samedi 26 juin 2010

Une mission de l’inspection générale de l’Etat à Nouadhibou:




Une inspection de l’IGE effectue des contrôles à Nouadhibou, au nord de la Mauritanie, qui couvrent, jusque là, le centre régional de santé plus connu sous le nom du dispensaire espagnol ainsi que l’agence du commissariat à la sécurité alimentaire.

Certaines sources proches de l’IGE font cas de complaisance et de malversations par rapport aux prévisions initiales et qui ont réduit le centre médical en un rez-de-chaussée alors que le financement mis en place portait sur un bâtiment à trois étages.

Ces mêmes sources disent que les équipements dont a été doté le centre ne sont pas conformes à ceux qui étaient prévus et que la reine d’Espagne, lors de sa dernière visite à Nouadhibou, a été surprise de voir que les locaux et les équipements n’étaient pas conformes à ceux définis dans les études du projets et son financement.

Ces mêmes sources ont aussi fait cas d’une inspection à l’agence du CSA à Nouadhibou et notamment à la « banque des céréales » sans faire de commentaire sur ce sujet.



www.cridem.org


Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

Arrestation d’un imam de mosquée à Kobeni




L’imam Bady Ould Mdeïghdak de la mosquée « Chérif Abdel Moumen » à Kobeni a été arrêté ce vendredi 25 juin 2010 par une brigade de la gendarmerie. Un des disciples de l’imam a été aussi arrêté sans que l’on sache pour le moment les raisons de ces interpellations. Ces dernières sont survenues à la suite des informations faisant état d’une bonne opération de la gendarmerie mauritanienne qui a permis de déjouer une attaque contre l’un de ses postes de contrôle à la frontière mauritano-malienne .

Mauritanie24

vendredi 25 juin 2010

Des pluies enregistrées dans différentes localités du pays




Le réseau administratif de commandement (RAC) relevant du ministère de l'intérieur et de la décentralisation a fait état de la tombée, durant la journée du 24 juin, de pluies dans plusieurs localités du pays.


Voici le relevé de ces pluies effectué par les services de la météorologie nationale:
Hodh Charghy ........
Oualata................02 mm
Djigueni...............02 mm

Assaba
Barkeol................ 05,4 mm

Brakna
Elbe Jemel...............05 mm
Aleg........................6,1 mm

Gorgol
Kaedi........... 14 mm
Lexeiba......... 14,5 mm
Toufnde cive.... 09 mm
Mouvtah El Keir.................51 mm
Weidje Boussaye.................25 mm
Djowol..........................08 mm
Tokomadji.......................13 mm
Foum Gleita ....................12,5 mm
Hasseye Ahmed Taleb ............03 mm
Siliwa..........................20m
M'Bout..........................18 mm
Bathet Oulad Aid.................30 mm
Ehel Babakar....................20 mm
N'Djadjibeni...................09 mm
Monguel.........................8,5 mm
Bouguedra.......................26 mm
Hella...........................11,5 mm
Azgueilem.......................12 mm
Bokol...........................10 mm
Moit............................12 mm
Maghama..........................3 mm
Taga ............................10 mm
Soufa............................15 mm
Tebeitt..........................13 mm

Tagant
Moudjeria.........................7 mm
N'Beika ..........................3 mm
Ghodia............................5 mm
Rachid............................5 mm

Guidimagha...
Ould yengé..........................8,7 mm
Boulli............................7 MM
Dafor.............................7 mm
Bouanze...........................03 mm
Lahrage...........................01,5 mm
Tachott...........................04 mm
Hassi Chegar......................02 mm
N'Djiadjbini.................................. ..09 mm

ANI

Brakna : Commune de Dar El Barka : Les paysans et éleveurs disent 'NON': aux occupations foncières illégales !





Les notables des villages de Diatar, Donaye, Oulad Mansour, Oulad Seyyid, Koleyla, Tessem, Mbeydia et Rassil Kara ont organisé mercredi matin un sit-in devant le projet agricole réalisé près du site de Koleyla par l’homme d’affaires Ahmed Ould Hamady en partenariat avec des espagnols.

Ces dizaines de personnes rassemblées pour la circonstance entendaient protester contre les expropriations arbitraires dont ils sont victimes depuis les douloureux évènements de 1989. Un incident qui a failli tourner au drame est survenu il y a une semaine quand des employés de l’homme d’affaires ont érigé des piquets à proximité du site de rapatriés de Koleyla.

Ce qui avait provoqué l’ire des populations de ce site mais aussi celles de Oulad Seyyid et des Oulad Mansour qui ont tenté d’enlever ces délimitations. Son chauffeur avait alors tiré un coup de feu en l’air pour intimider les « insurgés ».

L’intervention rapide des éléments de la brigade de gendarmerie de Dar El Barka avait alors permis d’étouffer l’affaire dans l’œuf. Face à l’inertie et à l’indifférence des autorités administratives locales (Chef d’arrondissement de Dar El Barka, Hakem de Boghé), les populations locales entendent, à travers ce sit-in, exprimer leur ras-le-bol face « au calvaire qu’ils vivent dans leur propre pays ».

Pour Amadou Moctar Wane, chef du village de Donaye, « le périmètre de Mohamed Saleck Ould Mohamed Saleck occupe la digue de protection de la coopérative villageoise, la forêt classée, l’espace vital, les zones de pâturage et le cimetière. Le village de Donaye est coincé entre le fleuve à l’ouest et le périmètre à l’est, et au nord-est. Nous sommes tenus d’enterrer nos morts sur l’autre rive du fleuve ».

A l’heure actuelle, le propriétaire de ces terres a commencé le labour après quelques années d’abandon. Il se taille une superficie de plus de 700 ha alors que les populations locales se partagent un périmètre rizicole de 50 ha seulement. « L’ANAIR a promis de réaliser une exploitation agricole au bénéfice des 400 rapatriés du site de Donaye mais ce projet s’est heurté au problème de l’espace », explique encore le chef du village de Donaye, très médusé.

Poursuivant ses dénonciations, M. Wane s’insurge contre l’attitude de l’administration locale qui fait preuve de partialité : « les autorités locales traitent cette affaire de manière tendancieuse se bornant à nous dire que ces nouveaux propriétaires disposent de papiers dûment signés par les pouvoirs publics sur la base du décret 83/127 du 5 juin 1983 instituant la réforme foncière et domaniale en Mauritanie », déclare-t-il avant de s’interroger : « Si la terre appartient à l’Etat et l’Etat appartient à qui » ?

Lui emboîtant le pas, Beydari Wone visiblement très aigri par ces montagnes d’injustices, a estimé que les rapatriés du site de Koleyla n’ont bénéficié d’aucune assistance depuis leur retour au bercail il y a 8 mois : « Aucune autorité administrative n’est venue s’enquérir de notre situation ; nous sommes livrés à nous-mêmes sans aucune infrastructure de base. Comme si ce calvaire ne suffisait pas, on nous a fait déguerpir de notre site initial à la suite d’une plainte déposée par l’homme d’affaires alors que nous avions commencé à y installer nos maisons ».

Et son compagnon d’infortune Djiby Samba Bâ, ajoute : « les vingt années passées au Sénégal sont préférables aux quelques mois que nous avons vécus dans notre pays car là-bas au moins nous cultivions et continuons de cultiver nos terres » !

Le site de Koleyla que nous avons visité offre un véritable spectacle de désolation car pour s’approvisionner en eau à partir du fleuve, ces braves hommes sont obligés de parcourir près de 2 km. En outre, sa population composée essentiellement d’éleveurs se heurte au problème de l’exiguïté des aires de pâturages en raison de la proximité du vaste projet agricole clôturé de fils électrifiés.

Quant au représentant du village des Oulad Mansour, Mokhtar O. Mohamed, il a lancé au milieu de la foule en colère : « le problème fondamental auquel les populations du terroir sont confrontées est celui des terres mais que l’administration sache qu’elle marchera sur nos cadavres pour nous spolier de ces espaces qui constituent notre sève nourricière ! ».

Ensuite, ce fut le tour de Souleymane Abbas Sy (au nom du chef de village de Diatar, El Hadj Abdoul Sy, 96 ans), d’évoquer le sort des siens. Le scénario est quasi-similaire : « En 2008, Mohamed O. Saleck et de Moulaye O. Bamba qui voulaient faire l’extension de leurs périmètres ont intimé l’ordre aux habitants de Doundoun, appendice de Diatar, de quitter leur lieu estimant que ce site gênait leur accès vers le fleuve.

Devant l’obstination des villageois, le Hakem de Boghé et le Chef d’arrondissement de Dar El Barka accompagnés de leur arsenal sécuritaire sont venus sur les lieux le jeudi 13 novembre 2008 pour nous ordonner de quitter le site dans un délai de 4 jours, faute de quoi les forces de l’ordre s’en chargeraient. Le jour J, joignant la parole à l’acte, le Hakem et ses hommes bouclèrent le hameau et embarquèrent manu militari ses habitants pour les déposer à 7 km de là ».

Cette évacuation forcée est d’autant plus grave qu’elle s’est faite au moment où ces paysans avaient entamé les cultures de Walo qui exigent une surveillance permanente. Abou Aw, Jalo Harouna, Abeïdatt O. Mohamed et Salif Aliou abonderont dans le même sens pour décrire le calvaire que vivent les leurs dans cette partie ouest du Brakna assimilable à une zone de non droit.

De crainte qu’il n’y ait des débordements, le Chef de brigade de Dar El Barka, l’adjudant-chef Sidi Mohamed Ould Jmoïli, flanqué de deux de ses éléments, débarque sur les lieux pour s’enquérir des motifs du sit-in et informer les autorités compétentes. Après un brève communication téléphonique, il annonce l’arrivée du Hakem dès le lendemain matin.

Ce dernier arrive sur les lieux ce jeudi matin comme prévu pour tenter d’apaiser la tension. Mais le discours reste classique et figé : « la terre appartient à l’Etat ! », lance-t-il au milieu de cette foule de paysans avant de leur rappeler que « personne n’a le droit de se faire justice soi-même ». Le chef de l’exécutif départemental a promis de transmettre leurs doléances à sa hiérarchie. Bref, les mêmes leitmotivs ! Vaut mieux prévenir les conflits plutôt que de jouer aux sapeurs pompiers.

Cette situation dramatique est certes héritée des évènements de 1989 mais elle semble être nourrie et entretenue par les représentants locaux du pouvoir central qui prennent rarement en considération les plaintes des citoyens victimes des expropriations.

Au contraire, ils optent pour la « politique de l’autruche » laissant libre court aux hommes d’affaires d’étendre à leurs guises leurs exploitations agricoles en violation flagrante des dispositions de l’ordonnance 83/127 du 5 juin 1983 instituant une réforme foncière et domaniale et son décret d’application N° 2010/080 abrogeant et remplaçant le décret 2000/089 du 17 juillet 2000.

Ces hommes friqués laissent apparaître sur des dizaines d’hectares des traces d’aménagements pour "légaliser" leur spoliation en complicité avec l’administration et le BAF et profiter ainsi des fonds alloués par le Crédit agricole. En effet, ces vastes périmètres spoliés qui ne tiennent compte ni des espaces vitaux des villages, ni des couloirs de transhumance, ne sont pas exploités depuis 20 ans alors que les vrais paysans se partagent des superficies qui excèdent rarement 70 hectares.

Aujourd’hui, ces hommes toujours à l’affût du gain, ont trouvé une nouvelle formule qui consiste à louer ces terres à des sociétés privées étrangères qui y exploitent des cultures commerciales au grand dam des populations qui ne profitent même pas des emplois qu’elles sont censées procurer.

Au regard de cette situation dangereuse pour la paix civile et la cohésion nationale, l’Etat doit prendre les mesures adéquates pour résoudre définitivement ces litiges avec toute la sérénité et la transparence requises car, comme le stipule l’Article 1er de notre constitution, « la République assure à tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, de sexe ou de condition sociale l’égalité devant la loi ».

Dia Abdoulaye
camadia6@yahoo.fr

jeudi 24 juin 2010

2 noyés suite au naufrage d’une embarcation artisanale au large de Nouadhibou




Une pirogue de pêche artisanale a coulé dans la nuit du mercredi au jeudi, au large de la ville portuaire mauritanienne de Nouadhibou (465 kilomètres au Nord de Nouakchott) faisant 2 noyés. L’une des victimes, Yakhoub Saidou Seck, âgé d’une cinquantaine d’années, est ressortissant du village de Bélinabe, une localité de la commune de Kaédi située 6 kilomètres à l’Ouest centre ville, juste au niveau du poste de police. Embarqués à bord de la même pirogue, 3 individus ont eu la vie sauve. A l'origine du drame, une mer agitée avec de grosses vagues qui ont envahi l'embarcation. Les accidents en mer provoquant des pertes en vies humaines constituent une préoccupation récurrente en Mauritanie et dans toute la sous région Afrique de l’Ouest.

Saharamedias

mercredi 23 juin 2010

Commune de Dar El Barka : Gazra, intimidation, incarcérations de rapatriées….:




Dar El Barka est une grosse commune de la wilaya du Brakna. On se croirait dans une zone de non droit dans cette partie de la Mauritanie à entendre ses habitants et élus locaux.

En plus de l’extrême pauvreté qui sévit dans cette commune et les resultats très mitigés des projets de développement (PAHABO et PRPB) financés par l’Etat et qui était destinés à bouter la pauvreté dehors, les populations se plaignent de l’expropriation de leurs terres de culture par des hommes d’affaires «jouissant de soutien en haut lieu et de la complicité des autorités locales »

De Tichilitt El Beydha (Oulad Seyid) en passant par Koleîla (village de rapatriés) jusqu’à Donaye et Oulad Mansour et Diattar, la situation vécue par les populations reste la même. Les deux premiers sont menacés aujourd’hui de déguerpissement par un homme d’affaire, Ahmed O Hamadi qui revendique à la fois leurs zones d’habitation et leurs espaces vitaux.

L’agrobusiness en question se prévaut d’une concession provisoire de 30 hectares de terre extensibles qui lui a été accordée vers la fin des années quatre vingt et d’autres titres de concessions provisoires achetés auprès des sieurs Hmeîmed O Mohamed Vall, Hadrami O Boîdiyé et Mohamed Lemine O Maham selon ce qu’il nous déclaré lors d’une rencontre à Oulad Siyid, village situé à quelques encablures d’une ferme qui s’étend sur 1500 hectares qu’il a érigé sur les terres qui seraient, selon des témoignages, spoliées.

Même cas que Mohamd Saleck O Saleck qui en 1989 disposait d’une superficie de 33 hectares aux abords de Doanye a déclaré monsieur Amadou Moctar Wane, le chef de ce village. «A notre retour d’exil en 2009, grande fut notre surprise de constater que la superficie initiale de 33 Ha avait été étendue jusqu’à 700 hectares a poursuivi le chef du village. » « Nous ne contestons nullement les 33 hectares mais qu’il veuille bien nous restituer la superficie restante» a martelé M. Wone.

L’extension de ces superficies s’est faite, selon les habitants, en violation flagrante des dispositions de l’ordonnance 83. 127 du 05 Juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale et son décret d’application N¨° 2010/080 abrogeant et remplaçant le décret 2000/089 du 17 Juillet 2000 modifié en janvier 2010. L’astuce utilisée pour accaparer les terres d’autrui est simple.

L’homme d’affaire débarque avec un engin agricole qui laisse sur place et à perte de vue des traces d’aménagements. Le Bureau des Affaires Foncières départemental est mobilisé sur le terrain pour effectuer des levées topographiques et la commission foncière est convoquée en catimini pour dresser un PV au profit du requérant en vue de lui régulariser la zone topographiée. Le tout moyennant bien sûr quelques dessous de table.

Après avoir saigné à blanc le Crédit Agricole, ces spéculateurs fonciers se tournent aujourd’hui vers des partenaires étrangers qu’ils cherchent à installer sans se soucier du devenir des populations autochtones qui ont vécu pendant des siècles sur cette terre qui constitue la raison de leur être sur place.

Défaillante ANAIR


Les habitants des Oulad Siyid résistent encore aux tentatives d’intimidation de l’homme d’affaire, les rapatriés de Koleîla ou Colonguel autrefois appelé Haîreyol qui n’ont opposé aucune résistance face aux injonctions du Hakem qui les a sommé de quitter le 24 Mai 2010 le site sur lequel ils avaient été installés lors de leur retour en terre natale en décembre 2009.

A en croire ces rapatriés, le HCR et l’ANAIR ne seraient pas venu s’enquérir de leurs conditions de vie depuis leur rapatriement. Ils n’avaient ni eau, ni dispensaire, ni latrines et ni écoles. Bref, aucune infrastructure de base n’a été installée dans leur site. Selon les rapatriés rencontrés au site de Koleîla, le HCR et l’’ANAIR justifient leur attitude à l’égard des rapatriés par leur installation dans un domaine déjà litigieux.

Coups de feu…

Les habitants de Oulad Siyid, quant à eux, n’ont pas désarmé. Par deux fois, ils ont déboulonné les bornes plantés par l’homme d’affaire qui cherche vaille que vaille à s’accaparer de leurs espaces vitaux pour agrandir sa ferme. La seconde tentative a failli tourner au drame. En effet, le Mercredi, 16 Juin 2010 vers 9 heures du matin, le conducteur de Ould Hadrami a tiré des coups de feu en l’air avec une arme pour dissuader et intimider les populations de Oulad Mansour, de Koleîla et de Oulad Siyid déterminées à s’opposer au fait accompli.

Il sera arrêté et son arme confisqué par la gendarmerie à qui il a affirmé qu’il était entrain de chasser. Face à cette situation, des voix commencent à s’élever. Outre le maire de la commune de Dar el Barka, les populations de tichilitt El Beîdha ont écrit aux autorités locales, aux organisations des droits de l’homme pour se plaindre et dénoncer cette situation.

La Jema’â du village réuni en assemblée générale le 12 Juin a constaté que Ould Hamadi n’a pas respecté ses engagements à leur égard. Il avait promis d’employer 30 villageois dans sa ferme mais il a n’a pas respecté ses engagements a dit Moma O Abdallahi, un habitant de cette localité. «Comme la vente d’esclaves est interdite, ces individus se sont reconvertis à la vente des terres mais si beaucoup d’entre nous avaient compris, ces choses n’auraient pas eues lieu» a conclu le Hamadi

A Ranéré la situation est encore pire. Un certain Chêikh Mahfouth a par les mêmes procédés encerclé cette localité de Ranéré où il exerce des pressions nuit et jour sur les populations pour les faire déguerpir. Même chose à Diattar.

Donaye enterre ses morts au Sénégal


Les habitants de Donaye avaient été déportés au Sénégal lors des évènements de 1989. Certains étaient revenus en 1996 à l’occasion de la politique de Moîto Koota (retour en catimini). Les autres sont rentrés seulement en 2009. Cette localité est complètement encerclée par des occupations illégales d’espace.

Partout, c’est des périmètres entourés soit de grillages ou de fils barbelés et rendant impossible la vie dans ce village coincé entre le fleuve et des gazras de toute part. Plus d’espace vital et de cimetière. Devant un parterre de vieux, de jeunes et de femmes, Amadou Moctar Wone affirme : « si l’un de nous meurt, il est inhumé au Sénégal ». Nous avons eu beaucoup de mal à le croire, mais ; quand nous avons fait le tour du village, nous avons constaté de nos propres yeux ce qu’il disait.

Rapatriés emprisonnés pour avoir réclamé leurs terres !

Dans la foulé, nous rencontrons Djiby Demba Bâ, Beydari Wone, Oumar Amadou Diallo et Hadi Wone (chef de site) des rapatriés rentrés du Sénégal et qui ont été arrêtés pour avoir revendiqué leurs droits légitimes. C’était le 15 janvier 2009. Ces rapatriés revendiquant la restitution de leurs propres parcelles saisies après leurs déportations en 1989 et cédées à d’autres citoyens par l’administration d’alors.

Ces parcelles sont situées dans les périmètres SONADER et Italien d’une superficie de 50 hectares. Leur tort est d’avoir un jour contraint le pompiste de la machine à éteindre la motopompe ravitaillant en eau la rizière. Un acte perçu comme une tentative de rébellion par l’autorité administrative qui a demandé leur arrestation. Ils seront gardés à vue pendant 7 jours à la Brigade de gendarmerie puis déferrés auprès du parquet a déclaré Beydari Wone. Ils seront condamnés à 1 mois d’émargement à la Brigade.

« Les 20 ans d’exil qu’on a vécu au Sénégal son préférables pour nous à une année de retour au terroir » a pesté l’ex déporté qui s’écrie : « nous avions cru à la parole du président Mohamed O Abdel Aziz mais malheureusement nous nous sentons étrangers aujourd’hui sur notre propre pays. On a pas repris nos terres, nos papiers d’Etat civil, rien n’a changé, notre situation s’est empirée ! Si quelqu’un ne cultive pas, n’a pas d’élevage et ne fait de commerce, il s’endette ou il péri !

Au Sénégal au moins, on cultivait, on faisait du commerce et on vivait. Nous avons tous adhéré à l’UPR, on est avec le pouvoir, on pleure et si nous basculons maintenant dans le camp de l’opposition, nous allons mourir se désole Beydari qui répète hagard, les bras croisés : ″promesses qui tuent !″ Un jeune homme se précipite dans la foulé pour nous sortir les archives (liste des membres, cotisations, versement des redevances, arriérées des adhérents) de la coopérative agricole et datant de 1986.

Diallo Harouna directeur de l’école de Sinthiane Diama s’insurge contre le refus du Hakem de leur restituer leurs terres : « Moi, j’ai mon grand frère qui est décédé depuis quelques années et j’entretiens actuellement sa famille. Il avait une parcelle parmi les parcelles spoliées et cédées à nos voisins et frères Oulad Mansour depuis 1989. L’ancien préfet Mohamed Nouh a partagé en deux parties cette parcelle en nous restituant uniquement la deuxième moitié. »

Faux agriculteurs

Nombreux sont les détenteurs de concessions provisoires qui ne les ont jamais mis en valeur 20 ans après avoir acquis ces terrains. Leur objectif au départ était simplement de profiter des prêts octroyés par le Crédit Agricole pour l’investir ailleurs. Et c’est avec la complicité des autorités qui se sont succédés dans la Moughata’a que ces pseudo agriculteurs ont réussi à profiter impunément de l’argent du contribuable Mauritanien pendant ces vingt dernières années.

Aujourd’hui que le président de la république cherche à mettre fin à cette ″gabegie foncière″, ces mêmes individus devenus des professionnels en matière de spéculations foncières ont trouvé une autre piste pour continuer à tirer profit d’une terre qu’ils n’ont jamais mis en valeur. Il s’agit alors de louer ces terres à des promoteurs Espagnols pour y développer des cultures destinées à la consommation extérieure.

Voici l’explication qu’on peut donner aujourd’hui à cette nouvelle course vers des terres acquises depuis des décennies sans jamais être exploitées. Pour sûr, l’attribution et l’extension des concessions naguère acquises ne respectent aucune de ces normes juridiques, même pas le schéma des structures foncières du Brakna Ouest, élaboré dans le cadre du PAHABO et adopté par décret présidentiel. Si bien que le Schéma des Structures Foncières du Brakna Ouest définit l’organisation et l’usage de l’espace domanial et foncier (les zones pastorales, agricoles, les couloirs de transhumances, les zones d’habitation etc…) dans le département.

Le Maire de Dar El Barka dénonce !


C’est un élu très remonté contre les autorités locales (Hakem et Chef d’Arrondissement) et déçu qui nous a reçus dans un grand salon à l’intérieur de son domicile. « Ici, c’est un problème d’application de la loi qui se pose » a d’emblée martelé le maire de la commune de Dar El Barka. L’application de la loi s’arrête seulement à Boghé a-t-il ajouté.

« c’est la pagaille ici dans la commune de Dar El Barka, c’est la gabegie et les autorités font ce qu’elles veulent » a lancé M. Kane Amadou Tidjane. Il est largement revenu sur la problématique de l’expropriation des terres de culture particulièrement et appartenant aux populations de sa commune. A ce sujet, il a laissé entendre qu’au moment de l’attribution de ces terres vers la fin des années quatre vingt, elles n’étaient pas un ″Colongal″ (une dépression de terres cultivables) mais plutôt des Forêts denses.

Après l’acquisition de ces concessions rurales, leurs détenteurs ont vendu le bois à des coupeurs qui ont rasé les forêts, en transformant le bois en charbon. Ces forêts qui avaient disparu ont régénéré au fil des années. Avec le retour des rapatriés Mauritaniens du Sénégal dit-il, il y’a un regain des anciens propriétaires qui font même des ″Gazra″ (c’est une occupation illégale de la terre) ; ils englobent des villages, ils les font déguerpir.

Plus grave encore, c’est que ces même gens vendent des terrains achetés à des gens connus sans avoir de titres fonciers a fait remarquer le premier Magistrat de la commune de Dar El Barka en ajoutant que « l’achat et la vente des terrains n’est enregistrée nulle part ». Il va plus loin dans sa dénonciation en citant le nom d’un homme d’affaire qui s’appelle Mohamd Saleck qu’il accuse ouvertement d’avoir englobé dans sa concession rurale le village de Oulad Mansour et le village de Koleîla.

Pour le maire, l’administration locale est complice, si elle contribue à faire déménager des populations avant de s’écrier : « je ne peux pas me taire, c’est choquant et ça fait mal au cœur !».

L’administration ne nous parle que pour nous réprimander Le maire s’est plaint également des autorités locales en affirmant : « l’administration ne nous parle ici que pour nous punir, nous réprimander». A l’endroit de l’ANAIR, il a dit que cette institution censée s’occuper des rapatriés ne s’arrête qu’à Dar Es Salam, le reste n’existe pas pour elle.

Il a aussi accusé le Chef d’Arrondissement de Dar El Barka d’avoir torpillé l’accord que la commission des sages de la commune qu’il présidait avait trouvé avec les éléments de la tribu Iralé (détenteurs des parcelles des rapatriés de Donaye et Koleîla) et en vertu duquel, ces derniers s’étaient engagés à restituer à leurs frères rapatriés les terres qu’ils exploitent depuis les évènements de 1989 sur ordre des autorités de l’époque.

Réagissant aux accusations du maire, le chef d’arrondissement a indiqué que c’est la commission qui n’a pas réussi accomplir la mission qui lui était confiée en ajoutant que ce sont les détenteurs de ces parcelles qui ont renoncé à leur engagement.

Monsieur Kane Amadou Tijane a publiquement fait entendre à l’homme d’affaire Ahmed O Hamadi « ses vérités » sur la ferme érigée par ce dernier dans sa commune : « Vous avez agit en toute illégalité monsieur Hamdi » a-t-il lancé à l’endroit de ce dernier. Comment avez-vous acquis ces terres? » Et l’homme d’affaire répond : « j’ai acheté ces terres. » Avec qui ? Où et Quand ? Si l’intéressé a pu apporter une réponse à la première question, il n’a pas pu le faire pour les questions suivantes. « Je n’ai jamais été informé de cette vente ni de l’érection de cette ferme dans ma commune » a affirmé le maire. Ce projet n’a aucune retombée sur le développement de notre commune. La ferme ne paye pas les taxes municipales a dit le maire.

Témoignages accablants de M. Kane

Le maire rapporte que lors de la visite effectué dans la ferme par le Ministre du Développement Rural M. Brahim O M’Bareck O Mohamed El Mokhtar dans l’après midi du 18 Avril 2010, ce dernier a posé la question à Ahmed O Hamadi pour savoir si l’exploitation a des papiers. Mais sa réponse après quelques hésitations était « peut être!». Le Ministre était dans le doute.

En tout cas, le partenaire des Mauritaniens, promoteur Espagnol, est formel : « j’ai acheté certains terrains pour lesquels j’ai même versé 60 Millions au trésor public. » Ould Hamadi se dit prêt à s’acquitter des taxes de la commune. Quelques jours après le départ du ministre, le maire reçoit un coup de téléphone du Hakem qui le convie à une réunion de la commission foncière départementale à la préfecture de Boghé. « Nous sommes un jour non ouvrable monsieur le Hakem et je ne participe pas à une réunion qui se tient un samedi». C’est la réponse servi au chef de l’exécutif départemental a déclaré monsieur Kane.

La commission devait statuer sur l’attribution d’une concession définitive à Ould Hadrami a indiqué le maire. La commission a-t-elle siégée ou pas? Taleb Jiddou, responsable du service départemental du BAF (Bureau des Affaires Foncières) nous a confirmé au téléphone la tenue de cette réunion.

Plus loin, il affirme que Ould Hadrami détient désormais un arrêté pour une concession définitive. L’article 96 du décret d’application de l’ordonnance 83. 127 du 05 Juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale stipule « les procès verbaux des commissions sont portés à la connaissance du public par voie d’affichage aux sièges des circonscriptions administratives et, le cas échéant, au Bureau Régional des Affaires Foncières et au Service Foncier des Moughata’a concernée», Aucune affiche à ce jour ne se trouve collée dans les endroits précités.

Thièrno Souleymane CP Brakna
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Extraits du Décret d’application de l’ordonnance 83. 127 du 05 Juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale

Article 52 : En zone rurale, l’attribution de concessions provisoires et de concessions définitives est accordée, après avis des commissions compétentes respectives par :

- Le Ministre des Finances lorsque la superficie n’excède pas cent hectares,

- Le Conseil des Ministres lorsque la superficie est supérieure à cent hectares,

- La concession doit être en harmonie avec le schéma des structures et inscrite au plan foncier.

Article 54 :
Les concessions rurales ne peuvent être accordées dans les lieux ci-après :

- Les zones à haute intensité pastorale ;
- Dans les espaces vitaux ou réserves foncières ;
- A proximité immédiate des cimetières ;
- Les forêts classées ou tout autre espace protégé;
- Dans les limites des agglomérations urbaines telles que définies par les outils de planification urbaine, elles ne peuvent être accordées qu’à une distance fixée par arrêté du Ministre chargé de l’Urbanisme.

Article 56 :
Aucune personne privée, même reconnue d’utilité publique ne peut bénéficier d’une concession définitive si elle n’a pas obtenu au préalable une concession provisoire, et à condition qu’elle ait mis cette dernière en valeur. Article 57 : La concession provisoire est accordée pour une durée de cinq années, au terme de laquelle le terrain doit être mis en valeur. A défaut de mise en valeur dans ce délai, le titulaire sera déchu et ne pourra obtenir une concession définitive.

Article 64 :En cas de probabilité d’impact négatif de la concession sur les riverains ou sur les activités pastorales dans la zone, le Hakem doit diligenter une enquête d’impact par les services techniques compétents de la Moughata’a et demander l’avis écrit de la Municipalité concernée. A la lumière des résultats des mesures prescrites par l’article 63 ci-dessus et l’alinéa précédent, le Hakem peut, soit rejeter la demande et notifier ce rejet au demandeur, soit porter la demande à la connaissance du public en vue de purger systématiquement les droits éventuels des tiers.

Article 80 :Les concessions rurales provisoires doivent être, le cas échéant, conformes aux Schémas des Structures. Les titulaires des concessions rurales sont soumis aux servitudes publiques et privées par les dits schémas. Les conditions d’élaboration des dits schémas des structures seront fixées par voie réglementaire.

Article 93 : pour donner droit à une concession définitive, la mise en valeur doit impérativement être faite en conformité aux clauses et conditions du cahier des charges et au programme de mise en valeur au respect desquels le concessionnaire provisoire s’est engagé. Ce programme comporte nécessairement :

- un engagement approprié par rapport à l’objet de l’exploitation ;
- Une production suffisante par rapport aux normes de production dans le domaine de l’exploitation projetée ;
- Un équipement adéquat pour assurer l’exploitation ;
- Une exploitation réelle et continue du terrain.

Article 94 :La mise en valeur est constatée dans le délai prévu par l’article 83 ci-dessus, par une commission pluridisciplinaire sous la direction du Délégué Régional du Ministère chargé du Développement Rural et comprenant le Chef du Bureau Régional des Affaires Foncières, les représentants de la Direction Générale des Domaines et du Patrimoine de l’Etat, de la Direction de l’Urbanisme et de techniciens supérieurs disposant de compétences ayant rapport avec l’objet de la mise en valeur à constater.

Article 96 :Les procès verbaux des commissions sont portés à la connaissance du public par voie d’affichage aux sièges des circonscriptions administratives et, le cas échéant, au Bureau Régional des Affaires Foncières et au Service Foncier des Moughata’a concernée.


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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Aioun : les bouchers ont jeté leurs couteaux




La semaine dernière, le marché d’Aioun était trop dur pour les friands de viande de bœuf ou de chameau Les femmes partent au marché et rentrent bredouilles. Pas de viande de bœuf et de chameau dans le marché. Surtout pour les pauvres qui n’ont pas les moyens de payer la viande de mouton qui n’est pas à leur portée. Un kilo de viande de mouton coûte 1000 Um et celui du boeuf et celui du chameau coûtent 800 Um. Se procurer un quart de kilo à 200 Um, pour avoir au moins le goût et l’odeur de viande leur semble un peu supportable malgré leur faiblesse de pouvoir d’achat.

Le motif de l’absence du produit au marché ? « Les bêtes coûtent extrêmement cher, le service de la santé animale n’accepte pas qu’on égorge des bêtes maigres et les autorités administratives à leur tour refusent qu’on majore les prix. En plus nous ne pouvons pas obliger les ravitailleurs de vendre leurs biens à des prix raisonnables. Et alors que faut-il faire. Donc notre seul moyen de lutte s’est de ranger nos couteaux et renoncer à notre métier de boucher ».

Aux yeux de la population, ceci n’est qu’une tactique pour augmenter une seconde fois les prix, parce que dans les mois derniers le kilo de viande n’était que 700 Um. « Ce n’est pas raisonnable dans cette wilaya qui dispose une deuxième région pastorale que la viande soit si chère. On devait en aucun pas vendre un kilo au delà de 500 Um ». Proteste un usager du marché.

‘’Il n’est pas normal que les bouchers fassent leur miel sur les dos des pauvres citoyens qui font face encore à la cherté des produits de première nécessité importés » A lancé une passante.

Samedi quelques bouchers ont cédé et repris service avec le même prix.

AS cp Hodh El Gharbi
la tribune

Vive altercation entre le Hakem de Boghé et le commissaire de police de cette ville.



Selon notre source, il a fallu l’interposition des présents pour éviter que les deux responsables n’en viennent aux mains publiquement devant leurs administrés. L’incompréhension aurait commencé lorsque le commissaire de police n’a pas obtempéré à un ordre du Hakem lui demandant de dégager tous les occupants de la berge , petits vendeurs, piroguiers passeurs, pêcheurs, jardiniers et autres troubadours attirés par la noyade tragique d’un jeune homme répondant au nom de Mohamed Ould welly, né en 1990 à Boutilimit. En réaction à cette insubordination, l’administrateur aurait proféré des propos peu courtois auxquels le commissaire s’est aussitôt empressé de répondre violemment. Les deux hommes qui dépendent de la même tutelle, le ministère de l’intérieur et de la décentralisation, se sont rendus chez leur patronne, la wali du Brakna , à Aleg.

Kaedi: L’agriculture dans l’impasse




Partout, dans les grandes places et autres regroupements de populations, une seule question hante les paysans qui redoutent une deuxième «année blanche». La riziculture qui a changé profondément, en 35 ans, le mode de vie des paysans kaediens, reste, malgré les espoirs nourris, l’activité la moins rentable, pour la grande majorité des populations. Entre les PPGI et PPGII (Périmètre pilote du Gorgol), les riziculteurs tournent et s’interrogent sur leur avenir, aujourd’hui plus qu’incertain. Si le premier périmètre fait sa cure de jouvence, à travers une réhabilitation encore inachevée, le second a besoin de travaux de renforcement pour panser les multiples plaies des différentes inondations, dont les stigmates restent, encore, visibles. Dans les deux cas, la campagne 2010-2011 semble plus que compromise. La situation est d’autant plus confuse que la dernière visite du ministre du Développement Rural n’a pas du tout rassuré les riziculteurs qui croulent, déjà, sous le poids dettes cumulées envers le Crédit Agricole. Le ministre n’a pas levé le doute qui plane sur les aspects techniques susceptibles d’assurer un éventuel démarrage de campagne, dans les meilleures conditions de réussite.
Pris ente l’exigence d’une campagne à teneur essentiellement politique et celle de conditions matérielles et financières insuffisantes, le monde paysan croise les doigts, pendant que la longue période de soudure s’étire indéfiniment, à leurs yeux, dans l’accablante manifestation de l’étouffante canicule qui règne, présentement, dans la région.

PPGI et PPGII : vers l’impasse mais…

Longtemps considérés comme la réponse à l’autosuffisance alimentaire, du moins dans la vallée, ces deux périmètres sont victimes d’une approximative gestion, aux conséquences désastreuses. Avec les changements de cycles de végétation, consécutifs à la sécheresse, l’Etat a entrepris une politique d’aménagement des terres, marquée par la construction de barrages et la mise en place de systèmes de rétention d’eau, sur les grands cours d’eau: le Gorgol et le fleuve Sénégal.
Dans cette stratégie, la culture du riz, qui devrait avoir une place de choix dans l’économie vivrière, a, surtout, bousculé les méthodes culturales existantes, en échange de pas grand chose. Respectivement mis en exploitation en juillet 1977 et juillet 1997, PPGI et PPGII sont structurés de manière identique. Par un malheureux concours de circonstances, les acteurs intervenant dans l’exploitation des aménagements (UNIONS, SONADER, UNCACEM, Délégation régionale) n’ont pas pu mettre en place une politique agricole cohérente qui aurait inscrit les activités dans la durée.
Pendant que le chef de l’Etat effectue le lancement de la campagne rizicole à Rosso, les paysans de Kaedi se sentent exclus de cette dynamique car, au-delà des discours, rien, sur le terrain; aucune prémisse encourageante ne pointe. Ce sentiment d’exclusion est d’autant plus réel que les deux périmètres sont dépourvus d’engins de terrassement ou de tracteurs pour le labour et la préparation du sol. Il est évident que ce déséquilibre, dans le fonctionnement du secteur, n’est pas de nature à favoriser l’émergence d’une agriculture compétitive. L’actuelle ne participe, au PIB, qu’à hauteur de 19%, avec une part infime (moins de 1%) dans le taux de croissance.
La réhabilitation du PPGI n’est pas encore terminée, même si, à grands renforts de forceps, l’entreprise en charge tente de se conformer aux vœux des institutions qui, prises d’optimisme démesuré, comptent démarrer la campagne ce 25 juin. Craignant une fin bâclée, la majorité des exploitants ne semble pas partager cet optimisme, préfère attendre une finition qui les épargnerait des problèmes structurels liés au système d’irrigation, au niveau, surtout, de la station de pompage. Le PPGII, moins âgé, certes, mais encore plus affecté, connaît, en ce moment, des travaux confortatifs qui ne résolvent, en rien, les problèmes de distribution d’eau. Ici, encore, c’est la station de pompage attenante au Gorgol qui pose un problème de conception. Les deux grands périmètres qui couvrent plus de 3000 ha sont, également, victimes d’un manque de lisibilité, dans la définition et la mise en place d’une politique agricole dont les rendements sont dérisoires, par rapport aux coûts d’investissements.
L’arrivée, à Kaédi, du directeur général de la SONADER, en fin de semaine – le vendredi 18 juin, très exactement – avec le conseiller technique du ministre du Développement rural, Abdallahi Ould Baba, précédemment directeur régional de la SONADER au Gorgol, confirme, après des réunions avec les acteurs, la tendance à aller, vaille que vaille, en campagne. Même si l’espoir existe, au moins potentiellement, il n’en demeure pas moins que la prise en compte de toute la problématique de l’irrigué reste entière, au-delà des interventions éparses et non coordonnées à tous les niveaux du secteur.

Une fois n’est pas coutume
Pour le renouvellement des instances des PPG, les langues se délient et réclament la mise en place d’une nouvelle dynamique volontariste, seule capable d’impulser une vision en réelle adéquation avec les ambitions du monde paysan. Apres une première assemblée générale, au cours de laquelle un bureau a été mis sur place, une frange dissidente, composée de 13 coopératives, sur les 20 du PPGI, s’étonne du manque de dialogue du conseil d’administration qui a ignoré la commission consensuelle de suivi chargée de tirer au clair le bilan des campagnes précédentes. Ainsi, sur la base des dispositions juridiques et réglementaires qui précisent les attributions de l’assemblée générale, les dissidents ne demandent, ni plus ni moins, que la révocation de tous les anciens qui ont trempé, d’une manière ou d’une autre, dans la gestion du PPGI et qui ont utilisé celui-ci, selon ceux-là, comme une «exploitation familiale», avec des considérations politiques sans aucun rapport avec les compétences. Dans ce contexte, de crise, un bras de fer est engagé entre les deux parties qui se dressent, manifestement, sur leurs ergots, dans l’attente d’un arbitrage des services compétents.

Biry Diagana
CP Kaédi

Le désert Mauritanien bientôt à nouveau desservi




Heureuse nouvelle pour les amateurs de trekking, selon l'agence Déserts, les vols reprendraient prochainement vers la Mauritanie.
Cette dernière est reconnue comme destination phare du trek saharien, région abandonnée de l'industrie touristique suite aux évènements des dernières années...

http://blog-deserts.fr

Le CSA distibue des aides alimentaires et des moulins dans les deux Hodhs et l’Assaba:



Le Commissariat à la Sécurité Alimentaire a supervisé ces derniers jours dans les Wilayas de deux Hodhs et de l’Assaba d’importantes opérations de distribution de produits alimentaires et de moulins.

Ces aides du CSA ont particulièrement bénéficié aux habitants des localités rurales, actuellement confrontés aux difficultés consécutives à l’arrivée de la période de soudure.

Les opérations de distribution qui ont été effectuées sous l’œil vigilant du Commissaire à la Sécurité Alimentaire M. Mohamed Ould Mohameddou et de ses proches collaborateurs, ont porté également sur des aides en aliments de bétail, qui devront permettre aux propriétaires d’animaux de subvenir spontanément aux besoins de leur bétail en ces mois durs d’été.

La visite effectuée par le Commissaire à la Sécurité Alimentaire avait également un autre but non moins important, à savoir l’écoute des problèmes des populations, auxquels, le Commissaire a promis d’apporter immédiatement les solutions appropriées, le cas échéant dés son retour à Nouakchott.

En termes de statistiques, les opérations de distribution ont porté pour les 3 wilayas sur des chiffres globaux de 3.512 tonnes d’aides alimentaires, remises à 33.915 personnes, en plus de la mise en place de 163, l’ouverture de 235 centres de nutrition et de la distribution de 28 moulins.

La répartition suivant les régions se présente comme ci-dessous indiqué :

Hodh Charghi

* Qtés de tonnes distribuées : 743 tonnes

* Nb beneficiaires : 7.176 personnes

* Nb projets : 60

* Centres de nutrition : 92

* Nb de moulins : 15


Hodh El Gharbi

* Qtés de tonnes distribuées : 1.582 tonnes

* Nb beneficiaires : 16.818 personnes

* Nb projets : 53

* Centres de nutrition : 69

* Nb de moulins : 6


Assaba

* Qtés de tonnes distribuées : 1.185 tonnes

* Nb beneficiaires : 10.951 personnes

* Nb projets : 60

* Centres de nutrition : 74

* Nb de moulins : 7


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Source :
Le Véridique (Mauritanie)

Activités médicales à Atar / Une délégation marocaine entame sa mission




Une mission médicale marocaine a débuté son travail lundi soir à l'hôpital régional d'Atar en procédant à diverses opérations chirurgicales, rapporte l'agence de presse mauritanienne AMI.La mission qui comprend 22 médecins spécialisés dans la chirurgie, sous toutes ses formes, notamment la gynécologie, l'ophtalmologie, la psychiatrie, le diabète, la réanimation, intervient dans la ville d'Atar et ses environs.

Le démarrage du travail de la mission a eu lieu en présence du secrétaire général du ministère mauritanien de la Santé, Sidi Ali Ould Boubacar et du président de l'association d'amitié et de coopération maroco-mauritanienne, Melainine ould Ahmed.

Il est à noter que cette association a été créée en 2003 et a déjà supervisé diverses activités médicales dans les villes de Nouakchott, de kiffa, de Tidjikja, de Néma et d'Atar.



Par MAP

mardi 22 juin 2010

Gorgol : Crise politique de Maghama : Le dénouement


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De toutes les moughataas de Mauritanie, Maghama est la seule où l’implantation des structures de base de l’Upr n’a pu être achevée. Et pour cause un contentieux sur les résultats de la phase d’adhésion entre les deux groupes politiques qui s’y affrontent à couteaux tirés, à savoir celui du président du sénat Bâ Mamadou dit Mbaré et celui du colonel à la retraie Sogho Alassane ancien membre du Cmjd, junte militaire qui avait mis un terme au règne sans partage de Mouawiya O. Sid’ Ahmed O. Taya.

Le parti a rendu public un communiqué daté du 27 mai 2010 et dans lequel il est écrit que les résultats enregistrés le 6 mai dernier, date fixée pour la fin des adhésions s’établissent comme suit : 12 179 adhérents soient 223 unités de base. Le communiqué signé la mission de conciliation envoyée à Maghama et conduite par Mme Siniya M/ Sidi Haiba indique que le parti remercie les habitants de la moughataa pour leur affluence massive aux opérations d’adhésion et explique que des « conditions exceptionnelles n’ont pas permis d’achever l’implantation des sous-sections et de la section » et qu’ « elle aura lieu dès la fin du congrès national tout en rassurant les militants que leurs droits seront pleinement respectés.» La moughataa aurait 12 délégués au congrès répartis proportionnellement aux résultats obtenus par chacun des deux camps protagonistes.
Tournée d’explication des vainqueurs
Ces résultats favorables au camp du colonel Sogho Alassane ont motivé la tournée d’explication du processus ayant conduit au dénouement dans l’ensemble de la moughataa de Maghama. Selon leurs estimations, leur camp obtiendrait près de 55% des adhérents. Dans toutes les localités visitées, la délégation a fait l’objet d’un accueil chaleureux et festif de la part de nombreux sympathisants visiblement heureux de voir leurs leaders unis dans les coins les plus reculés mais aussi impatients d’en savoir davantage sur les raisons du blocage de la mise en place des sous-sections et de la section dans la moughataa et d’être édifié sur les résultats obtenus par leurs négociateurs : le colonel Sogho Alassane et les deux députés Niang Mamoudou et Mohamed Abdallahi O. Guélaye. Dans les 8 communes de Maghama, les principaux leaders du groupe se sont employés à rassurer leurs sympathisants. C’est ainsi que dans la vingtaine de localités visitées, le communiqué avec sigle du parti en main, ils ont expliqué les différentes péripéties des négociations qui avaient commencé à la fin de la campagne d’adhésion et d’implantation des instances de base par l’envoi par la direction de l’Upr d’une mission conduite par Mme Siniya M/ Sidi Haiba et sous l’égide du président de la commission départementale et s’étaient poursuivies à Nouakchott avec le président du parti. La présidente de la mission qui avait également en charge la supervision du déroulement de la campagne d’adhésion et d’implantation de l’Upr au Gorgol s’était vu opposé un niet catégorique à ses propositions de sortie de crise par le camp de Sogho Alassane qui a demandé le strict respect des résultats consignés à la date du 6 mai 2010, fixée pour la fin des adhésions à l’instar de toutes les moughataas de Mauritanie.
M. Sogho, les députés, Sy Adama président de la commission centrale des marchés, Bâ Abdel Vettah dit Haba ancien directeur général de l’amextipe, Diack Amadou pour ne citer que ceux-là ont félicité les populations pour leur bonne conduite tout au long de la campagne d’implantation, leur refus de la compromission face aux tentatives d’achat des consciences et de campagne d’intoxication dont ils accusent le camp adverse. Les responsables de ce groupe ont expliqué le retard accusé pour la mise en place des sous-sections et de la section par entre autres le statut du leader du camp adverse (président du sénat) et les besoins des préparatifs des rencontres de Bruxelles entre le gouvernement mauritanien et les bailleurs de fonds prévues à la fin du mois de juin dans la capitale belge, siège de l’ UE. Ils ont également lancé un appel à la vigilance jusqu’à l’installation des structures et surtout de ne pas nourrir une quelconque haine ou animosité vis-à-vis de leurs adversaires politiques mais de les considérer comme des camarades d’un même et unique parti, l’Upr. Les populations se sont félicitées de cette nouvelle approche politique consistant au rapprochement des leaders de leurs bases et à des rencontres périodiques afin qu‘ils s’encquérissent des problèmes auxquels les habitants du département font face en vue de leur trouver des solutions. Comme partout dans ces contrées de la vallée, les doléances tournent autour de l’accès à l’eau potable et aux soins, la protection des cultures contre les déprédateurs et le bétail et l’obtention d’intrants et de matériels agricoles et d’élevage, l’éducation. Outre les principaux leaders du groupe, la délégation comprenait entre autres Ciré Bocoum(Wali), Barry Abdoul (Sanghé), Kane Abdoul Karim et Bâ Abdoul Baghi (Daw, Dolol), Mamoudou Guèye ; Guéda Thiam), Abou Sy, Barro Diouldé, Wagui Cissoko et Lassana Diallo (Toulél).
Vieux Gaye
Cp/ Gorgol

Maghama : Don d’un lot de matériel




M. Sy Adama, président de la commission centrale des marchés et acteur politique de la moughataa de Maghama a fait don d’un lot de matériel sportif composé d’un jeu de maillots (FC Barça) avec shorts et bas, deux ballons et une paire de filets aux jeunes de Maghama.

Un geste hautement apprécié par les représentants des jeunes qui ont exprimé toute leur reconnaissance. M. Thiam responsable des jeunes a exprimé également ses remerciements à l’endroit de Sy Adama avant d’ajouter que ce geste leur va droit au cœur d’autant plus qu’ils n’en avaient pas exprimé la demande. Les religieux n’ont pas été en reste ; Ils ont reçu un lot de 100 chaises du president de la CCM à qui ils ont exprimé toute leur gratitude pour cet important don qui contribuera à atténuer les problèmes récurrents pour l’obtention de matériel à l’occasion de l’organisation de cérémonies religieuses comme la célébration du Maouloud ou d’autres cérémonies sociales. Ces dons faits à la jeunesse et aux religieux de la ville ont eu lieu en marge de la tournée d’explication des résultats officiels de l’implantation de l’UPR pour Maghama publiés le 27 mai 2010 consacrant la victoire du groupe politique dirigé par le colonel Sogho Alassane sur celui du président du sénat Bâ Mamadou dit Mbaré. Le camp du colonel Sogho comprend entre autres les deux députés Mohamed Abdallahi O. Guélaye et Niang Mamoudou, le maire de Maghama Alhousseinou Moussa Wade, Sy Adama président de la commission centrale des marchés, Bâ Abdel Vettah dit Haba ancien député. (Nous reviendrons sur l’épilogue de la crise de Maghama)
Vieux GAYE
Cp/ Gorgol

Le Président de la République au Hodh Charghi le 28 juin 2010:




Selon des sources confirmées par Mauritanie24, le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, se rendra le lundi 28 juin 2010, au Hodh Charghi. L’occasion pour le Chef de l’Etat de donner le coup d’envoi, le même jour à Néma, de l’extension du programme de la voie urbaine de la capitale du Hodh Charghi.

Ce programme d’extension, par la réalisation de sept kilomètres de voirie par l’Etablissement National de l’Entretien Routier (ENER), permettra de désengorger le trafic au niveau de cette ville. Il règlera le problème d’accessibilité au niveau des passages d’eau, batha et autres affluents, qui se pose avec acuité à Néma en cette période de saison des pluies.

Mais le grand moment de cette visite présidentielle sera la pose de la première pierre de la ville de N’Beiket Lahouach, qui sera la capitale de la moughtàa de Dhar.

La création de cette nouvelle circonscription administrative, décidée le 18 février 2010 par le Conseil des Ministres, vise une plus grande maitrise de la situation administrative et sécuritaire au niveau de cette vaste zone du territoire national.

Elle vise également à rapprocher l'administration des citoyens, dans cette zone où commence le grand Erg Occidental, l’une des régions les plus dures du désert du Sahara, et à favoriser leur accès aux services sociaux de base. La commune de Dhar, jusqu’ici relevant de Bassiknou, dépendra désormais de la nouvelle moughtàa qui porte le même nom.

Plusieurs villages et hameaux situés près de Oualata comme Kidit Lejeluat , Derb Limame Elmahjub Ou El Arch dépendront aussi de la nouvelle moughtàa de Dhar dont la capitale N’Beiket Lahouach sortira, à partir du 28 juin 2010, du désert. Situé sur un terrain plat, le projet de la nouvelle ville de N'Beiket Lahwach est pour le moment ravitaillé en eau d’un sondage situé à 55 kilomètres.

Le premier lot des équipements de la nouvelle ville a été attribué par la commission centrale des marchés, le 12 mai 2010, à la société BATIR TP de l’ancien colonel de gendarmerie Mohamed Mahmoud Ould Deih.


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Source :
Mauritanie 24

Lettre ouverte à son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, Chef de l’Etat.





Monsieur le Président,

Suite aux événements malheureux de 1989 nos patriarches feu Thièrno Bayla et Amadou Mbaye Sileye Ba, chef de village aux environs de Mederdra, ont été expulsés vers le Sénégal avec tout le village. En 1992, ils sont revenus et se sont installés à PK 7 Rosso aussi leurs familles avec une autorisation écrite des autorités.

Dans le cadre de votre politique d’assistance aux pauvres du pays, vous avez pris en charge un problème récurrent qui se pose chaque année avec les inondations de Satara et le déplacement temporaire des habitants vers PK7 avec son cortège de souffrance. Sous votre impulsion éclairée des lotissements sont en cours d’être mis en place au PK7 pour mettre les populations touchées dans un cadre digne et plus saint.

Le 28 mai 2010, les autorités régionales nous mettent en demeure de quitter notre village et le lendemain des Bulldozers sont passés mettre le village à ras.

Monsieur le Président, votre visite pour lancer la campagne agricole à Rosso témoignant de votre souci d’autosuffisance alimentaire du pays, a été pour nous une aubaine car informé de notre situation, vous avez pris en compte nos doléances et promis des solutions à nos problèmes. Joignant la parole à l’acte, à peine une semaine après, les autorités régionales sont venus remettre le 16 juin 2010, une somme d’un million d’Ouguiyas (1 000 000 UM) à chacune des 42 familles touchés sur les 70 victimes au départ.

Monsieur le Président, nous ne pouvons trouver les mots, nous peuls des différents villages du Trarza, pour vous remercier du tout cœur, car désormais, nous vous considérons comme notre grand bienfaiteur.

Nous tenions à vous adresser nos remerciements et vous assurons que quarante deux (42) familles d’Arafat PK7 Rosso ont reçu chacune un (1) million d’Ouguiyas en dédommagement. Nous attirons votre attention également qu’il y’a des familles qui n’ont encore reçu ni terrains, ni dédommagements. Les dédommagements reçus seront utilisés à bon escient incha ALLAH. Votre aide nous permettra de recommencer une nouvelle vie avec nos familles.

Par ce geste, vous nous avez reconnu comme une partie intégrante de votre peuple, vous avez montré que vous êtes le Président de tous les mauritaniens, que vous n’avez pas de parti pris et que vous respectez vos engagements lors de votre prise de pouvoir. Nous vous en remercions infiniment.

Nous tenons à vous exprimer notre reconnaissance pour ce qui s’avère être une réelle preuve d’équité et de bonne gouvernance. Nous n’oublierons jamais votre geste. Nous tenons également à vous dire que vous pouvez compter sur nous. Nous vous manifestons notre soutien dans toutes vos entreprises de bonne gouvernance. Qu’ALLAH vous protège et guide vos pas sur le bon chemin que vous avez déjà emprunté.

Vous remerciant de nouveau, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations respectueuses.

Rosso, le 20 juin 2010

Nous : Familles d’Arafat PK7 Rosso



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Source :
Bâ Hamady

lundi 21 juin 2010

Prés de 20.000 anciens expulsés accueillis en Mauritanie:




« 19.048 réfugiés (dont 15.000 après le 6 août 2008) ont regagné la Mauritanie pour être répartis sur 117 zones d’hébergement sur la base de leur propre choix, a affirmé lundi le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Mohamed Ould Boilil, en réponse à une question posée par le député Sy Samba, de l’Union des Forces de Progrès (UFP).

Ces sites sont répartis sur plusieurs centaines de kilomètres dans 4 régions situées le long de la vallée du fleuve Sénégal. Les zones d’accueil des anciens réfugiés ont été dotées de tous les services sociaux de base : eau potable, habitats, écoles, centres de santé.

Ces populations ont également bénéficié de « de terre à usage d’habitation, de pièces d’état civile, de l’octroi d’animaux domestiques, de terres agricoles aménagées et d’une aide leur permettant de s’adonner à l’agriculture » conformément « au contenu d’un accord tripartite signé entre les gouvernements de Mauritanie, du Sénégal et le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (HCR) ».

Il reste encore au Sénégal 2484 citoyens mauritaniens « désireux de regagner le pays, et les mesures relatives à la préparation des conditions matérielles et morales de leur retour ont été prises».

Le ministre de l’intérieur a cependant nié la présence d’expulsés mauritaniens en territoire malien. Le député de l’Union des Forces de Progrès (UFP) avait adressé plusieurs questions au ministre concernant notamment l’arrêt des réunions du comité interministériel chargé du suivi de la réinsertion des ex réfugiés, l’arrêt unilatéral des convois de rapatriement des réfugiés depuis décembre 2009 « en violation de l’accord tripartie signé entre la Mauritanie, le Sénégal et le HCR, alors qu’il y a toujours des mauritaniens qui attendent au Sénégal, les raisons de l’arrêt du recensement des dossiers des fonctionnaires rapatriés à l’origine du blocage du processus de recouvrement de leurs droits, la non restitution des biens, notamment des terres….. ».

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Source :
Sahara Medias (Mauritanie

Environnement : ya-t-il menace de crime génocidaire dans l' Inchiri et le Tasiast ?




Le crime odieux que continuent de commettre les sociétés minières MCM et Tasiast – Mauritanie et leurs acolytes, est un génocide non seulement contre les populations concernées mais contre le peuple mauritanien tout entier ! Jusqu’à quand va-ton cacher à la Nation l’assassinat collectif que commettent les sociétés qui exploitent nos mines de cuivre et d’ or dans l’ Inchiri et le Tasiast ?
A combien ces étrangers ont-ils payé le silence des autorités complices ? Est-ce qu’un million de dollars vaut bien l’assassinat de son propre peuple, y compris ses propres enfants et les enfants de ceux qui ont reçu la commission ?
Pourquoi les autorités, au plus haut niveau se taisent sur ce carnage à Akjoujt et dans ses environs ?
Depuis déjà quelques années , on savait que sociétés étrangères qui exploitent notre cuivre et notre or sans contre partie , utilisent des produits extrêmement toxiques dont le moins dangereux est le cyanure , pour séparer les matériaux précieux du sable déversant ainsi les déchets dans les environs immédiats d’ Akjoujt , juste à quelques kilomètres à l’ ouest de la capitale au vu et au su de tout le monde .
Le moment est venu , avec la dernière extermination des troupeaux de camélidés à Akjoujt-ville , de lever un coin du voile sur ce crime génocidaire de MCM , contre notre patrie .
Comme nous l’avons signalé plus d’une fois, ces produits dangereux traversent le sous-sol en fond et en large, se mélangeant ainsi aux eaux des nappes phréatiques et artésiennes pour empoisonner les puits et les pâturages, en tuant les bêtes et les hommes !
La Mauritanie n’ est pas certes , le seul pays certes où on exploite les mines d’ or et de cuivre , mais c’ est le seul pays où on n’ a pas exigé des mesures concrètes mondialement connues , pour préserver la nature de l’ effet de ces produits toxiques …
Pourquoi n’ a-t-on pas exigé des cahiers de charge où les criminels de MCM et Tasiast qui réalisent des bénéfices énormes en nous volant notre or et notre cuivre au grand jour , s’ entourent de précautions qu’ elles prennent pourtant ailleurs ?
Riotinto n’opère pas seulement en Mauritanie, mais se conduit-il de la même façon ailleurs ? Peu probable …
Ce sont nos propres fils, ministres , directeurs et conseillers présidentiels qui sont responsables de nos malheurs en grande partie , parce qu’ils ont laissé faire les criminels .
Si le gouvernement actuel de Moulaye le foreur continue son silence, pour protéger MCM et Tasiast – Mauritanie , d’ autres vont s’ emparer de l’ affaire et ils ne demandent pas mieux , comme Greenpeace …
Mais pourquoi chercher des sauveurs étrangers alors que nous avons notre propre gouvernement ?
Ces meurtriers de MCM et Tasiast, ne sentent aucun impact du cyanure qu’ils nous administrent lentement mais surement, parce que tout ce qu’ils consomment est entièrement importé de l’étranger, de la bouteille d’eau en passant par la viande, le lait ou le poisson ; et tous les trois mois ils passent des vacances chez eux.
LTV est entrain de dresser la liste des complicités au niveau national, mais d’ ores et déjà on peu mentionner quelques noms de sous-fifres comme monsieur Ebbaye , le directeur administratif de MCM qui est l’ intermédiaire entre les hauts responsables à corrompre comme les ministres de l’ environnement et ceux des mines qui se sont succédé durant les dix dernières années , et ces sociétés étrangères : c’ est ce qu’ on appelle communément le triangle des corrompus .
Mais si l’ on parle de complicité , tous les mauritaniens sont complices parce qu’il n’ ya jamais eu de manifestation pour dénoncer ce crime !
Et nos "augustes" chambres parlementaires ! Les députés, les sénateurs dits messieurs gros ventres- larges poches ? Quelle incurie !
Publié par Lakhbaar Tebgue Vi Dar

Zoueratt : sous-traitance, cri de cœur des travailleurs.:




Communément appelées tâcheronnat ou sous-entreprises, les sociétés de la sous-traitance avec la Snim pilulent à Zouerate au point que leurs travailleurs constituent un nombre important dans l’effectif de la société minière. Selon une source, il y a une vingtaine de sous-entreprises de sous-traitance qui emploient environ 1100 individus à Zoueratt.

Cette pratique a longtemps duré dans l’Entreprise et même s’il y a eu des progrès, les employés de ce secteur continuent de se plaindre.

Parmi les griefs des travailleurs de la main d’œuvre occasionnelle le manque de considération dont ils sont victimes dans les chantiers et dans les sous-entrepreneurs. « Nous remplissons des devoirs, les employeurs doivent donc respecter nos droits», souligne un employé. Avant d’ajouter « nous sommes ballottés entre la Snim et les sous-traitants, nous ne savons pas à quel saint se vouer ».

Une source indique que l’Employeur principal qu’est la Snim, n’a aucun rapport avec les travailleurs de seconde main qui doivent traiter avec les employeurs sous-traitants,

Les employés de la main d’œuvre occasionnelle n’ont pas manqué d’égratigner certains de leurs délégués syndicaux, qui, disent-ils au lieu de défendre les causes des travailleurs, ne cherchent que leurs propres intérêts en se rapprochant des sous-traitants qui ne cessent de les courtiser.

L’embauche ne suit pas
Les travailleurs occasionnels dénoncent le manque de transparence quand il s’agit d’embaucher des ouvriers, selon eux, l’embauche ne se fait pas dans les règles de l’art, au lieu de privilégier les ouvriers qualifiés, spécialisés ou anciens, on embauche des novices qui viennent d’autres lieux ou extérieurs aux services, c’est du favoritisme, dénoncent-ils.

Récemment, lors d’un séjour d’une mission de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, le syndicaliste Brahim O. Boun EYSSA avait évoqué les dures conditions des travailleurs de cette catégorie exposés à tous les dangers. Il avait souligné que leurs droits sont spoliés et qu’ils subissent des traitements inhumains contraires aux droits humains.

Le député suppléant Mohamed o. Mohamed Lemine avait de son côté indiqué que le système de tâcheronnat instauré à la Snim est un esclavage des temps modernes, l’exploitation de l’homme par l’homme, souhaitant trouver des solutions immédiates et durables à cette situation

Hygiène sécurité et santé passées au crible

Les travailleurs de la main d’œuvre occasionnelle dénoncent les conditions de sécurité et d’hygiène dans lesquelles ils travaillent sans en avoir les primes. Les employés occasionnels affirment qu’is travaillent dans des conditions d’hygiène et de sécurité inacceptables, ils font les boulots les plus dangereux et risqués comme les manœuvres de l’usine des Guelbs qui font des travaux harassants dans des nuages de poussière au risque de choper une maladie professionnelle, sans prime de risque ni de poussière.

A cet effet, ces travailleurs réclament des moyens de protection individuels, à la suite d’un accord entre l’Inspection du travail et les sous- traitances, certaines d’entre elles seulement ont livré ces moyens de protection.

Selon une source, la couverture sanitaire est assurée par la Médecine de travail, les cotisations pour la sécurité sociale sont prélevées à la source et versées à la Caisse de Sécurité Sociale (mesure exigée par l’Inspection du Travail en accord avec la Snim), ces cotisations ont atteint 04 millions d’UM le mois passé. Mais, les frais médicaux sont seulement remboursés à hauteur de 40%, les employés occasionnels jugent ce-ci insuffisant et demandent une large prise en charge médicale gratuite à 100%.

Les employés de la main d’œuvre occasionnelle ont aussi déploré la détérioration de leurs conditions de vie par rapport à la location des maisons, aux prix des denrées de première nécessité, qui, à chaque fois qu’il y a une augmentation à la Snim, montent, alors que leurs salaires stagnent depuis 2006.

Une source qui a gardé l’anonymat indique qu’à chaque fois qu’il y a eu une augmentation, la Snim prévoit un taux pour les travailleurs de la main d’œuvre occasionnelle qu’elle communique à l’Inspection du travail qui fait le calcul. Par contre, les ouvriers de la sous-traitance ne bénéficient ni des augmentations ni des gratifications trouvées par leurs collègues de la Snim, même pas la prime PSR (Prime pour services rendus) octroyée à la fin du mois de Mai depuis quelques années, sans compter les nombreuses gratifications et augmentations de diverses primes.

Pour une justice sociale, il serait judicieux que les travailleurs de la sous- traitance bénéficient ne serait-ce qu’une partie des gratifications et primes car, réaffirment-ils, ils participent à la production du minerai de fer pour la société nationale minière..

A signaler que tous les candidats à l’élection présidentielle de Juillet 2009 avaient évoqué ici le phénomène des journaliers affirmant qu’ils trouveront des solutions à leur difficultés, pour cela, ces travailleurs lancent un appel au Président Mohamed O. Abdelaziz pour résoudre sinon amoindrir leurs souffrances car jusqu’à maintenant, ils ne voient rien pointer à l’horizon.

DJIBY SY alias SY CP/ Tiris




Source :
Le Quotidien de Nouakchott

dimanche 20 juin 2010

Retour des réfugiés : Après le social, le culturel à dar Salam aux environs de Boghé et au cœur même de la vallée du fleuve




Revenues dans leur pays d’origine après 20 ans d’exil au Sénégal où elles vivaient avec le statut de réfugies, les populations négro-africaines de Mauritanie vont graduellement reprendre gout à la vie en se réconciliant avec leur culture et ce, à travers une semaine culturelle, artistique et sportive qui vient d’être organisée dans la localité de Dar Salam près de Boghé. Tous les villages des populations rapatriées y ont pris part à travers des troupes artistiques et des équipes sportives.



Théâtre, poésie, ballets, chœurs, chants et danses traditionnelles et des compétitions de football ont servi de matières à concurrence aux jeunes participants. Les manifestations ont pris fin mercredi soir en présence des autorités administratives et des élus locaux de la région du brakna et des administrateurs de l’agence nationale pour l’accueil et la réinsertion des refugiés. Le directeur général de l’agence, Ba Madine, devait à cette occasion dire « que par l’organisation de ces journées, les populations rapatriées ont prouvé leur attachement à leur patrie dans l’unité des cœurs et des esprits ». « Vous avez, a-t-il dit à l’adresse des anciens refugiés, voulu signifier à l’ensemble de la communauté nationale, l’importance que vous accordez à la cohésion sociale et à l’unité de toutes les composantes du pays cher à tous ». Pour le premier responsable de l’agence pour la réinsertion des refugiés, « la meilleure façon de participer à la construction d’une nation forte et unie, passe par l’éducation et la formation des enfants et des adolescents... » « L’organisation de ces journées, a fait renaitre l’espoir chez ces populations, après les injustices quelles ont enduré plus de deux décennies. Aujourd’hui, les autorités du pays, notamment le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz sont déterminés à offrir à tous un cadre de vie digne et tourné vers l’avenir » a déclaré le DG de l’agence nationale pour l’accueil et la réinsertion des réfugiés.