mardi 3 septembre 2013

Hommage à Ely Cheikh (Cheikhna) Ould Momma.

Je transmets mes condoléances attristées à toute la Mauritanie, à la famille Ehl Cheikh Mohamed Vadel , Ehl Cheikh Melainine, et Ehl Cheikh Saadbou. A momma , A Biyah , à Teti son épouse, fidèle , loyale, constante , à tout les Atarois et les habitants de Dayra et à tout ceux qui l’ont aimé. Le décès de notre savant et érudit musulman , fut un choc ; Non pas , parce que nous pensions qu’il ne pouvait pas mourir mais plutôt , parce que nous savions que sa mort symboliserait la disparition d’un certain État de grâce. J’ai pris le temps d’accuser le choc, ce soir , je prends le temps du souvenir et de la mémoire.
Qui était Ely Cheikh Ould Smaside Momma ?
Un homme , un dévot , et pour beaucoup un saint , un père , un exemple. Son humilité, sa simplicité et sa générosité , sont les premières caractéristiques que vous pourrez mettre à son crédit. Mais n’en doutez pas , elles ne sont pas les seules. En Mauritanie , nous révérons nos savants et érudits, et suivant les enseignements de leurs vies , nous les portons de leur vivant au pinacle de la sainteté et au moment de leur mort , nous pleurons certes l’individu mais aussi son savoir qui s’en va. Savez-vous combien de personnes portent le prénom de cet illustre homme qui vient de nous quitter ? Vous ne sauriez en vérité les dénombrer , car de la première région dont il est originaire , à la dernière , au moins une famille sur deux , à en sons sein , un Ely Cheikh. Sa renommée , quant à elle , dépasse nos frontières , pour se propager à nos pays frères et voisins , où ses élèves (Tlamid) se comptent par milliers. Elle traverse les océans , aux Etats-unis , au Canada , en Suède etc… J’ai une pensée particulièrement émue , en songeant , qu’en ces temps de troubles , où notre religion subit des attaques de l’intérieur comme de l’extérieur, nous aurions plus que jamais eu besoin de lui , de sa sagesse , de son ouverture , de son intelligence et de sa bonté. Mais Dieu rappelle à lui les meilleurs d’entre nous et nous sommes soumis à ses décisions. Wa inali lahi wa ina ileyhi rajioun. Je terminerais en ajoutant , que Ely Cheikh Ould Momma , dans ces derniers jours , fut accompagné et entouré non seulement par sa famille , mais par ses élèves et proches (Ainina ould Eyih , Maurice Benza, docteur ould 3yeh etc..) ses compatriotes qui vivent à Paris , l’état en la personne de l’attaché militaire , qui se rendait quotidiennement prendre de ses nouvelles, l’ambassadeur et le corps diplomatique Mauritanien.
Nayra Cimper
Source : Adrar Info (Mauritanie)

dimanche 1 septembre 2013

Roti / Boghé : Echec d’une tentative d’enlèvement d’un mineur !

Ce jeudi vers 14 heures, Moussa Ould Maata Moulana (10 ans) était entrain de jouer avec ses amis à côté d’une mare située à quelques encablures de son village (Roti à 16 km à l’est de Boghé) quand il a été interpellé par un homme de race blanche perché sur son chameau qui lui propose de l’accompagner. Ebahis par cet acte insolite, les amis de Moussa accoururent vers le village pour informer ses parents. Ces derniers ne tardèrent pas à réquisitionner deux véhicules et une charrette pour poursuivre le fugitif. C’est près d’Ari Hara, localité située à 8 km de là que l’enfant a été retrouvé entrain de garder un troupeau de chameau pendant que son ravisseur et deux de ses compagnons sirotaient tranquillement leur thé à côté. Interrogé sur ses motivations, l’homme (qui appartient à la tribu des Le’leïb de Boutimit) affirme avoir « obtenu au préalable l’accord de l’enfant qui se serait engagé à se mettre à ses services contre une somme de 20 000 UM par mois ». « Je lui ai d’ailleurs fait une avance de 100 UM après qu’il ait accepté de repartir chez lui prendre ses habits pour me suivre », a-t-il révélé aux parents de l’enfant. Après ces révélations fracassantes, l’homme est conduit à la brigade de gendarmerie de Boghé qui avait été déjà informée de la disparition de l’enfant. Selon ses oncles (Maata Moulana O. Bouh, Ahmed Vall O. Hamza et Cheikh O. Alioune), le ravisseur a répété la même version aux gendarmes qui l’ont interrogé c’est-à-dire que « l’enfant l’a suivi de son propre gré ». Un argument que la victime a rejeté affirmant que « l’homme l’a contraint à l’accompagner ». Il faut cependant préciser qu’après que son ravisseur lui ait proposé de l’employer contre une somme de 20 000 UM (dont une avance d’un billet de 100 UM qui porte le N° AE 58 98 555 A) l’enfant est reparti chez lui pour prendre ses habits. Mais selon ses oncles, ses parents n’étant pas sur place, il aurait dit à sa tante (une mineure comme lui) qu’il doit se rendre à Wabboundé saluer sa grand-mère. Le présumé ravisseur est placé en garde-à-vue à la Brigade de gendarmerie de Boghé après son 1er interrogatoire. L’enfant a quant à lui été remis à ses parents. Selon le chef du village de Roti, c’est le 2e enlèvement du genre dans cette localité après celui de Brahim O. Samba Aboye qui n’a jamais été retrouvé depuis 2003. (Affaire à suivre).
Boghé : Marche de protestation contre l’enlèvement de Moussa O. Mata
Des dizaines de personnes ont marché ce dimanche en fin de matinée à l’appel des organisations de défense des droits de l’Homme (IRA et AMDH notamment )pour protester contre l’enlèvement jeudi à Roti de Moussa O. Mata Moulana par un berger de chameau. Les manifestants qui ont emprunté la digue reliant Boghé Dow à Boghé Escale, scandaient des slogans tels que : « Hourriyya » (liberté), « Laa lil ouboudiyya » (Non à l’esclavage). Ils brandissaient également une banderole sur laquelle on pouvait lire : « IRA condamne l’acte odieux de l’enlèvement d’un mineur », « Pour une fois que justice soit faite !». La marche à laquelle a pris part le député Sy samba, a abouti à la mouqata’a où le Hakem mouçaïd entouré des chefs des corps de sécurité est sorti les recevoir avant de leur demander de désigner des délégués. A l’issue d’une audience qui a duré plus d’une trentaine de minutes, les défenseurs des droits de l’Homme ont exigé « l’application stricte de la loi en vigueur pour que plus jamais ce crime odieux ne se reproduise ». Pour les représentants locaux des OSC auxquels se sont joints des militants de l’APP, « les lois sont souvent appliquées de façon interprétées de manière tendancieuse par l’administration et les juges au profit des classes dominantes ». Le Hakem mouçaïd et le Chef de la brigade de gendarmerie ont assuré quant à eux que « l’accusé a été placé en garde-à-vue puis auditionné » avant de demander aux OSC « de laisser la justice faire son travail et de lui faire confiance ». Notons que le présumé ravisseur, l’enfant et ses parents ont été déférés ce matin devant le Tribunal régional d’Aleg où ils ont été entendus par le Procureur de la république. Les associations nationales de défense des droits humains ont afflué très tôt ce matin devant le Palais de justice pour soutenir l’enfant et se constituer partie civile dans cette affaire.
Source : Dia Abdoulaye /div>

La chamelle de feu Ely Cheikh meurt quelques heures après l’inhumation de son maître

Des sources locales ont révélé à l’agence anba.info que feu Cheikh Ely Cheikh Ould Moma avait l’habitude de consommer le lait d’une chamelle unique de son troupeau de camelins, que certains de ses disciples les plus proches traient soigneusement pour lui servir son lait. L’animal surnaturel n’a cessé de blatérer de toutes ses forces depuis le début du malaise du Cheikh. La chamelle mourût 24 heures après l’inhumation d’El Marhoum, à laquelle ont assisté des milliers de disciples d’El Weli Salih, précédée d’une prière collective sur la dépouille dirigée par l’éminent érudit mauritanien Cheikh Mohamed El Hacen Ould Dedew. Non loin de ce sujet, des informations persistantes indiquent que Cheikh Mohamed Vadel Ould Ely Cheikh Ould Moma se prépare à hériter le pouvoir spirituel et socioéconomique de son feu père,accompagné dans sa dernière demeure par toutes les élites mauritaniennes religieuses, officielles, intellectuelles, affairistes venues de toute part lui présenter les derniers adieux.
atlasinfo.info

samedi 31 août 2013

Inhumation d’Ely Cheikh : la prière funéraire a fait polémique à Atar

Le Cheikh Mohamed El Hacen Ould Deddew a eu le privilège de diriger la prière funéraire lors des obsèques d’Ely Cheikh Ould Momma qui ont eu lieu hier à Atar. Plusieurs milliers de personnes ont assisté à cette prière. Le nombre dépassait peut être même la population d’Atar. La prière terminée, une polémique éclata immédiatement : Certains Atarois n’étaient guère contents de voir Deddew dirigeait la prière funéraire. Pour deux raisons : la première est liée à l’appartenance de Deddew au courant wahhabite alors que le défunt Ely Cheikh est un adepte du soufisme, un courant considéré comme anti-wahhabite. La seconde raison est liée au fait que la prière n’avait pas été dirigée par l’Imam de la mosquée d’Atar. Ely Cheikh de son vivant a toujours prié derrière l’imam en question. D’autres Atarois par contre ont pris la défense de Deddew. Selon eux le Cheikh devait diriger la prière car l’affluence était telle que l’Imam de la mosquée d’Atar qui était venu en retard à la mosquée ne pouvait se frayer en chemin pour se retrouver en tête de la foule alors que Deddew se trouvait au bon endroit au moment.
Source : Taqadoumy (Mauritanie)

Des diarrhées mortelles dans plusieurs régions du pays

Plusieurs cas graves de diarrhées sont signalés dans plusieurs régions du pays, notamment à Nouakchott et au Trarza. Les victimes sont généralement les enfants en bas âge et les personnes âgées. A Boutilimitt de nombreux cas ont été signalés et des personnes touchées par l’épidémie ont été hospitalisées d’urgence. A Nouakchott des malades ont été transporté d’urgence à l’hôpital Cheikh Zaid et d’autres centres médicaux. L’épidémie serait liée aux récentes pluies. Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité Source : Taqadoumy (Mauritanie)

L’accident d’un poids lourd fait des victimes à Kamour

Un camion a fait un accident dans les environs de la localité de Kamour, relevant de la moughataa de Guerrou à l’entrée de la wilaya de l’Assaba après El Ghayré, vendredi 30 aout courant en milieu de journée. L’accident a causé la mort de l’un des passagers du poids lourds et la blessure de deux autres. Selon des premières informations sur ce drame routier, le camion a fait plusieurs tonneaux suite à son passage à vive allure sur une partie argileuse de la route. 1622 accidents routiers ont été enregistrés au cours de l’année 2012 en Mauritanie pour la période comprise entre avril et juin. L’excès de vitesse, l’impraticabilité par endroits des routes, les défaillantes techniques des véhicules et l'ignorance du code de la route par les automobilistes sont les principales causes à l’origine de ces drames. Selon le ministère des transports et de l’équipement 80% de ces sinistres sont dus à des négligences humaines, dont 49% liés aux fautes d'inattention (non observance du code routier), 30% à des excès de vitesse et 13% à des mauvaises initiatives, cependant les 7% restants ne sont liés à des problèmes mécaniques et 1% non répertoriés ». Le nombre des victimes pour la même année des accidents de la circulation a atteint 168 personnes tuées, en plus de milliers d’autres blessées alors que les pertes matérielles sont estimées à 10 milliards d’UM, ce qui représente entre 1% et 2% du PIB, selon le ministère de l’Equipement et des Transports. Source : Rapide Info (Mauritanie)

Nouveau suicide d’un rapatrié du Sénégal au village Errabi-i

Khalidou Djiby Sow, né en 1990, ex réfugié mauritanien au Sénégal, se serait suicidé dans la localité d’Errabi-i relevant du centre d’arrondissement de Dar El Barka dans la moughataa de Boghé dans la wilaya du Brakna à 14 km. Les mobiles du drame, qui rappelle celui de Regba 3 dépendant également de la commune de Dar El Barka , survenu il y a environ deux mois, d’un jeune homme retrouvé pendu, n’ont pas encore été identifiés. Les rapatriés traumatisés par des décennies de déportation à l’étranger ont rencontré d’énormes peines dans leur réinsertion dans le tissu social et économique national depuis leur retour au bercail, surtout la récupération de leurs biens fonciers expropriés pendant leur longue absence par de nouveaux occupants.
Source : Rapide Info (Mauritanie)

Suicide d’un jeune au Hodh Gharbi

Un jeune répondant au nom de Mohamed Ould Nave, marié et père d’un enfant s’est suicidé dans la localité Ghlig Smalil dans la wilaya du Hodh Garbi vendredi 30 aout courant. Les mobiles du suicide restent toujours inconnus. Le jeune s’est tué par pendaison dans l’une des pièces de la maison, après avoir fait ses adieux à ses parents quelques minutes auparavant. Profondément attristés par cette mort tragique, les parents du suicidé pensaient qu’il sortait pour des besoins personnels, sans jamais eu le moindre soupçon qu’il voulait mettre terme à sa vie.
Atlasinfo

Roti / Boghé : Echec d’une tentative d’enlèvement d’un mineur (détails)

Ce jeudi vers 14 heures, Moussa Ould Maata Moulana (10 ans) était entrain de jouer avec ses amis à côté d’une mare située à quelques encablures de son village (Roti à 16 km à l’est de Boghé) quand il a été interpellé par un homme de race blanche perché sur son chameau qui lui propose de l’accompagner. Ebahis par cet acte insolite, les amis de Moussa accoururent vers le village pour informer ses parents. Ces derniers ne tardèrent pas à réquisitionner deux véhicules et une charrette pour poursuivre le fugitif. C’est près d’Ari Hara, localité située à 8 km de là que l’enfant a été retrouvé entrain de garder un troupeau de chameau pendant que son ravisseur et deux de ses compagnons sirotaient tranquillement leur thé à côté. Interrogé sur ses motivations, l’homme (qui appartient à la tribu des Le’leïb de Boutimit) affirme avoir « obtenu au préalable l’accord de l’enfant qui se serait engagé à se mettre à ses services contre une somme de 20 000 UM par mois ». « Je lui ai d’ailleurs fait une avance de 100 UM après qu’il ait accepté de repartir chez lui prendre ses habits pour me suivre », a-t-il révélé aux parents de l’enfant. Après ces révélations fracassantes, l’homme est conduit à la brigade de gendarmerie de Boghé qui avait été déjà informée de la disparition de l’enfant. Selon ses oncles (Maata Moulana O. Bouh, Ahmed Vall O. Hamza et Cheikh O. Alioune), le ravisseur a répété la même version aux gendarmes qui l’ont interrogé c’est-à-dire que « l’enfant l’a suivi de son propre gré ». Un argument que la victime a rejeté affirmant que « l’homme l’a contraint à l’accompagner ». Il faut cependant préciser qu’après que son ravisseur lui ait proposé de l’employer contre une somme de 20 000 UM (dont une avance d’un billet de 100 UM qui porte le N° AE 58 98 555 A) l’enfant est reparti chez lui pour prendre ses habits. Mais selon ses oncles, ses parents n’étant pas sur place, il aurait dit à sa tante (une mineure comme lui) qu’il doit se rendre à Wabboundé saluer sa grand-mère. Le présumé ravisseur est placé en garde-à-vue à la Brigade de gendarmerie de Boghé après son 1er interrogatoire. L’enfant a quant à lui été remis à ses parents. Selon le chef du village de Roti, c’est le 2e enlèvement du genre dans cette localité après celui de Brahim O. Samba Aboye qui n’a jamais été retrouvé depuis 2003. (Affaire à suivre).
Dia Abdoulaye

jeudi 29 août 2013

Urgent: Ould Abdel Aziz à Atar pour les obsèques du cheikh Ely Cheikh Ould Momma

Des sources généralement bien informées ont indiqué, il y a peu, que le président Mohamed Ould Abdel Aziz, est arrivé à Atar, capitale de l’Adrar où il doit assister aux obsèques de l’illustre disparu Ely Cheikh Ould Momma, décès en France il y a deux jours. Cependant les médias officiels n’ont pas encore confirmé cette information de la présence du chef de l’Etat à Atar.

Portrait de Amadou Mamadou Sow alias Bocar Haby, guérisseur de Sarandogou

Modeste et effacé, nous l’avons trouvé couché sur une natte entourés des membres de sa famille. A la question de savoir si le vieux est polygame, c’est son beau frère, Oumar N’ Gaîdé qui répond en le taquinant, « celui-là est signataire de la charte de la monogamie ». Le visage ridé, la taille courte, Bocar Haby comme le surnomme les M’Boneois et M’Boneoises est un septuagénaire père de 9 enfants dont trois filles qui vivent avec lui dans la maison familiale. Ce cultivateur qui pratique aussi l’élevage possède des dons dans la guérison des douleurs rhumatismales, les douleurs articulaires. Ce qu’on appelle couramment en langue pulaar « Daawdé ». Ce vieil homme qui a l’ère fatigué soigne les douleurs rhumatismales, maladie qui aujourd’hui frappe beaucoup de personnes allant jusqu’à rendre infirmes certaines d’entre elles. Moi, dit-il « j’ai hérité ce savoir faire de mes ancêtres» lorsque nous l’avons rencontré dans sa vaste cour familial sous l’ombre d’un arbre. Le guérisseur Bocar Haby se déplace à l’aide de ses deux béquilles, c’est donc un handicapé physique qui excelle dans l’art de guérir les rhumatismes. Les patients souffrant de douleurs rhumatismales qui viennent le voir à Sarandogou, sont logés et nourris à ses propres frais jusqu’à leur guérison. Et c’est seulement après la guérison que la personne est obligée de verser au guérisseur la somme de 13 000 Um ou une chèvre qui coûte l’équivalent en espèce. Le patient qui débarque chez lui, est d’abord soumis à une séance d’observation qu’il effectue lui-même pour prédire s’il peut le guérir ou pas. Et c’est à la lumière des résultats de cette consultation facturée 200 Um que le guérisseur prend la décision d’interner le malade ou de l’orienter ailleurs, vers la médecine moderne. Les malades viennent de contrées lointaines de la Mauritanie, du Sénégal, du Mali pour se soigner. Parfois, des patients sont emmenés enveloppé dans des couvertures et qui ne bougent pas. Mais au bout de quelques mois, ils reprennent forme et commencent à marcher et à faire usage de leurs membres. On peut citer le cas de Mamoudou Baîdy Diallo, Imam adjoint de la mosquée de Boghé Dow, Samba Hamma Wagne entre autres. Le septuagénaire n’accepte jamais d’empocher l’argent si son patient n’est pas guérit. Sarandogou, ce gros village, naguère «quartier latin de Boghé», est devenu ces dernières années avec la recrudescence des maladies rhumatismales, la destination des malades qui souffrent de cette pathologie. Et pour avoir la chance, de guérir auprès de Bocar Haby, le patient ne doit pas consulter la médecine moderne. Et le traitement que le guérisseur de Sarandogou offre aux malades souffrant de rhumatisme, est fait à base de mil mélangé avec d’autres propriétés. Le massage aussi accompagné d’incantations du guérisseur ont fait du bien déjà à de nombreuses personnes qui voient en lui un sauveur. C’est le sentiment qui anime Fama Fall et Dieynaba, des patientes qu’on rencontrées sur place. Le guérisseur de Sarandogou n’a jamais obtenu une quelconque subvention provenant d’une institution de l’Etat ou d’un organisme privé malgré le nombre grandissant de personnes qu’il entretien chez lui. Son savoir faire, ses pouvoirs mystiques, il les a transmis pour l’instant à ses fils, Tahirou Sow (instituteur de formation) et ses frères. Mais sa fille Ramata Amadou Sow et ses autres sœurs doivent encore patienter rappelle le guérisseur.
Source : Le Terroir (Mauritanie)

lundi 26 août 2013

Melga: Une femme blessée par balle au cours de festivités nuptiales

Dimanche dans l’après midi, une femme nommée Tahia Mint Sidi Aly, fut blessée par balles, dans la localité de Boudaraa, 30 km au Sud-est de Kiffa située dans la commune rurale de Melgue relevant également de la moughataa de Kiffa. La victime allaitait son bébé dans son domicile, quand une balle perdue l’atteint au bras, venant d’une arme automatique manipulée au cours de festivités de mariage. Le détenteur de l’arme répondant au nom de Béchir Ould Mekssa, tirait des rafales lorsque son bras s’est légèrement incliné en direction du domicile de la victime non loin du lieu du mariage, provoquant ainsi le drame. Il est actuellement entre les mains de la gendarmerie, quant à la victime sa vie est hors danger. Ce genre de drame est fréquent en brousse où on fait couramment usage des armes à feu dans les festivités de mariage. On se souvient encore à Kiffa, d’un mariage dans les années 80 lorsque trois personnes avaient trouvée la mort et plusieurs autres blessées dans des circonstances identiques.
Source : Mauriweb (Mauritanie)

Cheggar : Un adolescent en blesse un autre grièvement

Mohamed mahmoud O Taleb Brahim (15 ans) a été grièvement blessé, hier soir, par son ami, du nom d’Elyezid O Isselkou, avec une arme blanche. Mohamed qui souffre de plusieurs blessures sur différentes parties de son corps a été transporté d’urgence à l’hôpital d’Aleg pour y être soigné ; La bagarre entre les deux adolescents a débuté dans un lieu où se déroulait une cérémonie de mariage. Dans un premier temps les deux jeunes ont été séparés par des tierces personnes, avant de s’éloigner de la foule et de s’accrocher dans un duel sanglant.
Source : Taqadoumy (Mauritanie)

dimanche 25 août 2013

Les habitants de Sangrava barrent la route de l’Espoir

La route de l’espoir a été bloquée ce matin à hauteur de Sangrava à mi chemin entre Nouakchott et Kiffa. Les populations de cette localité du Brakna rassemblées sous la bannière « Initiative la Jeunesse de Sangrava » ont décidé ce matin de passer à la vitesse supérieure et de couper la route nationale qui relie l’Est et l’ouest du pays. Motif du courroux de ces populations l’absence d’eau et d’électricité et c’est organisé ce mardi matin un sit-in de protestation contre la pénurie d’eau que connait cette localité du Brakna depuis quelque temps. Les membres de cette initiative se sont rassemblés tout le long de la route de l’Espoir, qu’ils ont fini par bloquer en y disposant des pneus et des blocs de pierre. Rappelons que la jeunesse de cette localité a entamé en Avril et Mars dernier son mouvement de protestation par des sit in organisés devant la primature et le ministère de l’Intérieur. Cette même démarche de protestation avait été suivi auparavant dans la ville de Maghta-Lahjar, chef lieu du département jusqu’à ce que les autorités après de longues péripéties aient décidé de l’approvisionner à partir de « Bouhchicha », au nord d’Aleg, et distant de 100 km de leur localité.
Source : Mauriweb (Mauritanie)

Indiscrétions sur la dure bataille de la députation au sein de l’UPR dans certaines villes du pays

Le parti au pouvoir rencontre d’énormes peines dans ses tractations officieuses pour dégager dans toutes les circonscriptions parlementaires du pays, des candidats aux sièges des députés à pourvoir à la future Assemblée nationale qui jouiraient de l’unanimité de toutes les forces politiques locales. A quelques exceptions près, où des prétendants se dessinent clairement, les missions de l’Union Pour la République sont contraintes de reprendre à chaque fois les concertations pour pousser les antagonistes à s’accorder sur un candidat unique qui garantit les intérêts politiques des uns et des autres. Ci-après les cas de Barkéol, Timbedra et de Maghtalahjar. De cette dure bataille parlementaire, des sources indiquent que le député de Barkéol Mohamed Ould Bebana a été réinvesti pour ce siège pour un second mandat, avec l’attribution de la mairie au groupe des haratines. Toutefois, les mêmes sources soulignent que Ould Bebana Oncle demeure un obstacle pour le député Mohamed, en raison de l’opposition du premier à l’attribution de la mairie à d’anciens esclaves tout en tenant aussi à être reconduit. D’autres échos révèlent que l’accréditation de la candidature de l’ex ministre des affaires sociales, de la famille et de l’enfance Mme Moulaty Mint Moctar pour la liste nationale avec l’attribution de la mairie de Timbedra au fils de l’ex maire feu Ely Ould Cheikh Mohamed Lemine sont quasiment acquises. Toutefois des tiraillements persistent en raison du déséquilibre tribal né de ce choix politique, puisque des ensembles ethniques tel que Mechdhouv ne se voient pas réellement représenter par ces personnalités. A Maghtalahjar, le maire de la commune M. Taher Ould Veroua, ex transfuge de Hatem aurait claqué la porte aux concertations en cours menées par la mission de l’UPR pour lui choisir un successeur, qualifiant cette volonté d’exclusion d’humiliante à son endroit. Selon des proches du maire, l’homme pourrait rejoindre d’autres partis de la majorité particulièrement El Wiam, pour défendre sa popularité. Sur un autre plan, cette fois gouvernemental, des indiscrétions indiquent que l’actuel secrétaire général de l’agence nationale Tadamoun et ancien wali de Nouakchott M Sidi Maouloud Ould Brahim, mènerait une campagne tout azimut pour succéder à M. Mohamed Ould Boilil aux commandes du ministère de l’intérieur et de la décentralisation, s’appuyant pour cette fin, sur l’appui de groupes haratines et du Premier ministre pour des considérations tribales.
Source : Rapide Info (Mauritanie)

samedi 24 août 2013

L’armée prend le relais des bouchers grévistes à Akjoujt

Suite à l’échec des négociations entre les bouchers et la wilaya de l’Inchiri sur les conditions de commercialisation de la viande dans la ville d’Akjoujt et après la disparition de cette dernière denrée des étales de la cité, l’armée soutenue par des policiers a décidé de prendre le relais et d’approvisionner le marché de ce produit alimentaire, jusqu’à nouvel ordre. L’opération qui a surpris les habitants locaux, est intervenue à la suite des menaces proférées par les bouchers de molester violemment toute personne qui se permettra l’audace de disponibiliser la viande sur le marché de la ville sans avoir au préalable leur feu vert. Les habitants d’Akjoujt ont vivement salué cette alternative salutaire, estimant que l’intervention des forces armées et de sécurité était un succès du fait qu’elle s’inscrit dans la satisfaction de l’intérêt général au profit de citoyens démunis et désarmés devant le diktat des commerçants.
atlasinfo

jeudi 22 août 2013

Tagant Une sévère correction infligée à un enseignant par les gendarmes en faction à Goudiyé

Tout est parti d’une banale affaire de litige foncier opposant Boulkheir Ould Mamady et Abdallahi Ould Mohamed Abd tous deux résidents à Goudiyé (chef lieux de la commune de Boubacar Ben Amer). Le premier aurait été gardé à vue et passé à tabac ce matin par les gendarmes en faction à Goudiyé qui sont venus l’arrêter chez lui et conduit manu militari à leur poste. Selon un témoin, Boulkheir Ould Mamady enseignant de son état n’a opposé aucune résistance et a cherché en vain à avancer sa version aux gendarmes qui semblaient n’accorder aucune importance à ses propos. Les habitants de Goudiyé auraient organisé un sit-in pour exiger la relaxe de l’infortuné et c’est tard dans l’après-midi qu’ils auraient eu gain de cause. Selon diverses versions, le litige foncier qui oppose les deux hommes remonte de plusieurs années et aurait été soumis à maintes reprises à l’autorité administrative locale et un début de solution à l’amiable avait été trouvé pour clamer les ardeurs des deux parties. Et ce, selon des sources concordantes, malgré la pauvreté des preuves avancées par la partie représentée par le sieur Abdallahi Ould Mohamed Abd. Ce dernier aurait attendu le départ du chef d’arrondissement de Goudiyé pour se plaindre auprès de gendarmes qui auraient pris l’affaire en main. Au moment où nous mettons sous presse nous n’avons pas encore la version de la gendarmerie mais selon un témoin oculaire, ces derniers accuseraient Boulkheir Ould Mamady de détenir un couteau dans sa poche même si d'après notre source, ce dernier n’a pas menacé d’en faire usage. A noter enfin que le chef d’arrondissement absent aurait déclaré au téléphone au brigadier chef de la garde en service à Goudiyé qu’il n’a pas donné autorisation à la gendarmerie d’arrêter Ould Mamady. Khalil Sow-Tagant

mercredi 21 août 2013

Atar / Elections : les guéguerres tribales reprennent

Les dessous des moult différends tribaux entre les acteurs politiques en Adrar auraient pu rester secrètes n’aurait été la sortie d’un article sur Cridem publie le 18/08/2013 par le Secrétaire Général des Maires du Nord de Mauritanie : http://cridem.org/C_Info.php?article=646593 dans lequel il décrit sa propre lecture de la situation tribalo-politique actuelle en Adrar et a Atar en particulier. Aujourd’hui et au vu des démarches entreprises ces jours –ci par les missions de l’UPR dans la region, il n’est un secret pour personne que les guéguerres tribales ont bien commence : Le Boycott de l’Opposition et la faiblesse numérique des adhérents et cadres d’autres partis de la Majorité ne laisse sur l’échiquier électoral que le seul UPR. Ainsi, concernant la Mairie d’Atar , quatre dossiers de candidature sont d’ores et déjà présentés a la commission. Il s’agit du maire sortant Sid’Ahmed Ould H’maimed, de son ex-adjoint Boullah Ould Mogueya, de l’ancien secrétaire général de la même commune ( du temps de Sejad ) Aly Ould M’Haimed et de l’ancien gouverneur de Rosso Mohamed Mahmoud Ould Ahmed (O.Haj Moctar) . Ces candidats ne représentent que 3 tribus sur les 52 d’Atar dont chacune fait des pieds, mains, têtes et langues auprès de la commission UPR et des populations pour présenter un candidat au poste de maire . Cet engouement est né depuis l’année dernière, lorsque les autorités nationales et régionales ont ouvertement cautionné « la tribalisation » de la vie politique et sociale par l’intronisation festive officielle de certains chefs tribaux a Amdeir et Kanaoil. A défaut donc de partis politiques , les tribus et sous tribus s’agitent . La preuve : Concernant la députation, rien ne va plus au sein de la plus nombreuse tribu de l’Adrar qui détient depuis 2 décennies (par une femme) le poste de 2eme député d’Atar. Cette fois ci, la cohésion tribale a laisse place a l’éclatement et 7 candidats de cette même tribu postulent pour un titre. Cela, sans parler bien évidement des candidats que présenteront les 52 autres tribus et surtout cette nouvelle donne avec la parution du manifeste des Haratine et leur déclaration du 20 Aout 2013, exigeant un quota dans toutes les représentations institutionnelles. Les autorités font face aujourd’hui a un dilemme bien embarrassant.
Slama O.Ely Bouya
Source : Adrar Info (Mauritanie)

Mauritanie: 47 policiers grévistes placés en garde à vue

Les quarante-septe policiers qui étaient en grève de la faim, depuis samedi, à Timbedra (Est Mauritanie), ont été rapatriés et placés en garde à vue à Nouakchott, a appris Alakhbar de source informée. Cette décision vient après l'échec des tentatives du directeur adjoint de la Sûreté nationale mauritanienne de mettre fin à leur grève. Les grévistes (des agents, des brigadiers et un brigadier chef) appartiennent à la troisième compagnie de la Police de Nouakchott, protestent, depuis samedi, contre le non versement de prime pour accompagnement du cortège présidentiel dans l’Est du pays. Chacun réclame 9 jours de prime à raison de 5000 UM par jour, soit un totale de 45000 UM, a appris Alakhbar dimanche de source informée. Le directeur adjoint de la Sûreté nationale est arrivé à Timbedra pour trouver une solution à la crise. L'inspecteur de police Saleck Ould Ghazwani, chargé de verser la prime, se serait engagé, samedi à l'étape de Timbedra, de régler la situation. Mais à la grande surprise des protestataires, Saleck est rentré le lendemain à Nouakchott abandonnant les protestataires à Timbedra, selon ces derniers.
Source : Alakhbar (Mauritanie)

Conférence suivie de cérémonie de dédicace

A l’occasion de la parution du livre « Peuls et paysans de Mauritanie, les Halayɓe de Mauritanie », l’auteur mauritanien Amadou Oumar Dia et la Librairie Vents du Sud organisent une conférence suivie d’une cérémonie de dédicace, à Nouakchott, le Mercredi 28 Août 2013, à partir de 17 H 30, au Centre Africain des Conférences (CAC). Jusqu’à l’instauration de la frontière mauritano-sénégalaise en 1960, les Halayɓe, dont les terrains de culture s’étendent de part et d’autre du fleuve Sénégal, formaient une communauté homogène, réputée pour son esprit d’indépendance. Du côté mauritanien, le développement de la ville de Boghé, escale importante du trafic fluvial à l’époque coloniale, s’est traduit par l’implantation d’une école française qui a formé nombre de hauts cadres de l’État ainsi que de brillants intellectuels. Mais aujourd’hui, la jeunesse de la vallée, en mal d’avenir, tente d’émigrer par tous les moyens, fuit une région dévastée par l’échec des projets de développement. Traumatisée par les violences des années 1980-90 et par l’injustice et le chauvinisme d’État, la population vit sous la menace récurrente de conflits ethniques. Ce livre, qui dévoile toute la subtilité de la société paysanne du Fuuta-Tooro, a pour vocation de devenir un classique de l’histoire et de l’anthropologie mauritanienne.
Source : Bocar Bâ