mardi 18 septembre 2012

Zouerate : Le PDU offre à la commune un important lot de matériel.

La Mairie de Zouerate a procédé hier à l’Hôtel de ville à la réception d’un lot de matériel offert par le PDU dans le cadre de l’aide institutionnelle aux collectivités locales. Il s’agit de matériel de bureautique composé d’ordinateurs de bureaux, de chaises, de fauteuils, de bureaux et de climatiseurs split mural. La cérémonie officielle de réception s’est déroulée en présence du Maire de Zouerate Mr Yacoub Ould Salem Vall et de plusieurs membres du Conseil municipal. Pour le Maire de Zouerate, cet aide en matériel de bureautique vient renforcer la modernisation de son institution et permettra sans nul doute de faciliter le travail des agents communaux. « Je remercie, dit-il, le PDU et à travers lui la Banque Mondiale pour son soutien à la Mauritanie en général et la ville de Zouerate en particulier ; c’est l’occasion pour moi de renouveler nos remerciements au responsable du programme Mr Mohamed Ould Babetta. Nous continuons à aspirer à plus d’investissement pour un développement harmonieux de notre ville a-t-il ajouté ». Le Plan de Développement Urbain intervient à Zouerate depuis 2008 avec la fourniture d’une voiture tout-terrain sans compter les importants investissements dans les domaines de l’Education et de la santé. www.cridem.org Source : Abdallahi Dieng Ould Cheikh

Boutilimitt :Une voiture percute cinq femmes

Une voiture a percuté aujourd'hui cinq femmes alors qu'elles sortaient de l'hôpital de Hamed , ce lundi ,après midi, a rapporté le correspondant de Alakhbar. Bien qu'il n'y a pas eu de décès mais ,mais l'accident était préjudiciable où l'une des femmes a avorté alors que les autres avaient des fractures et blessures. Il est à rappeler que le nombre des accidents a connu une montée sans précédent , où le ministère a enregistré 1600 accidents au cours des trois dernier s mois . Alakhbar

Boghé / ANAIR : Clôture de la session de formation 92 femmes rapatriés Les dames déversent leur bile sur l’ANAIR.

En formation à Boghé depuis 1 mois dans les locaux du Lycée de Formation Technique et Professionnelle et Agricole de Boghé, 92 femmes rapatriées viennent de recevoir des mains des responsables de l’ANAIR et du Hakem Mouçaid de Boghé leurs attestations de reussite. C’était le jeudi, 13 septembre 2012 en début de matinée. Ces bonnes dames dont l’écrasante majorité sont des mères de famille ont subi une formation de sur les techniques de cultures maraîchères traditionnelles et le système d’irrigation goutte à goutte. Si dans leurs écrasante majorité, elles se félicitent du bon déroulement de cette formation et de l’expertise acquise au cours de cette session de formation, elles ne manquent de critiquent envers l’ANAIR qui a initié cette formation à leur faveur. Et la cause de cette colère envers l’ANAIR, c’est le non versement des Perdiems aux 92 participantes par l’agence. Pour celles-ci, l’ANAIR s’était engagé à verser un perdiem pour chacune des femmes participantes. Mais au finish, l’agence a fait volte face à 180 degré. Pour Fatimata, une participante, cette attitude de l’ANAIR à l’égard des 92 femmes est incompréhensible. « Nous avons passé trois semaines hors et loin de nos familles, certaines parmi nous sont des femmes allaitantes et d'autres des femmes enceintes elles ont contracté des dettes auprès de certains boutiquiers pour acheter du lait et des couches pour leurs bébés en espérant rembourser les commerçants une fois le perdiem obtenu des mains des agents de l’ANAIR et grande fut notre surprise d’entendre que nous n’avons pas droit à ce perdiem » a affirmé fatimata les yeux larmoyants. C’est du jamais vu et c’est une tromperie de l’ANAIR envers les participantes a-t-elle ajoutée. Pour Kane N’Daiwar, responsable au sein de cette agence qui s’occupe des rapatriés et qui a été assiégé par les femmes dans l’enceinte du lycée technique, les 92 femmes n’ont pas droit au perdiem; car, dit-il, le perdiem est versé au participant d’un séminaire ou d’un atelier pour couvrir ses frais de restauration et d’hébergement. Il se trouve que l’ANAIR a assuré la prise ne charge totale des frais d’hébergement et de restauration des participantes a dit N’Diawar. L’ANAIR a ajouté M. Kane n’avait qu’à rembourser les frais de déplacement, ce qu’elle a fait. Les 92 femmes la mine triste, sont allées se plaindre auprès de l’antenne locale de l’AMDH et auprès du Hakem. Finalement aux alentours de 14 heures, le responsable régional de l’ANAIR décide de verser à chacune d’elles un montant de 2000 UM pour les calmer. Ces femmes rapatriées et bénéficiaires de la formation viennent de plusieurs sites des régions du Gorgol, du Trarza, du Guidimakha, de l’Assaba et du Brakna. A l’avenir, cette agence comme d’autres ONGs qui organisent des ateliers de ce type doivent éviter pareils situation. Jules Diop Cp Brakna

Tagant/ Atelier de validation du PRLP du Tagant

Le Programme Régional de Lutte Contre la Pauvreté 2012-2015 de la Wilaya du Tagant a été validé au terme d’un atelier de deux jours tenu à Tidjikja le 16 et 17 septembre et auquel étaient conviés l’administration régionale, les élus et la société civile. Après la cérémonie officielle d’ouverture de l’atelier présidée par le Wali adjoint du Tagant Mr Cheikh Ould Meddah et marquée par le discours de la représentante du PNUD et celui du secrétaire général du MAED Mr Yislim Ould Hemdane, les discussions ont été ouvertes à la suite de la présentation du PRLP du Tagant par les consultants du Ministère des Affaires Economiques et du Développement. Les participants ont été conviés, par la suite, à des travaux de groupes tournant autour des axes suivants : Axe 1 : Croissance ancrée dans la sphère économique des pauvres, Axe 2 : Développement des Ressources Humaines et expansion des services de base, Axe 3 : Gouvernance, développement Institutionnel et Suivi/Evaluation du programme. Pour l’essentiel lors de la restitution de leurs travaux, les trois groupes ont mis l’accent sur certaines omissions et imprécisions constatées au niveau du document de base et formulé des recommandations allant dans le sens de la prise en charge de toutes les questions conditionnant un réel développement de la région. Présentation succincte du PRLP du Tagant Le programme de lutte contre la Pauvreté de la Wilaya du Tagant s’inscrit dans le cadre du troisième plan de mise en œuvre du Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté qui se fixe les objectifs suivants : Inverser la tendance négative actuelle d’augmentation de la pauvreté ; augmenter , quantitativement e qualitativement , le nombre d’infrastructures sociales de base dont dispose la Wilaya et diminuer les inégalités interrégionales en matière de pauvreté en accordant la priorité aux Moughataas les plus pauvres de la Wilaya. Ainsi donc, pour atteindre cet objectif central, le PRLP de la Wilaya du Tagant devrait définir des objectifs stratégiques dans les différents secteurs prioritaires, une série de mesures permettant la réalisation de ces objectifs ainsi qu’une évaluation du coût de l’ensemble de ces mesures et leur programmation au cours des quatre prochaines années. Khalil Sow –Tagant

lundi 17 septembre 2012

Urgent / Bababé : Un camion écrase trois ânes et une charrette, quatre enfants échappent de justesse !!

Un accident de voiture vient de se produire ce matin vers les coups de 9heures à Dounguel Réwo sur l’axe Boghé-Bababé tout prés du village d’Abary bourgade située à 3Km de Bababé. Selon l’un des témoins, c’est en remontant sur le goudron à bord de leur charrette que quatre enfants venant de Bababé sont pris de cours par un camion de 10t qui roulait à vive allure. Se sentant coincé par la voiture qui n’est plus qu’à quelques mètres de leur charrette qu’ils décidèrent de sauter. Laissant derrière eux les pauvres bêtes et la charrette à la merci du gros porteur qui ravagea tout sur son passage. Finalement un seul âne a pu survivre la charrette et les trois autres bêtes de somme furent tous écrasés par le camion. Affaire à suivre !! Armiya Dem

Brakna : Aleg : La semaine régionale de la jeunesse : un fiasco !

Annoncée depuis plus de deux semaines par un message RAC transmis aux autorités administratives locales, la semaine culturelle régionale qui s’est ouvert samedi est partie pour échouer. En effet, la délégation régionale du ministère de la culture, de la jeunesse et des sports a fait montre d’un amateurisme inégalé doublé d’une volonté manifeste d’écarter les jeunes des départements de la gestion de cette manifestation. Les troupes artistiques et équipes de football des mouqata’a de la région qui étaient censés être à Aleg vendredi soir, veille de la cérémonie d’ouverture, sont restées jusqu’à samedi à 12 heures sans savoir à quel saint se vouer. La délégation régionale du MCJS demande aux communes d’assurer leur transport. Où sont passés alors les fonds destinés au transport, à l’accueil et à l’hébergement des délégations ? Tout laisse croire que les représentants régionaux du département ne semblent accorder aucune importance à la réussite de cet évènement qui est censé raffermir les liens entre des jeunes issus d’horizons divers. C’est ainsi que la cérémonie d’ouverture n’a pu se tenir qu’en début d’après-midi au stade municipal dans un climat morose qui traduit l’improvisation et le manque de sérieux des responsables de l’organisation. Les populations d’Aleg n’ont pas manifesté un intérêt à cette manifestation à laquelle elles n’ont pas été impliquées. Quant au programme, il a été élaboré en catimini en début de soirée après qu’on se soit assuré de la présence des délégations. La soirée artistique de la nuit d’hier qui s’est résumée à un chœur présenté par des jeunes de Boghé a été surtout marquée par l’absence notoire des autorités administratives locales. Quant aux conditions d’accueil et d’hébergement, elles sont exécrables. Face à cette situation chaotique, les jeunes des cinq mouqata’a se sont réunis dimanche matin pour définir une position commune. Ils devaient rencontrer le Wali pour lui exprimer leur désarroi et faire des propositions concrètes pour sauver ce qui peut l’être. Autre anomalie, la semaine régionale qui devait s’étaler sur 7 jours sera bouclée demain dans l’indifférence totale des populations et des responsables locaux du département de la culture, de la jeunesse et des sports. Comment peut-on comprendre qu’une activité organisée par l’Etat puisse échouer de cette façon sans que personne ne s’en émeuve ? Des dirigeants soucieux de la perfection doivent privilégier l’approche participative, la transparence et l’application du principe de la sanction et de la récompense. Or, toutes ces conditions n’étaient pas remplies au grand dam des maires, des artistes et communicateurs traditionnels, des sportifs et de toutes les forces vives de la région. Dia Abdoulaye Cp. Brakna www.cridem.org Source : Dia Abdoulaye

dimanche 16 septembre 2012

Mauritanie-Boghé: 4 millions UM dérobés de l’agence Chinguitel.

Une somme de un million sept cent milles ouguiyas et des cartes de recharge téléphonique estimées à 3 millions UM ont été dérobées de l’agence Chinguitel à Boghé dans le sud de la Mauritanie. Les voleurs ont défoncé, dans la nuit du samedi à dimanche 16 septembre, le portail de l’agence avant de s’emparer du coffre-fort où était gardé l’argent. La police a retrouvé ce matin le coffre-fort qui a été jeté dans la rue. Il y restait encore une somme de 120 000 UM. Dans la Wilaya du Brakna où se situe la ville de Boghé, puiseurs commerces ont été la cibles de vol ces deux dernières semaines et des gardiens de nuit et agents de sécurité témoignent avoir été menacé, ces derniers jours, par des hommes armés. www.cridem.org Source : Alakhbar (Mauritanie

samedi 15 septembre 2012

L’ancien sénateur de MBoutt, Moctar Ould Sidi Brahim : «Nous soutenons le président Aziz et voulons le rencontrer»

Dans une déclaration à ANI, l’ancien sénateur de MBoutt, Moctar Ould Sidi Brahim, qui vient de rentrer de Tunisie où il se soignait depuis deux mois et demi, a exprimé le vœu de rencontrer le président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, pour, insistera-t-il, lui dire combien, les chefs traditionnels et notables qu’il représente, soutiennent son action à la tête du pays. «J’avais des griefs contre lui, mais depuis les «Rencontre avec le Peuple» qu’il a organisé l’année dernière et cette année, il m’a impressionné. Je suis convaincu à présent qu’il est le dirigeant idéal pour la Mauritanie, le «zaim» qu’il nous fallait, plus que ne l’a été Jemal Abdel Nasser, ou De Gaule, ou Bongo, en leur temps, pour leur pays et pour la Nation arabe et africaine. C’est vraiment le président des pauvres et la CNAM sur laquelle il veille et là pour le prouver et je lui demande de continuer à le faire, car pendant ma maladie, en Tunisie, j’ai perçu son importance, je recevais quelques 200 appels téléphoniques de partout pour s’enquérir de mon état de santé. La CNAM est une institution qui est au service des pauvres et je la remercie pour cette attention particulière qu’elle accorde aux pauvres. Nous, les chefs traditionnels et notables mesurons et considérons ce genre de chose et je les appelle à sortir de chez eux pour montrer à l’opposition qu’ils ne la soutiennent pas et que son discours ne les impressionne pas. Je dis au président Mohamed Ould Abdel Aziz, auquel je souhaite longue vie pour le grand bien de la Mauritanie, que les chefs traditionnels et les notables que je représente veulent le rencontrer. Mon contact est le 22 64 82 65.» ANI

vendredi 14 septembre 2012

Mission de la banque mondiale a Atar

En vue d’évaluer le Programme de Développement Urbain (PDU) en Mauritanie, qu’elle finance depuis 10 ans et qui s’achève cette année, la banque mondiale a délégué un responsable de haut de niveau s’enquérir des projets sur le terrain. Arrivé le 11 septembre a Nouakchott, il s’est réuni avec les responsables nationaux concernés de prés ou de loin par la décentralisation, avant de se rendre le 12 a Atar ou la BM a financé la construction du marché central, celle de l’hôtel de ville, la réalisation de l’assainissement/pavage et la réhabilitation du réseau d’eau . Apres avoir passé en revue ces différents projets, le responsable de la banque mondiale a tenu, après un diner de gala offert par le directeur général de Amextipe dans son tout nouveau domicile , une réunion avec les responsables d’institutions impliquées et/ou concernées par le projet assainissement/pavage en cours de finition au centre ville d’Atar. Reconduira-t-on le PDU a la suite de cette mission d’évaluation ? Il faut prier Dieu pour cela, car en 10 ans, la banque mondiale a débloqué, au travers du PDU, plus de 2 Milliards d’UM a la mairie d’Atar , soit le double de ce que l’Etat Mauritanien a offert en 26 ans (1986, premières communes), dans le cadre du « fonds régional de développement ( FRD ) » a cette même commune. Ely Salem Khayar Cridem

jeudi 13 septembre 2012

Tagant: Ouverture de la deuxième édition de la semaine régionale de la Jeunesse

La matinée du jeudi 13 septembre a été marquée à Tidjikja par l’ouverture de la deuxième édition de la semaine régionale du Tagant placée sous le sceau de « la Jeunesse au service du développement ». Les festivités ont débuté d’abord par la lecture du Coran suivi du défilé des jeunes des trois Moughataas du Tagant (Tidjikja, Moudjéria et Tichitt), et par le discours de bienvenue lu par l’adjoint au maire de Tidjikja Mr Tar Ould Sid ‘Ahmed et le discours du Wali du Tagant Mr Mohamed Ould Moustapha Ould Mohamed Vall annonçant le coup d’envoi des festivités. Au niveau de la tribune officielle le Wali du Tagant était entouré de son directeur du cabinet, ses conseillers, des responsables sécuritaires régionaux, des élus, des chefs de services, des notables et des responsables de la société civile. L’attention du public a été retenue par le chant mélodieux de la troupe de Nimlane déclamé devant les autorités avec une rare virtuosité. Cette prestation a été suivie par la présentation des délégations qui ont été saluées chaleureusement par les officiels. Le public a été convié par la suite à une conférence animée par le Président du réseau régional de la jeunesse du Tagant portant sur la citoyenneté comme facteur de cohésion sociale tenue en même temps que le concours en Coran organisé dans la Mosquée d’Argoub et les jeux traditionnels ( Sigh, Djamet) disputés dans les locaux de la commune de Tidjikja. Un Match de football sera organisé dans l’après-midi et dans la soirée les troupes des trois Moughataa animeront une soirée artistique et culturelle. Khalil Sow –Tagant

mercredi 12 septembre 2012

Visites inopinées du Wali du Tagant: Hôpital et Centre d’enrôlement premières cibles !

Le Wali du Tagant Mr Mohamed Moustapha Ould Mohamed Vall accompagné de l’Adjoint au Hakem de Tidjikja, a visité l’hôpital et le centre d’enrôlement de Tidjikja,mardi 11 septembre. A l’hôpital de Tidjikja, il a rendu visite aux patients et s’est entretenu avec le personnel soignant. Le Wali a donné des instructions fermes pour une prise en charge efficace des malades, le respect des horaires de travail et une gestion rationnelle des ressources. Notons que des voix condamnant des mauvaises pratiques et un comportement outrancier du médecin chef de l’hôpital de Tidjikja se font, de plus en plus, entendre dans le milieu des patients et leurs accompagnants. Toute chose que le médecin chef nie en bloc indexant à son tour, le désordre, le manque de respect et l’indiscipline de certains usagers de l’hôpital de Tidjikja qui veulent y dicter leur loi. Au niveau du centre d’enrôlement, le Wali a invité le personnel à redoubler d’efforts et à s’ouvrir aux citoyens en mettant à leur disposition toutes les informations dont ils auraient besoin. Il a par la suite profité de sa présence sur les lieux pour lancer un appel à l’intention de ceux qui ne se sont pas encore enrôlés les invitant à le faire dans le meilleur des délais, rappelant que l’enrôlement est un acte citoyen auquel tous sont soumis sans restriction. Rappelons que cette première visite impromptue que le Wali du Tagant vient d’entreprendre entre dans le cadre d’une série de visites qu’il envisage de mener afin de s’enquérir du fonctionnement réel des services régionaux dont certains, faut le reconnaitre, se particularisent par l’absentéisme, l’incurie et le laisser-aller. khalil Sow

mardi 11 septembre 2012

Boghé : Manifestation contre les coupures prolongées d’électricité - [Reportage Photos]

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Un groupe d’une centaine de personnes a organisé tôt dans la matinée du lundi une manifestation pour exprimer le ras- le bol des populations contre les coupures d’électricité qui affecte le réseau de la ville de Boghé depuis une semaine. Ces manifestants composés de commerçants, de chauffeurs de taxi, de restauratrices et de jeunes ont démarré leur marche de protestation à partir du carrefour, un quartier devenu un nouveau pôle commercial dans la ville qui attire beaucoup de passagers en partance vers d’autres villes du pays. Ils ont ainsi arpenté l’artère principale jusqu’au quartier de Boghé Escale où ils ont assiégé les bureaux de la préfecture pour crier leur colère contre les coupures d’électricité et l’insouciance de la SOMELEC par rapport à ce problème. Les manifestants scandaient un seul slogan en Hassaniya « courant wou L’mé » qui signifie en français « courant et eau ». C’est un vieux gardien posté devant le bureau du Hakem qui les a empêché de pénétrer dans le bureau du chef de l’exécutif départemental où il n y’avait aucun garde pour assurer la sécurité des lieux. Après la préfecture, les manifestants très en colère ont continué pour se rendre à la centrale électrique avant de stopper leur marche sur la digue piste menant vers la SONADER pour parler aux autorités locales qui ont fait le déplacement pour les calmer. Heureusement, les manifestants ont accepté d’écouter les autorités qu’ils ont même applaudit par moment et qui les ont convaincus de mettre fin à leur marche tout en leur promettant que le problème sera résolu à 16 heures de l’après-midi. Déjà, la direction technique de la SOMELEC avait envoyé un groupe électrogène de 630 KVA pour palier au problème des coupures d’électricité dans la ville et ses environs qui avaient commencé à agacer tout le monde ici. Avant 17 heures TU, l’électricité fournit par la centrale de Manantali était déjà arrivée dans les ménages. Pendant cette période de coupure d’électricité, les populations ont vécu un véritable calvaire ; elles sont même retournées à la vie du moyen âge a dit un notable. La vie économique locale s’est complètement arrêtée. Les produits alimentaires stockés dans les chaînes de froid ont été détruits. Le réseau de téléphonie mobile et fixe était totalement perturbé. Les stations services de carburant, les banques, les services publics dans leur grande majorité ne fonctionnaient plus. Plus pire encore, était la coupure d’eau dans le réseau de la SNDE durant ces derniers 24 heures obligeant les femmes à aller se bousculer autour des puits à la recherche du liquide précieux. Même s’il y’avait un service minimum assuré par un groupe électrogène de 400 Kwatt qui ne fournissait pas la moitié de sa capacité énergétique et qui finit d’ailleurs par tomber en panne parce que frappé par l’usure. Et la responsabilité de cette longue coupure d’électricité qui a affecté le réseau de Boghé depuis le 04 de ce mois jusqu’au lundi 10 septembre incombe à la direction générale de la SOMELEC qui n’a pas anticipé sur ce problème à temps. Dès lors, les responsables de l’entreprise doivent désormais prendre des dispositions pour que ce genre de problème ne se reproduise plus. Notre pays ne doit pas dépendre seulement du courant fournit par une centrale électrique internationale. Nous espérons que les responsables de la SOMELEC vont tirer les leçons de ce qui vient de se passer à Boghé et qui a failli compromettre même la campagne rizicole en cours car, la station de pompage du périmètre rizicole sur lequel travaillent environ 1800 exploitants agricoles était aux arrêts pendant toute cette période et les paysans ne pouvaient pas trouver de l’eau pour irriguer leurs champs de culture.
Elfoutiyou Cridem

Hivernage 2012 : Le bilan des dégâts s’alourdit

L’hivernage 2012 n'a pas été tendre avec les populations des régions Sud du pays. Glissements de terrain, inondations, dégât matériel. Le bilan se corse et commence à inquiéter les populations. Des intempéries qui viennent de donner raison aux prévisions de l’Office national mauritanien de la météo qui annonçait au mois d’aout, de fortes pluies dans les 6 régions du Sud : les deux Hodhs, l’Assaba, le Guidimakha, le Gorgol et le Brakna. L’intérieur de la Mauritanie est frappé depuis quelques jours par des averses qui ont perturbé la quiétude des populations. Certaines localités ont enregistré des dégâts importants, notamment à Néma où les populations ont manifesté dans la rue pour demander des dédommagements. Annoncées destructrices par le service de la météorologie, les fortes pluies ont causé des dégâts. Bilan des catastrophes depuis le début de l’hivernage : 24 familles se sont retrouvés sans abris à Aleg, suite aux fortes pluies du 17 aout. Des Glissements de terrain ont été enregistrés au mois d’aout, à Kaédi, à Maghta Lahjar et à Néma. Dans la nuit du 13 au 14 Aôut 2012, la ville de Boghé a enregistré d’importantes précipitations qui ont causé beaucoup de dégâts matériels et provoquée l’effondrement de nombreux bâtiments dans la ville et ses environs. Dans la nuit du 18 aout, une forte pluie a occasionné des dégâts importants dans la ville de Boghé où plus de 40 maisons se sont écroulées faisant 3 blessés légers. Dans la nuit du 05 septembre, des dizaines d’habitants de la ville de Néma ont manifesté dans la rue pour demander à L’Etat des dédommagements, suite aux dégâts matériels qu'ils ont subis lors de dernières pluies. Nouakchott pour sa part n’a pas encore connu de dégâts majeurs, même si certains quartiers continuent de patauger dans l’eau. Prévision pour les prochaines 24h Selon l’ONM, « la persistance du Jet Subtropical sur les régions du nord du pays continuera à donner des faibles pluies sur le Tiris-Zemmour et l’ouest de l’Adrar. Un retrait du FIT sera constaté au cours de prochaines 24h. Il se positionnera au sud de Nouakchott, au voisinage d’Aleg et au sud de Kiffa. Ce retrait occasionnera des vents d’intensités modérés à forts accompagnés une réduction de la visibilité par tempête de sable sur le sud du Tiris-Zemmour, l’Adrar, l’est de l’Inchiri, le Tagant, le nord du Brakna et du Trarza. L’extrême sud du Guidimakha, du Grogol du Brakna et du Trarza sera sous la dominance des vents de mousson avec des faibles pluies. » Dialtabé Cridem

Radio Atar récompense les lauréats des concours Ramadanesques ( Reportage photos)

Depuis sa mise en service le 12 avril 2011,la station radio FM d’Atar a bien comblé un vide très manifeste chez les jeunes filles et garçons pour les médias . Parmi ses programmes variés, la plus importante et la plus récente est l’émulation organisée tout au long du mois béni de Ramadan, conjointement par la radio Atar et la coordination régionale de l’orientation islamique et enseignement originel. Aux fins d’annoncer les résultats de cette compétition culturelle, une cérémonie présidée par le Wali Mouacaid de l’Adrar, entouré de ses collaborateurs, a été organisée ce dimanche 10 septembre dans les locaux de la station radio d’Atar. Au delà de la distraction, passe temps et infos que les jeunes et plus âgés écoutent sur les antennes de radio Atar,, ils sont nombreux a participer a tous les jeux et concours audio, organisés par ce nouveau media public. L’émission dont il est question aujourd’hui était dirigée avec brio par le jeune Mohamed Salem Ould Beidedda. Elle était écoutée quotidiennement dans tous les foyers. Certains parents, sinon la plupart d’entre eux supportaient avec engagement leurs jeunes filles et garçons concourants, en déboursant, malgré leurs faibles revenus, les frais de téléphone. Lequel relie avec la station de radio émettrice. Les enseignants, Imams de mosquée, professeurs et intellectuels divers sont a des degrés divers impliqués dans l’animation de cette émission, ce qui rend son auditoire plus nombreux et plus intéressé. Dans leurs mots explicatifs, le directeur de la station régionale Bedr Ould Moussa, le coordinateur régional de l’enseignement originel Ould El Hadi, et l’animateur de l’émission Beidedda ont décrit, les critères de participation, les notations et l’ambiance qui prévalaient tout au long de ce concours radiophonique. La cérémonie d’aujourd’hui, relayée en direct aux auditeurs atarois par le talentueux Saad Ould Moustaphi a vu les jeunes filles l’emporter, haut la main sur les garçons car les 1er, 2eme, 4eme ,6eme et 7eme sur 10 prix leur sont revenus. Ces prix, faute d’autres moyens plus valeureux, se présentent sous forme de crédit téléphonique, stage d’apprentissage informatique, livre saint ou Coran, quelques heures d’auto-école. Ely Salem Khayar

lundi 10 septembre 2012

Mauritanie-Boghé: Manifestations contre la coupure d’eau et d’électricité

Des manifestations secouent en ce moment (10:00 GMT) la ville de Boghé dans le sud de la Mauritanie. Les populations sont remontées contre la coupure générale d'électricité d’eau qui dure depuis une semaine. La double coupure paralyse entre autres les stations services, les centres de santé, le centre d'enrôlement, a constaté mardi le correspondant de Alakhbar. Le maire de la ville Ba Adama Moussa, joint mardi au téléphone par Alakhbar, avait expliqué que la coupure est due à l'écroulement d'un poteau électrique sur l'axe reliant Boghé à Kaédi dans la Wilaya du Gorgol. La situation a été aggravée, selon le maire, par la panne de l'unique groupe électrogène de la société d'électricité (SOMELEC) qui devait alimenter la ville en cas de coupure. La ville comptait deux autres groupes qui ont été transférés à Sélibabi. En outre, les populations doivent faire face à une pénurie d'eau après l'arrêt de fonctionnement du forage de la ville dû à la coupure d’électricité. ALAKHBAR

dimanche 9 septembre 2012

Bababé : Urgent !! : Encore un cas de noyade à Bababé

Ces excavations de tous les dangers refont parler d’elles. En effet chaque hivernage elles faisaient beaucoup de victimes et cette année elles n’ont pas dérogé à leur règle trois disparition par noyade en cinq jours …. A l’heure ou nous lançons ce posting, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver le jeune Mamadou Oumar Sidi Sall âgé de 16ans, mais sans succès. Le drame se serait produit aux environs de 9H30 du matin. Le jeune homme était parti à la recherche du pâturage à 800m du Village. C’est au retour qu’il fut attiré par le trou fatal. Selon toute vraisemblance M.O.S, revenant des champs et tenant sous ses bras un sac rempli d’herbe vers 9h30mn, au moment de traverser une petite rivière vers « Toulel Doroogo » ravin situé à quelques encablures du village, qu’il glissa sur un creux d’une vingtaine de mètre sous les yeux hagards de compagnons d’ infortunes qui ne savent pas nager !! Cette cave se trouve être parmi les dizaines laissées ça et là par EMOJOXXI une société d’aménagement. Pourtant après la fin de ses travaux la société n’a jamais daigné d’ensevelir des dizaines d’excavations laissées dans certains périmètres rizicoles de la vallée du fleuve. Rappelons que cette disparition par noyade est la troisième du genre en l’espace d’une semaine dans cette zone. A Aéré gollère un jeune étudiant s’était noyé en revenant des champs un autre travaillant à l’ENER s’est vu emporté par les eaux de ruissellement vers Diokké. Sans compter les animaux emportés par les de ruissellement. Ce qui relance le débat sur l’utilité ou non de ces sociétés. Espérons d’ici demain retrouver le pauvre Mamadou Oumar ! Armiya Dème Cridem

L'initiative de développement de l'Inchiri organise une manifestation à Loueibda (Akjoujt)

L'initiative de développement de l'Inchiri a organisé vendredi à Loueibda relevant de la moughata d'Akjoujt une manifestation populaire qui réunit de larges masses représentant les acteurs sociaux, culturels et économiques de l'Inchiri et des wilaya voisines. La cérémonie s'est déroulée sous la supervision d'une délégation du parti de l'Union pour la République (UPR) sous la conduite du secrétaire exécutif chargé de la promotion sociale et des droits de l'Homme, M. Yarba Ould Sghair en présence de M. Mohamed Lemine Ould Chamekh, membre du conseil national, de Abdallahi Salem Ould Ahmedoua, conseiller du président du parti et Mohamed Ould Abidine, secrétaire fédéral du parti en Inchiri ainsi que de Mohamed Lemine Ould Seyid, membre de la commission politique. Dans un mot pour la circonstance, M. Yarba Ould Sghair a tout d'abord exprimé les remerciements du parti à l'assistance soulignant en particulier l'initiative de développement de l'Inchiri qui regroupe une élite des fils de la wilaya qui ont fait du développement de celle-ci leur souci premier et organisé nombre d'activités au profit des populations. Il a indiqué que la diversité de l'assistance est la preuve de l'unité des rangs et du fait que l'on se départisse de la division, ce à quoi justement appelle le parti notant que la division n'est pas nécessairement inéluctable et que de toute façon elle en sert pas l'intérêt général. Le secrétaire exécutif de l'UPR a souligné que le parti encourage et appuie ce genre d'initiatives car en fait le développement est la finalité de toute politique et parce qu'il constitue la pierre angulaire du programme du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz qui veille à relever le niveau de vie du citoyen et à le rendre heureux. Cela s'est concrétisé, dit M. Yarba Ould Sghair, dans le bilan des réalisations accomplies au cours des 3 premières années du mandat présidentiel et qui ont atteint 70% pour 60% de la période correspondante dudit mandat. M. Ould Sghair a aussi attiré l'attention sur les réalisations hors programme du Chef de l'Etat comme les programmes "Solidarité" 2011 et "Emel" 2012 pour lesquels l'Etat a mobilisé des montants considérables de son Budget et qui ont été exécutés de manière satisfaisante réagissant rapidement aux calamités naturelles, à la sécheresse et à la crise financière internationale. AMI

Enfin un laboratoire d’analyse médicale biologique à Rosso

Pour la première fois un laboratoire d’analyse médicale s’est installé au service des populations de Rosso. Ce laboratoire dénommé Rosso lab effectue des analyses dans les domaines de la biologie. Selon les patients rencontrés dans ce laboratoire : « C’est un ouf de soulagement que nous exprimons nous les Rossossois qui depuis les années précédentes nous étions obligés de nous déplacer jusqu'à Nouakchott où au Sénégal pour y effectué ces genre d’analyses ». Il est donc venu à son heure. D’après Mr Mohamed lemine Ould Ely boba Gérant du dit laboratoire : « Ce laboratoire agrée par la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Médicale), aide à faire des analyses dans tous les domaines de la santé globale, et effectue aussi des bilans préventifs attentifs au traitement à l’aide d’un matériel très utilisé en Europe » - Model SRFI de marque français Depuis plusieurs années les populations de Rosso étaient obligées de se rendre à Nouakchott ou au Sénégal pour y effectué des analyses du genre et cela est un avantage de raccourci médical qui aujourd’hui permettra aux patients d’éviter les frais de déplacement de Rosso à Nouakchott ou vers d’autres endroits qui pour peut engendrer des risques de voyage. Il règle aussi pour certaines personnes vivants dans des difficiles, des problèmes d’hébergements et d’autres frais qui touchent à leurs santé. Depuis son installation en mars 2012 à Rosso, il facilite les coups d’analyses à des prix très abordables en plus d’un service très efficaces assurés par un personnel professionnel et dynamique pour ses genres d’analyses partagés par un docteur biologiste et un technicien supérieur de la santé biologique). Ce laboratoire est situé dans le quartier de la Médina 1 en face sur la nationale1, il assure 24/24 un service d’analyse médicale au profit des populations de Rosso. Contact : 45569300-46926885-22340401 Ibrahim Idriss Cridem

samedi 8 septembre 2012

Démarrage de la semaine culturelle et sportive dans le Trarza.

Les manifestations de la semaine culturelle et sportive régionale de la wilaya du Trarza impliquant 160 jeunes des 6 maoughataa de la wilaya ont démarré vendredi à Rosso. Cette semaine régionale englobe des activités, compétitions et concours culturels sportifs et de loisirs. Les jeunes garçons et filles des différentes moughataa du Trarza compétissent ainsi dans diverses disciplines (Coran, sports traditionnels etc.) réhabilitant ainsi diverses composantes de notre patrimoine culturel jusque là marquantes dans la wilaya. Mme Cissé Mint Cheikh Ould Boida, ministre de la culture, de la jeunesse et des sports, en donnant le coup d'envoi, a appelé les jeunes à prendre part efficacement dans ces activités de jeunesse. Dans un mot pour la circonstance, la ministre a déclaré que la réhabilitation de la jeunesse et son insertion dans la vie active constitue un fondement essentiel de l'action gouvernementale et une des orientations générales de l'Etat au cours de ces dernières années. Elle souligné dans ce cadre, l'attention dont bénéficie la frange jeune de la part du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, relevant que cela s'est concrétisée dans plusieurs mesures et actions visant à dynamiser le rôle de la jeunesse et à la faire participer à la vie publique. Elle a précisé que le ministère s'attelle à travers l'organisation de cette semaine régionale à impliquer les jeunes dans l'oeuvre de construction nationale. La semaine régionale du Trarza lance ainsi les semaines régionales dans le pays. C'est ainsi que les capitales des wilaya connaîtront l'organisation de manifestations similaires au cours du mois de septembre courant. Le démarrage de la semaine culturelle et sportive du Trarza s'est déroulée en présence du ministre du commerce, de l'artisanat et du tourisme et du ministre délégué au près du ministre d'Etat à l'éducation nationale chargé de l'enseignement secondaire ainsi que du wali du Trarza par intérim, d'autres personnalités en plus d'un grand public de cadres et de jeunes. AMI

Discours prononcé par le président du parti UD (union pour le développement) Mr Barro Mohamed à Sebkha ( Nouakchott) en présence des membres du parti.

Il y a un peu plus de cinquante ans, sous une tente ici à Nouakchott, un groupe d’hommes s’est réuni et, avec ces mots simples d’indépendance, a lancé la Mauritanie dans l’improbable expérience de la démocratie en signant l’acte de naissance de la Mauritanie. Le document a fini par être signé mais est demeuré inachevé. Il a été entaché par le problème communautaire, qui a failli diviser le pays et a conduit aux événements que nous connaissons tous, les pères fondateurs malgré leurs bonnes volontés n’ont pu résoudre ce problème, et laissé la résolution finale de la question aux générations futures. Bien entendu, la réponse à la question était déjà inscrite dans notre Constitution – une Constitution dont le cœur est l’idéal de l'égalité de tous les citoyens devant la loi ; une Constitution qui a promis à son peuple la liberté et la justice et une union qui pourrait et devrait être perfectionnée au fil du temps. Et pourtant les mots sur un parchemin ne seront pas suffisants pour délivrer les citoyens de leur asservissement ni pour assurer aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et leurs pleines obligations en tant que citoyens de La Mauritanie. Il faudra des générations successives de Mauritaniens qui seront prêts à s’engager –par la protestation et la lutte, dans la rue et devant les tribunaux, et toujours en prenant de grands risques – pour réduire le fossé entre la promesse portée par nos idéaux et la réalité de leur temps. C’est là, l’une des tâches que nous nous sommes assignée au sein de notre parti UD – de poursuivre la longue marche de ceux qui sont venus avant nous, une marche pour une Mauritanie plus juste, plus égale, plus libre, plus attentive et plus prospère. J’ai choisi de me présenter devant vous à ce moment précis de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pouvons pas affronter les défis de notre temps à moins de le faire ensemble - à moins que nous n’améliorions notre union en comprenant que nous pouvons avoir des histoires différentes, mais que nous portons les espoirs communs ; que nous pouvons ne pas avoir la même apparence et ne pas venir des mêmes endroits, mais que nous voulons tous aller dans la même direction – vers un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits-enfants. Cette croyance vient de ma foi inébranlable dans la décence et la générosité du peuple Mauritanien. Mais elle vient aussi de ma propre histoire Mauritanienne. La coexistence des différentes entités qui composent le pays est un sujet que, je crois, notre pays ne peut se permettre d’ignorer maintenant. Nous commettrions la même erreur que l’auteur des actes offensants à propos de la foi musulmane – de simplifier et de « stéréotyper » et d’amplifier le côté négatif des choses au point de distordre la réalité. Le fait est que les commentaires qui ont été faits et les problèmes qui sont remontés à la surface ces dernières semaines reflètent les complexités de la question communautaire dans notre pays sur laquelle nous ne nous sommes jamais vraiment penchés – une partie de notre union qui reste à améliorer. Et si nous ne les abordons pas maintenant, si nous nous retirerons dans nos coins respectifs, nous ne serons jamais capables de nous unir pour relever des défis tels que la santé, l’éducation, la nécessité de trouver de bons emplois pour chaque Mauritanien. Au lieu d’une évolution harmonieuse entre nos communautés, c’est une impasse dans laquelle nous sommes coincés depuis des années. Contrairement à ce que prétendent certains de nos critiques, nous ne sommes pas assez naïf pour croire que nous pourrions en finir avec nos divisions en notre seul présence ici et ailleurs. Mais nous avons toujours affirmé notre conviction profonde – une conviction qui prend racine dans notre foi en Dieu et dans notre foi dans le peuple mauritanien – qu’ensemble nous pouvons aller au-delà de certaines de nos blessures engendrées par la cohabitation, et qu’en fait nous n’avons pas d’autre choix si nous devons poursuivre notre voie vers une union plus parfaite. Cette voie signifie reconnaître le poids de notre passé, sans pour autant devenir victimes de ce passé. Elle signifie que nous devons insister pour que l’équité soit assurée dans tous les aspects de la vie mauritanienne. Mais elle signifie également que nous devons lier nos revendications particulières – meilleurs services de santé, meilleures écoles, meilleurs emplois – aux aspirations plus larges de tous les mauritaniens. Elle signifie aussi que nous devons assumer entièrement la responsabilité de nos propres vies : en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur lisant, en leur apprenant que, quand bien même ils seraient amenés à faire face aux défis et à une discrimination dans leur vie à eux, ils ne devront jamais se laisser aller au désespoir et au cynisme ; ils devront toujours croire qu’ils sont maîtres de leur destin. Mais nous savons – nous l’avons vu – que la Mauritanie peut changer. C’est là le vrai génie de ce pays et de son peuple. Ce que nous avons déjà réussi à accomplir nous remplit d’audace et nous permet d’espérer tout ce que nous pouvons et devons accomplir demain. Pour la communauté maure, la voie vers une union plus parfaite signifie de reconnaître que les maux qui tourmentent les autres communautés n’existent pas uniquement dans leurs esprit; que l’héritage de la discrimination – et les cas actuels de discrimination, bien que moins flagrants que par le passé – sont réels et méritent une réaction. Non seulement verbale, mais concrète : investir dans nos écoles et nos communautés ; appliquer nos lois sur les droits civiques et garantir l’équité de notre système pénal ; proposer à la nouvelle génération l’ascenseur social qui a été indisponible pour les générations précédentes. Cette voie implique que tous les mauritaniens comprennent que les rêves des uns ne se réalisent pas nécessairement au détriment de ceux des autres ; qu’en investissant dans la santé, et l’éducation des enfants de toutes les couleurs, nous allons, en bout de course, aider la Mauritanie toute entière à prospérer. Alors, en fin de compte, ce qu’il nous faut, ce n’est ni plus ni moins que ce que la religion musulmane demande : que nous agissions envers les autres comme nous voudrions qu’ils agissent envers nous. Soyons gardien de notre frère, nous enseigne l’Ecriture. Soyons gardien de notre sœur. Trouvons cet intérêt commun que nous avons les uns dans les autres, et que cet esprit-là soit également présent dans notre politique. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite, mais les générations successives ont montré qu’elle peut toujours être améliorée. Et aujourd’hui, chaque fois que je doute et je suis cynique au sujet de cette possibilité, ce qui me donne le plus d’espoir est la génération suivante – les jeunes dont les attitudes et les croyances et l’ouverture au changement ont déjà fait l’histoire. Propos recueillis par Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel CP le véridique. www.cridem.org Source : Albert camus Diop