lundi 27 janvier 2014

Le saint prophète, le forgeron humilié et les bergers inconscients

 Spécial!!!!

Puisque vous ne serez jamais plus cléments que le Prophète Mohamed clip_image001, taisez-vous !


خُذِ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِضْ عَنِ الْجَاهِلِينَ
« Adopte la clémence, et enjoins ce qui est convenable, et détourne-toi des ignorants. »
(Le Saint Coran, chapitre 7, verset 200)
 
Nous croyons absolument aux enseignements du Prophète Mohamed clip_image001[1] , à son infaillibilité en tant qu’envoyé de Dieu, nous ne croyons cependant que relativement aux enseignements des imams, à leur infaillibilité en tant qu’interprètes de préceptes religieux dogmatiques et nous croyons sans aucun doute, à la volonté d’un « forgeron » qui veut dénoncer sa condition sociale.
Nul ne peut revêtir la condition du Prophète Mohamed clip_image001[2], être unique, ni se substituer à lui. Mais si toute personne peut se faire passer pour un imam, jusqu’à preuve du contraire, personne ne veut revêtir la condition sociale de « forgeron ». Et quand le forgeron s’exprime pour dénoncer sa condition, c’est l’imam, être faillible, qui extrapole les paroles d’un opprimé au nom d’un Prophète, infaillible, libérateur des opprimés, pour le mettre aux fers.
Cet Imam, a- t-il compris l’enseignement du Prophète Mohamed clip_image001[3] lorsqu’un homme lui demanda: « donne-moi un conseil. » il lui répondit : « ne te mets pas en colère. » l’homme revint à la charge plusieurs fois et le prophète lui répétait : « ne te mets pas en colère. ».Rapporté par El Boukhâry.
Jusqu’où ira-t-on pour brandir l’Islam en toute occasion et détruire des vies. Sommes-nous devenus moins clément que le prophète Mohamed clip_image001[4] lui-même ? Pourquoi cet acharnement contre un individu qui veut dénoncer sa vile condition sociale en justifiant ses propos par des écrits qui ne sont pas les siens ?
Une société qui entretient des castes et considère une partie de ses enfants comme des sous-hommes, des forgerons a-t-elle d’ailleurs le droit de s’en offusquer ? Et si cela était ne devrait-elle pas prendre exemple sur son Prophète clip_image001[5] pour pardonner et conseiller pour remettre celui qui faute dans le droit chemin. Pourquoi tant de violence que même le prophète Mohamed clip_image001[6] a réprouvé et combattu de son temps.
Puisque vous ne serez jamais plus cléments que le Prophète Mohamed clip_image001[7] taisez-vous !
Si vous n’avez appris de l’Islam que la vindicte et la violence alors vous n’avez rien compris aux enseignements de clémence du plus saint des Prophètes.
Lui, le Prophète Mohamed clip_image001[8] qui devant l’agonie de son propre enfant appelait la compassion des hommes jusque dans la souffrance  (I) ! Lui, le prophète Mohamed clip_image001[7] qui face à ceux qui l’on insulté(II), qui ont essayé de le déshonorer (III), qui ont tué ses compagnons (III) a donné sa clémence (V)! Non, vous n’avez rien compris à la voie du Prophète Mohamed clip_image001[9]
I- Le prophète Mohamed clip_image001[10] souffrant lui-même devant l’agonie de son propre enfant appelait la compassion des hommes !
L’épisode suivant  fort douloureux et  si tragique à faire exploser tout musulman en larmes et le jeter à terre de piété, ne saurait nous échapper. Il interpelle sur les réalités de la religion musulmane qui est une religion de compassion comme le fut son prophète clip_image001[11], le dernier des prophètes et le premier d’entre-eux.
Ossama Ben Zeïd a dit : « Nous nous trouvions chez le Prophète quand un messager envoyé par une de ses filles vint le prier de se rendre au chevet de son fils qui était mourant.
Le Prophète s’adressa a l’émissaire et lui dit : - Repars auprès de ma fille et informe-la, qu’à Dieu appartient ce qu’Il donne et ce qu’Il reprend, qu’Il a fixé un terme déterminé pour toute chose et invite-la à se soumettre et à espérer en Dieu. Le messager repartit puis revint une nouvelle fois annoncer que la fille du Prophète suppliait son père de la rejoindre. Le Prophète se leva alors et partit chez sa fille en compagnie de Sa’d Ben ‘Obada et de Mo’ad Ben Djabal. Une fois sur place, on lui tendit l’enfant qui exhalait un souffle ressemblant au bruit d’une vieille outre. Alors les yeux du Prophète se répandirent en larmes. Comme Sa’d lui disait : - Ô Envoyé de Dieu, qu’est-ce ceci ? – C’est, répondit le Prophète, la marque de la compassion que Dieu a mis dans le cœur de l’homme et Dieu n’est Miséricordieux qu’envers ses adorateurs compatissants. »
Une religion de la compassion ne peut avoir que des oulémas dont la vertu première est la compassion. Compassion pour ceux que Dieu a recommandé au musulman de protéger et de respecter (le pauvre, le diminué, l’handicapé, le meurtri, le violé, la veuve, l’orphelin, l’exploité, l’apatride, l’opprimé) et nul Alem ne pourra au nom d’un précepte de gouvernance sacrifier cette compassion, aux intérêts d’un gouvernant.
Selon Djarir Ben ‘Abdallah,  l’Envoyé de Dieu, Mohamed clip_image001[12] a dit : « Dieu n’aura pas de compassion vis-à-vis de ceux qui ne l’auront pas pour leurs semblables. »
Et l’homme, à travers Adam, est le représentant de Dieu sur terre :" (وإذ قال ربك للملائكة إني جاعل في الأرض خليفة‏(‏ البقرة‏:30)‏).
II- Le Prophète insulté a pardonné à son insulteur et pria même sur la tombe de celui qui l’offusqua.
Abdoullah Ibn Oubay Ibn Saloul, eut des propos indignes à l’égard du Prophète clip_image001[13] . Son fils Abdoullah Ibn Oubay Ibn Saloul, fervent musulman , alla voir le Prophète Mohamed clip_image001[14] et dit :
« Ô Prophète, mon père t'a insulté. Que la mort soit sa punition. Si tu en décidais ainsi, je préférerais que tu me commandes de le tuer, car si tu commandes à quelqu'un d'autre de le faire et que mon père meurt par ses mains, je pourrais avoir à venger mon père en tuant cet homme. »
Le Saint Prophète Mohamed PSL répondit : « Mais je n'ai pas cette intention. Je traiterai ton père avec compassion et considération. ».
Après la mort, de celui qui l’avait insulté , Abdoullah Ibn Oubay Ibn Saloul, le Prophète Mohamed clip_image001[15]  offrit sa chemise à son fils pour que celui-ci puisse l’utiliser comme linceul pour son père. De surcroît, le Saint Prophète Mohamed clip_image001[16]se présenta pour sa prière funéraire.
Oumar Ibn El Khatab, que Dieu l’agrée, lui rappela que Dieu avait dit que ses prières pour le pardon des hypocrites ne seront pas acceptées même s'il l’implorait 70 fois. Le Prophète Mohamed clip_image001[17] répliqua qu'il prierait pour leur pardon plus de 70 fois !
III- Le prophète Mohamed clip_image001[18] a pardonné à ceux qui qui ont essayé de le déshonorer
Lors d'une expédition la caravane été partie sans Aicha, que Dieu l’agrée, l'épouse du prophète Mohamed clip_image001[19] . Un musulman lui offrit son chameau comme monture et ils partirent tous deux à la suite de la caravane. Lorsque les hypocrites eurent vent de ce qui s'était passé, ils commencèrent à répandre des rumeurs malveillantes, voire des calomnies, à propos de Aicha, que Dieu l’agrée, Cette campagne d’hypocrite, blessa profondément prophète Mohamed clip_image001[20]. Mais le prophète Mohamed clip_image001[21] ne prit pas de sanctions contre eux bien que Dieu l’informa de l’innocence de Aicha, que Dieu l’agrée, dans cette affaire.
IV- Le prophète Mohamed clip_image001[22] a pardonné à ceux qui ont tué ses compagnons
Après la conquête de la Mecque le prophète Mohamed clip_image001[23] fit venir Wahchi, l’assassin de Hamza, son oncle. Wahchi avait trouvé refuge à Taïf lorsque l'Islam s'est répandu à la Mecque. Le prophète Mohamed clip_image001[24] lui demanda de lui présenter le récit de la mort de Hamza au cours de la bataille de Badr, ainsi que ce qui s'ensuivit. Il avait les larmes aux yeux, car son oncle l'avait soutenu à maintes reprises face à Abou Jahl, son pire adversaire. Le prophète Mohamed clip_image001[25] gracia le meurtrier de son oncle en dépit de l'avoir entre ses mains. Aicha, que Dieu l’agrée, rapporte que jamais le prophète Mohamed clip_image001[26] ne se vengea pour un tort personnel. Mais si l’on osait outrepasser les limites fixées par Dieu, il prenait de mesures disciplinaires pour la cause de Dieu contre le coupable.
C’est ce que confirme El Boukhari dans son Sahih : Aicha, que Dieu l’agrée dit : « L’envoyé de Dieu ne s’est jamais vengé pour son propre compte, mais si la Majesté de Dieu était offensée, il se vengeait au nom de Dieu .»  (Hadith, n° 1492)
V- Le prophète Mohamed clip_image001[27] a pardonné la traitrise et la vilénie de son entourage
Pendant qu’il priait avec ses compagnons, 80 Quoreïchites attaquèrent par surprise le prophète Mohamed clip_image001[28] . Ses compagnons finirent par maîtriser les assaillants. Cependant le prophète Mohamed clip_image001[29] leur accorda son pardon.
Une femme juive offrit prophète Mohamed clip_image001[30] et ses compagnons, de la viande empoisonnée dans le dessein de les exterminer. Pourtant le prophète Mohamed clip_image001[31] , allant contre l’avis de ses compagnons qui réclamaient la peine de mort, lui pardonna son acte après qu’elle eût avoué son intention criminelle
Après la conquête de la Mecque, le prophète Mohamed clip_image001[32] offrit une amnistie générale à tous ses ennemis sauf certains criminels de guerre qui méritaient la peine capitale selon le commandement divin. Cependant Ikrama, qui était de ces derniers obtînt le pardon du prophète. Sa femme musulmane intercéda pour lui auprès du prophète Mohamed clip_image001[33] et Ikrama Se convertit alors à l’Islam. Il demanda prophète Mohamed clip_image001[34] de prier pour lui afin que Dieu pardonne ses fautes et le prophète Mohamed clip_image001[35] pria : « Dieu, pardonne l’inimité que Ikrama avait envers moi. Pardonne-lui pour les injures qui sont sorties de ses lèvres. » !
Alors ?
Et vous,  commandités et autres vindicatifs personnages mauritaniens, vous refusez de pardonner !
A qui ?
A un « forgeron » qui se lamente sur sa condition sociale, en recourant à des citations d’autrui ?
Ceux qui veulent lyncher ce « forgeron » n’ont rien compris ni à son message de frustration dont la cause première  est toute la société mauritanienne, ni à la compassion du Prophète Mohamed clip_image001[36] , ni à son message de clémence !
Les faits historiques rapportés par les grands imams, d’El Boukhari, à Elmouslim et autres sommités de l’Islam, personne n’a rien à y redire, ni surtout dans les solutions que le prophète Mohamed clip_image001[37] a donné aux situations sociales et politiques critiques qu’il a affrontées durant la transmission de son message universel.
Ce que l’on tendance à oublier c’est que le Prophète Mohamed clip_image001[38] , messager de Dieu fut aussi un guerrier et un stratège. Il fut un homme de paix et un homme de guerre. Un dirigeant humain et un guide spirituel.
Cette grave confusion dans l’action du prophète, continue encore à semer le désordre et la haine.
A la question de savoir : Pourquoi le prophète Mohamed a privilégié une solution à une autre ne s’explique que par le contexte d’une conversion à l’Islam que mène le prophète Mohamed clip_image001[39] , et pour laquelle il a développé une stratégie, que souvent Dieu confirme dans les versets qu’il lui dicte. En effet, en maintes occasions, le prophète Mohamed clip_image001[40] , humain, s’est trouvé confronté à une situation sociale et une sourate lui a été révélée pour lui donner ce qu’il convenait de faire au mieux des intérêts des musulmans et de l’Islam. Mais tous les actes du prophète ne sont pas corroborés par des sourates dans le Coran. Le prophète, guide et stratège, a agi par lui-même au mieux des intérêts de l’Islam. Mais nul, ne peut, ni ne doit remettre en cause ces actes fondateurs d’une sunna pilier et source de l’Islam.
La question n’est pas de sanctionner ce jeune «  forgeron », en recourant au verbiage du lynchage : « blasphème », « offense », « apostasie » etc. mais d’agir comme le ferait le Prophète de l’Islam (mais le pourriez-vous jamais ? ) et de trouver la source de l’écrit de ce « forgeron » pour en tirer les conséquences sur le devenir de toute une société de castrés, mentalement castrée, par l’opportunisme de ses enfants.
I- Les exemples donnés plus haut, montrent que les comportements du prophète Mohamed clip_image001[41] à l’égard de ceux qui l’ont insulté, essayé de le déshonorer, de le tuer, de l’empoisonner lui et ses compagnons, n’étaient ni la vindicte, ni la mort ni l’exclusion ni l’exil !
Pouvez-vous être plus nobles dans vos actes que le prophète Mohamed clip_image001[42] !
Certainement non !
Vous comprenez donc l’étendue de votre erreur de jugement à l’égard de ce « forgeron ».
II- C’est vous qu’il faut blâmer d’avoir entretenu dans la société mauritanienne cette vilainie consistant à considérer que parmi vos frère il y ait des sous-hommes , des « forgerons » et pourtant si vous êtes croyant vous savez très bien que « le plus noble aux yeux de Dieu est le plus croyant d’entre-vous ! ».
Qu’en faîtes-vous rien ! Rien, vous entretenez les castes, la misère et la décadence sociale et de cette situation ne peut naître que la frustration, qui mène à tout ! Aujourd’hui c’est celle d’un forgeron, demain celle de la pléthore de castes qui peuplent la Mauritanie.
Le prophète Mohamed clip_image001[43] a dit : « Allah m’a commandé de vous enjoindre la modestie afin que personne ne se prétende supérieur aux autres ni ne les traite injustement. » rapporté par mouslim.
Le prophète Mohamed clip_image001[44] a aussi dit :
- « Allah ne regarde pas votre aspect, mais il regarde ce que renferme votre cœur et ce que vous accomplissez. » rapporté par Mouslim.
- « ô vous les gens ! votre seigneur est unique et votre père est unique ; vous descendez tous d’Adam et Adam provient de la terre. assurément, le plus noble d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux, et l’arabe n’a pas plus de mérite que le non-arabe sauf s’il se distingue par la piété. » .Authentifié par albâny dans at-targhîb wa at-tarhîb.
Ne soyez donc pas comme ceux d’antan dont Le prophète Mohamed clip_image001[45] a dit : «ceux d’antan ont péri, car ils renonçaient à punir le noble lorsqu’il volait, tandis qu’ils s’empressaient de sanctionner le misérable, s’il volait. Je jure par celui qui détient l’âme de Mohamed entre ses mains, si Fatima, fille de Mohamed, s’avérait être une voleuse, je lui couperais moi-même sa main ! » Rapporté par EL Boukhary et Mouslim.
Dans une société mauritanienne où la corruption est généralisée où les tribunaux saturent de doléances d’innocents où les prisons regorgent d’âmes perdues par le népotisme et l’injustice, ou la pauvreté est criante où les vices deviennent des vertus en sommes tout ce que Le prophète Mohamed clip_image001[46] a dénoncé, un forgeron de plus ou de moins, ne lavera la mauvaise conscience de personne.
Aussi, Puisque vous ne serez jamais plus cléments que le prophète Mohamed clip_image001[47], taisez-vous !
En 1840, Thomas Carlyle dans un chapitre de son livre “Hero as a Prophet” de son livre "Heroes and Hero Worship" écrivit  à propos du Prophète Mohamed clip_image001[47]:
« Un Prophète, porteur du message divin, fut envoyé à un peuple de bergers inconscients qui erraient dans le désert depuis la création du monde. Les inconscients devinrent de respectables personnalités et les faibles prospérèrent dans un monde qui se transformait. Moins d'un siècle après cet événement, les Arabes arrivèrent à Grenade et à Delhi. Durant plusieurs siècles, les valeurs, le génie et les splendeurs de la civilisation arabe brillèrent à travers le monde, lui apportant fécondité et foi profonde. Une nation prospérait et façonnait l'histoire de l'humanité dont elle élevait la conscience. Les Arabes, le prophète Mohamed clip_image001[47] et ce premier siècle furent comme une étincelle qui avait jailli sur un monde insignifiant de sable noir et qui apporta le Paradis de Delhi à Grenade. L'humanité entière l'attendait car c’était l'étincelle qui allait l'animer. Elle allait désormais resplendir. »
En 2014, en Mauritanie, quelques bergers inconscients, dans un désert, pourchassent encore…un « forgeron ». Loin de la lumière du Prophète Mohamed clip_image001[48], de Grenade à New Delhi.
Pr ELY Mustapha

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Monsieur le Président
Je m’appelle Youssouf Ould Moussa et suis cadre au ministère du développement rural. J’ai été l’un des premiers soutiens du mouvement de la rectification du six août 2008 avant de participer à la fondation de l’Union Pour la République.

A ce titre, j’ai combattu avec mes frères et sœurs au sein de ce parti pour le faire implanter dans tous les coins et recoins de la moughataa de Boghé dont je suis un ressortissant. Lors des dernières élections législatives et municipales, j’ai été désigné sur la base d’un dossier que j’ai déposé comme suppléant du député élu Nagi Ould Mouhoum.

Mais quelle fut grande ma surprise de constater après plusieurs jours du déclenchement de la campagne électorale de constater que des mains invisibles ont procédé à mon remplacement par une autre personne.

Toutes les tentatives que j’entrepris pour avoir des explications sur ce précédent furent totalement vaines. Aussi bien sur le plan régional que sur le plan central, les responsables du parti n’accordèrent aucun intérêt à mes incessantes revendications et à la dénonciation de la grave injustice que je subissais.

Ce n’est qu’après avoir été reçu enfin par le Président grâce à des hommes de bonne volonté que je me résolus à faire contre mauvaise fortune, bon cœur en acceptant avec amertume la décision pourtant injuste de me faire remplacer par une autre personne. Certainement que les déboires de l’UPR au premier tour ont entre conséquence le mécontentement que cette décision injuste a suscité chez beaucoup de mes parents de tout le Toro (les communes de Dar El Barka, Dar El Avia et Ould Birome).

Ma rencontre avec le Président du parti UPR a apaisé les esprits et permis à celui- ci de remporter sans coup férir les deux sièges parlementaires de Boghé et sa mairie. A la publication des listes des députés UPR élus et de leurs suppléants, mon nom semble avoir été finalement retenu. Les instructions que vous fûtes Monsieur le Président ont visiblement servi à quelque chose.

J’ai été visiblement rétabli dans mes droits. Cependant, Monsieur le Président des personnes malveillantes et comploteuses tapies dans l’ombre dont Mohamed Lemine Ould Chamekh principalement ont commencé des manœuvres pour reproduire la même injustice en remplaçant de nouveau mon nom par celui de Brahim Ould Blal, le suppléant du député élu Sow Ali Moktar. Face à ces tentatives de réédition de l’injustice, je demeure déterminé à ne plus me laisser faire quelqu’en soit le prix.

Jamais je n’a i renoncé ce poste de suppléant duquel des manipulateurs zélés et certainement corrompus m’ont dégommé. Maintenant que j’y suis rétabli et que je n’y ai jamais renoncé, rien plus au monde ne me le reprendra. Je fais ici appel à tous pour m’aider à rester dans mes droits et je mets en garde les malveillants, les aigris et les conspirateurs de renoncer à leurs injustes manœuvres.  


Youssouf Ould Moussa, ingénieur au Ministère du développement rural, député suppléant UPR de Boghé.



Mairie de Boghe: apothéose pour Ba Adama Moussa - [PhotoReportage]

Mairie de Boghe: apothéose pour Ba Adama Moussa -  [PhotoReportage] La mairie de Boghe a été ce dimanche matin le théâtre d'une cérémonie haut en couleurs et en symboles consacrant la prise en fonction du nouveau maire Dia Hamady Hachimiou. Au-delà du cérémonial d'usage, les deux édiles de la ville ont donné à coup sûr une belle leçon à la classe politique locale et nationale.

Au terme de la passation de service, les deux personnalités ont tenu des allocutions qui ont fait frémir d'émotion l'assistance. Au-delà des liens familiaux qui les rapprochent, ils ont fait comprendre à l'assistance que leur collaboration ne vient que commencer au bénéfice des populations de Boghe.

Après les discours, les populations ont improvisé une marche de la mairie à son domicile à Boghe Dow sur une distance de..........raccompagnant leur ancien maire.

Sous les acclamations de ses anciens administrés, escortés par des jeunes à moto au rythme des batteurs de tam tam dont le doigté a réveillé plus d'un sens, Mr Ba Adama Moussa a vécu certainement l'une des plus belles matinées de son magistère ou de sa vie tout court. Après douze ( 12) ans à la tête d'une circonscription et sortir sous les vivats nourris et sincères de ses concitoyens ;il faut vraiment le faire.

Un coin de ma mémoire de mélomane vient de me souffler quelques effluves de la chanson que les artistes Pape et Cheikh avaient entonnée à l’ endroit d’Abdoulaye Wade duSénégal:"gorgui dolliniou"(1). Une fois dans la maison du maire, la foule chantait : « merci Diole Yalta Yébé, Vous êtes une fierté pour tous les Boghéens, Yo Allah Yobe, tu nous a pas trahi, merci ».

Les détenteurs de la parole racontaient les grandioses réalisations de Mr Ba Adama Moussa, chez lui sous l’arbre, ils disent ceci : « la personnalité est chez Mr Ba Adama est une combinaison de caractéristiques émotionnelles, d’attitudes et de comportements d’un individu. ». « Je jure par Allah le tout puissant que Mr Ba Adama Moussa a rempli sa mission en toute fidélité et en toute impartialité, conformément à tout ce que vous voulez » riposta un autre griot.

Du jamais vu à Boghé, un maire sortant qui marche à pied avec sa population qui lui dit merci en chantant et dansant. Enfin, Adama a fait renaître la mémoire collective Boghéenne à travers l’essentiel Bonne chance à la nouvelle équipe municipale.

Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel (Hebdomadaire- Mauritanoix)



Avec Cridem, comme si vous y étiez...



















dimanche 26 janvier 2014

M’Bagne : Baila Dia, investi nouveau maire de Niabina/Garalol

M’Bagne : Baila Dia, investi nouveau maire de Niabina/Garalol Le nouveau maire élu de la commune Niabina/Garalol M. Baila Dia aété investi et installé dans ses nouvelles fonctions de maire. Il remplace à cette charge Sao Abdoulaye de l’Union pour la Démocratie et le Progrès (UDP), battu au 2e tour par le candidat de l’Union pour la République (UPR). La cérémonie s’est déroulée dans l’hôtel de ville de Garlol en présence d’un public venu de différents villages de la commune.

Après le port de l’écharpe officielle et les applaudissements qui s’en sont suivis, il a été procédé à l’élection des membres du bureau communal. C’est ainsi que Sy Alassane Youba (M’Botto), Binta Sileye Bâ (Niabina), Bâ Mamadou Abdoul (N’Diawaldi Mango), Amadou Hamadi Bâ (N’Diawaldi Boully) et Dialel Daouda Sy (Bahé), tous de l’UPR ont été élus respectivement, 1e, 2e, 3e, 4e et 5e adjoints.

Huit prétendants dont ceux de l’UDP avaient postulé à ces postes. La cérémonie d’installation a été présidée par le Hakem de M’Bagne accompagné du chef de brigade de la gendarmerie.

Dans un bref discours prononcé à cette occasion, le nouveau maire a remercié l’ensemble de ceux sont venus de tous les villages de la commune, notables, jeunes, cadres…Il s’est ensuite engagé à servir l’ensemble des populations de la sa commune, sans distinction.

« Je suis maire de la commune, donc de l’ensemble des villages qui la composent, nous nous efforcerons, à travers le conseil municipal de traduire cela dans nos actes quotidiens et je combattrai ceux et celles qui tenteront de briser cet élan», a déclaré Baila Dia qui a ajouté qu’il accordera une attention particulière aux jeunes et femmes de la circonscription.

Côté économie, le nouveau maire qui disait, au cours de sa campagne qu’il n’avait de programme que les préoccupations des populations entend booster l’agriculture et l’élevage dans sa commune.




OUDAA OU LES EXTRAVAGANCES DU ROI DU NORD


altLa SNIM a toujours joué un rôle central dans l’économie nationale, tant du point de vue des rentrées en devises du pays qu’au plan de l’emploi (1 ,127 milliard de dollars en 2012 et plus de 5.000 salariés).    A partir de cette position dominante, la société a toujours exercé une grande fascination sur les esprits des citoyens. Mais c’est surtout grâce à l’aura de ses premiers directeurs (ISMAIL OULD AMAR, MOHAMED SALECK OULD HEYINE), que le nom de la SNIM a  vite été associé aux valeurs de probité dans la gestion et  de recherche de l’excellence dans les résultats. Cette image  presque mythique a amené les différents pouvoirs politiques qui se sont succédés à la tête du pays  à réserver  à la société un statut spécial qui la  soustrait au contrôle d’Etat (Cour des Comptes ou IGE), pensant que ses dirigeants sont ‘au-dessus de tout soupçon’ et n’ont nullement besoin de quelque rappel à l’ordre que ce soit. D’ailleurs, disait-on,  ce contrôle, n’allait-il pas discréditer aux yeux des partenaires extérieurs ‘la plus fine fleur ‘de notre élite que constituent les dirigeants de la SNIM, nos meilleurs ambassadeurs auprès des cercles les plus fermés de la décision économique mondiale ?  L’on décida alors  de mettre la bride sur le cou à la société ou si l’on préfère une image plus moderne  on  laissa la société en ‘pilotage automatique’…
Ce raisonnement naïf permet certainement de donner une marge de manœuvre et une souplesse dans la gestion indispensable aux grandes entreprises engagées dans la concurrence internationale  et devant prendre des décisions quelquefois rapides et risquées. Mais il est construit sur une hypothèse fondamentale, à savoir que le dirigeant de la SNIM est ‘au-dessus de tout soupçon’, qu’il  est toujours sur la voie des ‘pères fondateurs’ que sont ISMAIL OULD AMAR et MOHAMED SALECK OULD HEYINE. Et pour être abrupt et tout à fait à jour, posons alors carrément la question : est ce que MOHAMED ABDALLAHI OULD OUDAA, puisque c’est lui qui  tient les manettes actuellement, est de ces calibres-là ? Appartient-il à cette race-là?
Jugeons-en,  à travers des exemples concrets :
1.       Il y a d’abord son arrivée à la tête de la société qui n’a pas soulevé un grand enthousiasme, les cadres et employés de la société ayant plutôt de mauvais souvenirs de cet ancien responsable de la centrale électrique qui avait dû quitter la société dans des conditions plutôt embarrassantes. Première différence avec les ‘Pères Fondateurs’…
2.       Le marché du montage de l’usine des Guelbs a constitué l’un des tests révélateurs de la conduite du nouvel ADG et de sa forte propension à tordre le cou aux procédures.
Le projet était dirigé par un cadre dont la compétence et la probité étaient reconnues de tous. Pour faire ‘main basse’ là-dessus et avoir les mains libres sur le grand magot qu’il représente, la première des choses à faire était de dégager ce responsable pour le faire remplacer par quelqu’un de plus docile, ce qui fut fait rapidement.
Puis après le lancement de l’appel d’offres et l’ouverture des plis de ce marché, l’on déclara le marché infructueux, des ‘salauds‘ d’indiens ayant eu la prétention d’être les moins-disants…
Après manipulation du cahier de charges, l’appel d’offres fut lancé une seconde fois pour permettre à des ‘amis espagnols’ de le remporter, en abaissant de seulement  60 millions d’Euros leur première offre. Le contrat qui fut signé avec eux stipulait clairement qu’il ne saurait donner lieu à des avenants. Malgré cette clause on ne peut plus explicite, un avenant fut bel et bien signé, qui permit aux ‘amis’ de compenser la baisse inexplicable de prix qu’ils ont dû faire pour obtenir le marché, sur lequel des retards considérables d’exécution ont été accusés par ailleurs. Deuxième sortie de la voie tracée par les ‘Pères fondateurs’….

3.       Le nitrate d’ammonium utilisé comme explosif à caractère minier a carrément explosé avec le nouvel ADG, mais dans un autre sens. En effet, celui-ci a fait introduire  dans ce segment aussi  pointu et dangereux  des approvisionnements et pour la première fois dans l’histoire de la SNIM, des Marocains, en lieu et place de fournisseurs connus dans l’industrie mondiale, passant outre les rapports techniques des services de la SNIM qui n’ont cessé de l’alerter sur la mauvaise qualité du nitrate marocain.
Bien plus, l’ADG promit à ces Marocains de construire avec eux en Mauritanie une usine de nitrate qui aura le monopole à vie des explosifs de la SNIM, mettant ainsi fin à la concurrence génératrice d’économies et de qualité. Des terrains sont d’ores et déjà attribués à ces marocains à Zouérate et Nouadhibou, pour réaliser leur projet. Troisième sortie du chemin des ‘Pères Fondateurs’…

4.       Le Port Pétrolier est un autre exemple où l’ADG a dû recourir à la technique de la tricherie en deux temps, consistant d’abord à déclarer ‘infructueux’  l’appel d’offres, lorsque les ‘amis’ auxquels le marché est  destiné ne viendraient pas en tête des évaluations et inciter ces amis à baisser anormalement les prix lors de la deuxième relance pour les compenser ensuite par des avenants..
Ainsi, une société espagnole possédant toutes les références nécessaires et ayant soumissionné pour 9 millions d’Euros, s’est vue refusé l’adjudication. L’appel d’offres fut lancé une seconde fois pour être remporté par une société chinoise avec 12 millions de dollars et…un avenant de 9 millions de dollars. Il est vrai que ces chinois avaient comme partenaire EHL WEDDADY, mais il est vrai aussi que les ‘Pères Fondateurs’ n’avaient pas laissé de recommandation particulière pour cette famille. Quatrième sortie de la piste…
5.       Chami Steel est une société fantôme créée par l’ADG pour faire main basse sur la ferraille de la SNIM qui s’élève à plusieurs centaines de milliers de tonnes d’acier de très bonne qualité et donc plusieurs dizaines de millions d’Euros. Théoriquement, cette société est constituée entre la SAFA (filiale de la SNIM), la famille WEDDADY (encore elle) et un individu syrien (qui est-il, au fait)? Mais justement où est ce projet ? S’il existe, même à l’état embryonnaire, même au stade de la première pierre, pourquoi n’a pas est-il été présenté au Président Malien, IBK, lors de sa visite à Chami justement ? Où sont les fonds récoltés de la vente de la ferraille ? Où sont les apports de la famille WEDDADY et du Syrien  dans la
Société ? Pourquoi la SAFA, filiale de la SNIM et sidérurgiste, vend-elle sa matière première (la ferraille) à un concurrent (Chami Steel) ? Autant de questions qui glaceraient le sang des ‘Pères Fondateurs’

6.       Alors que la distribution des carnets de carburant était le cadeau que les gabegistes distribuaient à leurs amis et clientèles politiques, sous l’ancien régime, avec Monsieur OUDAA c’est  le forage minier qui devient le cadeau banal que l’ADG  donne aux hommes de salon et filles de joie présentées en femmes d’affaires. Ainsi, les marchés de forage miniers à 1 million de dollar l’unité sont-ils distribués de gré à gré, à tort et à travers. Cela rappelle bizarrement les fameux SE4 de la BCM il  y a quelque temps.  Voilà une dangereuse
sortie de piste que les ‘Pères Fondateurs’ ne pardonneront pas à ce jeune loup, décidément bien affamé…
7.       S’il existe une preuve que M. OUDAA s’est senti véritablement libéré de quelque contrainte que ce soit dans la gestion de la société et qu’il n’a absolument aucun compte à rendre sur sa gestion, c’est lorsque l’intéressé a cru devoir prêter 15 milliards d’UM à la société privée en charge de la construction du nouvel aéroport international de Nouakchott. C’est là un cas d’irresponsabilité  caractérisée qui se passe de tout commentaire, impossible à imaginer sous la gestion des ‘Pères Fondateurs’.

8.       Au plan de la gestion des ressources humaines et des nominations aux postes de responsabilité de la société, l’attitude de M. OUDAA a été exactement celle d’un caporal bombardé au grade de général et promu à la tête d’une armée. En effet, le nouvel ADG a immédiatement commencé par écarter les vrais cadres sur lesquels la SNIM a longtemps reposé (KHALIFA, MOCTAR OULD TALEB, MOHAMED VALL OULD TLEIMIDI, DIDI OULD BIHA) pour les remplacer par des hommes de paille à sa dévotion.
Aujourd’hui, la SNIM n’a plus aucune crédibilité. Seul un prix encore élevé du minerai de fer permet de cacher l’énorme chaos dans lequel l’actuel ADG a durablement plongé la société. Mais l’arbre des prix peut-il continuer à cacher la forêt que constitue ce chaos ? Pour combien de temps encore ? Ne pourrait-on pas dire finalement qu’au niveau de la gestion des ressources humaines, M. OUDAA se démarque, là aussi nettement, de la ligne des ‘Pères Fondateurs’ ?
9.       On ne saurait terminer cette longue énumération de frasques sans citer, à titre anecdotique, le petit cadeau de 50 millions d’UM offert par l’ADG ou plutôt le Roi OUDAA aux MOURABITOUNES. Cela rappelle les petits jetons que les flambeurs des grands casinos donnent comme pourboire au croupier lorsqu’ils font de gros gain.  Là aussi, rien dans la voie des ‘Pères Fondateurs’ ne pouvait inspirer l’actuel ADG pour faire un tel geste, au moment où d’autres priorités l’interpellent dont la moindre n’est pas la nécessité de normaliser la situation des travailleurs dits ‘journaliers’.  En fait et au terme de cette revue forcément incomplète car la transparence et la disponibilité de l’information ne sont pas la marque dominante de la société, une constatation simple s’impose : nous sommes bel et bien en présence d’un royaume s’étendant de Chami jusqu’à Bir Mogrein sur lequel règne en maitre absolu le Roi OUDAA, sans Cour des Comptes, sans IGE, sans morale, sans esprit des Pères Fondateurs de la SNIM dont le civisme, le patriotisme, la sobriété et le mépris pour l’argent constituaient  à eux seuls des gages de bonne gestion.
Puisque le Roi OUDAA ne possède pas  ces qualités, alors  agissons vite pour arrêter ses frasques, il y a péril en la demeure .
Ely Salem Ould Bakar
Source : Mauriweb.info

Boghé : Formation des Enseignants de trois Moughataas sur l’importance du Jardin Scolaire - [PhotoReportage]


Boghé : Formation des Enseignants de  trois  Moughataas sur l’importance  du Jardin Scolaire - [PhotoReportage] L’initiative émane de l’ONG – ESD (ensemble pour la solidarité et le développement) en partenariat avec l’UNICEF. Cette formation a eu lieu à Ganki-Diéry un village situé dans la commune de Boghé, ce Samedi 25 Janvier 2014.

20 enseignants issus des trois Moughataas : Boghé, Bababé et M’Bagne ont été formés sur les thématiques suivants : l’importance des jardins scolaires, les techniques de semence et les techniques d’utilisation des produits phytosanitaires.

L’objectif final c’est d’abord : d’amener les enfants (élèves) à saisir l’importance des produits maraîchers dans l’équilibre alimentaire et nutritionnel, ensuite, initier les enfants sur la culture et la protection de l’environnement.

Les écoles ciblées pour la formation dans ces trois Moughataas sont : Ecole1 de Boghé, Touei-Diéry, Thidé, Ary Hara, Diawaldi Manwgo, Dawaléle, M’Bahé, Abdalla Diéry, Aéré M’Bar, Bababé 1 et 2, Waboundé, Ganki Diéry, Sarandogou, Liliya, Chinguelel, Seno Boussobe, Windingue, Abbaye et Zemzem.

L’ONG – ESD a choisi 6 enseignants dans la Moughataa de Bababé, 6 autres de M’Bagne et en fin 6 éducateurs dans la Moughataa de Boghé. Ce séminaire de formation était assurée par les formateurs de l’ong : Mr Ba Abdoul agent agricole, N’diaye Amadou Mamadou de M’Bagne, Ba Amadou Djiby de Bababé et ces derniers sont assistés de Safiétou Abou Diallo assistante financière de l’ong et Aissata Abdoulaye M’Bodj animatrice.

Les séminaristes ont eu à débattre entre autres et dans les questions diverses : comment faire le plan de préparation du jardin, la clôture, brise vent, points d’eau, les terres fertiles, Aménagement de la terre, le traitement du sol, fumière du sol et un calendrier cultural.

Après, l’apprentissage dans la salle, ce fut la phase de la pratique dans le jardin de l’école de Ganki Diéry où tous les 20 enseignants se sont retrouvés pour démontrer et mettre à l'épreuve ce qu’ils viennent d’apprendre tout de suite, sous la supervision du coordinateur du projet Mr Nango Ba dit Elhadj Ba.

Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel (Hebdomadaire - Mauritanoix)



Avec Cridem, comme si vous y étiez...













Les documents historiques qui racontent Oualata, cité carrefour pour le commerce transsaharien

Les documents historiques qui racontent Oualata, cité carrefour pour le commerce transsaharien Un historien mauritanien a effectué un précieux travail de recherche sur les archives familiales de Oualata. Ces documents racontent l’histoire des caravanes transsahariennes qui faisaient escale dans cette cité carrefour, revenue au premier plan à l’occasion du dernier festival des villes anciennes (13-16 janvier).

Les documents recueillis par l’historien Ahmed Maouloud Ould Eida révèlent de précieux enseignements sur les usages passés des habitants de Oualata, dans le sud de la Mauritanie.

La ville, inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996, est restée longtemps une étape renommée sur la route des caravanes transsahariennes. Une véritable cité carrefour où les marchands s’échangeaient le sel du Sahara contre l’or du Soudan mais aussi les esclaves.

- Monsieur Ould Eida, quel genre de documents avez-vous trouvé à Oualata ?

- J’ai trouvé des documents que l’on appelle les kanânîch, ce sont des recueils pour toutes sortes de pièces documentaires. On y trouve des actes d’achat, de vente, de don, de mariage ou de divorce, des correspondances, des décisions de justice ou des témoignages de répartition d’héritage et d’autres documents comme les pièces comptables des caravanes «Zimam» qui sont très détaillées. Ces pièces servaient à faire l’inventaire des achats et des ventes.


«Le commerce transsaharien était très bien organisé»

On trouve également des détails sur les lieux de chargement et de déchargement. Certains de ces documents datent de la fin du 18ème siècle. Ce sont des pièces très précieuses. Elles nous rappellent que le commerce transsaharien était très bien organisé. J’ai également pu mettre la main sur un manuscrit très rare dans une bibliothèque. Son auteur se nomme Al-Akhdari. Il a écrit ce texte en pulaar mais il l'a calligraphié en arabe. C’était destiné aux peuls qui ne parlaient pas bien l’arabe.

- Depuis quand la ville de Oualata existe-t-elle ?

- On ne le sait pas exactement. Avant Oualata, il y avait un village soudanais nommé Birou et peuplé de populations noires. Ce village a subsisté jusqu’à l’occupation berbère. La ville de Oualata telle que nous la connaissons aujourd'hui a été fondée suite à la chute de l’empire du Ghana par des commerçants soninkés et arabo-bérbères qui fuyaient Koumbi-Saleh pour se réfugier à Birou.

Il y a une relation entre la chute de la capitale de l’empire du Ghana et la fondation de Oualata. Ce sont des agglomérations situées dans la région du Hodh, à la frontière entre deux mondes, le monde arabo-berbère et le Soudan. Deux mondes qui dépendaient de cette économie du sel et de l’or.

- Comment la ville a-t-elle évolué au fil du temps ?

- Le Ksar de Oualata tient une place prépondérante dans l’histoire de l’ouest saharien. Ses premiers habitants étaient des noirs du Sahel soudanais. Ils ont été chassés par les nouveaux arrivants berbères. Des tribus Sanhaja de la fraction Massoufa se sont ensuite installées dans la ville. Il s’agissait de guerriers mais fait étonnant, ce sont des hommes qui se sont instruits par la suite et qui sont devenus des érudits.

«Oualata tient une place prépondérante dans l’histoire de l’ouest saharien»

Le savoir islamique a été diffusé depuis Oualata vers Ouadane, Tichit, Chinguetti et les autres villes de la région. L’évolution de la culture arabo-musulmane dans les villes de Mauritanie au 18ème et 19ème n’est pas venue directement du Maroc.

- Y avait-il un mode de vie particulier à Oualata ?

- Les habitants de Oualata se sont bien acculturés avec les soudanais. Ils sont imprégnés d’influences soudanaises. Prenez les habitudes alimentaires. Les habitants de Oualata mangent très pimenté. Ils ont une variété de plats qu’on ne trouve pas ailleurs. Et cela est lié à l’acculturation avec les populations venues du Soudan. Ils ont également pris beaucoup des habitudes de vie de Tombouctou. Il y a une proximité géographique entre les deux cités.

- Les habitants des deux cités communiquaient beaucoup entre eux ?

- Plusieurs historiens évoquent les liens séculaires entre les deux villes. Les érudits de Tombouctou et de Ouadane échangeaient beaucoup. Les marocains établis à Tombouctou au début du 16ème siècle allaient parfois jusqu’à Oualata pour chercher les gens qui les fuyaient. Et les caravanes couvraient toute cette zone là. Au 17ème siècle, Mahmoud Saadi a écrit un ouvrage sur l’histoire du Soudan. Il affirme que la cité de Oualata a été fondée avant Tombouctou. Et selon lui, c’est après la fondation de Tombouctou que Oualata a commencé à perdre de son attrait dans la région.

- Oualata se caractérise aussi par son architecture très particulière avec notamment des façades richement décorées.

- Oui et c’est différent de Tichit, Chinguetti et Ouadane, des villes où la pierre sèche est utilisée dans la construction. A Oualata, on couvre la pierre sèche avec de l’argile, une caractéristique de l’architecture soudanaise. Il y a bien sur l’influence saharienne avec la pierre comme structure de base mais à Ouadane, on utilise une variété d’argile particulière afin de produire ces belles décorations murales.

En visitant la ville, on peut découvrir de très beaux monuments influencés à la fois par l’architecture soudanaise de Djenné et Tombouctou mais aussi par l’architecture saharienne telle qu’on la connaît à Chinguetti et Ouadane.




Zoueratt/ Cérémonie d’hommages à Ball Amadou Tidjane, élu 1er adjoint au maire - [PhotoReportage]

Zoueratt/ Cérémonie d’hommages à Ball Amadou Tidjane, élu 1er adjoint au maire - [PhotoReportage] Après la cérémonie d’investiture du maire élu de la commune de zouerate, Cheikh ould Baya, le conseiller Ball Amadou Tidjane, 1er adjoint au maire, a eu droit ce 25 janvier à son domicile à une soirée en son honneur.

A l’origine de ces honneurs, l’Initiative Ball 2013 dont les représentants ont salué la disponibilité de leur leader politique, sa vertu, son courage, son engagement sans faille et sa contribution à la victoire du parti au pouvoir dans une ville traditionnellement frondeuse et acquise à l’opposition.

D’autres ont appelé les partisans et sympathisants à appuyer, épauler Ball Amadou dans cette lourde tâche pour accomplir les charges qui lui incombent, rappelant à la préservation des acquis du mouvement et à la consolidation des liens.

Prenant la parole, Ball Amadou Tidjane a remercié l’assistance pour le travail colossal qui honore sa communauté à laquelle revient le mérite de la victoire de l’UPR dans cette circonscription électorale. « Cette victoire, cette distinction sont les vôtres », affirme-t-il.

Avant d’ajouter, « lors de la campagne, nous avions choisi de travailler pour le parti-Etat en tant que rassemblement de représentants d’une communauté fière d’elle, qui a le sentiment de la dignité personnelle, le parti a gagné grâce aux efforts de tous ».

Ball a déclaré que lors d’une rencontre avec la fédération du parti une motion de reconnaissance des instances dirigeantes de l’UPR ainsi du président de la République leur a été transmise car, dit-il, Zouerate est une ville difficile à gagner par le parti au pouvoir.

Revenant sur les péripéties de son élection, Ball précise « Dans la même foulée, le parti a donné feu vert au maire élu pour la désignation de ses cinq premiers adjoints. Devant l’appétit, les postulants étaient nombreux, raison pour laquelle, Ould Baya a demandé à chacun de fournir son C.V., sur la base desquels il a pris cinq conseillers, après le dépouillement, nous avons obtenu 18 voix sur 21 ».

Le 1er adjoint au maire, a, dans son allocution insisté sur la préservation de l’unité nationale, le rassemblement de toutes les populations. « le travail commence tout de suite, la commune est pour tous les citoyens mais pas pour le parti, nous travaillerons avec tout le monde dans l’intérêt des populations, le programme du candidat sera réalisé, la priorité immédiate c’est l’alimentation en ’eau qui sera réglée dès la fin du mois de février », déclare-t-il.






Avec Cridem, comme si vous y étiez...