mardi 28 juin 2011

Nouadhibou : Les matelots manifestent pour l’augmentation de salaires Cliquer pour une photo plus grande




Des dizaines de matelots ont manifesté, lundi, devant la wilaya de Dakhlet Nouadhibou, pour exiger la hausse de leurs salaires.


Dans une déclaration à l’ANI, le porte-parole de matelots Mohamed Ould Sid’ Ahmed a affirmé que les salaires des matelots n’ont pas connu de révision à la hausse depuis 2005 et ce malgré la montée en flèche des prix des denrées de consommation de base.
Ould Sid’Ahmed a également mentionné que les centrales syndicales n’ont pu infléchir la volonté du patronat qui perpétue cette situation.
La ville de Nouadhibou a connu, ces derniers jours des mouvements de protestation, notamment chez le dockers et les « journaliers », pour exiger l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
ANI

dimanche 26 juin 2011

Mission de sensibilisation de l’UPR au Hodh Gharbi





Dans le cadre de ses missions au niveau des structures régionales du parti à l’intérieur du pays, la mission chargée du Hodh Gjarbi, présidée par Ali Ould Alada,membre du Coneil National, a démarré ses travaux, aujourd’hui, à Tamchekett.

Au cours des rencontres avec les responsables des structures, Ould Alada a insisté sur l’accompagnement de la révision de la liste électorale, en prévision des échéances législatives et municipales d’octobre prochain, afin que les électeurs profitent du recensement.

Le missionnaire du parti a fait également mention du programme de l’UPR et des réalisations du gouvernement.

Notons que la moughataa de Tamchekett compte cinq sous-sections de l’UPR.

canalrim.info

Offensive de l’armée mauritanienne contre AQMI : Bilan Officiel




Le bilan officiel de l’offensive de l’armée mauritanienne contre une base d’AQMI dans l’ouest du Mali a été rendu public dimanche 26 juin vers 19 heures. «Du coté mauritanien, il y a eu sept blessé et deux ont succombé à leur blessures. Les deux morts ont été rapatriés en territoire mauritanien et y ont été enterrée.

Du Coté de l’ennemi, il y a eu 15 morts et un nombre indéterminé de blessé » a annoncé le colonel Teyib Ould Brahim (notre photo), directeur de la communication et des relations publiques de l’armée mauritanienne.

Ould Brahim qui tenait la conférence de presse avec le Colonel Brahim Vall Ould Cheibany, Chef du bureau des opérations, a également révélé que l’opération a été mené conjointement avec l’armée malienne et que cette dernière a fait 09 prisonniers parmi les terroristes dont 08 sont de nationalité mauritanienne.

Khalilou Diagana

Cridem

Mali - L'Armée malienne arrête neuf membres de l'Aqmi





L'armée malienne a arrêté dans la nuit de samedi à dimanche neuf membres d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans l’ouest du Mali, près du lieu où l'armée mauritanienne a lancé une offensive contre cette organisation, a appris dimanche l’AFP de source militaire.

"Nous avons arrêté entre Nara et Sokolo neuf membres d’Al-Qaïda au cours d’une opération de sécurisation et nous sommes en train de les convoyer vers Bamako", a déclaré cette source. Les personnes arrêtées sont six Mauritaniens et trois personnes d'ethnie peule dont la nationalité n'a pas été précisée, a-t-elle ajouté.

L'armée mauritanienne a lancé vendredi dans le secteur de la forêt de Wagadou une offensive contre Aqmi, quatre jours après le début d'opérations menées conjointement avec l'armée malienne le long de leur immense frontière commune.

Le Mali et la Mauritanie sont parmi les pays les plus touchés par les activités d'Aqmi, avec le Niger et l'Algérie où cette organisation a ses racines. Elle possède des bases dans le nord du territoire malien d'où elle organise dans le Sahel des attentats et des enlèvements - essentiellement d'Occidentaux - ainsi que divers trafics.

AFP



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Source :
Afreekelection (Côte d'Ivoire)

Nouvelle offensive militaire sur Aqmi : Objectif atteint ?




Deux dépouilles mortelles et des blessés militaires seraient arrivés hier à la ville de Bassiknou, dans l’est du pays, non loin de la frontière malienne. Aucune confirmation officielle n’a été encore donnée sur le bilan exact de cette nouvelle offensive militaire menée la veille par l’armée sur un camp d’Aqmi dans la zone de la forêt du Wagadou, située à l’Ouest du Mali.

Si le camp terroriste visé a été entièrement démoli, comme l’auraient indiqué des officiels mauritaniens, peut-on parler alors d’objectif atteint avec le minimum possible de pertes ? Cela fait plusieurs semaines que l’armée mauritanienne mobilise l’opinion nationale et internationale sur sa capacité de frappe ainsi que sur la modernisation de ses équipements et de ses éléments, notamment par l’organisation de visites de terrain au profit de leaders politiques, de parlementaires, de maires, de journalistes.

Parallèlement, l’armée mettait à échec de nombreux cas d’infiltration de réseaux terroristes ou narcotrafiquants qui tentaient de pénétrer le pays, certains que la Mauritanie n’était pas encore parvenue au stade élevé de sécurisation de son vaste territoire.

Dans la foulée de ces coups de médiatisation, l’armée préparait discrètement cette seconde offensive militaire au delà des nos frontières qu’elle venait de mener vendredi dernier, réussissant selon plusieurs sources à démolir entièrement un campement d’Aqmi. Il faut encore du temps pour avoir tous les éléments nécessaires sur ces accrochages qualifiés par les maliens de très violents.

Entre temps, les première nouvelles, non encore officiellement confirmées indiquent que l’armée mauritanienne aurait perdu dans l’affrontement 2 soldats. Il y a eu également des blessés, dont deux grièvement» dans l’offensive, selon ces informations, qui confirment l’entière démolition du campement d’Aqmi, ciblé par l’assaut mauritanien.

Côté malien, des sources précisent que l’armée malienne, contrairement aux exigences de la coopération commune régionale contre Aqmi, n’a pas participé à l’attaque proprement dite, bien que l’affrontement se soit déroulé dans une zone relevant de son territoire. Ces premières informations qui évoquent la destruction d’ un campement d'Aqmi conduisent à se demander su on peut parler d’objectif atteint neuf mois après sa première offensive en solo en territoire malien, menant une opération plus au nord contre l'organisation.

On se souvient, en juillet 2010, l'armée mauritanienne avait mené un raid avec l'appui de la France contre une unité d'Aqmi dans le Sahara malien, avant de mener seule, en septembre, une offensive dans la région de Tombouctou, près de la frontière mauritanienne.

Amadou Diaara

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Source :
Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

Tagant : Messoud boycotté par le comité de crise APP du Tagant.




les militants APP de Tidjikja et de Moudjéria regroupés au sein d’un comité de crise ont décidé de boycotter les activités et manifestations visant à accueillir le Président de l’APP à Tidjikja le 27-6-2011.

Cette décision fait suite à une réunion tenue à Tidjikja la soirée du samedi 25 juin regroupant le fédéral APP chargé du Tagant, le secrétaire général de la jeunesse, la secrétaire générale des femmes, certains membres de la coordination régionale et plusieurs cadres de l’APP.

Le comité de crise a rendu publique une déclaration dans laquelle, il est fait état des motifs à l’origine de cette décision :

Déclaration


Vu la crise qui secoue le parti APP depuis plusieurs mois dont le bureau exécutif présidé par Messaoud Ould Boulkheir semble ignorer délibérément ; Vu l’attitude unilatérale affichée par le Président de l’APP et son groupe qui ont décidé de fermer les yeux face à toute revendication aussi légitime soit-elle,

Nous militants de la coordination régionale du Tagant et des sections de l’APP de Tidjikja et de Moudjéria regroupés en comité de crise, avons décidé de boycotter toutes activités et manifestations visant à accueillir Messaoud Ould Boulkheir à Tidjikja le 27- 6-2011.

Nous considérons que l’APP s’est complètement désorientée par rapport à sa ligne politique initiale en dissolvant le mouvement El Hor. Aussi nous demandons par la même occasion à l’UPR de ne pas interférer dans nos affaires internes.

Les signataires


Section de Tidjikja

-Mohamed Ould Oumar , Coordination Régionale du Tagant
-Mohamed Mahmoud Ould Brahim ,Coordination Régionale du Tagant
-Sidi Mohamed Ould Mohamed El Moctar , Coordination Régionale du Tagant
-Mohamed Ould Mohamed Lemine Coordination Régionale du Tagant
-Dah Ould Mohamed Mahmoud Ould Bilal, Coordination Régionale du Tagant -Mohamed Lemine Ould Slama, Coordination Régionale du Tagant

-Moustapha Ould Saleck, Coordination Régionale du Tagant
-Ahmed Oud Saleck Ould Swelem, Coordination Régionale du Tagant
-Moctar Ould Sidi Moloud, Coordination Régionale du Tagant
-Mohamed Ould Sidi Moloud, Secrétaire général chargé de la Jeunesse
-Dada Mint Sidi Moloud , Secrétaire générale chargée des femmes
-Mohamed Lemine Ould Sweid, cadre

-Mohamed Ould Bey , Cadre
-Oumar Ould Sidi Ould Oumar, cadre
-Lekhliva Ould Varajou, cadre
-Abdallahi Ould Sidi Mohamed Ould Abeîd, cadre
-Hamany Diory Bey, Cadre
-Abdarahmane Ould Saleck, cadre

-Oumar Ould Moustapha, coordination jeunesse
-Vatimetou Mint Mohamed Lemine, coordination femme
-Slama Ould Mohamed Lemine, coordination jeunesse
-Moctar Ould Mohamed Lemine, coordination jeunesse
-Loueily Ould Oumar, coordination jeunesse
v -Khadijetou Mint Hamedy Ould Blal, coordination femme
-Mariem M/ Med d Saleck O Soueilim coordination femme
-Khadijetou M/ Ahemd O Bilal, coordination femme
-Khadijetou M/ Dah O Bilal, coordination femme

Section de Moudjeria

-Cheikh Ould Messoud, fédéral APP au Tagant
-Oumar Ould Zoueine, Coordination départementale
-Sghair Ould Moubarek, Coordination départementale
-Sidi Mohamed Ould Abeid El Barka, Coordination départementale

-Sidi Ahemd Ould Aweje, Coordination départementale
-Mahfoud Ould Khatry , Coordination départementale
-Sidi Mohamed Ould Mahmoud , Coordination départementale
-Ahmed Ould Vadel, Coordination départementale

Oumbeirik Ould Cheikh, Coordination départementale
Mohamed Ould Mabrouk, Coordination départementale

Comité de crise APP/Tagant
Khalil sow
khalil1965@yahoo.fr

Yellitaare Boosoya: garder l'espoir pour batir ensemble l'avenir.




Cette association de développement créée en 2002 et reconnue en 2007 dont l’objectif était d’œuvrer pour le regroupement et la sédentarisation des populations nomades commence à récolter les fruits de ses efforts dans la sensibilisation des communautés cibles.

Créée a partir du néant et voulant une rupture totale avec la vie associative traditionnelle informelle, elle fut dirigée par des jeunes engages ayant des ambitions inégalées pour accompagner les changements socio-économiques des populations nomades pour que leur transition vers la sédentarisation se passât en douceur sans heurts majeurs.

Avec ses moyens financiers quasi- inexistants, elle a pu suscite un éveil des associations villageoises qui se sont beaucoup inspirées de son savoir faire. Faute des capacités internes de mobilisation des financements internes et externes couplées a l’instabilité politique dans le pays, les activités de Yellitaare Boosoya ont drastiquement diminué.

Faire le développement dans un pays en voie de développement n’est pas évident pour les associations de ce genre et dans des pays ou une association ou une ONG locale ne sont qu’une affaire de famille ou une propriété individuelle.

Les hommes sont responsables de leur propre processus de développement et la société civile peut jouer un grand rôle pour une plus grande équité dans la répartition des richesses, pour que chacun ait accès aux services et aux ressources sans exclusion aucune pour réduire les inégalités.

Malgré le contexte politique et institutionnel national favorable a la décentralisation et à la participation de tous pour la réduction de la pauvreté, les opportunités de participation et d’implication de la société civile restent cependant relativement limitées. Pouvons - nous espérer qu’avec le changement politique actuel que l’état met tout son poids et son soutien pour que la société civile ait la place qui lui sied comme acteur incontournable de développement et de gouvernance loin des considérations opportunistes?

Yellitaare Boosoya, sous la présidence éclairée de Ba Idrissa Zakaria lance un appel à tous ses adhérents et sympathisants à s’impliquer davantage dans la vie de l’association afin de l’aider à continuer sa vision et d’atteindre les objectifs qu’elle s’est assignés.

Yellitaare Boosoya a besoin des compétences et des ressources financières de tous ses adhérents et sympathisants aussi bien au niveau national que dans la diaspora pour aller vers le chemin du développement durable dans ce contexte mondiale axé sur la compétitivité pour l’accès aux financements. Rechercher des financements externes est une bonne chose mais capitaliser sur le Self help peut être le chemin obligé pour réussir le pari du développement.





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Source :
TufndePinal

Bababé : Atelier de formation sur les techniques d’ATPC




Un séminaire de formation de 30 relais communautaires (facilitateurs), s’est ouvert à Bababé, le lundi dernier et a pris fin ce vendredi à l’auberge sis centrale thermique. Une rencontre qui a pour but de former les communautés sur les techniques de l’ATPC (assainissement, total piloté par la communauté), pour les pousser à mieux appréhender l’interdiction de la défécation à l’air libre.

Traitant d’ un sujet tabou nécessitant une certaine pédagogie, les formateurs, Mohamed Oud Tolba directeur de la station de radio Mauritanie à Aleg, membre du comité régionale de suivi du programme ATPC brakna, Dia Mariétou, coordinatrice régionale du programme ATPC brakna et présidente de l’ONG Faabuya, ont d’entrée de jeu expliqué simultanément en français et en pulaar aux séminaristes que la facilitation requiert une certaine pédagogie de la part du facilitateur et surtout une largesse d’esprit.

C’est pourquoi dans ce genre de thèmes il y aura plus de réprobation que d’adhésion de part des communautés ciblées.

C’est ainsi que dans la visite de terrain, quatre groupes se sont formés pour rencontrer les communautés. Ce qui a permis une meilleur appréciation de la marche de la honte (visite de terrain avec l’ensemble leaders villageois que sont le chef de quartier, les imams, les présidents des associations et autres membres de la communauté). Elle a déclenché le dégout chez les communautés, les relais ont pu eux même constaté de visu les dégâts qu’ont pu causer les dépôts de cacas fait à l’air libre et évaluer leur nombre à la périphérie de la ville.

Les participants ont eu droit à un exposé très détaillé sur la défécation à l’air libre, et aux moyens de vulgariser quant à ses effets nocifs pour les populations avoisinantes. La défécation à l’air libre causerait des maladies diarrhéiques et d’autres maladies contagieuses comme le cholera, la tuberculose.

D’après les formateurs il serait intéressant pour les personnes ne disposant pas de latrines chez eux, effectuant leur besoin dans les airs de défécations de creuser un trou et d’enfouir les cacas pour éviter que certains animaux domestiques et de la basse cour (vaches, chevres, chiens, poules, canes,) soient en contact avec cacas et les transmettre aux personnes dans les cités.

Le vent, et les mouches ont attirés l’attention des facilitateurs sur leurs capacités de transmission rapides des maladies causées par la défécation à l’air libre.

Il a été surtout, question dans cette approche du respect des coutumes et des normes villageoises. Ceci pour ne pas heurter l’amour propre des populations et les déranger dans leur vécu quotidien. Du coup le facilitateur aura comme première mission de contacter les chefs de village ; les imams de mosquées, les leaders des femmes et des jeunes dans toutes localités visitées. Surtout leur demander eux même de proposer les lieux et la date de la reunion, puis écouter tout le monde.

Sans de discrimination d’âge ou sexe. Enfin demander aux populations eux même de faire la cartographie leur propre localité, de proposer le chronogramme des activités qui s’en suivront.

A la fin de la cérémonie, les relais, ont eux même remercier les formateurs et ont pris des engagements que dorénavant, ils n’attendront ni la autorité encore moins des formateurs pour commencer à se prendre en charge sur le plan de l’assainissement et du suivi. Comme dira un intervenant, il leur manquait les outils nécessaires pour faire passer le message. Ce qui fut fait par cette approche sur les ATPC.

Armya Deme



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Source :
Armya Deme

samedi 25 juin 2011

Sy Abdoulaye, maire de la commune de MBagne « Le maire c’est une coquille vide On ne peut même pas signer un jugement établi par le cadi… ».





Les populations ont-elles été organisées de manière à pouvoir se rendre à MBagne pour se recenser sans difficultés ?

Oui c’est notre rôle ! Parce qu’en tant qu’élu nous devons quand même éveiller les populations. C’est un enjeu très important. Ceux qui ont leurs documents d’état civil doivent se recenser. Ceux qui n’en ont pas doivent se battre pour avoir le droit de se recenser.

Nous avons prévu dans chaque village de faire une soirée d’animation pour attirer l’attention des gens qu’ils doivent s’inscrire. Ce n’est pas parce que c’est loin de mon lieu de résidence que je ne vais pas me rendre à MBagne pour me recenser. C’est un devoir civique que les populations doivent remplir. Il y va de leur avenir et de celui de leurs enfants aussi. Nous allons sillonner les villages de la commune pour tenir des réunions d’information sur le recensement.

Pour éviter les bousculades au niveau du centre d’accueil, nous avons proposé que les populations s’organisent au niveau de la commune. Ainsi nous allons donner à chaque commune un temps limité. Durant ce temps limité, la commune qui va se recenser s’organiser à son tour au niveau du village de sorte que chacun va passer à tour de rôle devant la commission dans le délai qui lui est imparti.

Et la révision des listes électorales, comment cela se passe ici ?

Officiellement l’opération a commencé sur toute l’étendue du territoire mais dans la moughataa de MBagne nous sommes handicapés par l’absence du hakem. Il est membre de la commission de même que le président du tribunal. MBagne n’a pas de président du tribunal départemental, c’est celui de Bababé qui assure l’intérim et qui est en même temps président du tribunal de Bababé et de MBagne. Donc il vient une fois tous les mois.

C’est lui le président de la commission. Si tout le monde était là, nous allions commencer automatiquement. Nous avons désigné les conseillers qui nous représentent dans cette commission. Nous n’attendons que l’arrivée des autres responsables, le hakem et le président du tribunal pour démarrer.

Sur un tout autre sujet M. le maire, les conflits entre agriculteurs éleveurs sont récurrents dans le département de MBagne pour ne pas dire dans votre commune. Qu’est-ce qui expliquent ces conflits qui finissent souvent par des accrochages sanglants entre les protagonistes ?

Moi je situe le problème à deux niveaux. Il y a d’abord le surpâturage parce que nous sommes dans une zone très restreinte où les animaux sont devenus beaucoup plus nombreux qu’avant. Ensuite l’absence de sécurisation des cultures. Je m’explique. Les populations ne sont pas conscientes des réalisations consenties par l’Etat en mettant à disposition des grillages de protection des cultures. Parfois ces grillages sont coupés, ce qui permet aux animaux de s’en prendre aux cultures et provoquent souvent, de la sorte, des conflits entre les éleveurs et les agriculteurs. Il faut que le travail se fasse à ces deux niveaux.

Premier niveau, sensibiliser les populations afin qu’elles comprennent que ces grillages mis à dispositions par que l’Etat, c’est à leur profit donc dans leur intérêt. Qu’il ne faut pas les détruire mais au contraire il faut les préserver. Je pense qu’il y a lieu de mettre sur pied des comités de surveillance parce que cela aide à protéger les cultures. Pour ce faire, il y a un travail de conscientisation à mener au niveau des populations.

Deuxième niveau, il faut que les éleveurs comprennent une chose, l’élevage sentimental est révolu. Il ne faut pas garder les troupeaux pour le plaisir de les contempler seulement. Les sécheresses passées, 20 % à 30 % du cheptel ont été décimés, alors qu’il valait mieux transformer ce cheptel en d’autres sources de revenus. Pourquoi, par exemple, ne pas stimuler les boucheries ou alimenter certains circuits de commercialisation de bétail pour ne pas créer un surpâturage au niveau de la commune ?

Cette année nous avons été plusieurs fois interpellés par les uns et les autres. Les agriculteurs qui se plaignent des éleveurs qu’ils accusent d’avoir détruit leurs champs et vice versa, les éleveurs qui se plaignent des agriculteurs qu’ils accusent de les empêcher de faire paître leurs troupeaux à certains endroits où il n’y a pas de culture etc… Donc c’est des problèmes vraiment récurrents auxquels nous avons eu à faire face cette année.

Ici comme ailleurs à l’intérieur du pays on prie nuit et jour pour voir les premières gouttes de pluie tomber. Y a-t-il des préparatifs pour la campagne agricole ?

Nous avons un partenaire, World Vision, dans le cadre d’un programme financé par l’USAID. Nous avons quelques paysans qui ont été sélectionnés pour expérimenter certaines semences à cycle végétatif court depuis fin avril début mai. Nous avons donné la liste des paysans ciblés mais en général ils tardent à réagir. Ils viennent après que les paysans ciblés aient utilisé les semences traditionnelles.

Donc dans leur mentalité, ils ne peuvent pas comprendre qu’on leur demande de détruire ce qu’ils ont déjà semé pour autre chose. C’est pourquoi à chaque fois il y a un échec des campagnes agricoles. Du côté de l’Etat, rien n’a été mis à notre disposition comme semences alors qu’effectivement, comme vous l’avez bien dit, l’hivernage s’approche et les gens sont actuellement entrain de préparer leurs champs.

En matière de sécurité alimentaire quelle est la situation dans votre commune ?


Nous sommes dans une zone très pauvre qui était autrefois un grenier à mil mais au fil du temps la production a régressé pour plusieurs raisons. Nous avons des terres qui restent inexploitées faute de bras. Parce que les baisses successives de productions ont découragé les cultivateurs au point qu’aujourd’hui nous sommes dépendants sur le plan alimentaire. Il y a eu des tentatives pour créer des SAVS (Stock Alimentaire Villageois de Sécurité) alimenté par le PAM dans plusieurs villages de la commune mais aujourd’hui ces SAVS sont en veilleuse. Pour cause, dans beaucoup de villages les populations les ont très mal gérés. Maintenant je suis entrain de relancer un plan de reprise de ces SAVS par Caritas.

L’Ong nous promis une banque de céréales. J’ai eu à discuter avec eux pour leur dire que donner de l’argent aux gens pour faire des stocks c’est bien, mais le moyen le plus efficace serait de leur donner les moyens de produire pour qu’ ils puissent acheter dans leur excédent plutôt que d’aller acheter ailleurs. Il faut d’abord que cela s’accompagne de la modernisation de l’agriculture, de projets agricoles.

Au lieu de crois que si nos bailleurs écoutent bien nos conseils, ils ne viendront pas seulement débourser des enveloppes pour acheter des produits, je pense plutôt qu’il faut leur donner les moyens de produire et de racheter ce qu’ils ont produit. Cela va les inciter à produire davantage parce qu’ils savent qu’ils disposent désormais d’un circuit pour écouler leurs produits en surplus. C’est bénéfique pour eux et pour les populations.

Quel est l’apport du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) ?


Le CSA a mis à la disposition de la moughataa un certain quota de blé qui était essentiellement destiné à la commune de Hijjaj. Ici en 2010 on a bénéficié d’un important quota de vivres mais en 2011 rien n’a été fait. Pourtant Dieu seul sait que les populations sont dans le besoin. Nous sommes dans une poche de pauvreté, la production y est très faible et les populations sont systématiquement dépendantes.

L’autre aspect est qu’il faut louer, malgré tout, les boutiques de solidarité ouvertes dans la commune et d’une manière générale dans toute la moughataa. Toutefois elles sont insuffisantes parce que toute la moughataa n’a que 5 boutiques : Deux à MBagne, une à Bagodine, une à Niabina et une à Hijjaj.

C’est insuffisant par rapport aux besoins de la population et les villages sont distants les uns les autres que cela ne vaudrait pas le coût pour quelqu’un qui habite à Winding de venir à MBagne pour n’acheter que deux kilos de riz. J’avais posé le problème à l’administration pour qu’elle voit s’il est possible d’accorder une faveur aux villages distants de 7 ou 8 km en leur permettant de payer une ration de cinq ou six jours. Il m’a été répondu que non, le CSA ne peut accorder une telle dérogation.

Malgré la bonne volonté affichée des autorités et cela à toutes les occasions, la moughataa de MBagne est toujours enclavée. Alors à quand la construction du tronçon de route de 15 km devant la relier au grand axe ?


Effectivement le grand mal de MBagne c’est l’enclavement. Dans notre plan de développement communal nous avons dit que notre première priorité demeure le désenclavement parce sans infrastructure il n’y a pas de développement. C’est pourquoi nous avons posé ce problème comme première priorité pour le développement de MBagne. Il faut désenclaver MBagne ! Nous avions cru qu’avec la promesse faite par le président Ould Abdel Aziz que ça allait se faire très rapidement.

Mais voilà, les années passent et les jours se suivent et se succèdent. Le ministre de l’équipement et des transports était là, nous l’avons interpellé, il nous a promis que cela va être fait très rapidement. En 2011 des études ont été faites (études techniques, études environnementales) mais ces études dorment dans les bureaux du ministère. Nous espérons que peut-être avant la fin de l’année que l’essentiel sera fait. En tout cas c’est le vœu des populations.

L’électricité aussi ne semble pas encore être une réalité bien qu’il ait une centrale déjà construite. Qu’en est-il de ce volet ?


Je ne dirais pas que ce n’est pas une réalité parce que nous sommes très proches de la réalité. En fait les travaux de réseau sont faits, les groupes électrogènes sont montés et c’était le plus difficile. Mais ce qui a retardé un peu le démarrage c’est que la centrale de MBagne doit fonctionner en même temps que d’autres centrales comme à Barkéol par exemple. En fait ils ont plusieurs centrales à faire en même temps. D’ailleurs, aux dernières informations ils sont à Barkéol. A MBagne ils avaient fait un travail pour la partie lotie. Il restait deux quartiers traditionnels qui ne sont pas lotis.

Donc ils ne pouvaient pas se hasarder de mettre des poteaux électriques. Ils ont exigé un plan que la mairie a commandé pour ces deux quartiers. C’est fait maintenant puisque nous l’avons envoyé au projet. Ils ont dit qu’ils vont faire les rectifications nécessaires. D’ailleurs ils nous ont envoyé les poteaux qui vont compléter le réseau à MBagne. Donc c’est une question de semaine désormais parce qu’avant la fin de l’année MBagne sera éclairée.

Vous êtes en fin de mandat, pouvez-vous nous faire un bilan de votre exercice ?


Je n’ai pas fait un mandat complet pour votre information. Je suis élu ici en novembre 2009 pour compléter un mandat. J’ai 1 an un mois à la tête de la commune. Quand je suis arrivé, la situation qui prévalait n’était pas propice au travail ni au développement. C’était la suspicion, la politique politicienne. Donc quand je suis venu, la première chose à laquelle je me suis attaquée c’était de former une équipe cohérente, au-delà des appartenances politiques. Je suis de l’UPR mais je collabore avec les gens de l’UDP, l’APP. Disons que tout le monde est traité sur le même pied d’égalité, je n’ai pas de préférence pour tel ou tel conseiller parce qu’il est de mon parti.

C’est cette dynamique d’abord qu’il fallait créer. Ensuite avoir une vision car on ne peut pas travailler sans cela, sans avoir un objectif. C’est pourquoi quand j’ai été investi, j’ai sollicité à un partenaire, World Vision, pour m’aider à monter un plan quinquennal 2011-2015. Ce plan quinquennal, je ne reviendrais pas dans les détails, est un travail extrêmement important qui a été fait.

C’est une approche participative. L’équipe qui devait faire ce plan s’est rendue dans les villages pour préciser les besoins de chaque village pour en faire un document où ressortent les priorités de la commune. Cela c’est une grande réalisation.

Pour ce qui est des réalisations concrètes que j’ai eu à faire, nous avons entre MBagne et Dabbé un pont où il n’y avait pas de garde-fou de sorte que quand les eaux du fleuve montaient, il y avait plusieurs noyades par an. Sans compter Il y eu les charrettes qui y sont tombées. il y a eu beaucoup d’accidents. Donc nous avons pensé qu’il faut faire des garde-fous pour au moins guider les gens pendant la saison des pluies.

Nous avons aussi dans chaque village, réalisé selon nos moyens en tenant compte des besoins exprimés par le village, quelque chose. A MBagne nous avons contribué au coulage du hangar du cimetière. A Ferralla, au profit de la santé et l’éducation, nous avons contribué par la mise à disposition du ciment nécessaire à la fabrication des briques pour la construction. A Haïmedatt, Dabbé même chose. A Winding, pour la sécurisation de leurs cultures, nous avons donné des grillages. Donc dans chaque village nous avons tenu compte des besoins de la population pour agir.

Et les populations étaient très fières parce que depuis quelques années, cela n’a jamais été réalisé. Mais avec le peu de moyens, grâce à notre FRD, nous avons pu réaliser dans chaque village un tout petit peu. C’est avec l’aide de nos partenaires (Caritas et World Vision) que nous avons réalisé un hangar, une boucherie (appui Caritas), une tannerie financée par world Vision avec un fonds de roulement pour les femmes qui travaillent dans cette tannerie.

A Dawalel et Winding nous avons deux boucheries financées par World Vision. Nous avons aussi pour les jardins maraîchers de la commune, des grillages qui ont été donnés par World Vision. En si peu de temps, mais grâce à nos partenaires, à l’action du Conseil, nous avons pu réaliser pas mal de choses.

Compte de votre expérience de la gestion communale, que pensez-vous de la réalité de la décentralisation ?
Je pense que c’est une très bonne initiative mais je dirais que c’est un projet mort-né. Il ne peut pas y avoir développement si les populations ne se prennent pas en charge. Malheureusement l’Etat est là pour donner de la main ce qu’il reprend de l’autre. La décentralisation n’est pas effective, pas du tout. Le maire c’est une coquille vide. On ne peut même pas signer un jugement établi par le cadi. Il faut que le hakem le signe alors que je suis un officier d’état civil. Ça ne se comprend pas parce que peut-être on n’a pas confiance aux maires ou je ne sais pas.

En tout cas la décentralisation n’est pas effective dans la réalité ! Il y a beaucoup de prérogatives qui devraient revenir aux maires mais on les a privés de ces prérogatives. Un autre exemple de la décentralisation, je crois que le fonds régional de développement tel que réparti dans les communes ne répond à aucun critère. Il faut privilégier les zones pauvres. Il faut essayer d’aider plus les zones pauvres que les zones riches.

Si aujourd’hui c’est Nouadhibou, avec tous les moyens dont elle dispose, c’est elle reçoit plus l’aide de l’Etat que la commune de Hijjaj, c’est aberrant. L’Etat devrait concentrer plus d’efforts sur les communes pauvres. Cela a un double avantage, dès lors que cela permet de sortir de la nécessité mais également de fixer les bras valides. Aujourd’hui dans nos terroirs tout le monde va à Nouakchott, à Nouadhibou, en Europe pour chercher à faire vivre sa famille.

Parce que on n’a pas donné aux populations, aux communes, les moyens pour retenir les gens. Donc l’Etat devait, en répartissant ces fonds qui sont destinés à l’investissement, penser à créer des projets agricoles dans ces zones rurales. Nous sommes dans une commune agro-sylvo-pastorale, nous avons plusieurs terres et nous n’avons aucun projet agricole dans la commune de MBagne sauf à Winding où nous avons un périmètre irrigué qui ne fonctionne pas.

Donc nous avons des terres, si l’Etat aménage au profit des populations, cela va permettre de retenir les bras valides, de lutter contre la faim, de produire et peut être va contribuer à l’autosuffisance alimentaire de la Mauritanie. Donc la décentralisation n’est pas du tout effective. Ou bien on fait une décentralisation au vrai sens du terme ou bien il n’y a pas de décentralisation. En réalité les maires ne sont que des exécutants du ministère de l’intérieur.

Moussa Diop depuis MBagne


Cridem

Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Deux morts et quatre blessés de l’armée mauritanienne arrivent à Bassiknou.




Selon le correspondant de l’ANI au Hodh Charghi, 4 blessés et deux dépouilles mortelles de militaires de l’armée mauritanienne sont arrivés , samedi matin à Bassiknou , dans l’est du pays, non loin de la frontière malienne.

Des troupes mauritaniennes ont attaqué, vendredi soir, un camp d’AQMI dans la forêt de Wagadou dans le nord malien.

Les informations concernant concernant ces combats ayant filtré, jusqu’à présent, des deux camps, restent largement contradictoires.




Source :
ANI (Mauritanie)

La Mauritanie détruit un campement d'Aqmi au Mali, au moins 4 blessés




L'armée mauritanienne a "entièrement détruit" vendredi un campement d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en territoire malien lors d'un assaut au cours duquel quatre de ses hommes ont été blessés, a annoncé à l'AFP une source militaire mauritanienne.

L'opération militaire mauritanienne a été confirmée à l'AFP à Bamako par une source militaire malienne, le capitaine Ousmane Diarra, qui a indiqué que "les combats ont été très violents".

Aucun bilan n'était immédiatement disponible sur les pertes d'Aqmi et "l'armée malienne n'a pas participé à l'attaque proprement dite", qui s'est déroulée dans la zone de la forêt du Wagadou (ouest du Mali), près de la frontière mauritanienne, a précisé la source militaire mauritanienne jointe depuis Nouakchott.

Des moyens aériens ont été utilisés lors de cet assaut qui "a eu lieu vers 17H45 (locales et GMT)". Le campement d'Aqmi "a été entièrement détruit" mais les "terroristes" ont riposté avec "un armement lourd", a-t-elle affirmé.

Selon elle, quatre militaires mauritaniens ont été blessés, dont deux grièvement lors de l'assaut.

"Le bilan définitif côté ennemi ne sera fait qu'à la levée du jour samedi matin, mais il doit être important. (...) Les tentes du campement et trois véhicules ont été détruits au sol avec leurs occupants" dont le nombre n'est pas encore déterminé, a-t-elle expliqué.

"De fortes déflagrations ont été entendues sur un rayon de 20 km, probablement celles de munitions de haut calibre stockées dans le campement", a encore dit la source militaire.

Plusieurs sources militaires avaient affirmé récemment à un journaliste de l'AFP basé à Bamako qu'Aqmi tentait actuellement d'installer une nouvelle base dans la forêt du Wagadou.

Selon la source militaire mauritanienne jointe depuis Nouakchott, le mouvement des hommes d'Aqmi avait "été suivi et leur lieu d'implantation localisé avant l'attaque" de vendredi après-midi. "Actuellement, nous contrôlons la situation, la zone est entièrement sécurisée", a-t-elle assuré.

Le capitaine malien Diarra a de son côté expliqué à l'AFP à Bamako: "Vendredi en début de nuit, il y a eu de violents combats entre Aqmi et l'armée mauritanienne en territoire malien".

L'affrontement s'est déroulé "sur des positions que les Mauritaniens tenaient dans le cadre des opérations militaires communes. (...) Les combats ont été très violents", a-t-il souligné, indiquant ne pas disposer de "bilan précis pour le moment".

Des centaines de militaires maliens et mauritaniens mènent depuis le 21 juin et "pour quelques semaines" des opérations communes le long de leur frontière contre Aqmi et la criminalités organisée, d'après des sources au sein des deux armées. D'après des témoins joints cette semaine par l'AFP depuis Bamako, des hélicoptères participent à ces opérations.

Le Mali et la Mauritanie sont parmi les pays les plus concernés par les activités d'Aqmi, avec le Niger et l'Algérie, où cette organisation est née et se livre dans le Sahel à des attentats, des enlèvements et divers trafics.




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Source :
Le Point (France)

Aïoun: Examen du permis de conduire: la session est ouverte à tous



Après cinq longues années d’attente, les personnes désireuses d’obtenir leur permis de conduire viennent d’avoir l’opportunité de passer l’examen pour l’acquisition de cette pièce. L’épreuve tant attendue, maintes fois reportée, a été organisé, à Aioun, sous la supervision d’une commission de la direction des Transports terrestres, du Ministère de l’Equipement et des Transports (MET). Il aura fallu quatre jours, du 12 au 16 juin, pour passer en revue plus de mille candidats. Une affluence à la mesure de la longue patience des candidats qui ont attendu si longtemps, avant de se voir offrir une telle opportunité. L’examen s’est déroulé en deux parties. La première, théorique, où le candidat devait répondre à une série de questions relatives à la signalisation, tirées du code de la route mauritanien. Une fois passé le module théorique – c'est-à-dire après que la commission d’évaluation ait déclaré admissible le candidat – il s’agissait de passer à la vitesse supérieure, la conduite proprement dite qui constitue la seconde et ultime étape de l’examen.
Mais ce que les candidats rencontrés par «Le Calame» ont le plus apprécié, au cours de cette session, ce sont les conditions de transparence dans lesquelles ils ont passé les épreuves, précisant qu’ils n’ont pas dépensé la moindre ouguiya: même les timbres qui faisaient, habituellement, partie de la composition du dossier, pour renflouer les caisses, n’ont pas été exigés, cette fois-ci. Seuls les admis les présenteront, au moment de la livraison des permis.

MOUSTAPHA OULD BECHIR

Aïoun: Le réseau Internet de Mauritel périclite: désagréments et dommages collatéraux


Les coupures du réseau ADSL de Mauritel et de ses lignes spécialisées, à Aïoun, continuent à causer de nombreux désagréments et de dommages collatéraux, pour ses abonnés. Des désagréments qui se font le plus sentir au niveau des banques, des projets et autres organismes qui disposent, pourtant, de lignes spécialisées. Comme eux, les administrations, les cybers et autres abonnés connectés à l’ADSL subissent, depuis quelques temps, les mêmes problèmes. Tous les abonnés au réseau Internet de Mauritel éprouvent des difficultés à communiquer.
Les conséquences de ces coupures se traduisent, au niveau des banques, par de longues files de clients qui se voient répondre avec désolation, aux guichets: «veillez patientez. Il est impossible, pour le moment, d’exécuter des retraits sur vos comptes car la connexion Internet de Mauritel n’est pas disponible». Durant tout le mois de mai, ça s’en va et ça revient et, quand il lui arrive de revenir, c’est avec beaucoup de lenteur, ce qui explique le retard des opérations comptables.
Selon les responsables régionaux de Mauritel, la société attribue la récente perturbation de son réseau ou, plus exactement, sa disparition des écrans, plusieurs jours durant, à la désorientation du signal dont le faisceau aurait été dépointé par le vent. Une première mission est arrivée, pour la réparation, mais est repartie sans réaliser la mise au point du signal égaré. Une seconde, de la société française chargée de la maintenance, s’est déplacée le 16 et, cette fois, c’était la bonne: la connexion est revenue, ce dimanche 19 juin. Mais va-t-elle rester imperturbable? Du moins, combien de temps?

MOUSTAPHA OULD BECHIR

vendredi 24 juin 2011

Brakna : Le sommet de l’UPR renoue avec sa base




Mme Cissé M/ Cheikh O. Boïde, Secrétaire exécutive de l’Union pour la République, par ailleurs ministre de la culture, de la jeunesse et des sports, accompagné des professeurs Aly Fall et Barikallah a présidé vendredi, à Aleg, dans les locaux du siège de la section du parti au pouvoir, une réunion d’information et de sensibilisation avec les responsables des structures de base (sections, sous-sections, unités de base) en présence de :

MM. Mohamed O. Jahloul et Moustapha O. Ouda’a, respectivement secrétaire fédéral du Brakna et secrétaire général de la section UPR d’Aleg. MM. Mohamed El Mokhtar O. Mohamed Maouloud, Fary Djery Bâ, Tarou O. Ahmeddou et Ibrahima Sow, tous membres du bureau fédéral ainsi que le maire de Cheguer, M. Mokhtar O. Isselmou et le 4e adjoint au maire d’Aleg, M. Oumar Ndiaye étaient également au rendez-vous.

Ouvrant la séance, Mme Cissé M/ Cheikh O. Boïde a d’abord indiqué que « l’objet de cette mission est d’informer et de sensibiliser les responsables des structures de base sur les orientations du parti » avant de souligner que « l’adhésion à un parti suppose la croyance à des idées politiques et des principes ».

Elle a cependant reconnu que le chemin est parsemé d’embûches mais que cela entre dans l’ordre naturel des choses car les problèmes auxquels sont confrontés les partis sont le reflet de ceux dont le pays est confronté. Mme la ministre a ensuite exhorté les responsables des structures de base à redoubler d’efforts pour défendre et expliquer les positions du parti sur les grandes questions nationales et internationales ainsi que la politique du gouvernement. Pour ce faire, elle appelle à une concertation plus large entre le sommet et la base du parti.

Lui succédant, M. Ali Fall, ex-secrétaire général du ministère de l’éducation nationale, a d’abord exprimé toute sa joie de participer « à l’inauguration du beau siège de la section UPR d’Aleg, symbole du dynamisme et de l’engagement de ses militants » avant de souligner que « le bilan du gouvernement actuel est largement positif dépassant de loin celui des gouvernements qui se sont succédé depuis 50 ans et ce en dépit d’un contexte de crise internationale marquée par la rareté des ressources ».

Pour M. Fall, « les adhésions massives enregistrées par l’UPR malgré son jeune âge sont le résultat tangible de l’action du président de la république ». « Ces adhésions seraient sans effet si nos militants ne s’inscrivent pas sur les listes électorales », a-t-il cependant lancé avant d’appeler les responsables des structures de base à jouer pleinement leur rôle d’encadrement et d’embrigadement pour amener les militants à s’inscrire sur les listes électorales qui sont ouvertes à cet effet car « les indicateurs de performance d’un parti se mesurent par le nombre d’inscrits ».

En réponse, les secrétaires généraux des sous-sections communales de Bouhdida, de Cheguer, d’Aghchourguitt et de Male, ont réitéré leur engagement aux idéaux du parti avant de mettre l’accent sur la nécessité de consolider son unité en respectant le choix des candidats, l’absence de communication entre le sommet et les instances de base, le manque de moyens, la lutte contre le clanisme au sein du parti etc.

Notons que la secrétaire exécutive de l’UPR présidera samedi, dimanche et lundi, des réunions similaires avec les responsables des structures de base, les élus locaux et les acteurs politiques dans les autres mouqata’a du Brakna (Maghta Lahjar, Boghé, Bababé et Mbagne.).

Dia Abdoulaye



Source :
Dia Abdoulaye

L’école des sourds d’Agoinit abandonnée à son sort !




Ouverte en octobre 09/10, dans la petite localité d’Agoinitt, commune de Hajjar, (Guidimakha), l’école des enfants sourds, une première à l’intérieur du pays, vit semble-t-il, une situation particulièrement difficile, voire critique. Avec un effectif de 48 enfants dont 28 filles, l’école ne dispose ni locaux, ni de personnel, excepté son enseignant. La seule salle de classe est logée dans une maison gracieusement offerte par les populations.

Hormis le matériel didactique et son enseignant formé au Mali, l’école n’existe donc que sur papier. Les 48 enfants venus des localités voisines sont pris en charge par une cantine ouverte par la DREN du Guidimakha, mais ses capacités demeurent insuffisantes pour satisfaire la demande, affirme Mr Tandia.

Quoique fonctionnant dans une précarité indescriptible, l’expérience a suscité une forte émulation auprès des parents et enfants sourds de la zone. En effet, à la fin de la première année d’expérience, le directeur de l’école a reçu 29 demandes d’inscriptions dont 10 filles, au titre de l’année 2011- 2012. Que puis-je faire pour ces laissés pour compte de notre système éducatif?

Des enfants qui ont cru, en faveur de l’ouverture de l’école, trouver là, une chance de devenir comme les autres enfants, apprendre à lire et à écrire. En somme s’ouvrir d’autres perspectives. Mais hélas ! L’expérience d’Agoinit, risque fort d’être de très courte durée, si l’état et les partenaires au développement ne viennent pas la sauver de la perte quasi probable.

A en croire Mr Tandia, ces écoliers d’un autre genre faisaient montre d’une grande motivation, rivalisant en ardeur. Mais si rien n’est fait, leurs espoirs finiront par s’envoler.

Malgré l’insistance des parents et du directeur pour la réalisation d’une infrastructure d’accueil digne de ce nom, les requêtes sont restées presque sans suite. Seule l’ONG, Siland Work a promis de construire 2 salles de classes et un bureau pour le directeur. Le ministère qui a autorisé l’ouverture de cette classe est aux abonnés absents.

La question qui mérite enfin d’être posée est de savoir, pourquoi l'État crée des structures aussi nobles sans y mettre des moyens ? Des déshydrata de notre système éducatif, est-on tenté de répondre.

Source :
Le Calame (Mauritanie)

Festival Walo muzik démarre à Rosso sur fond de lutte contre le paludisme




Le Festival Walo muzik s’est ouvert jeudi à Rosso, en Mauritanie, ville située à la frontière avec le Sénégal, sur fond de lutte contre le paludisme, maladie parasitaire qui fait encore des ravages dans la région, les chiffres avancés par l’UNICEF faisant état de 30% de la population atteinte par an.

L’occasion de cette deuxième édition du festival a été saisie pour tenir une conférence sur le paludisme dans les locaux de l’Institut Supérieur d’Enseignement Technologique de Rosso.

Cette sensibilisation est soutenue par l’UNICEF et l’Organisation internationake des Migrations (OIM) qui, à travers le festival, cherchent à combattre l’ignorance et les comportements sociaux qui compromettent l’efficacité des traitements.

« J’ai perdu une fille à cause du paludisme et mon fils en a gardée des séquelles telles qu’ils a dû arrêter ses études d’ingénieur », regrette Abdourahmane Fall, habitant de Rosso.

« Beaucoup ne prennent aucun traitement et meurent croyant qu’on leur a jeté un mauvais sort, ou encore confondent les symptômes de la drépanocytose à ceux du paludisme », a-t-il averti.

Le Festival Walo Muzic se veut un vecteur de dynamisme de la région du Walo et notamment de la ville de Rosso.

Le paludisme qui sévit à l’état endémique dans la zone agricole de Rosso, qui longe le fleuve Sénégal, freine son essor économique et social.

Le gouvernement mauritanien a mis en place une campagne de lutte contre la maladie appuyée par la distribution de 15000 moustiquaires.

Le Festival Walo Muzic continue jusqu’au 23 juin et propose a son public des spectacles, des projections, des concerts et de nombreuses autres activités.



Source :
Agence de Presse Africaine

Le maire de Kaédi n’encourage pas ses habitants




Depuis quelques années l’image architecturale de la ville de kaédi a beaucoup changé. Dans tous les quartiers se sont de nouveaux appartements, de nouvelles villas en dur qui prennent le relais des maisons en banco ou en semi en dur. Ces constructions ont été réalisées grâce aux efforts des ses habitants expatriés ou de ceux qui sont restés dans le pays et qui bossent dur.

Le gouvernement et particulièrement la municipalité ne font rien pour offrir aux habitants un cadre de vie souhaitable et acceptable. Un kaédien ayant séjourné quelque part ailleurs et qui revient dans sa ville est tout de suite frappé par l’ampleur des ordures ménagères (qu’on brille la nuit pour s’en séparer) par des routes défoncées est impraticables et envahies de sable ; par un reboisement naturelle de prosopis qui constitue un domaine d’insécurité car étant le refuge de voleurs, de violeurs, d’abattage de bétail volé et de boucherie clandestine…

Le maire qui n’ignore pas cette situation semble la cautionner car les rares occasions qu’il a pour se rendre à son bureau le contraignent à traverser des tonnes d’ordures, des mètres cubes de fumées et arbustes indésirables.

Durant ses mandats Monsieur Sow ne peut se glorifier d’avoir réaliser quelque chose de vraiment positif au profit des kaédiens. : Les conditions de sécurité sont elles remplies autour de la construction du stade municipal ?

La foire et la gare routière correspondent-elles des standings de notre ère ? En tout cas beaucoup de kaédiens jugent que la maire a été incapable d’assurer ses missions. Mais qu’il soit pas capable de rester auprès de sa population




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Source :
Wone Abderahmane

Zouerate : la ville minière célèbre la fête internationale de la musique



La Ville de Zouerate vient de célébrer la fête de la musique pour l’année 2011 ce mardi 21 juin. Cette grande manifestation culturelle est organisée par « Caprice Production ».

A l’image de ces deux dernières années, elle a été parrainée par le Maire de Zouerate Monsieur Yacoub Ould Salem Vall qui a profité de l’occasion pour rentre un vibrant hommage à Brour Medah Enebi et la grande diva Dimi Mint Abbe avant d’appeler les jeunes à redoubler d’efforts en matière d’éducation et à adopter un comportement positif vis-à-vis de leur nation.

Nous pouvons aussi noter parmi les sponsors la Société Générale Mauritanie installée à Zouerate depuis quelques mois.

Des différents groupes ont mis l’ambiance jusque tard dans la soirée sur tribune officielle au centre ville au rythme du Rap, reggae et musiques traditionnelles.


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Source :
Abdallahi Dieng Ould Cheikh

jeudi 23 juin 2011

Un jeune donne à Aziz une leçon de majesté !




Aziz n’a dû certainement pas en revenir tellement ce garçon qu’il a voulu humilier est magnifique de courage, d’audace et de noblesse d’âme face à la réaction d’un Aziz fidèle à lui-même en pareille occasion. De quoi s’agit-il ? Essirage nous apprend qu’à Rosso alors qu’Aziz était en promenade de propagande, un jeune de ses pauvres soutiens a voulu le mettre en garde contre les flatteurs du haut de sa jeunesse et de son amour pour son Aziz !
Qu’a fait le chef de l’état face à cette jeunesse traumatisée par le tayisme et craignant avec Aziz un sort similaire ? Aziz qui aurait pu lui dire en souriant comme un père ou un oncle face à un jeune « ne vous inquiétez pas jeune homme, et d’ailleurs votre réaction est flatteuse… ». Au lieu de ça, Aziz le coupe net et l’humilie sans doute involontairement seulement par habitude car Aziz s’est dit que ce jeune le prend pour un gâteux qu’on peut berner facilement lui qui a berné les plus rusés ; c’est cela qui a dû blesser Aziz sans réaliser que le jeune ne pouvait pas calculer si loin les piques venimeuses surtout devant son champion.
Ce qui est magnifique c’est que lorsque Aziz lui dit ‘’Si vous ne voulez pas parler des problèmes de l’agriculture, vous pouvez reposer le microphone’’, le jeune n’étant pas un militaire n’a pas répondu à l’ordre et il a continué de plus belle selon essirage traduit par cridem : ‘’Les graines des citoyens mauritaniens ont autant d’intérêt que les graines des cultures agricoles…Les habitants de Rosso vivent la soif depuis trois mois…
…Du temps du Président Taya, les thuriféraires (applaudisseurs) dirigeaient le Président vers un coin perdu entre les dunes, et lui disaient : ‘’ceci est le paradis…’’, conseillant : ‘’M. le Président, vous devrez faire du bon travail au service de la population, et éviter d’écouter ce qu’on vous racontera, car il s’agira de mensonges…’’
Ce Ould Taleb est formidable, mais Aziz le prendra sans doute pour un impertinent ; du temps de Taya, on saurait qui l’a ainsi éduqué et gare alors à sa famille !
On n’en est pas là même si tous les soutiens d’Aziz civils même ministres en sont à ce genre de clouage de bec ! Aziz est un militaire qui pense en militaire et qui toute sa vie a répondu aux ordres sans discuter, il ne peut pas comprendre ceux qui ont vécu sans ce choix de vie. Si Ould Daddah le grand a été le père de la nation, Ould Abdel Aziz sera le père de l’armée.
Nous assistons là au dernier acte de la victoire des militaires sur les civils ou selon la grille de lecture tribale : la victoire des guerriers sur les marabouts ; ces derniers étant les politicards avec leur religion démocratique ; de là ce silence qui règne au pays comme si nous vivions sous occupation d’un puissant régiment d’un seigneur de guerre encore pacifique se contentant de dire « gougouh » et tout le monde prend la fuite !
Sous Taya, l’armée est devenue misérable, les hommes ont été volés par leurs supérieurs qui les faisaient vivre dans la misère, la promotion ne se faisait plus à l’ancienneté et au mérite mais le plus souvent selon l’intrigue, les hommes vendaient leur lit de camp ou même leurs armes pour survivre, leurs tenues jadis dans un tissu noble furent remplacées par des chinoiseries, ceux qui croyaient aux valeurs de l’armée se taisaient dégoûtés ou démissionnaient pour devenir taximen ou agents de sécurité dans le privé..
Aziz va changer tout cela car plus qu’un autre c’est un militaire qui ne pense qu’en militaire même s’il n’a pu devenir général qu’en ayant surtout entendu les tirs à blanc ! Aujourd’hui, à la lumière de ce qu’on voit, l’impunité pour les gens en tenue, la course à l’armement au détriment de nos ressources, Aziz veut s’armer, être le chef d’une armée bien nourrie, bien gérée, pour que les hommes du gobi au général lui reconnaissent leur salut !
Qui alors pourra le déloger de la république islamique de Mauritanie devenue alors la R2M : République Militaire de Mauritanie ? Personne car chaque militaire du gobi au général sera heureux et tous seront soudés face aux civils écrivant partout dans la presse que leurs malheurs viennent des militaires…
C’est un système comme un autre où il vaut mieux être de l’armée ou de n’importe quel corps des services de sécurité que civil. Un civil au milieu d’un tel régime n’est rien qu’un prisonnier en résidence surveillée sauf que sa résidence c’est un pays. Il pourra y travailler s’il peut, payer des impôts, servir à justifier la quête de dons et de coopération en tout genre pour le système militaire mais y toucher, vouloir changer une articulation de ce système, le condamnerait aux pires sévices en fonction de son degré de nocivité.
C’est un système comme un autre. Système pour lequel d’ailleurs on devrait embrigader tout le monde. Faire de la Mauritanie, une véritable république militaire avec 3 millions de soldats, hommes femmes, tout le monde en tenue et au pas avec une carrière assurée à l’ancienneté et au mérite le tout dans les limites des stocks tribaux disponibles.
A bon entendeur, garde-à-vous !
P.S : reste une question ; pourquoi cette course à l’armement, le tout sécuritaire ? Que nous prépare-t-on avec cette alliance avec le veto chinois pour lequel tous les contrats douteux sont permis ? Que se passera-t-il le jour où le monde entendra « une révolte de descendants d’esclaves réprimée dans le sang ! Le couvre-feu en Mauritanie n’empêche pas les descendants d’esclaves de se révolter ! Un massacre sans précédent ! La chine refuse toute résolution de l’ONU ! à Nouakchott, les maures espèrent que l’armée va calmer le jeu, il ne s’agit pas moins que de savoir si la Mauritanie continuera à être dirigée par un système beidane ou est-ce que les harratines prendront leur destin en main comme ailleurs les mamelouks !
Dans la rue, des pancartes où on peut lire « à quand un général hartani ? Seuls les harratines majoritaires peuvent renverser le système ! »
La répression est féroce et la confusion totale car la majorité des soldats sont des harratines contrairement aux hauts gradés.
Toutefois, vu la configuration des forces en présence, il semblerait que bientôt tout rentrera dans l’ordre ; la Mauritanie devra panser ses plaies et revoir son système car le volcan hartani s’endort mais ne s'éteint jamais… »
Publié par vlane

Journées de réflexions sur le développement de M’bagne




La ville de M’Bagne située au sud de la Wilaya du Brakna sur la berge du fleuve Sénégal est fondée il y’a de cela plus de 5 siècles. Des journées de réflexions ont été organisées à Mbagne grâce à l’ARM (Association des Ressortissants de M’bagne) en partenariat avec World Vision Mauritanie/ADP de M’Bagne son partenaire au développement.

L’ARM remercie l’ADP de M’Bagne pour ce deuxième financement en sa faveur car le premier remonte à 2009 lors de la deuxième édition de sa Caravane Sanitaire sans oublier les nombreuses réalisations au profit de la Commune de M’Bagne dont, entre autres, le Plan de Développement Communal (PDC) devenu aujourd’hui le cadre de référence de toutes les interventions pour le développement de la Commune mais aussi un document de plaidoyer et de mobilisation des ressources conformément à son Plan d’Investissement.

A travers World Vision, c’est également le peuple Irlandais qui est remercié pour sa générosité matérialisées par des contributions volontaires continues en faveur des enfants de la Mauritanie dont ceux de la Commune de M’Bagne, générosité qu’il a continué de maintenir malgré la conjoncture économique sans précédent qui a frappé ce pays.

World Vision Mauritanie, World Vision Irlande, Peuple Irlandais, populations de la Commune de M’Bagne, ensemble pour que chaque enfant (fille et garçon) vive dans la plénitude, que nos prières comblent chacun d’entre eux et que nous continuons d’être animés par la volonté d’y parvenir. Ces journées se sont déroulées sous la présidence actuelle de Diop Moussa Hamady dit Thiombé encadré par leurs Doyens.

C’est partant d’un fort constat des changements intervenus au cours de ces dernières années comme les chocs exogènes notamment la récurrence des sécheresses, les invasions acridiennes et aviaires, les inondations avec ses conséquences négatives sur les populations les bouleversements socio organisationnels qu’ils engendrent, la dégradation continue de la base productive, le retard de M’Bagne par rapport aux infrastructures socio éducatives et socio productives, et de la nécessité absolue de s’arrimer à la rampe du développement, les jeunes ont initié deux jours de réflexion autour de la problématique du développement de la ville de M’Bagne les 03 et 04 juin 2011.

Les jeunes venus de Nouakchott ont rejoint ceux de Mbagne dans une atmosphère de concorde, d’union et de fraternité au Lycée de Mbagne pendant ces deux jours. L’ouverture officielle de ces Journées de Réflexion a été rehaussée par la présence du Wali Mouçaid du Brakna Chargé des Affaires Administratives, Monsieur Fall Alioune en présence du Maire de la Commune de M’Bagne, du Représentant de World Vision, des Responsables des Services techniques déconcentrés de l’Etat, et des Notables de la ville.

Le Président de l’Association a pris la parole pour remercier toute l’assistance et particulièrement tous ceux qui ont aidé de près ou de loin à la tenue de ces assises et il dira que l’ARM n’est pas une organisation qui veut se substituer aux organes structurés existant au niveau de la ville et aux Services déconcentrés de l’Etat, mais plutôt un organe qui se veut catalyseur, mobilisateur et fédérateur autour de thématiques porteuses au profit des populations. La réflexion initiée rentre dans ce cadre pour engager ensemble un débat fructueux et porteur de projet concourant au bien être des populations notamment celui des femmes et des enfants.

Quatre thèmes ont été développés pour les besoins de ces Journées de Réflexion et discutés de manière très participative : la santé animée par Docteur Souleymane Cheikh Diop, le second exposé sur l’Education a été animé par Diop El Hadj Souleymane Professeur/Inspecteur de l’Enseignement Secondaire, le troisième thème sur la sécurité alimentaire animé par Demba Diop, Agroéconomiste et Ingénieur Principal de l’Economie Rurale et enfin le quatrième sur la mobilisation sociale a été animé par Diop Amadou El Hadj Sociologue. Ces différents Lead Animateurs ont été appuyés de manière professionnelle par les différentes expertises locales trouvées sur place mais également par des professionnels M’Bagnois résidents à Boghé, (2), à Kaédi (1) et à Bababé (1).

Ces journées ont aussi été une opportunité pour engager un plaidoyer sur les conséquences des mariages précoces avec l’animation le samedi 04 juin d’une conférence sur le thème « Lutte contre les mariages précoces » conduite par Diallo Souleymane assistant social au ministère de la famille, de l’enfant et de la femme dans une salle comble de femmes mères de familles et de jeunes filles. Dans la soirée, le plaidoyer s’est poursuivi avec une représentation théâtrale animée par la troupe « Goomou Pinal» de Abdoulaye Samba Diop dit Kayya qui a réalisé une sortie inédite sur le même thème « Lutte contre les mariages précoces » à travers un Coeur, un Sketch et une pièce.

Pendants ces deux jours, les jeunes ont arboré des T-shirts à l’effigie de ARM et World Vision avec le message : « Lutte contre les mariages précoces » pour marquer la volonté de la jeunesse de MBagne et de son partenaire World Vision/ADP de M’Bagne à soutenir un plaidoyer permanent sur la lutte contre ces pratiques d’un autre âge.
Après les exposés sur la mobilisation sociale qui ont occupé toute la matinée du vendredi, des Ateliers furent constitués et organisés autour des thèmes cités plus haut pour identifier les problèmes et esquisser des ébauches de solutions.

Au niveau de l’éducation un accent particulier a été mis sur le fondamental. Tous les participants se sont accordés à reconnaître et dire qu’au niveau des deux Ecoles de M’bagne ville, il a été constaté au cours de ces dernières années beaucoup d’absentéisme et de laxisme dans la décharge des tâches professionnelles de la part de certains enseignants. Un déficit dans le corps enseignant en Arabe : à titre d’exemple cette année à l’Ecole 1 la première et la deuxième année n’ont pas eu d’enseignants attitrés. L’Association des Parents d’Elève ne remplit pas suffisamment sa mission d’encadrement et de suivi des élèves.

Les rapports entre l’IDEN, l’APE et le Comité de Gestion ne sont pas d’un niveau pour favoriser un environnement de travail qui bénéficie aux élèves. Le matériel pédagogique est presque inexistant. Tous ces facteurs ne peuvent que contribuer à la faiblesse du niveau des élèves. Comme solution, les participants ont demandé le renouvellement des structures des Parents d’Elève et créer une coordination entre les deux Associations et renouer les contacts avec les administrations des écoles, recruter des vacataires en Arabe pour combler le déficit, organiser des cours de rattrapage pour les futures classes d’examen pendant ces vacances.

Au début de l’année scolaire 2011-2012, plaider auprès de la Direction Régionale de l’Enseignement Fondamental pour disponibiliser un nombre suffisant d’enseignants particulièrement en Arabe. La seule lueur d’espoir vient du Lycée de M’Bagne qui, pour la première fois depuis sa création en 1985, a vu quinze (15) admis au Baccalauréat et plus de vingt quatre (24) admis au BEP.

Il faut noter que le Lycée ne dispose ni de Surveillant Général, ni de Surveillant de Cours, pas d’Econome, de Plantons et ni de Manœuvres. En ce qui concerne le préscolaire, il n’existe pas de Jardins d’Enfants formels équipés et encadrés pour préparer les enfants à accéder au fondamental ; seules deux Garderies animées par des bénévoles sans formation font office de Jardins d’Enfants. L’ARM a promis d’appuyer pour ériger les garderies en Jardins d’Enfants et de leur trouver des partenaires.

Pour ce qui est de la Sécurité Alimentaire, tous s’accordent à reconnaître le paradoxe qui entoure l’insécurité alimentaire au niveau des populations vivant au bord du fleuve et disposant d’excellentes terres agricoles. La ville ne dispose d’aucun aménagement hydro-agricole réalisé par l’Etat. Un seul périmètre irrigué de 10 Hectares à N’Danthiadi et financé par les ressources propres des ressortissants M’Bagnois mais aujourd’hui vétuste du point de vue infrastructure hydraulique et d’aménagement, concentre toute l’activité agricole et où s’entasse toute la population sur des parcelles étriquées ne pouvant subvenir en aucun cas aux besoins alimentaires des ménages respectifs.

L’atelier recommande la création de quatre (4) Coopératives qui seront érigées en une Union de Coopératives en vue d’avoir un répondant au niveau de la ville et pour demander à l’Etat un aménagement qui puisse accommoder les ménages du point de vue surfaces à cultiver qui pourraient produire suffisamment pour les besoins alimentaires des différents ménages de la ville.

Parallèlement à ce plaidoyer auprès de l’Etat, des actions vigoureuses seront entreprises pour rechercher des partenaires au développement et mobiliser des ressources conséquentes pour la mise en exploitation des terres agricoles et ainsi développer l’agriculture irriguée.

La ville a soif selon l’une des participantes à l’Atelier car l’eau du forage est jugée de qualité douteuse (des fois l’eau est rouge provenant certainement de la rouille du Réservoir), certains quartiers ne sont même pas alimentés et la desserte en eau est discontinue (une heure le matin, deux heures à la mi-journée et deux heures l’après midi) apparaît insuffisant pour les ménages dont les besoins en eau potable deviennent de plus en plus croissants. Les participants ont demandé la mise en place d’un second forage et l’extension du réseau et du temps de desserte en eau.

En ce qui concerne l’élevage le Technicien en Santé Animale Diop Oumar Labbel a suggéré l’introduction de pratiques novatrices axées sur l’amélioration génétique du cheptel à travers la technique d’insémination artificielle, l’amélioration de l’aviculture en introduisant des Coques de race pour élever le niveau de production tant en viande blanche qu’en œufs, le curage des mares pour y pratiquer de la pisciculture et procéder à un reboisement en introduisant des arbres fruitiers dans chaque foyer.

Pour ce qui est de la Santé, c’est la partie la plus sombre car le Centre de Santé se trouve dans des bâtiments exigus et en mauvais états. Le Médecin n’est jamais sur place et ne se présente que lors des journées de vaccination (perdiems). Le Centre de Santé ne dispose pas de Sage Femme ni d’Accoucheuses. Il en existait trois, deux sont parties à la retraite et une est en congé de maternité, pas d’ambulance (au moment de l’Atelier) donc les évacuations se faisaient par taxi brousse sur une piste rurale en mauvais état.

La rupture en médicaments est chose fréquente. Pour alléger momentanément les souffrances des populations, l’ARM a offert généreusement des médicaments qui ont été réceptionnés par le Major et l’Association a promis d’organiser de temps en temps des Caravanes de Santé avec des spécialistes pour des soins.

Les conclusions et les recommandations feront l’objet d’une Feuille de Route et un Chronogramme réaliste pour les actions immédiates, à court, moyen et long terme sera établi pour les besoins de suivi et des tâches spécifiques seront attribuées aux commissions désignées à cet effet. Un Comité de Suivi des Journées de Réflexion sera en place pour veiller à la mise en œuvre de toutes les recommandations.

A la fin de ces Journées de Réflexion, le Président de l’ARM, Monsieur Diop Moussa Hamady dit Thiombé a dit que l’Association s’est ressourcée et qu’elle continuera d’être aux côtés des populations afin que de telles rencontres/concertations soient organisées d’une manière périodique.

Publié par Sarr Abou Oumar
Secrétaire général de la commission d’organisation des journées
Cridem