mercredi 6 mars 2013

Assaba - Guéro: Le chef du centre d'enrôlement bastonné par quatre jeunes.

Quatre jeunes se sont rués mardi sur le chef du centre d'enrôlement à Guérou dans la wilaya de l'Assaba (Centre de la Mauritanie) pour lui asséner de coups et casser ses appareils, a fait savoir le correspondant d'Alakhbar. L'incident serait en représailles contre l'agissement du chef du centre accusé d'agresser une femme quelques jours avant, d'après de sources locales. Les quatre jeunes sont encore en détention chez la Garde.
Source : Alakhbar (Mauritanie)

Zouerate : dossier esclavage, les deux maîtres placés sous mandat de dépôt, neuf sahraouis sous contrôle judiciaire

L’audition des bourreaux et victimes dans le dossier de l’esclavage a pris fin dimanche 4 mars 2013 aux environs de 17 heures. L’affluence était nombreuse devant le tribunal régional de Zoueratt pour connaitre la suite à donner au dossier de neufs esclaves qui vivaient sous le joug d’un homme et de son fils dans une zone militaire interdite entre Chegatt et Lemgheïti.Mohamed ould Brahim et son fils Salem ont été placés sous mandat de dépôt et passent leur première nuit à la prison civile de Zoueirat. Neuf autres sahraouis trouvés dans une zone militaire interdite ont été placés sous contrôle judiciaire et détenus à la gendarmerie de Zouerate. Rappelons que le frère de la mère des huit enfants, Maatalla Ould M’Beirik avait pris la fuite en 2004 et venu à Zouerate avec une colonne militaire en provenance de Lemgheïti. Lors d’un point de presse, Boubacar Ould Messaoud, président de l’ong SOS-esclaves indiqué que Maatalla avait dit à la patrouille militaire que s’il revient au campement son maître va le tuer, « des esclaves qui tentaient de fuir ont purement et simplement été éliminés, en les rattrapant, le maître a posé beaucoup de bagages sur eux dans la voiture, arrivés, ils étaient morts, s’il me tue, il ne va pas m’enterrer ». Le chef de la patrouille militaire qui avait ramené Ould M’beirik avait informé l’actuel maire de Zoueratt, Yacoub Ould Salem Vall, membre fondateur de SOS-esclaves qui, alors, avait averti l’organisation, mais voulant passer le cas sous silence, les autorités régionales d’alors, l’avaient confié au commandant de brigade de la gendarmerie de Bir Moghrein où il était très surveillé, dit Ould Messaoud. Ould Messaoud a souligné que son organisation avait envoyé deux membres à Bir qui ont pu le contacter pour venir à Zoueratt et partir ensemble à Nouakchott. L’Ong a soulevé le cas de Maatalla, de sa famille. « Tout le temps qu’il est resté avec nous, il n’a jamais oublié sa famille esclave, a toujours demandé de l’aider pour ramener sa sœur et ses enfants », témoigne le président de SOS-esclaves, poursuivant, « c’est pourquoi en 2008, nous l’avons envoyé ici avec une lettre du président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, Saïd Ould Hommody mais le wali avait réclamé 800 000 Um de carburant, n’ayant pas cette somme, nous avions laissé tomber le problème ». Boubacar Ould Messaoud a déploré le manque de suivi des cas d’esclavage voire même leur déni, citant le cas d’une femme à Bassiknou qui a porté plainte contre son maître à la gendarmerie mais ce dernier avait été libéré par le hakem arguant qu’il est malien. Pour le cas de Zouerate, « on veut nous faire entendre que les inculpés sont sahraouis, ça tient pas », dit-il. Le président de SOS-esclaves a annoncé que lorsque sa mission a été chez le procureur, ce dernier a laissé entendre que les victimes ne sont pas des mauritaniens, en plus, ils sont pris dans une zone militaire interdite. « Il semblait privilégier cette piste par rapport à la gravité de l’esclavage », ajoute-t-il. Sur l’issue de l’audition, Ould Messaoud a dit qu’il est satisfait, les autorités judiciaires ont eu un comportement correct, eu égard au drame que vit la famille, « nous avons tout fait pour calmer les personnes massées devant le tribunal », ajoutant que « l’avantage dans ce dossier est qu’il y a un avocat commis, le jugement sera fait en sa présence, une garantie, nous avons sensibilisé les populations sur cette question et nous continuerons à suivre ce dossier depuis Nouakchott ».
Djibril Sy CP/ Tiris zemmour.

Boghé : les femmes du parti de l’UPR se préparent

La commission Nationale des femmes de L’UPR a sillonné ce 5 mars 2013 les communes de Dar El Barka, Ould Birom et Dar El Avia avant de se réunir en conclave à Boghé dans le siège du parti à Nioly. Elle a été, exactement à Diorol, Cham, Dar El Barka, Hamdallah et Bababé. L’objectif fondamental c’est de sensibiliser les structures, cellules de base des militantes et sympathisantes du parti pour le 8 Mars, célébré cette année avec une innovation, un programme nouveau dans le sens d’aider et encourager les femmes des coopératives féminines à exposer leurs productions et les vendre. Cette année 2013, le 8 Mars sera pour les femmes des retrouvailles dans le volet social, il est prévu des consultations médicales gratuites et distribution des médicaments gratuits pour tout le monde sans coloration politique mais cela fait parti des activités nouvelles du parti de l’UPR pour faciliter la tache aux nécessiteux, pauvres des communes du département. Selon Madame Ba Fatimata (Fédéral) qui a tenu à 17heures ce 5 Mars 2013, une réunion de concertation et d’information avec les femmes de l’UPR de Boghé, cette année c’est au tour du Brakna Est de célébrer ce 8Mars avec la thématique : « encouragement des productions des femmes et le renforcement de l’unité nationale ». Ba Fatimata ajoutera, ensuite que ce programme de la commission nationale des femmes de l’UPR renferme deux volets : un volet social (consultation gratuite, distribution des médicaments et exposions des productions des femmes et rachats des productions. Le second volet est politique comprend un meeting et une formation. L’équipe médicale sera accueillie par les femmes du parti le mercredi soir au carrefour de Boghé et se sera dans une ambiance riche en son et lumière. Le jeudi à 8heures à la PMI de Boghé les consultations débuteront et à 13 heures une petite formation des femmes de la structure du parti, des audiences suivront à 14 heures avant le grand meeting prévu à 18 heures au siège de l’UPR. LE Vendredi 8 Mars à la place de l’indépendance une exposition aura lieu. Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel CP Le Véridique au Brakna.

Brakna : Boghé clôture du projet GECODEM (gestion concertée de déchets Ménagers)

La maison des associations de Boghé a abrité un atelier de clôture du Projet Gestion Concertée de Déchets Ménagers (GECODEM). C’était en présence des deux maires de Boghé Ba Adama Moussa, celui de Maqtaar Lahjar Mr Taher Ould Varwa, Le Représentant de GRET en Mauritanie Mr Bernard Gay, Mr Ba Abdoulaye Aliou chef projet, une vingtaine de participants issus des trois communes : Boghé, Maqtaar Lahjar, Aleg et quelques membres de la société civile des trois communes déjà citées. Dans son discours d’ouverture le maire de Boghé a dit : « c’est tout d’abord pour moi un devoir et un immense plaisir, de vous souhaiter la bienvenue à Boghé à l’occasion de cette importante cérémonie de restitution qui nous réunit ce jour autour d’une thématique emblématique qu’est l’assainissement de nos villes et campagnes. C’est dire que la question liée à l’assainissement et à l’enlèvement des ordures ménagères revêt pour nous tous une importance capitale, d’où l’immense espoir qu’à susciter en 2010 l’avènement du Projet GECODEM au niveau des communes d’Aleg, de Maghtar-Lahjar et de Boghé. Cependant, cette situation s’est améliorée depuis plus d’une année au niveau de Boghé, où la commune avec l’appui du partenaire GECODEM s’est dotée d’une stratégie spécifique de gestion des déchets de la ville par la remise à zéro et l’organisation de plusieurs journées de concertation qui ont permis d’édifier les usagers sur l’importance de l’utilisation efficiente des chariots et du paiement régulier des redevances. » Lui succédant, le maire de Maqtaar Lahjar a mis l’accent sur l’importance de cette rencontre salutaire et remercia les organisateurs, les participants et que ces genres de rencontres montrent combien de fois qu’il est nécessaire de lutter contre ces déchets et ces ordures pour un lendemain meilleur. Quant à Mr Bernard Gay représentant Gret en RIM il dira : « ce séminaire de clôture, on a souhaité rassembler tout ce qui ont travaillé de ce fin de projet, partager ensemble les mêmes enseignements qu’en tire chacun de ce projet, parce que les ordures ménagers, ça ne va pas finir, donc il faut qu’on avance qu’on tire des leçons du passé et puisse trouver des stratégies qui fonctionnent et qui permettent effectivement les villes soient assez propres et accueillantes. Le but est qu’en matière de travail, j’invite tout le monde à être constructif, franc, pas la langue de bois à être clair car on cherche à tirer des leçons pour l’avenir. » Ensuite, Mr Ba Abdoulaye Aliou chef projet fera la lecture du programme, les deux maires ont répondu aux questionnaires et aux nombreuses interrogations des participants. Une présentation des CODEV sur les formations et le plaidoyer. Les séminaristes ont terminé leur atelier par la création des groupes de travail qui sont censés de partager les points de vue de l’atelier axé sur : organisation du service et gestion, sensibilisation et suivi –contrôle et le troisième groupe a traité du financement et recouvrement de la redevance. A la fin des groupes de travail, les participants ont pu remplir le tableau renfermant ces enseignements suivants : les perspectives d’améliorations, pistes d’actions, enjeux de la thématique dans le dispositif des communes. Le groupe organisation du service et gestion a abordé les questions relatives à l’organisation des dispositifs de gestion des déchets (matériels et des équipements) ici les principaux acteurs sont les chauffeurs, le service technique de la mairie, le SG, le convoyeur, les chefs de quartier et les gestionnaires. Le deuxième groupe : sensibilisation – suivi- contrôle a émis des recommandations sur la participation des populations au service, la sensibilisation désigne les activités d’information des populations, de promotion du service et des abonnements mais aussi la gestion des conflits. Ces activités concernent les personnes de la société civile, les usagers du service, les gestionnaires tenus de les informer (comment mobiliser, promouvoir les abonnements et la participation financières, comment communiquer sur le service, comment contrôler ces informations). Enfin le dernier groupe financement et recouvrement de la redevance a tenu à discuter les questions de financement et de recouvrement de la redevance(le financement doit permettre de recouvrir les charges du service et permettre la couverture de toute la ville et l’évacuation vers les décharges finales). Ces travaux de groupe, ont été présentés par les rapporteurs des trois groupes différents et ont fait l’objet d’une discussion en plénière.
Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel CP Le Véridique au Brakna

Brakna - Justice: La prison dévient un service attaché au ministère

La prison civile d'Aleg qui était sous la tutelle du procureur de la république est désormais devenue un service du ministère, d'après une décision prise récemment par la direction pénitencier, a rapporté le correspondant d'Alakhbar. Le régisseur adjoint de la prison de Dair Naim serait convoqué pour se voir lui confier la gestion du nouveau service qui renferme cinq sections: la nourriture, la santé, les affaires administratives et financières, l'audit et le suivi, lesquelles seront confiées à un nombre de greffiers en chef. Il est prévu également que le nouveau administrateur réceptionne ses fonctions demain mercredi 6 mars. A rappeler que la prison d'Aleg a été avant deux mois le théâtre des protestations de pensionnaires de la prison contre les mauvaises conditions de vie demandant l'éviction du régisseur.
ALAKHBAR

Maghtaa Lahjar - SNDE: Licenciement de 17 employés

Le direction de la SNDE à Maghtaa Lahjar (Brakna) a émis lundi 4 mars une note de service portant le licenciement de 17 employés à l'entreprise, selon le correspondant d'Alakhbar. Cette décision vient deux semaines après l'adduction du réseau de la ville au nouveau projet d'eau. Un des employés licenciés, Heiballa Ould Smail, a exprimé à Alakhbar au téléphone "leur profond choc ayant appris la nouvelle après avoir servi, pendant plus de 16 ans, cet établissement. Et d'ajouter qu'ils vont entreprendre une série de sit-ins et manifestations devant les locaux de la moughataa contre cette mesure "injuste".
ALAKHBAR

Des militants de SOS Esclaves manifestent devant le palais de justice de Zouerate

Plusieurs militants de l’organisation des droits de l’homme SOS Esclaves manifestent depuis quelques jours devant les locaux du palais de justice de Zouerate pour réclamer de prononcer de sévères sanctions contre les maîtres de neuf esclaves qu’une unité de la deuxième région militaire a ramenés des confins du Hank dans les profondeurs du Tiris et qu’elle a remis à la brigade de gendarmerie de Zouerate. Les manifestants ont demandé au gouvernement d’appliquer la loi et de ne pas essayer une fois de plus de camoufler cette grave affaire sous le prétexte que la famille esclavagiste est sahraouie alors qu’elle est bien mauritanienne. Une unité de l’armée a ramené il y a quelques jours onze individus à la suite d’une plainte de Maatala le fils de la famille d’esclaves qui a fui de l’enfer de l’esclavage en 2003 après avoir regagné un poste de l’armée à Lemgheiti qui l’a envoyé à Zouerate avant que les autorités pour faire disparaître l’affaire l’ont envoyé à Bir Mogrein. Les esclavagistes sont M’Hamed Ould Brahim et son fils Salem Ould Brahim. Et les neuf membres de la famille des présumés d’esclaves sont : Choueide Mint Mboirik et ses huit enfants Mbarka Mint Choueide, Shaba Mint Choueide, Yarba Ould Choueide, Leabeid Ould Choueide, Vatma Mint Choueide, Bleil Ould Choueide et Messoud Ould Choueide. La brigade de gendarmerie a transmis l’affaire au tribunal de Zouerate en présence du Président de SOS Esclaves Boubacar Messoud et de l’avocat de l’organisation Me El Id qui a déclaré à la presse après sa sortie de l’instruction que tout se passe bien et que la famille des présumés esclavagistes est bien mauritanienne est bien mauritanienne et non sahraouie comme essaient de la faire croire certains.
Source : Sneiba El Kory

mardi 5 mars 2013

Boghé : des notables de la ville de Boghé en conclave

L’auberge « Abdoulaye Mouna Sarr » de Boghé a abrité ce 3 Mars 2013, une rencontre des notables. L’objectif essentiel de cette rencontre de concertation était de chercher par tous les moyens salutaires en discutant ensemble, à résoudre tous les problèmes sociaux qui restreignent et entravent la vie des Boghéens d’une manière générale. Les thèmes discutés ont tourné autour : la cohabitation sociale, l’unité nationale et des questions relatives au parti de l’UPR. Etaient présents : Mr Dia Amadou Oumar chef de village de Boghé Dow, Alassane Djigo, Abou Alwali Niang, Thierno Djigo amadou thilandI, Samba Senghott président Fede Maboubé de Boghé, Tijane Mamoudou Dia, Barry Abou Tango, Alhousseiny Djiby N’diaye, Sy Djiby, Dia Oumar Alassane, siléye Hamet et Roi N’diaye. Parmi eux d’autres personnes de ressource membres du parti de l’UPR venus assister à cette rencontre. Pour Mr Dia Oumar Alassane dit Jean Vidal : « la rencontre d’aujourd’hui est axée sur l’intégration de la dimension humaine qui repose sur l’écoute de son prochain, même si ce dernier n’a pas les mêmes aspirations que toi, cette dimension s’appuiera toujours sur la bienveillance, la compréhension surtout la fermeté et le sens de l’intérêt général. » Tous les participants (Une vingtaine) ont pris la parole à tour de rôle exprimant qu’il est temps de travailler pour la ville sans chercher l’intérêt individuel. La réunion a pris fin vers les coups de 17 heures, après la prière Asrou, Thierno Amadou Thilandé Djigo a annoncé des prières pour la paix dans notre pays, dans le monde. En suite ce fut des témoignages sur le travail réel de Mr Alioune Sarr dit Abdallah Sarr l’initiateur de cette rencontre familiale. Le chef de village de Boghé Mr Dia Amadou Oumar a dit : « nous sommes très satisfaits de se réunir pour parler ensemble de tous nos maux en essayant d’apporter des solutions sur tous les plans. Mr Alioune Sarr est un natif de la ville de Boghé, c’est un homme qui se sacrifie à tout moment pour la réussite de la ville, son esprit vif et alerte, il rend apte à assimiler facilement toute activité qu’il embrasse. En tout cas nous serons toujours là, aux choses salutaires, collectives de la ville. Nous prions qu’Allah le tout puissant de vous offrir toujours, cette chose dont vous avez besoin. Nous sommes là pour travailler avec n’importe quelle personne qui aime notre développement, l’initiateur de cette rencontre Alioune Sarr nous a montré l’exemple de l’homme citoyen, il a toujours été avec nous. » Certains ont émis des propositions à la place d’Alioune Sarr pour les échéances à venir, pourquoi pas choisir Mr Alioune Sarr, puisque nous avons besoin des gens capables de mener à bien nos réalisations, désirs et projets de développement. En fin Abdallah Sarr a remercier les notables et dit : « qu’il est fier de se retrouver en famille et discuter de l’intérêt général ».
Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel CP Le véridique au Brakna.

M’Hamed Ould Brahim et son fils Salem Ould M’Hamed Ould Brahim inculpés pour crime d’esclavage


Les esclavagistes M’Hamed Ould Brahim et son fils Salem Ould M’Hamed Ould Brahim ont été inculpés pour crime d’esclavage ce dimanche 4 mars 2013. Le juge d’instruction a confirmé l’accusation du procureur et va désigner l’instance qui va juger les incriminés. Une foule immense c’était amassée devant le tribunal de Zouerate pour soutenir les victimes. Une mobilisation justifiée par la crainte des Zoueratois de voir l’acte d’accusation déformé. L’avocat de SOS esclave Maître El Id a estimé que l’affaire suit son cours normal et qu’il est satisfait du résultat des auditions. En attendant leur jugement, les esclavagistes seront déférés à la prison civile de Zouerate. Durant les auditions, Matalla a affirmé qu’il a vu de ses propres yeux comment des esclaves ont été tués pour avoir osé fuir leurs maîtres, c’est cette raison dit-il que j’avais dit aux militaires que je préférais être tué plutôt que de rester avec mes maîtres pour subir le même sort, avec vous au moins j’aurai un enterrement. Il prétend aussi connaître l’endroit où ils ont été enterrés. M’hamed Ould Brahim dira « ils ne sont pas mes esclaves mais je les ai hérités de mon père » à la question est ce que tu les paye ? il dira non. Après les auditions, le président de SOS esclave a fait un point de presse dans la maison du maire de Zouerate Mr Yacoub Ould Salem Vall lieu d’hébergement des victimes accompagné de l’avocat de l’ONG et trois des 10 victimes. Boubacar Messaoud a remercié le Maire de Zouerate, les autorités administratives et militaires pour leur collaboration, les autorités judiciaires pour leur professionnalisme et les populations de Zouerate pour l’élan de solidarité manifesté envers les victimes. Les victimes devront rentrer avec Matalla à Nouakchott son lieu de résidence en attendant qu’une date soit fixée pour le jugement.
Source : Abdallahi Dieng Ould Cheikh

Brakna : Élection d’un nouveau bureau de la ligue de football : Boghé et M’Bagne contestent

C’est dans la journée du jeudi, 28 février 2013 qu’une assemblée générale des délégués des clubs de football nouvellement affiliés s’est tenue à l’auberge espoir d’Aleg pour procéder à l’élection du bureau de la ligue régionale de football. Un seul candidat s’était manifesté à cette occasion. Il s’agit de Mohamedou Brahim O Barka dit Maîgha, un notable de la ville d’Aleg et topographe de son état. Malgré les contestations des DDF (districts départementaux de football) de Boghé et de M’Bagne qui mettent en cause les nouvelles règles imposées par la fédération de football de Mauritanie et qui ont permis l’affiliation de clubs qui ne remplissent pas selon eux tous les critères définis dans les nouveaux textes de la FFRIM qui régissent le foot national, l’unique et seul candidat déclaré M. Mohamedou Brahim O Barka alias Maîgha a été élu finalement avec 18 voix pour sur les 22 délégués présents. Maghta Lahjar a fait faux bond au cours de cette assemblée générale. Tonnerre d’applaudissements, défilés motorisés, batteries de tam-tam, youyous des femmes et klaxons de véhicules ont salué le sacre de celui qui s’est longtemps investi pour la promotion du football local. Les 12 clubs nouvellement affiliés d’Aleg avec 6 autres nouvellement affiliés à Bababé ont voté pour Maîga. Les tentatives du délégué régional du ministère de la culture, de la jeunesse et des sports et d’autres bonnes volontés d’éviter cette cassure préjudiciable au développement du football régional et de parvenir à un consensus entre les différents délégués n’ont pas été couronnées de succès. En effet, Boghé et M’Bagne malgré les vives protestations entonnées dans la salle contre la procédure jugée opaque et qui a permis l’affiliation de ces nouveaux clubs étaient prêts après le mot introductif de Cheîkhani Maouloud, émissaire de la FFRIM, pour la mise sur pied d’un bureau consensuel et représentatif des cinq Moughataa de la région (Maghta Lahjar, Aleg, Boghé, Bababé et M’Bagne) et qui soit en plus composé de cadres compétents capables de prendre en charge le développement du football régional. L’émissaire dépêché par le bureau fédéral de la FFRIM, Cheîkhani Maouloud pour superviser cette élection, était non seulement très pressé de finir son travail et de continuer sur Tidjikja, sa ville natale mais juge que la préoccupation des délégués de Boghé et de M’Bagne ne sont pas à l’ordre du jour. « Ici, aujourd’hui, c’est l’élection qui reste le seul ordre du jour, le développement, c’est autre chose » martèle le juriste. Au point certainement de brûler certaines étapes essentielles, des préalables à la mise sur pied du nouveau bureau. La lecture des nouveaux textes devant l’assemblée générale, l’explication du sens et des objectifs de ces nouveaux changements entre autres. Une attitude qui a plutôt contribué à envenimer l’atmosphère dans la salle qui était extrêmement tendue. La nouvelle disposition relative à l’affiliation par ailleurs brandit par l’émissaire fédéral soulève une vive polémique dans la salle entre les deux parties opposées. Boghé et M’Bagne déplorent le déficit de communication de la fédération sur les nouveaux règles du jeu et de n’avoir pas bénéficié du temps nécessaire pour se conformer aux nouveaux règles du jeu désormais en vigueur au sein de la fédération. Les responsables du district de football de Boghé jusque là seul club de la Wilaya affilié à la fédération à travers l’ADB dénoncent un complot visant faire main basse sur la ligue. Ce qu’ils n’entendent pas cautionner a affirmé Tidjani Souleymane Bâ, le président du district de football de Boghé qui ajoute que sa structure va contester cette élection devant les instances compétentes du football Mauritanien. En attendant, le nouveau patron du football régional se dit ouvert et disposé à associer tous les districts départementaux de la région et faire de la place aux mécontents. Pour l’instant, le nouveau bureau de la ligue régional de football se compose exclusivement d’Alegois qui ont fonctionné jusqu’à ce jour sans district (DDF). Le nouveau bureau se compose ainsi qu’il suit :
Président : Mohamedou Brahim O Barka dit Maîga 1er vice-président : Noubghouh O Neîga 2ème vice-président : Abdarrahmane Aw Secrétaire general : Dah O Mohamed Tfeîl Trésorier : Sid’Amin O Haîbelti Membre : Alioune Mahmoud
Les autres membres seront pourvus ultérieurement a affirmé le nouveau responsable de la ligue après consultation des DDF. Le nouveau président de la ligue qui succède à Sid’Ahmed O Dahmada (absent à l’AG et qui avait tout fait pour empêcher Boghé de s’affilier à la fédération) doit user de tous les moyens imaginables et possibles pour ramener Boghé et M’Bagne à de meilleurs sentiments.
Jules Diop Cp Brakna

Mauritanie: Un gigantesque incendie ravage un quartier de Nouadhibou

Un gigantesque incendie a éclaté à l'aube de ce mardi 05 mars à Sijep à Nouadhibou, la capitale économique mauritanienne. Aucune perte humaine n’a été enregistrée, mais d’importants dégâts matériels évalués à plusieurs millions d’ouguiyas sont à déplorer. Des témoins qui se sont confiés sur place au correspondant de Alakhbar ont affirmé que le feu a débuté de quatre heures jusqu’à huit heures du matin ravageant des dizaines de baraques qui abritaient des commerces d’équipements de pêche et de vente de carburant. Les éléments de la Protection civile ont pu maitriser les flemmes avec l'aide des populations, du personnel de l’Asecna et de celui de la SNIM.
Source : Alakhbar (Mauritanie)

dimanche 3 mars 2013

UNICEF/DREFP du Tagant: Organisation des sessions de formation au profit des enseignants du Tagant

La Direction régionale à l’Education et à la Formation professionnelle du Tagant avec l'appui de l'UNICEF, a lancé, vendredi dernier, deux sessions de formation au profit des enseignants de la Moughataa de Moudjeria et ceux de la Moughataa de Tidjikja. Ces sessions de formation de deux jours chacune portent sur certains aspects pratiques de déroulement des leçons en classe APC (gérer un module d’intégration) et sur la correction méthodique et objective des copies des élèves (correction critériée). La formation a profité à plus de cent enseignants choisis selon des critères bien définis (enseignants en classes d’initiation et ceux des classes préparatoires). Le DREFP du Tagant Mr Mohamed Sedinté Samba qui était en déplacement dans la Moughataa de Moudjeria a supervisé en personne les travaux de l’atelier animé par les inspecteurs de circonscription en service dans cette Moughaataa. A Tidjikja, la session de formation qui a bénéficié à cinquante enseignants a été animée par trois inspecteurs sous la supervision de l’IDEFP de Tidjikja par intérim. Au sortir de ces deux sessions, les enseignants sont unanimes à reconnaitre le caractère utilitaire de la formation et des connaissances pratiques qu’ils en ont tirées. Notons que parallèlement à cette activité de formation, le DREFP a supervisé le lancement des activités du club UNICEF de N’Beika animées par les élèves du collège de cette localité. La cérémonie officielle du lancement de ces activités a été rehaussée par la présence du maire de la ville Ahmed Ould Bedde, le colonel de la garnison militaire de N’Beika, le directeur du collège et les représentants des parents d’élèves. L’intervention de l’UNICEF qui appuie l’éducation au Tagant depuis trois ans couvre désormais les écoles primaires et les établissements du secondaire des trois Moughattaa de la région. Cette précieuse intervention multidimensionnelle est perceptible sur tous les plans (dotation des financements pour la création des AGR, dotation en matériel horticole et en panneaux solaires, appui à la formation du personnel enseignant….) Fort de cet appui la DREFP du Tagant envisage dans un proche avenir d’organiser des sessions de formation au profit du groupe des enseignants qui n’ont pas été ciblés par la présente session.
Khalil Sow –Tagant

Tidjikja: Mohamed Ould M’Barreck répond à Birame

Le virulent discours développé à Tidjikja par le leader d’IRA, vendredi dernier, continue de susciter des commentaires aussi bien dans le milieu de ses partisans que celui de ses adversaires. Si pour les abolitionnistes de Tidjikja, les propos de Birame ont fait mouche en mettant à nu un phénomène parmi les plus abjects au monde et en s’attaquant , à juste titre, au système et aux hommes qui le nourrissent et l’entretiennent, pour les adversaires de cette vision, à l’image de Mohamed M’Barreck, Président de l’ONG lutte contre le terrorisme et le discours extrémiste, Birame fait fausse route et les propos qu’il a tenus à Tidjikja sont des propos racistes et haineux. « Je suis persuadé qu’en se comportant de la sorte, le Président de l’IRA rend un mauvais service à la couche sociale dont il est sensé défendre les intérêts. Les propos désobligeants qu’il a tenu à Tidjikja ne correspondent en rien à la réalité sociologique de cette ville où Hratines et Bidhanes cohabitent en parfaite harmonie, une ville érigée en havre de paix par les petits fils du vénérable Sidi Abdoullah Ould El Hadj Brahim. Je suis étonné que Birame comme à son habitude, n’ait pas pu cette fois-ci apporter des preuves à ses allégations. Si tant est que Tidjikja est une ville esclavagiste, il aurait été plus judicieux que du haut de sa tribune il présente ne serait-ce qu'un seul cas d’esclavage. Je suis de ceux qui pensent que des séquelles d’esclavage continuent encore à gangrener notre tissu social et qu’il faut que, tous, nous nous attaquons à ce phénomène afin de l’éradiquer. Mais en même temps, je ne cautionne pas qu’un fils de ce pays puisse proférer des propos déplacés, vindicatifs et à la limite injurieux vis-à-vis de ses compatriotes. Je conseille à Monsieur Ould Dah d’être plus mesuré et de s’inspirer des valeurs traditionnelles de notre pays que sont le courage, la retenue, la sagesse et la grandeur d’âme, pour mener son combat non pas pour diviser mais plutôt pour souder le peuple mauritanien. » Et Ould M’Barreck de renchérir : « Je ne suis pas d’accord avec la contre manifestation organisée à Tidjikja pour barrer la route à Birame même si je comprends le sentiment de dépit qui anime ceux qui en sont les organisateurs. Tidjikja est une ville hospitalière et nous ne faisons pas la différence entre nos amis et nos rivaux, tous deux sont sensés bénéficier et de notre hospitalité et de notre protection. Je dirai également un mot sur l’accusation d’apostasie faite à l’endroit du Président de l’IRA pour lui rappeler qu’il y a des lignes rouges qu’un musulman ne doit pas dépasser. Je le conseille de réviser sa position par rapport aux actes qu’il pose dans ce domaine précis. Incinérer des livres n’apporte rien au combat de l’IRA c’est plutôt un acte salissant. Je serai le premier à me sacrifier s’il faut laver l’affront fait au Coran et ce quel qu'en soit son auteur ». « Enfin, je lance un appel à tous les mauritaniens de veiller à préserver notre unité et à se tenir prêts à combattre tous ceux qui la mettent en jeu. Je lance également un appel aux mauritaniens de respecter les étrangers qui vivent parmi nous. Diplomates, Ambassadeurs, Coopérants, touristes sont les bienvenus chez nous et méritent notre respect et notre protection» dixit Ould M’Barreck !
Khalil Sow-Tagant

samedi 2 mars 2013

IRA au Tagant: Birame charge les « esclavagistes de Tidjikja » !

Le Président d’IRA Birame Ould Dah Ould Abeid est revenu longuement, vendredi après-midi lors du meeting qu’il a animé à Tidjikja, sur les attaques essuyées par son mouvement de la part de ceux qu’il qualifie de fossoyeurs de la justice et la cohésion nationales. Il s’est attaqué violemment aux esclavagistes qui continuent, selon lui, à travestir les textes religieux d’origine et qui se limitent, à dessein, à faire la promotion d‘une certaine législation islamique, dont le moins qu’on puise dire est qu’elle est foncièrement esclavagiste. Ould Dah est revenu également sur la tentative avortée de certains détenteurs d’esclaves d’empêcher la caravane de la liberté de mener ses activités à Tidjikja. « Cette tentative ridicule montre combien les pratiques de servitude ont encore pignon sur rue dans cette ville où les esclaves sont encore maintenus sous les fers » martèle le leader d’IRA . Ould Dah s’en est pris , par la suite, aux accusations d’apostasie dont il est l’objet précisant que jamais il n’a été question pour lui de brûler le Coran qui renferme le message divin libérateur fondé sur l’égalité des musulmans quelque soit leur origine ethnique ou communautaire. Pour terminer le leader de l’IRA a tenu à préciser que les Hratines ont toujours joué un rôle de premier plan en Mauritanie et particulièrement au Tagant et à Tidjikja où contrairement à la version consacrée, c’est plutôt un Hartani et non Sidi Ould Moulaye Zein qui a tué Xavier Coppolani. Il convient de souligner qu’avant la tenue du meeting, les militants d’IRA ont organisé une marche dans la matinée qui a emprunté la route longeant le marché de Tidjikja. La marche organisée sous haute tension s’est déroulée heureusement sans heurts. C’est surtout lors de l’arrivée du leader d’IRA au meeting dans l’après-midi qu’un groupe de jeunes manifestants hostiles au discours du mouvement anti-esclavagiste, est venu s'exprimer violemment aux cris « Birama n’est pas le bienvenu à Tidjikja ! Nous sommes contre le discours d’IRA ! Pour le respect des fondements de l’Islam ! ». Réagissant à l’acte posé par ces jeunes manifestants, Birama n’a pas hésité à les qualifier ni plus ni moins de bande de racistes et de suppôts du chauvinisme.
Khalil Sow – Tagant

mercredi 27 février 2013

Tagant: Organisation à Tidjikja d’un atelier de sensibilisation sur le traitement et la conservation de l’eau

Un atelier de sensibilisation sur le traitement et la conservation de l’eau à domicile s’est tenu, lundi dernier, à Tidjikja au profit des populations locales (chef de ménage, représentants de la société civile…) Il s’est agi au cours de cet atelier, organisé par la Direction de l’Hydraulique avec l’appui de l’UNICEF, d’expliquer aux participants les conclusions de l’étude portant sur la conservation de l’eau et les méthodes de traitement pour la rendre potable. L’étude réalisée par la Direction de l’Hydraulique au niveau de plusieurs localités du pays a fait ressortir que la qualité d’une eau potable à l’origine peut se détériorer du fait de sa mauvaise conservation. Le communicateur a appuyé ses propos sur des analyses microbiologiques réalisées au niveau des sites pilotes et l’extrapolation plus ou moins objective qui en a été déduite. La direction de l’Hydraulique à l’origine de cet atelier de sensibilisation a promis de baser son intervention sur la production locale du Chlore (plus efficace que le Javel) afin d’aider au traitement efficace de l’eau au niveau des foyers du Tagant et partout ailleurs en Mauritanie où le besoin se fera sentir. L'atelier a été supervisé par le Directeur de l’Hydraulique Mr Mokhtar Ould Mohamed qui avait à ses côtés le Wali adjoint par intérim Seck Amadou Demba, le Hakem de la Moughataa de Tidjikja Mr Ahmed Ould Mohamed Mahmoud Ould Deh, l'adjoint au maire de Tidjikja Mr Horme Ould Khouweilimou et le Directeur régional de l'Hydraulique Mr Mohamed Ould Kory. Notons enfin qu'un CRD portant sur la programmation des forages au niveau du Tagant a été présidé, la veille, par le Wali du Tagant Mr Yahya Ould Cheikh Mohamed Vall. Ce Comité régional de développement regroupait outre le Wali du Tagant, le Directeur de l'Hydraulique, les Hakems des trois Moughataa du Tagant, les élus de la région, le Directeur régional de l'hydraulique et ses collègues des autres services.
Khalil sow- Tagant

La mairie de Boghe un casse – tête chinois pour l’UPR ?

Les partis politiques sont déjà en ordre la bataille pour gagner le potentiel de Boghé. Jouant les uns contre les autres, gouvernement et opposition cherchent voies et moyens pour attirer ou garder dans leurs camp la force électorale de la ville. Le réveil, l’animation de la vie des partis, l’extension de leur action politique en dépend d’une certaine façon. S’il en est ainsi, c’est que la force électorale est un méta-pouvoir susceptible de créer un rapport de force favorable, nu vent favorable en navigation politique. C’est d’ire qu’un leader politique qui a un terrain sur le quel il exerce grandement une influence est un mastodonte en orbite. Le lien avec un terrain est un capital politique qui transforme les pions en cavalier, en roi. C’est un formidable potentiel pour atteindre le pouvoir et influer sur la sphère décisionnelle de l’appareil étatique. Boghe fut justement pour ses fils ce territoire – lance rampement dynamique facilitateur de l’extension de leur pouvoir politique. En effet, par militantisme, les Bogheens ont fait un don de suffrage à leurs frères ainés pour qu’ils grandissent. Cette tendance fut maintenue, poursuivie et dans une certaine mesure consolidée par une volonté atavique d’agir collectivement, solidement pour un cousin. Sécurité sociale exige ! Mais qu’est – ce Boghé à obtenu par voie politique ? Rien. Est-on enclin à répondre. Enfermé dans la logique de positionnement sur le dispositif du pouvoir, l’élite politique ne s’intéressait à la communauté que dans la mesure où celle – ci favorise ce bien. Boghé ressemble en effet à un No Man’s land où les politiciens viennent se servir sans servir. En agissant de la sorte, elle a dissout les liens politiques avec son support communautaire et a fait les frais de ses erreurs. Et ce sont ces erreurs qui ont permis à d’autres d’en recueillir les avantages ; et du coup à facilité à la ville un retour à soi : les espérances déçues sont donc à l’origine de changement de couleur. Si l’on tient sincèrement compte de son potentiel, démographique, ses ressources humaines de qualité, Boghé peut devenir autre chose que ce qu’il est aujourd’hui. Mais cette ville se heurte à un certain nombre d’écueils qui ont presque tous trait à son rapport au pouvoir : sa force politique est récupérée à des fins strictement personnelles. Pour donner une expression qualitative à son poids politique, Boghé a cessé d’entretenir avec ses fils un commerce qui confine à l’hypocrisie : on paie cash ses erreurs. Preuve ? L’alignement systématique sur les positions des hommes politiques n’est plus spontané et pour faire exemple les Bogheens ont collectivement, par voie électorale, ajusté le traitement des problèmes locaux aux choix des hommes politiques. C’est ce recentrage qui, à mon avis, a permis Boghé d’identifier ses besoins et de glisser doucement vers l’opposition, nouvelle espérance. Voilà comment les populations déplacent le pouvoir pour sanctionner. Le pouvoir est mobile. Il n’est d’aucun parti précis. Il peut s’exercer par n’importe qui.
UPR ou PRDS à Boghé
La recherche de subsides qui explique la mobilité politique semble montrer que la composition de l’URP de (Boghé) ne diffère que relativement du défunt PRDS. Ce rapprochement trop ostensible fait que l’action de l’UPR pour établir sa puissance (héritée de l’ex parti dominant) s’accompagne d’une crédibilité déclinante : L’ UPR, PRDS revue et corrigé, se retrouve dans la situation peu agréable du vaincu et peine à trouver dans ses rangs un moyen de déboulonner la mairie pour la soustraire de l’opposition. Le format du legs ne peut amorcer la solution du casse tête chinois ; parce qu’elle utilise les mêmes combinaisons politiques qui on traversé les différents régimes du pays. Elle n’a pas pu engager donc une action, en profondeur, pour faire revenir la confiance sur l’UPR. Comment relancer l’audience ? Qui dira « Yes I can » ? Montrez vos muscles ! En tout cas le baobab semble parfaitement adapté à son sol. Son nom pré politique est lié à un mérite. Cette aura lui donne une assise électorale. Mais, laissons plutôt au thermomètre politique le soin de jauger les puissances. Ce qui est sûr, c’est que la propension à recourir à n’importe quoi pour accroître des chances de succès offre peu de l’attitude ! Il est difficile aujourd’hui de gaver la localité de mythe. Seules les actions pleinement altruistes et concrètes exercent un effet sur la conscience collective. C’est dire que le candidat potentiel à la mairie doit miser sur un travail « Constructiviste », une présentation d’immenses chantiers. Il faut donc un homme de calibre détenant une emprise politique liées aux défis relèves car ce sont les prises en charge des besoins qui conditionnent et instaurent une véritable personnalité locale.
Sy Alassane Adama Philosophe Cridem

samedi 23 février 2013

Le secrétaire exécutif régional de lutte contre le Sida au Guidimakha et au Gorgol au tour d’une table avec ses partenaires pour le choix d’activités prioritaires

Quelques semaines après le lancement de la campagne de lutte contre le sida au Guidimakha par l’ong ADIG, lancement dont le coup d’envoi a été donné par Mr Mohamed o/ Kehel, le représentant de l’exécutif régional dans cette wilaya où l’ignorance, la migration viennent s’ajouter à la pratique de l’excision pour faire d’elle une zone de forte vulnérabilité. C’est dans ce cadre que dans la journée du jeudi, 21/2/2013, Mr Bass Aboubakrine, secrétaire exécutif régional de lutte contre le sida au Guidimakha et au Gorgol a réuni ses partenaires de la wilaya en vue de choisir d’activités prioritaires de la wilaya dans les six mois à venir et qui sont à soumettre aux partenaires et à des financiers. Ainsi donc le directeur régional de l’éducation nationale et de la formation professionnelle du Guidimaka, Mr Salek o/ Bilal, Diallo Demba, cadre à la délégation régionale du Ministère de la culture, de la jeunesse et des sports, le représentant de l’orientation islamique au Guidimakha étaient aux cotés d’autres partenaires au rang desquels se trouvaient également Diop saidou, sg de l’hôpital régional de sélibaby, le maire de la commune de tektaké et d’autres personnalités. Les participants à cet atelier de quelques heures ont eu droit à un exposé ,exposé au cours duquel, Mr Bass a souligné l’existence de quatre centres de soins des personnes atteintes de V I H/Sida ,à savoir celui de Kaédi, Nouadhibou, Nouakchott et celui de Kiffa , avant d’annoncer l’idée de la création d’un comité régional de suivi de ce fléau dans cette partie de la Mauritanie où trois séropositifs ont été découverts parmi les 2800 personnes dépistés volontairement par l’institution qu’il représente. A lui d’ajouter que l’état Mauritanien a décidé de disponibiliser chaque année un montant de 100 millions de son budget pour la prise en charge des personnes infectées. Par la même occasion a-t-il ajouté qu’avec le retour du Fond Mondial 400 malades seront pris en charge. En fin dans les locaux de la wilaya, pendant quelques heures les représentants des secteurs ministériels présents au Guidimakha, la société civile et les membres de l’Association des Oulémas mauritaniens ont partagé sur les cinq axes et le plan opérationnels régionaux pour la période de 2012/2013, lequel se trouvant dans le programme du Secrétariat exécutif national de lutte contre le sida pour la période 2011/2015. Signé : Amadou Bocar Ba /Gaynaa Cridem

vendredi 22 février 2013

Boghé : Une évacuation musclée !


Sur ordre du procureur de la République pour la Wilaya du Brakna, un greffier auprès du Tribunal régional d’Aleg, sous une forte escorte policière, a sommé jeudi matin, les occupants d’un lot situé à l’entrée de la zone commerciale de Boghé Escale d’évacuer les lieux sous les regards de nombreux curieux. Ce terrain de 480 m2 appartenait jusque-là à M. Hamoud Ould Maouloud, commerçant établi à Boghé depuis le milieu des années 50, sous le permis d’occuper N°98 établi en 1984 par le Wali du Brakna. Pour mettre en valeur cette portion de terre très prisée, le commerçant avait signé un contrat avec la NAFTEC en 1985 qui y établit une station de distribution de carburant. Cependant, ce mariage ne fera pas long feu car un litige opposera M. Maouloud à la société. Selon ce dernier, « un jugement rendu en 2002 avait exigé la NAFTEC de lui verser 16 millions d’UM pour dommages et intérêts et de retirer ses pompes et cuves ». La société avait alors fait appel de ce verdict. C’est dans la foulée qu’elle a vendu en 2012 le lot à M. Abderrahim Ould Sejjad faisant prévaloir ses droits de propriété. Selon certaines sources, la NAFTEC (société Algéro-mauritanienne) avait signé un protocole d’accord avec l’Etat mauritanien qui s’était engagé à lui concéder toutes les stations où elle avait installé ses pompes et cuves. M. Hamoud qui se déclare « surpris par cette décision du Procureur alors que l’affaire est encore pendante devant la Cour Suprême », entend poursuivre son combat jusqu’au bout pour protester contre ce qu’il appelle « une expropriation arbitraire qui résulte du trafic d’influence qui gangrène notre système politico-judiciaire ». Pour l’instant, les occupants des lieux (soudeurs, boulangers, réparateurs Michelin, vendeurs de méchoui), tous des locataires ont été déguerpis par le commissaire Isselmou O. Abdallahi et ses éléments (affaire à suivre). Dia Abdoulaye

Aleg : Destruction de quantités de stupéfiants

Les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires régionales de la wilaya du Brakna ont organisé, jeudi, à Aleg, une opération d'incinération de quantités de drogues et de boissons alcoolisées. Cette opération qui s’est déroulée sous la supervision du conseiller juridique du Wali du Brakna a permis de détruire19, 350 kg de drogues et de 4 bouteilles d’alcool. Les quantités de stupéfiants détruites ont été saisies par la police et la gendarmerie sur des personnes au cours de leur arrestation. ANI

mercredi 20 février 2013

Tagant : En réponse à la crise nutritionnelle qui sévit dans la région l’ong Mundi avec l’appui de l’UNICEF distribue des kits Wash

Après la phase d’identification qui a permis de retenir 26 postes de santé et de cibler 100 femmes relais et 10 facilitateurs qui ont été formés sur les règles d’hygiène et d’assainissement et sur les méthodes de traitement de l’eau, l’Ong Mundi APSD procède actuellement au Tagant à la distribution des KITS Wash par au profit des centres de santé et des couples mères-enfants. Ces KITS composés de lave main, de savon, de grésine, de javel, du chlore, des seaux à robinet et des pots, permettront aux bénéficiaires de lutter efficacement contre la propagation des maladies liées au manque d’hygiène. Il s’agit dans la pratique de lutter contre la défécation à l’air libre (gestion des excrétas), de faire la promotion du lavage des mains avec du savon et s’approprier les techniques de traitement de l’eau. Cette phase de distribution concerne 14 centres et postes de santé de la Moughataa de Tidjikja (CS Tidjikja, Hôpital de Tidjikja, Tentemlel, Rachid,Lahweitattt, Nimlane, Iguevane, Nbat,Ghoudiya,Timbrehim, Vrea Temat, Oudey Mejbour, Khams Teydoum, Grav El Kheir), 10 centres et postes de santé de la Moughataa de Moudjeria (Cs Moudjeria, Nbeika, Ntitam, El Mechra, El Housseynia, Achram, Letvetar, Siyassa, Achram-Tagant, Guelagua) et 2 centres et postes de santé de la Moughataa de Tichit ( Tichit, Lekhcheb). Notons que la distribution de ces Kits au Tagant a été effectuée par le coordinateur nationale du programme Wash Inut Mr Mohamed Lemien Ould Sidatt et des assistantes Mmes Mariem Fall et Najia Mint Mohayjib sous la supervision du Président de l’Ong Mundi Mr Lagdhaf Ould Merzoug .
Khalil Sow- Tagant