jeudi 2 mai 2013

Journée Pédagogique des élèves de l’école Avenir de Boghé axée sur la 'citoyenneté et le civisme'

Les élèves de l’école privée Avenir de Boghé ont organisé le mardi, 30 avril 2013 une journée pédagogique dans l’enceinte de l’établissement. C’est une initiative des élèves de la classe 5ème D. la cour de l’école était rempli de monde, des écoliers de l’établissement majoritairement avec ceux du lycée de Boghé. Cette journée a vu la participation de plusieurs enseignants et profs et des notables de la ville. La cérémonie a débuté par la lecture de versets de coran. Ensuite, ce fut Marième Daouda Dia magnifiquement habillée de se présenter devant le public pour lire le mot de bienvenue des élèves. Elle a définit dans son discours le sens des concepts «civisme et citoyenneté » en affirmant qu’ils sont des valeurs qui fondent la réussite d’une communauté. Elle a indiqué le but de cette journée qui vise dit-elle « à sensibiliser les jeunes aux notions et aux enjeux du civisme et de la citoyenneté ». Autrement dit, « freiner l’anarchie dans le mode de vie des jeunes, retrouver l’équilibre dans notre société, la valorisation, le respect des règles et lois d’une communauté digne de ce nom» a précisé mademoiselle Dia. Après l’allocution très applaudit de mademoiselle Dia dont la version en arabe a été lue par son collègue Ousmane O Hamada, c’est le conférencier du jour, M. Samba Fall qui a présenté un exposé sur la thématique « Civisme et Citoyenneté ». Il a définit la signification de ces deux concepts et leurs sens dans la vie courante. Ainsi, le conférencier a critiqué de façon virulente certains comportements de nos concitoyens qui dit-il ne concourent guère à faire avancer la société. Pour demander ses droits, il faut d’abord accomplir ses devoirs a martelé Bath. Une société ne peut pas avancer sans le respect et l’application stricte de ces deux notions. Deux notables et non des moindres ont fait des interventions pour appuyer l’exposé de Samba Fall. Il s’agit de N’Diaye Djibril, adjoint au maire, de Mariata Dia et de Sall Djibril, commissaire à la retraite qui ont exhorté les jeunes à étudier sérieusement dans les écoles s’ils veulent réussir la vie. La société d’aujourd’hui n’accepte plus de confier son destin à des ignorants a martelé l’’adjoint au maire de la commune. Même son de cloche du côté de Mariata Dia qui a demandé aux jeunes filles de redoubler d’efforts pour égaler les hommes à tous les niveaux. « Copier sur les femmes du royaume d’Espagne qui excellent aujourd’hui dans les études et sont devenues plus compétitives que les hommes » a lancé la présidente de la Nissa Banque aux collégiennes et lycéennes présentes. Raison pour laquelle, « celles-ci occupent tous les postes importants dans ce pays rendant par la même occasion caduques le débat sur la parité » a-t-elle dit. Le programme de cette journée s’est poursuivi avec la présentation de sketchs sur l’éducation, le civisme et la citoyenneté et une séance de génie en herbes. La journée a été clôturée par un concert de rap animé par le jeune rappeur Three Are alias Moussa M’Bingue. Il a tenu en haleine le public durant une demi-heure avec des messages chocs qui ont le mérite de traduire la réalité aujourd’hui de l’école Mauritanienne. Tout au long du concert, le jeune rappeur a été applaudit par le public qui a dansé pour accompagner ses chansons.

Tagant: Les habitants de Moudjéria manifestent contre la soif !

Plus de deux cent personnes sont regroupées actuellement en sit-in devant les locaux du Hakem de Moudjéria pour réclamer qu'une solution soit trouvée au récurent problème de soif qui sévit dans cette ville depuis de longues années . L'Imam de la Mosquée, notabilités, jeunes, femmes représentants de la société civile attendent de pied ferme qu'une réponse soit apportée à leur demande. De source informée, le Hakem de Moudjéria n'est pas encore sorti rencontrer les manifestants. Selon cette source proche des manifestants , la Hakem est toujours emmuré dans son bureau et n'a encore donné aucune suite aux revendications formulées à tue-tête par manifestants de plus en plus remontés. Selon Mohamed Ould Chamakh professeur au lycée de Moudjeria et représentant local de l'APP, le problème d'eau au niveau local est dû principalement à la vétusté des équipements et à la forte augmentation de la demande.
Khalil Sow-Tagant

Démenti

Selon une source proche du Wali du Tagant, les accusations relayées la semaine dernière sur le web faisant état de la négligence affichée par ce dernier vis-à-vis des gendarmes accidentés à la veille du lancement du salon de Tamourt ENAJ, sont dénuées de tout fondement. La même source indique que le véhicule de gendarmerie qui a subi l’accident ne faisait pas partie du cortège du Wali : « L’accident a eu lieu à 35 km de NBeika alors que le convoi du Wali se trouvait déjà à 5Km de la ville » précise notre source avant d’indiquer que lorsqu’il fut informé de l’accident le Wali a aussitôt appelé le Hakem de Moudjeria pour qu’il saisisse le médecin chef de la Moughattaa pour les premiers soins et apprêter l’ambulance pour l’évacuation urgente des blessés. Seulement alors que le Wali et le Hakem de Moudjéria attendaient les gendarmes accidentés à NBeika, le commandant de brigade de Tidjikja a jugé nécessaire de les évacuer sur Tidjikja au lieu de Moudjéria comme convenu. Informé de la nouvelle donne, le Wali a saisi son Dircab pour s’occuper du nécessaire (médicament, personnel soignant, ambulance) avant l’arrivée des blessés. Après les premiers soins qui ont été administrés à Tidjikja, une ambulance a été mise à la disposition des accidentés pour les évacuer sur Nouakchott. Le Wali accompagné du commandant du Groupement Régional N°8, a accueilli les gendarmes accidentés à l’entrée de NBeika, il leur a souhaité prompt rétablissement avant de mettre à leur disposition tout ce dont ils pourraient avoir besoin. Notre source précise que le Wali est resté en communication téléphonique avec les accidentés et leurs accompagnants jusqu’aux environs de 4 heures du matin au moment où ils venaient juste d’arriver à Achorguit. Enfin la même source d’indiquer qu’en dépit des fausses allégations parues sur le Net, le Wali a reçu les félicitations des responsables régionaux de la gendarmerie qui en auraient rendu compte à leurs supérieurs hiérarchiques.
Khalil Sow-Tagant

La Banque Mondiale approuve un financement de 132 millions d’Ouguiyas au profit de la commune de Boghé

Une mission conjointe composée d’une équipe de 6 consultants de la banque mondiale accompagnés du directeur du Programme de Développement Urbain (PDU), M Mohamed O Bebetta a effectué une visite à Boghé, le 28 avril 2013. Cette importante mission qui fait suite à plusieurs autres déjà effectuées dans la ville par les consultants de la banque avait pour objet d’annoncer l’approbation d’un financement d’un montant de 132 millions d’ouguiyas qui marque le lancement officiel du programme de l’institution en faveur de la commune, mais aussi d’évaluer l’état de performance de la gestion administrative et financière de la commune de Boghé. Cette enveloppe servira à financer trois projets vitaux pour les populations. Il s’agit d’une école à cycle complet, d’un nouveau marché et d’un hôtel de ville. Pour ce troisième projet qui représente une priorité pour la commune alors qu’elle n’est pas considérée comme telle par la banque, la mairie devra formuler une requête spéciale motivée suivant une procédure spéciale adressée aux bailleurs pour obtenir le financement. La commune a fait un plaidoyer avec des arguments en béton (vétusté des locaux abritant actuellement l’hôtel de ville, toiture en tôle, bureaux insuffisants et exiguë, essor démographique de la ville) pour justifier de la pertinence de ce projet. La commune a présenté à la mission une maquette du plan de l’hôtel de ville qui est en cours d’élaboration. Mais, ce plan a peu de chance de passer si l’on en croit les propos du directeur du PDU, Mohamed O Babetta qui indiqué que son institution a confié le travail à son bureau d’études à lui. Crispation et silence radio dans la salle lorsque le directeur du PDU lâcha ces mots! Cependant, le délai du financement accordé à la commune ne dépasse pas une année. La commune devra dépenser 50% en au courant du second semestre de l’an 2013 et le restant au courant du 1er semestre 2014. A cela s’ajoutent des conditions rigoureuses auxquelles restera soumise la commune, notamment un audit financier tous les six mois. Et si par malheur les résultats de l’audit ne sont pas certifiés par le bailleur, le financement sera bloqué. Toutefois, la commune pourra anticiper sur la préparation des dossiers techniques d’appel d’offres avant l’accord de crédit apprend-on auprès de la mission. Une convention sur l’exécution des projets sera signée entre le PDU et la commune. Mais, quelques zones d’ombres persistent dans tout ça et qui reste à clarifier.
Source : Elfoutiyou

mardi 30 avril 2013

Tagant: Mise en place du comté régional de l’accélération des OMD de santé

Le Wali du Tagant Mr Yahya Ould Cheikh Mohamed Vall a présidé, lundi 28 avril, une rencontre dont le but était de mettre en place le comité régional de l’accélération des OMD de santé. La rencontre qui s’est tenue dans le bureau du chef de l’exécutif régional a été marquée par deux communications présenté par Dr Aly Cheibany Directeur adjoint des soins de santé de base et de nutrition au ministère de la santé et responsable au niveau de la cellule de suivi des OMD de santé. Ces communications ont porté sur l’Initiative présidentielle d’accélération des OMD santé et sur la vulgarisation de la stratégie nationale de santé communautaire. Ce fut enfin au tour de la désignation de la Moughataa de Moudjéria comme département pilote pour l’expérimentation de la stratégie l’accélération des OMD de santé au niveau du Tagant et la désignation des membres du comité régional de suivi de l’accélération et de la mise en œuvre de la SNCS. Il convient de souligner que les interventions qui ont été faites lors du débat ont porté essentiellement sur le problème des ressources humaines. Le Wali du Tagant dont l’intervention n’a pas manqué de piquant, a souhaité, vivement, que ce récurent problème de manque de personnel médical qualifié soit réglé. Il a insisté également sur la nécessité de mettre des ambulances à la disposition des communes de NBeika, Soudoud et El Wahat avant d’inviter les responsables de la cellule de l’accélération des OMD de mettre à contribution les organisations de la société civile pour une large diffusion des bonnes pratiques individuelle, familiale et sociétale. Enfin Dr Aly Cheibany a répondu aux différentes préoccupations qui lui ont été soumises par l’assistance avant de préciser que les travaux seront enclenchés dans la Moughatta de Moudjeria dans un bref délai et qu’après une expérimentation qui durera six mois, la stratégie sera généralisée au niveau des trois Moughattas du Tagant.
Khalil Sow-Tagant

dimanche 28 avril 2013

Tagant : L’antenne régionale de la COMEDUC organise une journée de sensibilisation à Tidjikja


Mise sur place depuis bientôt cinq mois, l’antenne régionale de la Coalition des Organisations mauritaniennes pour l’Education au Tagant vient d’organiser une journée de sensibilisation sous le thème « Education : Réalité et Perspectives ». Cette journée a été marquée par l’organisation d’une rencontre dans la salle des réunions de la commune de Tidjikja à laquelle ont été conviés responsables administratifs, acteurs éducatifs, chefs de services régionaux et société civile. Dans son discours de bienvenue, le coordinateur de l’antenne COMEDUC Tagant Mr Mohamed Lemine Ould Ntella a rappelé les principes fondateurs de la Coalition avant de parler de ses objectifs et ses réalisations. Il a prononcé ensuite un mot de remerciement à l’endroit des participants souhaitant qu’ils puissent, par leurs contributions, enrichir le débat. Ce fut au tour du conférencier (membre de la coordination régionale COMEDUC Tagant) de faire une communication portant sur l’état des lieux de l’Education en Mauritanie et ses perspectives. Le constat, selon, Sidi Mohamed Ould Heidi est alarmant : une école totalement en déchéance marquée par une baisse drastique du niveau des élèves et des mesures (reformes) inappropriées qui au lieu d’inverser la tendance continuent malheureusement à aggraver la situation. Face à cette situation le conférencier a souhaité que les journées nationales de concertation sur l’éducation, organisées tout dernièrement, puissent être une panacée pour sauver l’école mauritanienne du naufrage. Pour l’essentiel, les interventions qui ont suivi ont porté sur la nécessité d’un redressement rapide et qualitatif de l’école mauritanienne et la nécessité d’impliquer tous les acteurs éducatifs pour atteindre cet objectif. Enfin les responsables de l’antenne régionale de la Coalition des Organisations mauritaniennes pour l’Education au Tagant ont remercié les participants d’avoir répondu à leur appel avant de promettre que des rencontres similaires seront organisées périodiquement.
Khalil Sow –Tagant

samedi 27 avril 2013

Brakna / Aéré Mbar : Un hippopotame sème la terreur !


Un hippopotame sème la terreur chez les populations riveraines du fleuve Sénégal de Aéré Mbar/Cas-Cas en amont à Wabboundé en aval dans le département de Bababé. Les habitants de Wabboundé ont constaté depuis quelques jours des mouvements inhabituels sur les eaux du fleuve avant d’observer l’animal sur les berges. Ce matin, le trafic fluvial entre Aéré Mbar (rive droite) et Cas-Cas (rive gauche) a été perturbé par ce mammifère qui a failli faire chavirer des pirogues. Des bovins qui traversaient le fleuve ont dû rebrousser chemin face aux turbulences des eaux. Un veau a été grièvement blessé. Les populations riveraines lancent un appel aux responsables du ministère de l’environnement pour une intervention urgente face aux agissements de cet animal massif qui peut occasionner des dégâts humains et matériels. L’hippopotame appartient à une famille de mammifères cétartiodactyles proches des cétacés. C’est un animal aquatique massif (entre 1,4 et 3,2 tonnes) au corps en forme de tonneau. Il est en voie de disparition dans nos milieux. Bien qu’il soit herbivore, il peut attaquer aussi les êtres humains.
Dia Abdoulaye Cp. Brakna

Une unité des blindés saccage le commissariat d’Aleg

Une unité du bataillon blindé stationnée à Aleg aurait saccagé le commissariat de Police de la ville et tabassé les policiers présents sur les lieux, apprend-on dimanche. Les militaires irrités par l’arrestation d’un des leurs par les policiers, qui organiseraient des rondes nocturnes dans la veille, seraient descendus dans un véhicule pris dans leur caserne pour « régler » cette affaire manu militari avec les policiers. Le bataillon des blindés serait actuellement stationné à Aleg, note-t-on de même source. Selon certains observateurs, la police a multiplié ces derniers temps, ses rondes nocturnes en raison de la multiplication de l’insécurité dans la capitale du Brakna.
Source : Mauriweb (Mauritanie)

Brakna: Quatre blessés dans un accident de route entre Aleg et Boghé

Quatre blessés graves tel est le bilan d'un accident de route qui s'est produit jeudi soir, entre Aleg et Boghé, a constaté le correspondant de l'Agence Tawary d'information. Il s'agit d'un véhicule de type Avensis immatriculé 4230 AAO6 transportant sept personnes qui a fait plusieurs tonneaux avant de terminer sa course à quelques dizaines de mètres de route goudron. Selon les informations qui nous sont parvenues de la capitale du Brakna, au sud du pays, le conducteur roulait à une vitesse excessive. Les blessés ont été évacués vers le centre hospitalier d'Aleg, où, ils se trouvent pour des soins, ajoute notre correspondant. Le véhicule qui avait quitté quelques heures auparavant devait se rendre à Boghé.
Source : Tawary (Mauritanie)

vendredi 26 avril 2013

Education : La responsable des clubs scolaires Unicef en visite au Tagant


Mardi dernier, le DREFP du Tagant Mr Mohamed Samba Sedinté a accueilli à Moudjéria la responsable des clubs scolaires UNICEF, première étape d’une tournée de prise de contact que cette dernière effectuait au Tagant. A Moudjéria, Mme Halima Dème a pu s’entretenir avec les membres du bureau du club scolaire, prendre connaissance de leurs doléances avant de s’informer sur leurs activités. Elle a pu également suivre des sketchs mettant l’accent sur la scolarisation des filles, la lutte contre le VIH/Sida, l’unité nationale et le renforcement qualitatif de l’enseignement. Au lendemain Mme Dème s’est rendue à Tidjikja seconde étape de sa tournée au Tagant. En compagnie du DREFP du Tagant elle a déroulé avec les clubs de Tidjikdja (club du lycée et celui du collège) un programme similaire à celui de Moudjéria. Il s’est agi en premier lieu d’une réunion avec les responsables des deux clubs dans la salle des réunions de la DREFP du Tagant, suivie d’une visite de terrain réservée aux deux établissements et l’organisation dans l’après-midi d’une cérémonie au lycée de Tidjikja présidée par le conseiller du Wali du Tagant chargé des affaires administrative. Les élèves affiliés aux deux clubs scolaires de Tidjikja ont saisi l’occasion pour exprimer leurs doléances et mettre le doigt sur les préoccupations d l’heure (scolarisation des filles, lutte contre le VIH/Sida, unité nationale) à travers des sketchs très suivis par le public. A noter enfin que la responsable des clubs scolaires Unicef a mis a profit son séjour à Tidjikja pour rendre des visites de courtoisie aux responsables administratifs et assister à la journée de sensibilisation organisée par l’antenne régionale de COMEDUC portant sur le thème ; « Education : Réalité et perspectives ».
Khalil Sow –Tagant

mercredi 24 avril 2013

Première édition du Salon Tamourt Enaj de l’Agriculture : De nombreuses potentialités économiques à mettre en valeur

La première édition du Salon de l’Agriculture organisée par la commune de Tamourt Enaj (nouvelle appellation qui remplace celle de commune de N’Beika) a vécu. Ce fut l’occasion pour responsables administratifs, acteurs politiques de la commune, opérateurs économiques, société civile et partenaires techniques et financiers de se rencontrer et de discuter des voies et moyens à mettre en œuvre pour l’émergence d’un véritable pôle économique local. Dans leurs discours, lors du coup d’envoi officiel du Salon, le ministre du développement rural Mr Brahim M’Barreck Ould Mohamed Mokhtar tout comme le maire de Tamourt Enaj Mr Ahmed Baba Ould Mohamed Mahmoud Ould Bedda ont mis l’accent sur les efforts déployés par les pouvoirs publics afin de créer les conditions d’une autosuffisance alimentaire nationale précisant que la mise en valeur du bassin de Tamourt Enaj long de plusieurs dizaines de kilomètres , doté de ressources hydriques en abondance et habité de part et d’autre par des populations laborieuses , contribuerait à l’atteinte de cet objectif. Après l’échange des discours, le ministre du développement rural, le commissaire à la sécurité alimentaire, le Wali du Tagant, la représentante résidente du FAO en Mauritanie, les élus de la Moughataa de Moudjéria et plusieurs personnalités présentes au Salon d’Agriculture de Tamourt Naj, ont procédé à la visite des stands et se sont entretenus avec les exposants (Agriculteurs, éleveurs, artisans, représentants de la société civile). La soirée a été réservée à la restitution de l’étude portant sur les ressources agricoles et environnementales de la Tamourt Enaj (ressources hydriques, vastes superficies arables, faune et flore riches et variées) et leur mise en valeur à travers des programmes de développement qui seront mis en œuvre. Pour s’imprégner davantage des grandes lignes développées par les experts du bureau en charge de mener cette étude, le ministre du développement rural, le Wali du Tagant, la représentante du FAO, le maire de la commune de Tamourt Enaj accompagnés d’une forte délégation ont effectué une visite de terrain qui s’est prolongée jusqu’à Gobou (situé en amont de la Tamourt Enaj) avant de visiter la cité historique de Gasr El Barka. La première édition du Salon Tamourt Enaj de l’Agriculture qui s’est déroulée sous le signe de l’apaisement politique (acteurs politiques de la commune soudés tout au long de l’événement) s’est terminée sur une note d’espoir et les participants se sont donnés rendez-vous l’année prochaine avec l’espoir que des grandes avancées socioéconomiques seront enregistrées à travers la mise en valeur de la Toumourt . Khalil Sow –Tagant

mardi 23 avril 2013

Bagodine: un maire pas comme les autres


Bagodine: un maire pas comme les autres A l'approche des élections législatives et municipales, les populations s'interrogent d'ores et déjà sur les personnalités politiques qui aspirent postuler le suffrage universel des citoyens.

Le grand changement constaté, c'est que les populations n’accepteront plus n'importe qui soit désigné sans leur consentement. Elles affirment avoir été trahi par certains maires et parlementaires qu 'ils soient de l'opposition ou de la mouvance présidentiable.

Ces critiques sont surtout portées sur le manque de considération et la négligence en vers les préoccupations quotidiennes des citoyens. et on sait que la plupart de ces maires ou parlementaires résident à Nouakchott, et ne soucient même pas les problèmes posés au niveau de leur communes.

Et en plus ce sont toujours presque les mêmes personnalités qui sont reconduites dans leurs fonctions,et bénéficient en même temps des avantages de la part de l'Etat au détriment des autres, beaucoup plus proches des populations et qui connaissent et règlent les différents problèmes auxquels ces populations sont confrontées.

C'est le cas de la commune de Bagodine. L’adjoint maire Ngam hamady débé, veille à ses populations. Il déploie beaucoup d'efforts pour le règlement des besoins, liés à l'administration, à l’enrôlement et également à l'agriculture.

'' Le maire udp de Bagodine, percepteur upr à Bababé '' comme on le surnomme ici, bénéficie du large soutien des populations de sa commune. Mais il doit faire face à des poids lourds, en concurrence Ba Bocar Soulé (à gauche sur la photo) de l'upr, de Ba Houdou (à droite sur la photo) du prdr et surtout de Diallo Oumar de la Convergence Démocratique.

D'après certains observateurs, la moughataa de Mbagne fait partie des moughataa pour lesquelles le parti upr risque d'avoir de sérieux problèmes face à d'autres formations politiques, pour les prochaines législatives et municipales.

Abou Sow - Bababé;




Source : Abou Sow

Bagodine: un maire pas comme les autres


Bagodine: un maire pas comme les autres A l'approche des élections législatives et municipales, les populations s'interrogent d'ores et déjà sur les personnalités politiques qui aspirent postuler le suffrage universel des citoyens.

Le grand changement constaté, c'est que les populations n’accepteront plus n'importe qui soit désigné sans leur consentement. Elles affirment avoir été trahi par certains maires et parlementaires qu 'ils soient de l'opposition ou de la mouvance présidentiable.

Ces critiques sont surtout portées sur le manque de considération et la négligence en vers les préoccupations quotidiennes des citoyens. et on sait que la plupart de ces maires ou parlementaires résident à Nouakchott, et ne soucient même pas les problèmes posés au niveau de leur communes.

Et en plus ce sont toujours presque les mêmes personnalités qui sont reconduites dans leurs fonctions,et bénéficient en même temps des avantages de la part de l'Etat au détriment des autres, beaucoup plus proches des populations et qui connaissent et règlent les différents problèmes auxquels ces populations sont confrontées.

C'est le cas de la commune de Bagodine. L’adjoint maire Ngam hamady débé, veille à ses populations. Il déploie beaucoup d'efforts pour le règlement des besoins, liés à l'administration, à l’enrôlement et également à l'agriculture.

'' Le maire udp de Bagodine, percepteur upr à Bababé '' comme on le surnomme ici, bénéficie du large soutien des populations de sa commune. Mais il doit faire face à des poids lourds, en concurrence Ba Bocar Soulé (à gauche sur la photo) de l'upr, de Ba Houdou (à droite sur la photo) du prdr et surtout de Diallo Oumar de la Convergence Démocratique.

D'après certains observateurs, la moughataa de Mbagne fait partie des moughataa pour lesquelles le parti upr risque d'avoir de sérieux problèmes face à d'autres formations politiques, pour les prochaines législatives et municipales.

Abou Sow - Bababé;




Source : Abou Sow

Mauritanie: Une marche des dockers vers la Présidence stoppée à gaz lacrymogène


Mauritanie: Une marche des dockers vers la Présidence stoppée à gaz lacrymogène Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour stopper tout à l’heure une marche de protestation des dockers du Port de l’Amitié de Nouakchott au niveau du camp Bataillon Blindé (BB).

La destination de la marche était la Présidence de la République mauritanienne "pour information Mohamed Ould Abdel Aziz des mauvaises conditions de travail dont les dockers sont soumis", ont confié les marcheurs à Alakhbar.

Les dockers, qui on entamé un sit-in ouvert depuis mercredi 20 mars à Nouakchott et à Nouadhibou, réclament une structure sanitaire, une ambulance et veulent être déclarés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale CNSS. Ils exigent encore la valorisation de leur rémunération ainsi que la réduction des heures de travail.

Hier matin (lundi), la Gendarmerie et de la Garde nationales ont "violemment" dispersé un sit-in des mêmes dockers au Port de l’Amitié de Nouakchott. Une quinzaine de dockers étaient blessés et d’autres arrêtés.

Aba Ould Mounazih, un des dockers qui participait audit sit-in, a raconté à Alakhbar que la Gendarmerie et de la Garde nationales ont fait usage de la force pour les disperser ce qui explique le nombre important de blessés dans les rangs des dockers.

Cette "répression" au port s’est passée loin de l’œil des journalistes qui sont interdits de s’approcher aux entrées du port sous peine de voir leurs matériels de travail confisqués.

Lundi après-midi, les affrontements entre forces de l’ordre et dockers ont repris et ces dernies ont bloqué la route menant au port et brûlé des pneus au passage du convoi des forces de l’ordre venues pour les disperser.

Mais les forces de l’ordre ont pu repousser les manifestants à près d’un kilomètre de la voie publique par l’usage excessif de gaz lacrymogène, ont constaté les journalistes de Alakhbar qui ont rapporté plusieurs manifestants évanouis et certains des habitants des quartiers environnants fuyant leur maison envahie par l’odeur des grenades.

Dans la confusion, deux voitures, un autobus et un camion sont entrés en collision.




Le mouvement des dockers s’étend à Nouadhibou


Le mouvement des dockers s’étend à Nouadhibou Le mouvement des dockers entamé hier à Nouakchott se serait étendu à la capitale économique, Nouadhibou, second port du pays, apprend-on de sources concordantes.

Hier déjà à Nouakchott, le Port Autonome de Nouakchott (PAN) avait été le théâtre de violents affrontements entre les gendarmes et plusieurs centaines de dockers en grève.

Ces affrontements ont fait un bilan de plusieurs blessés. Les manutentionnaires réclament une hausse du prix de la manutention (débarquement et embarquement de la tonne de fret maritime, une prise en charge médicale….).

Le Bureau de la Main d’Œuvre Portuaire (BEMOP) prélève environ 30% du prix de la tonne dans le cadre des opérations de manutention. Les dockers dénoncent cette pratique, déplorent « une absence totale de prise en charge médicale et de perspectives de retraite » Ainsi, sur un prix de 1000 ouguiyas, le BEMOP perçoit 250 ouguiyas.



Fédération du RFD à Nouadhibou : « La Mauritanie vit aujourd’hui sous un régime de commissionnaires par excellence »


La fédération du RFD a organisé dans la soirée du dimanche 21 avril dans son siège une cérémonie à l’occasion de la sortie d’une promotion d’étudiants ayant subi une formation de trois mois en informatique. Au cours de la remise des attestations aux stagiaires, leur porte parole a exprimé leur satisfaction pour les connaissances acquises dans cet important domaine sans lequel aucune activité n’est possible aujourd’hui. De son côté, le fédéral du RFD à Nouadhibou, Moktar Ould Lemine a déclaré que cette activité entre dans le cadre de la participation du parti dans l’action sociale et sa conviction de son importance, surtout dans un contexte marqué par un régime de commissionnaires par excellence qui n’ont pour souci que d’amasser le maximum de biens, alors que les populations vivent dans la plus grande précarité à cause des politiques improvisées d’un régime aux abois. Le fédéral Moktar Ould Cheikh a ajouté : ''La crise qu’a connue le secteur de la pêche à Nouadhibou depuis quelques temps a eu pour conséquence l’arrêt de l’activité économique et l’augmentation des rangs des chômeurs dans un silence assourdissant qui dénote d’une incapacité notoire des autorités a relever les défis ou de faire entrevoir un quelconque espoir de solution aux multiples problèmes.'' Le responsable politique régional du RFD s’est demandé sur le sort des 800 millions d’ouguiyas de la caisse du dépôt et du développement dont usent et abusent ce qui sont chargés de la gérer avec la bénédiction des autorités sans que cela ne servent les populations miséreuses de la deuxième plus importante ville du pays qui vit une situation inédite marquée par un chômage galopant, une baisse remarquable du pouvoir d’achat, une recrudescence de la criminalité, un mauvais accès aux services de base (eau, santé, électricité) qui sont le reflet de la crise que vit le pays depuis l’arrivée au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.
Source : Le Calame (Mauritanie)

Fédération du RFD à Nouadhibou : « La Mauritanie vit aujourd’hui sous un régime de commissionnaires par excellence »


La fédération du RFD a organisé dans la soirée du dimanche 21 avril dans son siège une cérémonie à l’occasion de la sortie d’une promotion d’étudiants ayant subi une formation de trois mois en informatique. Au cours de la remise des attestations aux stagiaires, leur porte parole a exprimé leur satisfaction pour les connaissances acquises dans cet important domaine sans lequel aucune activité n’est possible aujourd’hui. De son côté, le fédéral du RFD à Nouadhibou, Moktar Ould Lemine a déclaré que cette activité entre dans le cadre de la participation du parti dans l’action sociale et sa conviction de son importance, surtout dans un contexte marqué par un régime de commissionnaires par excellence qui n’ont pour souci que d’amasser le maximum de biens, alors que les populations vivent dans la plus grande précarité à cause des politiques improvisées d’un régime aux abois. Le fédéral Moktar Ould Cheikh a ajouté : ''La crise qu’a connue le secteur de la pêche à Nouadhibou depuis quelques temps a eu pour conséquence l’arrêt de l’activité économique et l’augmentation des rangs des chômeurs dans un silence assourdissant qui dénote d’une incapacité notoire des autorités a relever les défis ou de faire entrevoir un quelconque espoir de solution aux multiples problèmes.'' Le responsable politique régional du RFD s’est demandé sur le sort des 800 millions d’ouguiyas de la caisse du dépôt et du développement dont usent et abusent ce qui sont chargés de la gérer avec la bénédiction des autorités sans que cela ne servent les populations miséreuses de la deuxième plus importante ville du pays qui vit une situation inédite marquée par un chômage galopant, une baisse remarquable du pouvoir d’achat, une recrudescence de la criminalité, un mauvais accès aux services de base (eau, santé, électricité) qui sont le reflet de la crise que vit le pays depuis l’arrivée au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.
Source : Le Calame (Mauritanie)

Fédération du RFD à Nouadhibou : « La Mauritanie vit aujourd’hui sous un régime de commissionnaires par excellence »


La fédération du RFD a organisé dans la soirée du dimanche 21 avril dans son siège une cérémonie à l’occasion de la sortie d’une promotion d’étudiants ayant subi une formation de trois mois en informatique. Au cours de la remise des attestations aux stagiaires, leur porte parole a exprimé leur satisfaction pour les connaissances acquises dans cet important domaine sans lequel aucune activité n’est possible aujourd’hui. De son côté, le fédéral du RFD à Nouadhibou, Moktar Ould Lemine a déclaré que cette activité entre dans le cadre de la participation du parti dans l’action sociale et sa conviction de son importance, surtout dans un contexte marqué par un régime de commissionnaires par excellence qui n’ont pour souci que d’amasser le maximum de biens, alors que les populations vivent dans la plus grande précarité à cause des politiques improvisées d’un régime aux abois. Le fédéral Moktar Ould Cheikh a ajouté : ''La crise qu’a connue le secteur de la pêche à Nouadhibou depuis quelques temps a eu pour conséquence l’arrêt de l’activité économique et l’augmentation des rangs des chômeurs dans un silence assourdissant qui dénote d’une incapacité notoire des autorités a relever les défis ou de faire entrevoir un quelconque espoir de solution aux multiples problèmes.'' Le responsable politique régional du RFD s’est demandé sur le sort des 800 millions d’ouguiyas de la caisse du dépôt et du développement dont usent et abusent ce qui sont chargés de la gérer avec la bénédiction des autorités sans que cela ne servent les populations miséreuses de la deuxième plus importante ville du pays qui vit une situation inédite marquée par un chômage galopant, une baisse remarquable du pouvoir d’achat, une recrudescence de la criminalité, un mauvais accès aux services de base (eau, santé, électricité) qui sont le reflet de la crise que vit le pays depuis l’arrivée au pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz.
Source : Le Calame (Mauritanie)

lundi 22 avril 2013

Zouerate : Distribution d’une grande quantité de fournitures scolaires par la Commune

La Mairie de Zouerate a procédé ce matin, vendredi 19 avril 2012, à la distribution d’une grande quantité de fournitures scolaires destinée aux écoliers de la ville minière. La cérémonie a eu lieu à la maison des jeunes en présence des autorités locales, de la famille éducative et des parents d’élèves. Toutes écoles fondamentales ont pu bénéficier de cette dotation y compris les écoles privées. Ainsi 13498 cahiers et 6749 stylos ont été distribués. Le Maire de Zouerate Monsieur Yacoub Ould Salem Vall a vivement remercié l’Association des Amis de F’Dérick et du Tiris Zemmour du Docteur Roger qui a gracieusement offert ces fournitures aux enfants de Zouerate. L’inspecteur départemental et le représentant du bureau des parents d’élèves ont tour à tour remercié la commune pour les efforts consentis pour le développement du secteur éducatif à Zouerate. Rappelons que la commune de Zouerate a investit ses dernières années plus de 400 millions de d’ouguiyas dans l’éducation et d’autres investissements sont prévus pour prés de 30 000 000 d’Ouguiyas.
Source : Abdallahi Dieng Ould Cheikh

mercredi 17 avril 2013

La féodalité et le Juge nous ont spoliés de notre terre à Barkeywel

Nous voulons, à travers cette lettre, interpeller les autorités compétentes et l'opinion publique nationale et internationale sur l'injustice manifeste et l'arbitraire caractérisé dont nous sommes victimes; le Juge nous a spolié de la terre (Lieu-dit "Boulehrath", Moughataa de Barkeywel) qui nous a vu naître, que nous avons toujours travaillée et que travaillaient nos ancêtres depuis plus d'un siècle au profit d'un individu qui l'a revendique prétextant que notre père fut son esclave. La terre en question est une terre agricole que notre père, Mohamed Ould Amar, cultivait pour nourrir ses enfants (Sidi Ould Amar, 75 ans, Mohamed Salem Ould Amar, 62 ans et Elhacen Ould Amar, 70 ans; les deux premiers sont visibles sur la photo). Mais, pour le dénommé Mohamed El mokhtar Ould Khatra, alias Hakka, cette terre est la propriété de son père, feu Mohamed Mahmoud Ould Khatra. Nous nous rappelons bien de ce Ould Khatra qui nous rendait régulièrement visite et qui prétendait être notre maître et celui de notre père. Il venait à chaque moisson et repartait avec la moitié de la récolte comme le font tous les maîtres d'esclaves qui sévissaient dans les différents oueds de la région. Mais ce qui est remarquable dans cette affaire est le fait que Ould Khatra n'a jamais habité Boulahrath. Il réside à Diouk, localité située dans la Moughataa de Guérou. Il n'a jamais travaillé cette terre et ne faisait que cueillir le fruit du travail des autres sous prétexte qu'ils furent ses esclaves. Pour revenir au litige actuel, il se trouve que notre père, feu Mohamed Ould Amar, avait autorisé la dénommée Bayka Mint Mahmoud à cultiver un lopin de sa terre. Après Bayka, sa fille, Lezeiba Mint Soueilem, l'avait aussi cultivée. Après la mort de ces deux femmes, la fille de Lezeiba, Rakya Mint Bilal, a prétendu que son fils, Abdellahi Ould Fati, avait acheté la moitié du lopin en question à Mohamed Elmokhtar Ould Katra (qui tient son titre de propriété du fait que notre père fut esclave du sien). Quand nous eûmes vent de cette vente, nous contactâmes Rakya pour lui rappeler que la terre nous appartenait et que notre père l'avait seulement prêtée à sa grand mère et que personne ne pouvait en disposer sans notre consentement. C'est Ould Khatra qui porta l'affaire devant le juge de Barkeywel. Nous expliquâmes au Juge que cette terre appartenait à notre père qui tirait sa propriété des aménagements qu'il y fit, de sa mise en valeur depuis plus d'un siècle et ce selon la règle de base qui dit que "la terre appartient à celui qui la met en valeur". Nous lui expliquâmes que nous sommes nés sur cette terre et que nous y vécûmes jusqu'à cet âge avancé et y avons investi le travail de toute une vie malgré les sécheresses, les invasions de criquets et autres fléaux naturels. Comment alors comprendre que quelqu'un d'autre puisse avoir le droit de la vendre et d'en disposer juste parce qu'il prétend être le fils de celui qui prétendait être le maître de notre père. Pour le plaignant, la terre appartenait à son père qui l'a confiée à ses esclaves (allusion à notre père et à Bayka). Le Juge demanda à chacune des deux parties de produire des témoins à l'exclusion de tous documents ou écrits et en précisant que chaque partie assisterait à la consignation des témoignages de la partie adverse. Pour ce qui nous concerne, nous avons présenté 13 personnes ayant, toutes, côtoyé notre père et attestant de notre attachement à cette terre. Le Juge les a toutes déclarés recevables et en a consigné les témoignages en la forme convenue. Quant à la partie adverse, elle produisit une liste de noms dont la majorité des porteurs n'est plus de ce monde et que le Juge a récusée tout à fait logiquement exigeant la présence physique de tous les témoins comme convenu. Mais que ne fut pas notre surprise quand, quelques jours plus tard, nous apprîmes que Ould Khatra avait présenté dix témoins que le juge avait agréés en notre absence. Parmi les noms de ces prétendus témoins au moins trois correspondaient à des personnes décédés et un à une dame très âgée et aveugle qui habite Nouakchott et dont les fils ont démenti le fait qu'elle ait pu aller témoigner. Les autres sont de nouveaux venus et ne connaissent rien à l'histoire de cette terre. Mais nous comprendrons la raison de cette volteface quand nous apprenons, de sources particulières, que notre adversaire avait été l'hôte du juge Mahfoudh Ould Mohamed Lemine et que ce dernier avait accepté l'invitation du premier à passer une journée à ses frais à Boulehrath! C'est ainsi que le Juge avait fini par rendre son verdict en faveur de Mohamed Elmokhtar Ould Khatra lui octroyant la terre sur laquelle nous travaillons. Nous apprendrons plus tard que le même juge aurait voulu rendre son jugement exécutoire pour nous chasser manu militari de notre terre si ce n'était l'intervention du Préfet qui obtint qu'on puisse finir la saison agricole que nous avons déjà commencée. Mais c'est maintenant la deuxième saison que nous ne semons plus alors que cette terre est notre gagne pain unique. Nous ne pourrons pas envisager l'hypothèse d'en être privés la saison prochaine. Evidemment, nous avions interjeté appel contre ce jugement inique et partisan. L'appel a été introduit près la cour de cassation de la capitale de l'Assaba depuis le mois de Ramadan mais il est pour le moment resté sans réponse. Toutes les portes commencent à se refermer devant nous et nulle part dans cette République une main ne veut nous secourir. Nous continuons pourtant à vouloir régler cette question par les voies pacifiques mais nous commençons à prendre conscience de la vraie discrimination. Aux autorités compétentes, au Président de la République, au Ministre de la Justice, à l'Administration et aux Organisations de défense des droits de l'Homme nous lançons un appel pressent pour nous venir en aide. Nous sommes des hommes libres et personne ne peut disposer de nos biens ni de nos corps sous prétexte qu'il tenait notre père en esclavage. L'évocation d'un tel prétexte est un aveu de culpabilité et devrait faire honte à son auteur plutôt que le servir devant la justice. Nous dénonçons ici la collusion et la connivence entre la Justice et les forces féodales en vue de nous spolier de notre unique gagne pain en violation de la Chariaa et du code pénal en vigueur.
Sidi Ould Amar Mohamed Salem Ould Amar Le 16 avril 2013
Source : IRA Mauritanie