jeudi 12 septembre 2013

La mésaventure de deux commerçants de Kankossa

Yacouba Kadadé est un commerçant ambulant Nigérien qui vit avec des compatriotes qui exercent la même activité à Kankossa, cette localité de l’Est du pays, aux confins de l’Assaba, du Guidimakha et du Mali. L’argent de leurs transactions est confié à l’un des membres et si chacun se sent suffisamment argenté, ils conviennent d’envoyer l’un d’entre eux à Nouakchott pour leur acheter de la marchandise. Chacun confie ainsi à l’émissaire désigné, une somme déterminée qu’il mentionne dans un bout de papier à laquelle il joint la liste des objets devant être achetés. La dernière fois, il revenait à Yacouba Kadadé de faire la course, lestée d’une somme de 448.700 UM, le total de l’argent que ses compatriotes lui ont confié pour l’achat de marchandises à Nouakchott. Dans son expédition, il sera accompagné par un autre Nigérien dénommé Oumar Alassane qui, lui aussi s’était vu confier par un groupe de commerçants Nigériens, la somme de 340.000 UM pour les mêmes besoins. Les deux compères débarquent alors à Nouakchott. C’était le 15 Août dernier. Après avoir passé la journée et la nuit chez un compatriote, ils décident de se rendre le lendemain au marché de Sebkha. Ils avaient déjà acheté quelques articles lorsque la prière de Dhohor les obligea à s’y préparer. Ils se rendirent alors dans une douche publique pour leurs ablutions. Yacouba qui était entré pour prendre un pot se heurta à un certain Teyib. Ce dernier lui tira le boubou et l’accusa d’avoir volé son argent. Alors qu’il tentait de plonger sa main dans la poche de Yacouba, Oumar intervint et le poussa au loin, l’accusant lui-même de voleur. Il fit remarquer que ce Teyib les pistait depuis le début de leurs courses et avait su qu’ils avaient de l’argent, cherchant un moyen pour les en délester. Teyib prenant la foule qui s’était massée en témoin déclara que Yacouba lui avait volé ses 90.000 UM. Pour montrer à la foule que Teyib mentait, Oumar brandit le montant que détenait Yacouba, déclarant qu’il faisait plus de quatre fois le montant déclaré par Teyib. Ce dernier voyant les liasses se rectifia et déclara qu’en réalité l’argent que Yacouba lui a volé est de 93.000 UM. L’attroupement attira des policiers qui conduisirent tout ce monde au Commissariat de Sebkha 2 pour tirer les choses au clair. Teyib qui s’exprima le premier déclara que Yacouba lui avait volé ses 93.000 UM. Ce dernier nia l’accusation, sortit de sa poche le reliquat des 448.700 UM que ses compatriotes à Kankossa lui avaient remis pour l’achat de marchandises, exhibant les articles qu’il avait déjà achetés. Oumar intervint et fit savoir aux policiers que Teyib est en fait un voleur et qu’il avait remarqué qu’il les suivait partout où ils rentraient, jurant qu’il n’aura aucun sou de leur argent, difficilement gagné au front de gens qui gagnent leur vie par la sueur. Teyib continuait de maintenir que Yacouba lui a piqué ses 93.000 UM. Mais quand les policiers lui firent remarquer que Yacouba avait dans ses poches plus que la somme réclamée, il déclara que cet argent appartient à Yacouba mais que 93.000 UM du montant lui reviennent de droit. Ce qui fit sourire les policiers, qui lui demandèrent comment quelqu’un qui a déjà assez d’argent pouvait penser voler. Les policiers ne purent démêler l’affaire. Partant, Yacouba sera détenu pendant deux jours au Commissariat avant d’être déferré au Parquet de la République. Tous les Nigériens s’étaient massés au Palais de justice. Leur représentant Mahamane Sani Halilou faisait les va-et-vient, soulignant à l’intention des policiers que Yacouba n’est pas un voleur mais un commerçant ambulant honnête, vivant à Kankossa, venu à Nouakchott pour payer des marchandises pour son compte et celui de ses compatriotes laissés là-bas. Il expliqua que toute cette histoire est fabriquée de toute pièce par un personnage malhonnête qui, ayant remarqué que les deux Nigériens avaient de l’argent, cherchent à les dépouiller en insinuant le vol. Après avoir été entendus par le Procureur de la République, Yacouba et Teyib furent orientés vers le juge du 5ème cabinet qui les écouta puis envoya Yacouba en prison. Le reliquat de son argent, 112.000 UM fut gardé en attendant certainement la fin de l’enquête. Teyib a tout fait pour toucher ses soi-disant ‘93.000 UM’ mais on lui fera comprendre qu’il n’aura rien tant que cette histoire ne sera pas clarifiée. Après quatre jours de détention en prison, Yacouba bénéficia d’une liberté provisoire, avec obligation de pointer tous les trois jours au Commissariat du Parquet jusqu’à la résolution de l’énigme ou le procès. C’est la première fois qu’un Nigérien est défère au Parquet de Nouakchott pour ‘’vol’’.
Abou Cissé.
Source : L'Authentique (Mauritanie)

Le fils d'un policier tue un instituteur

La gendarmerie a arrêté le fils d'un policier qui a tué un instituteur, mardi dans la localité de Bouchra à 12km de Tintane (Sud Mauritanie), selon le correspondant d'Alakhbar. Le tueur a asséné plusieurs coups de couteau à sa victime après un litige foncier opposant cette dernière au père du tueur.
Source : Alakhbar (Mauritanie)

Brakna : deux pré-déclarations publiques de l’abandon de l’excision

Cela a eu lieu dans deux localités différentes, la première pré-déclaration s’est ouverte à Heimédatt (dans le département de M’Bagne) située à 3 à 4 km de M’Bagne. La deuxième pré-déclaration de l’abandon de l’excision pour l’ONG internationale de Tostan a eu lieu à Bakaw (dans le département de Boghé) village située à 1km au sud de Boghé ville. Partout dans ses deux milieux les chefs de village, chefs coutumiers, traditionnels, les maires adjoints, hakem mouçaid, les personnes source de la société civile, des répondants aux ONG et facilitateurs ont assisté à l’événement. C’est dans le cadre du partenariat entre Tostan/ Unicef/ Masef pour l’exécution du projet intitulé : « renforcement des capacités des communautés mauritaniennes pour la promotion de l’abandon de l’excision ». Des centaines d’individus venus pour la circonstance ont pris part aux deux rencontres et témoigné dans des allocutions l’importance de l’ONG Tostan depuis qu’elle est en place en Mauritanie. Beaucoup ont émis leur ferme détermination à continuer à travailler avec Tostan afin de relever le défi et vaincre l’ignorance et se développer en changeant les mauvais comportements. Le coordinateur national de l’ONG Tostan en Mauritanie, Mr Mamadou Baba Aw a dit dans ses ces deux allocutions face aux 120 membres des communautés de Bababé, M’Bagne, Boghé et Dar El Barka : « Tostan a le plaisir d’organiser avec ses partenaires et cibles à Heimédatt et Bakaw , ces pré- déclarations publiques de l’abandon de l’excision en prélude de celle prévue le 25 Septembre 2O13 à Aleg avec 200 communautés environs . Il faut noter que cette activité n’est que le fruit d’un long processus entamé depuis 2007, date à laquelle Tostan a fouillé le sol mauritanien. Ces communautés qui ont suivi directement ou indirectement avec intérêt le PRCC de Tostan ont vite compris la nécessité de changer de comportement d’adopter une nouvelle mentalité qui favoriserait la santé de leurs filles : l’abandon de l’excision qui est d’ailleurs une préoccupation du gouvernement de la république islamique de Mauritanie . Chères autorités, nous profitons de cette occasion solennelle pour vous annoncer la prochaine déclaration publique de l’abandon de l’excision prévue le 25 Septembre 2013 à Aleg avec 200 Communautés Pulaar et HassanIya des départements d’Aleg, de Maqtar Lahjar, de Boghé, de Bababé et de M’Bagne . Nous comptons beaucoup sur votre participation pour la réussite de cet événement, qui est des principaux résultats attendus de ce projet en cours. Je ne saurais terminer sans remercier les autorités administratives et locales des deux départements, ici présentes qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de cette rencontre. » Les religieux et scientifiques invités à ces événements ont tous démontré et apporté leurs thèses révélant que l’excision est contraire à la santé de la fille. Rappelons, que Tostan (ONG international) le mot Tostan signifie éclosion en Wolof et les participants au programme de Tostan deviennent les agents de leur propre développement. Diop Mohamedou Abou (Mauritanoix N°60) Source : Hebdomadaire Mauritanoix

Kiffa : Session de formation au profit des femmes de la willaya

Lundi 9 septembre, le programme national de nutrition du ministère des affaires sociales de l’enfance et de la famille a organisé ce lundi 9 septembre à Kiffa, une session de formation au profit de 40 femmes dans le domaine de la nutrition communautaire. Il s’agit de consolider les acquis de ces agents de nutrition communautaire. La séance d’ouverture était présidée par le wali de l’Assaba en présence du coordinateur national du programme de nutrition M.Mohamed Ould Saleck. La présente formation rentre dans le cadre d’une série de sessions de formations dans différentes wilaya du pays. Le lancement de ces formations fut donné depuis Tidjikja par la ministre des affaires sociales de l’enfance et de la famille, M. Aicha vall Verges. Dans une allocution relative à ces formation la ministre dire : « Les stratégies menées par notre Département et se traduisant par des programmes d’actions sociales à l’endroit des personnes démunies (malades et personnes handicapées), des femmes, des familles et l’enfance dans ses deux dimensions de développement et de protection, qui sont placées au cœur des préoccupations de Son Excellence Mr le Président de la République »
Source : Le Quotidien de Nouakchott

mercredi 11 septembre 2013

IRA-Mauritanie en sit-in de soutien à une jeune esclave "tabassée par ses maîtres"

l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA Mauritanie) a tenu deux sit-in, mardi à Nouakchott et à Boutilimit, pour soutenir Noura (Photo). « La jeune esclave de 17 ans serait tabassée par ses maîtres, la famille Ely Ould Emhammed, à Boutilimit. Un communiqué de IRA, reçu à Alakhbar, précise que l’affaire s’est produite à Ajouwer , une localité située à (50 Km à l'est de Boutilimit dans la région de Trarza) Boutilimit. « Quatre sœurs de la famille Ely Ould Emhammed, à savoir Fatma, Emmouha, Deyda et Aicha, …ont passé à tabac la jeune esclave (17 ans) à la suite d'une altercation verbale que la victime aurait eu avec l'une d'entre elles». « La victime, accompagnée par sa mère, a porté plainte contres les assaillantes au près de la gendarmerie. Mais le père de la victime est intervenu pour retirer la plainte après avoir reçu la visite du frère des auteurs de l'agression, Monsieur Amar Ould Ely Ould Emhammed (qui n'est autre que le candidat du parti au pouvoir à la mairie d'Ajouwer) accompagné d'un douanier du nom de Ould Kheyri Ould Emboukhoukha . Le responsable politique et le gendarme auraient expliqué à la gendarmerie que l'affaire n'est rien d'autre qu'un différend "entre sœurs de la même famille". Abandonnée à son sort, la victime prit contact avec la section d'IRA de Boutilimit en lui demandant de l'épauler. Quant aux sœurs Ely Ould Emhammed, elles ont continué à vaquer à leurs occupations à Ajouwer en toute quiétude. Des membres du bureau local d'IRA ont accompagné, ce mardi 10 septembre, la victime au près de la brigade de gendarmerie de Boutilimit pour réintroduire sa plainte ».
ALAKHBAR

Kaédi : Le wali accuse l’Imam de Gattaga

La tournée du rapporteur spécial des NU sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance à l’intérieur du pays avec à ses trousses Biram O. Dah, président de IRA a mis les autorités administratives et sécuritaires en alerte maximale. Le responsable onusien a rencontré les différents segments de la population en plénière où des cas graves de violation des droits de l’Homme ont été dénoncés par les intervenants avant qu’il ne se retire avec des personnalités locales, responsables d’Ong qui seraient choisies par les autorités administratives. La présence du leader du mouvement anti-esclavagiste et les séries de marches pacifiques organisées depuis la semaine dernière par des jeunes sympathisants de TPMN devant le palais de justice de la ville exigeant la libération de leurs camarades détenus il y a deux mois, ... ... suite à la manifestation consécutive à la gifle administrée à une commerçante par un jeune waghaf au marché de Kaédi, expliquent le renforcement de la sécurité dans la capitale du Gorgol par des patrouilles motorisées d’éléments de la gendarmerie venus de Nouakchott et des policiers du Brakna. C’est dans cette atmosphère tendue que Yousouf Diagana, fils de l’Imam de la grande mosquée de Gattaga a répondu au nom de son père à une convocation du wali du Gorgol, qui à l’en croire reprocherait à l’Imam d’avoir permis à Biram O. Dah de tenir des propos incitant à la violence dans la mosquée de Gattaga. Une information erronée selon Youssouf Diagana car soutient-il, son père ne s’est pas rendu à la mosquée depuis deux jours pour cause de maladie et Biram n’a pas mis les pieds dans la mosquée de Gattaga durant tout son séjour à Kaédi. La famille de l’Imam exigerait des excuses officielles du wali qui par ces accusations graves et infondées a terni l’image du sage homme.
Vieux Gaye Cp.Gorgol

Boghé : un nouveau parti politique UD ( unité et développement) veut assister aux prochaines échéances.

Dans le M’bon à Sarandogou une réunion politique avec quelques jeunes a eu lieu chez Baba Kélly. Il était question de rencontrer Mr Barro Mohamed président du parti Unité et Développement(UD), fils du terroir pour réfléchir ensemble sur toutes les questions relatives à la vie de la zone. Prenant la parole, devant l’assistance, Mr Barro a demandé l’engagement de la jeunesse et sa participation réelle dans les échéances futures. Il a par la suite invité, l’assistance d’aller retirer leur carte d’identité, s’inscrire massivement sur les listes électorales et s’unir au sein du parti UD présenter leurs candidats pour les échéances électorales. « C’est à vous même de choisir les personnes sensées de vous représenter à la commune et à la députation. » Les jeunes qui étaient présents ont tous exprimé leur satisfaction de travailler avec UD pour un lendemain meilleur et surtout avec un parti dirigé par un des leurs. La balle est maintenant dans le camp de tous les jeunes qui veulent saisir cette occasion dans l’échiquier politique de cette Zone. » Il restera pour avancer dans ce département très dur et complexe . à travailler dur, d’engagement, de transparence, de travail concret , reflétant et associant la réalité des milieux respectifs. Ils savent aussi que Ces hommes choisis dans ce parti , doivent peser forts et s’assoir sur un programme d’interet général et collectif. La mission grandiose sera de mettre l’accent sur un travail approfondi , en tenant compte des critères . Après , M’Bonn, la délégation de L’UD conduite par son président Mr Barro est allée à Boghé, pour rencontrer d’autres jeunes Boghéens.
Diop Mohamedou Abou

mardi 10 septembre 2013

Politique : Tidjikja: Les candidats autoproclamés sont-ils de bons jokers ?

La mission de l’Union pour la République dépêchée à Tidjikja pour les investitures est repartie avec quatre listes candidates. Saleck Ould Saleck, Cheikhna Ould Deddi, Ishaqh Ould Biha et lemrabott Ould Moulaye Hacen appartenant tous au gratin politique Tidjikjois en sont les têtes de liste. L’UPR aura donc à choisir le meilleur parmi ces quatre candidats pour défendre ses couleurs à Tidjkja lors des élections de novembre prochain. Propulsé au devant de la scène par le groupe politique conduit par Dy Ould Zeine et son cousin Sidi Ould Didi le candidat Saleck Ould Saleck a certes des qualités humaines indéniables mais à Tidjikja beaucoup déplorent son inexpérience et son introversion. Saleck n’a jamais réinvesti le terrain depuis sa dernière défaite et ses pourfendeurs pensent que cette longue absence est un signe de son indifférence et son manque d’intérêt manifeste à tout ce qui touche aux affaires locales. D’ailleurs cette critique est aussi valable pour les leaders politiques de son groupe qui ne reviennent à Tidjikja que lors des rencontres politiques, à l’approche des élections ou lors des visites présidentielles. Jamais ils n’ont daigné venir partager avec les populations locales les affres d’une vie de plus en plus précaire. Ishaqh Ould Biha est cet autre candidat qui ne fait nullement l’unanimité du fait, lui aussi, de son impopularité. Novice en politique, il appartient à un groupe qui vient à peine de naitre et qui a besoin du temps pour imprimer ses marques et se positionner dans un espace politique très fermé. Cheikhna Ould Deddi et Lemrabott Ould Moulaye Hacen bien que totalisant chacun plusieurs années d’engagement politique et descendants tous deux d’un même vénérable ancêtre, n’en demeurent pas moins des seconds couteaux. Nommé récemment président du conseil d’administration de l’hôpital régional de Tidjikja, d’aucuns pensent que Cheikhna Ould Deddi qui fut directeur régional de campagne du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz au Brakna a eu sa part du gâteau en acceptant un poste qui pourrait ne pas être compatible avec celui qu’il convoite (maire de Tidjikja). Homme de lettre et de culture Lemrabott Ould Moulaye Hacen qui fut candidat à la mairie de Tidjikja lors des dernières élections sous les couleurs du défunt RPM-Temam n’avait pas pu totaliser un bon score, seuls des parents proches et quelques rares électeurs avaient voté pour lui. Ould Moulaye Hacen qui a continué a visité son Tagant natal soit lors de ses vacances qu’à l’occasion d’événements culturels (festivals des dattes de Tidjikja, festival des villes anciennes de Tichit), semblait avoir mis un bémol à son engagement politique en s’intéressant plus au culturel. D’ailleurs actuellement il est plus connu à Tidjikja sous sa casquette d’homme de culture que sous celle de politicien. Seulement et c’est ici le lieu de le préciser, l’UPR ne peut choisir en dehors de ces quatre candidatures au risque de faire du parachutage (une pratique violemment combattue par les structures de base) et s’exposer à des votes sanction qui peuvent lui coûter très cher. -
Khalil Sow-Tagant

Boghé : Le leader de l’IRA préside pour la 1ère fois un meeting populaire

Le Président de l’IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste), M. Biram Ould Dah Ould Abeïd est arrivé ce matin à Boghé dans le cadre d’une tournée qu’il effectue dans les régions de la vallée. Interrogé sur l’objet de sa visite, la 1ère du genre, le président du Mouvement déclare : « l’expansion de l’IRA et son déploiement ne peut pas laisser Boghé à la marge car cette ville a participé à la production de l’élite mauritanienne et à la construction de la Nation. IRA doit répondre à l’appel de ses nombreux militants qui souhaitaient rencontrer leur président et lui offrir l’occasion de s’exprimer pour couper court aux rumeurs, à la désinformation et à l’intoxication dont il a fait l’objet ». Poursuivant, M. Ould Dah O. Abeïd n’a pas manqué de rappeler le cas de l’enlèvement du jeune Moussa Ould Maata Moulana (10 ans) « qui a suscité l’émoi chez tous les hommes épris de justice » ainsi que « le lourd tribut payé par les populations noires au cours de la tentative de génocide qui a émaillé ce pays durant les années 80 et 90 ». L’après-midi, le Président de l’IRA a présidé un meeting populaire auquel ont pris part quelques notables de la ville et surtout des jeunes filles et garçons visiblement engagés à soutenir le leader du mouvement abolitionniste. Peu avant l’arrivée de leur icône, MM. Alioune Sow, coordinateur de l’organisation, Abidine O. Salem, vice-président du RAG et membre du bureau exécutif, Hanane O. Mboïrik et Taki O. Beydar (militants) ont donné un avant-gout du rassemblement en scandant des slogans hostiles « au système raciste, ségrégationniste et esclavagiste instauré par les différents régimes en place ». Sous les youyous et les applaudissements de militants et militantes surexcités, les orateurs ont montré, chiffres à l’appui, « la marginalisation des couches haratines qui représentent pourtant 56% de la population ». « Sur 600 ministres nommés de l’indépendance à nos jours, il n’y a que 25 hartanis, sur les250 greffiers en fonction, on compte seulement 5 hartanis et un seul général sur 18 ! » martèle Housseïn sous les cris d’approbation des supporters. D’un autre côté, DJ Three-R alias Moussa Mbengue haranguait la foule en entonnant des airs de musique engagée et en faisant répéter un slogan glorifiant le leader de l’IRA : « Vowg wa taht, Biram maa yardah ». C’est dans cette atmosphère animée que M. Biram O. Dah s’adressa à l’assistance après le mot de bienvenue de M. Kambou Coulibali, Président de la section IRA de Boghé, pour les remercier de leur présence en faisant aussi un clin d’œil « à ceux qui, par peur, ont préféré rester chez eux tout en étant de cœur avec nous ». Ensuite, dans sa verve habituelle, le leader du mouvement abolitionniste a d’abord rappelé l’acte d’incinération « des ouvrages beydanes qui servent de fondement juridique du système esclavagiste ». « J’ai brûlé ces livres et je brûlerai les bases de l’Etat raciste et ségrégationniste incarné par les Beydanes ! Je ne suis ni voleur, ni menteur, ni hypocrite ! Je suis le porte-parole des marginaux », a-t-il martelé. Ensuite, il a tiré à boulets rouges sur ceux qu’il appelle « opportunistes collaborateurs haratines, peulhs, soninkés et wolofs du système raciste beydane les invitant « à se ressaisir avant que la vague déferlante du changement ne les emporte ». « Ils me combattent parce que je dénonce leurs pratiques à l’intérieur comme à l’extérieur du pays auprès des instances internationales (ONU, UE, UA) mais qu’ils détrompent car je ne tairai pas les cas de trafics d’êtres humains mais aussi les tueries d’Inal, de Sori Malé et de Thiénel, les déportations et le rapatriement tronqué ! ». Avant de terminer, il a rappelé ses deux séjours en prison en 2010 et en 2011 et l’élan de solidarité qui s’est manifestée en sa faveur à sortie : « la prochaine fois si je sors de la prison, je marcherai au Palais de la République ! », a-t-il conclu sous les youyous et applaudissements de ses supporters, des jeunes pour la plupart. Cette première sortie de Birame O. Dah a permis de mieux faire connaître son mouvement et le discours radicalement opposé aux idées reçues mais aussi aux classiques de la politique (pouvoir et opposition confondus). La section locale de l’IRA créée en juillet passé a abattu un vaste travail d’information et sensibilisation sur après l’affaire de l’enlèvement d’un garçon de 10 ans à Roti.
Dia Abdoulaye

Le boycott de la COD, un casse tête pour le citoyen lambda de Boghé

De sources concordantes, le boycott des élections municipales et législatives décidé par la coordination de l’opposition démocratique (COD), une coalition de partis politiques opposés au pouvoir de Mohamed O Abdel Aziz dont l’UFP fait partie, laisse planer de vives inquiétudes au sein des habitants de la commune de Boghé.. Pour beaucoup, une telle décision, fait planer le spectre d’un retour à la mauvaise gestion communale et une mise aux arrêts des grands chantiers lancés par l’équipe municipale sortante. Pour rappel, la commune de Boghé est gérée par Bâ Adama Moussa qui est militant de l’UFP depuis une dizaine d’années. De l’avis de plusieurs Boghéens, la réélection de Ba Adama Moussa est plus que souhaitable et primordiale car étant la seule garantie pour la continuité de la bonne gestion de la commune et la finalisation des grands chantiers ouverts depuis quelques années. En effet pour la majeure partie de la population de Boghé, le maire sortant, reste le principal artisan de la politique de modernisation de la ville de Boghé. Il faut dire que durant ses deux mandats successifs, Ba Adama a réussi avec brio plusieurs grandes et importantes réalisations dans tous les domaines relevant de ses compétences. Parmi ces grands projets de développement on peut retenir, la réparation de la station de pompage du CPB, grâce à laquelle les paysans de Boghé continuent d’exploiter leurs périmètres rizicoles et les centaines de jardins maraîchers autour du canal. La construction d’un abattoir et d’une poissonnerie modernes répondants aux normes de sécurité. La Co-organisation avec la commune de Démett (Sénégal) d’un des plus grands festivals internationales « Les Blues du Fleuve » qui a réuni pendant plusieurs jours des hommes et des femmes de toutes les nationalités, parmi lesquels des hommes d’affaires, de hommes de cultures, de sciences et plusieurs autres partenaires aux développements. Plusieurs autres projets pour le développement rural comme la construction et l’équipement de forages dans plusieurs localités et un appui conséquents aux femmes et aux jeunes. Plusieurs autres réalisations sont soit en cours d’exécutions telle que la gare routière moderne et le marché forain de Boghé, soit en cours de démarrage, en exemple la construction d’une salle de spectacle moderne d’une capacité de 500 places et le projet de constructions d’un hôtel de ville moderne digne de ce nom. Pour que ces différents acquis se pérennisent, Ba Adama Moussa, reste pour le citoyen lambda de la commune de Boghé, le maire le plus indiqué car ayant déjà fait ses preuves.
Barry Baba Moctar

lundi 9 septembre 2013

Urgent : Disparition d’une délégation du CSA entre Nema et Bassiknou... En cours de réactualisation

Les recherches continuent de se poursuivre depuis hier dimanche 8 septembre courant jusqu'à cette heure (lundi 09 septembre), suite à la disparation mystérieuse d’une voiture Toyata de type GX, à bord de laquelle voyageait une délégation du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) conduite par une femme. La délégation toujours introuvable compte également parmi ses membres, un médecin dépêché en mission spéciale au Camp de M’Béré. Selon Anba Chargh citée par altlasinfo, la femme avait appelé d’un téléphone de type Thuraya, utilisé généralement dans les zones non couvertes par les réseaux des opérateurs de téléphonie mobiles locaux (Chinguitel, Mauritel, Mattel). Mais après une minute de communication, l’appel a été interrompu sans possibilité de se rétablir par la suite, avant que la présidente de la délégation, objet des intenses investigations en cours, ne parvienne à localiser à son interlocuteur au bout du téléphone le lieu où la voiture se serait probablement égarée ou tombée en panne ou encore au pire des cas kidnappée par des ravisseurs du no man's land de l'Est mauritanien.
Source : Rapide Info (Mauritanie

Brakna : Bababe, M’Bagne lancement de la caravane de sensibilisation sur la prévention des conflits et la cohésion sociale

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités de sensibilisation du projet « prévention des conflits et renforcement de la cohésion sociale dans la Willaya du Brakna » l’ONG Action Dev vient de lancer deux activités de sensibilisation ; l’une dans le département de Mbagne (Haimédatt) l’autre à Bababé ville dans le département de Bababé. En effet hormis la Moughataa de Bababé et de Mbagne, la caravane aura comme mission de sillonner les Moughataa de Boghé, Maghtaa Lahjar pour cette caravane. Pour le lancement de la caravane de sensibilisation prévu dans les cinq Moughataa, une première soirée culturelle et artistique s’est tenue à Haimedatt (Moughataa de M’Bagne) ce Lundi 02 septembre 2013. C’est au président l’association des jeunes de Haimedatt ,Hamady Harouna Anne qu’il est revenu de prononcer le discours d’ouverture et de souhaiter la bienvenue aux membres de l’ONG Action Dev et de la troupe théâtrale daarorgal Nguenndi. Il dira ainsi à ses invités qu’ils sont chez eux. Il n’a pas manqué de rappeler que le choix de Haimedatt est un honneur pour eux, car choisi parmi tous les villages du département de Mbagne et le président de rappeler qu’ils ont eu écho du travail d’Action Dev à travers leur conseiller Municipal siégeant à la Mairie de Mbagne et qui avait participé à un séminaire organisé par Action Dev à Bababé. Ensuite ce sera autour du président de l’ONG Action Dev Sow Abderrahmane a abondé dans le même sens. Il a tenu d’abord à justifier le choix de Haimedatt qui dira-t-il est motivé par le dynamisme et la clairvoyance de la jeunesse de Haimedatt. Il a également rappelé que cette soirée s’inscrit dans le cadre d’une série de spectacles que l’ONG Action Dev envisage d’organiser dans la région du Brakna dans le cadre de son projet. Il dira enfin que le choix de Haimedatt n’est pas fortuit et le président d’ajouter que les ressortissants de cette localité se sont illustrés dans le département comme leviers et acteurs de la cohésion sociale. Dans la localité de Haimédatt les artistes ont émerveillé le public venu nombreux assisté à la cérémonie, la troupe a fait preuve de professionnalisme par clarté du thème abordé en pulaar et quelques fois en Hassania, deux langues maitrisées par les habitants de la zone. La troupe a débuté la soirée par une chanson en chœur sur la cohésion sociale. Trois thèmes furent abordés par les artistes dans la pièce, premièrement : il s’agit des confit intracommunautaires entre des frères ou cousins vivants dans un même toit ou un même village et n’arrivant pas à s’entendre). Deuxièmement : un exemple conflit intercommunautaire relatif à la cohabitation entre les communautés Maure et pulaar. Troisièmement de trouver des solutions idoines à ses conflits qui donneront de belles leçons de morale sur l’importance d’une bonne cohabitation. La troupe Daarorgal Nguenndi a clôturé la cérémonie par un ballet ponctué par des danses traditionnelles et très rythmées. Le public de Haimedatt sortira très marqué par cette soirée qui restera dans les annales pour le public venu assister à la cérémonie. La deuxième soirée organisée le jeudi 5 septembre à Bababé a également eu les mêmes effets sur le public. Les mêmes thèmes abordés lors de la première soirée, la même chorégraphie et les mêmes danses furent exécutés à Bababé. C’est la première adjointe au maire de Bababé Madame Hafsatou Abdoulaye Ba qui va lancer l’ouverture des festivités. Dans son discours elle a d’abord remercié les organisateurs de la cérémonie à savoir l’ONG Action Dev et ses partenaires. Elle dira ensuite que ce programme s’inscrit en droite ligne de l’action gouvernementale car abordant la prévention des conflits et le renforcement de la cohésion sociale, deux thémes chers au gouvernement. Abdoulaye Ball fera un bref aperçu sur l’historique de la troupe Daarorgal Nguenndi et son partenariat avec l’ONG Action Dev sur cette activité. Sow Abderrahmane président de l’ONG Action Dev a quant à lui va rappeler l’objectif et l’itinéraire de la caravane. Il a exhorté ensuite le public à écouter pour bien appréhender les enseignements qui seront tirés de la pièce. Enfin il a remercié les partenaires de l’ONG. A Bababé comme à Haimedatt les spectateurs ont remercié les organisateurs et sont rentrés chez eux très satisfaits. Rappelons que ce projet financé la fondation Américaine pour la Démocratie (NED) et mis en œuvre par Action Dev à démarré ses activités depuis le 1er Septembre 2012 pour une durée de 12 mois, il aura comme principale tache de promouvoir la cohésion sociale et l’unité nationale dans la région du Brakna. Avant d’entamer ce troisième Axe du projet à savoir cette caravane de sensibilisation, le projet a déjà organisé plusieurs réunions ,focus groupes, débats intercommunautaires entre les sites des rapatriés et les villages d’accueil qui ont abouti à l’identification des relais communautaires chargés de la médiation dans ces villages.ces mêmes relais ont pu bénéficier d’un atelier de formation dans le cadre du projet à Bababé.
Armiya Dem
Source : Armia Dem

Bassiknou : Des vivres du HCR pillés par des refugiés

Des dizaines de refugiés maliens du camp de M’Bera se sont livrés, vendredi, au pillage des stocks alimentaires gérés par le HCR, suite aux tentatives de ressortissants locaux mauritaniens de se faire inscrire pour bénéficier de produits de l’assistance humanitaire. Les manifestants ont pris pour cible, non seulement les stocks de vivres, mais aussi les centres de tri et d’inscription de refugiés. Une source informée a précisé que les responsables du HCR ont exigé des refugiés de présenter des papiers maliens pour avoir accès à l’assistance. Par ailleurs, indique une source locale jointe par l’ANI, des affrontements opposant touaregs et mauritaniens ont eu lieu, ce samedi au marché de Bassiknou, suite à une altercation entre deux personnes (un refugié malien et un mauritanien, mais la gendarmerie a vite procédé à la fermeture du marché pour maitriser la situation et rétablir l’ordre.
ANI

dimanche 8 septembre 2013

Rosso patauge, n’en déplaise à l’autorité locale

Le Wali du Trarza aurait déclaré à la radio qu’il n’y a plus aucune goutte d’eau dans les rues de Rosso. Si la ville se limite à son bureau et à son domicile, il a raison. Malheureusement ce n’est pas le cas. Sur ses instructions les forces constituées ont pris en charge les différentes zones définies dans la ville. C’est ainsi que la police et les sapeurs-pompiers sont à pied d’œuvre vers le collège de Rosso 1 tandis que les gendarmes, les gardes et les militaires sont ailleurs. La commune qui a mis à la disposition de la ville quinze motopompes n’est pas en reste. Malgré tout, il y a des zones qui n’ont encore rien vu. C’est le cas au lieu dit ‘boutique zawiya’, vers Boutique Would Moysse et dans beaucoup d’autres coins de la ville. Naturellement le wali ne connait ni ‘angal niakh’ ni garage Bénioura, ni ‘’sem’at rakkal’ encore moins Sattara 5,Breykma ou Boutique Hanene. Il doit tout de même savoir que les écoles 1, 2, 3, Varough, Sattara, Mairie et le collège de Rosso 1 sont dans l’eau. Ces endroits n’ont pas eu le privilège des locaux de la wilaya. Le colonel Sow qui a dénoncé dans les locaux de la wilaya même ce qu’il a appelé l’improvisation sillonne sans cesse les rues de Rosso. Il sait lui que toute la ville - à l’exception de la ‘ville légale’ (le cœur du centre administratif) – est dans l’eau.
Djigo A

samedi 7 septembre 2013

Urgent- Plusieurs blessés dans des affrontements ethniques à Bassiknou (est)

Plusieurs personnes seraient blessées dans des affrontements interethniques à Bassiknou, apprend-on samedi de source médiatique. Les échauffourées auraient opposé des mauritaniens et des touaregs au marché hebdomadaire de Bassiknou, indique-t-on de même source. Des éléments de la gendarmerie tenteraient de contenir ces heurts dont les raisons ne sont pas encore connues. On cite une altercation entre deux hommes comme la raison directe de ces batailles rangées. Rfi, rappelle-t-on, avait annoncé citant des témoins, qu’ « un agent a manqué de respect à un couple de personnes âgées. En réaction, selon le HCR, des stocks de vivre ont été pillés. Le préfet adjoint de Bassiknou, la commune voisine, a reçu une délégation des réfugiés ce vendredi 6 septembre au matin. Selon les mêmes sources au moins trois personnes sont dénombrées parmi les blessées.
Source : Mauriweb (Mauritanie)

Mauritanie: vives tensions dans le camp de réfugiés de Mbera - [Audio]

Plus de 70 000 réfugiés maliens vivent dans le camp mauritanien de Mbera depuis des mois. Un camp immense qui a connu, depuis son ouverture en 2012, des relations tendues et conflictuelles entre les populations civiles et le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) chargé de la gestion du camp. Jeudi 5 septembre, une altercation a eu lieu entre des refugiés cherchant à se faire enregistrer et les agents d'enregistrement. Selon des témoins, un agent a manqué de respect à un couple de personnes âgées. En réaction, selon le HCR, des stocks de vivre ont été pillés. Le préfet adjoint de Bassiknou, la commune voisine, a reçu une délégation des réfugiés ce vendredi 6 septembre au matin. Ces derniers ont dit leur ras-le-bol devant le comportement de certains agents du HCR. Mohamed ag Malha a assisté à cette réunion et confirme ce sentiment de colère chez les réfugiés.
Mohamed ag Malha (00:51) Réfugié malien
Source : Radio France Internationale

Forte pénurie de pain à Aïoune

La ville d’Aïoune dans la wilaya du Hod el Gharbi connait ces derniers jours une forte pénurie de pain, suite à la grève des fabricants du «Lehtab (pain traditionnel) ». Les fabricants du «Lehtab sont entrés en grève après que les autorités locales leur ont empêché d’augmenter le prix de la baguette de 40 UM à 50 UM. Et les boulangeries qui fonctionnent avec l’électricité n’arrivent pas à satisfaire toute la demande.
Source : Alakhbar (Mauritanie)

Décès sur place de six passagers dans un accident routier

Un véhicule Toyota Hilux de type 200 immatriculé 2251 AR a télescopé vendredi 6 septembre courant une voiture Renault 21 portant la plaque d’immatriculation 4228 AR au PK 50 sur l’axe routier Nouakchott -Rosso. La violence de la collision de deux autos qui roulaient à vive allure a causé la mort immédiate de six passagers de la R 21 et blessé 9 autres qui étaient au bord de la Toyota. Avertie par le drame par les autres voyageurs, une unité du GSSR qui opérait dans les environs du terrible accident routier, s’est dépêchée dare-dare vers le lieu du choc entre les deux véhicules, pour assurer les premiers secours et acheminer les blessés vers le centre hospitalier national pour bénéficier de soins d’urgence.
Source : Rapide Info (Mauritanie)

vendredi 6 septembre 2013

URGENT : Identification des personnes décédées par noyade dans les environs d'Atar

Les trois personnes décédées hier jeudi 5 septembre, après la noyade de leur véhicule dans la batha de Ain Taref, non loin d’Atar, à 30 km au sud de la ville sur les monts de Ain Ehl Taya ont été identifiées. Il s’agit selon atlasinfo de MM Mohamed Salem, fils du commissaire Deddahi Ould Abdellahi, ex DGSN et de autres appartenant à la famille Ehl Kheira. Le drame est survenu quand le chauffeur du véhicule au bord duquel se trouvaient les disparus, a essayé de travers les eaux déferlantes. La voiture pris l’eau et fut entraînée par les torrents.
Source : Rapide Info (Mauritanie)

Quel cheval gagnant pour l’UPR à Aleg ?

Finalement après moult tractations, la commission régionale de l’UPR chargée de superviser le choix des candidats pour briguer les postes de députés et de maires au nom du parti au pouvoir a rendu sa copie à la direction centrale qui a la lourde responsabilité de départager les nombreux postulants. De sources proches des coulisses du parti rapportent que des empoignades et des coups bas sont entrepris par les parrains des différentes tendances, généralement de hauts fonctionnaires civils ou militaires pour faire passer leurs candidats préférés. Au niveau d’Aleg par exemple, deux listes ont été envoyées à Nouakchott. Celle du groupe de Dechra dont le potentiel candidat, Samba Ould Abdallahi est un jeune cadre de la Somelec, homme d’affaires en herbes et propriétaire de l’auberge de l’espoir sise aux abords de la grande rue en plein centre du vieux quartier de la liberté au nom évocateur... ...fondé par quelques esclaves révoltés et une poignée d’anciens petits employés coloniaux dont des boys, des gardes, des plantons et autres chauffeurs venus des quatre coins de l’Afrique Occidentale Française. Sans grande expérience politique sauf d’avoir été un militant actif du PRDS et de l’UPR. Le groupe de Dechra qui l’a présenté se revendique comme un ensemble regroupant les habitants autochtones de la ville et compte en son sein Oumar Ndiaye, l’actuel maire adjoint d’Aleg qui accepta courageusement de recevoir le Président Mohamed Ould Abdel Aziz alors général putschiste qui venait de renverser quelques mois auparavant Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, un ressortissant de la ville d’Aleg. L’autre liste ayant à sa tête Sidi Ould Youma, ancien député et politicien beaucoup plus expérimenté que son adversaire. Infatigable baroudeur, militant discret de la cause Harratine, tout aussi vieux ressortissant de la ville pour les adwabas (Dar Naim, Jeddah, Carrefour) au profit desquels il a réussi à construire des salles de classes et à pourvoir en réseaux d’adduction d’eau. C’est aussi grâce à lui que quelques cinq à six jeunes travaillent aujourd’hui en France ou aux Etas Unis. Son ambition est selon lui de faire de sa ville natale une ville moderne pourvue de toutes les infrastructures scolaires, sanitaires et autres. Sidi Ould Youma est aujourd’hui comptable de l’ambassade de la Mauritanie au Sénégal où il est retourné précipitamment pour superviser les travaux de la commission d’organisation de l’accueil du Président Mohamed Ould Abdel Aziz qui devrait se rendre à Dakar vers le 11 septembre prochain. Entre ces deux candidats à la candidature, l’Union Pour la République devra choisir celui qui dispose de plus d’atouts pour battre les éventuels autres prétendants que les autres partis de la CAP et de la COD présenteraient. Cependant tout compte fait, les dés ne sont pas encore jetés pour la conquête de la mairie d’Aleg qui est l’objet de beaucoup d’ambitions au point qu’elle constitue pour quelques grosses pointures de la scène politique locale une question d’honneur et une marque de popularité. En attendant de voir plus clair, quel candidat choisira l’UPR pour défendre ses couleurs aux prochaines élections municipales à Aleg ? Wait and see.
Source : Sneiba El Kory