mardi 10 janvier 2012

Lemden : Ould Cheikh Abdellahi reçoit Ahmedou Ould Abdallah.




Ahmedou Ould Abdallah, ancien Ministre mauritaniens des affaires étrangères et de la coopération et ancien Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, a été reçu par Sidi Ould Cheikh Abdallahi, l’ancien président renversé de Mauritanie, ce mardi 10 décembre au village de ce dernier à Lemden, une localité dans la Wilaya du Brakna à 250 kilomètres au sud de Nouakchott.

Ould Cheikh Abdallahi avait déjà reçu, le 13 décembre 2011, Birame Ould Abeid, président d’IRA-Mauritanie, à qui il avait promis «d’appuyer tous ceux qui ont pour objectif d’apporter une solution au problème du passif humanitaire et à celui de l’esclavage en Mauritanie».

A noter qu’Ahmedou Ould Abdallah, a été récemment désigné par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, pour conduire la mission d’observation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à l’occasion de l’élection de l’Assemblée Nationale Constituante, fixées au 23 octobre, en Tunisie.

Source :
Alakhbar (Mauritanie

lundi 9 janvier 2012

Viol collectif d'une fillette de 14 ans à Moudjéria




La brigade de la gendarmerie de Tidjikja enquête depuis hier sur une histoire de viol collectif dont aurait été victime une fillette de 14 ans à Moudjéria de la part de trois gardes.

La fillette, F.S, en classe de 4ème, endurait des sévices sexuels depuis plus de trois mois, selon l’examen médical auquel elle a été soumise par réquisition de justice.

Selon, une source proche de la victime, la mineure aurait avoué que c’est sous la menace que les trois gardes abusaient d’elle. Ces derniers continuent cependant de tout nier en bloc accusant les gendarmes de vouloir les mouiller dans une affaire dont ils n’y sont pour rien.

Eclairage sur le conflit foncier de Tenewbek.




Suite à une campagne d’intoxication et de noyautage de l’opinion, pour l’apitoyer, menée á travers certains sites électroniques, à propos du litige foncier de Tenowbek, par des imposteurs, voici la réaction, largement motivée, de la partie Idjekoudji, originaire du lieu du litige depuis le 7* siècle de l’hégire. Le résumé du fond du dossier est simple :

Ce conflit est né début novembre 2009, quand un groupe de Ehil Ebija a entrepris, inopinément, des travaux de réhabilitation d’une épave de puits, creusé dans les années 60 du siècle dernier, sur autorisation verbale donnée par Idjekoudi , originaires de ce lieu depuis le 7 ’ siècle de l’hégire.

Autorisation verbale et provisoire donnée à une dame, par humanité. Cette dame, venue seule, et ses parents ont habité autour de ce puits pendant environ 6 ans et retournèrent à leur territoire d’origine au sud-ouest de Mederdra donnant ainsi main levée sur ce puits laissé à l’usure du temps pendant 39 ans, et symbole de la générosité des Idjekoudi.

Dès la naissance du conflit, début Novembre 2009, l’Administration a pris la mesure conservatoire consistant à interdire tout travail de réhabilitation ou d’exploitation du puits jusqu’au dénouement du conflit. L’objet du litige a été mis sous scellé le 29/12/2011.

Ce geste rend à la force publique le respect qui lui est dû et qui a été bafoué pendant 2 ans par Ehel Ebija qui n’ont tenu aucun compte d’environ 20 missions venues leur répéter l’ordre de surseoir à leurs travaux jusqu’au dénouement du conflit. Missions conduites tour à tour par le maire d’Awleigat , par les gardes, par les gendarmes, par le Hakem et même par le Wali.

Ehel Ebija voulaient créer le fait accompli. Le laxisme, voire la complicité des autorités locales de l’époque les y ont efficacement aidés. Car à la naissance du conflit, en Novembre 2009, les broussailles et le sable sortaient encore de la margelle du puits après 39 ans d’abandon.

Cette mise sous scellé rend à la population de Tenewbok un peu d’espoir de paix après les insultes et les menaces qu’elle subissait, tous les jours, de la part d’Ehel Ebija installés au puits contesté, situé à 560 mètres seulement de nos demeures.

A/ Idjekoudji disposent, dans le dossier, entre autres, d’une autorisation officielle motivée, du Hakem de Méderdra, compétent géographiquement á l’époque, pour recreuser leur puits de Tenewbek, en l’absence de toute contestation sur la propriété traditionnelle du terrain. Autorisation n’70 du 15 mars 1983. Donc, document conforme aux dispositions légales en la matière.

Et l’administration doit être une continuité. Tous les habitants de l’espace compris entre Rosso et Wad naga, les intellectuels, les historiens vous diront que les Idjekoudji ont accueilli, dans cette zone , les cinq premiers immigrants, qui, des siècles durant, devaient se multiplier pour donner aux Techoumcha l’ampleur démographique nécessaire á la conduite de la guerre de charrBebbe. Ce qui nous ramène aux 7e et 8e siècles.

B/ EhilEbija font valoir un manuscrit, sur papier libre, qui serait fait par un cadi pour reconnaitre leur souveraineté sur une portion de ce territoire. S’agissant d’un conflit collectif, tout le monde sait que la loi, avant et après l’indépendance n’accorde cette prérogative á aucun cadi. La seule autorité compétente étant le Hakem, après enquête et publicité. Leur document de base n’a donc aucune valeur et leur ouvrage, selon les textes réglementaires, doit être détruit ou transféré ailleurs, en valeur.

D’autant qu’il est á 560 mètres du village de Tenowbek, homologué comme tel par le Hakem, le Wali, et la Commission Nationale. Le village de Tenewbek existe depuis trois 3 décennies, abrite environ 500 personnes, un bureau de vote et toutes les infrastructures et toutes les ressources nécessaires, le transport en commun, un sondage, une coopérative agricole agréée par le Ministre compétent ; etc. Les photographies qui suivent donnent une vue éloquente du village.

2’/ Par mesure conservatoire prise par la Moughataa, entérinée par la Wilaya et le Ministère,en attendant la décision arbitrale , tous les travaux de réhabilitation de l’épave du puits par Ehel Ebija ont été suspendus ,dès novembre 2009 . En ce moment-là, les arbustes et le sable émergeaient de la margelle, le puits étant totalement enseveli après 39 ans d’abandon.

3’/ Malgré cette interdiction, Ehel Ebija continuèrent les travaux de réhabilitation. Une vingtaine de missions pour les rappeler á l’ordre sont restées vaines. Missions conduites tour à tour par le maire d’Awleigatt, par les gardes, par les gendarmes, par le Hakem, et même par le Wali. Ehel Ebija voulaient créer le fait accompli. Le laxisme et la complicité des autorités locales, de l’époque, les y ont aidés efficacement.

4’/ Jusqu’au 29 /12 /2011 le prestige de l’Etat a été bafoué, l’autorité des agents de la force publique a été ignorée et reniée. Et la valeur de l’objet en litige a été fondamentalement modifiée, pendant que l’affaire était pendante entre les mains de responsables administratifs.

Le principe de prévention des troubles a été ignoré car d’ un point de vue sécuritaire, d’un point de vue technique, d’un point de vue coutumier, il est absolument dangereux qu’un puits soit exploité ou légalisé, á 560 mètres de nos maisons, par des gens très belliqueux, étrangers á notre Moughataa, et nettement en conflit avec nous, avec la loi et avec l’Administration, pour refus d’obtempérer répétés et outrages à magistrats.

Nos adversaires sont des envahisseurs, venus d’une autre moughataa, et qui ne comptent aucun individu, aucune famille, aucune tente, aucune maison, aucun hangar, aucune tombe sur toute l’entendue de notre moughataa. Cela ressemble aux colonies Israéliennes en territoire palestinien.

Nous avons été étonnés de lire les déclarations de nos adversaires, sur certains sites, . Nous défions quiconque pour prouver l’existence de ce village ou d’une population qui y serait. D`ailleurs, dans cette région, les noms des puits ou des villages ne sont pas en arabe classique comme Lmanssour. Nous donnons une prime à quiconque démontrera, dans la semaine, l’existence de ce village, ou d’une quelconque population à cet endroit désert.

Le mensonge ne construit pas les villages. C’est se moquer des sites électroniques et de leurs lecteurs, ainsi que de l’Administration, en essayant de leur faire croire qu’il y a un village, habité par d’éminentes personnalités, là où il n’y a rien !

Aucun habitant de la commune d’Awleigatt, ou de la Moughataa de Ouad Naga, ou de la Wilaya du Trarza ni aucun berger, ni aucun transporteur n’est au courant d’un tel village. Par ailleurs tous les habitants de cette région, et les autorités, savent qu’à Tenewbek , il y a deux puits et un sondage électrique ,tenus à la disposition du public ,y compris Ehel Ebija et que leur crainte de soif de leur cheptel ,amené là par provocation , est une grande contre vérité. Ce potentiel en eau est seulement à 1122 mètres de l’épave du puits contesté.

Nous ne nous départirons pas de notre modération, mais la grossièreté de nos adversaires dans leurs prétentions et leur argumentation nous a amenés à faire ce droit de réponse et à nous porter au secours de la vérité et de la dignité.

Chebab Tenewbek



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Source :
ponpon

Hamady:"Prisonnier je servais de domestique et de berger chez les juges et les commandants à Aleg"



Hamady Ould Abderrahmne, né en 1960 à Male(Brakna), est le plus ancien détenu du Centre pénitencier d’Aleg. Hamady arrêté en 1984, suite à une bagarre qui l’a opposée à une fille de son âge.
L'homme avait tapé la fille d'une pierre sur la tête, celle-ci tombe malade et fut admise à l'hôpital avant de décéder quelques jours plus tard.

Par la suite , Hamady est arrêté, jugé puis emprisonné. Durant sa détention , il a servit de domestique et de berger chez des juges d'instruction , des commandants et les gouverneurs d'Aleg .

Hamady Ould Abderrahmane retrace les faits marquants de ses vingt sept ans de vie carcérale avant d'être libéré en novembre dernier.

ALAKHBAR

dimanche 8 janvier 2012

Bababé: Une formation sur le suivi-évaluation dispensée aux Ongs.




20 responsables des Ongs de la ville Bababé (Brakna) suivent depuis le 7 janvier une formation sur le suivi-évaluation organisée par l’Ong Espoir dans le cadre de son projet de renforcement des capacités de la société civile (PRCSC) lancé officiellement en juin 2011.

Ce projet s’étale sur 3 ans et mène ses activités de formation au profit des organisations de la société civile au niveau de quatre wilayas de Mauritanie : Nouakchott, Nouadhibou, Gorgol et Brakna.

Ouvrant la formation en présence du maire adjoint M. Amadou Hamadi Ndiaye, le Hakem de Bababé M. Ahmed Vall Ould Bedhah a déclaré que la formation "s’inscrit dans les hautes orientations de la direction nationale sous la conduite du président Mohamed Ould Abdel Aziz visant à rehausser les niveaux éducatifs et de vie des différentes composantes du peuple mauritanien."

Remerciant le Hakem pour sa supervision de l’atelier, Mme Fatma mint Sidi Mohamed présidente de l’Ong Espoir a insisté sur l’importance du suivi évaluation des projets depuis la phase de la planification à celle de la mise en œuvre. "Le suivi évaluation permet de comprendre la dynamique d’un projet, d’apprendre de ses succès et échecs et de mieux analyser son impact" , a-t-elle dit.

L’atelier de Bababé le quatorzieme du genre au niveau des zones d’intervention du PRCSC a été organisé après deux autres formations dispensées à Aleg aux secrétaires généraux des communes du Brakna, et aux organisations non gouvernementales à Kaedi.



Source :
Tahalil Hebdo (Mauritanie)

Projet d’approvisionnement en eau potable de l’Aftout Charghi




La BID donne son feu-vert au démarrage des travaux!


Le projet phare du président de la République pour l’approvisionnement en eau potable vient de recevoir la non objection des bailleurs de fonds après l’attribution des lots 1 et 4 respectivement au profit du groupement ATTM/METITO (consortium mauritano-émirati) et à une entreprise marocaine Sarah. En dépit de soupçons de sabotage, ce projet gigantesque verra bien le jour.

Les espoirs suscités par le projet phare de l’Aftout Echarghi sont désormais permis. Les populations de cette zone, baptisée triangle de l’espoir, peuvent se congratuler depuis que les bailleurs de fonds notamment la Banque Islamique pour le Développement (BID) a donné son feu-vert pour l’exécution des travaux.

Des inquiétudes persistaient depuis quelques mois, après l’objection opposée, en avril à l’Agence nationale pour les études et le suivi des projets (ANESP) qui voulait s’arroger la gestion du projet et plus récemment encore lorsqu’un soumissionnaire récalcitrant (Agrineq) a porté plainte directement devant le bailleur au prétexte qu’il était « injustement disqualifié».

Agrineq qui a usé de moyens peu orthodoxes pour introduire sa plainte a finalement été déboutée par le bailleur, lui-même.

Finalement, un projet ficelé en un temps record
Si le projet Aftout Es-Sahili a pris plusieurs années à se mettre en place, celui de l’Aftout Charghi, initié seulement en 2009, pourrait donc se réaliser en temps record. Les études de projet et de financements ont été bouclées avec une célérité exemplaire. N’eut été d’ailleurs les retards observés, liés à des tentatives vaines de sabotage, les populations de l’Aftout auraient certainement pu être abreuvées depuis quelques mois à cette source.

Un retard qui a d’ailleurs a donné de l’eau au moulin de l’Opposition comme en témoigne le questionnement, lors de la dernière session du Parlement, du député de l’UFP, Moustapha Ould Bedreddine, quant à la suite donnée à ce projet! Mieux vaut tard que jamais.

En effet, le feu-vert du bailleur de fonds, en l’occurrence, la Banque Islamique pour le Développement, donne ainsi le coup d’envoi des travaux de ce projet qui vise à alimenter les populations de l’Aftout situées dans les régions de l’Assaba, du Gorgol et du Brakna. Une population estimée à 200 milles personnes. 500 localités parmi les déshéritées du pays seront desservies par ce projet.

L’approvisionnement est prévue à partir des eaux traitées du barrage de Foum Gleita dont les réserves sont estimés à plus d’un milliard de mètres cube et qui jusqu’ici sont restées inexploitées. Pour cela, des adductions longues de 800 Km sont prévues. Les infrastructures de ce projet concernent des moyens de pompage, de traitement, de conduites d’eau mais également la mise en place de plusieurs réservoirs de stockage d’eau traitée et de châteaux d’eau, en plus de bornes fontaines ainsi que des branchements particuliers.

La réalisation de ce projet contribuera certainement à juguler le déficit hydrique dans les régions traversées par le projet et notamment dans l’Aftout, zone agropastorale souffrant depuis toujours de son déficit hydrique en eau souterraine. De plus, cette zone est toujours restée la plus défavorisée de l’ensemble du territoire nationale.

Comment se présente le projet.

Le commencent des travaux sur les lots 1 et 4 attribuées par la CCM (voir fac-similé PV CCM), portent sur le pompage d’eau de surface, la mise en place d’une station de traitement en plus de réservoirs et une conduite d’eau (lot4) qui va vers l’Est (Barkéol). Les populations situées le long de la conduite seront desservies par cette adduction. Quant au lot 2, il concerne l’alimentation en eau potable orientée vers le Nord (Rdheida juqu’à la limite du Tagant) et son financement est obtenu auprès du FADES.

La partie à l’ouest de la montagne Wawaa concerne le lot 3 dont le financement est obtenu auprès de l’Agence Française de Développement (AFD). Il concerne les adductions d’eau potable des villes et localités situées sur cet axe (ouest de la montagne).

Le dénouement heureux de la suite de ce projet augure d’une amélioration certaine des conditions de vie des populations de l’Aftout dont la zone était naguère encore connue comme le triangle de la pauvreté.

JD


Réévaluation du projet en date du 13 décembre 2011 Énormes attentes

Outre donc l'impact économique attendu de ce projet, ce dernier devrait participer à l'amélioration de la santé des populations et rendre plus visible la lutte contre la pauvreté dans laquelle pataugent ces zones; et ce en dépit des gros investissements publics comme le PASK. Ces régions sont répertoriées les plus touchées par la pauvreté. L'enquête EPVC 2004 indique en effet que l'indice de pauvreté est de 70,3% pour le Tagant, 68,5% pour le Gorgol et de 65% pour l'Assaba.

Nonobstant leurs potentialités hydro-agricoles, ces régions restent marginalement productives. La réalisation d'un tel projet procurerait aux populations de l'Aftout les moyens de travailler la terre et de se stabiliser durablement dans leurs zones. Ces régions battent, en effet, le record de la migration interurbaine.

La concrétisation de ce projet permettrait de renverser la tendance et de donner aux habitants les moyens de les fixer tout en contribuant à leur émancipation économique.

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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Litige foncier de Sagné (Gorgol) : Le hakem de Maghama limogé, les détenus à la prison de Kaédi en passe d'être libérés.




Jeudi 29 décembre aux environs de 17 heures, éclatait à Sagné, chef lieu de la commune du même nom, une violente bagarre entre des autochtones de la commune qui se disputent depuis fort longtemps quelques arpents de terre.

L'affaire s'étant politisée, les positions se sont radicalisées aussi, de sorte que les partisans de deux tendances rivales ne se sont pas privés de recourir à la violence pour régler le différend qui les oppose. Conséquence : suite à cette bagarre qui s'était soldée par plus d'une douzaine de blessés, la gendarmerie a rétablit le calme et embarqué 37 belligérants dont l'adjoint au maire de Sagné Samba Ndiaye et six de ses partisans. Tous les interpellés avaient été maintenus en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Maghama.

Les rixes et bastonnades violents interviennent peu après la visite du Président du Sénat dans la commune. Mais de là à y voir sa main, il n'y a qu'un pas que ses adversaires politiques n'ont pas hésité à franchir pour lui faire porter le chapeau des incidents.

Toujours est-il que la première réaction des autorités administratives locales a été d'inviter les deux parties à s'abstenir de toute initiative en attendant la résolution du problème. Dans la capitale départementale, le hakem a tenté une médiation pour amener les parties au conflit à s'entendre sur un arrangement, mais ses efforts ont été vains.

Raison pour laquelle, les détenus ont été déférés au parquet de Kaédi où un mandat de dépôt les a conduits en prison mercredi passé. Pour autant, le hakem de Maghama n'a pas eu le sommeil tranquille. Puisque dès jeudi 4 janvier 2012, il a été limogé par le conseil des ministres.

Il faut dire que le laxisme avec lequel il a géré le dossier brûlant de Sagné lui a coûté son poste. Et pour cause, on le sait : les autorités administratives locales ou centrales, terrorisées par la capacité de nuisance du Président du Sénat, quand elles ne sont pas complices, ferment les yeux au lieu de rendre justice et prévenir le trouble à l'ordre public. Ce qui vient de se passer à Sagné en est une parfaite illustration.

S'il n'est pas mis fin à ce genre de comportement préjudiciable à l'Etat, par qui de droit, il faudra s'attendre à des troubles autrement plus graves que ceux observés à Sagné. Par ailleurs, de source généralement bien informée à Kaédi, on indique qu'un arrangement serait en passe d'être trouvé entre les belligérants qui pourraient recouvrer leurs libertés rapidement.

C'est aussi le cas de ceux qui avaient été jugé et condamné dans l'affaire de l'état civil des trois nouveau-nés de sagné, notamment : le conseiller municipal délégataire de signature, l'infirmier de la commune et le secrétaire général de la mairie qui écopaient chacun d'une peine d'emprisonnement ferme de quatre mois et d'une amende de 150.000 ouguiyas alors que le maire de la commune, absent au moment des faits, bénéficiait d'une relaxe pure et simple.

C'était le 11 octobre dernier à Kaédi. Aujourd'hui, tous les trois pourraient être libérés incessamment aussi. Ainsi aura t-on sauvé les apparences en attendant d'autres sources de bagarre par l'intermédiaire de lampions.

Moussa Diop


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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

samedi 7 janvier 2012

Urgent : Une patrouille de la gendarmerie tue un chauffeur de counterpart.



Notre correspondant en Assaba rapporte qu’une patrouille de la gendarmerie mobile de Barkéol a mitraillé une voiture de l’ONG américaine Counterpart tuant du coup le chauffeur Madou Sow .

Le drame a eu lieu ce matin très tôt lorsque le véhicule à son bord le chauffeur et un autre , qui partaient en mission à Laoissi arrondissement de Barkéol a été pisté par la patrouille de la brigade mobile qui opère dans cette zone .

Les gendarmes croyant tomber sur une piste de Aqmi se sont trompés de cible en commettant une bavure mortelle. Le procureur de Kiffa et le commandant de compagnie de cette ville se sont rendus sur les lieux pour constater les faits et situer les circonstances de cette fusillade.

Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire agité qui pousse les forces de sécurité à agir souvent de manière incontrôlée. L’enlèvement d’un gendarme à Abdel Bagrou il y a quelques semaines sème la psychose dans les esprits au point de causer la trouille dans les rangs des forces de sécurité.


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Source :
Temps Forts (Mauritanie)

L’ex-sénateur de Mbout Moktar Ould Sidi Brahim se rallie aux positions de Boidiel Ould Houmeid.



[Reportage Photos] - L’ex-sénateur de Mbout Moktar Ould Sidi Brahim a intégré, samedi matin, lors d’une cérémonie de ralliement, à Nouakchott, le Parti de l’Entente Démocratique et Sociale (PEDS) de Boidiel Ould Houmeid. Le président d’El Wiam, s’exprimant à cette occasion, s’est dit très heureux d’accueillir Moktar Ould Sidi Brahim dans les rangs de son parti.

"El Wiam est un parti qui va dans le sens de l’intérêt du pays, qui cherche le développement de la Mauritanie. Il préfère le faire dans un cadre démocratique et de concertation. C’est pour cette raison, nous avons choisi d’aller au dialogue. C’est ce qui explique les fortes adhésions que nous enregistrons depuis quelques temps", a déclaré Boidiel Ould Houmeid.

"El Wiam un parti qui n’est pas extrémiste, qui n’appartient pas à l’extrême droite ni à l’extrême gauche. C’est un parti du centre. Nous sommes très satisfaits de l’arrivée du sénateur Moktar qui a choisi d’adhérer à El Wiam qui n’est pas crée, contrairement aux autres partis, par des individus", a-t-il poursuivi.

Le président d’El Wiam a aussi informé Moktar Ould Sidi Brahim et ceux qui l’ont accompagné des tournées qu’il a récemment eues à l’intérieur de la Mauritanie et qui ont été marquées par des ralliements d’importantes carrures politiques. "Désormais, El Wiam existe dans la Moughataa de Mbout et qu’il faut compter avec", a prévenu Boidiel Ould Houmeid, espérant que l’arrivée de Moktar Ould Sidi Brahim va apporter du souffle à son parti, El Wiam.

Moktar Ould Sidi Brahim traine derrière lui une grande expérience politique. Il est un ancien du feu PRDS (Parti Républicain Démocratique et Social) qu’il quittera pour s’engager aux côtés de l’Union pour la Démocratie et le Progrès (UDP) que dirige Naha Mint Mouknass, première femme Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération de la Mauritanie. Il fut sénateur de Mbout, sous les couleurs de l’UDP, de 2004 à 2006. Il sera battu, lors du second tour des élections sénatoriales, par l’actuel sénateur de Mbout Youssouf Sylla.



Source :
Cridem

Coup d’envoi de la 2ème phase da la campagne nationale de déparasitage dans les écoles





Entamée depuis le 07 décembre 2011 dans sept régions du pays dont le Brakna, la seconde phase de la campagne nationale de déparasitage des écoliers du cycle fondamental a été lancée le 04 janvier 2012 comme prévu dans le plan d’action des volontaires de l’Association Nationale pour le Développement et la Culture (ANDC) en partenariat avec l’Unicef et le Ministère de l’Education Nationale (MEN).

Cette campagne vise à déparasiter tous les élèves du primaire avec du Mebendazole. Cette deuxième phase de la campagne nationale de déparasitage s’étend aux écoles des régions du Hodh El Chargui, du Hodh El Gharbi, de l’Assaba, du Tiris Zemmour, du Guidimakha et du Gorgol.

Le Mebendazole, permet d’éliminer les vers intestinaux dans l’organisme de l’enfant et d’enlever les cas d’anémie et surtout de stimuler la croissance de cette vulnérable catégorie sociale a confié une source médicale. Ce programme de l’Unicef et du Ministère de l’Education Nationale est rendu possible grâce au concours financier de "Dubaï Cares", un donateur des Emirats Arabes Unis.

Dubaï Cares contribue de façon remarquable à l’essor du secteur de l’éducation dans notre pays. Il a financé la construction et la réhabilitation de 186 latrines, l’achat de 6 000 tables-bancs, des kits scolaires, des kits solaires ainsi que du matériel horticole pour la promotion de la protection de l’environnement.

Dubaï Cares appuie aussi le renforcement de la qualité de l’éducation avec l’organisation des cours de soutien au profit des élèves de fin de cycle fondamental et l’implication des Parents d’élèves dans la gestion de l’école en finançant des activités génératrices de revenu dont les bénéfices sont réinvestis dans l’école.

Rappelons que des responsables de Dubaï Cares ont visité la Mauritanie à deux reprises pour la supervision des activités financées par leur Fondation. Signalons que l’Ong ANDC dirigée par M. Ahmed O Ahmed Babou, un Inspecteur de l’Enseignement fondamental.



Source :
Elfoutiyou Elfoutiyou

Africa Eco Race - La 11e spéciale annulée




En raison d'un fort vent de sable soufflant sur la région, la direction de course de l'Africa Eco Race a décidé d'annuler la spéciale de vendredi qui devait mener les rescapés de Akjoutjk à Tenadi, en Mauritanie.

C'est donc en convoi que les concurrents se sont dirigés vers Tenadi où sera donné samedi le départ de la 11e et avant-dernière étape menant à Kebemer, soit 280 km de spéciale puis 393 km en liaison.

Enfin, l'ultime journée permettra aux engagés de rejoindre dimanche Dakar et son Lac Rose via une liaison de 131 km, un ultime sprint de 23 km puis une dernière liaison de 41 km.

A priori, l'Italien Oscar Polli (KTM) et le Français Jean-Louis Schlesser (Buggy Schlesser) sont bien placés pour l'emporter mais des surprises restent possibles.

Belga

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Source :
RTBF Sport (Belgique

vendredi 6 janvier 2012

Kaédi : Des Ongs formées sur le droit de vote




L’importance du vote, les principes de sa liberté et les textes garantissant celle-ci, ont été au centre d’un atelier de formation sur la liberté du vote, organisé par l’Ong Espoir entre le 4 au 5 janvier à Kaédi au profit de 20 responsables d’Ongs du Gorgol.

Animé par l’ancien administrateur Ndiaye Kane, la formation s’est déroulée dans la salle de conférence de la commune de Kaedi en présence du maire adjoint et sous la supervision du Wali du Gorgol par intérim M El Bou Ould El Vadel qui a déclaré que l’activité «s’inscrit dans le cadre des orientations de l’Etat mauritanien sous la conduite du président Mohamed Ould Abdel Aziz visant à garantir le droit de vote, en consolidation des acquis démocratiques».

M. Ould El Vadel a ajouté que le gouvernement du Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf travaille «à enraciner et concrétiser le droit de vote». Mme Fatma Mint Sidi Mohamed présidente de l’Ong Espoir a remercié le wali du Gorgol pour sa supervision de l’atelier qui traduit -selon elle- l’intérêt officiellement porté à la consolidation des acquis démocratiques et à la dynamisation du rôle de la société civile.

Mme Mint Sidi Mohamed a indiqué que la formation sur le droit de vote dispensée à Kaédi s’inscrit dans le cadre des activités programmées au titre du projet de renforcement des capacités de la société civile (PRCSC) conçu par son organisation avec l’appui ses partenaires suédois: PMU et ADSI.

Le PRCSC officiellement été lancé en juin 2011 à Nouakchott est à sa 12 eme activité formative. Il s’agit d’un programme de formation et de sensibilisation qui cible sur les trois prochaines années les organisations de la société civile au niveau de quatre wilayas : Nouakchott, Nouadhibou, le Brakna et le Gorgol.

Les formations déjà dispensées à des Ongs des associations, des coopératives, des réseaux et du personnel municipal, ont abordé des thèmes comme la structuration, la gestion administrative et financière, la planification stratégique, le plaidoyer et le réseautage, le dialogue et la tolérance, la formulation des projets et le contrôle de la gestion municipale.
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Source :
Tahalil Hebdo (Mauritanie)

Adrar: Les syndicats d'enseignants haussent le ton sur le Dren et menacent d'aller en grève



Plusieurs centaines d' instituteurs affilés à la coordination du syndicat libre des instituteurs de Mauritanie (Section Atar) ont fustigé la façon dont s’est effectué un mouvement des directeurs d’écoles dans la wilaya de l’Adrar.

Deux syndicats affilés ont indiqué, dans un communiqué publié hier que la démarche" mise sur pied par le directeur régional de l’éducation est en contradiction flagrante avec les principes qui doivent être pris en compte dans de telles mesures, à savoir le rang sur la liste de promotion et l’implication des représentants des syndicats dans toute action liée à la vie des enseignants ".

Selon des sources concordantes, "ce mouvement fait à la hâte est dû à des séries de pressions faites sur le DREN par des hommes influents proches des enseignants qui ont été promus directeurs". Et suite à "cette manœuvre, les syndicats comptent prendre le bout du tollé et aller en grève"rapportent des enseignants affilés à ces syndicats, implantés en Adrar.

ALAKHBAR(Atar)-

CGTM : communiqué de presse.




En début de semaine, des sites d’information ont rapporté qu’un ingénieur mauritanien a trouvé la mort écrasé sous une grue dans la localité de Ghoudiya située dans la wilaya du Tagant où il supervisait les travaux de construction d’un barrage.

Ces mêmes sources indiquent qu’il s’agit du second décès suite à un accident de travail enregistré au sein de la même société après celui qui a coûté la vie à un ouvrier il y a quelques mois.

Cet incident malheureux et qui se répète constamment sur toute l’étendue du territoire, soulève de toute urgence la question de la prévention contre les risques en milieu de travail et la préservation de la vie des travailleurs. Face à cette situation, la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM) :

- Exige que les employeurs prennent toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité sur les lieux de travail

- Invite le gouvernement à redynamiser les législations nationales relatives à la sécurité en milieu du travail et d’adopter les textes d’application y afférents et l’appelle à réviser le régime de la sécurité sociale afin d’augmenter l’indemnisation des risques dus aux accidents de travail.

Nouakchott, le 04/01/2012
Le Secrétariat Général


Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie
CGTM
BP : 6164, Nouakchott - Mauritanie
Tél : 00 222 5258057 ; Mail : cgtm@mauritel.mr



Source :
CGTM (Mauritanie)

Kiffa la grande oubliée





Au cours de la commémoration du 51ème anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie, nous assistons à une discrimination combien claire en mettant de coté cette grande ville qui regorge de populations et particulièrement jeunes. Nous remarquons, qu’elle ne bénéficie que de petites infrastructures :

Inauguration d’un centre d’accueil pour les enfants, palais de justice (en construction depuis environ 5 ans), 10 km de goudron inaugurés depuis plus de 2 ans toujours en cours d’exécution, une unité de tuyauterie et se termine par l’ameublement de l’école militaire. C’est vraiment une goutte d’eau dans un océan.

Qu’est ce qui a été vraiment fait dans cette grande ville après très peu de réalisations importantes : construction de l’Hôpital, passage de la route de l’espoir par le premier président de la république feue Moctar Ould Daddah, l’électrification, l’adduction d’eau, construction non finalisée du marché du quartier de Kadima autres petites réalisations par le président déchu Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya, les activités d’appui au développement de la Wilaya par les organisations non gouvernementales désengagées pour réorienter leurs interventions sur les zones du fleuve et autres Wilaya du Pays.

Qu’en est-il de la centrale électrique solaire soulignée dans l’ambitieux programme du gouvernement ?

Il faut que, les hautes autorités et les dirigeants de cette ville comprennent que, nous avons besoin de projets qui peuvent améliorer réellement les conditions de vie de ces pauvres populations.

Malheureusement il n’y a pas d’équité, dans l’exécution du programme lancé par le gouvernement, nous apercevons que le choix des lieux est orienté en fonction tout simplement de l’implication et la puissance des élites politiques carrément faibles voire inexistante a notre niveau.

Si nous analysons, la situation politique actuelle dans cette ville nous remarquons un conflit d’intérêt et non une divergence entre les différents clans politiques ce qui permet aux dirigeants soit disant intelligents de faire la politique de la carotte et du bâton pour désorienter la vigilance et briser notre cohésion sociale d’antan.

Plus dangereux encore, le fait de sacrifier les intérêts des pauvres par ceux individuels comme dit notre grand Vaqih Ould Sidi Yahya « je ne fais que donner des balisages ou chacun peut s’y retrouver (pas besoin de citer des noms). En tout cas les responsables politiques en sont pour une grande partie impliqués dans ce malheur que nous vivons.

Par ailleurs, il est temps, que les cadres, « intellectuels », « notables », personnes de bonne volonté envisagent l’organisation de rencontres pour débattre des problèmes de développement de cette ville, en capitalisant les acquis, en identifiant les besoins en proposant de solutions et mettant en place un plan d’action sous la supervision d’un comité élu démocratiquement par les participants de ces rencontres.

Je pense qu’il est vraiment temps, que la jeunesse prenne les choses en mains si, nous voulons voir cette ville prospérée.

A l’occasion du nouvel an 2012, je souhaite à l’ensemble des mauritaniens une bonne et heureuse année. Qu’elle soit pour nous où que nous soyons, une année de santé, de bonheur, de prospérité mais aussi d’égalité et de justice

Soucieux du développement de la ville de Kiffa

Elbane Camara



www.cridem.org


Source :
mohd1964

Mauritanie : Des syndicats du Fondamental protestent contre un mouvement de directeur dans la wilaya de l’Adrar.



Le syndicat national des instituteurs (coordination de l’Adrar) et le syndicat libre des instituteurs mauritaniens (section d’Atar) ont dénoncé la façon dont s’est effectué un mouvement des directeurs d’écoles dans la wilaya de l’Adrar.

Les deux syndicats ont indiqué, dans un communiqué commun dont Sahara média a reçu une copie, que la démarche « initiée par la direction régionale de l’éducation est en contradiction flagrante avec les principes qui doivent être pris en compte dans de telles mesures, à savoir le rang sur la liste de promotion et l’implication des syndicats dans toute action liée à la vie des enseignants ».

Ils ont affirmé que ces affectations « constituent une mise à l’écart claire des syndicats et la non prise en compte des engagements pris ainsi que l’encouragement du clientélisme et l’interventionnisme, pratiques nuisibles au système éducatif dans son ensemble », selon les termes du communiqué.

Les deux syndicats lancent un appel à la DREN et au Ministère pour que ce mouvement d’affectation soit revu et corrigé dans le bon sens, « pour garantir un climat de justice, de transparence et d’objectivité ».



Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

jeudi 5 janvier 2012

Alioun Yéro Thiam: 60 ans, volontaire du Croissant-Rouge à Kaédi



À 60 ans, Alioun Yéro Thiam garde toujours la flamme de la passion, pour qui le volontariat «prime sur tout». Un engagement de tous les instants pour apporter sa part de contribution à une communauté qui fait face selon lui à «un problème multiforme».

Alioune Yéro Thiam, ici à gauche en compagnie du président du comité local du croissant rouge mauritanien, Baba M’Bodj à droite


Parcourir des kilomètres dans la brousse chaque quinze jours pour venir en aide à des enfants malnutris, à des femmes enceintes et allaitantes, à des gens ignorants des règles d’hygiène, et souvent confrontés à une précarité alimentaire, voilà quelques-uns des maux qui mobilisent Alioun Thiam dans les villages d’intervention du croissant rouge mauritanien, dont il est un des volontaires. En compagnie d'autres volontaires comme lui, il se rend périodiquement dans les zones du Gorgol tels que Djéol Néré Walo, Tokomadji, M’bout, Maghama...

En attendant sa prochaine visite sur le terrain, assis devant son écran d’ordinateur, habillé d’un boubou bleu, décontracté, «toujours souriant» confie une volontaire à côté, dans une des salles de son service, Alioun Yéro Thiam travaille depuis 5 ans comme volontaire au niveau du comité local du croissant rouge Mauritanien à Kaédi. Son action s’inscrit dans le cadre de la malnutrition au Gorgol. Il milite pour un changement de comportement des populations pour lutter contre la malnutrition qu’il assimile à «une maladie».


L’apport du volontariat


Pendant ces années, Alioun a sillonné sept régions de la Mauritanie avant de venir se fixer dans son Kaédi natal pour «contribuer au développement» de sa communauté dans le cadre de son volontariat. Cet ancien gérant d’hôtel, convaincu que le «don de soi désintéressé» prime sur tout, souhaite que la culture du volontariat soit promue, pour que les gens soient moins individualistes. «Ça devrait couler de source en République Islamique de Mauritanie» déplore-t-il, toujours souriant. Pour lui «la vie se résume à ce qu’on donne de soi-même».

Père de famille, et dans un contexte économique difficile, Alioun est persuadé d’apporter un plus à la population locale vulnérable. «Les gens de cette région ont besoin d'aide» avertit-il. Au niveau du comité local qui travaille sur 27 sites, dont quatre départements, avec 108 volontaires et plus de 10 superviseurs, Alioune s’occupe de logistique, à savoir le ravitaillement des sites en huile, en CSB (farine de soja amélioré). Pour lui, «le volontariat est au début et à la fin de cette chaine».

Les volontaires issus de leur propre communauté, procèdent chaque 15 jours à une prise en charge au niveau des sites de chaque poste de santé. Ils s’occupent des enfants de 6 à 59 mois, des femmes allaitantes et enceintes. Une fois sur le terrain leur travail se résume à l’accueil, au diagnostic, à la sensibilisation, à l’entretien des enfants, leur dépistage et leur accompagnement.

Déjà promoteur en 1986 du mouvement associatif des jeunes de Sinthiane Samba Thillo, Alioun évoque le volontariat comme la façon la plus simple et une des plus efficaces, d’œuvrer «pour le bien public». Le plus difficile pour lui, reste le constat amer de l'extrême vulnérabilité des communautés de cette région. «Une des choses qui revient souvent dans leurs témoignages, c'est l'absence de référent administratif. Ils ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir de l'aide» déplore le Alioun Thiam.

Awa Seydou Traoré
Noor Info

GGSR : Trois éléments emprisonnés pour vol.




Trois éléments du Groupement général de la sécurité routière (GGSR) ont été envoyés en prisons pour vol.

Les trois ont dérobé une caméra de touristes occidentaux après les avoir arrêtés sur la route de Nouadhibou pour détention et usage d’alcool.

Le GGSR, un corps paramilitaire nouvellement créé pour assurer la sécurité routière, a pris service officiellement mardi 11 Octobre 2011 sur tous les axes routiers et carrefours de la ville de Nouakchott.



Source :
Alakhbar (Mauritanie)

Ba Mamoudou Samboly n’est plus.




Ba Mamoudou Samboly, ancien ministre, ancien président de l’assemblée nationale est décédé à Nouakchott mercredi quatre janvier.

Ba Mamoudou Samboly, un des pères fondateurs de la nation mauritanienne est né en 1926.


Source :
Cridem

Dao, Dolol et Yaama réceptionnent trois salles de classe




A la demande des populations locales, trois nouvelles salles de classe ont été construites par l’association « Solidarité, éducation en Afrique » a Dao, Dolol et Yaama dans le département de Maghama au sud de la Mauritanie.

Ces salles de classe, ouvertes au début de l’année scolaire en cours, ont été officiellement réceptionnées vendredi trente décembre.

Pour la construction de ces trois salles de classe, « Solidarité, Éducation en Afrique », basé à Evry en France, a reçu le financement de la Région Îles de France, du Conseil général de l’Essonne et de la ville d’Evry.

Dès l’ouverture de ces classes le ministère mauritanien de l’éducation a mis à leur disposition des instituteurs. Pour la cérémonie officielle de réception, le président de « Solidarité, Éducation en Afrique », Ibrahima Diawando Njim a fait le déplacement de trois villages. Le maire de Dao et plusieurs conseillers municipaux de Dolol y ont assisté aussi.


Source :
Cridem