vendredi 27 février 2015

Politique : dans les méandres du programme de visites du Président de la République

Politique : dans les méandres du programme de visites du Président de la République
Au moment où les spéculations vont bon train et les analystes se contredisent au sujet de l’avenir du dialogue politique proposé par la majorité à son opposition, la presse détourne l’opinion vers des visites intentionnées par le Président de la République Mohamed Oud Abdel Aziz dans toutes les Wilayas intérieures du pays.

Ces visites démarreront, selon cette presse, à partir de la deuxième moitié du mois de mars prochain et commenceront par les deux grands réservoirs électoraux de l’Est, c’est-à-dire les Hodhs Al-Charghi et Al-Gharbi. En cherchant dans les méandres de ce programme surprise, on peut toujours imaginer des raisons selon qu’on est opposant farouche, laudateur dans la majorité présidentielle ou neutre.

Dans l’opposition, on ne cache pas la réjouissance de voir le Président de la République prendre finalement conscience de la gravité de la situation que vit son pays depuis longtemps et percevoir qu’une crise multiforme pointe à l’horizon. Pour elle, ces visites ne sont qu’une simple fuite en avant.

Une première raison de cette fuite en avant, en constitue l’impact négatif de l’absence de répercussion de la croissance économique réalisée sur les conditions de vie des populations et ce suite surtout à une répartition injuste des résultats cette croissance.

On cite aussi à ce sujet les conséquences, sur les possibilités de financement de l’Etat, du recul drastique des prix des principaux produits exportés (fer, or, etc.), des détournements dans les secteurs de recettes, du doute qui plane sur l’accord de pêche avec l’Union Européenne, de la crise financière des grandes entreprises de l’Etat, du départ de certains investisseurs étrangers, etc.

Si la chance d’organiser un dialogue inclusif entre la majorité et l’opposition devient grande, la réalisation des objectifs visés par les initiateurs de ce dialogue reste cependant incertaine.

C’est là une autre raison pour le pouvoir de chercher, à travers ces visites de tous les chefs-lieux des Moughataas du pays, à garantir la loyauté et l’allégeance des populations et à gagner leur confiance. Ceci facilitera, le moment opportun, une manipulation de ces populations pour des projets futurs tels que des réformes drastiques ( ), des élections anticipés (municipales, législatives et même présidentielles) ou des modifications de la constitution, notamment via un référendum.

Plusieurs composantes du FNDU, soupçonnent déjà le pouvoir d’avoir proposé le dialogue aux fins d’entrainer l’opposition –globalement ou partiellement- pour partager la responsabilité dans les domaines où l’échec est patent et incontestable. Alors, cette opposition est rassurée que les populations ciblées dans la Mauritanie profonde ne sont pas dupes pour accepter aujourd’hui de partager les résultats d’une mauvaise gestion dont le pouvoir en place en est le seul responsable.

Contrairement à cette vision pessimiste, le camp de la majorité présidentielle juge, lui, que le Président de la République effectue ses visites pour tranquilliser les populations et les rassurer que le gouvernement a pris les mesures qui s’imposent pour neutraliser les éventuelles conséquences négatives du déficit pluviométrique qui inquiète déjà certaines régions du pays et qui pourra offrir, en même temps, un terrain fertile aux critiques des mécontents du pouvoir et de son opposition déclarée.

Ces mesures constitueront les détails d’un vaste programme de « sauvegarde des populations rurales » et d’une nouvelle version 2015 du programme « Emel », destiné uniquement à la lutte contre la précarité dans les grandes concentrations urbaines.

Serait aussi l’occasion pour Monsieur le Président de la République de s’enquérir directement de l’état d’avancement d’un ensemble de projets comptabilisés déjà dans l’actif du premier mandat.

Ce sont les projets qui avaient été largement exploités, lors de la campagne présidentielle de 2014, pour montrer la nécessité de réélire leur réalisateur pour qu’il puisse finaliser les nombreux chantiers entamés et continuer à faire avancer la Mauritanie sur la voie du progrès.

Les populations visitées seront rassurées que le gouvernement œuvrera pour une finalisation effective des grands projets en cours et pour une accélération de la réalisation des autres engagements électoraux de 2014.

L’importance qui sera accordée aux audiences, permettra de rassurer les notables et la vieille garde qu’on a confondus, à un moment donné, avec les cabegistes et les prévaricateurs. Sera-ce alors l’occasion de renouer avec de tels groupes sociaux, économiques, politiques et religieux sur lesquels se sont toujours appuyés, par le passé, les pouvoirs politiques.

Il s’agira de rassurer tous ces groupes que les réformes annoncées lors du premier mandat ou préconisées pour le mandat actuel, ne menacent guère ni leurs intérêts matériels, ni la place occupée dans la société. En d’autres termes, il n’y a aucune incompatibilité entre cette volonté affichée de changer la classe politique et de lutter contre « Al vessad » et « Al moufsidine » et la préservation du statut de ces intermédiaires qui s’opposent à leur enterrement.

Notre majorité soutient que ce contact direct entre le sommet et la base, permettra au Premier Chef du pays de faire l’inventaire des problèmes spécifiques de chaque département visité, d’inviter les populations à contribuer tant dans la recherche de solutions satisfaisantes à leurs doléances que dans la réalisation du programme du gouvernement en général.

On n’exclut pas que Son Excellence demande la solidarité de son peuple pour faire face aux évolutions futures de la situation du pays ou prépare l’opinion publique à des décisions inédites liées à la bonne gouvernance.

Outre ces deux grands camps politiques de l’opposition et de la majorité, on distingue celui de la société civile, supposé généralement neutre. Ce troisième camp est convaincu que la vie n’est pas exagérément noire comme la décrive l’opposition. De même, cette vie n’est pas aussi rose comme la voit la majorité présidentielle.

En conséquence, cette société civile, organisée et non organisée, invite le Président de la République à :

(i) confier à ses conseillers la tâche d’étudier profondément la situation actuelle du pays telle que décrite par l’opposition ainsi que les fondements des projections qu’elle fait de notre avenir.

(ii) écouter attentivement les populations visitées, à enregistrer leurs problèmes et doléances et à utiliser ses propres circuits d’informations en vue d’arrêter les vrais problèmes et de leur trouver des solutions selon un ordre de priorité précis ;

(iii) considérer ces visites comme un dialogue social et un prélude à un autre dialogue, politique, qui ne semble pas prioritaire pour la majorité des mauritaniens ;

(iv) prendre conscience du changement des mentalités d’une partie importante des mauritaniens et des risques de cet éveil –minime soi-il- sur la stabilité du pays ;

(v) savoir que tout tourne autour de la justice qui, comme le reste des insuffisances, est tributaire de la bonne gouvernance.

S’agissant enfin de mon avis personnel, je dirais que le chaos n’est pas fatal puisque les mauritaniens sont, tous, tolérants, pacifistes et profondément marqués par leur religion l’Islam. Mais, quelque chose est à faire et sur plusieurs fronts et dans les meilleurs délais.

Dr Sidi El Moctar Ahmed Taleb

mardi 24 février 2015

Visites du Président à l’intérieur : A élections anticipées, campagne anticipée

Visites du Président à l’intérieur : A élections anticipées, campagne anticipée

  Quand le président éternue, l’Exécutif s’enrhume et « la Majorité » gesticule. Depuis que le premier des ministres a annoncé, aux députés des deux Hodhs, la visite, à la mi-Mars, du Président, dans cet immense réservoir électoral, c’est tout le microcosme nouakchottois qui tire les ficelles ou les dividendes du jeu politique local en ébullition.

Ayant appris la direction de la girouette présidentielle, en tête de peloton, les cadres aux affaires (ministres, walis, ambassadeurs, directeurs…) sont à la manœuvre pour accompagner le mouvement. Rencontres par-ci, collectes par-là… en prélude à la ruée vers le terroir. Une descente aux enfers où chacun veut s’afficher le plus fort, pour s’attirer les grâces de l’illustre hôte.

Mais, sur les objectifs de la visite qui mènera, cette fois, le Président dans tous les chefs-lieux des départements, Ould Haddemine est resté perplexe. Officiellement, il s’agirait de procéder à des inaugurations et autres poses de première pierre de plusieurs projets de développement, dans les secteurs de l’eau (nappe de Dhhar), de la santé, des routes, de l’industrie laitière (approbation d’un décret portant fondation d’une usine de lait à Néma).

En marge des festivités inaugurales, Ould Abdel Aziz ouvrira le registre des audiences. Occasion d’écouter, à chaque étape du périple, les « Grands Electeurs » (notables, chefs de tribus et autres leaders communautaires…).

Parions qu’il ne manquera pas de satisfaire une partie de leurs doléances, pour s’assurer de leur allégeance. Notre président, qui réitère, à qui veut l’attendre, sa volonté de dialoguer avec le FNDU, multiplie les bonnes intentions, joignant, parfois, l’acte à la parole. Serait-il en train de courir derrière une nouvelle réélection, propre, apaisée et consensuelle, dont le statut et les contours restent à définir? Ou à la pêche d’une sortie honorable qui lui confèrerait plus de crédit ?

Aziz veut, en tout cas, s’ériger en rassembleur et parer à toute sale éviction dont les conséquences lui seraient fatales (cf. les malheurs de la dynastie Wade et de l’arrogance de Compaoré). Son mandat, à la tête de l’UA, et le réseau de relations qu’il a pu tisser lui ont ouvert les yeux… sur d’autres horizons. Mieux : aurait-il reçu des promesses, au sein de la cour des Grands qu’il a longtemps courtisée, voire amadouée ?

Mais se hisser au rang de personnalité sous-régionale, continentale ou internationale suppose un parcours, sinon correct, du moins corrigé. Notre président se livrerait-il donc à la besogne de balayer devant sa propre porte ? Alors, dialogue ! Mais à quelles conditions ? Dans le camp du pouvoir, on avoue que tous les sujets sont discutables, sans ligne rouge.

Toujours en quête d’une longueur d’avance sur ses potentiels challengers, Aziz sillonna, on se rappelle, en 2009, l’intérieur du pays, pendant que la Communauté internationale parrainait, à Dakar, des négociations de sortie de crise politique, suite au renversement du président élu Sidi ould Cheikh Abdallahi. Rebelote en 2014/2015, où l’ex-putschiste anticipe sa campagne, pendant que l’opposition du « Dialogue-bis » est en pleine discussion d’une position commune, en vue d’arracher, au pouvoir, des garanties qui crédibiliseraient les échéances électorales ?

Avec, en vue, la dissolution du Parlement et des conseils municipaux, ainsi que l’organisation d’une élection présidentielle anticipée, précédée, vraisemblablement, d’une démission contraignante, voire contrariante, du Président. Celui-ci est déjà en campagne. Jamais deux sans trois ? A élections anticipées, campagne anticipée. CQFD.

Moustapha ould Béchir

CP Hodhs

Urgent- Snim : Après un délai d’observation, les employés de la société à Nouadhibou pourraient rallier ceux de Zouérate dans la grève

Urgent- Snim : Après un délai d’observation, les employés de la société à Nouadhibou pourraient rallier ceux de Zouérate dans la grève

  Les employés de la Snim au siège de Nouadhibou pourraient rejoindre leurs collègues de Zouérate après la fin de la période d’observation qui s’achève mardi, apprend-on de source des employés.

Lundi, la Direction générale de la Snim s’est réunie avec les représentants des employés dans notre capitale économique.

Les résultats de la réunion sont qualifiées d’infructueux par les représentants des employés qui avaient décidé de donner à la Direction générale un délai de 25 jours pour trouver des solutions acceptables pour leurs collègues de Zouérate. Or, selon certains employés de la Snim, la direction générale ne semble pas prendre au sérieux les doléances des travailleurs de Zouérate ; ils regrettent également que pour toute solution « la Snim a simplement jeté dans la rue plus d’une centaine d’employés ».

Selon les mêmes sources, les employés de la Snim à Nouadhiboou pourraient donc rallier le mouvement de grève des employés de Zouérate qui ont inauguré leur quatrième semaine de protestation en vue de la satisfaction des accords signés par l’employeur à savoir le paiement de salaires et de bonus de production pour 2014.

Déjà bien affectée par la grève des employés de Zouérate, la Snim risque tout simplement une paralysie totale avec l'entrée éventuelle en grève du personnel de Nouadhibou, quai d'embarquement du minerai à l'exportation.
Mauriweb

L'UPR droite dans ses bottes pour la réussite de la visite du président dans les hodhs

L'UPR droite dans ses bottes pour la réussite de la visite du président dans les hodhs   La direction générale du parti Union pour la République (UPR) multiplie depuis quelques jours des contacts avec ses instances et fédérations implantées à Nouakchott et dans les vilayas frontalières des Hodhs Elgharby et Echarghi,pour la réussite de la visite que compte entamer le président Mohamed Ould Abdel Aziz, dans les wilayas précitées,début mars prochain, nous renseigne des sources bien informées.

La présidence du parti travaillera en collaboration avec certains membres du gouvernement pour la mise sur pied des cellules de coordination pour élaborer le programme de la visite,précise notre source.

La même source a confié à Tawary que la principale formation au pouvoir a enregistré d'importantes adhésions tout dernièrement venues de divers horizons politiques.

La visite qu'entamera l'homme fort de Nouakchott dans les régions de l'Est entre dans le cadre de l’exécution des grands projets de son programme prévu dans son second mandat,dont la lutte contre la pauvreté, l'injustice, le désenclavement des localités, la gabegie, la déperdition scolaire.
Tawary

lundi 23 février 2015

Arrestation du trésorier départemental de Guerou après la découverte d’un trou financier de 145 millions UM

Arrestation du trésorier départemental de Guerou après la découverte d’un trou financier de 145 millions UM Le responsable de la trésorerie de la moughataa de Guerou dans la wilaya de l’Assaba, Moustapha Ould Havedh a été arrêté, au terme d’une enquête de deux semaines, menée par une commission d’inspection du programme Emel 2012-2013-2014.

Des sources généralement bien informées indiquent que l’enquête a révélé la disparition d’un montant estimé à 145 millions UM des comptes de la trésorerie départementale.

Arrêté, Ould Havedh a été déféré à Nouakchott, après la nomination de son successeur à la trésorerie de Guerou.

Début, février, des sites avaient évalué le trou financier évalué par une première descente des limiers de l’IGE à 166 millions UM.
Taqadoumy 
Traduit de l'Arabe par Cridem

Le camion militaire n’a pas chuté dans le ravin…Il s’est écrasé à la suite d’un éboulement d’un gros rochet

  Le camion militaire n’a pas chuté dans le ravin…Il s’est écrasé à la suite d’un éboulement d’un gros rochet  Des sources indiquent que le camion militaire accidenté vendredi dernier sur l’axe Atar-Chinguitti, qui a couté la vie à 17 martyrs et fait de nombreux blessés graves, appartenait au génie militaire, affirmant qu’il avait à son bord 45 officiers et soldats.

Les occupants du camion étaient dépêchés en mission de travaux de construction à effectuer sur la prison secrète Salah Dine, située dans le no man’s land mauritanien et vers laquelle ont été acheminés dernièrement 3 salafistes, accusés d’être les cerveaux des récentes et violentes émeutes de la prison centrale de Nouakchott.

Les sources précitées indiquent que la mission avait demandé, à son commandement, à la fin de ses travaux, de mettre à sa disposition deux véhicules pour assurer son transport vers Nouakchott ainsi que celui des bagages et du matériel de construction utilisé au cours de ses travaux.

Le commandement n’a pas donné suite favorable à cette requête, prétextant, n’être en mesure de lui donner que le camion en sa possession, tout en précisant que le véhicule présente des problèmes de freins.

La mission a opté pour une autre alternative, portée également à la connaissance de son commandement : emprunter la route la plus sécurisée, qui ne transite pas par Chinguitty, en raison de l’impraticabilité de la route de cette cité historique et des risques énormes encourus par le camion sans freins.

Une doléance rejetée aussi par le commandement, disent les sources précitées, selon lesquelles, l’argument présenté à la mission, est que la seconde route est plus longue et par conséquent, requiert davantage de carburant. Devant ces deux objections, la mission était contrainte de s’engager dans la route dangereuse Chinguitty-Atar, connue par ses nombreux nids-de-poule, ses multiples bosses et ses gros risques.

« Le chauffeur du camion a perdu le contrôle du véhicule sur le tronçon montagneux Ould Ebnou entre Chinguitty et Atar. Les freins n’ont pas pu immobiliser le fourgon sur la falaise abrupte. Le conducteur, qui doit réfléchir dans une fraction de seconde sur la décision à prendre, n’avait plus devant lui que deux choix : aller dangereusement vers le ravin et tomber du haut de la montagne ou braquer violemment à gauche sur le fronton, où se trouvait un gros rochet suspendu au dessus de la route et qui attirait depuis une longue période l’attention des voyageurs, en raison de ses mouvements réguliers, annonciateurs de l’imminence de sa chute », rapportent les sources susmentionnées.

« Le conducteur a opté en faveur du dernier choix, qui a provoqué l’éboulement du gros rochet sur le camion. 14 membres de la mission ont péri sur le coup, rejoints par 3 autres ayant succombé à leurs blessures après leur évacuation à l’hôpital tandis que d’autres officiers et soldats avaient été grièvement blessés», ajoutent les sources selon lesquelles, les corps de certains martyrs gisent encore sous la grosse pierre qui s’est effondrée sur le camion...
Taqadoumy 

Traduit de l'Arabe par Cridem

Zouerate/ Grève SNIM : Les mineurs soudés jusqu’au bout !

Zouerate/ Grève SNIM : Les mineurs soudés jusqu’au bout ! (reportage) Rentrée dans sa troisième semaine, la grève des employés de la SNIM ne connait pas de répit, aucune solution ne pointe à l’horizon, les deux parties campent sur leurs positions. Pourtant, les ouvriers tiennent toujours. "La résistence" des ouvriers tient à la solidarité de toutes les populations de Zouérate, rassemblées pour la même cause. Les femmes sont en première ligne de ce combat pour les droits économiques des travailleurs.

Un tour dans les différents sites de regroupements donne une impression de la détermination de ces grévistes à recouvrer leurs droits. Au Q.G des mineurs, la sérénité règne, les travailleurs gardent espoir de trouver une solution à leurs revendications et restent soudés.

Z.N., gréviste, campe le décor: "ici nous vivons en famille, rien ne nous manque, mais nous n’avons pas cru que l’entreprise allait laisser le mouvement perdurer. Nous sommes ici des gens ouverts, instruits, pacifiques, nous ne réclamons que nos droits.

L’entreprise est pour tous les mauritaniens, pas pour des individus. Si elle marche, elle marche pour nous tous, si elle se dégrade tout le monde le sentira". L'alerte est donnée sur la situation économique de la société. Les implications pernicieuses relevées: « Nous demandons aux autorités suprêmes de trouver des solutions à ce problème car les impacts de cette grève toucheront toute la Mauritanie, pas seulement Zouerate.

Le plus facile à faire c’était de convoquer les délégués des travailleurs pour des négociations, nous sommes prêts à rembourser de nos poches si réellement la société est en crise mais ce que nous n’acceptons pas c’est le bras de fer qu’on veut faire avec nous. Nous lançons un appel au président de la République d’œuvrer pour sauver cette grande société, poumon économique du pays.

Au nom des travailleurs et des femmes, je lance un appel solennel au Chef de l’Etat d’intervenir pour mettre fin à cette crise qui perdure et qui menace la situation économique du pays, à son adresse le dicton qui dit: écoute ceux qui te font pleurer et n’écoute pas ceux qui te font rire ».
Le message est lancé pour rappeler que les grévistes attendent l'intervention des plus hautes autorités de l'Etat afin de mettre fin à leur calvaire.

Et les grévistes d'attirer l'attention des décideurs sur la malgouvernance de l'entreprise :"s’il y a gaspillage de biens publics c'est bien visible maintenant à la SNIM, avec l’absence de maintenance des engins dans les sites. On exploite des engins de dernière génération en disant aux employés, allez-y, si l’engin tombe en panne, mettez-le à la casse". Preuve pour ces employés que la gestion de l'entreprise est des plus catastrophiques ces dernières années.

Différents témoignages indiquent que ce secteur névralgique de la société minière fonctionne au ralenti. Ces témoignages laissent entendre que la mine compte 858 travailleurs dont 38 Responsable. Sur 820 opérateurs d’engins miniers, seuls 35 vont réellement au travail. « Soit un pourcentage de 94, 88% contre 5,12% non grévistes », déclarent des représentants des travailleurs. « Nous avons même réussi à faire entrer dans nos rangs 5 opérateurs miniers jusque là réticents», ajoutent-ils.

Du côté de l’entreprise, on fait savoir que la grève n’est que partielle et n’entame en rien les activités de la société, la production minière et le trafic ferroviaire. Mais le subterfige, fait de l'appel à des retraités, est coûteux. Curieusement d'ailleurs, si les rotations des trains est maintenue, c'est bien parce que le nombre des wagons a été revu à la baisse. Tout semble être confiné dans l'apparence d'une "normalité" de l'activité de l'entreprise qui ne peut en être une étant donné que les centaines de travailleurs ne peuvent être tous remplacés.

Ces derniers ont aussi d'ailleurs dénoncé les méthodes de la SNIM qui, disent-ils, fait recours à des prestataires alors que le mois passé, elle avait indiqué qu’elles mettraient fin aux contrats de prestations. Ils regrettent les menaces de la Snim à travers les Contrats à Durée Déterminée .

«Le 5 février passé, l’entreprise adressait une mise en demeure de licenciement aux détenteurs de ces contrats et trois jours après, elle leur ouvre des lignes de crédit de 100 à 900 mille Um », soutient une femme gréviste. AVANT d’ajouter « pendant Cinq ans, les délégués des travailleurs ont réclamé des prêts bancaires pour les CDD alors qu’ils n’ont eu que les indemnités d’ameublement ».

Visiblement l'entreprise qui a menacé de bouter dehors ses employés de leurs maisons et de leur couper les vivres tablent sur le découragement des grévistes. Ces derniers semblent avisés et disent ne pas craindre les mesures d'intimdation et de menaces de tout genre. "Nous réclamons nos droits et nous les obtiendrons" assurent-ils.

L'atmosphère plutôt détendu et bon enfant laisse présager que l'employeur gagnerait à discuter avec les représentants des employés plutôt qu'à chercher à les faire plier par la contrainte. En tout état de cause, l'éclosion de cette tension sociale risque de ne pas s'éterniser de la sorte.
Mauriweb

dimanche 22 février 2015

Le ministre de l'agriculture s'enquiert de l'état d'avancement du projet du canal d'irrigation Aftout Sahli

 Le ministre de l'agriculture s'enquiert de l'état d'avancement du projet du canal d'irrigation Aftout Sahli Le ministre de l'agriculture M. Brahim Ould M'Bareck Ould Mohamed El Moktar s'est enquis dimanche au cours d'une visite sur le terrain, de l'état d'exécution du projet du canal d'irrigation de l'Aftout Sahli qui s'étend sur 55 km dans la moughataa de Keur Macène (Trarza).

Au cours de cette visite, le ministre s'est informé sur l'avancement des travaux au niveau des différents axes du projet et écouté des explications techniques sur les conditions de travail et sur les phases accomplies jusqu'à présent.

La tournée du ministre a concerné les segments d'intervention du génie militaire et de la société nationale d'aménagement et des travaux (SNAT). C'était le lieu pour M. Brahim Ould M'Bareck Ould Mohamed El Moktar d'exhorter les responsables des différents chantiers de la nécessité de la rigueur, du respect des critères techniques retenus et des délais impartis en dépit de la réduction du temps de la phase restante des travaux.

Une rencontre a été organisée ensuite avec les responsables du projet au cours de laquelle le ministre a appelé à la tenue de réunions régulières entre les techniciens pour étudier les questions d'ordre technique en vue de garantir une haute technicité et meilleure qualité de l'ouvrage.

Le ministre a insisté sur la nécessité d'avoir sur place trois (3) chantiers de travaux pour garantir une concurrence positive et creuser le maximum possible de canalisations sur la distance requise tout en respectant l'environnement dans la zone du projet. Il a réitéré le fait que l'opération demande un suivi rigoureux, une mobilisation constante et une compétition entre les différents chantiers ainsi qu'un renforcement des équipements et matériels utilisés.

A son tour, M. Isselmou Ould Sidi, wali du Trarza a attiré l'attention sur l'importance que représente le respect de la dimension environnementale appréciant la réponse du département de l'agriculture aux aspirations des agriculteurs au cours de la campagne rizicole d'hivernage en rendant disponible l'eau à travers ce canal d'irrigation.

Il a sollicité également l'existence de points d'eau pour abreuver le cheptel de la zone et l'implication des autorités locales dans la mise en œuvre et le suivi du projet.

Cette visite du ministre de l'agriculture s'inscrit dans le cadre du suivi régulier de l'exécution du projet du canal de l'Aftout Sahli qui a été lancé en mars dernier par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

Il est prévu que les travaux s'achèvent dans 15 mois à compter de mars 2014. Les travaux sont exécutés par la société nationale d'aménagement et des travaux (SNAT) sur financement de l'Etat mauritanien de l'ordre de 10 milliards d'ouguiya.
AMI 

Trésorerie de Rosso : Détournement ou règlement de comptes ?

Trésorerie de Rosso : Détournement ou règlement de comptes ?   Dans ce monde riche en bizarrerie, le ridicule ne tue plus. On dit aussi, dans notre jargon populaire, « qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ».

C’est le moins qu’on puisse dire devant le cas de Cheikh Mohamed Lemine ould Ely, ancien directeur du Trésor de Nouadhibou, également ancien trésorier régional de Rosso, aujourd’hui aux arrêts dans la prison civile de Dar Naïm.

Il est accusé d’avoir détourné près de neuf cent millions d’ouguiyas, selon un rapport d’inspection effectuée, en janvier 2015, par Mohamed ould Cheikhoumou et Amara Cheikhou Soumaré, respectivement auditeur et vérificateur à la direction de l’Audit et du contrôle interne du Trésor.

Dans ce rapport, il est noté que le détournement fut réalisé durant les années 2012, 2013 et 2014. Or nous disposons de pièces d’inspection, effectuées par ladite équipe durant justement cette période. La première examinait la période du 20 septembre au 31 décembre 2012.

Les recettes de la trésorerie de Rosso s’y élevaient à 444 799 631,55 ouguiyas, tandis que les dépenses se chiffraient à 404 787 709 ouguiyas, soit un solde positif de de 40 011 922,55 ouguiyas. La seconde, établie sur la période du 01 janvier au 31 décembre 2013, note que les recettes étaient de 896 665 844,74 UM ; les dépenses, 864 008 303 UM et le solde, 32 667 541,74 UM. Le dernier rapport couvre la période du 01 janvier au 21 octobre 2014 : 666 090 779,54 UM de recettes, 656 020 847,67 de dépenses, soit un solde de 10 069 931,87 UM. Le tout sanctionné par un procès-verbal de vérification de caisse, présentant, avec le solde créditeur, une parfaite conformité avec ce qu’on appelle, en langage financier, un quitus.

C’est à ce titre que Cheikh Mohamed Lemine, trésorier régional à Rosso, fut promu directeur du Trésor à Nouadhibou. Mais, à peine trois mois plus tard, le voilà pisté par ces mêmes contrôleurs qui l’accusent, soudain, d’un détournement de plus de 900 millions d’ouguiyas ! Intrigante situation qui suscite des interrogations : comment ces contrôleurs qui ont procédé à des vérifications, pendant trois ans, n’ont pu découvrir la faille qu’en l’absence de l’intéressé et si rapidement, de surcroît ?

Quel rôle joue l’ancien directeur du Trésor de Nouadhibou, notoirement mécontent de son éviction et qui officie, désormais, à l’Inspection générale ? Règlement de compte entre financiers ? Et si Cheikh Mohamed Lemine ould Ely était, en tout cela, innocent ? Plusieurs observateurs estiment en ce sens que l’accusation de détournement ne serait qu’un prétexte fallacieux, pour régler le compte de cet homme, fort d’amis influents, dans les sphères du pouvoir, qui lui avaient permis de déboulonner un poids lourd de Nouadhibou…

Jiddou Hamoud
Le Calame

Zouérate : Les Banques s’étouffent, la grève continue!

Zouérate : Les Banques s’étouffent, la grève continue! [PhotoReportage]  La grève des ouvriers continue. Nous sommes déjà à la troisième semaine. La centrale syndicale rappelle que cette grève est motivée par « le non respect par l’employeur des clauses d’un accord conclu le 03 mai 2014, en vertu duquel la SNIM s’engage à accorder à partir du 1° octobre 2014, une augmentation générale consistante de salaire, verser trois (3) salaires en guise de bonus et de payer un rappel des primes de production impayées au titre de l’année 2014 ».

Les répercussions de cette grève commencent à se sentir sur toute la population active de la Ville de Zouerate. Les banques ce mois- ci n’auront pas beaucoup de salaires à fournir à leurs clients. La SNIM est le premier client des banques primaires qui officient à Zouerate.

Nous avons Dix banques à Zouerate : Banque Commerciale et Industrielle (BCI), Banque Nationale de Mauritanie (BNM), Al Wattaniya, Société Générale (SG), Banque Populaire de Mauritanie (BPM), Banque Mouamalatte Sahiha (BS), Banque Mauritanienne pour le Commerce international (BMCI), Banque ALWAVA Mauritanienne Islamique, Attijari Bank et Maurisbank.

On se demande que feront ses banques pour couvrir les frais du mois de février 2015 ? La ville de Zouerate, est une ville minière où toutes les activités commerciales sont liées aux Salaires des Ouvriers de la SNIM. Ces salaires sont versés entre le 5 et le 7 de chaque mois.

Le mutisme de La Direction de la SNIM, fait vivre la population au ralenti. La SNIM se cache la tête dans le sable pour ne pas voir le danger venir. Elle attend que le danger passe. Tandis-que le mouvement devient de plus en plus fort.

Les ouvriers se sont toujours montrés très sages. Ils se réunissent chaque jour de 9 heures à 11 heures et de 16 heures à 20 heures. Pour se disperser dans l’ordre. Le calme qui précède la tempête.

Depuis quelques jours, la SNIM menace de l’expulsion des Ouvriers – Grévistes licenciés. Ces grévistes licenciés sont au nombre de 176 Ouvriers et 40 familles seront expulsées au début de la semaine. A partir du lundi 23 février 2015 selon notre source !

Faudra-t-il un nouveau Mai 68 ?

Sidi Ould Bobba
Zouerate



Avec Cridem, comme si vous y étiez...











Source : Sidi Bobba

Traza: Atelier de formation et de plaidoyer au profit des maires du Trarza.






Un atelier de formation et de plaidoyer sur l’ATPC (Assainissement totale piloté par la communauté) organisé par le maire de Rosso, M. Sidi Mohamed Ali ould Alioune ould Mohamed Abd dit Sidi Diarra au profit des maires du Trarza s’est tenu à Rosso du 18 au 19 Févier 2015. Cet atelier a été ouvert par le Wali du Trarza, M.Isselmou ould Sidi qui était entouré par le maire de Rosso et le représentant de l'UNICEF. Ce dernier a exprimé un sentiment de joie et de satisfaction par rapport à cette  rencontre qui selon lui, permettra  aux maires d’acquérir des stratégies pour convaincre les populations de leurs localités sur la nécessité d’adopter l’approche ATPC qui constitue une approche communautaire globale  impliquant la communauté dans la gestion de ses affaires. Le Wali du Trarza a insiste sur les efforts à conjuguer pour sensibiliser les populations dans le sens du changement de mentalité.
Au niveau de la Wilaya du Trarza l'encrage institutionnel de l'ATPC un programme en cours depuis 2009,  est composé d'un comité régional présidé par le DRAS, l’autorité administrative, les élus, le Masef, le DREN, le MAE, le DRHA, L’antenne locale de la Radio mauritanienne, les Oulemas en plus d’une coordination régionale composée d’1 coordinateur, 2 superviseurs et 23 facilitateurs. 
Durant ces deux jours les animateurs ont présenté des thèmes qui ont permis aux maires de sortir de cet atelier avec un certain nombre de compétences qui leur faciliteront la tâche à leur retour dans leurs communes respectives pour la mise en œuvre de l'ATPC. Les maires ont participé pleinement à l'élaboration d'un plan d'action d'un nouveau projet pour les localités qui n'ont pas été encore couvertes par le programme.
   
Notons que le bilan des activités de l'ATPC au Trarza de façon générale de 2009 à 2015 a déjà donné des résultats escomptés selon l’évaluation.
HOBD.  CP/ROSSO.  





samedi 21 février 2015

Condoléances de la famille Ehel Momma

Condoléances de la famille Ehel Momma

  La famille Ehel Momma adresse ses condoléances les plus attristées à l’ensemble de la famille militaire, au peuple mauritanien et aux parents des martyrs, au moment où l’on apprend le grave accident, survenu, le vendredi 20 février 2015, entre Chinguetti et Atar, et qui a coûté la vie à quatorze militaires.

Puisse Allah, le Tout puissant, accueillir les défunts dans son saint Paradis. We Inna Lillahi We Inna Ileyhi Rajioun.

Le porte parole de la famille Ehel Momma

Momma Ould Ely Cheikh Ould Momma

vendredi 20 février 2015

L'Etat-major général des forces armées annonce le décès de 14 martyrs et la blessure d'autres dans un accident de la route

L'Etat-major général des forces armées annonce le décès de 14 martyrs et la blessure d'autres dans un accident de la route L'Etat-major général des forces armées a annoncé vendredi le décès de 14 martyrs et la blessure d'autres dans un accident de la route survenu sur l'axe reliant les villes Chinguitty-Atar dans la wilaya de l'Adrar.

C'est ce qu' indique un communiqué de presse publié aujourd'hui, par la direction de la communication et des relations publiques à l'Etat-major général des forces armées, dont une copie est parvenue à l'AMI. Ci-après l'intégralité de ce communiqué :

"Un camion militaire transportant une section du génie civil a fait un accident aujourd'hui 20/02/2015 sur la route Chinguitty-Atar.

14 martyrs sont décédés dans cet accident qui a fait d'autres blessés.

L'Etat-major général des Armées a pris toutes les mesures et évacué par voie aérienne les blessés à l'hôpital militaire pour bénéficier des soins ainsi que les martyrs, pour compléter l'opération d'inhumation dans les lieux souhaités par leurs familles.

Qu'Allah accueille nos martyrs dans Son Saint Paradis


We Inna Lillahi We Inna Ileyhi Rajioun". 
AMI 

Tagant: Arrestation du plus grand débiteur de Maurisbank

Une unité de la gendarmerie  vient d’arrêter dans la localité de Rich (95 km au Sud- Ouest de Tidjikja) M. Mohamed Moustapha Ould Bah dit Dehah, l’un des plus grands débiteurs de Maurisbank, objet d’un mandat d’arrêt depuis le déclenchement de l’affaire de cette banque.
Ould Bah, débiteur de 1.672.542.628 UM a été arrêté après sa localisation par les services sécuritaires mercredi 18 février courant,  dans un endroit peu connu et quasiment inhabité.
Des sources familiales présentes à Rich ont affirmé  à un média local, le départ de Dehah avec les gendarmes vers la ville Tidjikja où il devra être incessamment  remis à la police chargée des crimes économiques et financiers, précisant qu’il était dans le bourg depuis 60 jours environ.
MauriSahel

jeudi 19 février 2015

Dernière-minute: Ould Hademine et Ould Maham reçoivent les élus des 2 Hodh dans le cadre des préparatifs de la visite du président

Dernière-minute: Ould Hademine et Ould Maham reçoivent les élus des 2 Hodh dans le cadre des préparatifs de la visite du président   Le premier ministre mauritanien, Yahya Ould Hademine a reçu, ce mercredi 18/02, en présence de Sidi Mohamed Ould Maham, le président du parti Union pour la République (UPR), les élus locaux des deux hodhs (Charghi et Gharby), dans le cadre des préparatifs de la visite que compte entamer le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz le 06 mars prochain, dans ces wilays,nous renseigne des sources particulières.

Au courant de cette audience, selon nos sources, les deux responsables ont invité les élus des régions citées, à mener une vaste campagne en collaboration avec les instances du parti sur place, pour la réussite de cet évènement.Ils ont ensuite insisté sur la présence massive des populations tout au long des déplacements qu'effectuera l'homme fort de Nouakchott, dans l'Est du pays.

Le PM et le président du parti au pouvoir, ont signifié aux élus des deux wilayas que le président fera un constat sur l'état d'avancement des projets engagés sur le programme de son second mandat.Il s'informera de près sur les conditions de vie des populations.

Il a été l'occasion pour Sidi Mohamed Ould Maham qui était entouré de ses proches collaborateurs, d' informer les "hôtes" du premier ministère sur les pas franchis vers le dialogue qui doit regrouper les partis du FNDU,le gouvernement et les partis de la majorité.

A la fin de cette rencontre, il a rappelé à l'assistance les grandes lignes du discours du chef de l'Etat à Chinguitty, lors de l'ouverture de la cinquième Edition du festival des villes anciennes et sa ferme volonté pour un dialogue politique national inclusif. 
Tawary

Justice :Zouérate explose et Nouadhibou et Nouakchott couvent.

Justice :Zouérate explose et Nouadhibou et Nouakchott couvent.   SNIM et Maurisbank sont deux injustices sociales et individuelles flagrantes concomitantes qui appellent, à mon avis, une intervention d’urgence du Président de la République.

Hier, c’est à dire 2 jours après ma demande de grâce(dans mon état de notable et élu de l’Adrar) présidentielle de 6 mois en faveur de la Maurisbank pour lui éviter la sanction de fermeture et de liquidation par une alternative de droit à l’assistance légale, j’ai entendu pour la première fois,dans un flash audio visuel, qui m’a été remis par la famille Megueya, la défense de Maurisbank, adressée dans une conférence de presse à l’adresse d e l’opinion publique nationale.

Je n’en reviens pas du degré et de la cadence d’injustices successives proférées du retrait de l’agrément de l’emprisonnement préventif puis de la décision de liquidation de la Maurisbank sans donner la moindre possibilité légale de défense légale à la personne d’Ahmed Ould Megueya ni à son institution ni à ses avocats.

Tant les faits sont clairs : l’acte administration de retrait de l’agrément par la Banque centrale est illégal, l’emprisonnement préventif de son administrateur aussi , la décision hâtive de liquidation aussi. L’affaire de la Maurisbank doit être prise en main par le Président de la République.

Idem pour la SNIM,

A Zoueratt les Ouvriers de la SNIM et toutes les couches populaires se sont solidarisés pour réclamer l’exécution d’un protocole d’accord que l’Administrateur Délégué de la SNIM a signé et qu’il refuse d’honorer. La justice sociale et la protection des biens des individus est la première mission régalienne de l’Etat et donc du Chef de l’Etat.

Toutes les procédures légales administratives et judiciaires sont bafouées par la Banque Centrale et le juge d’instruction dans l’affaire Maurisbank. Les droits des travailleurs de la SNIM non respectés risquent d’enflammer la ville de Nouadhibou et de provoquer des pertes beaucoup plus grandes à la SNIM et à l’Économie nationale.

Excellence monsieur le Président, vous avez réalité , n’en déplaise à vos opposants politiques, d’énormes acquis dans vos mandats pour le pays qui risquent de s’envoler en poussière si vous ne veuillez pas l’observation de la justice sociale et individuelle à ces questions pendantes en remettant les travailleurs de la SNIM et au propriétaire de la Maurisbank leurs droits et en sanctionnant ( responsable de la banque centrale et juge) pour la désinformation qu’ils vous ont causée Excellence, Président Aziz, SVP, écoutez personnellement le flash de la défense de Maurisbank, en circulation :

Tous les textes réglementaires et de loi du pays ont été bafoués, dans cette affaire. Écoutez les populations de Zouérate et de Nouadhibou en relisant le protocole d’accord des travailleurs de la SNIM. SVP N’acceptez pas l’injustice individuelle proférée contre la Maurisbank ( ce sera un précédent préjudiciable contre les autres banques qui suivront). N’acceptez pas que la SNIM tombe en déconfiture .

Vous aurez sauvé notre pays du désordre social que causent les injustices et éviter de donner satisfaction à nos ennemis de l’étranger cherchent activement ces jours-ci à nous introduire le désordre social à travers d’autres canaux sociaux que vous connaissez et que nous déplorons aussi.

Nouakchott le 18 Février 2015
Cheikhany Ould Sidina
Notable et élu de l’Adrar

Entretien avec M. Abdoul Boubou Sow

Entretien avec  M. Abdoul Boubou Sow  M. Abdoul Boubou Sow est natif de Boghé et vit actuellement en Espagne, il fait partie intégrante des anciens politiciens et ici, il donne son point de vue, à travers l’entretien qu’il nous a accordé avec plaisir.

Hebdomadaire – Mauritanoix : qui est vraiment Abdoul Boubou Sow ?

Abdoul Boubou Sow : Je suis citoyen mauritanien et fier de l’être. Je suis du village de Dioullome, au nord-ouest de Lobboudou Mboon, juché sur une dune de sable qui surplombe les plaines d’Afnilla mboonnaabe, koloyla e thiakatté. Je suis de la première promotion de l’école de Sarandogou Djibéri, de la première promotion du Collège d’enseignement général de Boghé ; j’ai fait les lycées de Rosso et de Nouakchott avant d’aller en URSS faire ma formation d’ingénieur industriel en électromécanique. J’ai travaillé sept ans à la SNIM-sem de Zouerate au PG11comme chef de service de maintenance des engins miniers et ce, jusqu’aux années de braise abattues sur le pays 1989-1991. Je suis aussi militant de première heure du mouvement national démocratique. Depuis 1997 je vis en Espagne mais reste lié au pays de cœur et d’esprit.

Hebdomadaire – Mauritanoix : Quelle lecture faites- vous de la situation politique et économique du pays?

Abdoul Boubou Sow : Loin de toute vision politicienne, comme citoyen mauritanien lambda, je vois son présent et son avenir pleins d’embûches. Le pays est très riche mais c’est une infime minorité qui en profite. La grande majorité vit dans la plus profonde misère. Nous avons le fer, le poisson (nos côtes restent encore parmi les plus poissonneuses du monde), nous avons le pétrole, l’or, le cuivre, des potentialités agricoles et d’élevage énormes ; notre population n’atteint pas les quatre millions d’habitants.

La plus grosse et la plus grave misère qui nous ruine est l’ignorance ; nous nous résignons à la fatalité, à cela s’ajoute l’hypocrisie de nos dirigeants politiques au pouvoir ; ils ont le pays comme leur besace de miel sous l’aisselle et s’arroge l’exclusivité d’y mettre le doigt si non la main toute entière pour en savourer le contenu ; gare à celui qui s’approche ou qui ose demander sa part : il sera taxer de tous les maux : intrus, étranger, mercenaire etc etc. aussi les rangs des mécontents, des exclus, des frustrés ne font que s’élargir de jour en jour et le régime actuel continue à faire la sourde oreille et réprime sans relâche tout ce qui bouge ou ose lever le petit doigt pour protester.

Aussi le pays est sur une poudrière et ça peut exploser d’un moment à l’autre. Si le malheur arrive, il n’arrivera jamais seul et c’est la Mauritanie entière qui perdra, à moins que le bon Dieu nous fasse revenir à de bons sentiments : l’égalité, la paix, la solidarité et le partage dans une unité nationale retrouvée. Cette année, la famine nous guette : pas de pluies et le fleuve n’a pas débordé ; le mouvement citoyen est en plein essor dans tout le pays, pouvoir et opposition se regardent en chien de faïence.

Hebdomadaire – Mauritanoix : En tant que Boghéens, Ressortissant, avez-vous d’autres projets ou initiatives pour aider la commune de Boghé?

Abdoul Boubou Sow : Je suis et reste le fils de ce terroir qui m’a vu naitre et grandir ; aussi où que je me trouve je le garde en mémoire. Je sais par chœur les besoins du coin : la santé, l’éducation, le développement durable et social. Les populations doivent se lever ensemble pour elle-même et par elle-même pour prendre leur destin en main pour sortir de la misère et du sous-développement ; l’apport des gouvernants et des bonnes volontés est indispensable. Avec mes relations ici en Espagne j’ai pu avoir deux ambulances pour le dispensaire central de Boghé. J’ai pu faire construire une école primaire et un dispensaire au village ; j’avais décroché un financement pour une coopérative agricole de maraîchage afin d’aider à la lutte contre la malnutrition et pour l’autosuffisance alimentaire.

La commune a de grandes potentialités agro-pastorales qu’il faut exploiter. Boghé peut être un grenier pour le pays en général et la Ve région en particulier ; l’élevage y a longtemps prospéré. Il est bon que les services d’antan d’élevage, d’agriculture et des eaux et forêts reviennent à Boghé afin d’y jouer pleinement les rôles qui leurs sont dus. Je salue ici la construction de l’hôpital et du Centre de traitement laitier dans la commune de Boghé, les travaux d’extension du casier pilote rizicole. Ceci sera à l’actif du gouvernement actuel ; je les en félicite personnellement et les encourage à en faire davantage. La Mauritanie et le Sénégal sont deux pays frères et amis. Boghé pourra jouer un grand rôle de rapprochement et d’échange sur tous les plans : social, culturel et économique entre nos deux pays.

Pour la commune, toute la diaspora est entrain de se mobiliser pour créer une organisation qui apportera un appui et soutien à tous les projets de développement de la Commune. Nous souhaitons que les menaces d’expropriation des terres de culture et de pâturage qui pèsent sur nos populations cessent ; pour la concorde, la paix, l’unité et la solidarité. Nous souhaitons que le gouvernement pense à la création d’une université, d’un centre culturel doté de la nouvelle technologie. La mairie de Boghé a l’hygiène et la salubrité parmi ses priorités. Les infrastructures sportives pour les jeunes. Parmi nos rêves légitimes je peux citer le développement de la sylviculture dans le marigot de Djinthiou, la création de centres de transformation et conservation des produits locaux en vue d’une saine consommation et commercialisation.

Hebdomadaire -Mauritanoix : Le pouvoir appelle l'opposition au dialogue est ce pour vous la meilleure solution pour travailler ce pays?

Abdoul Boubou Sow : En démocratie le pouvoir et l’opposition sont des forces politiques en lutte permanente pour la sauvegarde et la prise du pouvoir. C’est une lutte normale. Tout pays, pour son développement a besoin de paix et de tranquillité et la Mauritanie ne dérogera pas à cette règle. La crispation politique n’a que trop duré. Le dialogue entre pouvoir et opposition n’est plus qu’indispensable. Le temps des dictatures et des coups d’état militaires doit être à jamais révolu.

Aussi toutes les forces politiques dans le pays doivent participer sans exclusive, à ce dialogue pour sortir le pays de l’impasse et le sauver des dangers et malheurs qui le guettent. Un dialogue franc et sincère. L’histoire nous enseigne que quelque soit le niveau de la confrontation ou du conflit, on finira par s’asseoir au tour d’une table de négociation. Il faut revenir à de bons sentiments sien plus nous sommes musulmans, donc frères et sœurs. « Veut pour ton frère ce que tu veux pour toi-même » ; ici, une haine viscérale entre le pouvoir et l’opposition n’a pas de place si on place l’intérêt du pays au dessus de tous.

Hebdomadaire – Mauritanoix : Vous venez de perdre un ami, parent et collègue grand journaliste Mr Moussa Diop?

Abdoul Boubou Sow : Le décès de Moussa Diop est une grande perte pour Boghé et pour la presse indépendante nationale. De son premier journal « Éveil-hebdo » à « Nouakchott-Info », il a su nous tenir informés par sa superbe plume de tout ce qui se passe dans le pays ; avec modestie et simplicité il est resté en constant contact avec les réalités de nos masses populaires. Qu’il repose en paix en terre boghéenne et que le bon Dieu l’accueille en son paradis.

Hebdomadaire – Mauritanoix : Votre dernier mot à l'endroit des populations ou ressortissants?

Abdoul Boubou Sow : Hamady, je te remercie de tout cœur de cette opportunité que tu m’as donnée. J’appelle toutes nos populations à se lever, unies dans leur diversité pour lutter contre la misère et le sous-développement. Soyons de vrais musulmans, soyons des frères et des sœurs soucieux de l’avenir de la Mauritanie, notre pays, le pays de tous. A nos ressortissants de la Commune de Boghé qui sont dans la diaspora, je les invite à s’organiser, d’être à l’écoute des préoccupations de nos populations et, ensemble chercher les voies et moyens pour aider ces dernières à sortir de leur misère par le travail. Ils peuvent mobiliser beaucoup de ressources pour venir en aide à la Commune dans la réalisation de plusieurs projets de développement durable.

Propos recueillis par Diop Mohamedou Abou dit H.Bodiel
Hebdomadaire Mauritanoix -