mardi 23 mars 2010

Démission


Mme Aminettou Mint El Maouloud députée d’Aleg du parti "Adil" (opposition) a démissionné de cette formation en vue d’adhérer à l’un des partis de la majorité presidentielle, apprend-on de source bien informée.

Mme Mint El Maouloud, l’une des dirigeantes du parti "Adil" avait activement milité jusqui’ci au sein du FNDD puis de la Coordination de l’opposition democratique (COD).

Dans une déclaration publiée le 23 mars sur des sites électroniques, la députée d’Aleg a expliqué que sa décision est intervenue après un «examen attentif de la situation nationale» et se justifie par son «attachement aux intérêts supérieurs du pays et à la conjugaison des efforts pour la construction du pays et de ses institutions».

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Info source :
Tahalil Hebdo (Mauritanie)

Nouadhibou : Une entame d’implantation de l’UPR.



Le directeur de l’ENER Abdellahi Ould Dahi battait campagne ce week end dans la wilaya de Nouadhibou pour l’Union Pour la République (UPR). Ould Dahi est allé à la rencontre des populations de la wilaya pour sensibiliser les militants de cette région pour une adhésion massive à la prochaine implantation du parti début avril prochain.

Tant les éloges à l’endroit du président de la République ont meublé de bout en bout son intervention au cours d’une invitation au quartier Baghdad. Ould dahi a convié les populations de Nouadhibou qui ont assisté à cette réunion à se mettre du côté du président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz pour bâtir une Mauritanie prospère, une nation des Grandes ambitions, et à accompagner la bonne marche du parti dans la wilaya.

Il s’est réjoui des projets qui verront le jour très prochainement dans la wilaya, dont les plus parlants est, le port minéralier de la Snim, l’extension du port de Nouadhibou, l’extension du port commercial …

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Info source :
Hamoud Sidaty

Communiqué : le HCR accompagne une représentante du bureau du Département d’Etat américain chargé de la population, des réfugiés et de la migration, d



Le 17 mars 2010, Madame Nnenna N Offobike chargée de programme au bureau d’assistance pour l’Afrique du Département d’Etat américain a rendu visite aux réfugiés mauritaniens du département de Richard Toll, grâce aux bons offices de l’antenne du HCR dans ce dit département du Sénégal situé dans la vallée du fleuve.

Madame Offobike, comme elle a eu à le préciser, avait pour mission l’évaluation de la situation et des besoins des réfugiés mauritaniens au Sénégal dans la perspective de l’intégration locale.

La chargée de mission du département d’Etat a tenu à souligner que sa démarche ne consiste nullement à encourager les réfugiés mauritaniens à rester au Sénégal.

Cette précision est d’autant plus importante, qu’il apparaît évident que certains réfugiés mauritaniens qui vont opter pour cette intégration locale n’excluent nullement leurs désirs de rentrer un jour dans leur pays, si les conditions le permettent ; alors que d’autres réfugiés de cette même communauté exigent la poursuite des opérations de rapatriement qui ont débuté en janvier 2008 et ont pris fin officiellement le 31 décembre 2009.

Nous remercions chaleureusement madame Nnenna Offobike pour cette mission humanitaire d’un grand intérêt pour les réfugiés mauritaniens et à travers sa personne nous remercions le gouvernement Américain qui chaque fois que nécessaire a toujours fait preuve de compréhension à l’égard de la douloureuse situation des réfugiés mauritaniens.

Nous remercions aussi le Haut commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, pour ses bons offices et ses différentes interventions qui servent, à ne pas en douter, les intérêts des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali, même s’il y a encore quelques problèmes qui subsistent.

Nous n’oublierons pas de louer l’hospitalité que les peuples du Sénégal et du Mali réservent à leurs frères réfugiés mauritaniens. Nous profitons de l’occasion, pour appeler à la générosité de tous les donateurs et bailleurs de fonds afin que soit soulagée la souffrance des réfugiés mauritaniens où qu’ils se trouvent dans le monde.

Dakar, le 22 mars 2010


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Info source :
Moustapha Touré

Inauguration du projet PIR Brakna à Waboundé (Moughata’a de Boghé).





Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, monsieur Mohamed Lemine O Aboye a procédé ce Samedi matin 16 Mars vers 11 heures en compagnie des Représentants de l’Union Européenne et de l’UNICEF dans notre pays à l’inauguration officielle du Projet d’Investissement Régional au Brakna en Eau et Assainissement.

C’est dans la liesse populaire que s’est déroulée l’inauguration solennelle de ce projet, inauguration marquée par la coupure du ruban symbolique au niveau de l’une des bornes fontaines du village de Wabondé après avoir reçu les explications de Moulaye de l’ONG Tenmiya. Acte effectué par le Ministre en charge de l’hydraulique et les diplomates étrangers et qui sera suivie aussitôt par des lâchées d’eau.

Le projet PIR Brakna inauguré aujourd’hui s’inscrit dans le cadre du Programme d’Investissement Régional de l’Hydraulique Rurale et semi-Urbaine) élaboré en 2005 par le Ministère de l’Hydraulique.

C'est un programme d'un coût global de 2. 132. 000 euros, financés par deux grands bailleurs : l'Union Européenne pour 1. 600. 000 euros (75%) et l'Unicef et l’Union des maires du Brakna pour 440. 000 euros (25%).

Dans son allocution de bienvenue, le maire de Boghé a remercié l’Union Européenne, l’Unicef et l’Union des Maires du Brakna qui dira t-il « n’ont ménagé aucun effort pour doter les localités de : Waboundé, Roti, Mourtogal, Dar El Khadra, Bagdad, Roueîmdi Taleb Mohamed, Saé, Douboungué, M’Bone dièri, Niakaka, Gourel Boubou, Dioulom,, Lopel et Bakaw en cours d’exécution de ces précieux forages équipés avec toutes les installations nécessaires à l’accès à l’eau potable ».

Le premier magistrat de la ville, Adama Moussa Bâ n’a pas manqué de formuler quelques doléances à l’endroit du ministre et qui sont relatifs à la réduction du prix du mètre cube d’eau vendu à 250 Um et au remplacement des forages actuels de la SNDE par celui de la SONADER.

Plaidoyer en faveur du lavage des mains avec le savon.

Pour le Représentant de l’Unicef, M. Christian Skoog, l’inauguration du Plan d’Investissement Régional du Brakna constitue, je cite : « l’aboutissement du travail considérable et la consécration d’efforts communs et continus et le fruit d’un partenariat exemplaire entre le gouvernement Mauritanien, l’Union Européenne, l’Unicef, l’Union des Maires du Brakna, le Gret et Tenmiya qui ont agi ensemble pour permettre à cette Wilaya charnière de se doter d’infrastructures adéquates d’eau et d’assainissement».

Il magnifié le travail accompli et salué ce qu’il a appelé « la complémentarité et l’esprit de partenariat qui a prévalu durant toutes les phases de cette œuvre capitale pour le développement du Brakna ». Le diplomate Onusien reste convaincu que ce Plan d’Investissement Régional trouve sa réelle porté dans des retombées directes sur les populations vulnérables et plus particulièrement sur les enfants dont la diarrhée dit-il constitue la 2ème cause de mortalité.

Il n’a pas raté l’occasion de faire auprès de l’assistance la promotion de certains thèmes d’actualité chers à l’Unicef, tels ″le lavage des mains avec du savon ″ ″ l’utilisation correcte des latrines″, ″ la conservation et le traitement de l’eau au niveau de chaque ménage″. Il a plaidé en faveur de la généralisation de ce plan (PIR notamment) dans toutes les wilayas du pays ainsi que pour la pérennisation de cette vision partenariale qui, de son avis incarne les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la source de leurs références de base et leur inspiration principale pour reprendre ses propres expressions.

2 Millions d’euros, nouvelle enveloppe pour la Facilité eau.

Prenant la parole, le chef de la Mission de l’UE dans notre pays a affirmé que : « l’eau est un bien précieux mais les infrastructures et les équipements qui la distribuent le sont aussi ». C’est dans cette optique qu’il a lancé un appel aux populations bénéficiaires pour veiller à l’entretien des ces biens qui dit-il ont un effet sur l’amélioration de la santé.

Le financement mis en place par l’UE dans le cadre de la mise en œuvre du PIR Brakna s’inscrit dans la contribution de cet organisme pour la réalisation des OMD a précisé le diplomate européen en ajoutant que la mise en œuvre de projets comme celui-ci, démontre qu’ils sont sur la bon chemin.

Toute fois, il a demandé aux partenaires du projet de poursuivre dans cette direction jusqu’à l’horizon 2015n afin dit-il de réduire de moitié la proportion des personnes privées d’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base. Il annoncé la mise en place d’une nouvelle enveloppe intitulée « Facilité Eau » et pourvu d’un montant de 2 Millions d’Euros dans le cadre du 10ème FED et qui est déjà disponible pour les pays d’Afrique- Caraïbes et Pacifiques en espérant qu’elle sera mieux utilisée par les bénéficiaires.

Le Ministre a, quant à lui, remercié les partenaires au développement de la Mauritanie et annoncé à l’endroit du maire qu’il examinera les doléances exprimées par la commune et le représentant du village de Waboundé, Abdel Kérim.

Gros plan sur le PIR Brakna.

S’adressant à l’assistance, Bernard Gay, le représentant du Gret en Mauritanie a focalisé son intervention sur les objectifs et les apports du projet mis en œuvre dans le cadre du PIR par son ONG. Il dira à cet effet : « le premier objectif a consisté à fournir de l'eau potable dans ces villages. Diverses solutions ont été retenues pour trouver de l'eau : 19 forages positifs (de 6 ou 4 pouces) ont été réalisés ainsi que trois puits et 11 cuves alimentées par un camion citerne.

Pour le pompage, nous avons équipé 10 villages de moteurs diesel et 10 autres de pompes solaires. Pour la distribution de l'eau, 6 villages disposent de plusieurs bornes fontaines, les autres étant équipés d'une seule borne. Enfin le programme a construit 19 châteaux d'eau, de 10 à 80 m3, et a posé plus de 20 km de conduites.

Le second objectif concerne l'assainissement. Le travail fait en ce domaine est important également, bien que moins visible sauf en ce qui concerne les écoles où 64 blocs latrines ont été réalisés. Un important travail de sensibilisation et de formation a été fait par le Gret auprès de toutes les communautés villageoises et auprès de 33 écoles.

Le troisième objectif porte sur la gestion des équipements. Selon les principes du code de l'eau, la gestion de ces points d'eau fut attribuée, par l'Autorité de Régulation, suite à un appel à concurrence, à trois délégataires privés (CDS, Ihsane et Gémeaux TP). Il s'agit d'une gestion encadrée par les communes et par l'État avec constitution mensuellement de provisions pour la maintenance et le renouvellement. Le prix de l'eau, de l'ordre de 250 UM/m3, a été validé, par arrêté, par le Ministère de l'Hydraulique.

Il s'agit d'un prix d'équilibre qui garantit la maintenance et le renouvellement des équipements à long terme. Ce mode de gestion est nouveau. Il est différent du système précédent basé exclusivement sur l'Anépa et il demande un peu de temps pour être bien compris par les populations et pour trouver ses équilibres ». Il a remercié les entreprises qui ont participé à la réalisation de ce projet. Il déploré les obstacles rencontrés par le projet dans la commune d’Aleg dont pourtant le maire préside l’Union des maires de la région.

Quant au projet PIR Brakna en question, il a été réalisé sous la maîtrise d’ouvrage des communes structurées au sein de l’Union des Maires du Brakna et mis en œuvre par le groupement Gret- Tenmiya. Ce projet vise à améliorer les conditions de vie et de santé des populations en couvrant leur besoins en eau potable et en assainissement au niveau des communes du Brakna. Grace à ce projet, d’importantes infrastructures hydrauliques et d’assainissement ont vu le jour dans plusieurs localités rurales et urbaines du Brakna. Le programme PIR Brakna a touché 25 villages dans quatre Communes : 11 à Boghé, 8 à Magtalahjar, 4 à Mbagne et deux à Aleg.

Après la cérémonie inaugurale, la délégation a visité le forage de Roti et les deux forages solaires de Sayé et de Douboungué dans la commune de Boghé. Enfin, il faut noter que ce projet ne pouvait pas voir le jour sans la contribution grandiose de l’Union Européenne et l’engagement des maires de la région. A ce rythme, nous osons affirmer que la que la commune de Boghé devraient atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement à l’horizon 2015.

Thièrno Souleymane (Brakna)

Le PIR porte aussi l’empreinte de….

Derrière toute œuvre se cache généralement des acteurs généralement anonymes le plus souvent et qui n’apparaissent pas. Parmi celles-ci, on peut citer ce jeune cadre Mauritanien, M. Kader O Mohamed Jeîd O Mohamed Habiboullah; Technicien conducteur des travaux de l’Entreprise SOMIBA-TP (maître d’œuvre des travaux de réalisation du projet d’adduction en eau potable) exécutés dans le cadre du PIR Brakna .

Pendant une bonne douzaine de mois, les travaux sur le terrain furent exécutés sous la coordination et la supervision de ce jeune chef de chantier de l’Entreprise SOMIBA-TP. Un jeune dynamique et qui a su mener cette mission difficile dans les règles de l’art, faut-il le noter.

Nous l’avons rencontré pendant la cérémonie inaugurale et il nous a expliqué tout sur le travail accompli par son Entreprise. Sur les caractéristiques techniques des ouvrages hydrauliques, le chef de chantier nous a donné quelques indications sur le château d’eau de Waboundé qui dessert une population de 2134 personnes selon les estimations démographiques contenues dans un document du Gret. De 5 mètres de hauteur, ce château d’eau est d’une capacité de 60 mètres cubes avec un débit de pompage de 8 mètres cubes à l’heure.

La longueur totale du réseau fait 1359 mètres avec trois bornes fontaines. L’Adduction d’Eau Potable Multi village de Roti dessert, elle 2250 personnes et possède la même capacité que celle de Waboundé. La particularité du forage de Roti, c’est qu’il alimente 3 localités (Dar El Khadra situé à 1 kilomètres du château, Mourtogal et le village du même nom). La canalisation utilisée pour la réalisation du réseau d’adduction en eau est de 3674 mètres linéaires a déclaré le chef de chantier.

Les bénéficiaires ont contribué en réalisant les tranchées sur une longueur totale de 2,5 Km a poursuivi le technicien qui a précisé également que la main d’œuvre est entièrement locale. La station pompage solaire de Sayé dessert une population de 750 personnes. L’énergie solaire est fournie par 6 panneaux de 300 WC. La longueur totale du réseau est de 15 mètres avec une seule borne (très faible tout de même !).

Globalement, l’Entreprise SOMIBA-TP a réalisé les travaux pour 144 Millions d’ouguiyas dont 119 Millions consommés dans les travaux du lot de Boghé.

Kader n’a pas caché les difficultés qu’ils ont rencontrées sur le terrain mais il loué l’intervention puis la médiation de Abdel Kérim, le directeur de l’école de Waboundé auprès des habitants de Dar El Khadra et l’implication du maire de Boghé qui ont permis de venir à bout des réticences des habitants de cette localité. Il faut rappeler en fin que l’Entreprise SOMIBA-TP est dirigée par Abdel Weddoud O N’Tehah et son PDG s’appelle Mohamed Bouyé O Babe.

Thièrno Souleymane (Brakna)
référence à www.cridem.org


Info source :
Jules Diop

lundi 22 mars 2010

Politique/ L’UFP en mission de sensibilisation au Tagant



Une délégation de l’Ufp présidée par le député Moustapha Ould Bedridine vient de séjourner à Tidjikja et à Ghoudiya dans le cadre de l’opération de sensibilisation que mène l'Union des Forces du Progrès pour expliquer aux populations de l’intérieur, les positions de cette formation politique vis-à-vis des questions de l’heure.
Après le mot de bienvenue adressé à la délégation par l’ex ministre de la santé Mohamed Ould Khlil, la parole est revenue au sénateur de Tidjikja Moustapha Ould Sidatt dont le discours était tant attendu localement pour fixer ses nombreux partisans sur sa position (il faut dire qu’en dehors de ses interventions au sein de l’hémicycle du sénat, le sénateur de Tidjikja avait toujours affiché un silence qui avait commencé à devenir retentissant). Ceci dit, Moustapha Ould Sidatt n’a pas fait de cadeau à Mohamed Ould Abdel Aziz et son équipe gouvernementale à l’origine, selon lui, de tous les maux dont souffrent actuellement les mauritaniens. Ces maux, selon le sénateur, ont pour nom : insécurité, terrorisme, hausse des prix, intensification de la pauvreté et confiscation des libertés. Et Ould Sidatt d’enfoncer le clou « d’ailleurs les différents régimes militaires en Mauritanie se sont tous soldés par des échecs. De Moustapha Ould Saleck à Haidalla en passant par Moaouya et Ould Abdel Aziz en particulier, tous ont échoué. En s’imposant par la force contre la volonté populaire et en altérant tous les acquis démocratiques (listes électorales, découpage administratif, état civil…, Ould Abdel Aziz montre son vrai visage de dictateur assoiffé de pouvoir »
Lui emboitant le pas, le vice président de l’UFP Moustapha Ould Bedridine après avoir condamné les atrocités infligées au peuple Palestinien et féliciter les militants de Tidjikja pour leur courage et leur détermination , a déclaré que la mission qu’il préside à pour but de battre campagne contre le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a ensuite basé son argumentaire sur six chefs d’accusation qui mettent à nue les contradictions du « Président des pauvres ». Pour le vice président de l’UFP les arguments qu’utilisent Ould Abdel Aziz et ses thuriféraires ne résistent pas à la moindre analyse objective. La remise en cause de la légitimité démocratique, le détournement des deniers publics pour le financement des programmes écrans, la lutte contre la gabegie, l’argument du manque de poigne de l’ex Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi face au terrorisme, les reformes à tout-va (état civil, refonte de la liste électorale, nouveau redécoupage administratif..) et la remise en cause des accords de Dakar, sont, selon le vice Président de l’Ufp, autant de manquements qui montrent, suffisamment, les mauvais desseins de Mohamed Ould Abdel Aziz qui maintient le petit peuple sous le joug des promesses fallacieuses. « Le réveil sera brutal, car tous ces pauvres qui courent derrière des promesses chimériques finiront par comprendre qu’ils ont été abusés » devait-il conclure.
Enfin, il convient de rappeler que la délégation de l’UFP composée du vice Président Moustapha Ould Bedridine, du sénateur de Tidjikja Moustapha Ould Sidatt, du chargé de communication de l’UFP Mohamed lemine Ould Zein, de l’ex ministre Mohamed Ould Khlil, de Yahya Ould Bowba, Moctar Ould Khentar et Mohamed Ould Alem, a séjourné à Ghoudiya et qu’elle fera escale dans d’autres localités du Tagant pour le même motif de sensibilisation.

Khalil sow

dimanche 21 mars 2010

KAEDI : Plaidoyer pour le développement agropastoral du Gorgol

Cinq jours durant, la problématique du développement agropastoral de la wilaya du Gorgol était au centre des débats de la rencontre organisée par le groupe de recherches et de réalisations pour le développement rural (GRDR) en partenariat avec l’association des maires et parlementaires du Gorgol (AMPG).

La rencontre a regroupé plus d’une centaine de maires, d’agropasteurs, des services techniques déconcentrés de l’Etat, des représentants d’OSC (organisation de société civile). L’objectif affiché est d’échanger entre différents acteurs actifs dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage afin d’élaborer un plaidoyer initiant un plan de développement agropastoral (PDAP) de la région.

L’approche « prospective » pour booster le secteur
M. Moctar El Hacen, consultant a présenté aux participants un exposé sur le contexte de l’élaboration du PDAP qui s’appuie sur l’approche dite prospective basée sur un plan à trois points : faire l’état des lieux, faire participer les populations aux discussions et les impliquer pour mieux appréhender leurs besoins réels (méthode participative) et enfin élaborer des choix stratégiques pour la mise en œuvre des projets agropastoraux au profit des bénéficiaires.
Les ateliers scindés en trois groupes selon les zones agro-sylvo-pastorales (aride, oueds, fleuve) du Gorgol ont permis d’approfondir la notion, d’être au fait des préoccupations des populations à travers leurs représentants et d’échanger les expériences. Il s’agissait pour les animateurs : Sy Aly, Ismail O. Teiss et Bâ Samba Sandigui d’amener les participants à appréhender la définition des concepts de la prospective, de leur présenter les variables « Gorgol 2030 » et leur analyse, de déterminer les scénarii possibles, probables et souhaitables. Une présentation de la sécurité alimentaire, et de la planification étaient à l’ordre du jour.
Selon Mohamed O. Dah, coordinateur du GRDR au Gorgol, l’atelier financé par le comité français de solidarité internationale (CFSI) vise l’élaboration d’un plan régional de développement agropastoral afin de servir de base de plaidoyer en s’appuyant sur les conclusions issues des débats.
L’élaboration du plaidoyer entre dans le cadre du projet « sécurisation de la production agropastorale (SPAP)» financé par l’UE, le CCFD et le SCAC (mai 2007à décembre 2010) dont l’objectif est de lutter contre la pauvreté à travers l’implication de la société civile dans la définition des politiques publiques en matière de sécurité alimentaire et de sécurisation durable et de façon concertée des productions agropastorales dans les wilayas greniers de la Mauritanie (Gorgol, Guidimakha, Assaba, les deux Hodh)
Le rôle attendu de l’AMPG, qui est une structure regroupant les maires et parlementaires du Gorgol, est d’assurer la communication à titre institutionnel du plaidoyer. Quand au GRDR, il est chargé de l’exécution du projet au Gorgol et au Guidimakha, et en assure l’appui technique et financier.

Signature de conventions de partenariat
Trois conventions de partenariat ont été signées entre le GRDR et trois communes dans le cadre de l’exécution de leurs plans de développement communaux. Ces conventions se traduisent par l’affectation d’un agent de développement local chargé du suivi et le don de motos à chacune de ces communes. Ce geste a été hautement apprécié par le maire de Toufoundé Civet M. Tall Yahya qui a remercié au nom de ses collègues, le GRDR pour son appui constant en faveur du développement de leurs communes.
Il faut rappeler que le GRDR dont l’objectif est de créer un processus d’amélioration durable et continue des conditions de vie des populations conformément à leurs aspirations est présent en Mauritanie depuis 1989 (Guidimakha) et seulement depuis 2005 au Gorgol (projet de relance agricole) où il pilote depuis 1997 un programme d’appui aux initiatives de développement local dans le cadre de la mise en œuvre de la décentralisation. Le GRDR intervient dans une dizaine de communes du Gorgol (Néré Walo, Toufoundé Civet, Lexeiba, Tokomadji, Djéol, Ndiadjibiné, Mbout, Sanghé, Maghama, Monguel) et ce dans divers secteurs (planification concertée, sécurité alimentaire, accès à l’eau potable, assainissement, appui et renforcement de la structuration des OCB, urgence).

Vieux Gaye
CP/Gorgol

Une responsable du Département d’Etat américain visite des sites de rapatriés



Madame Nnenna Ofobike, chef de la Division population et réfugiés au Département d’Etat américain, a entrepris le 18 mars 2010 une visite en Mauritanie en vue d’évaluer le programme d’assistance aux rapatriés, financé par sa division et exécuté par trois ONG, partenaires de l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR) .

L’hôte a été accueillie au débarcadère de Rosso par le Directeur Général de l’ANAIR, Ba Madine, entouré de ses collaborateurs, des responsables administratifs de la région, des représentants de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Nouakchott, du HCR et des représentants d’ ONG partenaires.

Ensuite le Directeur Général de l’ANAIR et ses collaborateurs ont accompagné l’hôte chez le wali du Trarza pour une visite de courtoisie. Une réunion dans le bureau du gouverneur a permis un échange de propos entre les deux responsables, brefs mais courtois et singulièrement positifs.

Après cette visite, la délégation s’est rendue à la représentation régionale de l’ANAIR où le Directeur Général a de nouveau souhaité la bienvenue à l’hôte et exprimé sa satisfaction quant à la coopération avec les ONG partenaires que sont l'IRD, WVI et Counterpart .

Au début de cette séance de travail, Ba Madine a souligné toute l’importance que le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, attache à la question de la réinsertion des rapatriés, étant donné son lien avec le processus de réconciliation nationale. Le Directeur Général de l’ANAIR a expliqué que le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz a tenu tous ses engagements en la matière, et les étapes significatives entreprises par notre Gouvernement, y compris la mobilisation des ressources nationales.

Ba Madine a fait un exposé sur les réalisations de l’ANAIR et a aussi développé les grandes lignes du programme d’insertion durable qui profitera aussi bien aux rapatriés mais aussi à toutes les populations des régions d’accueil.

La responsable du Département d’Etat s’est montrée très impressionnée par le travail accompli par l’ANAIR en si peu de temps. Nnenna Ofobike a estimé que cette visite lui a permis de mieux comprendre l’enjeu du processus, ses contraintes ainsi que les besoins de financement.

La réunion s’est poursuivie jusqu’en début d’après-midi et fut suivie d’un déjeuner offert par le Directeur Général de l’ANAIR. A la suite de ce déjeuner, la délégation a visité les réalisations conjointes de l’IRD et de l’ANAIR, dans les sites à proximité de Rosso (Tékess et PK 6).

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Info source :
L’Autre Actualité (Mauritanie)

samedi 20 mars 2010

Rapatriés de FADA : « On nous a installés dans une zone marécageuse, loin de notre village d’origine, qui est toujours sous occupation ».



Une délégation du Rassemblement National pour la Reforme et le Développement (Tawassoul) a rendu visite Mercredi 17 Mars 2010, le village de FADA, situé dans la commune de Tekane, département de Rkiz, dont tous les habitants étaient déportés pendant les événements douloureuses de 1989.

Cette délégation était présidée par Ahmedou Wodiaa, Secrétaire National chargé des droits de l’homme et des affaires sociales, membre du bureau politique, Madame Aminata Niang, Secrétaire Nationale chargée des relations avec les syndicats et la société civile et Oumar Amadou M’baye, Secrétaire National chargé de la comptabilité.

D’autre part, cette délégation était accompagnée par quelques membres de la section de RKIZ dont son président Mohamed Ould Naji. A leur arrivée, un accueil chaleureux leur a été réservé par les Fadois, malgré leurs conditions de vie précaires.

Le Secrétaire National chargé des droits de l’homme, saisira cette occasion pour remercier, au nom de la délégation qui l’accompagnait, les rapatriés de FADA de l’hospitalité tenue à leurs honneurs. Ahmedou woddia dira que « nous avons été délégué par notre parti Tawassoul, pour d’une part vous souhaiter la bienvenue dans votre pays, et d’autre part, s’enquérir de votre situation ainsi que les problèmes que vous traversez depuis votre retour ».

Il ajoutera « Nous savons que beaucoup d’injustice ont été commises vis-à-vis d’une partie de la communauté mauritanienne pendant les événements de 1989, mais notre Parti comme dans sa tradition et son référentiel islamique a toujours manifesté sa volonté à travers ses parlementaires, et son programme politique à ce qu’une solution définitive et équitable soit trouvée pour le retour de nos frères dans la dignité ainsi que leurs insertions et leurs indemnisations ».

Parlant du fondement de base de son Parti, Ahmedou Wodiaa affirmera « Notre sainte religion l’islam, refuse toute forme d’injustice quelque soit sa provenance, et prône l’équité, la fraternité et le pardon. C’est pourquoi nous ne pouvons tolérer l’injustice d’où qu’elle vienne »

Par ailleurs, le chef du site Mamadou Ali Diak, qui prendra la parole, remerciera la délégation de Tawassoul, de l’importance qu’elle accorde à leur situation, en se déplaçant de Nouakchott. Il dira «Le fait que vous nous parlez de vos principes tirés de l’islam, tels que la fraternité, la réparation, la patience, le pardon nous réconfort déjà beaucoup ».

Mamadou Ali diak qui relatait l’historique de leur déportation, ajoutera que « En 2007, le Ministre de l’intérieur du Gouvernement de l’ancien President Sidi Ould cheikh Abdallahi, Mr. Yall Zakaria, accompagné d’une délégation de 50 personnes, nous a visité dans notre site au Sénégal comme tous les déportés mauritaniens. Il nous a manifesté la volonté du gouvernement mauritanien à notre retour au pays natal. Nous avons alors fixé Quatorze conditions pour le retour et il accepta.

Cependant, malgré que certaines conditions n’aient pas été honorées, nous avons quand même accepté de revenir dans notre pays, sur nos terres, puisque rien ne peut remplacer la demeure de nos ancêtres, malgré que nous fussions dans de bonnes loges au Sénégal. Ainsi donc, le 07 Mars 2009, le HCR, nous embarqua dans ses camions pour nous déposer ici. Mais à notre surprise, nous trouvâmes des maures blancs qui occupaient notre village et qui refusèrent que nous descendions sur ce sol, qui fut pourtant le notre. Alors nous aussi, nous refusâmes de descendre des camions pendant trois jours jusqu’à qu’une solution soit trouvée à notre problème.

Cependant nous comprimes très vite qu’à cet instant, l’autorité locale était impuissante devant les occupants de notre village, qui étaient des maures blancs issus de la tribu de RAHAHILA en provenance de RKIZ. Car ce sont ces derniers qui nous désignaient les lieux où nous devions désormais habiter». Et Mr Diak de poursuivre « le Wali et le Hakem resteront pendant trois jours ici, sans pouvoir trouver une issue à notre problème ; puisque nous avions exigé deux choses : notre village d’origine ou on retourne au Sénégal. Ils usèrent de stratagème en faisant appel à des parents, des cadres et personnalités afin de nous dissuader.

Et finalement une solution momentanée fut trouvée, et le préfet nous dit «Nous allons vous donner un autre terrain pour trois mois le temps de permettre à ceux qui occupent vos maisons de déménager ». Et nous acceptâmes, malgré les pressions et les interventions. Cependant, voila huit mois que nous sommes toujours sur ce terrain marécageux, et depuis lors, le préfet nous a oublié, et ne passe plus sinon que pour rendre visite aux occupants de nos terres et repartir ensuite comme si nous n’existions pas. »

Relatant leurs conditions de vie, le chef de site exprimera que « Nous traversons toute forme de difficultés, et jusqu’à présent nos terres sont cultivées par d’autres, nos enfants ne vont pas à l’école et quand nos femmes tombent malades, on est obligé de les amener au Sénégal, puisque nous ne disposions ni de case de santé à forte raison d’un poste de santé. Jusqu’à maintenant nous n’avons récupéré que 17 arbres Bananiers parmi quarante dont disposait la coopérative agricole de notre village avant notre déportation. Ce qui s’explique que le reste est toujours exploité par les occupants de nos terres »

Ensuite ce fut le tour de Fatimata Ali Diak de parler au nom des femmes de FADA. Après avoir remercié la délégation de cette occasion qui lui est offerte de pouvoir s’exprimer devant des personnalités politiques, elle affirmera que « Les femmes sont les plus victimes dans tous ces tourments. Car c’est elles qui restent avec les enfants dans ce site de peur d’être agressées ».

Madame Fatimata, ajoutera que « Au Sénégal, les femmes pratiquaient beaucoup de choses : L’agriculture, l’élevage, la teinture et le commerce. C’est ce qui leur permettait de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Mais depuis notre retour, la seule préoccupation c’est de surveiller nos enfants avant qu’ils ne tombent dans un puits, ou dans le canal, ou d’être agressés ».

Elle continuera en confirmant que « Quand il pleut, nous n’avons pas là où aller, ni où nous abriter, il faut toujours rester debout et nos enfants captent toutes formes de maladies. Ici les femmes sont toutes malades puisqu’il y’a pas de médecins pour les consulter ni de médicaments en cas de souffrance, c’est pour cela qu’on est obligé d’aller au Sénégal malgré la distance ».

« Alors qu’on pleurait nos malheurs, nous avons vu Cheikh Ould Yeslim, considéré comme chef de village, venir avec un tracteur pour aménager un grand jardin sur une partie qui était réservée pour une extension du village. Selon certaines de nos informations, il aurait obtenu avec des complicités très bien placées dans l\'appareil de l\'Etat, l\'autorisation d’en aménager en champs, cette zone »

« A cause de toutes ces choses insupportables, et en l’absence des hommes, une vingtaine de femmes sont allées dans notre village, qui est occupé par les maures de la tribu de RAHAHILA, afin de demander à ce qu’ils quittent nos terres et qu’ils rentrent chez eux à RKIZ. Mais comme réponse, nous avons été arrêtées par la police, qui a été alertée par Cheikh Ould Yeslim. On nous a embarqué avec brutalité dans une Toyota avant d’être débarquées au Commissariat de Tekane où on a été gardé pendant trois jours dans une prison alors que parmi nous il y’avait des femmes enceintes et d’autres allaitant des bébés».

Quand à Alpha Diakité, une des personnalités de ce village, il s’expliquera en ces termes « Nous voulons que les autorités trouvent une solution définitive à notre situation avant qu’il ne soit trop tard ».

A la fin de l’assise, la délégation de Tawassoul rassurera les habitants de FADA en ce qui suit « Nous compatissons à votre cause, et rapporterons vos doléances à nos dirigeants, et nous n’aménagerons aucun effort, pour qu’une solution soit trouvée à vos problèmes Incha Allah ». Puis la délégation prendra congé pour rentrer à Nouakchott vers23 Heures.

Il faut noter que les conditions de vie dans ce site sont trop critiques puisqu’il n’ya que les bâches déchirées et héritée du HCR. Aucune construction disponible, puisque la zone est un lieu d’inondation même si le matériel de construction est sur place pour certaines familles.

Il faut signaler que malgré l’attribution des extraits de naissances, les habitants de FADA ne disposent ni de Pièces d’identités ni de Nationalités.


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Info source :
Essirage (Mauritanie)

Kiffa: Clôture de la semaine régionale du film mauritanien

Dimanche 28 février 2010, c’était la clôture, dans les locaux de l’Alliance franco-mauritanienne de Kiffa, de la semaine régionale du film mauritanien. Cette manifestation culturelle est le fruit d’un partenariat entre l’AFM de Kiffa, la Maison des cinéastes de Nouakchott et une association française, BER 2012. Le festival avait commencé le 22, par une conférence de Mohamed Idoumou, poète et réalisateur mauritanien natif de Kiffa, sur le thème du cinéma mauritanien.
Dans un bref discours, le président de l’AFM de Kiffa, Mohamed Lemine Ould Mohamed Cheikh, a insisté sur l’importance de la promotion de notre patrimoine culturel. «L’AFM», a-t-il dit, «s’attelle à cette tâche, depuis bientôt 5 ans». Mohamed Lemine Ould Mohamed Cheikh entend faire, de son association, un grand promoteur culturel local.
Le conférencier a mis, quant à lui, l’accent sur le rôle que peut jouer le cinéma dans la vulgarisation et la promotion de la culture. «Le cinéma», a remarqué le jeune réalisateur mauritanien, «est un des rares domaines ou la Mauritanie parvient à tirer son épingle du jeu.»
Le premier film mauritanien fut réalisé par Mohamed Hondo, en 1967. Ce qui n’est pas rien quand on sait que le premier négro-africain le fut, par Sembène Ousmane, en 1960. Après la conférence, près de 200 spectateurs ont pu suivre, sur écran géant, «Heremakono en attendant le bonheur», d’Abderahmane Sissako. Après cette première projection en plein air, deux autres, dans deux quartiers différents, ont eu lieu, chaque soir. Des projections souvent clôturées par un concert de rap. Impérial Sidi, plus connu sous le nom de Chergawi, artiste rappeur de talent, était, en effet, associé à la manifestation.
En organisant cette semaine régionale du film mauritanien, l’objectif de la direction était double: premièrement, renforcer la communication autour de l’AFM; deuxièmement, enseigner le français, en utilisant un support intéressant, le cinéma. 18 élèves ont, ainsi, bénéficié dune formation, dans un atelier «cinéma», animé par Mohamed Idoumou. Les autres élèves ont eu droit aux cours «tout cinéma».
La semaine régionale du film avait commencé par un film de Sissako. Elle s’est achevée par la projection, dans les locaux de l’AFM, d’une autre œuvre de notre célèbre cinéaste, Bamako.

Cheikh ould Ahmed

Droit de réponse au Hakem d’Aleg

Suite à l’article apparu dans votre journal Le Calame du 9 mars 2010 intitulé Brakna, lettre ouverte au président de la République rédigé par Djibéry Ould Maata El Moula (Instituteur), je voudrais faire les éclaircissements suivantes : Ce citoyen n’accorde pas d’importance à la vérité et aux droits des autres. Cet écrit n’est pas rentré dans le vif du sujet et n’a pas cité les faits, nous n’avons rien à cacher et voici les faits réels :
Monsieur Djibéry a confirmé devant le comité d’arbitrage sur les conflits du domaine de la Moughataa d’Aleg qu’il ne détient pas de papiers pour les terrains n°441 et 443 du permis d’occuper n°683 en date du 9/11/1991, enregistré dans le registre foncier de la Moughataa d’Aleg et signé par délégation du Wali par le Hakem de la Moughataa d’Aleg Mohamed Ould R’Zeizim. Ce permis original revient de droit au propriétaire légal, monsieur Ahmed Mohamed Ould Mohamed Ahmed. Nous avons demandé par écrit depuis quelques mois au Délégué Régional de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire une enquête sur le sujet et en réponse, il a confirmé que le terrain est propriété de monsieur Ahmed Mohamed Ould Mohamed Ahmed et pour cela, monsieur Djibéry devrait quitter les lieux.
Après plusieurs visites du terrain et après ordre d’évacuation des lieux, monsieur Djibéry a rétorqué de façon impolie et a continué à valoriser le terrain.
Depuis que le comité a pris l’engagement de résoudre les problèmes litigieux et d’en finir avec ce problème de gazra à Aleg, une instruction écrite a été donnée au commissaire de police pour le faire quitter du terrain et le remettre à son propriétaire (PV de réunion hebdomadaire du comité).
En fin de journée, le commissaire nous a informé qu’il a eu un accord écrit de remboursement pour chaque brique à 100 UM.
Alors j’ai répondu que ce qui m’intéresse s’est de remettre les droits spoliés à leur propriétaire sans être opposé à tout accord entre les parties.
J’étais surpris par cet article diffamatoire. Tout ce qui fait bouger cet individu et ses semblables est la volonté manifeste de l’Administration pour résoudre les conflits de l’occupation illégale des terrains (gazra) et de résoudre tous les problèmes litigieux suite aux instructions de son Excellence le président de la République ; ce sont eux qui veulent entretenir le flou comme ce récit calomnieux. Celui qui a un droit doit le prouver avec preuve à l’appui sans langue de bois ni fuite en avant.
J’ai saisi le procureur de la République de cet acte pour faire justice et pour que cela serve de leçon à tout ceux qui spolient les droits des autres en agissant à l’encontre des responsables honnêtes de l’Etat.
Je voudrais saisir le public de la gravité de ce nouveau marché voire l’occupation illégale de terrains pour se faire rembourser.
Aleg, le 13 mars 2010
Le Hakem d’Aleg
Mohamed Lemine Ould Leeziz

vendredi 19 mars 2010

Le Hodh El Garbi et le Tagant intègrent le MPR [Reportage Photos]



La soirée du mercredi dernier a été auréolée par le ralliement de personnes influentes du Hodh El Garbi et du Tagant, venus au Mouvement Pour la Refondation (MPR). Après l’Assaba, l’Inchiri, le Trarza, ce sont des pans entiers de personnalités de communautés différentes qui adhèrent à l’esprit de refondation que le parti entend étendre sur tout le territoire nationale et partant dans toute la diaspora.

Le président du MPR, KHB n’as pas manqué de souhaiter la bienvenue à toutes les personnes qui manifestent quotidiennement leur adhésion et leur soutiens indéfectibles au programme du parti et exhorte les uns et les autres à la sensibilisation partout dans les moindres recoins de la Mauritanie et a aussi remercié tous ceux et celles qui ne cessent dans un élan d’engagement sans faille pour que l’unité nationale soit réellement le passage obligé pour une Mauritanie unie et résolument tournée vers le développement et l’émergence.

« Le MPR n’est pas le parti de KHB et il dépendra de ce que nous en ferons » a –t-il martelé devant les adhérents et les cadres venus accueillir les illustres personnes du Hodh et du Tagant.

KHB a aussi adressé ses vifs remerciements à Cheikh Ould Mohamed Sidi pour sa diligence et aussi le meeting grandeur nature organisé à Kiffa avec une Mauritanie en miniature reflétant toutes les composantes du pays.

« Rien de grand ne peut se construire s’il n’y a pas l’unité nationale » a-t-il rappelé devant l’assistance. Le président a dans la foulée mis l’accent sur la massification du parti en s’adossant sur trois points essentiels. D’abord l’élargissement du parti autour de questions d’intérêt national, ensuite la construction d’un consensus autour de questions majeures et aussi les réflexions hardies avec à la clé la répartition équitables des richesses.

Il a terminé son propos en rappelant que les mauritaniens de l’étranger aussi constituent une partie non négligeable dans son programme et le parti est tenu d’ouvrir des réflexions pour une plus grande compréhension des difficultés que vivent nos compatriotes de l’étranger afin d’apporter les solutions les plus idoines.

Prenant la parole, Mohamed Saleck Ould Bneijara et Sidi Ould Cherif ont tour à tour montré toute leur disponibilité au parti, à travers son programme, lieu de convergence d’une Mauritanie où l’unité nationale constitue la pierre angulaire et où les principes fondamentaux qui oeuvrent pour une Mauritanie réconciliée avec elle-même ont suscité leur engouement et engagement fondant les raisons intrinsèques de leur adhésion au parti.

Et d’ajouter le discours de KHB reste toujours unificateur et l’homme a une dimension international avec à ses cotés des cadres chevronnées qui ne cessent de réfléchir sur des questions aussi importantes que la bonne gouvernance, l’unité nationale, la promotion de la femme, le développement pour une Mauritanie unie et prospère.

Les adhérents, forts de leurs convictions que le MPR est le parti où converge l’espoir de voir un jour la Mauritanie entrer dans le concert des nations émergentes, ont tenu à faire une déclaration pour marquer leur ralliement.

Mamadou Ousmane Tall




Déclaration



Nous, habitants du Hodh El Gharbi et du Tagant, convaincus de la pertinence du programme du Mouvement Pour la Refondation et des idées fondatrices d’une Mauritanie unie et prospère qu’il défend, adhérons librement et pleinement au MPR et appelons l’ensemble de nos compatriotes à faire de même.

Notre ralliement est le fruit d’une longue, profonde et sincère réflexion qui explique notre engagement auprès du Dr Kane Hamidou Baba.


Liste des signataires

• Mohamed Saleck Ould Bneijara (Cadre au CNRADA) Porte parole
• Sidi Ould Chrif
• Ahmed Yall O/ Saleck
• Maly Ould Hachim
• Guoueilya mint Belkeir
• Sidi Ahmed Ould Nagi
• Mohamed Ould Nagi
• Zeinabou Ould mint Cheikhna
• Ezza mint Deyah
• Rabia mint Nagi
• Mohamed ould Hmeida
• Isselmou Ould Mohamed
• Fatimetou mint Mahmoud Saleck
• Abdallahi Ould Mohamed Saleck
• Sid Ahmed Ould Mohamed Saleck
• Toueibou mint Chyoukh
• Meissara N’diaye
• Moustapha Ould Mohamed
• Mohamed Aly Ould Lebatt
• Zeinabou mint Mohamed Aly

Fait à Nouakchott le 18 Mars 2010

Boghé : Des incendies mystérieux chez la famille Djigo




C’est dans la soirée du Mardi, 16 Mars 2010 que ce sinistre mystérieux a débuté dans au domicile de la veuve de Seydi Djigo, madame Aîssata Maîmouna.

En effet, c’est vers 9 heures, raconte Marième Seydi, que le feu a déclenché dans l’une des chambres qui se trouve à l’extrémité du bâtiment en banco, juste à partir d’un angle du lit sur lequel était posé un matelas de deux places. Et ce, au moment où la mère de famille, Aîssata Maîmouna accomplissait sa prière d’El Icha.

Constatant le feu, Marième alerte les autres membres de la famille avec des cris. Le feu ne tarda pas à être maîtrisé par les jeunes. Aux questions, y’avait-il une bougie allumée à l’intérieur de la chambre, une boîte d’allumettes, une lampe tempête ; Marième répond par la négative. Chacun y allait de ses propres interprétations et supputations. La famille Djigo qui s’interrogeait sans le savoir sur ce qui pouvait provoquer cet incendie a dormi tranquillement pour autant.

En se réveillant au petit matin, la famille petit déjeune sans problème en pensant que c’était fini. Et c’est alors que vers 9 heures du matin, le feu se déclare encore dans la chambre du milieu où s’était entassée des ustensiles de cuisine (seaux et bassines en plastiques neufs, des habits, valises, entre autres). Les dames crient au secours, au secours et les voisins accourent pour aider la famille Djigo à circonscrire le feu déclare Marième Seydi. C’est l’affolement total au sein de la famille.

Dans la foulé, la décision est immédiatement prise d’évacuer tous les bagages qui se trouvent à l’intérieur des chambres.

Au même moment, la 3ème chambre qui se trouve à l’extrême Nord prit feu. Matelas, livres, cahiers, draps, couvre lit, pantalons sont complètement consumés. La population est alertée et les parents ; amis, voisins accourent pour se joindre à l’effort de secours et d’intervention pour maîtriser un feu aux origines très mystérieuses.

12 heures : la chambre du fils aîné (Samba seydi, vendeur de poisson) et qui se situe dans un bâtiment en dur juxtaposé au bâtiment en banco prit feu encore. Le panique gagne les rangs des membres de la famille et des secouristes. Evacuation en catastrophe des bagots dans la cour.

Au même instant, la cuisine se joint au concert de feu elle aussi. Le matériel s’y trouvant est complètement calciné par les flammes encore visibles au moment de notre arrivée. Le Hangar sous lequel étaient entassés des bagots évacués des chambres, s’associe à ce qui s’apparente finalement à un sinistre programmé et savamment planifié et sans l’être vraiment.

16 heures : les élèves qui avaient quitté peu avant la véranda vidé de ses bagages et où ils sirotaient du thé assis sur un matelas, s’aperçoivent de nouveau que le feu déclenche petit à petit du matelas. Même scénario pour la suite car c’est devenu de la routine.

19heures 30 : heures de l’après-midi, les nombreuses personnes venues secourir la famille Djigo et constamment aux aguets, sont alertées encore par un autre feu. C’est le magasin de paille qui entre dans la danse.

C’est finalement à cette heure-ci, que le concert de feu et des flammes s’arrête pour ne plus reprendre a déclaré Saîdou El Hadj Diallo, élève de terminale DA qui ajoute avec beaucoup d’humour « Allah, a eu pitié de nous seulement et a décidé d’arrêter le feu». « En tout cas, notre famille n’a de problème avec personne ici » déclare samba seydi. Allusion faite par ce dernier à la personne supposée (sans être nommée) avoir jeté un sort sur la famille.

Pour Aîssata Maîmouna, ce n’est rien d’autre qu’un destin. Ce qui ne convainc pas les plus superstitieux qui pensent au maraboutage. Les adeptes de la théorie Cartésienne, quant à eux, orientent leur pensée vers la piste des reptiles qui selon certaines sources peuvent provoquer de telles incendies. Un grand mystère dans tous les cas continue d’entourer encore ce sinistre qui a duré presque 24 heures d’horloge.

Thièrno Souleymane (Brakna).


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Info source :
Jules Diop

jeudi 18 mars 2010

Kaédi : Les héritiers de feu Youssouf Koita réclament leur maison.

Depuis quelques mois, Mme Fatimata Diagana, veuve de feu Youssouf Koita, ancien maire de Kaédi et ancien président de l’assemblée nationale de Mauritanie, tente en vain auprès de l’administration de se faire restituer sa maison, située au quartier Moderne.

La maison en question héritée de son défunt époux est encore occupée par le chauffeur du commandant du sous groupement 11 de la garde nationale, sans payer le loyer. Pourtant la veuve avait présenté à l’administration locale les preuves établissant son droit.

Les documents communiqués comportent la lettre de résiliation du contrat entre l’Etat et feu Youssouf Koita signée du directeur du logement et du matériel en date du 21/11/1998, l’acte de vente de la maison daté du 22/12/1969 signé par M. Diallo Amadou (vendeur) et feu Youssouf Koita (acheteur) et la lettre de réclamation du domicile adressée au Wali du Gorgol depuis le 13/12/2009.

« Quand je me suis présenté à l’administration muni de ma procuration datée du 03/01/2010 raconte Mamadou Alhousseinou Coumba (Komé), mandataire de la veuve et des documents susnommés, le wali mouçaid chargé des affaires administratives m’a demandé d’aller en discuter avec le commandant du sous groupement 11 ».

Une rencontre que M. Komé a jugé infructueuse puisqu’elle n’a abouti ni à la restitution de la maison ni au remboursement des arriérés de location. Une location qui survient suite à la résiliation du contrat (soit un montant de près de 530 000 UM, à raison de 4000 UM par mois).

Par la suite dit-il, « j’ai décidé de me rendre à la justice où j’ai déposé une plainte auprès du président de la chambre civile du tribunal de Kaédi. » Celui-ci déclare-t-il « m’a remis une convocation pour l’occupant de la maison, le nommé Sidi Ould Boilil qui me renverra voir son chef quand je la lui ai présentée. »

« Quand je suis revenu rendre compte au président de la chambre civile, il m’a alors demandé de lui fournir le contrat établi entre l’Etat et le propriétaire de la maison pour que le dossier puisse être traité. » Selon M. Komé, ledit document étant introuvable, la seule voie qui lui reste est de demander l’arbitrage du président de la république afin que la maison soit effectivement restituée à Mme feu Youssouf Koita.

Vieux Gaye
Cp/ Gorgol


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Info source :
Le Quotidien de Nouakchott

mercredi 17 mars 2010

Brakna : le ministre de l’hydraulique et d’assainissement inaugure le nouvel ouvrage d’eau potable du Village de Waboundé, dans la commune de Boghé.



C’est dans une ambiance riche en son, lumière et couleur que le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement Mr Mohamed Lemine Ould Aboye cheikh el Hadrami et sa délégation ont été accueillis ce 16 mars 2010 à Waboundé.

Il était déjà 10h27, l’objectif est inaugurer le nouvel ouvrage d’eau potable pour les localités de Waboundé, mourtougal, Roti, Sayé et Doumboungué. Ce programme s’inscrit dans le cadre du PIR (projet d’investissement Régional de l’hydraulique rurale et semi urbaine) élaboré durant l’année 2005 par le MHE.

Le Projet a pour objectif primordial d’améliorer les conditions de vie des populations en couvrant leurs besoins en eau potable et en assainissement au niveau de quatre communes du Brakna. Ouvrant la cérémonie le représentant de la localité Mr Abdel Kérim a d’abord souhaité la bienvenue aux hôtes, avant de saluer les réalisations et louer l’importance de cette rencontre salutaire.

Lui succédant, le maire de Boghé Bâ Adama Moussa a saisi l’occasion pour remercier l’ambassadeur de l’union européenne, le représentant de l’unicef et l’union des maires du Brakna qui n’ont ménagé aucun effort pour doter de ces localités : Waboundé, Roty, Mourtogal, Dhar El Khadra, Bagdad, Roueindy Taleb Mohamed, Sayé, Douboumgué, M’bonne Djéry, Niakaka, Gourel Boubou, Djioulom, Lopel et Bakaw en cours d’exécution de ces précieux forages équipés avec toutes les installations nécessaires à l’accès à l’eau potable.

Le maire ajoutera : « l’accès à l’eau potable est considéré à juste titre comme un point d’entrée catalytique pour améliorer la santé, réduire la mortalité infantile et promouvoir l’égalité de genres. Cette vision a été clairement mise en exergue par le gouvernement dans le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté à travers l’objectif qu’il s’est fixé avec l’ensemble des partenaires (donner priorité à l’accès pour tous à l’horizon 2015 à l’eau potable), notre commune est signataire de l’engagement Afrique 2015 lors de la rencontre des villes à Rome en 2007.

Cet objectif qui cadre parfaitement avec l’objectif du millénaire et réduire de moitié entre 1990 et 2015 le pourcentage de la population privée d’un accès à l’eau potable. Les populations bénéficiaires ces ouvrages se trouvent confronter par la cherté du prix au m3 (250 UM), nous réitérons des voies de soulagement pour leur permettre d’accéder au même prix que leurs voisins.

L’adduction en eau potable de la ville de Boghé suivie par la suite de la mise en service du forage en 2004 avaient, en un moment donné, a suscité beaucoup d’espoirs parmi les populations de la commune. Malheureusement, elles ont vite désenchanté à cause du goût saumâtre. En effet, certains consommateurs de cette eau subissent des désagréments interminables et ont fini par éviter de la boire.

L’extension du réseau d’adduction d’eau de la ville de Boghé à ses principaux quartiers et la connexion au forage de la SONADER constitue désormais une priorité pour nos populations. Nous comptons sur votre soutien pour réaliser ce vœu pieu. »

Le maire, enfin va remercier GRET et TENMIYA pour la mise en œuvre du Projet de Forage, il fera un plaidoyer auprès des acteurs du secteur de l’eau et d’assainissement en leur disant que si l’eau c’est la vie, l’assainissement est une dignité et que malheureusement ce secteur vital reste le parent pauvre des politiques nationales en la matière.

Le représentant de l’unicef mettra l’accent à son tour à l’importance et l’efficacité de cet acquis salutaire et remerciera tout le monde de la réussite de cette rencontre.

Quant à l’ambassadeur de l’union européenne Mr Hans Georg Gerstenlauer, a exprimé son plaisir d’être là aux cotés du ministre et sa délégation. Et dira par la suite : « le projet PIR Brakna a été réalisé par GRET. Le coût total du projet s’élève à 1.598.294 euros, soit 570.368.000 ouguiyas, dont 75% cofinancé par l’union européenne et 25 % par L’unicef et l’union des maires du Brakna.


Cette action a pour objectif d’améliorer les conditions de vie et de santé des populations réparties dans les communes de Boghé, Aleg, M’bagne et Maqtar Lahjar en couvrant leurs besoins en terme d’accès durable à l’eau potable et l’assainissement. Le projet bénéficie à 25 localités des communes de Boghé, Aleg, Mbagne et Maqtar lahjar, installant 9 réseaux avec pompage diesel, 10 postes de pompage solaires, et dans 6 localités de Maqtar lahjar des bornes fontaines alimentées par camion citerne.

Selon les principes du code de l’eau, ces points d’eau sont gérés par trois délégataires privés, choisies suite à un appel à concurrence. Un important volet de renforcement des compétences a été réalisé auprès des communes, des services déconcentrés de l’état et des usagers de l’eau regroupée en association. Enfin, le projet contribue à la mise en place d’une stratégie régionale de gestion raisonnée des ressources en eau.

Enfin Mr Hans dira « ce projet fait partie des 3projets dans l’Assaba, le Brakna et le Hodh el Chargui qui ont été financés par la facilité eau en Mauritanie pour un montant total de 1.102.669.397 ouguiyas soit 3.092.556 euros. Poursuivant cette volonté de permettre l’accès de tous à l’eau potable et à l’assainissement, une nouvel enveloppe facilité eau est à présent disponible pour les pays ACP. Elle est pourvue d’un budget de 200 millions d’euros sous le 10éme FED. »

Le ministre a pris la parole pendant une vingtaine de minutes pour remercier les populations de Waboundé de leur accueil et répondant aux doléances des intervenants, il promis d’apporter des solutions le plus rapidement possible.

Enfin Bernard GRY présenta l’assistance venue nombreuse pour la circonstance le projet dans son intégralité à partir et travers des données globales de l’action, les zones d’intervention, présentation de l’action, les activités mises en œuvre et résultats concrets atteints et des mesure des indicateurs, difficultés et solutions,éléments novateurs.

Après la coupure du ruban symbolique le ministre et la délégation sont allés pour visiter les châteaux d’eau et installations solaires des villages de Roty, Sayé et Douboumgué. La délégation officielle s’est rendue à Boghé ville à la demeure du Hakem de Boghé pour le repas, vers 15 heures la délégation ministérielle est repartie.


DIOP Mohamedou Abou dit Hbodiel CP le Véridique au Brakna.

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Info source :
DIOP Mohamedou Abou

mardi 16 mars 2010

Grève largement suivie dans les établissements Secondaires et Techniques à Aleg et Boghé




Le mot d’ordre de grève d’une durée de 72 heures lancée par les centrales syndicales du pays a été mis en exécution par l’écrasante majorité des professeurs et formateurs des établissements secondaires et techniques. En cette matinée du 15 Mars 2010 à 8 heures, nous étions dans l’école 6 de Boghé (wélingara) où nous avons assisté à la levée des couleurs avant la rentrée en classe des élèves.

Dans cette école qui compte 6 enseignants, seuls dont une volontaire payé par les parents d’élèves, seuls 3 (la moitié) ont suivi le mot d’ordre de grève. Dans les écoles 3 (Boghé Dow) 4 (Niloy) et 5 (Boghé Dow) tous les maîtres et maîtresses ont fait faux bond à l’exception des directeurs. Par contre à l’école 7 du carrefour, aucun gréviste n’a été enregistré. A l’école 1 d’Escale, une seule institutrice est allée en grève.

A l’école II d’Escale toujours, le directeur nous signale qu’il n y’a pas de gréviste mais nous avons tout de même constaté que l’une des classes étaient tenue par un surveillant de l’établissement et un autre enseignant était absent sans qu’on sache le motif. A Houdallaye, deux institutrices ont grévé. Mais globalement, on note que dans le primaire, le mot d’ordre de grève a été très peu suivi.

Des tensions au collège

Au lycée et au collège de Boghé, le mot d’ordre de grève a été largement suivi par les professeurs. Au premier cycle du secondaire, toutes les classes étaient vides. D’ailleurs, quelques incidents se sont faits signalés lorsque la direction du collège a voulu retenir les élèves dans les salles de classes. Des élèves furieux ont non seulement refusé de rester dans les salles mais, ils se sont attaqués au personnel d’encadrement avec des jets de pierres et de cailloux.

Un professeur du nom de Kelly Baba a été touché par un projectile sur le crâne et qui a entraîné une blessure ouverte sur sa tête. Heureusement la police veillait au grain et a rapidement rétablit l’ordre en dispersant les élèves indisciplinés qui se livraient à ces actes. Hakem présent sur les lieux tentait en vain de faire revenir en classe certains élèves.


Sur 11 sections pédagogiques au lycée en cette journée de début de grève, seule 5 ont fonctionné mais la majorité des profs est partie en grève et la direction a fait appel à des membres du personnel d’encadrement pour combler le vide.


Avantages des grévistes remis en cause

Au Lycée de Formation Technique et Professionnelle de Boghé, c’est également le service minimum. Les formateurs ont dans leur grande majorité suivi le mot d’ordre de grève. D’ailleurs à la mi-journée, ils ont convoqué la presse pour dénoncer l’attitude de leur direction. Réunis dans l’enceinte de l’établissement, les formateurs par la voix de Abdarrahmane O Abdallahi o Mohamed, responsable de la section du syndical du SINAPET de Boghé ont élevé le ton contre la direction.

Le responsable syndical a déclaré en présence de ses collègues, je cite : « depuis une semaine, les syndicalistes s’activent pour que le mot d’ordre lancé par les syndicats soit respecté. Le directeur a tenu hier une réunion avec les profs et tenté d’exercer des pressions sur eux pour renoncer à la grève. Il a tenu des propos peu respectables à l’endroit de ses collègues. Il a dit que les grévistes seront privés de certains avantages ou même être suspendus. Ce n’est pas commode !

La grève ne vise pas une personne, ne perturbe pas les intérêts de quelqu’un ; elle vise à défendre les intérêts des travailleurs. C’est un droit légitime qu’exercent les travailleurs. Et je tiens à préciser que la majorité des profs du lycée technique sont en grève et deux profs réputés absentéistes ont été mobilisés pour casser la grève.

L’un d’eux, Sidi Mohamed O Mohamed Habib (prof de maintenance notamment) est suspendu. Ils ont présenté ce matin des cours qui n’étaient pas programmés dans l’emploi du temps. Les compositions étaient prévues le 18 Mars. Face à cette nouvelle situation, le directeur a demandé d’anticiper la composition. Pour ce qui est du taux de réussite de la grève, il se situe à 95%. Sur 30 profs, 28 sont grévistes ».

Le directeur de l’établissement rencontré dans son bureau a reconnu avoir convoqué les profs pour leur dire que « la grève est contre les intérêts de l’Etat ». Il nous a laissé entendre qu’il n’a pas le pouvoir de sanctionner les grévistes mais il va rendre compte à la tutelle qui est compétente en la matière. Il menacé de retirer les avantages accordés aux professeurs grévistes. D’ailleurs, il a même procédé au retrait du marché de production des tables bancs initialement confié à certains profs grévistes et qui a été cédé à un autre prestataire de la place.

Intimidations des grévistes

Par ailleurs, deux responsables syndicaux, à savoir M. Abdarrahmane O Abdallahi O Mohamed du SINAPET et Yahyé O Saleck du SIPES ont été conduits par la police devant le Hakem sur instruction de ce dernier vers 12 heures 30 minutes. Selon les deux activistes syndicaux, le Hakem les a mis en garde par rapport à la campagne de démobilisation qu’ils menaient au sein des établissements secondaires (lycée et collège).

Et les syndicalistes affirment avoir répondu au Hakem qu’ils exercent leurs droits syndicaux que leur confère la constitution. En faisant remarquer à la première autorité du département que la manière avec laquelle ils ont été conduits devant la police laisse croire qu’ils sont des criminels, Yahya a affirmé que le Hakem s’est aussitôt levé en déclarant que la séance est levée.

Défections au fondamental

Il faut signaler qu’à Bababé, seuls 6 profs ont grevé (2 à Aéré M’bar et 4 au lycée de Bababé. Dans les autres établissements, la grève n’a pas été suivie. En plus, dans l’après-midi, les instituteurs de l’école 5 et de l’école 3 ont signé une lettre d’excuse adressée au Hakem et dans laquelle ils s’engagent à reprendre les cours. Cette défection est mettre au compte de l’IDEN du département, Mohamedou O Mohameda qui œuvre sans relâche à faire échec à la grève en usant de ses propres méthodes.

Ce qu’il faut encore noter, c’est que les autorités exercent toutes sortes de pressions (tribales, familiales, politiques) sur les enseignants pour faire échouer la grève. Dans ce cadre, aucune pression n’est pas épargnée (intimidations, menaces d’affectation, de suspensions et même de radiation de la fonction publique).

Si la grève n’a pas été suivie dans le secteur du fondamentale, c’est à cause du déficit de communication entre le sommet et la base, le manque d’organisation et la peur de bon nombre d’instituteurs des représailles éventuelles qui pourraient en découler. Autre fait à signaler, l’attitude du SNEP qui a adopté une position très floue. Malgré cette attitude, Ould Younouss est resté seule dans son école 4.

Thièrno Souleymane (Brakna)


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Info source :
Jules Diop

lundi 15 mars 2010

Aioun: Divorce obligé. Une Nigériane, rejetée par ses beaux-parents, prend son destin en main.

H.F est une femme d’origine Nigériane, qui avait rencontré M…H, Mauritanien au Nigeria qui l’épousa. Après plusieurs années d’amour et de bonnes relations au Nigeria, l’aventurier tomba malade, décide de rentrer dans son pays.

Sa femme, au risque de désobéir à ses parents, ne voulait pas laisser le père de ses enfants partir seul. Ses parents ne faisaient pas confiance à son mari. Partir avec son mari c’est aussi partir sans possibilités de retour à la maison familiale. La décision est à priori irrévocable. Alors, le mari est revenu du Nigeria en compagnie de son épouse et leurs quatre enfants à Aioun.

La famille de M…H, leur réserve un accueil empli de rancœur. « Il est inconcevable qu’un membre de notre famille si respectée épouse une femme dont on ne connait même pas les racines. Et c’est inimaginable que cette femme débarque chez nous», marmonnent les beaux-parents de la femme. Malgré leur amertume, la belle-fille accède à sa maison conjugale.

Bien qu’elle soit musulmane, priant au quotidien sous le regard de ses beaux-parents, ces derniers continuèrent leur forcing, poussant leurs fils à rompre avec son épouse. Par reconnaissance, l’époux ne pouvait envisager cette rupture.

Après dix mois de mépris et de galère dans la famille conjugale, l’époux décide de rompre à contrecœur avec sa bien-aimée, cédant ainsi à la pression de sa mère. Mère qui menaçait de le maudire s’il ne rompait pas avec sa femme. C’est ainsi que les beaux-parents récupérèrent les quatre enfants et laissèrent leur ex belle-fille errer avec son dernier bébé, un nouveau-né qui a vu le jour sur le sol mauritanien.

Ne connaissant personne en Mauritanie, elle est complètement dépendante de son mari. Ce dernier loua une chambre dans laquelle elle vit avec son bébé malgré l’absence totale de toute relation conjugale. Interrogée sur son sort et son probable retour au pays natal, la femme accuse la malédiction. Elle avait désobéit à ses parents qui savaient ce qui l’attendait en Mauritanie.

Ne sachant que faire, la pauvre continue d’errer dans la ville d’Aioun en vendant des gâteaux pour survivre, en attendant selon elle que ses enfants grandissent. Affaire à suivre.

Alassane Sarré cp Hodh El Gharbi.


Info source :
Le Quotidien de Nouakchott

dimanche 7 mars 2010

Vaccination Campagne anti-poliomyélite au Tagant

La campagne de vaccination anti-poliomyélite, actuellement en cours dans le pays, bât son plein au Tagant où depuis samedi passé, date de son lancement officiel par les autorités administratives et médicales de la région, la mobilisation ne faiblit pas.
Cette campagne de quatre jours cible 17968 enfants de 0 mois à 5ans. Des enfants ainsi repartis : Moughataa de Tidjikja 8282 enfants, Moughataa de Moudjeria 8601 enfants et Moughataa de Tichitt 1085 enfants.
Côté pratique : la Direction Régionale à l’Action Sanitaire et Sociale vient de procéder au déploiement de 50 équipes de vaccinateurs supervisés par des encadreurs (médecins, TS, Infirmiers d’état, sage femme…) et la mise à leur disposition d’un stock suffisant de vaccins à même de couvrir les besoins de la population cible au niveau des trois Moughataa. Aussi, des véhicules (plus d’une dizaine) ont été mobilisés pour le déplacement des équipes vers les axes retenus : Tidjikja-Moudjeria, Tidjikja-Boubacar Ben Amer-Lahsera, Tidjkja-N’Beika-Moudjeria-Soudoud, Tidjikja-Tensiqh-El Wahatt, Tidjikja-Lakhcheb-Tichitt.
D’ailleurs les équipes désignées pour ces différents axes sont déjà sur place et selon une source proche de la Drass du Tagant, les opérations ont été entamées dans de bonnes conditions.
L’antipolio administré aux enfants sous forme de gouttes (deux gouttes par enfant), permettra à leur organisme de parer à la menace du virus PVS (Poliovirus sauvage) qui circule actuellement dans le pays (un cas a été diagnostiqué à Nouakchott).
Le Directeur régional de la santé Docteur Moustapha Ould El Moctar pense que le temps imparti pour la campagne de vaccination antipolio est largement suffisant pour atteindre le résultat escompté mais à condition, selon lui, que ce temps soit bien géré et qu’il n’y ait pas dysfonctionnement de dernière minute. « Selon les informations qui nous parviennent, nos équipes s’acquittent normalement de leur mission. Elles sont accueillies à bras- ouverts par les populations locales et sont mis dans des bonnes conditions de travail. La forte mobilisation communautaire permet également de leur faciliter la tâche » indique Docteur Moustapha.
Khalil sow cp/Tagant
Khalil1965@yahoo.fr

samedi 20 février 2010

Route Atar/Tijikja : Le marché de toutes les aberrations.




Le lancement de l’Appel d’Offres pour la réalisation de la route Atar/Tijikja provoque beaucoup de bruits et de mécontentements au sein des entreprises nationales et même internationales.

La précipitation de l’administration a causé beaucoup de fautes dans le document d’Appel d’Offres et les critères d’éligibilité préconisés excluent automatiquement les entreprises nationales de la course.

De nombreuses voix réclament un délai supplémentaire et une intervention des hautes autorités pour l’application de clauses de préférence nationale et la protection de potentiels candidats mauritaniens.

Une route qui relie Atar à Tijikja fait rêver et rappelle le passé avec ses caravanes transportant, au moyen âge, les produits commerciaux d’un bord à l’autre pendant et, apportant en plus de cela, d’autres produits de la civilisation orientale, particulièrement l’islam.

Afin de ressusciter le passé glorieux et encourager le tourisme, le gouvernement a décidé de construire entre les deux villes une route bitumée, longue de 367 kilomètres. Le financement (ou une grande partie de l’enveloppe financière : 100 millions de dollars) a été trouvé auprès de la Banque Islamique de Développement (BID) et du Fonds Arabe de Développement Economique et Social (FADES).

Un bureau conseil a été recruté, a conçu de manière hâtive le document de l’appel d’offres qui a été lancé lui aussi sous le sceau de l’urgence et de la précipitation. Pour la visite des lieux, une étape importante du processus, une cinquantaine d’entreprises ont fait le voyage.

Ils étaient encadré, sécurité oblige, par une patrouille de la gendarmerie nationale et la visite proprement dit des sites n’a pas eu vraiment lieu dans la mesure où le tracé n’était pas apparent et les gendarmes veillaient à ce qu’aucune voiture ne reste seule de peur de rapt ou d’attentats.

Il est vrai que postulant doit accomplir cette formalité qui fait partie du dossier mais, généralement, les entreprises reviennent, chacune selon son calendrier, pour prospecter le terrain afin de prélever la carrière, l’analyser dans le laboratoire et savoir si elle est bonne pour a la construction de la route; définir l‘emplacement de l’eau ou éventuellement le forage…

Tout cela n’a pas eu lieu et, bizarrement l’administration semblait très pressée à lancer les offres qui ne sont pas également bien déterminée parce que l’enveloppe dégagée est loin d’être suffisante pour couvrir les frais d’une route répondant aux normes internationales en la matière.

Pour cela et parce que l’administration n’a pas fait son choix, les soumissionnaires sont appelés, chacun, à présenter huit offres pour chacun des quatre tronçons. La tutelle tranchera après pour le choix du type et de la qualité de la route en fonction du prix et conformément aux moyens disponibles.

Exclure les siens, un objectif.

Depuis le début des années 80 et avec l’arrivée du Fonds Monétaire International, les entreprises nationales de BTP (Bâtiments et Travaux Publics) ont été reléguées au rang de simples sous-traitants. Les bailleurs de fonds ont pris la place des administrations et avaient donc le loisir de définir les critères de sélection des entreprises.

Ainsi, ils avaient le loisir d’instituer les normes et les exigences, tel que le chiffre d’affaires ou l’expérience dans le monde, qu’ils étaient tout simplement impossibles aux entreprises mauritaniennes de remplir.

A partir de là, explique un responsable de la fédération nationale de BTP, on a commencé à tuer l’entreprise mauritanienne au profit du courtier. Pire que cela, les sociétés qui, vaille que vaille, avaient décidé de mener le combat sont obligées de jouer le rôle incongru de troisième ou quatrième traitant.

Le dit responsable cite, dans ce cadre le cas d’Aftout Essahli où les travaux de terrassement et d’enfouissement de la tuyauterie étaient réalisés par des entreprises mauritaniennes dont certaines ont traitées ces travaux en troisième position. Il s’agit de la SAD qui a sous traité à Razel qui avait confié le boulot à EBTR. Par rapport à ce projet de plus de 500 millions de dollars, moins de 7% de l’enveloppe financière a été injecté dans l’économie nationale.

Presque tous les projets de routes, de bâtiments ou d’ouvrages importants passent par le même chemin. C’est exactement ce que redoutent les professionnels du BTP par rapport à la route Atar -Tijikja. Il semble que tout est fait, de manière volontaire ou par incurie ou incompétence de l’administration, pour exclure les entreprises nationales en cette période vache maigre caractérisée par un taux élevé de chômage dans le pays et de chute drastique du pouvoir d’achat.

Dans l’appel d’offres dont le délai doit expirer le 10 mars prochain, le seuil de qualification technique est à lui seul suffisant pour exclure les entreprises nationales. Elles doivent pouvoir justifier, par exemple, qu’ils aient réalisé le même travail au moins dans deux pays étrangers. On sait bien qu’aucune entreprise nationale, à part peut être ATTM, n’avait entrepris des travaux à l’étranger. Exit les autres. Par rapport au chiffre d’affaire, là aussi c’est ahurissant: un minimum de dix millions de dollars durant les quelques dernières années.

Il est clair, le cas échéant, que la clause de préférence nationale, adoptée dans tous les pays du monde, parait une imposture. Dans le marché de la route Atar- Tidjikja, elle est fixée à 2,5% en fonction du décret 93011 qui a été abrogé en 2002 et qui fixe le taux entre 5 à 10%. S’agit-il d’une erreur ou d’un geste délibéré de l’administration qui a, elle, sa propre préférence qui correspond rarement à l’intérêt national ?

Face à tous ses éléments qui entachent la procédure poursuivie dans le lancement de l’appel d’offres relatif à la réalisation de cette route, beaucoup de voix s’élèvent pour réclamer une intervention salvatrice du président de la République. Ce dernier est déjà très attentif à la règle de préférence nationale en la matière.

Selon certaines sources, il aurait même déjà failli rejeter un marché gagné par une entreprise nationale avec un partenaire étranger. Il voulait le céder exclusivement pour la société nationale. Dans le cas contraire, ce sera un véritable gâchis et une occasion perdue de plus pour la nation de créer des occasions d’emploi, faire gagner un savoir faire à nos entreprises quoi qu’encore balbutiantes et élargir la richesse nationale.

Ould Bladi



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Info source :
Biladi (Mauritanie)

vendredi 19 février 2010

Gorgol : Le lycée de Djéol organise une journée d’animation pédagogique




Le Lycée de Djéol (localité située à une vingtaine de kilomètres de Kaédi dont elle dépend) a organisé ce jeudi 18 octobre une journée d’animation pédagogique (3e édition) sur le thème : « la famille, l’école et la nation ».

Présidée par le Hakem de la mouqata’a de Kaédi, M. Sidi Ould Nouhman, au nom du Wali du Gorgol, la cérémonie a été également rehaussée par la présence du député Camara Ibrahima Hamady, du maire de la commune, M. Abdoulaye Moussa Bâ, du DREN, M. Sidina Ould Henoune, du principal du Collège d’enseignement moyen de Doondu (village située sur la rive gauche à 2 km environ de là), M. Salif Bâ accompagné de quelques membres de son personnel, du Maire de Mbagne, M. Sy Abdoulaye revêtu également de sa casquette de professeur ainsi que de nombreux notables et représentants d’organisations de la société civile venus de Djéol, Kaédi, Boghé, Nouakchott.

Les enseignants, parents d’élèves, élèves étaient naturellement de la partie pour donner à l’évènement tout l’éclat qu’il mérite.

La lecture de quelques versets de Coran par Sidi Mohamed O. Kehel et Thierno Moussa Sy , la levée du drapeau et la présentation du personnel de l’établissement ont donné le coup d’envoi de cette grande manifestation scolaire qui fait la fierté de tous les fils du terroir.

Dans son allocution de bienvenue prononcée à cette occasion, le directeur du lycée de Djéol, M. Sy Alhousseïnou a d’abord exprimé « l’honneur, la joie inouïe et l’extase ineffable » qu’il éprouve pour accueillir ses hôtes avant de présenter les différentes activités pédagogiques menées par son établissement dans le but de répondre « aux objectifs cognitifs, psychomoteurs et socio affectifs ».

Parmi ceux-là, il a notamment cité l’organisation d’un tournoi de génie en herbe, d’un championnat de football, d’excursions, de visites au dispensaire, de concours de dessins, la diffusion de la pommade moustifuge et la fabrication du thermomètre artisanal. Le proviseur a aussi décliné les projets qui figurent dans l’agenda de l’établissement à savoir « la construction et l’équipement de trois nouvelles salles de classes, l’adduction en eau potable, l’accès à l’informatique et la recherche d’un partenariat avec le collège Cassin de Noisy-Le-Sec en France ».

Poursuivant, M. Sy a plaidé pour la restauration des internats, des colonies de vacances, des festivals et des tournois sportifs pour redonner à l’école son lustre d’antan. Parmi les handicaps à l’essor de son établissement, le directeur cite sans ambages l’épineux problème des mariages précoces et celui du mythe de l’immigration qui hante certains jeunes.

A coup de citations, ce brillant professeur de sciences naturelles a longuement disserté sur le rôle et la place de l’école et de la jeunesse dans la construction des nations avant de remercier le Président de la République « qui ne ménage aucun effort pour le développement de notre système éducatif, outil de formation des citoyens cultivant les valeurs de tolérance et d’unité nationale » ainsi que le DREN « fer de lance de la réussite de cet évènement » sans oublier de faire une mention spéciale au Principal du CEM de Doondou et sa délégation et à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué au succès de cette manifestation.

De son côté, M. Ngaïdé Malik a pris la parole au nom des professeurs de l’établissement pour remercier d’abord les invités de leur présence massive avant de présenter, à l’instar de son directeur, les ambitions et les activités du lycée de Djéol au titre de l’année scolaire en cours.

M. Ngaïdé a par ailleurs lancé un véritable plaidoyer pour le redressement de notre système éducatif qui interpelle naturellement le corps enseignant mais aussi l’administration, les parents d’élèves et les élèves. Cela permettra à notre école de « retrouver son passé glorieux qui faisait la fierté de tout mauritanien, moment où nos étudiants dans les grandes universités symbolisaient l’excellence et la fierté ».

En outre, ce professeur émérite et parfait bilingue a lancé un appel pour que « ce sujet fasse l’objet d’une réflexion profonde et de débats sérieux lors des Etats Généraux de l’Education promis par le Chef de l’Etat en vue d’une réforme profonde de l’enseignement loin de l’improvisation et de la démagogie ».

Poursuivant son diagnostic, M. Ngaïdé a exhorté la tutelle à appliquer « le principe de la sanction et de récompense loin du camouflage et du favoritisme qui ne ménagent que les médiocres et les paresseux laissant notre système éducatif à la merci de toutes les tempêtes qui l’ont plongé dans son sommeil et sa dégringolade ».

Après ces deux discours-fleuve, les représentants des élèves, successivement Ishak Abdoulaye Wane en Français et Sira Sall en Arabe, ont pris le relais pour remercier les participants de leur présence et demander la connexion au réseau d’adduction d’eau et la création d’un dispensaire au sein de leur école.

La distribution des prix aux élèves qui se sont distingués lors des compositions de 1er trimestre aura été l’autre fait marquant de cette cérémonie. Pas moins de 29 as se sont vus décerner des attestations et des livres sous les applaudissements nourris et les regards admiratifs de leurs proches. Parmi ceux-ci, Abou Demba Niang, Maïmouna Djibril Bâ, Alassane Harouna Ndongo et Karim Samba Sow sortent du lot avec des moyennes comprises entre 16,32 et 14 / 20.

Ces heureux élus répartis en deux groupes s’affronteront en match de génie en herbe portant sur l’Arabe, le Français et la culture générale. Un chœur vantant les mérites du savoir et une démonstration de rap boucleront les activités pédagogiques et ludiques de cette 3e édition placée cette année sous le signe de la collaboration.

A l’issue de la manifestation, quelques invités ont pris la parole pour magnifier « cette initiative salutaire destinée à rehausser le niveau de notre enseignement ». Tour à tour, le DREN Sidina O. Henoune avec son verbe facile et sa parfaite maîtrise de la langue de Molière, M. Gaye, professeur au CEM de Doondou, Amadou Sow, représentants des émigrés Djéolois, Sy Abdoulaye, Maire de Mbagne et Mohamed Moustapha Ould Bleil, représentant de la World Vision ont salué « cette brillante prestation des professeurs, des élèves et de leur encadrement » et remercié les émigrés de Djéol pour « leur appui constant à la famille scolaire ».

Notons que le Lycée de Djéol crée en 1998, compte 453 élèves dont 219 filles (soit 49,88%) répartis en 9 sections. Il est placé depuis trois ans sous la direction de M. Sy Alhousseïnou, professur de sciences naturelles qui s’est distingué au milieu des années 80 et tout au long des années 90 par son professionnalisme et son dévouement avant d’être promu directeur des études au collège de Boghé (Brakna) puis directeur au collège de Khabou (Guidimakha).

Pour couronner son action remarquable, le ministre de l’enseignement secondaire et supérieur lui a adressé une lettre de félicitations et à travers lui, le lycée de Djéol avant même la fin de la cérémonie. La voie tracée par M. Sy devra servir de modèle pour rendre à notre système éducatif ses lettres de noblesse car l’école n’a pas uniquement pour mission d’enseigner mais elle doit contribuer à bâtir un citoyen exemplaire capable de relever les défis du moment.

Dia Abdoulaye
camadia6@yahoo.fr

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Dia Abdoulaye

Santé : les rapatriés mauritaniens à l’honneur Une caravane de santé au profit des mauritaniens rapatriés du Sénégal.





Des médecins sénégalais, français et mauritaniens sillonnent depuis le 16 février les campements (Trarza Rosso Lycée, Gani, Dabaye M’Bagnik, Dar Salam, Houdalaye et Bellel Ourguel) des refugiés mauritaniens rapatriés du Sénégal pour administrer des soins à ces mauritaniens hier apatrides aujourd’hui de retour dans leur patrie mais qui vivent dans le dénuement total.

Cette action ô combien opportune et salutaire entre dans le cadre de la 2ème édition de la caravane de santé au profit de ces mauritaniens qui avaient tout perdu, la première édition avait eu lieu aux camps des réfugiés mauritaniens au Sénégal.

Une caravane de santé qui est organisée par l’AVOMM en partenariat avec l’OCVIDH, ces deux organisations mauritaniennes basées à l’étranger sont sur le terrain au coté de rapatriés avec des fortes délégations présidées par :

Sarr Ousmane président de l’AVOMM et Soumaré Abdoul Aziz président de l’OCVIDH, le Collectif des veuves représenté par sa secrétaire générale Maimouna Alpha Sy, SOS Femme. Afrique. Santé, ASFO Association Sanitaire pour le FOUTA (Sénégal), Kane Mamadou coordonateur de l’OPRPH et l’association des femmes du fleuve, une association basée à Paris.

Ces ‘’ humanitaires’’ ont payé tous les médicaments et autres kits sanitaires sur place (en Mauritanie). L’Agence Nationale pour la Réinsertion des Refugiés participe à ce bonheur de ces autres mauritaniens par un appui logistique pour le transport du matériel.

Il est à souligner que la délégation de l’AVOMM est composée de son Président Ousmane Sarr, Kane Harouna le chargé des relations extérieures et Mohamed Dogui le conseiller des droits de l’Homme, etc.

Camara Seydi Moussa



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Info source :
Nouvelle Expression (Mauritanie