lundi 6 février 2012

Des Français dans le Nord pour lever le ' blocus ' sur le tourisme (ministère)




Des Français sont arrivés à Atar (nord) dans un charter de touristes dans le cadre d'une opération dite de "levée du blocus" sur le tourisme en Mauritanie, affecté par les activités d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a annoncé lundi le ministère mauritanien du Tourisme.

Ce "charter de levée du blocus", parti de Paris, est arrivé dimanche à Atar, et il a été organisé "pour briser ce blocus qui a totalement cassé l'économie dans les régions du Nord, en particulier dans l'Adrar", affirme le ministère dans un communiqué reçu par l'AFP.

Aqmi a frappé la Mauritanie à plusieurs reprises par des attentats et des enlèvements d'Européens, poussant les opérateurs touristiques à arrêter leurs activités dans la région d'Atar, chef-lieu de l'Adrar où se situent Ouadane et Chinguitti, fleurons du tourisme dans le pays.

Le nord de la Mauritanie est classé par la France "zone rouge", fortement déconseillé aux touristes français qui font l'essentiel de ses visiteurs, d'après les organisateurs du festival des villes anciennes.

L'avion ayant atterri à Atar avait à son bord plus de 130 personnes dont "90% des opérateurs du secteur venus de leur propre gré pour appuyer cette opération, des organisations de solidarité internationales et des médias francophones", selon le texte.

Les tours-opérateurs, basés en France, sont: Route du Sahara, Allibert, Terres d'Aventures, Point Afrique, La Balaguère, Atalante, ATR, Club Aventure, Heroes Legende.

D'après le ministère, "ces invités de la Mauritanie constateront par eux-mêmes le niveau des efforts fournis pour leur assurer le meilleur séjour dans le désert, avec les conditions les plus optimales possibles et vont faire le parcours traditionnel Atar-Chinguitti".

"L'Etat mauritanien continue ainsi de s'impliquer pour lever les interdictions émises par les autorités de certains pays à leurs ressortissants de venir en Mauritanie", en lien avec des "circonstances (sécuritaires) qui ont aujourd'hui très fortement changé", ajoute-t-il.

Selon le ministère du Tourisme, la Mauritanie évolue "vers une plus grande maîtrise de l'espace mauritanien par les services sécuritaires et les autorités administratives, qui font un quadrillage strict du territoire et des zones de parcours".

La Mauritanie estime que ces craintes "n'ont plus de raison d'être pour la plupart des acteurs professionnels du secteur touristique", et que les interdictions des pays d'origine des touristes sont "caduques".

ANI

Djigueni : Une bande armée attaque des commerçants




A appris Alakhbar de sources de bonne foi, qu'une bande armée constituée encore d'hommes inconnus ont attaqué le samedi 4 février, des commerçants dans le village d’Ekrimel situé à 140 kilomètres de Djigueni (à l’est de la Mauritanie).

Ces hommes ont emporté une somme d’un million de francs CFA avant de s'effondre dans la nature, affirment nos sources.

Selon nos informations, les agresseurs ont d’abord ouvert le feu sur le véhicule des commerçants afin de l'immobiliser avant de commettre leur forfait.


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Source :
Alakhbar (Mauritanie)

dimanche 5 février 2012

Ministère du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme Communiqué




L’Etat mauritanien, à travers le Ministère du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme, continue de s’impliquer pour lever les interdictions émises par les autorités de certains pays à leurs ressortissants de venir en Mauritanie.
Cette interdiction, liée à des circonstances qui ont aujourd’hui très fortement changé vers une plus grande maîtrise de l’espace mauritanien par les services sécuritaires et les autorités administratives, qui font un quadrillage strict du territoire et des zones de parcours, n’a plus raison d’être pour la plupart des acteurs professionnels du secteur touristique.
Elle est d’autant plus caduque qu’en plus des efforts notoires et efficaces des autorités du pays, l’implication consciente et active des populations locales est de plus en plus expresse pour garantir la sécurité et le développement du tourisme dans ces régions, tous convaincus de son lien intime avec la sécurité des parcours et des espaces de déplacement des touristes.
Pour briser ce blocus qui a totalement cassé l’économie dans les régions du nord, en particulier dans l’Adrar, le ministère chargé du tourisme a organisé un charter qui viendra à Atar le dimanche 5 février 2012 avec à son bord plus de 150 personnes, dont 90% des opérateurs du secteur venus de leur propre gré pour appuyer cette opération, des organisations de solidarité internationales et des médias francophones.
Ces invités de la Mauritanie viendront constater par eux-mêmes le niveau des efforts fournis pour leur assurer le meilleur séjour dans le désert, avec les conditions les plus optimales possibles et vont faire le parcours traditionnel Atar – Chinguitti, avec un bonus d’une nuitée à Ouadane à l’occasion du festival. En effet, le ministère du Tourisme a fait coïncider l’arrivée de l’avion avec le festival des villes anciennes pour faire profiter au maximum ses invités de leur séjour dans notre pays.



samedi 4 février 2012

Accident sur la route de Ouadane : Un mort et plusieurs blessés




Le festival de Ouadane qui s’ouvre demain sous la supervision du président de la République sera endeuillé. En effet, un véhicule en partance vers cette ville ancienne s’est renversé à 70 Kms de la cité antique.

Bilan de l’accident : un mort et plusieurs blessé. Le disparu est Amar Ould Houeyriya, cadre au développement rural.

En cette douloureuse occasion, le PDG de la MEPIPS monsieur Mohamed Salem Ould Haiba et l’ensemble du personnel présentent leurs condoléances les plus attristées à tous les membres de la famille Ehl Houeyriya et pris Allah Le Tout Puissant d’accueillir le défunt en Son Saint Paradis, Amin !



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Source :
Le Véridique (Mauritanie)

Hodh-Gharbi:Implantation de camps pour les réfugiés touaregues



Les autorités mauritaniennes ont demandé aux autorités locales de la Moughataa de Kobenni, d'installer des camps d'hébergement pour les réfugiés touarègues fuyant les combats au Nord-Mali pour la Mauritanie , rapporte le correspondant d'Alakhbar à Kobenni.

Et selon notre correspondant, le Haken , le maire et les autorités sécuritaires de la ville se sont entretenus sur cette affaire afin de trouver une solution rapide. Il serait possible que des mesures nécessaires soient prises pour installer ces vagues de personnes fuyant les combats opposant l'armée malienne et les rebelles touarègues.

Selon des sources officielles , les wilayas de l'est de la Mauritanie ont connu depuis le début des combats au Mali, une importante affluence de réfugiés touarègues . Et les mêmes sources de préciser que plus de 4500 personnes dont des femmes et des enfants se trouvent actuellement dans la ville de Fassala(Néma) en Mauritanie.

ALAKHBA

Tiris Zemmour : Réunion interministérielle pour la validation du rapport de la Table Ronde pour le développement du Tiris zemmour.




Une réunion interministérielle sur la Table ronde pour le développement du Tiris Zemmour s’est tenue le jeudi 2 février 2012 au Ministère de l’intérieur et de la Décentralisation.

L’objectif de la rencontre étaient entre autres la présentation et la validation du rapport de la Table Ronde tenue en décembre 2011 à Zouerate.

Durant cette rencontre qui a réuni le Ministre de L’Intérieur et de la Décentralisation, le Ministre des Affaires Economiques et du Développement, le Ministre de l’urbanisme et de l’Aménagement du Territoire et du Comité de pilotage composé de Responsables du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, du Wali du Tiris Zemmour, du Maire de Zouerate, de la Snim et de la Fondation Snim,...

les différents départements ministériels concernés, se sont engagés à mettre en œuvre dans les meilleures délais les engagements et recommandations issus de la Table Ronde item pour les autres partenaires de la Wilaya.

Un mécanisme de financement parrain devrait être mis en place pour le développement de cette Wilaya qui doit être érigée en pôle de développement économique.

Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a mis l’accent sur la nécessité de la participation de la société civile, des élus, de l’administration locale et des populations de la région pour la mise en œuvre de toute action future.

Notons que le Tiris Zemmour Connait, ces dernières années, un développement économique sans précédent avec l’installation de plusieurs sites d’extraction accompagnée d’une forte augmentation de sa population qui ce verra doublée à l’horizon 2015 selon les spécialistes avertis. Si des mesures d’accompagnement ne sont pas prises les infrastructures déjà insuffisantes ne pourront pas répondre à une population en pleine croissance et de plus en plus exigeantes.


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Source :
Abdallahi Dieng Ould Cheikh

jeudi 2 février 2012

Rosso: SNAAT, une société aux méthodes peu orthodoxes.




Fondée en 2008, par Sidioca, sous le nom «Cellule de Gestion et d’Exploitation du Matériel Agricole et de Terrassements» (CGEMAT), dans le but d’aider les agriculteurs dans les travaux du sol et la récolte de leurs productions, dans les meilleurs délais, la Société Nationale des Aménagements Agricoles et des Travaux (SNAAT) obtient son statut actuel en janvier 2009, six mois, donc, après l’accession à la présidence du général putschiste.

L’entreprise tire ses ressources financières de la location de son matériel agricole et de terrassement, des subventions de l’Etat (programme digues et diguettes, axe hydraulique, pare-feu, aménagements agricoles de M’Pourié et de toute la vallée), la construction de routes, l’extension de Rosso et de divers autres programmes, comme ceux financés par le CSA, pour ne citer que ceux-là.

Dans ses tâches d’aménagement de périmètres, de travaux des sols, de moissons, de génie civil et de surfaçage, en vue d’augmenter l’autosuffisance alimentaire, la SNAAT est confrontée, épisodiquement, à de gros problèmes de (mauvaise) gestion.

Son premier directeur général, Sid’Ahmed Ould El Bou, actuel médiateur de la République, avait mis sur pied l’agence de Rosso qu’il confia à un professeur d’enseignement secondaire (sciences naturelles), en la personne de Mohamed Lemine Ould Nati qui a laissé le matériel se détériorer, avant même que la société n’ait un quelconque rendement.

Suite à un contrôle interne du ministère de tutelle (MDR), le directeur a été relevé et remplacé par un cadre de la SNIM, en la personne de Mohamed Ould Beyeye. Si ce dernier a poursuivi la même politique de recrutement abusif, initiée par son prédécesseur, il a su, par contre, réparer le matériel, tout en instituant plusieurs chantiers parallèles. Malheureusement, il a fini par être doublé par deux de ses collaborateurs qui l’ont entrainé en un labyrinthe budgétaire sans issue. En juillet 2011, un nouveau DG, Hamoudy Ould Mohamed Sidi, a pris les rênes de la société, avec un objectif inavoué mais évident: en faire sa propriété privée.

Blanchiment du personnel


Pour ce faire, l’homme commence par agacer le personnel: diminution des traitements mensuels (ramenés de 80.000 à 63.000 UM net), établissement de contrats d’une année, renouvelable une seule fois, etc. Il est de règle, pourtant, qu’un employeur s’efforce d’augmenter les traitements de ses travailleurs ou, au moins, de les maintenir à un niveau acceptable.

Dans le cas contraire, c’est, évidemment, inciter le travailleur à quitter son boulot. La convention collective de travail stipule, en outre, que toute personne justifiant de plus de deux années d’emploi dans la même société d’Etat doit bénéficier d’un CDI (contrat à durée indéterminé), en place d’un CDD (contrat à durée déterminée).

Hamoudy aurait refusé de reconnaitre les anciennetés, les congés non attribués et impayés qui l’ont précédé. C’est la raison essentielle de la grève décidée par ses employés, en novembre-décembre 2011. Le mouvement est, cependant, suspendu, suite à un protocole d’accord, entre la direction et les travailleurs.

Certains points essentiels y sont traités, comme les modalités contractuelles, l’ancienneté ou les droits de congé. Entrée en vigueur prévue avant le 15 janvier 2012, dernier délai. Mais le DG fait trainer les choses, espérant décourager ses travailleurs. Ceux-ci réagissent prestement et une nouvelle grève est déclenchée. Les contrats façon DG sont, alors, reproposés, individuellement, aux travailleurs.

Certains, percevant que leurs droits y sont spoliés, refusent de signer, tandis que d’autres, moins avertis, y consentent. Les premiers sont, tout simplement, licenciés. Ce sont, en majorité, des haratines (8 sur les 10 licenciés sans motif). Un halpular et un maure, pour la coloration, complètent l’effectif.

En voici une nouvelle, d’épuration ethnique ! Certains cadres de la société sont envoyés en «congé obligatoire», sans le couvert de la moindre programmation préalable. La SNAAT, désormais basée à Rosso, n’aura, donc, nullement contribué à résorber le chômage en cette ville, puisque les Rossossois sont écartés de tout recrutement au sein de ladite société. Et, fait remarquable, celle-ci ne compte plus aucun cadre noir. Vous avez dit blanchiment? Vous avez raison: il faut appeler le chat par son nom.

Jiddou Hamoud
hjiddou@yahoo.fr
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Source :
Le Calame (Mauritanie)

H.Chargui : L'Armée tire sur des journalistes d'Aljazeera.



Une unité de l'armée mauritanienne a ouvert le feu ce jeudi matin sur une équipe de la chaine d'Aljazeera. Aucune perte n'a été signalée, a appris Alakhbar d'une source sur place.

L'équipe en question, qui effectuait des reportages sur les conditions de vie de réfugiés touaregs dans la région, a pris un chemin non autorisé et qui conduit à une zone militaire, selon la source.

Les journalistes ont été surpris par les tirs de sommation. Les soldats ont aussi pointé un RPG contre leur voiture. Se présentant, l'équipe a été laissée continuer sa mission après, affirme la source.

La zone est de la Mauritanie connait des conditions sécuritaires exceptionnelles. Près de 2500 réfugié venant du Mali où ils ont fuit les combats entre le MNLA et les forces loyales.

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Source :
Alakhbar (Mauritanie)

Rosso : Journalistes menacés de mort !




Le 12 janvier dernier, Cridem a publié un article (encore disponible sur le site) intitulé «Ould Teyvour tergiverse au sein de l’UPR ». Dans cet article signé Jiddou Hamoud Derdèche, ce sont des faits réels qui sont relatés, des propos réellement tenus par Teyvour lui-même qui sont rapportés. Le 16 janvier, un deuxième article intitulé « Le ridicule ne tue pas » est posté sur Cridem.

Après ces deux articles, l’ancien député de Rosso Mohamed Vall Teyvour nous a appelés (Jiddou Hamoud, correspondant à Rosso du journal le Calame et Djigo Aboubakry correspondant de La Tribune). C’était le samedi 28 janvier 2012 dans l’après-midi. Il nous a tenu des propos inquiétants dont nous avons enregistré de larges extraits.

Suite à ces menaces, nous avons déposé une plainte commune auprès du procureur de la République. Ce dernier a envoyé une convocation mais Ould Teyvour était absent de Rosso.

Le même jour, plusieurs journalistes du Trarza en signe de solidarité, publient une déclaration condamnant les menaces proférées à l’encontre de leurs deux collègues.

Le 31 janvier, M. Teyvour nous rappelle. Pour calmer la situation nous lui présentons nos excuses et il exige que nous publiions un démenti. Plusieurs personnes qui se présentent comme ses proches, appellent Jiddou et lui intiment l’ordre de publier un démenti. Jiddou leur explique qu’il ne peut pas démentir des faits réels et des propos authentiques. Naturellement nous avons pris la précaution d’informer la gendarmerie, le procureur et la police de toutes les menaces et harcèlements que nous avons reçus.

Nous tenons à rappeler que nous n’avons rien contre la personne de M. Teyvour. C’est un homme que nous respectons beaucoup. Rien de ce que nous avons écrit n’est dirigé contre Teyvour en tant que citoyen. Nous avons écrit à propos de l’homme politique, du personnage public. C’est différent. Ceci dit, nous concédons à Teyvour que l’expression ‘ cl... politique’ (inutile de la répéter) soit déplacée. Nous retirons cette expression parce que nous n’avions aucune intention de le blesser",déclarent Jiddou Hamoud Derdèche et Djigo Aboubakry.


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Source :
Le Calame (Mauritanie

mercredi 1 février 2012

Akjoujt : Des professeurs protetsent contre la dégradation de leurs condition de vie Cliquer pour une photo plus grande




Les professeurs du lycée d’Akjoujt ont effectué, mercredi, un débrayage de deux heures, pour protester contre la dégradation de leurs conditions de vie et de travail.


Ces enseignants revendiquent , entre autres, le logement décent et la prime d’éloignement.
Dans un communiqué parvenu à l’ANI, ils ont expliqué que l’exploitation des mines d’or d’Akjoujt a engendré des changement dont, la hausse des prix, la crise du logement.
ANI

Maire de Aïn Safra : la commune a enrégistré de nombreux cas de diarrhées et de pneumonies.




Selon Idoumou Ould El Alem, maire de Aïn Safra (Adrar), cette commune connait actuellement une pandémie de pneumonies et de maladies diarrhéiques, en plus de la mort de nombreuses têtes de bétail.

Le maire a lancé un appel aux hautes autorités du pays pour que ces dernières interviennent, en urgence, afin de mettre un terme aux souffrances des populations de cette commune fortement marquée par la sécheresse.

Il a, en outre, souligné que les habitants de Tenoumed, localité relevant de la commune sont les plus touchés par la maladie. La commune de Aïn Safra, située à 180 km au sud-est de la cité historique de Chinguitty.
ANI

'Région et crise régionale', l'exemple de l'Adrar mauritanien de Moctar Ould El Hacen




À l'heure où se prépare le festival de Ouadane 2012, ceux qui ont un intérêt pour l'Adrar, ne sauraient passer à côté de cet ouvrage. Ses 250 pages imprimées de manière austère rappellent qu'il s'agit d'une thèse ; cette dernière a été soutenue en 1988 à l'Université de Rouen.

Qu'a donc cet ouvrage "académique" pour intéresser le lecteur de 2012 ? Avec la précision d'un médecin légiste, l'auteur fait l'autopsie d'une zone autrefois prospère qui est aujourd'hui, marginalisée. Il dissèque le processus par lequel cette zone de montagnes à été, jusqu'au début du XX° siècle, intégrée dans l'économie de transhumance et le commerce transsaharien de l'espace mauritanien, intégrée dans la culture au point au point d'en faire son identité (Trab Chinguit).

Il démontre comment la colonisation a, dans un premier temps, stimulé le développement d'Atar au détriment de Chinguiti et de Ouadane, Aoujeft ou el Medah ; comment la colonisation, en faisant d'Atar sa plaque tournante restructurant autour d'elle les échanges de l'Adrar, a engendré une dévitalisation de la zone après son départ ; comment les errements des politiques régionales ont transformé une quasi capitale en ville moribonde tout juste bonne à servir de décor au cinéma du Paris-Dakar ;

comment la guerre du Polisario acheva de tuer l'économie pastorale en interdisant les grandes transhumances ; enfin comment la région a pu renaître dans l'imaginaire des mauritaniens qui ont fait de l'Adrar leur zone de villégiature favorite, voire de pèlerinage.

Aussi l'identité de l'Adrar n'est pas à rechercher dans la géographie mais dans la représentation que s'en font les mauritaniens. Le livre identifie les tribus les plus représentées :

• Smacides,
• Ouled ghalaynes,
• Ideychellis,
• Ahel Aidda ouled Ammoni
• Ahel Cheikh Malaïnin
• Torchanes
• Teknas

Mais on trouve au détours de tableaux statistiques également les

• Laghlals,
• Abid Ehel Ethmane
• Teyzeguas
• Idawalis
• Idewelhays
• Ahel Barikalla
• Amgaridj
• Ouled Bousba,
• Reguebat

C'est dire quasiment toute la Mauritanie.

Et c'est en cela que le livre trouve un souffle prémonitoire pour aujourd'hui. Les guetnas dans les oasis, les gueltas dans la montagne, les villégiatures dans les maisonnettes de l'oued Seguelil, Terjit, Toungad et Aoujeft, ont créé une réalité culturelle substantielle digne d'une région touristique internationale. Le premier film mauritanien de l’Indépendance, “Terjit” à la fin des années soixante, a, immédiatement, célébré l’Adrar mauritanien.

Petit traité de désertification sociale

Le livre montre, avec son style impersonnel et ses tableaux de chiffres, comment les gens de l’Adrar ont su déplacer les traits qui les caractérisent à Nouakchott tandis que la région, soumise aux amputations administratives territoriales, victime de la guerre et de ses champs de mines, sombrait dans la marginalisation et la dépression.

On comprend, à cette lecture, que le Sahara est un “Océan” (réfractaire aux frontières) et que les villes du Sahara sont comme des villes côtières : privées de ports de destination elles périclitent. Ainsi, le fait de rendre inaccessibles les foires de Goulimine et de Tindouf à cause de champs de mines, a cassé la dynamique trans-saharienne ancestrale.

Malgré la tentative de déconcentration administrative d’installations militaires et de formation, la volonté de non décentralisation des organes de décision, voulue par Nouakchott, a fait de l’Adrar (mais c’est également vrai pour les autres régions) une zone de sous-développement. Le livre montre comment la réforme territoriale de 1984 a amplifié le mouvement de concentration sur Nouakchott et malgré l’intention affichée d’aménagement du territoire, qui aurait pu dessiner un pays, l’Administration a contribué à la désertification sociale de ses régions.

Renaissance touristique, menace terroriste et résistance
En tant que nomades, les gens de l’Adrar, se sont déplacés avec le centre du pouvoir, vers la nouvelle capitale, Nouakchott. Ils y ont prospéré et avec eux leur imaginaire créé dans l’Adrar. Cet imaginaire a ainsi pu se répandre dans l’esprit de tous les mauritaniens, ceux de Keur Macène, ceux de Boutilimitt, ceux de l’Est et du Tagant.

La richesse culturelle de l’Adrar a trouvé une expression touristique qui pourrait redynamiser cette région déprimée, internationalement connue par le rallye Paris-Dakar, par le film “Fort Sagane” et par les vols réguliers de Point Afrique au début des années 2000.

Mais comme dans toutes les zones déprimées en bordure de mer (la mer du Sahara), la piraterie prend le relai des activités économiques. Le banditisme terroriste a pris le relai de l’Administration pour désertifier davantage l’Adrar et tuer le dynamisme naissant du tourisme dans la région.

Le Festival de Ouadane, ville la plus avancée dans l’Océan de sable, montre la volonté de la Mauritanie de marquer sa souveraineté en pleine guerre contre le terrorisme. On pourrait s’en étonner ; la lecture du livre en donne l’explication dans la culture de l’Adrar, exportée dans la capitale et constitutive, aujourd’hui, de l’identité mauritanienne. Encore une fois, l’imaginaire mauritanien issu de la culture de l’Adrar saura-t-il triompher des forces d’effacement?

L’ouvrage est un livre de référence pour quinconque souhaite se documenter sur la Mauritanie et sur les mécanismes du sous-développement toujours d’actualité. Audelà des analyses chiffrées, on découvrira comment une culture peut triompher de la mort administrative ; comment l’esprit d’une région délaissée peut devenir celui de tout un pays et un symbole de lutte contre les forces d’extinction. Un livre symbole comme l’est le Festival de Ouadane 2012.

Zakaria Ba


VIE, MORT ET TRAGIQUE RENAISSANCE DE L’ADRAR MAURITANIEN

Note de lecture de "Région et crise régionale, l'exemple de l'Adrar mauritanien" de Moctar ould El Hacen, aux éditions universitaires européennes

2011 (ISBN : 978-613-1-56302-7)

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Source :
Cridem

mardi 31 janvier 2012

La gendarmerie de Boghé saisit du chanvre indien



image manquante Les éléments du poste de gendarmerie de Mabrouk à 18 kilomètres de la ville de Boghé ont découvert, à la suite d’un contrôle de routine, une quantité de 3,3 kilogrammes de chanvre indien soigneusement dissimulés dans les bagages d’un passager en partance pour Nouakchott. Le dealer est un sénégalais de plus de trente ans répondant au nom de Mamadou Bocar Ndiaye. Le trafiquant a été aussitôt retourné à Boghé et mis au frais en attendant l’engagement de la procédure judiciaire de son déferrement devant les tribunaux. L’axe Kaédi/Boghé/Nouakchott est souvent très usité par des bandits de tout acabit pour entreprendre toutes sortes de trafics allant de la drogue à celui des personnes en provenance de l’Afrique subsaharienne.
Le Calame

Festival de Ouadane : Début d’une renaissance de la culture Mauritanienne ?




La réussite l’année dernière de la 1ére édition du festival des villes anciennes à Chinguetti et la ferme volonté affichée du Président de la République à couronner de succès la 2éme édition, cette année à Ouadane, ont libéré plusieurs initiatives publiques et privées qui, en les cumulant et les traduisant dans le style du concret mettraient la Mauritanie sur l’orbite d’un chantier de rayonnement culturel sans précèdent..

Les connaisseurs professionnels venus des quatre coins du pays ,profiteront de cette manifestation annuelle pour exhiber au grand jour, les facettes pluriethniques (Ouolofs, Soninkés, Peuls, Maures) de notre riche culture.

Il semblerait justement que des distinctions honorifiques seraient décernées à certaines personnes et/ou institutions qui ont fourni des efforts de mérite citoyen.

Trois noms sortent du lot.

Dans leur ensemble ces initiatives visent à : Restaurer les anciennes cités : Abeir, Tinigui , Koumbi Saleh ; Les classer en plus d’ Azougui., Aoujeft au statut de villes historiques anciennes ; . Repeupler Tichitt, Oualata , Ouadane et Chinguetti par un désenclavement poussé et une incitation à y résider ;

Faire connaître et cultiver l’amour de visite aux musées et bibliothèque nationaux ; Construire un musée moderne répondant aux normes de consistance architecturales sahariennes à Toueyzekt, ; Répertorier et valoriser le patrimoine culturel au niveau de toutes ses autres composantes (plusieurs créativités et innovations dans les domaines : sauvegarde des manuscrits, artisanat, folklore,poésie, recettes culinaires, habillement, jeux traditionnels etc..)

Au stade actuel des fuites d’information, trois noms se détachent des supposés promus aux distinctions. Le respectable patriote Mohamed Ould Ebnou qui, pour désenclaver Ouadane et Chinguetti, au prix de mille et un sacrifices, a forgé une route dans la très difficile montagne Nouatil, se consacre aujourd’hui à restaurer l’ancienne cité Abeir « mère » de Chinguetti. ; Le conservateur du musée de Toueyzekt, le talentueux El Khalil Ould Sidi Ould Dah qui a réussi au fil du temps à collectionner et sauvegarder 6.000 pièces par lesquelles est décrite toute l’histoire du peuplement de la Mauritanie.

El Khalil qui s’est détaché activement ces derniers temps, en soutien inconditionnel de la politique culturelle du Président de la République sous prétexte que le musée de Toueyzekt ( décoré en France , très estimé en Allemagne, Arabie Saoudite etc..) n’a été officiellement agréé que pendant l’ère Aziz. ;

Et puis l’archéologue et professeur Serge Robert qui a sacrifié une grande partie de sa vie à diriger les fouilles de Aoudaghost. Avec ses équipes et autres chercheurs, il a sorti des dunes de sable toute une cité avec sa mosquée à trois étages (trois minarets l’un au dessus de l’autre), du mobilier en or, des pièces de monnaie datant de l’époque Almoravides etc. .Comme Monod il a aimé et s’est investi pour notre pays jusqu’à la limite de ses aptitudes.

Une grande manifestation en haut lieu!

Les organisateurs semblent avoir tout préparé méticuleusement. Une grande place est aménagée sur le plateau au voisinage de la vieille ville. D’abord la cité hôte présentera un stand qui mettrait le visiteur dans le contexte où Ouadane était à son apogée de lumière. : caravane de sel, rue de quarante savants,commerce transsaharien, pèlerinage à la Mecque, Twiza de confection de tentes et nattes, danse festive ou Degdaga, phenicyculture et variétés de dattes, recettes culinaires à base de Blé et orge Echeilal (chadouf).. Puis apparaît le stand des trois autres villes anciennes Chinguetti , Tichitt, Oualata .

Dans la pavillon latéral Les institutions à vocation culturelle s’alignent : musée de Toueyzekt, Office national du tourisme , BRGM, musée national ,Fondations , associations, ONG, etc. Puis la boucle se ferme par la village culturel dans lequel , les exposants affichent toute sorte de richesses culturelles..

Tout autour et alentours de la grande place de la manifestation principale , plusieurs dizaines de tentes et autres contre soleil abritent, les bivouacs , service de santé, de communication et servitudes diverses.. Plus loin les terrains de jeux sportifs : course de chameaux, tir à la cible, jeux de sable divers.

Ely Salem Khayar..




Source :
Adrar-Info (Mauritanie)

samedi 28 janvier 2012

Nouadhibou : Les négociations sur la convention collective des gens de mer reprennent.




Elles avaient été bloquées lorsque patronat et syndicat suit à un diffèrent sur le déroulement des travaux : La FNP voulait une renégociation de toute la convention ‘ point par point’ alors que les 21 syndicats insistaient sur l’article 66 relatif aux salaires. ' Nous voulions une garantie' , explique un syndicaliste.

Face à ces positions visiblement inconciliables, l’administration avait suspendu la séance. Mais en coulisses l’on s’activait pour ne pas ‘faire capoter’ ces négociations. Finalement, elles ont repris ce jeudi après que chaque partie ait fait quelques concessions.

Il a été décide de rediscuter toute la convention. A l’issue du premier round 31 articles ont été révisés. Deux articles ont fait l’objet d’amendements. Il s’agit des articles 8 et 27.Le premier stipule que les négociations sur la convention auront lieu tous les quatre ans. Quand au second il fixe les conditions d’accès à l’emploi avec établissement d’une liste paritaire.

Cette fois –ci, les négociateurs semblent avoir adopté un code de bonne conduite : Le climat est moins tendu et les tons conciliants de part et d’autre. Le deuxième round des négociations est prévu le mercredi premier février 2012. Notons que la précédente convention collective des gens de mer remonte à octobre 2006.


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Source :
La Voix de Nouadhibou

vendredi 27 janvier 2012

Où sont les pontes de Kaédi ?




Quand le Capitaine abandonne le bateau le premier, il y a de fortes chances que le navire chavire. Également quand les pontes, les grands intellectuels, les grands fonctionnaires et les hommes d’affaires abandonnent leur bercail, il n’en demeure pas moins que les riverains et les nouveaux venus s’en accaparent.

En effet, Kaédi, ville phare de la Mauritanie est en train de connaitre une phase sombre de son histoire. Partout ailleurs au monde, ce sont les fils du terroir, aussi les plus grands, les plus respectés et les plus instruits qui œuvrent en vue du développement économique et social de leur contrée. A Kaédi, tel n’est pas le cas !

Pourtant, au temps de Maawiya, les hommes en question, sans en nommer, étaient et faisaient semblant de porteur d’espoir à Kaédi ; pourtant ils le pouvaient, mais en vain. Actuellement que le « changement » se produit, on a comme impression que cette ville à laquelle nous devons beaucoup, est complètement délaissée, désertée et abandonnée par ces gens-là.

Notre désarroi, notre inquiétude, est que, quels sont les valeureux Hommes et les valeureuses Femmes capables que nous pourrions avoir à la tête de notre Commune et Département. Il ya vraiment de quoi à se prendre la tête. Quand il s’agit d’hommes, c'est-à-dire ceux qui peuvent et veulent contribuer au développement par leur capacité intellectuelle, leur probité et leur intégrité.

Il ya un proverbe qui dit que la nature a horreur du vide. Tout simplement, quand on abandonne la place qui nous revient de ‘ droit ‘, une autre personne l’occupera sans pour autant être capable d’assumer ses responsabilités. De ce point de vue, nous demandons à nos frères, cousins, oncles, épris de clairvoyance et de raison, de bien vouloir réfléchir à nos doléances.

En toute franchise, ça ne va pas tant que cette situation de représentativité n’est pas résolue. Kaédi mérite le Leader qu’il faut et qui soit à la hauteur de ce que la Communauté lui aurait confié. Donc, on a besoin d’un homme averti ayant beaucoup d’expériences dans le domaine du développement, de l’administration ; un homme de relation qui est en dehors de tout besoin matériel.

A mes frères, amis, mes honneurs !

Kayhaydiyen- Mauritanie
www.cridem.org


Source :
Kayhaydiyen

Adhésion de jeunes du Guidimakha au Parti El Wiam




Le parti de Boydiel Ould Houmeid se renforce dans la wilaya du Guidimakha. El Wiam a vu jeudi soir ses rangs grossir avec l’arrivée de jeunes originaires de Guidimakha.

Dans leur déclaration d’adhésion, lue devant leur tout nouveau Président, tout content de les accueillir, ils se sont engagés à respecter et à se conformer aux textes qui régissent El Wiam, à faire valoir les intérêts du parti devant toute autre considération, à passer du simple statut d’adhérents au stade des militants en donnant le meilleur d’eux-mêmes pour le mériter.

Ils ont ensuite demandé, toujours dans leur déclaration d’adhésion, à leur parti d’étudier la possibilité de faire des missions de terrains à Guidimakha pour mobiliser leur base et la renforcer.

Les nouveaux militants d’El Wiam ont félicité les instances dirigeantes de leur parti d’avoir participé au dialogue national qui traduit, selon eux, un courage politique mais aussi et surtout un sens élevé de l’amour de la patrie.

De son côté, Boidiel Ould Houmeid s’est dit honoré de leur adhésion tout en espérant qu’ils défendront les couleurs d’El Wiam au niveau de la wilaya du Guidimakha.
Cridem

Affaire Raja : le marocain Rachid Al Khatib expulsé vers son pays




Selon le correspondant de l’ANI à Nouadhibou, les autorité mauritanienne ont expulsé, jeudi, vers son pays, le jeune marocain Al Khatib auparavant arrêté et libéré dans le cadre de l’affaire « Raja ».

Le correspondant de l’ANI a précisé que Rachid a été expulsé, par voie terrestre, à partir d’un poste frontalier entre les deux pays.

Rachid Al Khatib était arrêté , en même temps que Zeini Ould Limam Chavî et Bedr Ould Mohamed Ould Abdel Aziz, suite à un coup de feu tiré sur la jeune femme Raja Mint Esyadi.

Après avoir été entendu par le procureur, les trois jeunes hommes ont été libérés jeudi. Après sa remise en liberté, le jeune marocain a été conduit directement vers la frontière pour être expulsé vers son pays.



Source :
ANI (Mauritanie)

mercredi 25 janvier 2012

Mederdra : Un centenaire sous le signe du développement local.



La ville de Méderdra a organisé le 20 et 21 Janvier 2012 une table ronde sur le développement de la Moughataa sous la Présidence d’honneur de Mohamedhen Ould Mahmouden, avec l’appui technique de Mederdra today et sur financement exclusif des élus et cadres de la Moughataa.

Cette manifestation qui a vu la participation de plus d’un millier de cadres inaugure ainsi la première d’une série d’activités célébrant cette année les cent ans d’existence administrative de Méderdra. A cette occasion Méderdra a fait étalage de ses potentialités :

Ses ressources humaines symbolisées par la première école de ce pays avec ses 18 élèves dès 1915, un taux de scolarisation avoisinant les 85% dans les années 70, un accès à l’information universelle par cette première communication téléphonique en 1917. L’art, la musique de cette cité sont connus comme une composante incontestée de notre richesse culturelle nationale.

Méderdra c’est aussi le potentiel physique : une ressource hydrique quasi intarissable dont la qualité fait fleurir aujourd’hui plusieurs usines d’embouteillage d’eau minérale dans la zone. Les ressources halieutiques, les ressources ligneuses, l’agriculture, l’élevage ne sont pas en reste. C’est à partir de ce socle que Méderdra veut bâtir son développement.

A cet effet, la table ronde a débouché sur un portefeuille de plus de 20 projets pouvant être porté par les communautés de base. Mais, surtout et surtout, les participants à la table ont demandé et appelé de tous leurs vœux le bitumage de la route Tiguent – R’Kiz qui constitue pour tous le véritable projet libérateur.

Abdallahi Diarra



Cridem

De Néma, Ould Daddah appelle la jeunesse à œuvrer pour le changement.




En cet après-midi du 22/01/2012, la coordination de l’opposition démocratique a clos son périple à l’Est du pays par un impressionnant meeting populaire dans la ville de Néma.

Cette tournée a englobé l’Est de la région du Brakna ainsi que les régions de l’Assaba, du Hodh El Gharbi et du Hodh Echarghi où les délégations de la COD ont fait l’objet d’accueils populaires enthousiastes et des rassemblements tout aussi impressionnants ont été tenus dans toutes les localités situées sur la route de l’Espoir depuis Magtaa Lahjar et jusqu’à Néma.

Au cours de ce meeting de clôture de la tournée, le chef de file de l’opposition démocratique et président du RFD, Mr. Ahmed Ould Daddah a fustigé la gestion infamante des affaires du pays par le régime du général Mohamed Ould Abdel Aziz, particulièrement son incapacité à faire face aux effets délétères de la sécheresse qui frappe notre pays depuis quelque temps et dont les premières victimes ne sont autres que les habitants des régions agropastorales de L’Assaba et des deux Hodhs

S’agissant des forces armées, Ould Daddah a déclaré « Nous respectons nos forces armées et apprécions hautement leur rôle prépondérant dans la défense de l’intégrité territoriale et la préservation de la sécurité intérieure et extérieure du pays. Et pour autant nous lui concédons, dans le cadre de l’exécution de sa noble mission, de disposer des moyens humains et matériels nécessaires et suffisants pour mener à bien ses tâches, pour autant nous nous opposons à toute immixtion de celles-ci dans le jeu politique interne tout comme à son instrumentalisation dans toute guerre par procuration hors de nos frontières. »

Ould Daddah a également exprimé son entière solidarité avec la famille du gendarme enlevé, Ely Ould El moktar, et a demandé à ce qu’on entreprenne les actions ou démarches nécessaires à sa libération dans les plus brefs délais. Il a également stigmatisé la détention arbitraire dont sont victimes certains cadres, plus particulièrement Moulaye El Arby Ould Moulaye M’Hamed et a exigé leur libération immédiate.

En conclusion de son allocution, Ould Daddah a exprimé son optimisme suite à la réussite du meeting de Néma et plus généralement toute la tournée dans son ensemble comme il a formulé les vœux que la sortie réussie de l’opposition ouvre pour la jeunesse - qui représente les deux tiers de la population du pays – de nouvelles perspectives pour un changement constructif où il n’y a plus de place pour les dictatures militaires anachroniques.

De son côté, le vice-président de l’UFP, Mr. Mustapha Ould Bedereddine, a déclaré que, suite à la visite des dirigeants de la COD dans la région, le gouvernement enverra très certainement et très prochainement des aides aux victimes de la sécheresse ; mais que cette aide ne sera pas suffisante ni en quantité ni en qualité.

Il a également qualifié Ould Abdel Aziz de menteur car il a promis que la pluie tombera et on a connu l’une des pires années de sécheresse ; il a promis de combattre la gabegie et il est désormais évident qu’il est le plus grand des prévaricateurs ; il a promis de combattre la pauvreté et il a appauvri tous les mauritaniens…

Quant au président du parti Tawassoul, il a illustré son intervention par un hadith du prophète (PSL):« Au jour du jugement dernier, le plus proche des humains à Dieu est un Imam juste – et Aziz ne l’est pas – et le plus loin de Dieu est un Imam injuste – ce qu’est aziz » .
A la fin de la réunion, les cadres du RFD ont organisé une soirée artistique en l’honneur du président du parti et de la délégation qui l’accompagne où des séquences du folklore traditionnel ont été présentées.

Direction de la Communication