lundi 20 décembre 2010

Rosso: Accusations infondées contre l’ISET.




En ma qualité de chargé de communication de l’Institut Supérieur de l’Enseignement Technologique (ISET) de Rosso, j’ai été surpris de lire sur un respectable site arabophone, un article faisant état du refus du directeur de l’ISET de recevoir une mission de l’Union Nationale des Etudiants de Mauritanie (UNEM) arrivée à Rosso le jeudi 9 décembre 2010.

Dans un style peu amène et d’un professionnalisme douteux, l’auteur de l’article rapporte une information non vérifiée sans en citer la source. Ainsi, le mystérieux « journaliste » fait état d’une certaine lettre écrite par les étudiants de l’ISET sans en publier un fac-similé pour illustrer son article.

C’est dire tout simplement que cette lettre n’a existé que dans l’imaginaire de l’auteur de l’article en question.

Pour lever toute équivoque, nous livrons les informations suivantes : La mission de l’UNEM composée de MM. Maloum Ould Maloum vice-président de l’UNEM, Bouh Ould Hamma responsable à l’organisation, Ishak Ould Ahmed responsable culturel, Abdallahi Ould El Qurchi membre du conseil des étudiants a en effet, rendu visite à l’Institut et a été reçue avec tous les égards par les soins de M. Ahmedou Fadel chef du Département Production et Protection Végétales (DPPV), chargé des affaires syndicales.

Cette mission a présenté un programme qui se résume comme suit :

1 Rencontrer le directeur de l’ISET

2 Rencontrer ses collaborateurs

3 Rencontrer les étudiants

4 S’enquérir de la situation des étudiants

A la suite de leur rencontre avec le chef de la DPPV qui a mis le vice-président de l’UNEM et le directeur de l’ISET en contact téléphonique (le directeur se trouvait alors à Nouakchott), il a été question de suivre le programme point par point mais comme les missionnaires de l’UNEM devaient rentrer le plus tôt possible à Nouakchott, le chargé des affaires syndicales leur a proposé de visiter le laboratoire, les foyers, le restaurant et les studios des étudiants de l’ISET en attendant la fin des cours.

Proposition rejetée par les missionnaires qui exigeaient la suspension des cours dans le seul but de faire respecter leur programmation. Bien évidemment, l’administration de l’ISET n’a pas cédé devant cette exigence déloyale tout en sachant que le programme de la mission peut se faire sans que les cours de l’institut ne soient perturbés. Mécontents, les missionnaires ont préféré rentrer à Nouakchott et revenir une semaine plus tard.

Ainsi le mercredi 15/12/2010, ils sont revenus et c’est le directeur en personne qui a regroupé tous les étudiants de l’institut dans un amphithéâtre afin de rencontrer leur collègues nouakchottois. Au cours de cette rencontre, il a été question de mettre sur pied une section de l’UNEM. Mais, la façon dont a été installée cette section a déplu à plusieurs la moitié étudiants qui se sont sentis marginalisés.

Je ne saurai terminer sans préciser que l’honorable site arabophone qui a publié de fausses informations sur la direction de l’ISET de Rosso a refusé de publier notre droit de réponse qui est pourtant un droit reconnu par la loi.

Enfin, un constat amer se dégage: c’est que dans ce pays, chaque fois quelqu’un tente de bien construire, il y a d’autres, tapis dans l’ombre cherchent toujours à détruire et tous les moyens sont bons pour le mettre à genoux.

Jiddou Hamoud Derdeche chargé de communications ISET Rosso


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Brakna : Inauguration du forage de Mabrouk (commune de Boghé)




Le maire de la commune de Boghé, M. Bâ Adama Moussa a procedé ce samedi en fin d’après-midi, à l’inauguration du forage de Mabrouk (sur l’axe Boghé-Rosso) financé par l’Institut Dar El Hadith en partenariat avec le Comité koweïtien de secours et exécuté par l’entreprise “Zem Zem forage et prospection”.

Cette réalisation d’une importance capitale permettra de répondre aux besoins sans cesse croissants en eau aussi bien pour les hommes que pour les animaux des localités de Mabrouk, Afniyya et Mballaji qui s’abreuvent par puits ou à partir du fleuve (situé à 4 km environ).

De nombreux notables, jeunes et femmes ont assisté à la cérémonie d’inauguration pour magnifier « cette réalisation qui vient au moment opportun ». Pour Mohamed Ould Messaoud, adjoint au chef de village de Mabrouk, « le déficit en eau était très récurrent dans ces trois villages qui s’approvisionnaient par puits situés à 1 ou 2 km ; ce forage permettra d’épargner à nos femmes les longues corvées quotidiennes pour le puisage et le transport de l’eau. Quant à nos animaux, ils s’abreuvaient en saison sèche à partir du fleuve situé à 4 km environ de là ».

L’institut Dar El Hadith était représenté à la cérémonie d’inauguration par MM. Ahmed Mahi Wane (son président), Amadou Bocar Diop (responsable des projets) et Mamadou Moussa Sy (son représentant au Brakna) qui ont suivi pas à pas l’exécution de ce projet depuis son lancement le 26 septembre dernier.

Notons que ce forage d’une capacité de 10 m3 par heure est alimenté par un groupe électrogène. La commune de Boghé assurera quant à elle le raccordement par tuyaux d’un réseau de 1800 mètres doté de 3 bornes fontaines qui permettra d’alimenter les 3 localités bénéficiaires. Selon le maire, l’étude de faisabilité est déjà achevée et les travaux seront exécutés dans un bref délai par l’Entreprise mauritanienne d’études et de travaux (EMET).

Créée en 1989, l’Institut Dar El Hadith à but humanitaire a réalisé plusieurs actions destinées à venir en aide aux personnes déshéritées, malades ou en détresse.

Parmi celles-ci, on peut citer notamment la construction de puits dans diverses localités (Touldé, Thiénel, Bakaw, Houdallaye, Horé Mondjé, Nioly Carrefour et Fondé Mayel) et de forages (Mballaji, Thiénel), la prise en charge de 100 orphelins, l’appui matériel aux rapatriés (Dar Salam, Houdallaye, Goural, Hamdallaye, Goural, Bababé), l’aide des malades (de diabète notamment), l’iftar de Ramadan et l’achat de moutons de Tabaski pour les personnes indigentes. Ces actions sont rendues possibles grâce à des partenaires des pays du golfe dont notamment le Comité Koweïtien de secours, le Regroupement Dar El Birr (EAU) et plusieurs autres initiatives individuelles.

Dia Abdoulaye
Cp. Brakna




Source :
Abdoulaye Dia

Boghé : Enfin le bureau mutuel de Santé Communal est crée.




Ce projet mutuel de santé Communal a vu le jour, ce Samedi 18 décembre 2010, après plusieurs tracasse, l’idée de la faire marcher convenablement a commencé depuis le 9 Décembre 2009. Des réunions ont été faites, des rendez vous pris, des convocations partout mais en vain.

L’initiative émane de la Mairie de Boghé, avec l’appui de World Vision ADP Boghé, comme facilitateur, l’Antenne Sociale de Boghé et cabinet Dr médecin chef du Centre de Santé de Boghé.

27 villages de la commune de Boghé ont assisté à la maison des associations. Chaque village était représenté par 3 personnes. L’ordre du jour créer un bureau pour Mutuel de santé communale qui jouera le rôle efficace de défendre la santé, les intérêts de sa population et les aidant à lutter contre la maladie, à se soigner.

Une commission de 27 membres représentants toutes les localités de la commune, a pu rendre dans la transparence des choix et vote un Bureau élu sur 66 voix pour ,13 voix contre et dont 3 voix neutres.

L’assemblée avait déjà crée une commission technique du projet du mutuel de la santé, chargé d’étudier les Pathologies à prendre en charge, les règlements intérieurs.

Cette commission est composée médecin chef, responsable antenne sociale, CRENI, cabinet Mohamed Elkebir Dia. Une cotisation mensuelle de mille Ouguiyas et droit d’adhésion à mille ouguiyas pour chaque individu désirant être membre du Mutuel de Santé.

Le siége du mutuel est le chef lieu communal, la durée de vie est illimitée, le mandat du bureau est de ans, le carnet d’adhésion comprend 8 personnes d’un seul foyer, soit deux carnets pour chaque maison.

Il a fallu, Deux heures d’attente pour la formation du bureau. Finalement, le bureau du mutuel de santé de la commune est le suivant ;

Président : Mamoudou Ndiaye (Dioulom).
Vice Présidente : Sano Mint Abdallah (Nioly).
Secrétaire Général : Abdrahmane Macina (Escale).

SG adjoint: Chreroutt ould Mohamed (Mballadji).
Trésorier: Abdoul Kérim Ould Sambolly (Waboudé).
Trésorier Adjoint: Baba Lam (Boghé Dow)
Chargé de Communication : Aminata Yall (Thialgou).

C’était en présence de : Maire de Boghé Bâ Adama Moussa, Ndiaye Djibril, Amadou Mamadou Bâ (World Vision), Bâ Aissata Souleymane (Antenne sociale de Boghé) et Khadiata sileye Dia.

Après cette élection le Bureau du Mutuel s’est réuni pour mettre en œuvre les grandes lignes de la démarche à emprunter. Ndiaye Djibril a demandé aux différentes personnes venues pour la circonstance de savoir que ce bureau est choisi selon vos propres volontés, ils sont là pour toute la commune, il faudra les respecter, les considérer et les accepter.

Diop Mohamedou Abou dit Hamady Bodiel CP le Véridique au Brakna.


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Source :
Diop Mohamedou Abou

dimanche 19 décembre 2010

Atar: Réunion de sensibilisation sur l'importance de l'ouverture d'un lycée technique


Les secrétaires généraux du ministère chargé de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique et celui du ministère délégué auprès du ministère chargé de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, chargé de l'emploi, de la formation professionnelle et des nouvelles technologies, MM. Isselkou Ould Mohamed Tolba et Mohameden Ould Sidi, dit Beddenna ont supervisé dimanche matin au centre culturel de la commune d'Atar une réunion de sensibilisation sur l'importance de l'ouverture d'un lycée technique dans la ville.
Prenant la parole à cette occasion, M. Isselkou Ould Mohamed Tolba a souligné la décision du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz de créer un lycée technique à Atar, afin de promouvoir le système éducatif national et l'adapté aux besoins du marché de l'emploi.
Il a également souligné la situation de l'éducation, situation, qui selon, lui se caractérise par une rupture entre les indicateurs de l'emploi, d'une part et les impératifs de performance des sortants des établissements, d'autre part, relevant précisant que le lycée technique d'Atar va doter la région d'une main d'oeuvre technique suffisamment qualifiée et apte à satisfaire les besoins réels du marché du travail.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère délégué auprès du ministère chargé de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique chargé de l'emploi, de la formation professionnelle et des nouvelles technologies a annoncé la tenue des états généraux sur l'éducation à la fin du mois, courant.
Il a ajouté que le choix de la wilaya de l'Adrar pour abriter ce lycée n'est fortuit et traduit le souci d'ouvrir de perspectives prometteuses aux élèves de cette wilaya qui auront désormais l'opportunité d'accès à un établissement scientifique dispensant un enseignement de qualité.
Il a invité les acteurs sociaux et les parents d'élèves à adhérer cette option, soulignant que l'établissement, qui accueillera entre 60 et 80 élèves de la première année du collège, à partir du lundi prochain, aura tous les prérogatives et avantages nécessaires pour son bon fonctionnement.
Le maire adjoint de la commune d'Atar, M. Ely Cheikh Ould Mogueya a, de son côté, a salué la décision de créer ce lycée et exprimé l'honneur que récent sa commune de l'abriter, précisant qu'il constitue un maillot dans le processus de développement opéré à tous les niveaux de la vie nationale.
Quant à M. EL Hadramy Ould Abeidna, président du bureau régional de l'association des parents d'élèves au niveau de l'Adrar, il s'est félicité de cette décision, réaffirmant qu'elle influera sur la qualité de l'enseignement et de la formation au niveau de la Wilaya.
Les deux responsables ont effectué, par la suite, une visite de sensibilisation au lycée d'Atar, au collège des jeunes filles et au centre de perfectionnement et de formation professionnelle. Dans ces établissements la mission a pris connaissance de l'état de fonctionnement des infrastructures pédagogiques dans le chef-lieu de l'Adrar.
La cérémonie s'est déroulée en présence du wali mouçaid chargé des affaires économiques et sociales de l'Adrar, M. Diagana Abdoulaye, wali de l'Adrar par intérim, du hakem d'Atar et des membres de la famille pédagogique.

AMI

Marathon International de Nouadhibou : « Un tour de piste pour une idée de génie »




Qui l’eut cru lorsque au bout d’un tour de piste au stade municipal de Nouadhibou Mohamed Haidara entouré de deux charmantes dames (étrangères) a lancé l’idée de l’organisation d’un marathon international qui va focaliser l’attention sur la ville de Nouadhibou et partant sur toute la Mauritanie. « C’était une idée irréalisable pour certains », lance t-il en toute simplicité.

Pourtant c’est bien de cette manière qu’est née l’idée de l’organisation du premier marathon international de Nouadhibou qui a eu lieu avec un succès éclatant le 27 novembre dernier.

Intégré dans le cadre des activités sportives du cinquantenaire, il a donné un coup d’éclat qui continue encore à jaillir aujourd’hui reléguant au second plan le semi-marathon de l’Amitié (compétition majeure de la Fédération d’athlétisme) et montrant qu’à force d’abnégation et de courage tout est possible.

Un vaste programme


Mohamed Haidara, secrétaire général de la ligue régionale d’athlétisme de Dakhlet Nouadhibou, et Président de l’Association Amicale des Vétérans Coureurs (AVC) a poursuivi son idée en mettant en place une stratégie qui a très vite attiré les autorités locales et le département des sports parce qu’il a été reçu par la Ministre des Sports Cissé Mint Cheikh Ould Boydé qui lui a donné sa bénédiction pour l’organisation de cette grande manifestation : « Après ces premiers signes encourageants, je me suis lancé dans la préparation en mettant en place une vaste organisation avec à mes côtés Mohamed Ould Ely dit Lato », nous a-t-il confié.

Une large participation

Malgré les nombreuses entraves dans la préparation, celui qui roule encore en voiture R12 (sortie usine) et qui fait courir les malades, a tenu bon et les résultats ont très vite suivis. Ouvert à tous les Mauritaniens, le semi-marathon a très vite dépassé les prévisions de son Directeur parce que plus de 600 athlètes mauritaniens sont venus s’inscrire en plus de 48 étrangers qui ont donné une conation internationale à la manifestation.

Il s’agit d’athlètes représentant la France , l’Espagne, le Sénégal, la Cote d’Ivoire, le Mali, le Ghana, l’Estonie, la Roumanie , le Nigéria, le Canada, la Guinée , l’Ukraine, la Chine , etc. « C’était au dessus de nos espérances », dit-il étonné par cette grande mobilisation ? Il faut dire que malgré l’absence de représentants de pays arabes, qui selon Haidara, ont été invités, le semi-marathon avait de l’allure.

Une mobilisation sans précédent

Couru sur les distances des 21 km , 10 km , 6 km pour les deux sexes en plus des courses sur chaises roulantes pour handicapés, le semi-marathon s’est déroulé dans des normes de sécurité très importantes qui ont exigé le déploiement de gros moyens humains et matériels. C’est ainsi que les courses, qui se sont toutes terminées au stade municipal de Nouadhibou, ont été supervisées par deux hélicoptères qui ont sillonné le ciel tout au long des parcours assurant aux organisateurs une meilleure emprise.

D’un autre côté des points de ravitaillements se trouvaient à différents passages pour permettre aux athlètes de se ravitailler en plus d’une équipe médicale chargée de suivre les athlètes pour éviter tout dérapage. Ceci sans compter la grande mobilisation des superviseurs du semi-marathon sous les directives du Directeur de la Course qui étaient aux aguets pour éviter la tricherie et autres subterfuges qui faussent souvent la donne.

Des soutiens spontanés


Evidemment cela n’a pas été facile pour le Directeur du Marathon, qui avoue qu’à quelques heures du début des courses, qu’il était désemparé parce qu’il s’est retrouvé presque tout seul avec seulement Mohamed Ould Ely : « En tant que Directeur de la Course , j’étais presque livré à moi à cause des nombreuses défections dans l’organisation qui nécessitait d’énorme moyens humains et matériels ».

Obligé de se tourner vers son ami de toujours l’homme d’affaires Abbas Bougharbel, Haidra n’a pas été déçu : « La veille du semi-marathon, il a mis à ma disposition une partie de son personnel pour planter les drapeaux et s’est lui-même investit pour aider à l’organisation. Grâce à cette implication spontanée et généreuse, les choses se sont bien déroulées, les choses sont rentrées dans l’ordre et tout s’est bien déroulée», indique Haidara.

Il faut dire que mise à part la Mairie de Nouadhibou qui a contribué financièrement au soutien du semi-marathon les sponsors ne se sont pas bousculés ce que déplore le Directeur de la Course Mohamed Haidara : « Je suis déçu par l’attitude des certaines institutions comme l’IMROP, la DSPCM , et les Sociétés de Télécommunications qui n’ont pas daigné lever le petit doigt pour nous aider malgré les demandes que nous leur avons adressé », note t-il.

Des ambitions pour le futur


Malgré tout cela le marathon de Nouadhibou, qui selon Haidara, sera pérennisé, a connu un franc succès : « Aujourd’hui je reçois des mails de par le Monde d’admirateurs et d’athlètes désirant participer à la prochaine édition », indique Mohamed Haidara. Pour l’organisation de la prochaine édition en 2011, le Directeur du marathon a plein d’idées pour dit-il faire comme pour les semi-marathons des villes de New York, Paris, etc :

« Pour l’année prochaine, je compte introduire les 42 km à coté des 21 km et 10 km en relevant les prix des vainqueurs qui vont atteindre 1 500 000 ouguiyas pour le 1er , 1 000 000 d’ouguiyas pour le 2ème et 250 000 ouguiyas pour le 3ème. C’est de cette manière que le marathon de Nouadhibou va connaître son essor avec je l’espère la participation dans les prochaines éditions de grands athlètes ».

Mohamed Feily Dit Antar

Podium du marathon international de Nouadhibou :


Série 21 Km femme:


1er prix Aurely Maufrey de la France ,
2 éme prix Niaci Maria de la France ,
3 éme prix Volkaness du Venezuela,

Série 21 Km Homme :


1 er prix Bidjel (Mauritanie)
2 éme prix Boudah Mohamed ( Mauritanie)
3 éme prix Bouh O. Mattala (Mauritanie)

Série 10 Km Femme :


1 er prix Gazel Cheine (France)
2 éme prix Pascale Soprbane (France),
3 éme prix Lecoeur Cheibani (France),

Série 10 Km Homme :


1 er prix Abdallahi Mamadou Niang (Mauritanie)
2 éme prix Abdallahi O. Ahmed (Mauritanie),
3 éme prix Moulaye O. Zeidane ( Mauritanie),

Série 6 Km Femme :


1 er prix Marie Ange (Canada),
2 éme prix Elvira Polyneskaye (Ukraine)
3 éme prix Patricia Lechoeur (France),

Série 6 Km Homme :


1 éme prix Abdarahmane Thiam ( Mauritanie),
2 éme prix Mohamed Hademine (Mauritanie),
3 éme prix Abdallahi Ba (Mauritanie),

Série handicapes moteur :

1 er prix Ahmed O. Mohamed Lemine (Mauritanie),
2 éme prix Cheikh O Salihou (Mauritanie),
3 éme prix Oumar O. Eide (Mauritanie).

Mohamed


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Source :
Mohamed Feily

Adrar/fièvre mortelle :




Le ministre de la santé reconnaît enfin l’existence d’une épidémie de la FVR et que le taux de létalité est élevé !

Dans une lettre N° 000776 en date du 12 décembre 2010 (copie jointe) , Monsieur le ministre de la santé informe le Représentant de l’OMS en Mauritanie « qu’une épidémie de Fièvre de la Vallée est survenue dans la Wilaya de l’Adrar,s’appuyant la confirmation de cas par l’Institut Pasteur de Dakar ».Il y révèle par ailleurs que : « Les répercussions de santé publique sont graves avec un taux de létalité (proportion de cas fatals liés à une maladie , par rapport au nombre total de cas atteints ,ici ce taux est 20,7%) relativement élevé et les risques de contamination par les animaux et/ou produits animaux persistent ». Monsieur le ministre énumère ensuite les actions prises « suite à cet événement » et sollicite « la collaboration et l’appui des partenaires pour mettre en oeuvre les mesures envisagées : Les investigations en vue de mieux documenter l’épidémie, le renforcement de la surveillance épidémiologique aussi bien du coté de la santé humaine que de la santé animale, le renforcement des capacités de diagnostic des laboratoires nationaux et le volet de la communication ».

En attendant la réponse de l’OMS, les citoyens continuent de mourir en Adrar.


Après les décès la semaine passée parvenant de Choum et Ouadane, le Sieur Ahmed Ould Hjour de la localité de Legleitat, département d’Aoujeft, a succombé jeudi 16 décembre à la FVR dixit le DRASS de l’Adrar à l’ANI. Cinq personnes d’une même famille venant de Tellaba prés de Ouadane sont accueillies ce samedi à l’hôpital d’Atar qui ne désemplit plus, depuis le mois dernier de malades alités. 80 % de ces cas sont atteints de malaria, selon toujours Monsieur le DRASS….Bizarre malaria tout de même en Adrar et qui de surcroît est épidémique (5personnes d’une seule famille atteintes en même temps ????)

Ely Salem Khayar /Adrar.Info

samedi 18 décembre 2010

Protéger les ressources naturelles, une préoccupation du Pro G R N de la coopération Allemande au Guidimakha.





Le guidimakha est une région agropastorale où il pleut encore en abondance. D’où l’importance de la gestion des ressources naturelles des quelles dépendent et des personnes et des animaux.

Conscient de la multiplicité des facteurs qui menacent nos richesses naturelles, le service technique de la coopération allemande a mis sur pieds dans cette wilaya du sud un arsenal de disposition pour mieux sauvegarder les végétaux et le sol.

Pour ce faire, le programme de gestion des ressources naturelles a permis le classement et la protection des forêts dans plusieurs localités dans les deux départements que compte le Guidimakha.

Mais aussi la mise sur place d’un cadre de surveillance permettant ainsi les populations de gérer directement les ressources naturelles dans leurs différentes localités.

Plusieurs localités bénéficient aujourd’hui des programmes des pares feux et de plusieurs autres avantages grâce à un encadrement de proximité que leur donne le service technique de la coopération.

Soucieux de l’économie des ressources naturelles dans cette région où le service de état prône le laxisme, le programme de gestion des ressources naturelles proGr n a développé le projet de Promotion des foyers améliorés au niveau des gros villages consommateurs de bois comme énergie pour ainsi protéger et économiser la ressource bois de chauffe qui devient de plus en plus rare.

C’est dans ce cadre qu’un modèle de fourneau à bois (le foyer Vita) a été testé et diffusé à plusieurs échelles grâce au dynamisme d’une équipe en charge de ce projet dans le Guidimakha. L’efficacité (40/ d’économie de bois), la rentabilité (permet d’économiser de l’argent et de passer peu de temps à la recherche du bois), la rapidité (entre 30 et 60 minutes) et le fait du moins de fumée ont été les résultats encourageants obtenus pendant cette période de teste.

Fort de ces résultats, le projet Foyers Améliorés intervient désormais dans plusieurs villages et /ou localités à savoir Sélibaby, Ta chott et Diaguilly dans le département de Sélibaby et Mbeidiya Sagha dans le deuxième département à savoir celui de ould Yengé. Les activités planifiées ont permis la diffusion de 1800foyers au bénéfice de 15000 personnes, la formation et l’appui des artisans producteurs par la mise sur place de nouveaux débouchés commerciaux et le lancement d’une campagne de communication.

Ainsi quatorze(14)artisans ont été formés par un consultant du Centre de Recherche en Energie Renouvelables du Sénégal, il s’en est suivi le recrutement d’un artisan local en qualité d’assistant formateur dont le rôle est désormais le suivi des artisans formés pour une production régulière de foyers améliorés standardisés.

Au Guidimakha, les moyens et efforts mis sur place par le service technique de la coopération allemande pour la protection et la sauvegarde de nos ressources naturelles sont énormes, même s’il faut déplorer l’attitude de la délégation régionale de l’environnement qui laisse passer plusieurs choses qui dégradent de plus en plus, nos végétaux et sol.

Economisons nos ressources naturelles avec les foyers améliorés est le slogan du Pro G R N au niveau du Guidimakha qui n’a que trop attendu pour la sauvegarde de ses végétaux et sol.

Signé Amadou Bocar Ba

www.cridem.org


Source :
Amadou Bocar Ba

Arrivée à Kankossa d'un contingent des mauritaniens réfugiés au Sénégal

Un contingent de13 mauritaniens réfugiés au Sénégal a regagné jeudi soir la ville de Kankossa, relevant de l'Assaba.

Le gouverneur par intérim de l'Assaba,accompagné du hakem de Kankossa, de son maire et des autorités militaires et sécuritaires étaient à l'accueil d' éléments du contingent à l'entrée de la ville.

Dans le mot qu'il a prononcé pour la circonstance, le gouverneur par intérim de l'Assaba a précisé que les populations la wilaya se sentent heureuses de trouver aujourd'hui parmi elles des frères et des fils qui étaient éloignés de leur patrie pendant une période donnée. Il a aussi mis l'accent sur l'intérêt de faire preuve de la solidarité et de l'entraide sociale qui étaient, à travers l'histoire, une attitude constante et une valeur essentielle de la société mauritanienne.

Et d'ajouter que les pouvoirs publics oeuvrent, en application des orientations du Président de la République, pour que tous les citoyens mauritaniens bénéficient d'une vie digne et décente dans sa patrie.

Abondant dans le même sens, le maire de Kanokossa a exhorté les populations de sa commune à apporter du soutien et de l'aide nécessaires aux membres du contingent.

Le correspondant de l'AMI précise que les autorités régionales ont aménagé des sites pour l'accueil et l'installation des membres du contingent au niveau de Kankossa, de Reinika et de Kourou Blay.

AMI

AQMI convoite un débouché sur l'Atlantique via le Sahara en infiltrant et en offrant ses services au polisario (Fox News).





Le groupe terroriste d'Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique (AQMI) convoite un débouché sur l'Atlantique via le Sahara, en infiltrant et en offrant ses services au polisario, soutient vendredi la chaîne d'information américaine Fox News.

"AQMI veut s'assurer un débouché sur l'Atlantique via le Sahara, un objectif souvent évoqué par les militants de ce groupe terroriste dans les forums de discussions en ligne", avertit Fox News, notant que pour ce faire, AQMI, qui sévit en Afrique du nord, a mis en place une stratégie qui vise "à infiltrer et à offrir ses services au polisario".

Citant des services de renseignements nord-africains, la chaîne d'information US souligne, en effet, que pas moins de "cinquante neuf (59) dirigeants et membres du polisario ont été récemment impliqués dans des activités d'Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique".

"Etant donné qu'AQMI a pu pénétrer les territoires de pays comme le Mali, la Mauritanie, ou encore le Niger, ce groupe terroriste a, sans aucun doute, montré l'intérêt de bouger ses cellules de recruteurs au Sahara (...), dans le but inavoué d'établir des bases dans la région. L'objectif étant la création d'une zone qui s'apparenterait à la Somalie ou au Yémen", analyse, pour sa part, Walid Phares, consultant de Fox News et membre éminent de la Foundation for the Defense of Democracies, basée à Washington.

Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique, qui a vu le jour en Algérie, est détenteur d'un triste record d'attentats perpétrés dans la région, note Fox News, qui a diffusé des enregistrements vidéos inédits sur AQMI, rappelant que ce groupe a été derrière le double attentat-suicide, perpétré à Alger en 2007, qui a fait 41 morts, y compris parmi le personnel des Nations unis.

Des rapports concordants lient ce groupe aux tentatives d'attentats qui visaient des bâtiments de guerre américains croisant dans le Détroit de Gibraltar et l'ambassade des Etats-Unis à Bamako, ainsi qu'aux opérations de kidnapping contre des ressortissants étrangers, outre des attaques meurtrières sur les territoires des pays de la région, rappelle encore Fox News.

Des documents confidentiels obtenus récemment par Wikileaks font état des préoccupations que suscitent les menaces d'AQMI, relève-t-on de même source, en expliquant que ces télégrammes demandent aux ambassades US dans la région du Sahel de collecter "des informations sur AQMI et d'autres groupes terroristes" et d'"établir des rapports sur leurs plans et intentions de mener des attaques contre les intérêts des Etats-Unis et des pays alliés".

Lesdits documents demandaient également la collecte d'informations sur les armes de destruction massive et "la détection de tout indice suggérant que des groupes terroristes internationaux veulent utiliser à leur propre avantage des conflits politiques, ethniques, tribaux ou religieux", poursuit la chaîne d'information américaine.

Steve Emerson, Directeur exécutif du Projet d'investigation sur le terrorisme (IPT), a déclaré à Fox News qu'"AQMI, dont la menace n'a pas été sous-estimée par l'Administration US, constitue un danger pour l'Occident et les Etats-Unis", rappelant que ce groupe terroriste avait, l'année dernière, pris pour cible des intérêts américains".

"Il s'agit là d'un nouveau front de guerre pour les Etats-Unis, qui requiert une riposte agressive, car AQMI possède un potentiel de croissance qui placerait ce groupe terroriste au même niveau qu'Al-Qaeda dans la péninsule arabique", a mis en garde cet expert US.

Emerson et Phares conviennent que l'Administration américaine est consciente de la menace que pose AQMI, bien que "la stratégie nationale antiterroriste US souffre d'un manque de perception de la menace stratégique que fait planer Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique sur toute la région en termes de recrutement et de coordination".

"Il y a une préoccupation au sujet de ce que fait AQMI, mais pas au sujet de ce que ce groupe terroriste est capable de faire et fera dans la région", note Walid Phares, estimant que "la capacité de projection de notre analyse de sécurité nationale est limitée, dans la mesure où elle ne tient pas compte du pouvoir qui sous-tend une idéologie".

L'analyste de Fox News met, par ailleurs, l'accent sur la nécessité de poursuivre les pourparlers sur le Sahara pour servir la cause de la paix, notant qu'Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique ne se départira pas pour autant de ses visées de "pénétration au Sahara et bien pire encore dans le cas d'établissement d'un état polisarien, car, met-il en garde, il s'agit là ni plus ni moins des objectifs avoués d'Al-Qaeda".

MAP

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Source :
Maroc Journal

Un contrat de ville de 1 100 000 000 ouguiyas pour Zouerate dans le cadre du PDU




La Commune de Zouerate représentée par son Maire Mr Yacoub Ould Salem Vall et l’Etat Mauritanien représenté par le wali du Tiris Zemmour ont signé le 16 décembre 2010 un contrat de ville d’un montant de 1 100 000 000 UM dans le cadre du PDU (Plan de Développement Urbain) qui constitue une hausse considérable par rapport au précédant CDV (contrat de ville) qui était de 193 000 000 UM soit une augmentation de 470 %.

La cérémonie de signature s’est déroulée à la Wilaya du Tiris Zemmour en présence du Coordinateur du PDU, du Directeur de l’Aménagement du Territoire, du conseiller du MAED, de l’attaché du DES Snim, du Directeur de la Fondation Snim, des représentants de l’Administration et de la société civile.

En marge de cette signature la Comme et le PDU ont inauguré la réhabilitation et la constructions de nouvelles infrastructures au profit des écoles 5 et 8 fermées depuis 2008 pour raison de sécurité pour les élèves et le corps enseignant.


Le Maire dans un discours prononcé à l’occasion, a remercié l’Etat pour ses efforts « Je salue et loue, dit-il , les efforts consentis par l’Etat sur instruction du Président de la République pour les engagements pris, en concomitance avec le financement additionnel du PDU par la Banque Mondiale, pour que les villes de Kaedi, Néma, Aouin et Zouerate puissent bénéficier elles aussi d’importantes infrastructures de base ».


Pour sa part, le Coordinateur du PDU a saisi l’occasion pour remercier le Maire de Zouerate pour son sérieux et son dynamisme qui font que les bailleurs soient disposés à financer des projets à Zouerate avant d’affirmer la volonté de l’Etat à accompagner le développement économique.

Zouerate connaît, depuis 2007, d’énormes progrès en matière de développement des infrastructures de base grâce à l’Etat, aux partenaires au développement et au dynamisme de son conseil municipal.

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Source :
Abdallahi Dieng Ould Cheikh

Boghé : Ziarra Annuelle Thierno Abdallah Dia, 18éme édition.




Tout a commencé cet après midi du 17 Décembre 2010, à dix sept heures , par le récital du coran , la veillée religieuse communément appelée « Maouloud », ponctuée de chants et de litanies débutera à 23 heures.

Selon Thierno Seydou Nourou Tall, un, des disciples de Thierno Abdallah Chargé de Communication, l’homme de Confiance du Thierno, le programme de la soirée est le suivant :

la lecture du coran marquant le coup d’envoi du programme, Thierno Abdallah Dia va s’adresser aux milliers des Musulmans, Fidèles, Moukhames, disciples, Marabouts venus pour la circonstance, leur souhaitera la bienvenue, expliquera l’importance de cette rencontre religieuse, priera pour la paix partout dans ce monde et répondra aux nombreuses questions posées « albabe meftouh » la porte est ouverte à n’importe qui.

Thierno Boubou de Bababé va prendre la Parole (1ér à emprunter la Dhariqha Tijania au Fouta et doyen d’age.)

Ensuite Ouztase Bâ de Dakar Moukhame va introduire sa conférence, les jeunes talibés du Khoudamoul Faidaty habillés en chemise blanche vont lire des poèmes, litanies et chanter le Prophète Mohammad Rassoul allah.

Et Thierno Abdallah Dia va répondre aux questions sur tous les sujets posés jusqu’à six heures du matin. Et temps en temps les talibés interviendront pour tenir haleine tout ce monde dans leur chant et Zikrou. Il faudra rappeler ici, que Thierno Abdallah Dia est un grand Marabout Tijaniya de la confrérie Niasséne.

Baye Niass, de son vrai nom Ibrahima Niass, est un cheikh et un religieux, il est le fils du chef religieux Elhadj Abdoulaye Niass. Il est l’héritier de Cheikh Ahmed Tijani, chérif fondateur de la Tijania. Son mouvement qu’il appela la Fayida Tijania est la continuité du courant spirituel la Tijania. Baye Niass est né à 1900 à Kaolack, troisième Calife de cette confrérie et créa une école de pensées spirituelles nommée « La Tarbiyya ». Ahmed Tijane, originaire de la ville de Ainou Madi en Algérie et dont le mausolée se trouve à Fez au Maroc.

Des milliers de fidèles venus du Sénégal, du Mali, de la France et de plusieurs localités du pays : Bababé, Mbagne, Zouératt, Nouakchott, Nouadhibou et Aleg. Thierno Boubou Bâ de Bababé (Niasséne), Ouztase Bâ de Dakar (Sénégal), les petits fils de Baye Niass : Mohamed Moustapha Niass, Mohamed Hussein Niass ; Elhadj Abdallah Niass, Seiyidina Roqhaya Niass et Ahmed Diop, le Moukhadam Thierno de (Kanel) Rachid Ly plus connu sous le Nom Racine Ly, l’infatigable Moud Ham Thierno Amadou Kane de Guidjilone, Thierno Amadou Elhadj de (Nouakchott) sont tous venus pour célébrer cette dix huitième édition de la Ziarra Annuelle.

Ce grand rendez vous religieux est aussi une occasion pour les fidèles de payer des cassettes de DVD « ouverture de la grande Mosquée de Baye à Kaolack) et d’autres cassettes « Tafsuru et Questions dans le mois de Ramadan passé de Thierno Abdallah Dia à Boghé.

Le lendemain, c'est-à-dire le 18 décembre, la Ziarra prendra fin les nombreuses délégations regagneront leurs milieux respectifs. Cette année encore les jeunes de la Khoudamoul Faidaty de Boghé ont remercié Ahmed dia fils de Thierno Abdallah dia pour la confection des tenues de la Ziarra annuelle 2010.

Diop Mohamedou Abou Dit Hamady Bodiel CP le Véridique Au Brakna.



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Source :
Mohamedou Abou Diop

vendredi 17 décembre 2010

Un enfant blessé dans l’explosion d’une mine à Fdérick





Une mine a explosé au beau milieu d’un troupeau de chèvre, près de la ville de Fdérik, nord de la Mauritanie, causant la blessure d’un enfant berger, et créant l’effroi au sein des populations de la zone.

Le correspondant de Sahara média a Zouerate qui a rapporté la nouvelle, a indiqué que les habitants ont d’abord cru à une attaque d’Al Qaeda avant de connaître la réalité de cette explosion.

Ce genre d’incident, fréquent dans la zone, cause annuellement la mort ou la blessure de nombre de personnes. Cependant, le programme national de déminage humanitaire pour le développement, relevant de l’autorité du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, a réussi à détruire plus de 220 mines ou munitions, au cours de la période 2008-2010, et à déminer une superficie de 26 km2 sur un total de 76 km, considérés comme zone dangereuse dans le pays, dont 5 millions de mètres carrés dans la seule wilaya du Tiris Zemmour.
Saharamédias

Adrar : Fin de la tournée du CSA dans le département d'Aoujevt



Par la localité de Mheirth, relevant de la commune de Maaden Al Irvane, le commissaire à la sécurité alimentaire(CSA), Mohamed Ould Mohamedou a clôturé sa tournée d'information et de prise de contact dans le Département d'Aoujeft.
Présidant un meeting dans cette localité, mercredi soir, le commissaire a expliqué que sa tournée dans le département a pour objectifs de prendre contact avec les populations, de s'enquérir de leurs problèmes afin de leur apporter des solutions et de les informer des efforts déployés sur plusieurs fronts pour circonscrire les effets inhérentes des fièvres de la vallée du rift et du paludisme.
Il a ajouté que la zone a connu cette année une saison hivernale exceptionnelle créant des conditions écologiques favorables à la multiplication des moustiques et insectes, sources de toutes sortes de maladies et d'infections.
Au sujet des interventions menées pour face à la situation, le commissaire a évoqué les actions entreprises dans les domaines de la santé humaine et animale, l'appui nutritionnel et la fourniture des moustiquaires imprégnées. Toutes ces interventions, dit-il, ont fait que la situation est désormais sous contrôle et que les populations n'ont aucun motif pour l'angoisse et la panique, ni des raisons de s'abstenir à la consommation de la viande et du lait.
Il a aussi relevé que quatre équipes mobiles sillonnent actuellement la moughata pour éliminer des moustiques et insectes ainsi que la vaccination du cheptel.

Ami

Zouerate : Le Comité Local de la Coalition MPCQVP organise un Atelier de sensibilisation...




Le comité local de la Coalition Mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez a organisé le mardi 14 décembre 2010 à la Maison de la Société Civile, un atelier de sensibilisation sur les accidents de travail et les effets de la poussière sur les travailleurs et la population locale.

Cet atelier rentre dans le cadre du plan d’action réalisé par le groupe thématique « Droit des travailleurs » et financé par le FLM et fait suite à une série de rencontre avec les différents intervenants.

Le Comité local a pu rencontrer le Wali du Tiris Zemmour, le Maire de Zouerate, le Directeur Régional de CNSS, le représentant de l’Inspection du Travail, celui de la Médecine du Travail, la Snim, les représentants des sous- traitants et des personnes ressources.

Cette phase de collecte de données a permis au groupe de faire le tour des thèmes avec leurs partenaires et d’avoir accès à des informations utiles. Les membres de la Coalition ont salué la disponibilité des autorités locales et municipales, de la Snim et des autres institutions à collaborer avec eux afin d’améliorer les conditions de vie et de travail dans la Wilaya du Tiris-Zemmour à travers la sensibilisation, les échanges et la concertation.

Ces mêmes institutions ont participé à l’atelier de sensibilisation à côté des membres de la Coalition. On note cependant la présence de la Commune en la personne du Maire de Zouerate mais aussi celle de la Snim avec son chef de service Hygiène et Sécurité du Travail accompagné de deux de ses collaborateurs et du Directeur Régional de la CNSS.

Cette expérience qui est la première du genre au Tiris Zemmour a permis de réunir autour d’une seule et même table la société civile, les élus et le patronat.

La ville de Zouerate connaît aujourd’hui comme par le passé de sérieux problèmes environnementaux. L’installation de nouveaux projets d’extraction qui ne sont malheureusement pas accompagnés de mesures d’atténuation vient rendre la situation encore plus critique.
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Source :
Mohamed Ould Bedde

Zouerate : journée continue dans le secondaire, pourquoi le lycée fait-il exception ?




Le système de journée continue pratiqué dans la quasi-totalité des établissements secondaires du pays n’a connu son introduction au Tiris, en tout cas à Zoueratt que depuis quelques temps.

Alors qu’il est devenu une ancienne pratique sous d’autres sphères de l’enseignement secondaire du pays, il n’était pratiqué ici que par un seul collège sur les quatre établissements secondaires que compte la capitale régionale (3 collèges et 01 lycée).

Cette année, les deux autres collèges ont adopté le système de journée continue. Mais, les ainés continuent à fréquenter le lycée deux fois par jour (matin et soir). Ce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention ou l’ahurisse ment de certains qui s’interrogent sur cette disproportion qu’ils n’arrivent pas à s’expliquer.

Quels arguments peut-on se targuer pour imposer une journée discontinue dans un établissement à majorité d’adultes tandis que les petits collégiens pratiquent l’inverse ? Pour certains, la raison d’âge, de capacités intellectuelles ou physiques ne peuvent pas expliquer cette distorsion ou cette particularité à faire cavalier seul.

Encore moins de problèmes d’équipements car le lycée ne manque pas de salles de classes .Pour d’autres, on aurait dû épargner aux apprenants le double va-et-vient et leur donner la possibilité de se consacrer plus aux études avec un esprit calme, reposé, rentrés au domicile, une fois pour toutes. Mais, pourquoi, veut-on persister aveuglément à instaurer un système en déphasage avec les autres établissements, et de surcroît obsolète.

Le fondamental en déficit d’enseignants.

Dans le primaire, la Direction régionale a observé un manque d’instituteurs dans certaines écoles. La séparation des deux départements de l’enseignement n’étant pas effective, des instituteurs et institutrices font toujours offices de surveillants(es) dans les établissements secondaires.

Pire, certaines pratiques ne vont pas dans le sens d’aplanir les difficultés, les détachements de complaisance comme celle de la femme de l’IDEN par intérim. En effet, la dame a obtenu un détachement par note service à l’Inspection Régionale donc déchargée de toute activité d’enseignement mais travaille dans l’école privée ouverte depuis quelques années par son mari, une école qui squatte un local de la Snim avec une modique somme pour la location.

D.S CP/ Tiris.


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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

jeudi 16 décembre 2010

Enjeu sécuritaire autour des épaves de Nouadhibou




C’est une société néerlandaise, « Mammoet Salvage BV », qui a finalement remporté le marché très convoité pour l’enlèvement des dizaines d’épaves de bateaux qui bloquent le trafic maritime au large de Nouadhibou.

Véritable plaie pour la région, la soixantaine de bateaux qui se trouve au fond de l’océan au large de la Mauritanie cause régulièrement des incidents techniques aux vaisseaux qui transitent par cet axe très fréquenté.

Cela fait près de cinq années que le gouvernement mauritanien tente de trouver les fonds pour procéder à cette épuration, et il aura fallu l’obstination du ministre des affaires économiques Sid Ould Tah, ainsi que l’intervention personnelle du président Ould Abdelaziz auprès de l’Union Européenne pour que cette dernière débloque près de 30 millions d’euros, directement réglés au prestataire hollandais.

Ce dernier avait notamment travaillé sur l’épave du sous-marin russe « Koursk » au début des années 2000.

Au-delà de l’aspect écologique et commercial, il ya également un volet sécuritaire dans cette vaste opération de nettoyage qui devrait durer près de deux ans : les épaves causent ce que l’on appelle des « échos parasites », qui empêchent les radars de repérer des mouvements sous marins, agissant comme de véritables masques et rendant aveugles les patrouilleurs chargés de surveiller, entre autres, les esquifs chargés d’immigrants clandestins
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Source :
Maghreb Intelligence

Guidimagha : L’ONG –Focus- Sur au service développement.




L’ONG –Focus-Sur est une structure associative qui se trouve aux antipodes de la politique et de la syndicalisation et qui regroupe en son sein des jeunes mauritaniens de la société civile.

En siège social implanté à Selibabi, au Guidimagha, l’ONG –Focus –Sur a pour objectif, l’assistance appuyée aux couches déshéritées de la société dans divers domaines : la santé, l’éducation, l’environnement, le sport……etc.

Interrogé à propos des réalisations déjà effectuées, Diop Saidou, président de l’ONG nous informe que dans le domaine de la santé touchant la mère et l’enfant des séances de formations, de sensibilisations et d’éducation ont été largement entreprises et cela dans le but de lutter contre les IST, le HIV/SIDA, et d’endiguer le spectre des mutilations génitales féminines :

Pour la circonstance, des textes relatifs aux droits humains ont été vulgarisés et des mesures de précaution, de protection et de prévention à prendre contre les maladies chroniques (diabète, hypertension artérielle) étaient à l’honneur.

Dans ce cadre, l’ONG, par le truchement des femmes formées, a préparé deux produits fabriqués sur place et à moindre coût pour la prévention contre le paludisme et la malnutrition :

- La crème de Nime faite à base des feuilles du Nime, du savon ordinaire et d’huile végétale, chasse grâce à son odeur, les moustiques et interrompt par ce fait, la chaîne de transmission du paludisme.

- La farine poly vitaminée (céréamine) à base de niébé, du mais, du mil, du riz et de l’arachide permet de combattre contre la malnutrition. Diop Saidou d’ajouter que « la préparation sur place de cette farine poly vitaminée à base des produits qui se cultivent partout en Mauritanie, résoudra ce mal de rupture, longtemps enduré par les malnutris ».

S’inscrivant dans l’optique des activités réalisées au profit des populations démunies, l’ONG-Focus-Sur, avait organisé deux journées de consultation et de soins gratuits le 23 et 24 juillet dans les locaux du centre de Selibabi : pendant ces journées, dira Diop, mille cent quatre vingt (1198) personnes ont été consultées et ont bénéficié des examens complémentaires (échographie, laboratoire) et des soins gratuits.

Ces journées, poursuit le président de l’ONG, ont eu un bilan d’action ainsi réparti :


Médecine générale 316personnes dont 7 dépistées diabétiques.
Gynécologie 74 femmes (37 échographies).
Ophtalmologie 180 dont 53 cataractes.
Stomatologie 85 dont 53 extractions dentaires.
Pédiatrie 252 enfants
Kinésithérapie 254.
Chirurgie 37


Dans ses perspectives, Diop Saidou , nous révèle que l’ONG compte renouveler ces journées de consultations et soins gratuits au profit des populations de Selibabi et celles des environnants et que la priorité de la prise en charge revient aux personnes souffrant de diabète et d’hypertension artérielle, des femmes et des enfants issus des milieux pauvres.

Mbaye Demba Yero



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Source :
Mbaye Demba Yero

mercredi 15 décembre 2010

Fin à Boghé de la Journée spéciale pour les handicapés.




C’est une journée de sensibilisation sur l’ordonnance de la loi 043 et aussi de la célébration de cette journée à l’intention des Handicapés du département de Boghé. L’initiative émane de l’antenne sociale du département de Boghé, sous couvert du Ministère des Affaires Sociales de l’enfance et de la Famille.

Etaient invités à cette journée le Hakem de la Moughataa, le Maire de Boghé, le chef de l’ADP World Vision de Boghé, le Député de la commune de Boghé, les représentants des institutions internationales, les chefs des villages, les directeurs d’écoles, du collège et lycée, les artistes, les directeurs des écoles privées et parents des handicapés du département.

Dans son discours Madame Bâ Aissata Souleymane, responsable de l’Antenne Sociale a dit : « permettez moi d’abord au nom des personnes handicapées, qu’à mon nom personnel, de vous remercier de bien vouloir accepter de présider la cérémonie principale de cette journée de sensibilisation par notre pays, le mois d’Avril dernier, il nous revient tous de veiller à la mise de son application de cette convention et du dit décret en promulguant les décrets d’applications.

Nous devons également œuvrer à sensibiliser et à faire connaître ces textes chez les personnes handicapées ainsi que les partenaires de la société civile, les partenaires de développement et de toute la communauté nationale. C’est dans ce cadre que l’antenne sociale a signé un protocole avec World Vision pour l’appui de l’accès des personnes Handicapées à leurs droits.
Le protocole comprend : l’organisation des journées de sensibilisation, des fêtes du 17 octobre Canne Blanche pour les Aveugles, 3 Décembre Fête Internationale des Handicapées et 29 Juin. Des projets ont été soumis et financés par World Vision ADP Boghé, des machines à coudre, du matériel audiovisuel, des nattes, des matelas, une Tente, des tissus et des produits de Teinture, Formation professionnelle en couture et teinture dés la fin de la reconstruction de l’antenne sociale de Boghé.

La mobilisation, La sensibilisation et le plaidoyer constituent les principales bases de nos activités en vue de permettre aux personnes handicapées de retrouver la confiance en soi et de connaître leurs droits et la façon de les réclamer d’une part en vue d’attirer l’attention des décideurs et de la communauté nationale sur les obligations et leur responsabilité envers cette frange importante de la population qui représente 10% de la population soit trois cent mille entre Hommes,Femmes et Enfants.

La Moughataa de Boghé renferme 263 handicapés de 0 à 18 ans, soit 173 dans la commune de Boghé, 90 dans la Commune de Dar El Barka, considérant que ces droits sont stipulés par décret 043 du 23/ 11/ 2006.ainsi que la convention internationale sur les droits des personnes handicapées signée par l’assemblée Générale des droits des Nations Unies et ratifiée. »

Enfin Madame Bâ se félicitera du programme présidentiel accordant une attention particulière aux personnes handicapées pour qu’elles retrouvent leurs droits et pour qu’elles aientt égalité des chances pour vue que la nouvelle administration traduise dans les faits le programme du gouvernement du Docteur Moulaye Ould Ahmed Lagdaf sous forme de respect des engagements et l’application de cette volonté politique..

Elle remerciera tous les partenaires de l’antenne sociale du département et surtout World Vision ADP de Boghé qui a été toujours à leurs cotés, qui les accompagne, assiste dans toutes les activités et chaque année les aide à organiser des Fêtes et continue à les financer pour une vie meilleure, active pour éviter la mendicité.

Madame Bâ Aissata Souleymane, lancera un appel aux différents partenaires présents et au Ministère de l’Education à les aider, à avoir une Classe expérimentale pour les Enfants Sourds muets. Des personnes handicapées ont intervenu, félicitant World Vision, et demandant encore

D’aide à toutes les personnes de bonne volonté de prés ou de loin.

Diop Mohamedou Abou Dit Hbodiel
CP le Véridique au Brakna.


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Source :
Mohamedou Abou Diop

Frottements entre policiers et militaires à Rosso.




Une rude altercation a opposé, hier après-midi, des éléments de la police en service au Bac de Rosso (point de passage fluvial entre la Mauritanie et le Sénégal) à des militaires.

L’incident s’est produit lorsqu’un militaire, mécontent du traitement qui lui a été réservé par les policiers, est arrivé avec un renfort de ses camarades-soldats.

L’intervention des responsables régionaux de la sécurité a permis le contrôle de la situation et d’éviter de regrettables dérapages.



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Source :
Canalrim (Mauritanie)

Baie de l’Etoile: Comment concilier les vocations ?




Une rencontre initiée par le ministère délégué auprès du premier Ministre, chargé de l’environnement, et le ministère de la pêche, a lancé une vaste concertation autour de la Baie de l’Etoile (BE). Cette concertation a passé en revue les enjeux de conservation de ce site écologique soumis à d’énormes de pressions de l’activité humaine.

Qui en Mauritanie n’a pas entendu parler du site privilégié des «Cabanons» à Nouadhibou? Prisé par les autochtones, pour leur «mise au vert», les week-ends après les jours de labeur, ce site touristique, par excellence, a fait la renommée de la ville de Nouadhibou.

Et l’endroit, avec ses cabanes en bois bordant la berge, sa lagune et ses bras de mer, se prêtait bien à cette fonction de villégiature, de dépaysement et de bien être des vacanciers. Mais au-delà de cet aspect estival, le site regorge aussi de vies écologiques diverses parfois insoupçonnées.

Un bouillonnement de vies qui joue un rôle important pour la reconstitution de nos stocks halieutiques. Mais avec le temps, la forte pression de l’anarchie urbanistique liée à une démographie galopante (prévisions de 130 milles habitants en 2010) et l’action irréfléchie de l’Homme (pêche, déchets domestiques…) font aujourd’hui craindre le pire avec le début de dégradation observé sur le site.

Etats des lieux : Parer en urgence à l’agression humaine.

Lundi, dans la petite salle de réunion du gouvernorat de Nouadhibou, l’ambiance est sérieuse. La première rencontre de la Commission d’orientation et de suivi de la directive d’aménagement du littoral (COS DAL), en dépit de l’absence des parlementaires, relève les nombreux défis auxquels la COS DAL doit faire face.

Les participants ont discuté des missions dévolues à la COS DAL mais également du cadre logique du programme triennal et du plan d’action 2011. Le premier souci est sans doute de passer à l’action et d’éviter de verser dans des rencontres qui se soldent par des engagements, sans lendemain.

La raison à cet engouement des membres de la COS DAL est de prendre à bras le corps le sauvetage, avant la sauvegarde, du site de la Baie de l’Etoile. Le constat dressé par les participants qui regroupent tous les acteurs chercheurs, administrations locales, société civile et bailleurs de fonds, est alarmant.

L’état des lieux montre combien la tâche est ardue et l’urgence pressante. En effet, le déséquilibre dans les vocations d’occupation de l’espace, de tourisme local et de conservation écologique inquiète. Au premier rang de cette inquiétude l’anarchie urbanistique qui a poussé ses tentacules jusqu’à annexer un domaine public maritime inaliénable.

Le phénomène est favorisé depuis des lustres par l’implication des anciens gouverneurs, par la démission des administrations, l’inapplication des lois sur le développement urbain et le déficit de coercition pour décourager l’espace public. Devant une telle démission, les squatters ne sont pas gênés.

Les cabanes ont laissé place à des occupations en dur. Comment donc faire face à un tel état de fait? Les nouvelles autorités régionales sont prises à cet héritage laissé par leurs prédécesseurs mais s’engagent à ne ménager aucun effort pour rectifier le tir.

Mais il y a pire encore, l’extension de la ville qui ne suit pas un schéma de développement conséquent (quartier Lemgheyti) déborde sur le site inondable d’où le risque de sinistre avec les marées hautes. Autres défis, l’ensablement du site par sa partie Nord, la pêche semi-commerciale sur le site, le désherbage de la lagune pour les besoins d’aliments de bétails.

A ces donnes qui entament le site, le diagnostic de la situation révèle des questions narcissiques comme le conflit d’intérêt non seulement entre les vocations économiques, foncières et biologiques de la BE mais également des conflits de compétences entre administrations. A l’issue d’échanges parfois houleux entre les participants, l’on s’accorde finalement sur les priorités.

Les recommandations font la part belle au gel de l’occupation anarchique du domaine public maritime.

Elles exhortent à clarifier la situation juridique de l’occupation de l’espace (ligne de démarcation entre la berge et les quartiers lotis, les permis d’occuper provisoires sur la berge), à mettre en place une police environnementale sur le site, à sensibiliser à un comportement citoyen (proximité du site pour l’éducation environnementale), à la recherche de financement d’activités en relation avec la meilleure péréquation des vocations de la BE. Un accent a également été mis sur les activités de sensibilisation et de mobilisations des populations riveraines.

COS DAL, un nouvel instrument pour la BE.

La Baie de l’Etoile est un site exceptionnel de 12 km carrés. Il a toujours suscité un intérêt particulier pour sa productivité biologique. Les scientifiques ne s’y trompent pas et tous les travaux de recherches ont révélé l’importance économique et pour la biomasse de la conservation de ce site. Ils ont également décelé l’impact sur le site d’une pression sans précédent modifiant le trait même de sa côte.

D’où l’urgence d’action pour renverser une tendance favorisée l’agression du milieu et l’inaction de l’Administration pour parer à la dégradation continue. Soucieuses donc d’éviter une catastrophe sur ce site, et conformément à leur agenda commémoratif de l’année internationale de la biodiversité, les autorités publiques semblent plus sensibles aux conclusions de la recherche scientifique.

Une commission d’orientation et de suivi de la directive d’aménagement du littoral (COS DAL) de la Baie de l’Etoile a ainsi été mise en place à l’effet, entre autres, d’«encadrer, faciliter et suivre le processus de gestion de la directive d’aménagement du littoral de la Baie de l’Etoile».

Cet effort est soutenu par un premier bailleur de fonds qu’est l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (Uicn). Cet aboutissement est le fruit d’un processus de gestion intégrée lancé dont la démarche avait été inaugurée depuis 1994, explique l’expert Mohamed Ould Mayiv, et dont la consécration a été l’adoption en 2005 du plan directeur d’aménagement du littoral (PDALM).

Conséquemment de ce plan est née la directive spécifique pour la BE. Et les chercheurs de conclure (conclusions du Groupe de Travail de l’IMROP) qu’il faut dès à présent accorder un statut privilégié à la BE, doublé de la mise en place d’un plan directeur d’aménagement et d’un programme de suivi environnementale.

Jedna Deida
Envoyé spécial à Nouadhibou

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Source :
Le Quotidien de Nouakchott