dimanche 15 février 2015

Hommage à notre Sénateur

Hommage à notre Sénateur Mon très cher Mohamed Ould Beibou, la mort vous a emporté pour votre dernier voyage. Notre peine est immense. Votre décès est une vraie douleur au cœur et à l’âme. Votre départ est le début d’une nouvelle vie dans un autre monde fait d’amour et de bonheur… qu'est le paradis, nous l'espérons et le demandons à ALLAH le tout puissant.

Comment assister à votre enterrement, sans que des larmes d’amour et de peine nous montent aux yeux ? Comment vous enterrez alors que vous êtes tellement vivant dans nos cœurs et dans nos souvenirs?

Vous étiez pour nous un modèle de vie et un exemple à suivre. Tous vos amis sont là pour vous. Nous présentons nos sincères condoléances à vos parents, frères et sœurs et bien sûr à vos enfants. Notre tristesse ici à Nouadhibou témoigne que vous étiez le seul à s'intéresser de nos doléances , vous êtes tout simplement le meilleur.

A l’heure de votre mort, il nous reste des milliers de souvenirs de vous pour alimenter chacun de nos jours de vie, jusqu’au jour de notre mort. Reposez en paix. La vie ne dure qu’un instant, notre amour est éternel. Nous ne vous oublierons pas. Nous vous aimons à jamais…

Hamdi Enna

Les Oulad Agchar destituent leur chef de tribu


 Les Oulad Agchar destituent leur chef de tribu

Les notables et cadres de la tribu des Oulad Agchar ont décidé après plusieurs réunions et concertations de destituer leur chef Mohamed Ghaly Ould mhammed ould Maayouf ; c’est ce qu’indique un communiqué rendu public ce mercredi 11 février.
Selon ce communiqué, cette décision intervient après plusieurs tentatives, de réconciliations entre le chef tradtionel et les fractions de sa tribu. Le chef traditionnel gère la tribu avec un groupe restreint d amis proches sans tenir compte de la représentativité
Le groupe demande enfin a toutes les composantes sociales et politiques de ne plus associer le chef destitué pour quelque motif que ce soit aux affaires de la tribu.

RapideInfo

samedi 14 février 2015

Une mère se suicide sous le regard impuissant de ses deux enfants à NBeikette Lehwach

Une mère se suicide sous le regard impuissant de ses deux enfants à NBeikette Lehwach
  La nouvelle ville de NBeikett Lahwach s'est réveillée, ce vendredi 13/02, dans la plus grande consternation avec la mort de Fatimetou Mint Ghacem, mère de deux petits enfants (un garçon et une fille), qui s'est donnée la mort par pendaison dans son domicile, nous apprennent des sources locales.

C'est sous le regard impuissant de ses deux enfants qu'elle s'est pendue dans sa piaule, mais ils n'en pouvaient rien, rapportent nos sources.

Il s'agit du quatrième épisode de suicide qu'a connu NBeikett Lahwach depuis sa création dans cette zone supposée être difficile et loin des centres administratifs de son chef de lieu.

Selon une source médiatique, cette nouvelle cité vit sous le joug de la pauvreté, de l'analphabétisme et de plusieurs autres problèmes sociaux dont l'absence des hommes.

vendredi 13 février 2015

Boghé : Chronique surréaliste sur l’école 2 de Boghé Escale

Boghé : Chronique surréaliste sur l’école 2 de Boghé Escale

Dans mon métier dans le bâtiment, j’ai eu à réhabiliter les classes de l’école II de Boghé Escale (ville située au sud de la Mauritanie). Au-delà de l’aspect professionnel, j’ai eu à faire des constats sur le faible niveau des élèves et de l’état de délabrement de nos écoles.

Cette chronique, m’a été inspirée par une ancienne bâtisse qui date de la coloniale et qui me chargea la mission de transmettre ses complaintes. Voici résumées les interpellations de la vieille bâtisse : Vielle Bâtisse : Jeune homme viens ici ! Je voulais te charger d’une mission à l’endroit de mes enfants et même petits enfants.

Ken Laye : Une bâtisse qui a des enfants et petits enfants ? Je rêve ou quoi ?

VB : Noooo ! Tu ne rêves pas ! J’appelle enfants et petits enfants les élèves qui ont eu à faire leur scolarité dans cette école et dans cette classe donc issus de mes entrailles. Tu me comprends maintenant ?

KL : Oui je saisis actuellement ce que vous voulez dire.

Mais personnellement je ne les connais pas et ou est ce que je pourrai les retrouver ?

VB : Tu vas demander aux anciennes générations et elles te donneront sans nul doute leurs noms et prénoms et tu leur diras qu’ils m’ont oubliée et même abandonnée. Si c’est possible tu te rendras à leurs lieux de travail ou à leurs domiciles bien que des échos me parviennent comme quoi qu’ils sont devenus pour la plupart des en faut d’en haut et que leurs résidences sont difficilement accessibles car surveillées par des hommes en tenue.

KL : Haaa ! Grand-mère je veux bien …….vous rendre ce service mais …… dans ces conditions ce sera difficile de les voir pour leur transmettre vos complaintes.

VB : Sinon, comme ils savent lire et écrire, tu leur adresseras des lettres en y mentionnant que c’est leur classe en briques en terre cuite de l’école II qui se rappelle à leurs bons souvenirs.

KL : Mais grand-mère on a dépassé l’ère des lettres, on est maintenant à celle du numérique !

VB : C’est quoi encore ce machin des blancs ? Moi j’ai connu les vrais blancs qui parlaient et écrivaient très bien le français, qui construisaient des édifices qui défiaient le temps dont j’en suis un des vestiges. Pourquoi leurs petits enfants inventent-ils encore ce machin qui ne sert à rien ?

KL : Haha !Noooo ! Grand-mère, ce machin comme vous le dites sert à beaucoup de choses. Il permet en un laps de temps par exemple de contacter des millions de personnes à travers le monde.

VB : Tu veux dire que ce machin itou, cette invention, pourra me permettre de communiquer avec mes enfants et petits enfants qui m’ont abandonnée ?

KL : Bien sûr !

VB :Walaaa !(1) Donc avec la nouvelle invention des blancs, tu leur diras ceci de ma part :

- Qu’ils se souviennent que c’est moi qui les avais accueillis sous mon toit, à l’abri du soleil, des vents de sable comme l’aurait fait leur maman qu’ils ont laissée à la maison ou au village pour ceux d’entre eux qui venaient des villages environnants,

- Qu’ils se souviennent que leur premier apprentissage de l’écriture, du calcul avec les bâtonnets, c’était également sous mon regard maternel,

- Qu’ils se souviennent que parmi eux il y avait de bons élèves dont certains sont devenus de grands cadres dans ce pays et d’autres dont la rigidité de la cervelle renvoyait à la rigidité des grosses pierres du mur de l’élevage,

- Qu’ils se souviennent que je servis également de cantine pour beaucoup d’entre eux qui ne souffrirent point de la faim à cause de l’éloignement de leur famille,

KL : Dites-moi VB ça fait longtemps que vous ne les avez pas vus ?

VB : Certains d’entre eux passent ici, me jettent un regard attendrissant, se remémorent de leur passage dans cette bâtisse et repartent comme ils étaient venus et peut-être ne reviendront plus jamais. Si j’avais la force de ma jeunesse je me serai déplacée pour les dénicher un à un et leur dire de vive voix la rancœur qui m’habite et dont ils sont malheureusement les seuls responsables.

KL : Bon maintenant quel est le motif principal de vos complaintes ?

VB : Qu’ils me ramènent à mes vingt(20) ans !Qu’ils me redonnent ma sculpture d’antan, mon charme d’alors qui fera que je puisse être dans le patrimoine matériel de Boghé et que je sois objet de curiosité architecturale et contée par les langues de la postérité aux générations futures.

Ce n’est pas les moyens qui leur manquent car beaucoup d’entre eux sont devenus- d’après les dires- des responsables. Je ne leur demande pas l’impossible mais si chacun d’entre eux donnait un tout petit peu de ce qu’il gagne pour ma réhabilitation, je ne serai pas aujourd’hui dans cette situation lamentable et hideuse dans laquelle tu m’as trouvée.

KL : Et maintenant pour celui ou ceux d’entre eux qui souhaiterait (ent) répondre positivement à ce cri de détresse, à qui pourra t il s’adresser ?

VB : Au bureau des parents d’élèves de l’école II pardi. Eux au moins, je l’espère sauront mettre fin à mes souffrances car si les toubabs qui m’avaient tant rendue charmante revenaient sur terre et faisaient un tour à l’école II de Boghé Escale, cette cour serait inondée de larmes de chagrin et transformée en » djinthiou » (2) en miniature. J’ai le cœur gros mon petit et je compte sur toi pour transmettre mon message à mes enfants et petits enfants qui m’ont abandonnée.

KL : Ce sera fait in cha Allah , VB, car comme on le dit en pulaar : » nelal ko bakkaat » (3).

Ken Laye à Boghé.

Tel : 41 61 51 98

Email : abdoulayekeneme@yahoo.fr

(1) Lire voilà
(2) Marigot séparant Boghé Dow et Boghé Escale
(3) Ne pas transmettre une commission équivaut à commettre un délit

Abdoulaye Kénémé

jeudi 12 février 2015

Tagant / Lancement de la quinzaine nationale Tolérance Zéro-MGF

Le lancement de la quinzaine nationale Tolérance Zéro-MGF (Zéro mutilations génitales féminines) a été marqué, à Tidjikja , par une cérémonie officielle présidée par le conseiller du Wali du Tagant chargé des affaires économiques Mr Mohamed Ould Jidou et le Hakem de Tidjikja Mr Mohamed Ould Cheikh Ould Ghowth. Cette cérémonie a été l’occasion d’un échange de discours entre le conseiller du Wali et la coordinatrice régionale du MASEF Mme Aminetou Mint Neama dans lesquels l’accent a été mis sur la dangerosité des MGF, une pratique qui viole les droits humains et prive les filles de leur intégrité physique et mentale et leur droit à une existence exempte de violences et de discriminations. Le  conseiller du Wali a rappelé l’intérêt qu’accordent les pouvoirs publics à la promotion  de l’abandon des MGF avant de remercier  FNUAP et UNICEF pour leur précieux appui.
 Par la suite ce fut au tour des communications dont notamment : celle de la coordinatrice régionale du Masef portant sur la stratégie poursuivie par son département dans le cadre de la lutte contre les MGF, celle du secrétaire général de la Rabita des Ulémas du Tagant portant sur la Fetwa sur l’abandon des MGF, la communication du représentant du comité régional portant  sur le rôle de veille et de conscientisation assigné au comité, la communication du gynécologue de l’hôpital de Tidjikja traitant des conséquences sanitaires  liées aux MGF et celles des représentants du FNUAP et UNICEF toutes deux portant sur le partenariat et l’appui qu’elles accordent au MASEF.
Enfin, le lancement de la quinzaine nationale Tolérance Zéro-MGF au Tagant a été marquée par les activités organisées par le réseau des ONG « RASST » présidé par Mme Aziza Mint muslim, au niveau de la localité de Rachid pour la célébration de l’abandon de la pratique des MGF au niveau des zones ciblées par l’intervention  dudit réseau.
Khalil Sow 


mardi 10 février 2015

Le trésorier Mamadou Samba Diak placé sous mandat de dépôt

Le trésorier  Mamadou Samba Diak placé sous mandat de dépôt   Un nouveau fonctionnaire gouvernemental est placé depuis lundi sous mandat de dépôt, sur ordre judiciaire émis par la direction des crimes économiques et financiers, relevant de l’IGE à la Primature.

La mesure concerne le trésorier de la moughataa de Maghtalahjar, Mamadou Samba Diak, entendu le même jour par les autorités judiciaires concernées avant d’être déféré à la prison centrale de Nouakchott.

Diak rejoint d’autres détenus qui l’on précédés, dans le cadre des enquêtes menées depuis plusieurs semaines par la police économique sur des cas de détournements de biens publics dans les ambassades mauritaniennes accréditées à l’étranger ou dans les trésoreries régionales.

C’est le second mandat de dépôt ordonné contre des hauts responsables du ministère des finances pour cette première dizaine du mois de février.

Il y a une semaine, les autorités judiciaires compétentes ordonnaient un mandat de dépôt contre Cheikh Mohamed Lemine Ould M’Haymid, directeur régional de la trésorerie de la wilaya de Dakhlet Nouadhibou, au lendemain de la fin de l'enquête menée par la direction des crimes économiques et financiers relevant de la DGSN.

Cheikh Mohamed Lemine est accusé de détournement de sommes importantes, au cours de sa période de gestion de la trésorerie régionale de la wilaya du Trarza.

Traduit de l'Arabe par Cridem
 Aqlame

Assaba: 20 milliards Um pour les infrastructures routières

Assaba: 20 milliards Um pour les infrastructures routières   Près de vingt milliard d’Ouguiyas sont mobilisés conjointement, par l’Etat mauritanien et le Fonds Arabe pour le développement économique et social (FADES), pour la construction de plusieurs projets d’infrastructures routières en cours de réalisation dans la wilaya de l’Assaba (Est Mauritanie).

En effet, les travaux de construction du pont de Kamour, a nécessité un montant de l'ordre d'un milliard d'Ouguiyas sur une durée de 15 mois.

La route Kanoussa-Kiffa, qui s'étend sur une superficie de 90 km, et dont l'exécution est confiée à la société nationale ATTM est financée, elle aussi, conjointement, de 7 milliards d'Ouguiyas.

Aussi, le chantier de reconstruction du tronçon Kiffa –Tintane, longue de 156 km, et dont la construction est assurée par l'ATTM, a nécessité une enveloppe financière de 12 milliard d'Ouguiyas.

Dans ce contexte, le ministre mauritanien de l'équipement et des transports, Isselkou Ould Ahmed Izidbih, a effectué, dimanche, une visite sur le lieu pour constater les travaux de construction.
 Alakhbar

lundi 9 février 2015

Souvenirs : revoir Ould Yengé 40 ans après…


Souvenirs : revoir Ould Yengé 40 ans après…     Revenir 40 ans en arrière peut être un exercice intéressant. Dommage qu’il ne soit possible de le faire, que dans la tête… Je l’ai fait en revenant un après-midi de fin de janvier 2015 à Ould Yengé que ma famille a quitté en 1975.

Pour y aller de Nouakchott, nous avons mon frère Aly et moi bifurqué du carrefour d’Aleg vers Boghé puis Kaédi et Selibaby où nous sommes allés nous recueillir au cimetière où repose notre mère Fatimettou Mint Khattri emportée très jeune, en 1974, par la maladie. Une première grande tragédie qui sera -hélas- suivie par d’autres.

Il était prévu que nous revenions de Selibaby à Nouakchott, mais par respect pour la mémoire de notre mère, nous nous sommes dit de revoir Ould Yengé d’où elle avait été évacuée vers Selibay dont le Major du dispensaire était Mohamed Ould Sramagha, un grand ami de notre père.

Quelque chose nous a donc tirés vers Ould Yengé où nous avons fait les premières années de notre enfance. Nous y sommes revenus un après-midi ensoleillé. Le littéraire que je suis s’y est revu à 8 ans, avec des images floues fournies par une mémoire à la recherche de mises à jour.

Il y a peu de bouses de vaches, plus de vaches peulhes blanches aux cornes longues, le béton a remplacé le banco, il n’y a plus de cases, il y a maintenant des poteaux électriques et des pylônes du GSM -me disais je- sans me situer dans un décor que je reconnaissais à peine.

Plus concret, de part sa formation d’ingénieur, mon frère Aly me tire de mes pensées : «Il nous faut un repère, on va chercher le bureau du préfet, car on habitait non loin».

Nous ne tardâmes d’ailleurs pas à déboucher sur un quartier d’où nous apercevons les locaux en ruine de l’ancienne préfecture dont la vue produisit en nous un grand déclic.

Les souvenirs commencent alors à m’assaillir: le boabab , le ksar peulh fondé par les Mody Nalla la fin du XIXème siècle , les cavaliers soninkés qui venaient de Bouly et de Dafort, nos plongeons dans «Tichilit Naya», dans les mares «Ekne» et «Asarsar» de l’oued «Lemsila» un affluent du Karakoro me reviennent à l’esprit. Egalement nos cueillettes des gommiers, des doumiers et des arbres "Dembou" ainsi que nos récoltes des fruits de mares, comme le cous-cous de la fleur «Ndayri» et la betterave sauvage qu’on appelait «Todhba».

Des activités qu’on menait en période d’hivernage et au cours desquelles ils nous arrivait de passer la journée à courir derrière des lapins, des écureuils et des troupeaux de phacochères très prisés par les «N’madis» que l’on rencontrait avec leurs meutes de chiens .

Et pendant que je pensais à tout cela et aux fameux «Fulbe Gieri» que l’on rencontrait également dans les parages et qui jouaient, légèrement vêtus, une formidable musique avec un violon artisanal, une sorte de «Rbab», Aly, me tire encore de mes rêveries : «On va aller voir notre école» me dit-il. Je le regarde sans savoir à quoi il pensait, même s’il m’a paru très ému. «Voici notre école !» lance-t-il avec son air de fonceur.

On reconnait l’école où nous avions fait le CIA ou le CIF, le bureau de poste où officiait à l’époque Moussa Diarra juste derrière le magasin de notre père qui jouxtait le domicile de Youba Sylla l’infirmier de Ould Yengé dont je me rappelle à cause de la circoncision.

Puis on progresse vers les vestiges du camp des gardes qui n’existe plus. On le laisse à notre droite et on vire à gauche vers la maison du trésorier. Nous garons devant la cour qui abritait la maison des Kane Yahya et juste à coté on voit celle de l’émérite vétérinaire Ba Demba Samba que nous surnommions "BDS" , où son fils, le Ministre Ba Ousmane a érigé une maison en béton. Nous nous y arrêtâmes pour notre séjour. Nous étions en fait à coté des ruines de notre maison qui nous a vus grandir. On l’a reconnu avec le puits qu’elle surplombait.

En face, il y a le terrain qui abritait la maison de Thierno Abdallahi Dia de la première promotion des rédacteurs d’administration du pays chargée de l’état civil , à coté du bureau du cadi Ould Hamma Khattar et juste devant, l’espace où les garnements que nous étions jouaient le soir au «Gew» (lutte traditionnelle) , un rythme endiablé qu’on obtenait en utilisant des ustensiles avec lesquels on tapait avec des bâtonnets et sur lequel on dansait en défiant un adversaire pour la lutte. J’étais l’un des petits maures au milieu des nombreux enfants Pular dont je parlais d’ailleurs bien la langue.

Je me rappelle que sans me décourager je me faisais aplatir chaque soir étant maigrichon à l’époque comme Cheikh Tijane Dia (directeur du Journal «Le Rénovateur» ) qui était plus batteur de «Guew» que lutteur, contrairement à son grand frère l’ancien Lieutenant Dia Abderrahmane. C’était une époque où je ne savais pas encore, que j’étais maure et que Dia était pular .

C’est vrai, que j’entendais des expressions comme «chapato wona nedo» ou «lekwar mgaçir a’amar», mais je pense avec le recul, que c’était sans quelconque méchanceté, juste une façon de parler, car nous étions des vrais amis et surtout des frères. Nos pères et mères se fréquentaient, se concertaient, s’aidaient et se respectaient.

Une image est restée à jamais gravée dans ma mémoire quand Feue Aissata Sall la mère de Cheikh Tijane Dia pleurait à chaudes larmes me serrant avec mes frères dans ses bras à la mort de mère.

Aujourd’hui encore, je revois l’image de cette femme Torobé, majestueuse et sublime qui portait toujours un foulard sur la tète, de grandes boucles d’or aux oreilles et des robes amples et qui était assidue à la petite la mosquée que son très pieux mari a érigé dans sa cour.

Quand j’ai appris en 1987 que son fils Abderrahmane a été arrêté dans une tentative de putsch racial menée par des militaires Halpulaareen, je me suis dit que le fils de Thierno Abdellahi Dia ne peut, en aucun cas, être raciste. Je l’ai rencontré après sa libération et il m’a raconté son enfer à Walata . Son récit a fait couler mes larmes.

Je revois également l’image de la mère de Ba Ousmane Aissata Kane, qui était tellement blanche sans que je ne trouve cela curieux ainsi la Grande Royale Mame Penda Wane la mère de Samba, Abdoul et l’intrépide Birama . Par la force du destin, j’ai été appelé par la suite, à vivre des moments, avant mon baccalauréat dans plusieurs villes de Mauritanie (Tidjikja, Kobeni, Aioun, Tintane), et après celui-ci, à Timbedra, Akjoujt et Kiffa. Je ne suis pas parvenu à garder de ces lieux, des souvenirs aussi marquants que ceux laissés par Ould Yengé….

A suivre…
Isselmou Ould Salihi (IOMS)

C’est la ruée vers Tachott à l’occasion de la déclaration publique d’abandon des MGF

C’est la ruée vers Tachott à l’occasion de la déclaration publique d’abandon des MGF [photos reportage] Nombreuses sont les populations qui pratiquent l’excision ou la mutilation génitale féminine (MGF), une des formes de violations et d’atteintes aux droits humains qui ruine la santé et le bien-être d’environ de 3 millions de filles chaque année dans le monde.

Une pratique qui est aujourd’hui concentrée au moyen orient et dans plusieurs pays d’Afrique dont la Mauritanie où plus de 70% des femmes sont victimes ou subissent une forme quelconque de MGF.

La localité de Tachott a été choisie en ce dimanche 8 février pour abrité les festivités marquant la déclaration publique d’abandon de cette pratique néfaste après deux ans d’intenses activités de sensibilisation menées par l’ONG Actions ,un des partenaires de l’Unicef, du FNUAP et du MASEF dans la région du Guidimakha,wilaya où les formes de violation des droits humains causées par la MGF ne font pas défaut.

C’est dans ce cadre donc que l’espace situé à l’ouest de l’hôtel de ville de Tachott a servi de cadre aux travaux consacrés à cette déclaration publique marquée par la présence de Mr Mohamed Ould Kehel, wali du Guidimakha.

Plusieurs personnes dont des enseignants, des élèves et des femmes ont pris part à cette cérémonie de mobilisation contre cette pratique dangereuse qui cause de profonds dommages.

Dans son mot de bienvenue et de remerciement au MASEF, aux acteurs nationaux et internationaux pour le choix de sa commune, Mr Soulé Camara, le Maire a souligné la nécessité de mobilisation et de sensibilisation contre la MGF aux conséquences nuisibles Prenant la parole au nom de l’ONG Actions, grâce a qui cette journée de déclaration est rendue possible, Yacouba Diagana a remercié les populations pour leur mobilisation et les partenaires pour leurs soutiens aux activités visant à endiguer ce phénomène.

A El Becha Abdelkader, représente de l’Unicef de souligner que cette pratique est source de complications urinaires, menstruelles et obstétricales et cause d’hémorragies, infections et décès. Et d’ajouter que son organisation salue les efforts du Gouvernement et autres partenaires avant de réitérer le soutien de son organisation aux différents acteurs.

Au nom du MASEF, la directrice de la condition féminine à son tour a remercié les populations de la commune de Tachott et celles qui se sont mobilisées pour prendre part à cette déclaration. Ce fut le tour des jeunes et d’exciseuses à se succéder pour déclarer l’abandon de la MGF.

En la Journée de déclaration d’abandon de la mutilation génitale féminine, des écolières de la localité de Tachott ont présenté un sketch sur cette pratique aux conséquences, sociales, sanitaires et économiques incalculables.




Avec Cridem, comme si vous y étiez...












dimanche 8 février 2015

Alerte à Boully : La gestion chaotique du Préfet du département crée une tension guerrière entre les éleveurs et les agriculteurs de la Commune.

Alerte à Boully : La gestion chaotique  du Préfet du département crée une tension guerrière entre les éleveurs et les agriculteurs de la Commune.

  3 Blessés et 10 arrestations suite à un grave conflit qui règne actuellement dans la commune de Boully. Un article daté du 18 janvier 2015, faisait état d’un risque majeur de conflit dans la commune de Boully entre les éleveurs venus d’ailleurs et les agriculteurs Boullyens.

Le Préfet de Ould Yengé avait tenu des propos d’une extrême gravité à l’égard des Boullyens, en incitant les mécontents de traverser la frontière pour se rendre au Mali puisque « vous êtes des maliens » dit le préfet.

Depuis le 06 Février 2015, le village de Boully fait face à une invasion des éleveurs venus dévaster les champs de toute la localité. Les bergers appuyés par les propriétaires des troupeaux (éleveurs, autorités locales du département d’Ould Yengé) se sont installés à quelques mètres des champs de décrue, dont la récolte n’est pas tout à fait finie.

Dans la commune de Boully, les localités sur le long du Karakoro, pratiquent les deux cultures : sous pluie et décrue. La principale activité de cette zone est l’agriculture. Après les cultures sous pluie, des efforts considérables sont fournis par les populations pour la culture du Walo ou djeri dit Folo.

En Mauritanie, les populations vivent principalement de l’agriculture et de l’élevage, mais des tensions existent autour de ces deux pratiques complémentaires depuis longtemps. Les lois portant sur ces activités sont dénuées de tout sens amplifiant les chances de conflits entre éleveurs et agriculteurs.

Chaque année, des tensions naissent de l’interprétation de la loi en vigueur, mais aucune solution n’est trouvée par faute de laxisme des autorités de cet département gangrené par une gestion chaotique de son Préfet et du Commandant de la brigade de gendarmerie sans que le Gouverneur de Sélibaby ne lève une pouce. Une loi qui dit clairement que « lorsqu’un champ est dévasté pendant la journée jusqu’au dernier grain, ne peut être dédommagé » crée certainement des conflits et des tensions.

Le préfet d’Ould Yengé a failli à sa mission en laissant germer un tel risque d’insécurité. Sa responsabilité est totale dans cette histoire et nous en appelons aux autorités de tutelle et au Gouvernement pour mettre fin à l’anarchie dans le département. Aucun agriculteur ne laissera, les fruits de son labeur partir en fumée par des éleveurs sans scrupules et des autorités laxistes et complices.

Comment faire régner la quiétude dans cette zone, cela va de la cohésion sociale qui est un facteur de développement dans notre pays ? Chaque année, on comptabilise des blessés issus de ces types de conflits. L’ambiguïté nourrit par l’incapacité des autorités locales à gérer les situations de crise avec discernement, l’absence des parlementaires du département, participent à créer une atmosphère d’insécurité et une tension être les éleveurs et les agriculteurs.

Qu’attendent les parlementaires de la région du Guidimakha et particulièrement ceux du département d’Ould Yengé pour prendre à bras le corps cette question ? Les autorités locales, les députés, l’Etat Centrale ont la responsabilité de prendre cette question avec sérieux.

Dans cette partie de la Mauritanie, qui est le Guidimakha, l’agriculture permet de survivre. Où sont passés les élus sensés être les porte parole et la voix des sans voix? Il s’agit d’un manque de conscience qui souligne le défaut d’une capacité à poursuivre les buts.

Il est clair, que dans certaines régions, l’agriculture n’est pas pratiquée à cause du climat désertique, mais l’Etat a aussi le devoir de se préoccuper de tous, du Nord, du Sud, de l’Est, que de l’Ouest.

Notre cohésion est malade en Mauritanie.

Source : Boully.org

samedi 7 février 2015

URGENT: un accord entre la SNIM et les travailleurs met fin au régne de Ould Oudaa

URGENT: un accord entre la SNIM et les travailleurs met fin au régne de  Ould Oudaa   L’agence taqadoum.mr a appris de sources proches des négociations entre les travailleurs miniers et la Commission de médiation entre la société et ses employés grévistes, qu’un accord mettant fin à la crise sociale au niveau de la cité minière Zouerate, sera annoncée dans les prochaines heures.

Les sources précitées indiquent que l’accord conclu avec la commission de médiation satisfait la plupart des revendications des travailleurs et met terme à la grève observée par les employés depuis deux semaines, affectant considérablement la production de la société.

L'accord met trait selon les mêmes sources, au règne absolu de Ould Oudaa sur la société, qui est une doléance principale de la majorité des délégués des employés de la SNIM, selon lesquels, il représente un obstacle dans la voie de la recherche d’une issue, l’accusant d’avoir trahi la plupart des engagements et accords signés avec les fédérations des syndicats.
Taqadoum

Kaédi, ma ville: pourquoi les gens ont changé.

Kaédi, ma ville: pourquoi les gens ont changé*.

Nous sommes arrivés a Kaédi en ce mois d'octobre 1965, j'étais entré dés notre arrivée à l'école dont le Directeur Mr Kane Amadou Moctar, instituteur de son Etat, était un ami de mon père et était de la même promotion à l'entrée en 6ème au cours normal de Boutilimit.

J'ai eu à avoir des amis de la première heure: Ely O El Haj, Aboubecrine o Khourou, Babya et son jeune frère Zeini. Mais il y avait aussi Abdallahi O Mone, celui qui devait nous apprendre tout ce qui pouvait être répréhensible pour des mômes de notre âge.

Très vite le cercle des amis va s'agrandir tous azimuts: Ba Alhousseinou, le neveu du directeur, les enfants de Mr Mbaye Abdoul Karim l'autre directeur de l'école des filles, Diagana Tidjane Django….

Il devait y avoir deux ou trois années plus tard Nagi O kehel, sa sœur Yaye puis qui devaient entrer dans le cercle immédiat de la famille. Quelque part, dans ce qui allait, au départ, être pour nous difficilement accessible, il y avait Gataga et les éternels nuits blanches de Tiali Diaka.

Les rumeurs, il y en avait. Quelques fois, on nous faisait croire à un certain cheval blanc… certes imaginaire..Il aurait 3 pattes et une très très très longue crinière et d’aucun lui auraient imaginé une corne sur le front.

Un peu plus loin, au delà de la zone inondable, il y avait, ce qui nous paraissait nous, petits maures, fils de fonctionnaires, craintifs de je ne sais quoi, Touldé. Il fallait passer par Gataga, Synthiane Samba Thillo, contourner les flaques d’eau quelques fois crasseuses...

Des bords de cette rive droite du fleuve, de grands arbres, que mon père garde forestier à ses débuts, me convainc d'appeler fromagers. Je resterai hésitant sur le nom jusqu'a ce que je découvre, plus tard, dans une dictée de Mr Sanghott Ousmane Racine, qu'il s'agit d'un arbre et que ces homonymes n'avaient rien de commun.

Tout semblait absolument paisible. Les boutiques des Chaitou, le cinéma Bataclan des Bousfia, le marché de Kaédi, la commune de feu Youssouf Koita. Les Koita fils et filles allaient être pour moi des amis, des frères et des soeurs: Tidjane, Jeyllani, Binta... Je ne m'attarderai pas sur les uns plus que les autres, puisque ils ont été plus que des frères.

Ils sont nombreux, ceux qui dés les premiers jours de notre séjour allaient compter parmi les plus chers. Leurs images défilent toutes dans ma tête sans priorité, sans que je puisse accorder plus d'intérêts aux uns plus qu'aux autres.

Il y a eu Sow Samba dit Abdoulaye, Djiby et la famille Doro Sow. Il y aura les Youssouf Diagana fils: mon ami Salatou et mes grands frères Moussa et Djime ainsi que les plus jeunes dont Toka.

La ville était en état d'alerte quand les sons des sirènes du Bou El Mogdad retentissaient. C'était la joie. Il fallait passer à coté du jardin administratif. Ce grand jardin, situé le long du fleuve et non loin du débarcadère.

Le bateau était, à mes yeux, un très grand bâtiment. Tout ce qu'il y avait de grandiose. De superbe. De fascinant. Le brouhaha. Les allées et venues des femmes, des hommes, des sacs de riz et de légumes; quelque homme en tenue blanche et des galons jaunes dorés sur les épaules portait une pile de documents, des journaux.

Les arrivées du "Bouel" étaient des moments d'euphorie. Il n y avait guère de contrôles aux frontières; il y avait pourtant deux Etats, des polices, deux frontières et pourtant des populations imbriquées et peu soucieuses des tractations de quelques intellectuels véreux à Nouakchott et Dakar.

A Kaédi, il n y avait de place que pour la joie et les rares moments d'inquiétude étaient que tous les soirs on devait, immanquablement voir les maisons blanches recouvertes, d'une épaisse couche noire. Noire de moustiques. Eh! Oui!

Que de moustiques! Nous devions manger tôt et nous coucher tôt. Et pourtant, insouciants et rebelles, nous osions quitter nos moustiquaires, ces petites prisons pour aller je ne sais où. Il fallait rester à coté du "canon" , cette espèce de vestige de monument colonial, toujours en place, au dessus de notre maison, sur le site de la maison "coloniale" du Commandant de Cercle.

En tout cas, les gamins que nous étions, étaient peu soucieux des moustiques et de leurs conséquences. Nous devions, tous dans la famille, être des paludéens. Même mon frère aîné qui disait ne pas en sentir les piqures, allait en subir les graves conséquences. Un neuro-paludisme devait, plus tard, être à l'origine d'un prématuré départ.

Nos soirées étaient chargées, blanches; nous n'observions pas que nous avions des différences de couleurs de peau, de langues ou quoi que cela soit d’autre. Je ne sais même pas si nous n’avions pas une langue à nous spécifique dans laquelle on se retrouvait bien.

Loin, quelque part au sud-est du Canon, dans le silence de la nuit, on entendait les eternels tam-tams de Thialy Diaka. Ces bruits cadencés et bien agencés faisaient danser.

Pourtant tout à côté des amis pouvaient dormir, semblent-ils : les amis tels que Sow Amadou Moctar l'espiègle, Abdoulaye Wagué le petit bout d'homme qui voulait être le grand frère de tout le monde, malgré sa taille, son gabarit et son poids. Les frères jumeaux Diagana Ousmane et Aliou et Diagana Tijdane Django et Wague Django et le Kaou Diakité qui lui avait toujours un prefet dans sa tête, étaient eux aussi des amis de classe.

Plus tard, d'autres groupes d'amis venant de l'intérieur du Cercle du Gorgol devaient nous rejoindre au collège. Ils venaient de M’Bout, de Mounguel de Maghama et de Lexeiba et de Civé. Nous les sabotions de tous les sobriquets. Un certain Athié Abdoul Wahab, venant de Lexeiba, devait subir les joutes sarcastiques du petit Abdoulaye Wagué.

Son oncle Kane Mohamed Abdallahi, plus serein et beaucoup moins turbulent, venait du même gros village et nous lui reconnaissions cependant une petite aisance car on connaissait bien les camions de « Aliou Yero Baba Kane Transporteur Lexeiba » . Il y a vait aussi mon ami et « promo » Toumany Diakité, le fils de « Madame Nianankoro née Fanta, transporteur à Kaédi ».

Ablaye Wagué disait que le tout jeune Athié, venant tout frais de Lexeiba, voyant le Coca Cola, la première fois, s'intriguait de l'existence du café frais et glacé. Quoique cette histoire ait été révélatrice de nos entremêlements, elle continue d'être un gage de notre singulière familiarité et de notre solide amitié.

Je devais apprendre beaucoup plus tard que certain d'entre nous devaient verser dans un extrémisme qui n'était pas de leur nature. Ce que je n'ai jamais accepté et mes amis aussi.

Mes amis, n'ont jamais éprouvé le moindre sentiment de défiance ou de méfiance vis a vis de moi. Il faut dire que j'éprouvais les mêmes sentiments vis a vis d’eux.

C'était ça la ville de Kaédi; il n y avait de place que pour le bonheur; le bonheur cru et sincère. Souvent pendant ces terribles chaudes journées, on devait jouer au "zero-li"; ce jeu consistait a mettre un bout de bois dans une petite échancrure dans le sol, qu'il fallait lancer le plus loin possible par un autre bout de bois et l'adversaire se devant de le capter avant qu'il ne tombe à terre.

En fait tout nous occupait. Les moments de joie étaient les plus fréquents. Notre insouciance de la chaleur, des moustiques et de tout était de rigueur. Nos instants de bonheur étaient dominants. Il y avait toujours une ambiance de kermesse.

Seul le jour de la fête de l'indépendance apportait plus que les autres jours. Nous étions, par école, habillés de la même manière. Il n y avait pas de plus riche ni de plus aisé.

Nous étions, tous et sans exception, comme des pupilles de la nation. Et il y avait l'ordre et la discipline. Les maîtres des écoles étaient sereins et pleins d'enthousiasme, convaincus de ce qu'ils faisaient et solennels.

En ce 28 novembre 1966, Mr Kane Amadou Moctar directeur de l'école 1, Abdoul Touré, le majestueux et un certain Alioun Traore (actuellement fonctionnaire international à l'UNESCO) enseignant à l'école 2, étaient fiers de montrer leurs cohortes d'enfants, habillés de chemises blanches à barrettes, ouvertes sur les côtés et de pantalons "laisse-tomber" noirs.

Tout le monde chantait et chantait juste. Les enseignants aussi. Sauf Mr Kane, qui affichait toute son autorité dans un silence d'Alfred de Vigny: "seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse".

En ce jour, c'est une ambiance festive de tout premier ordre. Les jeux étaient multiples et l'après midi il y avait la course des pirogues qui intriguait par sa dangerosité et par l'engouement et l'engagement des protagonistes: les véritables "gens de l'eau" (thiouballow) acceptaient difficilement les défaites dans ces moments et ils devaient faire usage de toutes leurs forces « occultes ».

Il y avait aussi la course des chevaux. C'était fantastique.

Sow Colly était maître. Un certain Ndongo aussi. Il y avait des matchs de Basket avec Grand Lo et les autres: Samba Gambi, et d'autres illustres basketteurs .... Tout cela était merveilleux. Nous étions subjugués par tant de joie, tant de hilarité ambiante. C'était comme si tout le monde était contraint d'être content, de l'afficher, de l'arborer... Le merveilleux dans tout ce qui nous entourait c'est que tout semblait comme un eternel et paradisiaque moment, infiniment agréable...

A suivre…..

Cheikhna Ould Gaouad
Kaedien de coeur

vendredi 6 février 2015

Droit de réponse/SNIM

Droit de réponse/SNIM   Contrairement aux informations relayées par votre site, la grève partielle déclenchée par une partie du personnel SNIM à Zouerate n'a pas affecté la production de l'entreprise.

Le transport du minerai de Zouerate vers Nouadhibou n’a pas, non plus, été perturbé, comme l’affirme le journal RMI BILADI car les trains minéraliers continuent à convoyer régulièrement du minerai, à raison de trois trains par jour.

Samba BARRY
Responsable chargé de la Communication
Société Nationale Industrielle et Minière

SNIM

Sorite de la 45ème promotion d'élèves gendarmes à Rosso

 Sorite de la 45ème promotion d'élèves gendarmes à Rosso

  Le ministre de la défense nationale M. Diallo Mamadou Bathia a supervisé ce vendredi, dans les locaux de l'école nationale de la gendarmerie à Rosso, la cérémonie de sortie de la 45ème promotion d'élèves gendarmes.

Le ministre a indiqué, à cette occasion, que la sortie de cette promotion baptisée 'feu Sidi Mohamed Ould Mohamed dit Aziz', tombé sur le champ d'honneur, constitue une occasion de mettre en relief le rôle des différents corps constitués dans la sécurité du territoire national.

M. Bathia a ajouté que ce rôle revêt une importance particulière, surtout dans un environnement marqué par des défis sécuritaires et par une offensive terroriste sans précédent. Il a, en outre, souligné que les forces armées nationales demeurent la priorité de l'Etat, conformément aux orientations du Président de la République Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, visant la modernisation de cette institution. Une priorité qui a permis d'éloigner les dangers du terrorisme et de sécuriser les frontières du pays.

Le ministre a salué les missions accomplies par l'école de la gendarmerie nationale ayant permis de former des gendarmes capables de s'acquitter pleinement de leur devoir national.

Le colonel Ahmed Ould Eleyouta, directeur de l'école a, pour sa part, indiqué que la supervision par le ministre de la défense nationale de la sorite de cette promotion témoigne de l'importance accordée par le Président de la République à la formation des éléments des forces armées en perspective d'atteindre les objectifs sécuritaires fixés par notre pays, notamment la protection des citoyens et de leurs biens et la défense de l'intégrité territoriale.

Le directeur de l'école a remercié les officiers et sous officiers pour les efforts consentis tout au long de cette formation pour assurer un bon encadrement de cette promotion.

La cérémonie s'est déroulée en présence du wali du Trarza M. Isselmou Ould Sidi, du général Sultane Ould Mohamed Souad, chef d'état major de la gendarmerie nationale, du général Hanenna Ould Sidi, chef d'état major adjoint des forces armées nationales, du colonel Mohamed Ould M'Aïyf, inspecteur général des forces armées et du colonel Khattar Ould Mohamed M'Bareck, chef d'état major adjoint de la garde nationale.

La cérémonie a été émaillée par des démonstrations militaires exécutées par des éléments de cette promotion, reflétant le niveau de la formation militaire dispensée en leur faveur.
AMI

La ville de Djiguénni renoue avec la quiétude

La ville de Djiguénni renoue avec la quiétude La bande à Housseinou Diallo est au Mali. Suite à la bonne coopération avec le Commandant de la Brigade de Gendarmerie de Djiguénni dans l’Empire Islamique des Sables, ce dangereux gang est à présent hors d’état de nuire.

De part et d’autre de la frontière, les populations commencent à retrouver la sérénité. La jeune Tata Youba Diallo que la bande avait séquestrée au Mali, avec la complicité de l’oncle de la femme, Siddiqui Diallo, est bien revenue au bercail. Le calme est revenu à Djiguénni.

Selon un habitant, la gendarmerie a renforcé la sécurité de la ville et augmenté les patrouilles. Il faut dire que Housseinou et sa bande qui opéraient au Mali et dans l’Empire Islamique des Sables (Mauritanie) entretenaient la terreur dans ces localités frontalières.

Quant à la jeune Tata Youba Diallo, 25 ans, elle a été enlevée par la bande et conduite au Mali avant d’être libérée par la gendarmerie Malienne grâce à une étroite collaboration entre le Commandant de la Brigade de gendarmerie de Djiguénni et son collègue de l’autre côté de la frontière. La jeune femme qui présente encore des stigmates poursuit toujours ses soins à Nouakchott, en compagnie de son grand-frère Khalil. Son mari, Amadou est au village.

C’est là-bas où il recevra la nouvelle de l’accouchement de sa femme, qui a donné naissance le Samedi 31 Janvier dernier à l’hôpital national, à un garçon. Le commandant de la gendarmerie de Djiguénni, selon Khalil, à cause du rôle qu’il a joué dans la libération de la petite sœur et son acheminement de Bamako à Djiguénni et puis à Nouakchott, est considéré par la famille comme leur parrain.

Il fut informé de la délivrance de Tata. L’oncle de la jeune femme, Siddiqui, est quant à lui, toujours caché au Mali. Il a honte de revenir à Djiguénni car c’est par son intermédiaire que sa nièce a été enlevée. Affaire à suivre.

Abou Cissé

Convocation du wali de Tiris-Zemmour, à la suite d’un différend avec l’ADG de la SNIM

Convocation du wali de Tiris-Zemmour, à la suite d’un différend  avec l’ADG de la SNIM   Les autorités centrales de Nouakchott ont convoqué le wali de Tiris-Zemmour Abderrahmane Ould Mahfoudh Ould Khattry, à la suite d’un différend avec le puissant ADG de la SNIM Mohamed Abdallahi Ould Oudaa.

Le démêlé entre les deux hommes intervient après des déclarations tenues par le délégué de la CGTM Ahmed Ould Abeily, à propos des employés grévistes, dans lesquelles, il rassure les travailleurs des encouragements exprimés par le Wali pour continuer leur débrayage et ses assurances sur sa légitimité.

Le délégué a indiqué, dans un rassemblement populaire organisé à Zouerate depuis trois jours, que le wali, leur a dit au cours d’une audience au siège de la Wilaya : « la grève que vous observez est légale et les actions menées pour revendiquer vos droits sont totalement saines ».

Dans ces propos retransmis par des médias audiovisuels, le délégué citant le wali ajoute : « la SNIM œuvre en faveur d’une escalade entre les travailleurs et le gouvernement», avant d’affirmer que «la société ne tiendra que des promesses autant en emporte le vent», a-t-il dit.

Les sources ont affirmé que ces déclarations ont profondément vexé l’ADG de la plus grande société minière du pays, selon lequel, elles incitent les employés grévistes à poursuivre leur débrayage.

Le gouverneur a été convoqué jeudi 5 février matin et quitté aussitôt la cité minière Zouerate, en direction de Nouakchott. Aucune mesure officielle n’a été encore annoncée sur son sort.

Non loin de cette polémique dans la gestion de la grève des employeurs miniers, ceux qui misaient sur un éventuel limogeage de l’ADG de la SNIM au dernier conseil des ministres du mercredi 4 février, sont restés sur leur faim.

Le maintien d’Ould Oudaa au milieu de cette crise sociale aiguë et son actuel bras de fer avec Ould Khattry viendrait-il au bout du wali de Tiris-Zemmour, rééditant le même scénario de juin 2013 qui avait provoqué la descente aux enfers de l’ex wali le Colonel Ahmedou Bamba Ould Baya, au point de se voir radier du tableau d’avancement initialement programmé au grade de Général ? It’s the question.
Sahara Médias -

Traduit de l'Arabe par Cridem

La Député Hapsatou Yaya Kane à la rencontre des populations de la circonscription électorale de Sélibaby

La Député Hapsatou Yaya Kane à la rencontre des populations de la circonscription électorale de Sélibaby

  La Député Hapsatou Yaya Kane est au Guidimakha dans le cadre d’une visite d’information auprès des populations relevant de sa circonscription électorale.

L’objectif de cette visite est de s’informer des conditions de vie des populations et de leurs problèmes en cette fin de saison d’hivernage marquée par le manque de pluviométrie et de catastrophes. Telle que l’inondation de la ville de Sélibaby.

D’abord à Sélibaby, la capitale régionale du Guidimakha l’honorable députée a pris part aux activités de sa formation politique, l’UPR. C’est dans ce cadre qu’elle a assisté aux réunions du parti avec les élus municipaux et les cadres en vue de préparer les candidatures au poste de sénateur.

La présence de l’unique femme choisie et élue en novembre 2013 pour représenter la circonscription de Sélibaby à l’Assemblée Nationale a été vivement saluée par les militants plus habitués à ne voir les élus qu’en période de campagnes ou de visites politiques, surtout une fois de retour à Nouakchott.

Après, ce fut le tour des autorités régionales d’être rencontré pour mieux s’imprégner des difficultés que rencontrent les populations qui n’ont cessé d’exprimer le besoin d’être assisté par ceux en qui elles ont donné confiance pour les représenter.

Accompagnée de son staff, elle s’est rendue dans plusieurs communes pour remercier les populations pour avoir placé en elle leurs confiances et les exhorter à rester plus unis et soutenir le programme du président Mohamed Ould Abdel Aziz. C’est ainsi que les deux tachotts (Botokhollo et Barané), Agoynit, ould Mboni ,Ajar, Chagar, localités situées au nord et au nord ouest de la wilaya, Amagué, Baédiam, Melga, à l’est, Khabou, Diogountouro, Gouraye et Boutanda au sud ont été visités par la députée qui place les problèmes des populations au centre de ses préoccupations.

Elle s’est aussi rendue dans les localités d’Ar, Godiawel, Diarrebé, Wompou et Sagué Djeri à l’ouest accompagnée de Kane Mamadou Yaya, Diallo Adama,Hada ;Ba Oumar, Diallo Alasane, Kane Mariem et de Sow Yaya.

Au cours de son périple dans sa circonscription électorale l’honorable députée Hapsatou Yaya Kane a été chaleureusement accueillie par des populations. Cela a d’ailleurs suscité l’espoir et confiance des citoyens, qui se sont confiés de nouveau à elle.

Et enfin, il importe de noter que Hapsatou Kane et Lassana Hademou Camara, élus députés pour représenter les populations de la circonscription de Sélibaby dans leur diversité nourrissent espoir rien que pour les considérations faites aux populations dont ils ne cessent de faire montre. Si autrefois les populations étaient à oublier une fois les élections passées, pour ces deux jeunes cadres élus sur quatre ces dernières méritent considération et doivent être au centre des préoccupations.

Amadou Bocar Ba

Mise en échec d’une tentative de viol à Nouadhibou

Mise en échec d’une tentative de viol à Nouadhibou Une tentative de viol a été mise en échec dans la capitale économique Nouadhibou, au terme d’une rude bataille, opposant les kidnappeurs d’une fille et ses secouristes, alertés par ses cris de détresse.

L’incident s’est déroulé au quartier El Ghirane. Une fille en stationnement qui peinait à trouver un taxi pour la conduire chez elle, a accepté, sans quelques réserves, la proposition faite par un automobiliste accompagné de son ami de la déposer à domicile.

Seule dans le siège arrière, elle fit une bonne partie du chemin avec les faux généreux avant de constater que le véhicule est en train de s’engager dans une autre voie, réalisant très vite le guet-apens des violeurs dans lequel elle est tombée.

Elle n’avait plus de chances de s’en sortir que de crier de toutes ses forces. Ce qu’elle fit immédiatement, alertant un groupe de piétons aidés, qui n’a pu la soustraire des griffes des criminels qu’au terme d’une dure bataille.
Atlasinfo -
Traduit de l'Arabe par Cridem

SINM : faute de compétence et de leadership, Ould Loudaa mise sur le tribalisme pour casser la grève

SINM : faute de compétence et de leadership, Ould Loudaa mise sur le tribalisme pour casser la grève   Mohamed Abdellahi Ould Loudaa, ADG de la SNIM, a donné aujourd’hui des ordres à son beau père, Mohamed Lemine Ould Elman, à son D.E.S., Md-Abdellahi Ould Khtteira et au député de Zouérate, Hamoud Ould Elmalha, pour faire du porte-à-porte auprès de tous les travailleurs issus de la tribu de Ewlad Gheilan afin de les persuader de cesser la grève et ainsi marginaliser le reste des grévistes.

C’est la nouvelle stratégie adopté aujourd’hui par Ould Loudaa et son Conseil de gestion de la crise qui frappe la SNIM depuis quelques jours. Cette stratégie vient après l’échec de la stratégie de licenciement collective, les menaces de couper aux ouvriers et travailleurs l’eau et l’électricité (services qui n’existent presque pas) ou encore les déloger par la force de leurs logements.

Toutes ces manœuvres et stratégies ont été couronnées par un échec cuisant devant la détermination des grévistes. Pour la quatrième (4ième) journée, les activités de la SNIM sont paralysées à 90%. Rien ne fonctionne. Tout est arrêté!

Aucun train minéralier n’a quitté Zouerate pour Nouadhibou depuis trois (3) jours, et ce, contrairement aux mensonges et tromperies de la SNIM de Ould Loudaa, coulés surtout via les sites électroniques de la place, lesquels sites furent achetés à des millions d’ouguiyas pour se faire.

En revanche, certains cadres de la SNIM croient que Ould Loudaa cherche à faire durer la grève pour la présenter comme bouque émissaire de son échec et de la situation catastrophique que traverse la SNIM ces temps-ci: endettements colossaux, blocage de projets, chute vertigineuse des prix du fer et gabegie endémique.

Mohamed Salek
Zoueratt1@gmail.com

SINM : faute de compétence et de leadership, Ould Loudaa mise sur le tribalisme pour casser la grève

SINM : faute de compétence et de leadership, Ould Loudaa mise sur le tribalisme pour casser la grève   Mohamed Abdellahi Ould Loudaa, ADG de la SNIM, a donné aujourd’hui des ordres à son beau père, Mohamed Lemine Ould Elman, à son D.E.S., Md-Abdellahi Ould Khtteira et au député de Zouérate, Hamoud Ould Elmalha, pour faire du porte-à-porte auprès de tous les travailleurs issus de la tribu de Ewlad Gheilan afin de les persuader de cesser la grève et ainsi marginaliser le reste des grévistes.

C’est la nouvelle stratégie adopté aujourd’hui par Ould Loudaa et son Conseil de gestion de la crise qui frappe la SNIM depuis quelques jours. Cette stratégie vient après l’échec de la stratégie de licenciement collective, les menaces de couper aux ouvriers et travailleurs l’eau et l’électricité (services qui n’existent presque pas) ou encore les déloger par la force de leurs logements.

Toutes ces manœuvres et stratégies ont été couronnées par un échec cuisant devant la détermination des grévistes. Pour la quatrième (4ième) journée, les activités de la SNIM sont paralysées à 90%. Rien ne fonctionne. Tout est arrêté!

Aucun train minéralier n’a quitté Zouerate pour Nouadhibou depuis trois (3) jours, et ce, contrairement aux mensonges et tromperies de la SNIM de Ould Loudaa, coulés surtout via les sites électroniques de la place, lesquels sites furent achetés à des millions d’ouguiyas pour se faire.

En revanche, certains cadres de la SNIM croient que Ould Loudaa cherche à faire durer la grève pour la présenter comme bouque émissaire de son échec et de la situation catastrophique que traverse la SNIM ces temps-ci: endettements colossaux, blocage de projets, chute vertigineuse des prix du fer et gabegie endémique.

Mohamed Salek
Zoueratt1@gmail.com