel qui toucherait à l’ensemble du secteur.

Il s’agit ensuite d’introduire dans le système éducatif, dès l’école primaire, une sensibilisation à l’art et à la culture ce qui pourra former des publics plus intéressés à l’offre culturelle. Il s’agit également de briser le tropisme de la capitale en encourageant l’émergence d’une offre culturelle de proximité de qualité dans les provinces de l’intérieur du pays. Là, le rôle que doivent jouer les collectivités territoriales est important à plus d’un titre. Elles doivent initier, appuyer et accompagner le développement culturel local.

Sur le plan international un effort particulier doit être consenti, les services culturels de nos chancelleries doivent être en première ligne dans cette offensive. Il s’agit enfin de professionnaliser les personnels de la culture pour ne pas rendre pérenne cette situation de gestion du flou par le flou qui caractérise les affaires culturelles.

La culture est, au-delà de ces considérations, un impératif démocratique. L’accès à la culture est un droit pour tous. Un peuple cultivé est un peuple qui partage un certain nombre de valeurs, un peuple qui contribue au progrès de la nation.

Adrar.info: Mohamad fut un militant politique de première heure au RDU, que pense t-il de la situation politique nationale?

MMOT: Oui, en effet, je suis membre fondateur du Rassemblement pour la Démocratie et l’Unité (RDU). Au gel des activités du parti j’occupais la fonction de secrétaire national chargé de la communication. Le RDU a été, pendant une décennie et demi, un laboratoire d’idées qui ont alimenté le débat politique national. Toutes les avancées significatives en matière de culture démocratique ont été l’œuvre de notre parti. Le charisme de son président, l’excellence de ses cadres, l’engagement sans faille de ses militants ont fait de ce parti un formidable terreau de la scène politique nationale.

Aujourd’hui le vide qu’il a laissé se fait cruellement sentir. On se souvient en effet qu’au pire moment des rapports entre l’opposition et la majorité de Maaouiya Ould Taya, le RDU à lancé le forum des valeurs démocratiques et de la citoyenneté qui a été un tournant considérable dans la vie politique nationale et qui a brisé la glace entre majorité et opposition qui se regardaient, depuis l’ouverture démocratique, en chiens de faïence.

Pour revenir à votre question, le contexte national actuel se caractérise par une situation inédite dans notre pays. Les problèmes auxquels nous faisons face (terrorisme, crise économique mondiale mais aussi découverte de nouvelles richesses) font peser de lourdes menaces sur l’avenir.

Le paysage politique quant à lui est marqué par une majorité en gestation, (on ne sait pas est ce que elle va accoucher d’un énième clone du PRDS des mauvais jours ou elle va donner naissance à un parti en rupture complète avec l’image, combien négative d’un Parti-Etat) et une opposition essoufflée et dont le terrain -social- a été investi par le Président Ould Abdel Aziz qui développe une approche politique originale et jusque-là fédératrice.

Son succès à l’élection présidentielle d’août 2009 dénote d’une fracture profonde entre le peuple et la classe politique traditionnelle. Deux grands défis l’attendent : Pourra-t-il continuer à avoir les moyens de sa politique d’assainissement et de moralisation de l’Etat ? Pourra-t-il enfin ne pas être l’otage de sa majorité ?

En effet, dans notre pays on fini toujours par ne plus savoir qui tient qui et qui tient à quoi.

Adrar.info: Beaucoup de personnes ne connaissent pas la mission de l'Alliance Franco Mauritanienne, pouvez vous les éclairer?

MMOT: L’Alliance franco-mauritanienne d’Atar est une association de droit local. Elle est dirigée par un comité dont les membres sont des personnalités en vue du monde de la culture et des affaires de la ville d’Atar. Le président actuel de ce comité est Monsieur Momma Ould Ely Chikh. Elle fait partie d’un réseau national de cinq Alliances. Elle est affiliée à l’Alliance française de Paris. Cette dernière coiffe un réseau planétaire qui couvre des centaines de villes dans des dizaines de pays sur les cinq continents.

La mission première des Alliances en Mauritanie est de favoriser les échanges culturels entre notre pays et la France. De diffuser la culture et la civilisation des uns et des autres en vue d’une meilleure compréhension et plus de tolérance entre nos deux peuples que beaucoup de choses lient.

Leur principale activité reste l’enseignement du français langue étrangère mais également l’enseignement de l’arabe et du hassaniya dans les villes où il y a une demande. Les Alliances sont des espaces qui ont, en parallèle avec l’enseignement, des offres culturelles assez variées (lecture, spectacles, cinéma, expositions, conférences, concours etc.…).

Les Alliances apportent aussi un appui au développement culturel local par l’encadrement et la promotion des artistes de la ville. C ’est dans ce cadre par exemples que l’Alliance d’Atar a envoyé pour la troisième année consécutive en tournée dans le réseau la troupe Medh d’Atar. Elle est pour beaucoup dans la vogue de ce genre qui est resté longtemps un art marginal et très confidentiel. Elle sponsorise également chaque année un tournoi de pétanque qui connait à chaque édition un franc succès.

Elle entretient des rapports privilégiés de partenariats avec la Direction régionale de l’éducation nationale (DREN Adrar), avec la délégation du ministère de la culture de la jeunesse et des sports et certaines associations du mouvement associatif local telles que At’art Culture et la ligue régionale de pétanque.

Pour ce qui est de l’enseignement proprement dit nous organisons quatre sessions de français général par an, nous accueillons en moyenne pour chacune une centaine d’apprenants. Notre public, essentiellement composé de scolaires, comprend aussi des commerçants, des fonctionnaires et des apprenants venant d’horizons divers. Nous dispensons également des cours aux élèves officiers de l’EMIA ainsi qu’aux gendarmes basés dans la région.

L’Alliance d’Atar organise chaque année deux sessions du DELF et du DALF qui sont des diplômes délivrés par le ministère français de l’éducation. L’obtention de ses diplômes est importante aussi bien pour ceux qui veulent suivre des études supérieures dans l’espace francophone que pour ceux qui se lancent sur le marché du travail.

Propos recueillis par Ely Salem Khayar



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Le meurtrier de Boun’ama s’exprime sur les medias






Ahmed Ould Vall (photo*), auteur du meurtre de trois personnes la journée du 27 novembre à Boun’ama (localité du Trarza) s’est exprimé en début de soirée sur des sites électroniques mauritaniens, indiquant se trouver toujours dans « les vastes terres du Trarza ».

S’exprimant sur l’agence d’information (Ani), Ould Vall a déclaré avoir l’intention de se rendre à la justice soulignant néanmoins qu’il est dans une «embuscade». Sur l’agence Al Akhbar, le meurtrier a déclaré avoir -avant son forfait- épuisé «toutes les voies juridiques» pour obtenir justice.

« J’ai été férocement battu et mes adversaires m’ont menacé de mort .J’ai été victime d’injustice durant les mois passés. J’ai tenté vainement d’avoir une assistance juridique, j’ai frappé à toutes les portes, j’ai écrit au président de la République par voie de presse» a-t-il dit.

Et d’ajouter : « J’ai tenté de rencontrer le président de la République le 26 novembre durant sa visite à Rosso pour lui exposer mon problème, mais l’interférence des officiers, du procureur général et des hommes d’affaires influents, m’en ont empêché».

* Source photo: Ani.mr



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vendredi 27 novembre 2009

Un homme abat trois personnes à Boun’ama




Un homme a abattu à l’arme trois personnes à Boun’ama, une localité située non loin de Merdrera (200 Kms au sud est de Nouakchott).

L’homme armé d’un fusil d’assaut type kalachnikov a tiré en milieu de journée du 28 novembre sur un groupe et s’est enfui.

Selon un journaliste sur place il s’agirait d’un crime passionnel. Le tireur a été poursuivi par les forces de sécurité qui l’ont encerclé à El Mabrouk, une localité du voisinage. (Affaire à suivre)



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Tahalil Hebdo (Mauritanie)

Retour des rapatriés Donaye inquiet




Donaye est un petit village situe dans la région de Brakna moughata de Boghe arrondissement de Darel Barka. Ses habitants, victimes des déportations 89, étaient depuis vingt ans en terre étrangère, le Senegal.

Aujourd'hui tres heureux de retrouver leur mere patrie, la Mauritanie. Vingt ans d'endurance, d'attente, l'heureux jour, c'est a dire le jour ou ces habitants fouleraient la patrie. En effet, trois contingents ont quitte tout récemment le Senegal pour s'installer dans leur ancien site Donaye Reo connu sous le nom de Hammasall, patriarche qui fonda ce bourg il y a ce plus de 2 siècles.

Ces populations ont bénéficie d'une visite de du hakem de Boghe accompagné par un homme d'affaire du coin qui a eu des entretiens avec les populations qui lui ont fait part de leurs inquiétude devant l'occupation abusive de leurs anciennes terres
Et le hakem de répondre que rien ne leur appartenait et qu'ils étaient en état gazra parce qu'ils ne détiennent aucun document leur permettant de dire que le lieu leur appartient, mais notre hakem est daltonien d'esprit et oublie qu'en Mauritanie aucune terre traditionnelle possède des papiers qu'il évoque.

mamadoubaba


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