vendredi 11 décembre 2015

Kaédi: un atelier sur l’intégration des programmes de nutrition et de sécurité alimentaire

Le Croissant Rouge Mauritanien, la Croix Rouge Française et la FAO ont organisé, mardi à Kaédi, un atelier sur l’intégration des programmes de nutrition et de sécurité alimentaire en situation d’urgence.

40 participants, représentants des services techniques régionaux, des ONGs internationales et nationales ont prit part à cet atelier dont les travaux se poursuivront jusqu'au 10 Décembre 2015, selon un communiqué du Croissant Rouge Mauritanien, reçu à Alakhbar

« L’objectif est de contribuer à la lutte contre la malnutrition et à soutenir la mise en ouvre de l’initiative AGIR pour une réduction durable de la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle au Sahel », ont expliqué les organisateurs.
ALAKHBAR 

mardi 8 décembre 2015

Pêche en Mauritanie : Nouadhibou, royaume de la gabegie

Pêche en Mauritanie : Nouadhibou, royaume de la gabegie

  Nouadhibou est une ville qui se meurt. Poumon de l’économie mauritanienne, port dynamique proche de la principale mine du pays et au cœur de l’activité de pêche, la ville n’est plus aujourd’hui que l’ombre d’elle-même, en proie au chômage et à l’insécurité grandissante, malgré une communication étatique fondée sur la mise en avant d’une zone franche supposée dynamiser l’économie de tout le pays.

La Chine, ogre de la pêche mauritanienne

Pour exploiter ses ressources halieutiques, la Mauritanie a recours à des accords et conventions avec certains partenaires. C’est dans ce cadre qu’a été signée, le 7 juin 2010, l’une des conventions les plus polémiques de l’histoire du pays : la convention avec la société chinoise Poly Hondone Pelagic Fishery Co. Ltd ; une filiale d’une autre société chinoise Poly Technology.

Les Chinois étaient déjà bien présents dans le pays depuis les années 1990 par le biais de partenariats privés, la Mauritano-Chinoise des Pêches (MCP) ayant permis à des centaines de bateaux chinois de battre pavillon mauritanien à travers des sociétés mixtes.

Les avantages accordés à Polyhondone, l’entreprise chinoise, 80 000 à 100 000 tonnes de poisson par an, la durée de la convention (25 ans) et les facilités d’établissement pour un investissement de 100 millions de dollars seulement ont créé un précédent jamais enregistré dans les annales de l’histoire de la pêche en Mauritanie.

Ces « souplesses », sans commune mesure avec celles consenties à un quelconque autre partenaire, recoupent l’accès à la ressource, nombre d’exonérations fiscales, y compris en termes de droits et taxes douanières, la liberté de commercialisation en dehors des circuits établis de la S.M.C.P. (Société Mauritanienne de Commercialisation des Poissons), l’acquisition d’une aire d’implantation gratuite de 60 000 mètres carrés…

Cette convention, qui semble au premier abord n’être signée qu’en vue de l’établissement d’une usine est complétée par le protocole du 7 juin 2010, qui garantit l’accès au poulpe, ainsi qu’au chalut en bœuf… Ce protocole est de fait le document le plus important : c’est lui qui, au-delà de l’établissement d’un « complexe industriel » à Nouadhibou, donne à la flotte chinoise accès au territoire de pêche mauritanien.

Il n’a jamais été présenté devant le Parlement lors de la discussion de la Convention. L’événement a soulevé un tollé parmi les députés de l’Opposition et les ONG mauritaniennes qui y ont vu une dilapidation des ressources du pays sur l’autel d’un clientélisme qui ne dit pas son nom.

La société chinoise a été introduite par Mohamed Abdellahi Ould Iyaha, ancien délégué à l’investissement au lendemain du putsch contre le premier président démocratiquement élu dans le pays, en 2007. Elle suscite aujourd’hui encore beaucoup d’interrogations…

La conclusion de ce partenariat sino-mauritanien est intervenu à mi-parcours du premier Accord de Partenariat de Pêche signé entre la Mauritanie et l’Union Européenne (2008-2012). Lors du renouvellement de cet accord en 2012 pour deux ans, cette dernière sera de facto interdite d’accès au poulpe pourtant consenti à Poly Hondone Pelagic Fishery, et les conditions de l’accord sino-mauritanien, tant financières et fiscales qu’en termes de contrainte environnementale ou sociale –contraintes inexistantes-, sont clairement destinés à signifier à l’Union Européenne son éviction pure et simple des eaux mauritaniennes.

Comme on l’a vu plus haut, ce n’est qu’au prix d’un long et amer processus de négociations, et en cédant à ce qui s’apparente –comparativement aux conditions accordées aux Chinois- à du racket pur et simple, que l’Union Européenne a sauvé les meubles en juillet 2015 en assurant à sa flotte l’accès aux eaux mauritaniennes pour 4 ans de plus.

Pillage et esclavage

Malgré les avantages comparatifs dont Poly Hondone Fishery a bénéficié au détriment des partenaires traditionnels plus regardants sur les questions de préservation de la ressource, la Chine n’a pas respecté les engagements souscrits notamment pour ce qui est du programme d’investissement (article 2) du protocole se rapportant à l’investissement à terre.

Il était, en effet, prévu que l’investissement à terre (infrastructures) soit exécuté en une seule phase de dix huit mois. Or, cinq ans plus tard, il manque à l’appel :

une unité de fabrique de farine de poisson.

l’installation d’un chantier de construction et de réparation d’embarcation de pêche artisanale. la création de 2500 emplois (les emplois créés sont aujourd’hui d’environ 700 dont 400 travaillant dans l’usine). La plupart des employés travaillant dans le cadre de la Convention, que ce soit à terre ou en mer, sont en fait chinois.

Pire encore, des témoignages d’employés mauritaniens à l’usine font état d’un travail assimilé à de l’esclavage (plus de 16 heures de travail pour les journaliers et un pointage des jours de travail qui s’arrête le 25 de chaque mois, difficultés de prise en charge des frais de santé…). Pour ces employés, Poly Hondone reste « intouchable » parce que protégée « en hauts lieux ». Enfin, aucun rassemblement syndical n’est autorisé pour défendre les droits sociaux des employés.

Concernant la construction de navires admis à la pêche (article 5), notons que 50 navires de pêche côtière (à l’origine des bateaux de pêche fluviale) n’ont été livrés qu’en 2015 alors que dans le même temps Poly Hondone Pelagic Fishery a bénéficié d’une douzaine d’autorisations pour chalutiers céphalopodiers (1200 tonnes TJB) et autant pour le chalut en bœuf pour la pêche pélagique.

En outre, profitant des avantages fiscaux liés à la convention d’établissement, Poly Hondone achète une importante production de poulpe à terre auprès de producteurs mauritaniens. Toute la production n’est pas connue et l’exportation se fait par le canal de bateaux collecteurs, notamment le La Fayette, réputé plus grand bateau-usine du monde et repéré dans les eux mauritaniennes (2012).

L’Europe hors jeu

En dépit d’une vieille tradition de coopération avec ce pays, l’Union européenne se révèle le dindon de la farce dans son partenariat de pêche noué avec la Mauritanie. La coopération bilatérale entre les deux parties est estimée dans le cadre du 10ème FED (2007-2013) à plus de 209 millions d’euros. Mais de partenaire privilégié, l’U.E. a vite été reléguée au second plan au profit d’une coopération opaque avec les chinois.

Outre ses propres revers de coopération (avantages comparatifs au profit des chinois), l’accord de partenariat de pêche avec la Mauritanie (prolongation 2012-2014 de l’APP 2008 et nouvel APP 2015-2019) révèle au grand jour les dysfonctionnements des objectifs des APP (développement sectoriel et durabilité de la ressource), les difficultés de leur évaluation et surtout un énorme déficit de transparence de gestion des fonds alloués.

305 millions d’euros ont ainsi été alloués par l’U.E. sur quatre ans (2008-2012) en contrepartie de l’accès de navires européens aux zones de pêche en Mauritanie, puis 110 millions € par an sur 2012-2014 –rappelons que le nouvel accord prévoit 59 millions € par an sur 4 ans –mais sans compter la participation privée, incluse auparavant et calculée différemment dans le nouvel accord, selon la production.

Ces montants servent surtout à couvrir des dépenses de fonctionnement (surveillance et « recherche scientifique ») et n’ont aucunement servi jusqu’ici à la construction d’infrastructures de base pourtant indispensables pour le développement du secteur.

Enfin, la question de la transparence relative à l’utilisation du fonds d’appui européen au secteur des pêches en Mauritanie a encore ressurgi en octobre 2014 lors de la rencontre entre les deux parties à Bruxelles pour le 1er round de renégociation de l’accord 2012-2014. Comme vu ci-dessus, les Européens se sont à cette occasion montrés moins compréhensifs sur l’affectation d’une enveloppe de plus de 25 millions d’euros pour lesquels les autorités mauritaniennes n’ont pas pu produire de justificatifs (dépollution des épaves, cf. plus haut).

Ils ont été jusqu’à exiger des explications (seuls 10 millions d’euros ayant servi à construire un patrouilleur par les Chinois encore eux à l’issue d’un marché attribué dans des circonstances aberrantes par l’ex-commission centrale des marchés publics), mais ne se sont pas pour autant retirés des négociations en vue du nouvel APP finalement signé en juillet 2015.

Corruption à tous les étages

La suspicion de mauvaise gouvernance du secteur a très certainement été renforcée par les déclarations ostentatoires d’enrichissement de l’ancien premier responsable de la Surveillance des pêches (2009-2013), le Colonel Cheikh Ould Baya, faisant étalage dans un meeting politique d’une fortune de plusieurs dizaines de milliards d’ouguiyas « légalement » acquise à la tête de la D.S.P.C.M. (Délégation à la Surveillance des Pêches et du Contrôle en Mer).

Mieux, le colonel Cheikh Ould Baya, atteint par la limite d’âge, a été parachuté depuis Conseiller du ministre des pêches chargé de diriger les négociations de pêche avec l’U.E. C’est bien lui qui a présidé le 10 juillet dernier la séance de signature du nouvel APP, marquant ainsi son territoire face aux Européens humiliés, et alors que chacun connaît ses pratiques : au-delà de l’enrichissement dont il se vante et de son rôle dans l’octroi de l’accès à la zone de pêche nationale aux Chinois de Polyhondone dans des conditions pour le moins opaques,

Cheikh Baya a récemment étendu son influence au-delà des eaux mauritaniennes puisqu’il a été élu haut la main maire de Zouérate, la capitale historique de l’industrie minière (fer extrait par la SNIM -Société Nationale des Industries Minières), faisant ainsi main basse sur un nouveau « joyau » national. Gageons qu’il saura en tirer un maximum de profit.

Depuis qu’il est à ce poste, des mesures visant à « domestiquer » le secteur au profit de son sérail ont été prises à tous les niveaux. L’ex-Colonel met vite hors jeu Mohamed Abdellahi Ould Iyaha, homme de Poly Hondone Pelagic Fishery et depuis de Tasiast filiale de Kinross pour l’Or, pour conforter son statut à la fois vis à vis des Chinois, des Européens, du palais présidentiel et des autres acteurs en particulier russes. Tout passe désormais par cet homme qui a, par ailleurs, investi dans les hydrocarbures, le bâtiment, le foncier, la sécurité (société de gardiennage M.S.P.)…

Sous sa houlette une circulaire a été émise empêchant toute société de consigner plus de 10 navires. Une manière de redistribuer les licences au profit du sérail, et de régler des comptes avec les consignataires récalcitrants à la gestion « personnalisée » du secteur (mise en place à l’époque de la D.S.P.C.M.). Les navires russes épinglés au Sénégal seront ainsi consignés en Mauritanie par des hommes qui lui sont proches et des navires islandais battant pavillon russe écument aujourd’hui impunément les eaux mauritaniennes.

Certains pêcheurs évoquent aussi la présence de « bateaux fantômes protégés » –i.e. sans pavillon- : à bord on parle russe. A qui profite leur pêche ?

C’est dans ce contexte anarchique que des entreprises espagnoles tentent aujourd’hui de contourner le blocages des renégociations de l’APPU.E.-R.I.M. pour mettre en place des sociétés mixtes privées avec des hommes souvent bien introduits auprès de…l’ex-colonel Baya, Conseiller Pêche, maire de Zouérate, et heureux négociateur en sous-main de licences de 5 ans attribuables à des navires espagnols qui voient là une opportunité de contourner, contre rançon, les restrictions du nouvel APP européen 2015-2019.

L’environnement aux oubliettes

Au-delà de la surexploitation des ressources dépassant aujourd’hui, en l’absence des chalutiers européens, les taux permissibles pour la majorité des pêcheries (céphalopodes et pélagiques), la biomasse liée à l’écosystème marin de Mauritanie n’a jamais autant subi de pression.

À cet égard, les conclusions du dernier rapport scientifique conjoint U.E.-Mauritanie sont sans appel : toutes les espèces commercialisées ont atteint des stades critiques –c’est le cas de la sardinelle, en raréfaction avancée. Certaines espèces protégées comme le Fou de Bassan (pêché et mis en boite à volonté par les Chinois en Mauritanie les jours de mauvaise pêche, voir plus haut) ne sont plus épargnées.

Par ailleurs, frappées en 2015 par une marée noire dont l’origine n’a pas encore été identifiée, les côtes mauritaniennes ont également subi récemment la présence de bateaux toxiques comme le King Dory (voir l’alerte lancée par Greenpeace fin 2014 et début 2015 sur la présence au Sénégal et en Mauritanie de ce bateau-poubelle).

Aujourd’hui encore et malgré le financement en avril 2011 par l’U.E. sur fonds STABEX (outil du F.E.D. , le Fonds Européen de Développement) à concurrence de plus de 25 millions € (cf. plus haut), ni l’enlèvement d’épaves sur le chenal d’accès au port de Nouadhibou ni le traitement du fréon récupéré sur les épaves n’ont été réalisés par les autorités mauritaniennes, qui avaient pris l’engagement de l’enfouissement du fréon et peinent à se justifier depuis février 2013 quant à l’utilisation de l’enveloppe en question.

Ecosystèmes en danger

La contribution de Poly Hondone dans la pression exercée sur les ressources est communément dénoncée. Les pêcheurs artisans témoignent sans cesse de la concurrence que leur livre la flotte de chalutiers de la société.

Le constat de surexploitation des céphalopodes est aussi confirmé par l’I.M.R.O.P. (Institut Mauritanien de Recherches Océanographique et des Pêches) qui indique qu’en dépit de l’absence de la flotte européenne, la surexploitation du poulpe n’a pas baissé en intensité. Il en est de même pour les petits pélagiques (sardines, sardinelles, chinchards, maquereau…) : la production de Poly Hondone et Inimer, estimée à plus de 200 000 tonnes, pourrait « modifier en profondeur les conditions d’exploitation des petits pélagiques en Mauritanie ».

A ces deux producteurs s’ajoutent également 400 000 tonnes produits de la pêche artisanale et côtière (18 usines de fabrique de farine de poissons).

« Dans un contexte global de pleine exploitation voire de surexploitation pour la sardinelle ronde et les chinchards, ces niveaux de capture posent des questions de soutenabilité » conclut le C.S.C. (Conseil Scientifique Consultatif), composé de scientifiques mauritaniens et européens.

De plus, et selon une étude de l’I.M.R.O.P. (Institut mauritanien des recherches océanographiques et des pêches), les chalutiers céphalopodiers qui affectent déjà les écosystèmes marins et les coraux (Atlas des Zones vulnérables) capturent 350 espèces accessoires, les crevettiers 206 espèces, et les merlutiers 121, surtout des juvéniles.

Une forte partie de ces « espèces accessoires» est constituée de requins, de raies ou encore de tortues de mer.

Au rythme de cette surexploitation effrénée et mercantiliste des ressources, le secteur des pêches en Mauritanie risque le sinistre complet à moyen terme. Les Européens ont-ils manqué l’occasion d’imposer un changement de cap lors des négociations du 1er semestre, et en acceptant de signer un accord à nouveau aussi défavorable à leurs intérêts d’abord, aux principes du développement durable ensuite ?
Mondafrique

L’Association Main Dans La Main inaugure sa section à NDB

L’Association Main Dans La Main inaugure sa section à NDB  [PhotoReportage]
  L’Association Main dans la Main Pour la Culture et l’Action Sociale a tenu le Samedi 5 décembre 2015, au Centre « savoir pour tous » une cérémonie inaugurale de sa section à Nouadhibou, Capitale économique.

Les activités ont démarré par une lecture des versets du Coran suivi du discours de bienvenu du président de la Section Mr Ibrahim Diop, qui a demandé à toute la population de NDB de s’impliquer avec son bureau pour la réalisation et la concrétisation des nobles objectifs de l’Association Main dans la Main.

Il s’agit de renforcer l'esprit de fraternité entre les différentes composantes du peuple mauritanien à travers des programmes éducatifs, culturels, artistiques et sociaux. De même Mr Ibrahim a remercié le siège central de les avoir honorés par sa présence et l’ouverture de cette section à NDB, où vivent toutes les ethnies de la Mauritanie.

Par ailleurs, l’érudit Ahmed Jiddou Ould Ahmed Bahi a souligné durant cette festivité que «l’islam appliqué sérieusement est source de résolution des problèmes lié à l’unité nationale et à la cohésion sociale.

Il a rappelé les événements dramatiques vécus par la communauté négro-mauritanienne liée à la déportation des milliers de familles au Sénégal et au mali ainsi que le passif humanitaire. Le Cheikh a également éclairci la question de l’esclavage, qui perdure depuis des siècles et dont les sources en Mauritanie ne sont pas conforme à l’islam.

Quand au Secrétaire General de l’association, il a salué la présence du public, qui est venu répondre d’une façon massive à l’appel. Il a également remercié en particulier les Imams, les notables, les cadres hommes et femmes, qui sont venu écouter le discours de l’AMDM.

« Main dans La Main est une association socio-culturelle, qui travaillent dans le cadre de la fraternisation entre les mauritaniens à travers des programmes concrets et simplifiés (un appel téléphonique hebdomadaire, une visite mensuelle, un cadeau symbolique » a ajouté Abdoulaye Banda Sarr. A la fin de la cérémonie, des fraternisations ont été créé entre plusieurs personnes.

Rappelons que l'Association "Main dan la Main" Pour la culture et le travail social est une organisation non gouvernementale, à vocation socioculturelle, apolitique, à but non lucratif. Créée en 2006 à Nouakchott en République Islamique de Mauritanie sous le récépissé N° : 0092. Elle compte aujourd’hui plus 300 membres actifs. Elle a pour objectif de:

• Renforcer l'esprit de fraternité entre les différentes composantes du peuple mauritanien ;

• Accompagner les jeunes et leur assurer une bonne éducation;

• Encourager l'apprentissage de toutes les langues nationales

• Orienter l'action de bienfaisance vers les couches les plus vulnérables ;

• Sensibiliser - Commémorer des événements (journées, fêtes,…) ;

• Encourager les recherches et études ;

• Lutter contre toutes les dépravations morales et idéologiques.

• Préserver l’identité culturelle et islamique

• Edifier une structure institutionnelle

Commission de Communication

AMDM













lundi 7 décembre 2015

Conclave sur l’Education au Hodh Elghrabi : Mise en place d’un Conseil Régional pour améliorer les rendements

Conclave sur l’Education au Hodh Elghrabi : Mise en place d’un Conseil Régional pour améliorer les rendements Sur initiative du Wali du Hodh Elgharbi, Moulaye Brahim Ould Moualye Brahim et grâce à l’appui du Directeur Régional de l’Education Nationale (DREN), Mohamed Samba Ould Sedente, la Wilaya du Hodh Elgharbi vient de se doter d’un Plan d’Action Régional pour l’Education.

Il s’agit d’une gamme d’actions inscrites dans la durée et motivées par les résultats peu reluisants des examens et concours au niveau de la région. Objectifs : dégripper la machine et (re) mettre la locomotive de l’Education sur les rails pour assurer un enseignement de qualité qui garantit de meilleurs résultats.

Ce document de référence prend en compte les problèmes, doléances et suggestions formulées par l’ensemble des acteurs locaux de l’Education lors des visites de terrain effectuées par le Wali pour la circonstance et leur propose des ébauches de solutions.

Il a été soumis à ces mêmes acteurs pour enrichissement et approbation lors de la cérémonie de lancement organisée à Aioun le 30 novembre 2015. Une cérémonie à laquelle avaient participé tous les Hakems et chefs d’arrondissement, tous les maires, le DREN, les associations des parents d’élèves et plusieurs directeurs d’établissements de l’enseignement fondamental et secondaire.

A l’issue de ce conclave un Conseil Régional de l’Education représentatif de tous les acteurs a été mis sur place. Sa mission : Assurer à travers ses démembrements le suivi de la mise en œuvre du Plan d’Action.

Une mise en œuvre qui s’articule essentiellement sur l’organisation d’inspections périodiques, la réactivation du rôle des bureaux des parents d’élèves et les visites inopinées. Des rapports et comptes rendus sur les activités doivent parvenir régulièrement aux supérieurs hiérarchiques comme le recommande le PA lesquels répercutera les correspondances au plus haut niveau.

Quelques actions inscrites au programme du Plan d action :

1-Faire respecter le bon déroulement des cours S'Asurer de la présence effective des prof et enseignants

2-Etablir la liste des besoins en réhabilitation et construction Identification en commun (Maires -DREN-autorités) des sites d'implantation des nouvelles écoles

3-Etablir un calendrier de visite de suivi ,d'orientation de contrôle

4-Primer les meilleures filles des établissements secondaires de la Wilaya

5-Diffuser des circulaires sur le respect du volume horaire Organiser des visites de contrôle ordinaires et de visites inopinées

6- Diffuser des circulaires sur le respect du volume horaire Organiser des visites de contrôle ordinaires et de visites inopinées

7-Faire respecter le bon déroulement des cours S'Asurer de la présence effective des prof et enseignants

Moustapha O/ Bechir

vendredi 4 décembre 2015

Libre Expression : Nouadhibou : Une ville affaiblie par trois décennies d’hémorragie financière

Libre Expression : Nouadhibou : Une ville affaiblie par trois décennies d’hémorragie financière    La ville de Nouadhibou nouvelle zone franche jouit d’importantes ressources halieutiques et d’un paysage naturel avec un climat doux. Autant d’atouts qui devraient lui permettre d’être un véritable pôle d’attraction.

Mais Nouadhibou n’arrive pas à décoller économiquement. Pour les populations de la capitale économique, la fuite de capitaux vers l’étranger (Maroc, Iles canaries (Espagne)) pendant de longues années a entraîné son blocage économique ainsi que la marginalisation d’une importante tranche de la population.

Aujourd’hui, Nouadhibou demeure en marge du développement à cause essentiellement de cette exportation illicite des capitaux vers l'étranger qui est devenu le sport favori de certains hommes d’affaires qui opèrent dans le secteur de la pêche depuis une trentaine d'années environ et qui détiennent le monopole de la commercialisation des produits halieutiques, Tels que:

1. Hassena ould Ahmed Abeid ( homme d’affaires )

2. Limam ould Louleida
(homme d’affaires)

3. Mohamed ould Abdel Vetah
( homme d’affaires )

4. Mohamed ould Chreif
( homme d’affaires )

5. Moustapha ould Hamboub
( homme d’affaires )

6. Sidi ould Taya
( homme d’affaires )

7. Yahafdhou ould Bechir
( homme d’affaires )

Ce sont d’ailleurs ces mêmes hommes d’affaires qui sont en grande partie à l'origine de la crise commerciale qui secoue actuellement la SMCP (Société Mauritanienne pour la Commercialisation de Poisson), en voulant empocher d'importantes sommes d'argent sous forme de commissions sur les ventes de la production de poulpe, ils ont fait plonger la ville de Nouadhibou dans une profonde crise économique.

Aujourd’hui, il suffit d'une seule visite à Nouadhibou pour découvrir que cette ville ne dispose d'aucune infrastructure digne de ce nom, elle ne donne même pas l'image d'une capitale économique. une ville plutôt sinistrée et affaiblie par trois décennies d'hémorragie financière avec des quartiers (laareyguib ,kayrane ,tcharka) minés par le chômage désertés par ses habitants totalement laissés à l'abandon .

Association Main Propre

Partenariat-CSA/PAM : Intervention Prolongée de Secours et de Redressement (IPSR 200 640) au profit des populations vulnérables de Kobenni

Partenariat-CSA/PAM : Intervention Prolongée de Secours et de Redressement (IPSR 200 640) au profit des populations vulnérables de Kobenni

  C’est à partir du village de Chaara, qui relève de la commune rurale de Hassi Ahmed Beshné dans le département de Kobenni (Wilaya du Hodh El gharbi), que les autorités administratives et communales du département ont donné ce mardi 2 décembre le lancement du programme de sécurité alimentaire et de nutrition qui cible les ménages très pauvres au niveau des sept communes de la Moughataa.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Hakem de Kobenni, Mohamed Ould Ahmed Mewloud, des élus locaux, du représentant du PAM, El Hacen Kane, des présidents du consortium d’ONG (APEP et ODZASAM) chargées de l’exécution des activités et de plusieurs bénéficiaires.

Dans un mot prononcé pour l’occasion, le Hakem a remercié le PAM pour l’appui qu’il n’a cessé d’apporter à la Mauritanie précisant que la mise en œuvre de ce programme s’inscrit dans la droite ligne des orientations nationales visant à réduire la pauvreté et assurer le bien-être des populations. Il a invité les élus et les ONG à plus de coordination et à faire preuve de sérieux et de rigueur afin que l’impact des actions menées sur le terrain puisse être ressenti favorablement.

Auparavant le maire de la commune rurale de Hassi, qui abrite le lancement des activités, avait prononcé un discours de bienvenue avant d’exprimer au nom de ses collègues leurs vifs remerciements et leurs profondes reconnaissances aux autorités et aux partenaires pour l’intérêt qu’ils accordent aux plus démunis.

Pour leur part, le chef de file du consortium, Ahmed OuldBrahim (ONG APEP) et Mokhtar Ould Mohamed Ahmed (ODZASAM ) ont mis en exergue le contexte du programme et ses objectifs qui visent à protéger les moyens d’existence, réduire la malnutrition et contribuer à la résilience des populations vulnérables dans le département de Kobenni.

L’atteinte de ces objectifs est possible, ajoutent les représentants du consortium, à travers la mise en place de filets sociaux pour une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable et le renforcement de la résilience des ménages vulnérables aux chocs. Concernant les activités inscrites au programme, le consortium précise qu’elles comportent un volet préventif de nutrition (BF) qui cible 2774 enfants et 2908 femmes enceintes et allaitantes de moins de six mois. A cela s’ajoute la prise en charge de la malnutrition modérée (CRENAM).

S’agissant de la composante sécurité alimentaire, on dénombre 3943 familles réparties entre les sept communes de Kobenni qui bénéficieront de la distribution gratuite de vivres en plus d’assistance dans les domaines du maraîchage de la réhabilitation des digues diguettes et barrages (VCT).

Moustapha O/ Béchir







mercredi 2 décembre 2015

Commune de Selibabi: Le Maire Hadrami WEDDAD s'explique aux Selibabiens de France

Commune de Selibabi: Le Maire Hadrami WEDDAD s'explique aux Selibabiens de France
  Une grande première s'est tenue ce 28 novembre à Chambigny en Ile de France. Le Maire de Selibabi, Monsieur Hadrami WEDDAD y a rencontré ses concitoyens résidents en France. Le rendez-vous a été organisé par l'Association des Ressortissants de Selibaby en France (ARSEF). A cette occasion, les échanges entre le Maire et le public furent très riches en informations.

C'est d'abord le Président d'ARSEF Monsieur DIOUM Ibrahima qui prend la parole. Au nom de son association, il souhaite la bienvenue à Monsieur le Maire. Il exprime sa grande joie de voir un maire de Selibaby et ses concitoyens échanger dans une même salle en France. Il qualifie l'événement d'unique "c'est la première fois qu'un maire de Selibabi demande à rencontrer les fils de Selibaby établis en France".

Ensuite Monsieur le Maire Hadrami WEDDAD prend la parole. Il commence par remercier ARSEF et le public pour son déplacement sous ce froid glacial. Et après, bien assis dans son fauteuil, il s'adresse au public pendant une bonne heure avant de répondre à de nombreuses questions posées par un public hétérogène.

Le blocus de la mairie de Selibaby fut le premier point abordé par Monsieur WEDDAD. Le blocage du fonctionnement de la mairie de Selibaby a débute quatre mois après mon élection dit-il.

Il explique que cette situation n'est rien d'autre que la résultante d'une campagne électorale houleuse "l'après campagne n'a pas été bien géré par les différentes tendances que nous connaissons tous mais pour moi l'intérêt de la ville de Selibaby est au dessus de tout".

Cependant, l'aspect visible de l'iceberg fut une délégation de signature. Quand je devais voyager, j'ai voulu déléguer ma signature à mon premier conseiller. Ce dernier ne voulait signait aucun document en arabe au motif qu'il ne lisait pas l'arabe. Ainsi je lui ai retiré la signature que je confie à ma deuxième conseillère. Voilà ce qui aurait mis le feu aux poudres.

Après cette décision, les dix conseillers de mon parti l'UPR se sont divisés en deux: quatre avec moi et cinq autres frondeurs. Du coup je ne faisais plus le poids face aux neuf conseillers du parti APP. Le budget n'a donc pas été voté, aucune de mes décisions ne reçoit l'approbation du conseil municipal et cette situation perdure.

Le budget n'ayant pas été voté, les 21 salariés de la commune, fils de Selibaby sont restés 6 mois sans être payés. Il m'a fallu saisir le ministère de l'intérieur pour au moins venir en aide à ces pauvres gens (innocents comme tous les citoyens de Selibaby). Je n'ai jamais compris le refus de voter un budget qui doit servir à sa propre ville.

Le refus de 80 000 euros venant de l'Union Européenne (UE) par le conseil municipal était le deuxième point de l'exposé de Hadrami: j'ai demandé 80000 euros à l'UE pour le financement de l'évacuation des eaux usées de Selibaby.

Là aussi mon incompréhension est totale car le conseil municipal ne voulait pas de cet argent. J'ai quand même évité de perdre cette opportunité énorme en versant la somme en question au GRDR qui s'est constitué codemandeur.

Monsieur le Maire termine son exposé en évoquant ses réalisations et ses projets futurs. Dans ce sens, il dit avoir réhabilité la place centrale de Selibabi. Pour lui cette place peut désormais accueillir beaucoup d'événements y compris la grande prière des fêtes de tabaski et de ramadan qui se faisait très loin de la ville.

Monsieur Weddad a aussi mis à son actif la réhabilitation de l'hôtel de ville, la construction de deux salles de classe dans le quartier Nezah et la réhabilitation de l'abattoir de Selibaby "l'abattoir de Selibaby a désormais des normes de santé et d'hygiène acceptables".

Quant aux projets futurs et en cours, Hadrami veut la création d'un poste permanent à l'OMVS pour les maires des différentes régions sur le fleuve Sénégal. Il souhaite aussi la réalisation de barrages pour maitriser l'abondante quantité d'eau de pluie que reçoit Selibaby chaque année.

A ce sujet, le Maire souligne quelques problèmes "au Guidimakha, la chaine politique n'existe pas"; une manière de dire que nos politiciens (députés, maires ...) ne travaillent pas efficacement ensemble. Et il en donne la preuve "tout dernièrement, le financement d'un barrage sur le karakoro s'est retrouvé à AIoun".

Radio Diaguily et le public présent avaient à leur tour pris la parole pour poser des questions très variées, notamment celles relatives à la solution pour lever le blocus évoqué, la voirie, le montant du budget de la commune de Selibaby et l'ambition politique de Monsieur le Maire; des questions entamées respectivement par Monsieur WEDDAD.

IL répond avoir demandé aux conseillers ce qu'il faut faire pour finir avec le blocage du fonctionnement de la commune. Ces derniers ont rétorqué sans explications qu'ils veulent juste son départ "je ne l'accepte pas car j'ai été élu pas les citadins de Selibabi". Malgré cette conjoncture, le maire promet tout mettre en œuvre pour trouver rapidement une solution viable "je l'aurai cette solution".

Quant à la voirie, Monsieur le maire promet que les rues de l'ancienne ville seront élargies et qu'une ville nouvelle comportant même des places publiques est en train d'être mise en place.

Le maire a également expliqué que le budget de la commune de Selibaby a trois composantes: le FRD, une subvention de l'Etat d'un montant de 20 millions d'Ouguiyas, des taxes et impôts locaux estimés à 70 millions d'ouguiyas et le financement par des ONG des programmes de la commune, d'un montant très variable qui peut atteindre 100 millions d'ouguiyas.

A la fin, monsieur WEDDAD confie que le poste de maire n'est plus celui de poste politique mais celui d'un agent de développement local et qu'il a toutes les compétences pour occuper ce poste car diplômé de troisième cycle. Et d'ajouter "je veux participer à la construction de la Mauritanie, je veux servir mon pays, mon avenir politique dépendra donc de la volonté du peuple".

La rencontre du Maire Hadrami WEDDAD avec ses concitoyens en France a donc été longue et pleine de sens. Monsieur WEDDAD a éclairé son public sans tergiverser. Et ce public a conclut que Monsieur le Maire Hadrami WEDDAD est dans l'action malgré les nombreux problèmes de la Mairie de Selibaby.





ARSEF

mardi 1 décembre 2015

Assainissement de Tidjikja : Peut-on pérenniser ces actions citoyennes louables ?

Assainissement de Tidjikja : Peut-on pérenniser ces actions citoyennes louables ?
  On assiste depuis quelque temps à la multiplication d’actions des bonnes volontés pour débarrasser la ville de Tidjikja de ses ordures. Des actions qui mettent à jour l’incapacité et de l’administration et de la mairie à prendre cette épineuse question en charge.

Pourtant Tidjikja n’est pas grande productrice d’ordures, seulement ses ordures sont déposées dans des zones dites « sensibles », comme les alentours des écoles mais aussi et surtout dans l’oued qui travers la ville d’est en ouest. Voici quelques actions réalisées récemment par les ressortissants de la ville.

Khalifa transport transporte les ordures

A l’occasion la célébration de la fête de l’indépendance et des forces armées, Khalifa Transport a organisé une opération de ramassage des ordures de la ville de Tidjikja. L’un des principaux transporteurs de la région a mobilisé sur fonds propres des bennes et des bus pour ramasser et transporter hors de la ville les nombreuses ordures qui jonchaient particulièrement les alentours des écoles primaires et secondaires de la ville.

Contacté par le Calame, Khalifa Ould Mohamed Ould Hamod justifie ainsi son action : « Cette ville où je suis né me rapporte de l’argent, je pense que j’ai le devoir de contribuer à son épanouissement ; la célébration de l’indépendance nous a donné l’occasion de faire ce geste pour la ville qui devenait sale, nous avons profité de cet évènement , plus exactement, du 25 novembre, fête des forces armées pour réaliser cette action, nous avons informé les autorités administratives et municipales et les directeurs des écoles.»

Et le transporteur d’ajouter: je pense pouvoir rééditer cette action dans un avenir proche et espère également voir toutes les bonnes volontés entreprendre ce genre d’actions pour contribuer à rendre notre capitale régionale attractive.

Opération « Tidjikja ville propre » : les ressortissants de la vile mettent la main à poche

L’action de Khalifa Transport intervient quelques mois après une autre opération, appelée celle-là « Tidjikja ville propre ». Intervenue à la veille du démarrage de la 6e édition du festival des dattes, fin juillet, début en août, cette initiative citoyenne avait pour objectif de débarrasser la ville des tas d’immondices qui jonchaient les rues, ruelles, places publiques et les deux batha (oued) de Tidjikja, s’étendant sur une quarantaine de km, en amont et en aval de la ville. C’est d ‘ailleurs pour Tidjikja, le fondement économique de la ville, parce qu’il abrite de nombreuses palmeraies.

Pour en arriver là, il a été identifié et aménagé un site d’enfouissement hors de la ville, préparé des sites de transit avant de procéder à la collecte des ordures et au dessouchage des arbustes de la Batha. Cette action a impliqué et donc profité à un grand nombre de citoyens de la ville, à faible revenus. C’est là, un autre objectif de la commission.

Pour préparer et exécuter cette opération, il a été mis sur pied une commission de cinq personnes, présidée par Sidi Ould Choumad Ould Zeine. Ce bureau comprend Yahya Ould Béchir (Trésorier), Mohamed Abdi, Taleb Mohamed et Beddi Ould Cheini (membres).

La commission a lancé un appel à contribution pour la réalisation des premières actions à la veille du festival de Tidjikja, rappelle son président. Les cadres et citoyens de Tidjikja ont répondu à l’appel; les contributions se sont élevées à 1985000 Um versées dans un compte N° 301920 de l’agence BCI de Tidjikja, précise le trésorier.

"Avant le démarrage de l’opération d’assainissement de la ville, nous membres de la commission avons pris contact avec les autorités administratives et de la communale pour leur expliquer les objectifs de l’opération", a indiqué Sidi Ould Choumad Ould Zein.

Pour exécuter l’opération, un appel d’offres restreint a été lancé pour l’enlèvement des 7 sites identifiés dans «l’Opération, ville propre », renseigne le trésorier, Ould Béchir.

Quatre opérateurs locaux ont soumissionné et le dépouillement effectué en leur présence. Le coût de l’opération s’élève à 2.920.000 UM. Et comme les ressources de la commission ne pouvaient couvrir l’ensemble des sites, ceux jugés «prioritaires » ont été retenus : Batha-Festival, Jardins Agouji, Semsiyatt, Hôpital, El Maaleh pour un coût de 1.880.000 UM.

Le président de la commission, accompagné du Hakem central et de l’adjoint au maire, et deux autres membres de la commission ont visité les sites traités. Les autorités n’ont pas manqué d’exprimer leur satisfaction pour le travail citoyen réalisé.

Le rapport final de cette opération que le Calame a pu consulter démontre que cette opération s’est déroulée dans une transparence totale. L’ensemble des opérations est clairement détaillé.

La commission, qui est à la recherche des financements, compte poursuivre cette opération. La ville ne manque pas de potentiel, il suffit que ses fils acceptent de mettre la main à la poche.

L’opération « Tidjikja, ville propre » vient prouver que les citoyens ne doivent pas attendre tout de l’État et des mairies. Ils doivent, à travers des actions citoyennes de ce genre contribuer et/ou participer à l’édification de leur cité, la rendre agréable… Bel exemple à suivre !

L’action entreprise récemment par Khalifa Transport vient prouver la nécessité pour ne dire l’urgence de pérenniser cette opération citoyenne « Tidjikja, ville propre » au lieu de s’arrêter à des opérations coup de poing.
Le Calame

dimanche 29 novembre 2015

Tidjikja : Célébration du 55 eme anniversaire de l’Indépendance nationale

Tidjikja : Célébration du 55 eme anniversaire de l’Indépendance nationale [PhotoReportage]

  Le 55 eme anniversaire de l’indépendance nationale a été célébré à Tidjikja dans une ambiance solennelle et festive. La journée a été marquée par la revue des troupes par le Wali du Tagant Mr Sidi Maouloud Ould Brahim, la levée des couleurs, le défilé et les jeux des écoliers, un match de football, un exercice de tir à la cible et un diner offert par le Wali dans la soirée.

En effet, les festivités qui ont débuté à 9 heures ont été marquées par la revue des troupes suivie de la levée des couleurs assurée par les éléments de la brigade de la gendarmerie de Tidjikja et d’un imposant défilé des écoliers agrémenté par des chants patriotiques.

Ces mêmes écoliers ont ensuite tenu en haleine le public à travers des chants et jeux au cours desquels ils ont fait montre d’adresse et d’intelligence.

Toutes ces festivités se sont déroulées sous le regard attentif du Wali du Tagant Monsieur Sidi Maouloud Ould Brahim entouré de ses proches collaborateurs dont le Wali adjoint le directeur de cabinet, le conseiller du Wali chargé des affaires administratif, celui des affaires politiques et sociales, le Hakem de Tidjikja, le commandant du GR8, le chef de la brigade de gendarmerie, le Directeur régional de le sureté par intérim, le maire de la commune de Tidjikja, le président de l’APE régional et les chefs de services régionaux (DREN, Hydraulique, MASEF,Elevage, Impot, MDR, Environnement, le directeur de l’hôpital de Tidjikja ect).

Au programme des festivités du 55 eme anniversaire de l’indépendance figurait en bonne position la cérémonie d’attribution d’un prix d’excellence à la meilleure enseignante qui a réussi l’exploit, au titre de l’année scolaire 2014-2015, de totaliser 100% d’admis au concours d’entrée en première année secondaire.

Directrice de l’école Oudey Lekchour, Mme Khadijetou Mint Mohamed parce que c’est d’elle qu'il s’agit, a reçu la distinction des mains du Wali du Tagant en présence du DREN du Tagant Mr Makhtour Ould Ahmed Jiddou et de l’IDEN de Tidjikja Mr Khalidou Mamadou Abdoulahi.

Khalil Sow-Tagant













Le Président de la République donne une conférence de presse à Nouadhibou

 Le Président de la République donne une conférence de presse à Nouadhibou   La conférence de presse donnée par le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz à Nouadhibou, à l'occasion de la célébration du 55eme anniversaire de l'indépendance nationale a débuté il y a quelques instants.

Participent à cette conférence de presse des représentants des moyens d'information nationaux.

Le Président de la République a tout d'abord félicité le peuple mauritanien et particulièrement les populations de la wilaya de Daklhlet Nouadhibou et tous les citoyens venus dans la wilaya pour participer aux festivités commémorant le 55eme anniversaire de l'indépendance nationale.

Il a en outre remercié les forces armées nationales et de sécurité pour leur travail excellent et le défilé parfait qu'elles ont organisé à l'occasion du 55eme anniversaire de l'indépendance nationale.

Il a ajouté qu'il a voulu donner cette conférence de presse exclusivement à la presse privée pour informer les citoyens sur un certain nombre de questions qui les intéressent, notamment dans les domaines économique, sécuritaire et politique.

En réponse à une question relative à l'intervention militaire au Yemen, le Président de la République a dit qu'il y a de nombreux milieux qui parlent de ce sujet, soulignant que le ministère de la Défense nationale et le gouvernement ne sont pas au courant d'une telle intervention et que les rumeurs circulant à ce sujet ne reposent sur aucun fondement. La question, a-til dit, n'a pas aussi été discuté au niveau bilatéral ou multilatéral.

En réponse à une question relative à la refondation de la Mauritanie, ces dix dernières années, et aux priorités dans le deuxième mandat, le Président de la République a dit que depuis 2005, une rupture a été opérée avec la dictature et l'étouffement des libertés et qu'une politique de lutte contre la gabegie a été mise en place.

Le pays a connu aussi des changements radicaux qui se sont répercutés positivement sur différents secteurs, a dit le Président de la République qui a précisé, dans ce cadre, que les progrès réalisés en matière de sécurité ont été reconnus au niveau international.

Il a aussi souligné que les mesures prises dans ce domaine ont été largement saluées. Le pays, a-t-il ajouté, dispose de nombreuses richesses, mais la gabegie qui régnait avant 2005, a-t-il noté, n'a pas permis aux populations de bénéficier de ces richesses.

Aujourd'hui, le budget national est entièrement orienté au développement équilibré aussi bien dans le domaine de la sécurité que dans celui de l'enseignement, étant entendu qu'il n'existait dans le pays qu'une seule université, a dit le Président de la République.

Aujourd'hui, a-t-il noté il existe de nombreux plans dans les domaines sécuritaire, économique, social, au moment même où différents projets de développement sont en train d'être réalisés dans le secteur des infrastructures grâce à des financements supportés par le budget de l'Etat qui était auparavant marqué par l'anarchie et qui est maintenant caractérisé par la rigueur.

Il a en outre insisté sur les réalisations accomplies depuis 2008, comme la création pour la première fois d'une société de transport aérien fiable et disposant de 4 avions, le développement du secteur sanitaire et la création d'infrastructures sanitaires qui reçoivent aujourd'hui des malades de pays auxquels on a souvent recouru dans le passé.

Le Chef de l'Etat a parlé aussi des réalisations accomplies dans le domaine de la formation professionnelle et technique grâce à un financement de l'Etat et non à une aide extérieure, et dans celui du renforcement de la démocratie et des libertés publiques, soulignant que la porte est aujourd'hui grandement ouverte devant la presse qui rencontre qui elle veut et pose les questions qu'elle veut.

Le Président de la République a rappelé les pressions qui étaient exercées sur les hommes politiques dans le passé, précisant que des candidats étaient même jeté en prison.

Les acquis réalisés, a-t-il dit, sont un acquis irréversible pour tout le peuple mauritanien.

Le Président de la République a dit que le défilé militaire qui s'est déroulé aujourd'hui à Nouadhibou à l'occasion du 55ème anniversaire de l'indépendance nationale est un message adressé au peuple mauritanien relevant que cette fois l'on a choisi de célébrer sa commémoration hors de la capitale pour donner l'occasion à toutes les wilaya du pays de l'abriter.

Le Chef de l'Etat a noté que la ville de Nouadhibou abrite également la zone franche avant d'ajouter que le défilé est aussi un message pour ceux qui mettent en doute les réalisations accomplies dans le pays. Par ailleurs, rien n'empêche que les parties étrangères prennent en considération ce message.

Répondant à une question sur le secteur des pêches, le Président de la République a précisé que ce secteur est l'objet d'un intérêt particulier de la part de l'Etat qui a mis en place une stratégie que le département des pêches est en train de mettre en oeuvre pour relever son rendement pendant que les investisseurs sont entièrement encouragés.

Il a encore indiqué que les permis seront prochainement liés à la réalisation d'investissement et d'infrastructures sur le terrain, en particulier les entrepôts frigorifiques ainsi qu'à l'offre d'emplois. De même, les sociétés qui apporteront une plus- value aux produits de pêche seront encouragées.

Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a relevé l'attention que l'Etat accorde à l'appui des marins pour renforcer leurs capacités et leur rendre disponibles des embarcations sécurisées dotées d'équipements de navigation modernes en plus du renforcement de la formation des marins, ce qui ne manquera pas de se répercuter positivement sur leurs conditions de vie.

Dans sa réponse à une question sur le passif humanitaire, le Président de la République a souligné que ces pratiques ont influé dans le passé sur la réputation de la Mauritanie faisant remarquer que c'est une affaire qui a une influence sur tous.

Il a réaffirmé que les organisations des droits de l'Homme ainsi que les Imams et leaders d'opinion ont été impliquées dans cette affaire sans l'Etat n'ait eu à intervenir.

Le Chef de l'Etat a ajouté à ce sujet que la seule solution offerte était alors d'indemniser les familles des victimes et de les aider à transcender leur épreuve, précisant que ce sont ces familles qui ont proposé les solutions qui ont été retenues. Aussi, il ne convient pas d'exploiter cette affaire pour susciter la haine et encourager la division entre les fils de cette seule et même nation.

A une question sur l'après 2019, date de la fin de son mandat, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré qu'il y a lieu d'attendre l'approche de cette date butoir pour répondre à la question.

Sur un article publié par le journal français "Le Monde" indexant des proches du Président, celui-ci a répondu ne pas être au courant. Il a toutefois précisé qu'il y a des informations qui montrent qu'il y a un homme d'affaire mauritanien résidant à l'étranger qui fait courir des mensonges qui peut être lié à cette information.

Le Président de la République a souligné qu'il n'a pas eu à rencontrer un fonctionnaire de Taziast ou un de ses responsables, mais qu'il les a toujours mis en garde contre le trafic d'influence et demandé d'éviter de subir des pressions de qui que ce soit, notant que les problèmes auxquels Taziast fait face la concerne elle-même et l'Etat a informé officiellement les responsables de la société qu'il suspend toute relation avec eux tant que cette situation n'est pas clarifiée.

Il a encore dit que ce que la société présente comme service à certaines parties sécuritaires se fait suivant des usages connues au plan international.

En réponse à une question sur le retrait du caractère de l'utilité publique de la Fondation Moktar Ould Daddah, le Président de la République a indiqué que la mesure n'est pas dirigée contre cette fondation et n'a aucun rapport avec ce qui a été propagé à ce sujet mais est motivée par le communiqué qu'elle a publié et qui a été considéré comme préjudiciable au pays, insistant sur la nécessité de faire la différence entre le soutien au Président et ternir l'image du pays.

Le Président de la République a nié le retrait de l'agrément accordé à la fondation, précisant qu'il s'agit simplement d'arrêter le soutien accordé à la fondation en vertu d'un décret du conseil des ministres.

Il a souligné qu'en tant que Président de la République, il ne pouvait ignorer ce qui est dit dans ce communiqué, précisant qu'après concertations au conseil des ministres, il a été décidé de retirer le financement comme mesure minimale pouvant être prise.

Le Président de la République a précisé, par ailleurs, s'agissant des eaux de l'Aftout Chergui, que malgré le retard enregistré entraînant des mesures contre les milieux chargés de l'exécution, les eaux arriveront à Néma en 2016.

Il a en outre parlé de l'explosion qui a eu lieu récemment à Bamako, soulignant que les pays membres de l'OMVS ont annoncé un deuil en solidarité avec le Mali frère.

Il a indiqué que cet attentat montre les menaces que fait peser le terrorisme sur toute la région, soulignant qu'il est nécessaire de renforcer les mesures pour y faire face.

Le Président de la République a noté que les particularités du G5 Sahel c'est de faire face aux mêmes défis, précisant que c'est pourquoi ces pays ont créé un cadre qui leur est propre comme celui, par exemple, de l'Union du Maghreb arabe qui regroupe la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Libye.

Il a affirmé que le G5 Sahel dispose d'énormes potentialités de coopération et de complémentarité lui permettant de prendre des mesures, dans le cadre des frontières communes, pour faire face au terrorisme.

Le Chef de l'Etat a indiqué que les relations de la Mauritanie avec les pays voisins sont excellentes et que les frontières avec ces pays sont ouvertes.

En ce qui concerne le dialogue, le Président de la République a réaffirmé que l'Etat est déterminé à organiser un dialogue politique inclusif sans conditions préalables avec la participation de toutes les formations politiques de la majorité et de l'opposition.

En réponse à une question relative à la zone franche de Nouadhibou et l'ouverture par l'Etat d'une université dans la ville de Nouadhibou, le Chef de l'Etat a dit qu'un institut pour l'enseignement de la langue anglaise et la traduction verra le jour très prochainement, précisant que la durée de formation dans cet institut sera de 4 ans.

Il a souligné que la zone franche de Nouadhibou comme toute création nouvelle a besoin de beaucoup de temps et des contributions efficaces du secteur privé et des investisseurs étrangers, précisant que de nouveaux projets prometteurs sont en train d'être réalisés, dont un aéroport et un port, ce qui, a-t-il dit, se répercutera positivement sur le développement de la ville et l'amélioration des conditions de vie de ses populations.

En réponse à une autre question, le Président de la République a indiqué que les nommés Biram et Brahmi ont fait l'objet d'un jugement judiciaire affirmant qu'ils dirigent une organisation non autorisée, précisant que cette décision de justice n'a aucun rapport avec l'esclavage.

Il a enfin affirmé que Biram a échoué de présenter des preuves démontrant l'existence de pratiques esclavagistes dans le pays.

Le Président de la République a dit que la situation économique du pays est excellente et que le budget 2016 enregistrera un excédent. C'est ce que L'Etat va refléter en s'engageant à aider les franges vulnérables comme les dockers et les marins en plus de prise en charge les soins des plus de 75 ans; tout comme il poursuivra son effort d'assistance aux citoyens.

S'agissant de la question portant sur le retour à la politique de dialogue, avec les prisonniers sur fond de l'évolution de la situation dans le monde en rapport avec les événements terroristes, le Chef de l'Etat a indiqué que ces événements intéressent les pays où ils se déroulent et n'ont pas nécessairement de rapport avec la sécurité nationale.

Il a ajouté que les pouvoirs publics ont engagé un dialogue avec les prisonniers égarés du fait des réseaux terroristes et a libéré 36 d'entre eux suite à ce dialogue. Seuls deux d'entre ces derniers ont regagné les réseaux terroristes.

S'agissant du reste, certains ont purgé leur peine et ont été libérés et l'Etat reste en rapport avec eux et a financé des projets économiques pour certains d'entre eux; d'autres ont toutefois les mains ensanglantées car ayant participé, avec des terroristes étrangers, au massacre de citoyens et ont fait l'objet de condamnation à mort et par conséquent il n'y a pas lieu de discuter avec eux.

Sur une question à propos de recrutements en Mauritanie pour le compte d'organisations terroristes, les pouvoirs publics laissant faire, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a précisé qu'il n'est au courant d'aucun mauritanien, que ce soit à l'intérieur du pays ou à l'extérieur, qui ait regagné l'Etat Islamique et il n'existe pas de mosquées où l'on recrute au profit de cette organisation terroriste ou d'une autre. Par conséquent tout ce qui se dit et s'écrit n'est qu'un montage exploité par certains pour porter ombrage à l'image du pays.

Concernant une question sur l'annulation du concours des instituteurs contractuels, le Président de la République a affirmé que l'Etat a besoin d'enseignants et que le concours n'a pas été annulé mais que l'on est plutôt en train d'étudier les décisions à prendre à ce sujet.

Le Chef de l'Etat a, à la fin de la conférence de presse, souhaité que ces éléments de réponses puissent éclairer l'opinion publique sur les questions posées et contribuer à corriger certains clichés ou informations à propos de la situation générale du pays.
AMI

mardi 24 novembre 2015

Le bureau du maire de Zouerate Cheikh Ould Baya saccagé par un gang à la recherche d’argent

Le bureau du maire de Zouerate Cheikh  Ould Baya saccagé par un gang à la recherche d’argent

Un gang de voleurs a brisé ce mardi 24 novembre courant, l’une des fenêtres de la mairie de Zouerate puis défoncé la porte du bureau du maire de la commune Cheikh Ould Baya, déplaçant par la suite tous les objets de leur place, sans rien emporter à son retrait.

La bande cherchait, semble-t-il, de l’argent. En effet, quand les voleurs ont fini leurs fouilles du bureau du maire, créant un grand désordre, ils ont défoncé par la suite celui du secrétaire général de la mairie avant de défoncer plus tard celui du responsable de la culture au niveau de la commune.

Les informations relatives à cette tentative de cambriolage des fonds de la commune sont encore incomplètes et doivent se préciser au cours des prochaines heures, après la connaissance des premiers résultats de l’enquête menée par les autorités sécuritaires de la citée minière.
Mourassiloun 
Traduit de l’Arabe par Cridem

Libre Expression : Le député de chami Lemrabott Ould Tangi malmené par les policiers de ‘’Mesgharou’’.

Libre Expression : Le député de chami Lemrabott Ould Tangi  malmené par les policiers de ‘’Mesgharou’’. Le député de chami Lemrabott Ould Tangi, a été malmené par des policiers connus sous le nom de ‘’ policiers Mesgharou’’, la semaine dernière, à un point de contrôle sortie Nouakchott- Chami, cette information a rapidement fait le tour de la wilaya de Nouadhibou et particulièrement la commune de chami suscitant des réactions indignées des habitants de la wilaya, notamment Ehel chami.

Le député accompagnait par l’un de ses amis en route vers chami pour préparer l’arrivée de La mission de son parti ‘’UPR’’ en vue de préparer la visite présidentielle, qu’effectuera le président de la république le 28 Novembre à la wilaya se fait arrêter par des policiers.

Au moment de se présenter aux policiers déclinant sa carte professionnelle de député de la nation, le policier aurait proféré des propos déplacés envers le député.

Le policier aurait confisqué la carte professionnelle du député , Le ton est alors monté, et le député se refusant à se faire interpeller de manière brutale par le policier, aura repris le chemin de retour à Nouakchott pour saisir le président du parlement Mohamed Ould Boilil pour lui faire part de cet acharnement délibéré de la police contre sa personne.

Les brutalités des policiers Mesgharou envers les citoyens sont fréquentes. Les citoyens subissent toute sorte de traitement de la part des éléments de cette police, dont certains sont sans doute des mystiques de mauvaise foi, se révèlent des hommes de loi en quête d’humiliation des citoyens paisibles.

Ce que démontre à souhait leur délire pour brutaliser la population, c'est la démission des autorités sécuritaires qui laissent libre court à ces ajustements irresponsables de ces policiers. Signalons par ailleurs que certains députés dont le député Mohamed Ould Aya ont fais les frais de cette brutalité dénoncée.

Rappelons que lors de la dernière réunion du premier ministre Yahya Ould Hademine avec les députes de l’Union Pour la République, les représentants de la nation ont tiré l’alarme quant aux réalités que font vivre cette police à la population mauritanienne.

Cet acte d’humiliation au jeune député n’est il pas une réponse claire aux interrogations de nos députés par les éléments de Mesgharou? Wait and see. HAMOUD

Hamety 

samedi 21 novembre 2015

Boghé : L’ONG « Actions » section –Brakna aux côtés des couches sociales vulnérables

Boghé :   L’ONG «  Actions » section –Brakna  aux côtés des couches sociales vulnérables [PhotosReportage]

  L’ONG « Actions » section-Brakna a procédé entre les 15 et 20 Novembre 2015 à une distribution de commodités aux femmes en état de grossesse et aux femmes allaitantes dont les enfants sont âgés entre 0 et 6 mois.

Cette action a eu lieu dans les départements de Boghé, Bababé et d’Aleg. Il était question d’appuyer les femmes en état de grossesse et les femmes allaitantes de 0 à 6 mois dans les anciens villages tels que Ferouga, Bouhdhida, Houdallaye.

Cette fois-ci le programme de l’ONG a pu élargir ses interventions en associant de nouvelles zones comme Rouemdi Med Taleb, Muftah el khair, Dar Elbewa, Sénokouna soit une cible de soixante dix(70) femmes. Cette distribution de commodités dans le département de Boghé a touché la commune de Boghé, le Centre de Santé, les villages comme Houdallahi, Ferouga, Belel Koylé, Rouemdi A Taleb, le village de Muftah El Khair dans la commune de Dar El Avia.

Dans le département de Bababé, l’ONG « actions » a distribué des commodités dans la commune de Bababé : le village Abary, ensuite dans la commune d’Aéré M’bar : le village Sénokouna, la commune d’El Vaor : le village dar Elbewa et enfin dans le département d’Aleg : la commune de Bouhdhida : le village Bouhdhida et Moundi.

Partout dans ces départements ciblés, l’ONG Actions et son partenaire FLM ont distribué des commodités composées de balles de couvertures de qualité, de pâte de dentifrice complète, de savons de différentes qualités et des cartons d’habits pour enfants.

Rappelons que le médecin chef départemental de Boghé, après analyse et avec le concours des infirmiers chefs de postes par village ont orienté l’ONG actions vers les quatre(04) villages que sont Wadoundé, Sarandogou Bababé, Bakaw, Dagveg et le Centre de santé de Boghé (CSB). Moundi deux handicapés, Bélél Koylé : les albinos, Ferouga la famille sinistrée, à Abary (Bababé) 16 femmes allaitantes et en état de grossesse, le maire de la commune de Boghé.

Les femmes en état de grossesse dans ces localités touchées représentent 60%, les femmes allaitantes 40% dont 6 cas spéciaux (2 handicapés à Moundi) 3 albinos à Bélél Koylé et une famille sinistrée lors d’un incendie.

Cette démarche de l’ONG Action est à saluer dans la mesure où elle apporte un réconfort à ces couches défavorisée de notre société.

Espérons simplement qu’elle n’en soit qu’à ses débuts et que d’autres organisations qui évoluent dans le même secteur imiteront cette démarche qui participe à n’en pas douter à soulager ces populations victimes du sous développement.

Diop Mohamedou Abou dit HBodiel (hebdomadaire- Mauritanoix)


Avec Cridem, comme si vous y étiez...














Sélibaby / Arrestation par la police d’un jeune en partance pour Nouakchott en sa possession du chanvre indien et des bouteilles de wiski.

Sélibaby / Arrestation par la police d’un jeune en partance pour Nouakchott en sa possession du chanvre indien et des bouteilles de wiski.  Ce mardi, 17 Novembre 2015 les éléments du commissaire Abdou ould Abass, commissaire de la ville de Sélibaby ont procédé à l’arrestation de Thiémokho Elhad Drame, fils de l’ancien régisseur de la prison civile de Sélibaby en partance pour Nouakchott en sa possession deux kilogrammes et demi du chanvre indien et des bouteilles de wiski.

C’est lors du contrôle des bagages des passagers que les brigadiers Hamoud Ould Bijel et Mohamed Ould Samba ont découvert les produits que ce jeune tentait de faire entrer à Nouakchott enfuis dans un sac de charbon.

Grâce au plan de sécurité instauré par le commissaire Abdou, la police avait mis la main sur Djibril Kane et Ahmed Ibrahima Lam qui venaient de Melga à la frontière avec le Mali le 24 octobre passé à leur possession six kilogrammes de chanvre indien, 36 bouteilles de wiski et une importance quantité d’alcool qu’ils tentaient d’acheminer sur la capitale.

N’eu été aussi la vigilance des limiers opérant au niveau du garage communément appelé garage de Nouakchott, le malien Souleymane Tomata allait entrer à Nouakchott le 11 septembre passé avec une quantité de deux kilogrammes de chanvre indien.

Le Guidimakha, à la frontière avec le Mali à l’Est et au sud -Est, le Sénégal au sud est en passe de devenir Une zone de vente et de passage des produits prohibés et qui menacent la santé de plus d’un.

Signé Amadou Bocar/Gaynaako

Naufrage d'un navire au large des côtes de Nouadhibou

Naufrage d'un navire au large des côtes de Nouadhibou   Le navire battant pavillon SOMA 11 a échoué ce samedi 21 novembre courant, vers 3h, au large des côtes de la capitale économique Nouadhibou, rapportent des sources, selon lesquelles, aucune perte humaine n’a été déplorée dans ce drame maritime.

L’équipage du bateau aurait eu la vie sauve, grâce à son abandon précipité du navire qui coulait dans les eaux profondes mauritaniennes, non loin du quai du port de Nouadhibou.

SOMA 11 est la propriété du Groupe commercial Ehl Noueiguidh. Toutefois des sources, parlent de la vente du bateau par ses détenteurs à d’autres hommes d’affaires.
Alakhbar
Traduit de l’Arabe par Cridem

Gorgol : De l’invasion des oiseaux à une famine programmée

Gorgol : De l’invasion des oiseaux à une famine programmée   Au sortir d’un hivernage qui a fortement arrosé les terres cultivables à la grande satisfaction des paysans et agriculteurs qui se sont sacrifiés pour tirer le maximum de profit afin de juguler cette famine récurrente pour les soustraire de l’assistance quasi permanente des ONG et autres donateurs de fortune, Voilà bien que l’espoir risque de s’envoler sous la menace des oiseaux granivores qui assombrissent le ciel de Lexeiba à Kaédi, depuis quelque temps.

Inquiets de cette situation qui évolue de mal en pis, les paysans se sont réunis pour trouver les moyens auprès des décideurs pour qu’une action rapide et efficace soit menée dans la préservation des cultures hélas déjà entamées.

Ainsi, au cours d’une réunion, ils ont décidé d’aller à l’attaque des oiseaux dans leur forteresse avec des moyens mécaniques qui consistent, nuitamment, à les attaquer dans leurs niches ; les disperser pour amoindrir leur capacité de nuisance.

Quoique archaïque et souvent inefficace, cette méthode de lutte demeure pour les travailleurs de la terre le dernier recours face à la lenteur des services concernés qui, pour toute réponse depuis l’alerte il y a un mois, n’ont acheminé à Kaédi que deux véhicules en très mauvais état, dépourvus de personnels et de surcroit sans produits chimiques.

Après une nuit de chasse aux résultats encore douteux, les représentants des paysans ont eu l’honneur d’être reçus par le Wali du Gorgol M.Yahya Ould Cheikh Mohamed Vall dont la réaction a été fortement saluée par les paysans grâce à sa disponibilité et sa grande préoccupation pour avoir saisi les autorités compétentes du danger quasi national pour qu’enfin celles-ci décident d’acheminer quelques jours plus tard un avion et les produits chimiques.

Après ce plaidoyer du premier responsable, les paysans auraient pu être tranquilles face à cette invasion démesurée si l’opération effectuée n’avait pas été en de ça de l’enjeu.

Elus aux abonnés absents

Alors que les paysans s’attendaient à un ratissage large et durable, l’avion qui constituait le moyen le plus efficace, après un survol fugitif qui n’a duré qu’un clin d’œil, et au moment où les oiseaux sont absents de leurs dortoirs, repartait comme il est venu.

La situation est d’autant plus inquiétante que les périmètres rizicoles longtemps tenus en laisse par le fardeau de la dette risquent, si rien n’est fait de s’écrouler davantage sous le poids de la dette-posture de cessation de paiement-, d’une part et, d’autre part, priverait les populations des moyens de subsistance qui leur ont toujours permis de supporter les effets conjugués des périodes de soudure et de leurs agrégats.

Cette menace pesante aux allures d’une catastrophe nationale étonne encore les paysans qui ne comprennent point la légèreté voire l’indifférence avec laquelle les services compétents saupoudrent une réelle menace au lieu d’apporter des solutions durables qui peuvent sauver une si bonne campagne en perspective.

Impuissants, et n’ayant d’autres alternatives, les agriculteurs passent les nuits et les journées dans les champs, sans voix pour avoir trop crié, courant par-ci par-là pour sauver ce qui peut encore l’être.

Ils sont d’autant plus stupéfaits et bouleversés que leurs représentants (députés) ignorent tout leur calvaire pour entreprendre une action de plaidoyer ou de lobbying qui leur assure un réel espoir.

Au moment où nous mettons ces lignes sous presse, les agriculteurs sont encore dans «l’antre» des oiseaux pour détruire les nids et autres œufs et donner au besoin des petits couloirs aux véhicules pour atteindre les cibles.

En tout cas, le rythme auquel ces essaims d’oiseaux, sans répit s’adonnent aux cultures, les paysans déjà aphones n’auront plus que leurs yeux pour pleurer avec la fébrilité propre à l’affamé broyant son amertume de n’avoir jamais été écouté et suivi ne serait-ce qu’en qualité de citoyen de producteur tout court. Alors s’il faut agir, c’est maintenant, l’instant d’après, il serait trop tard.
Le Calame
Biry

mardi 17 novembre 2015

Mauritanie: arrestation d’un ressortissant français



Mauritanie: arrestation d’un ressortissant français Un ressortissant français du nom d’Ian Mansour de Grange a été arrêté lundi 16 novembre en Mauritanie sur la demande de l’Ambassade de France à Nouakchott. Ian Mansour de Grange a été interpelé dans la localité de Mata moulana située dans la région de Trarza (sud) pour motif de « harcèlement sexuel » qu’il aurait commis en France il y a de cela 20 ans.

Paris aurait déjà demandé son d’extradition, selon des sources d’Alakhbar. L’interpellation du Français qui séjourne depuis plusieurs années en Mauritanie est intervenue 72 heures après les attentats qui ont ensanglanté Paris, la capitale française, faisant 129 morts et 350 blessés.

L’homme d’obédience soufi est marié à une mauritanienne et il a travaillé dans un établissement de la presse privée local. Et selon les sources d’Alakhbar, Ian Mansour avait exprimé, il y a un an, à un journaliste mauritanien son soutien à une lettre ouverte au calife de l’Etat islamique en Iraq, El-Badhadi.

Une lettre datée le 19 septembre 2014 et signée par une centaine de savants musulmans de différents pays qui critiquaient les exécutions sommaires perpétrées par l’EI.
Alakhbar  

Société/ L’association Geewu sensibilise la communauté wolof.

Société/ L’association Geewu sensibilise la communauté wolof [PhotoReportage] L’Association wolof Gee wu Takku Taxaw Askan wi, Mouvement pour l’Unité et le Développement, vient de boucler une tournée marathon dans une partie de la vallée du fleuve. Ces membres ont, avant la tenue de l’assemblée générale prochaine de cette composante de la population mauritanienne, de « prendre la question de notre marginalisation de bout en bout, dégager la question de fond sur le cas wolof, qui portent la souffrance de concitoyens portant un legs qu’on leur a quasiment imposé », confie M. Habib Sall.

Sur fonds propres, l’association Geewu a en effet, tenu à rencontrer tous les villages wolofs du pays soit un total de 23 et quelques hameaux situés le long de la rive droite. Une feuille de route qui les aura mené jusqu’aux portes de Saint-Louis du côté mauritanien à la grande satisfaction des villageois.

La composante wolof estime qu’elle est la plus marginalisée des quatre ethnies qui composent la Mauritanie. Traditionnellement cultivateurs et pécheurs, ouvriers, cadres, les wolofs se répartissent en Mauritanie dans le Trarza, une implantation géographique, liée aux besoins des terres arables des crues des fleuves et de la ressource halieutique.

Sédentaires, les wolofs de la Mauritanie, sont tous musulmans. On trouve une même composante au Sénégal voisin où la langue wolof est la plus partagée.

L’association Geewu, dans sa croisade a mis sur la touche les cadres de cette ethnie « qui ne sont d’aucun apport à leur frères », cette sentence est d’un grand intérêt pour Geewu, quoique confusément sévère et polémique.

Son intérêt est tel qu’il a poussé les membres de l’association à un retour à la case départ pour, « prendre langue avec nos parents dans leurs villages respectifs, se concerter sur le cas de notre marginalisation, comme si nous n’étions pas une composante de ce pays, dieu merci, tous les villages visités nous ont compris et saluer notre démarche » souligne Habib Sall.

Les fils wolofs qui s’estiment victimes de mesures de rétrogradation dans leur carrière et dans l’accaparement de leurs terres, veulent à travers cette association apolitique « regrouper tous les wolofs sous une même organisation, pour donner un sens à une véritable protestation contre l’exclusion dont nous sommes victimes » a poursuivi Habib Sall.

Revenant sur la dialogue, les quatre langues du pays, il fera savoir « qu’il nous concerne tous, pourtant pas un seul wolof ne s’est prononcé sur cette question nationale, quant aux langues elles doivent être partagées par toute la communauté mauritanienne ».

ADN

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