samedi 16 juillet 2011

Festival des dattes de Tidjikja/ Début des festivités de la deuxième édition



Le coup d’envoi de la deuxième édition du festival des dattes de Tidjikja a été donné la soirée du vendredi 15 juillet par le ministre de la culture de la jeunesse et des sports qui avait à ses côtés ses collègues du développement rural et celui de l’habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire.

La cérémonie du lancement des festivités de cette deuxième édition a été rehaussée par la présence de plusieurs personnalités nationales (Secrétaire général de la Présidence de la république, conseiller à la Présidence de la République chargé des affaires culturelles, responsables de parti politique et de la société civile) mais également des représentants du corps diplomatique et des institutions internationales accrédités en Mauritanie (l’ambassadeur du Japon, l’ambassadeur du Mali et représentante du bureau de l’Unicef en Mauritanie)

Lors de son discours d’ouverture, le maire de Tidjikja a souhaité la bienvenue aux festivaliers avant de rappeler les principaux objectifs visés par le festival.

A son tour, la ministre de la culture de la jeunesse et des sports a saisi l’occasion pour féliciter l’équipe municipale et à travers elle les populations de Tidjikja pour l’intérêt qu’elle porte sur la valorisation du patrimoine culturel oasien avant de donner le coup d’envoi de l’ouverture officielle du Festival.

Auparavant les festivaliers ont eu droit dans la matinée à une visite guidée d’El Ghadima ( le plus vieux quartier de Tidjikja) et celle de l’exposition des manuscrits. Et dans l’après-midi, la ministre de la culture de la jeunesse et des sports, accompagnée du ministre de l’Habitat, du ministre du développement rural, du Wali du Tagant et du Hakem et du maire de Tidjikja, a procédé à l’inauguration de la maison des jeunes et à la distribution d’un important lot d’équipements sportifs aux différents clubs du Tagant. Ce fut ensuite au tour du ministre de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire de lancer les travaux de la route de l’Oued longue de 18,4 kilomètres. Financé par la Banque mondiale sur requête du PDU à hauteur de plus de 500 million d’ouguiya, cette route permettra de désenclaver l’Oued.

Les activités se sont poursuivies le lendemain avec la visite guidée de la foire des dattes et de l’exposition des sous-produits du palmier qui s’est tenue cette année au marché de Tidjikja et l’organisation d’un atelier portant sur le développement local.

Enfin le début des festivités du FDT a été marqué par une très forte affluence d’un public venu de tous les horizons. Il s’agit entre autres de l’ambassadeur du Japon, l’ambassadeur du Mali, la représentante de L’Unicef, le secrétaire général de la Présidence, Bodiel Ould Houmeid Président du parti El Wiam, Moustapha Ould Bedredine vice président de l’UFP, Ould Sidi Baba du RDU, Yahya Ould Ahmed Waghef de Adil, le vice président du RFD, le maire d’Akjoujt et celui de Zouerate, des directeurs de société, des hommes d’affaire et des représentants de la société civile.

A suivre…..

Khalil sow

Khalil1965@yahoo.fr



jeudi 14 juillet 2011

Kaédi/ Enrôlement des populations : Renvoyé du centre de Kaédi, il se fait enregistrer sans problème à Bababé.




M. Sall est fonctionnaire au service régional du contrôle économique de Kaédi, dans l’enceinte de la moughataa de Kaédi). Il y a près de 10 jours, il était venu se faire enregistrer au centre d’accueil de Kaédi (ex maison du livre), muni des documents requis, à savoir la carte d’identité nationale et la pièce originale de l’acte de naissance et leurs photocopies.

Après vérification, le coordinateur du centre lui fait observer qu’il n y a pas de cachet attestant la rectification sur son nom de famille, où au lieu de Sall, il était écrit Sow, sur l’ancien nom officiel, au bas de l’acte de naissance.

Et ce bien qu’il y ait des cachets sur le nom dans toutes les autres parties du document et que tous les membres de la commission aient témoigné que son nom de famille est bel et bien Sall.

Le coordinateur étant seul habilité à vérifier l’ordinateur, a déclaré que la rectification n’y est pas effective et qu’il faut qu’il se rende au palais de justice pour la rectification. Il revient plus tard muni en plus des documents précités, de ses anciens actes de naissance et CIN (jaune). Rien n y fit, le coordinateur est catégorique.

Son collègue de service lui, n’aura aucun problème à se faire enregistrer bien qu’ayant lui aussi un problème de prénom (O. Beibou au lieu d’O. Babou). M. Sall fatigué de faire le rang tous les jours au centre, à partir de 5 heures du matin, décide de se rendre à Bababé (Brakna) à 55 km à l’ouest de Kaédi.

Là, il se fait enregistrer sans aucun problème sur la base des documents qu’il avait présentés au centre d’enrôlement de Kaédi et constate que la rectification est bien effective dans l’ordinateur, contrairement à ce qu’avait déclaré le coordinateur du centre de Kaédi.

Vieux GAYE
Cp/ Gorgol


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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Ould Abdelaziz se rendra à Kankossa




Le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz rendra, le 18 juillet courant, à Kankossa au sud-est du pays, a rapporté le correspondant d’Alakhbar.

Une source officielle a confirmé au correspondant d’Alakhbar dans la ville que le président inaugurera lors de sa visite la route Kiffa-Kankossa dont les travaux vont démarrer dans prochains mois, selon les autorités locales.

Les autorités locales ont invité les acteurs politiques et les notables pour discuter les préparatoires de la visite présidentielle.



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Source :
Alakhbar (Mauritanie)

Boghé : Festival Image du Fleuve la 1ere édition 2010-2011.




On ne le présente plus au Sud de la Mauritanie, ni au Brakna, ce natif de cette Wilaya, Djibril Diaw dit Baba Diaw est Boghéen, issu d’un milieu culturel où le brassage reflète l’image de sa belle ville natale.

Cet homme est bachelier et diplômé en réseau informatique et gestion, il revient en Mauritanie et décide de se consacrer au Cinéma et d’en faire son âme de communication entre différentes civilisations et cultures dans le but de favoriser la rencontre et l’acceptation de l’autre.

Le Cinéma représente pour ce jeune mauritanien, un moyen privilégié de communication et un pont entre cultures mauritaniennes, africaines et mondiales. Le festival image du fleuve à Boghé a été pour la première fois, une rencontre d’actes de jouissance des jeunes de la ville et d’autres venus des 34 villages environnants les plus proches.

Il a drainé un monde fou, ici à la maison des associations de Boghé, la nuit du 11 juillet 2011 restera gravé dans les mémoires de cette jeunesse qui découvre pour la 1ere fois que le cinéma réveille, sème l’espoir dans les cœurs et dans l’esprit des nécessiteux aussi

Après avoir présenté l’auteur, Atoumany Diop a donné la parole au Maire de Boghé Mr Bâ Adama Moussa qui a remercié cet homme de son engagement sans faille, de son esprit de sagacité, ensuite le maire va rappeler dans ses souvenirs d’élèves au lycée de Boghé, au Temps du professeur Fisso, le films comme tarzans, kingkong, c’était dira t-il, la rencontre des diversités culturelles des Mauritaniens. En suite Mr le Maire a mis l’accent très fort sur l’importance de ce festival image du fleuve.

Lui succédant, Abdrahmane Ahmed Salem, directeur de la maison des cinéastes a exprimé sa satisfaction face à ce public venu pour la circonstance, il a loué les qualités de Mr le Maire de Boghé, qu’il connait très bien par son travail et sa finesse combien grandiose, enfin Mr le directeur a fait comprendre à ce beau public que leur fils Djibril Diaw est une fierté, il fait partie des valeurs sures du paysage cinématographique de la RIM.

La dernière intervenante Rachel Effantin coordinatrice de la formation à la maison des cinéastes a remercié tout ce monde avant de donner le programme de la formation, les horaires de formation et le lieu de formation, ces jeunes vont subir une formation Montage et Caméra. Des ateliers de formations, atelier de formation d’écritures, exposition de photos et d’images, diaporama prises et tournages de films, Concert Musique etc.

Le festival prendra fin le 14 juillet, le public assistera au ciné rétrospectives et hommages, là ce sera projection des images d’archives de la Mauritanie, Concert Musique traditionnelle (yela, pékanes, autres musiques traditionnelles), à la population, on montera au public le Ciné Dingral une projection mobile sur les premières espaces de rencontres de la ville et des villages environnants et un temps sera accordé aux jeunes pour le reboisement sur le long de la route Boghé Dow, Escale.

Le festival d’image du fleuve c’est le symbole des diversités culturelles et de la cohabitation transculturelles. L’objectif est d’encourager la cohabitation dans la diversité culturelle arrosée par un même fleuve et bercée au rythme des courants d’eau du passage des pirogues,des bruits des fers des forgerons mêlés aux voix des griots stimulant la créativité des postiers et cordonniers.

Le FIF festival image du fleuve a pour objectif de valoriser la culture et l’art dans toutes ses formes. La cohabitation et l’acceptation de l’autre sont les vocations premières du FIF. Si la ville de Boghé a été choisie comme lieu de festival nous dit Baba Diaw « c’est qu’elle est un exemple en matière de diversité culturelle et sociale. »

A la question les objectifs du festival, le cinéaste Mr Diaw face au réseau des CP du Brakna répond : « Le FIF est un festival unique et premier du genre à Boghé. Il représente une véritable ouverture du champ cinématographique dans la sphère publique et a pour vocation d’unir et de promouvoir la diversité culturelle par le biais du cinéma. Ce genre cinématographique basé sur le réel est un outil de communication et d’éducation, un moyen d’investigation sur la réalité et un lieu d’affirmation d’identité.

Des images provenant de contrées éloignées et captant le vécu des êtres nous informent sur le mode de vie, les pratiques et les cultures des peuples du monde et nous donnent l’impression de connaître l’autre, sa vie, son histoire Il s’agit aussi par le biais de ce festival de susciter une culture cinématographique chez le public. Une culture que nous perdons au fil des années avec la fermeture progressive des salles de cinéma sur tout le territoire national .

Face à ces fermetures dans notre pays, les festivals s’affirment comme les seules alternatives pour montrer les films africains au grand public. Fruit de beaucoup d’implications, un festival est un moment privilégié de découvertes, d’éducation, de rencontres La mondialisation et la présence croissante d'immigrants, nous amènent à interagir quotidiennement avec différentes cultures.

Il faut donc savoir les intégrer, les reconnaître, les accepter et en tenir compte dans la vie de tous les jours. Il faut apprendre à se connaître et à connaître les autres pour profiter pleinement de la richesse que représente la diversité culturelle, image même de la ville de Boghé. Cette diversité prend une place prépondérante dans tous les aspects de la société, que ce soit dans les relations de voisinage, dans les relations de travail ou encore dans les milieux scolaires.

Le FIF encourage l'interaction entre les gens ayant des valeurs, opinions et habitudes de vie différentes. Le moyen privilégié est la mise en place de mécanismes facilitant l'intégration de ces personnes. Il s'agit en fait d'utiliser cette diversité à bon escient. Cette diversité s'inscrit dans l'originalité et la pluralité des identités qui caractérisent les groupes et les sociétés composant l'humanité.

Source d'échanges, d'innovations et de créativité, la diversité culturelle est, pour le genre humain, aussi nécessaire que l’est la biodiversité pour l'ordre du vivant. En ce sens, elle constitue le patrimoine commun de l'humanité et elle doit être reconnue et affirmée au bénéfice des générations présentes et futures, en menant des actions interculturelles de développement et d'éducation.

Le FIF s'est donc donné comme objectif de développer cette diversité culturelle et d'en faire profiter la population par le biais des activités. A l’image de la Mauritanie qui est un exemple de diversité culturelle, de part sa composition, Qui constitue un pont entre le Maghreb et l’Afrique noire ».

Diop Mohamedou Abou Dit Hbodiel
CP Le Véridique Au Brakna
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Source :
Albert camus Diop

mercredi 13 juillet 2011

Brakna / Boghé : L’UNCACEM et la SONADER rencontrent les agriculteurs




Une délégation composée de MM. Mohamed O. Hamahoullah, Mohamed El Mokhtar O. Bouh et O. Momme, respectivement directeur général de l’UNCACEM, directeur de la SONADER et chargé de mission au ministère du développement rural, a tenu une réunion marathon avec les agriculteurs de la mouqata’a de Boghé et de Bababé dans la salle de conférence de l’Hôtel de ville de Boghé en présence du Wali du Brakna, M. Aboubécrine O. Khourou et du Hakem de Boghé, M. Ahmedna O. Mohamed Lemine et des autorités sécuritaires.

Les missionnaires du MDR ont assuré les paysans que « toutes les dispositions pratiques ont été prises par le gouvernement pour que la campagne agricole 2010-2011 se déroule dans de bonnes conditions ». Ils ont indiqué que tous les intrants agricoles (engrais, semences, herbicides) sont disponibles à la SONIMEX avec une subvention de 50% par l’Etat.

Ainsi, pour chaque hectare emblavé, il sera délivré 300 kg d’urée, 120 kg de DAP, 4 litres de propanil et 1 litre de DKD. Quant au labour que les paysans attendent de pied ferme, ils ont promis que des tracteurs seront sur les périmètres dans les prochaines 48 heures.

Cependant, pour bénéficier de toutes ces prestations, l’UNCACEM exige le remboursement à 100% des dettes contractées par les coopératives avant la date boutoir du 20 juillet. A l’heure actuelle, les deux unions du CPB et plusieurs autres coopératives ont réussi un taux de recouvrement qui avoisine les 85%. « Tout groupement coopératif qui ne s’acquitterait pas de l’intégralité de ses créances sera soumise aux sanctions prévues par la loi en la matière (emprisonnement, expropriation) et ne pourra bénéficier d’aucune prestation », explique le DG de l’agence de crédit agricole.

Dans leurs réponses, les agriculteurs ont évoqué des problèmes récurrents tells que l’accès aux engrais. En effet, certaines coopératives qui se sont pourtant acquittées de leurs créances, n’ont pas à ce jour reçu ce produit précieux. Ce qui contredit les allégations des responsables du MDR qui affirmaient tantôt que les engrais sont déjà dans les magasins de la SONIMEX !

Parmi les préoccupations évoquées par les acteurs de secteur, figurent notamment la réhabilitation des périmètres et des ouvrages, l’achat de motopompes, la distribution de grillages pour sécuriser les périmètres contre les animaux en divagation et l’octroi d’un moratoire pour les agriculteurs victimes des inondations l’an dernier.

Dia Abdoulaye

Cridem

Sow Deina et le député de Kiffa grossissent les rangs d’El Wiam.




Le parti El Wiam a organisé hier à l’hôtel Emira une manifestation politique marquant l’adhésion officielle au parti de l’ancien ministre Sow Mohamed Deina et du député de Kiffa monsieur Mohamed Fadel Ould Teyib, en plus du ralliement de l’adjoint au maire de la commune de Vassal et celle de l’initiative « Pour un lendemain meilleur ».

Dans un mot prononcé pour la circonstance, le président du parti a exprimé sa joie pour l’accueil de ces nouveaux adhérents. Il a encore dit que leur choix de ce parti entre 70 formations politiques est la meilleure preuve qu’El Wiam est devenu une destination pour tous les mauritaniens.

Dans le même discours il a renouvelé l’option de dialogue choisi par son parti en tant que solution idoine pour résoudre les problèmes du pays Il a encore invité le peuple mauritanien à préserver l’acquis démocratique et à exercer la politique de manière responsable et disciplinée.

Il a aussi dénoncé ceux qu’il a qualifiés de semeurs de division. Il a encore dit que l’esclavage n’existe pas en Mauritanie. De son côté, l’ancien député maire et ancien ministre monsieur Mohamed Sow Deina a expliqué que son ralliement au parti El Wiam fait suite à une profonde analyse qui a duré deux années.

Il s’est dit prêt à s’investir au service de son nouveau parti. Il a rappelé qu’il avait rejoint le parti au pouvoir au début de sa création sur demande de sa direction, ajoutant qu’il s’est rendu compte très tôt que ce parti fait cas de certaines pratiques qui ne sied pas à sa personne. C’est pourquoi, il avait adressé une correspondance à la direction du parti faisant cas de ses observations.

Mais, a-t-il ajouté cette direction n’avait pas réagi à mes observations. J’ai alors pris mes distances durant deux années au cours desquelles j’observais la scène politique nationale. J’en suis alors arrivé à la conclusion que le parti El Wiam est capable de répondre aux ambitions du peuple mauritanien.

C’est après consultation avec la base populaire que je représente, qu’il a été décidé de rallier ce parti. Pour sa part, le député de Kiffa monsieur Mohamed Fadel Ould Teyib, il a expliqué que son adhésion au parti El Wiam est conforme aux objectifs qu’il vise et aux ambitions qu’il nourrit.

Il a ajouté que son choix est venu de sa ferme détermination à participer activement dans la lutte pour la construction nationale dans un climat démocratique et de respect de l’autre. Des qualités qu’il a retrouvées au sein de son nouveau parti, a-t-il indiqué.

Ce fut ensuite au tour de l’adjoint au maire de Vassala monsieur El Boukhary Ould Abdatty Ould Abdel Jelil et le porte parole de l’initiative « Pour un lendemain meilleur » monsieur Eby Ould Mohamed lamine de prendre la parole. A la fin de la manifestation, le député El Ghassem Ould Bellali a pris la parole au nom des parlementaires du parti El Wiam. Il a alors évoqué les tracasseries auxquels son parti fait face.

Il s’est indigné face à de tels comportements de la part des autorités ajoutant que les tracasseries orchestrés par certains responsables dont notamment le ministre de l’Intérieur, visent à bloquer le parti et à le dévier de sa trajectoire. Il a indiqué que personne ne saurait bloquer le parti dans sa marche vers l’avant. Il a encore invité le gouvernement à mettre terme à ces agissements, rappelant la nécessité pour l’administration de faire preuve de neutralité vis-à-vis de l’ensemble des partis politiques.


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Source :
Le Véridique (Mauritanie)

mardi 12 juillet 2011

Entretien avec NGam Hamadi, 1er maire adjoint assurant l’intérim de Bâ Houdou Abdoul maire de la commune de Bagodine


« Notre génération est vieille, il faut laisser la place aux jeunes ».

Quotidien de Nouakchott : Actualité oblige, le recensement va bientôt démarrer dans votre département. Quelle est votre appréciation du déroulement de l’opération ?

NGam Hamadi :
Je crois que la direction de l’état civil a eu suffisamment de temps pour préparer techniquement les documents et organiser les équipes pour un bon démarrage et je crois aussi que 18 mois sont largement suffisants pour que tout le monde soit recensé. Je pense que si réellement les populations s’organisent, le maximum sera recensé.

Néanmoins je dois dire qu’il y aura des problèmes de déplacement. Parce que le fait de choisir la capitale de la moughataa pour centraliser toutes les opérations, pose un problème de transport aux populations. Néanmoins, comme les gens sont nécessiteux, il faut qu’ils s’organisent pour qu’au niveau de chaque village, chaque commune, chacun puisse trouver son compte dans le programme.

Cela dit, j’ajoute aussi que les gens sont bien préparés parce qu’avant, il y a eu des opérations de recensement qui n’ont pas bien réussi et que des leçons ont été tirées de ces expériences pour réussir l’opération.

Pourtant les protestations sont nombreuses pour dénoncer l’absence d’informations et de sensibilisation des populations. Qu’en dîtes-vous ?

Je crois que les gens ont beaucoup expliqué à travers les médias publics (Radio, Télévision) qu’il y’a une opération de recensement. Maintenant techniquement pour déplacer les équipes et les acheminer à l’intérieur du pays, est un peu compliqué. Surtout maintenant que l’hivernage s’installe peu à peu. D’ailleurs cette situation va gêner les déplacements des populations. Toutefois, comme l’opération de recensement est étalée sur une période de 18 mois, je pense qu’on a largement le temps. Il semble que le centre d’accueil de MBagne prévoit d’enrôler 40 à 50 dossiers par jour. Si on totalise tout cela en 18 mois, je pense que tout le monde trouvera son compte.

Et l’opération de révision des listes électorales, a-t-elle démarré et qu’en pensez-vous ?

Officiellement elle a démarré mais nous à MBagne avec un peu de retard qui était dû à l’absence du hakem de la moughataa. Les choses sont maintenant rentrées dans l’ordre. Cependant, une bonne partie de la jeunesse risque d’être privée du vote en octobre prochain. Comme vous le savez, après la dernière opération de carte d’identité 2001 jusqu’à 2003, il n’y a pas eu de nouvelles cartes depuis cette date.

Résultat, une bonne partie de la jeunesse ne sera pas également recensée parce qu’elle n’a pas bénéficié de carte d’identité. Peut-être cette opération va permettre de soustraire les décès mais les nouvelles cartes il n’y en a pas. Les moins de 20 ans vont beaucoup souffrir, parce que depuis 4 à 5 ans, il n’y a pas eu de nouvelles cartes d’identité.

Comme tous les maires élus en novembre 2006, vous êtes au terme de votre mandat. Quel bilan faites-vous des cinq ans d’exercice en tant que maire adjoint de la commune ?

Je crois que ce mandat est positif pour nous et concrètement nous pouvons étaler nos réalisations. Malheureusement –et il faut le souligner-, les communes n’ont pas beaucoup de moyens. N’eût été la contribution de l’état, du fonds régional, je pense que les communes rurales n’existeraient pas, car le peu que nous avons provient de la subvention de l’état. Les populations ne sont pas habituées à payer les impôts.

Il n’empêche que dans notre dernier mandat, nous avons réalisé beaucoup de choses, comme par exemple la construction d’un hôtel de ville d’une valeur de 12 millions d’ouguiyas sur le fonds régional de développement. Dans les villages, il y’a eu des écoles qui ont été construites, des coopératives qui ont été assistées par des grillages et des semences. Mais c’est encore faible pour la simple raison que c’est seule la subvention de l’état qui constitue les recettes.

J’ai toujours dit que sans le fonds régional, les communautés rurales n’existeraient pas. Parce que les populations ne fournissent pas d’efforts, parce que l’état doit appuyer par le fonds régional mais ça ne doit pas être le principal des communes rurales. D’où l’handicap que nous vivons.

Malgré tout, ce mandat de cinq ans est concrètement vérifiable sur le terrain. Il peut être vérifié que dans chaque localité durant ce quinquennat, nous y avons réalisé quelque chose. Si ce n’est pas une salle de classe, c’est un puits ou du grillage. Tous les villages ont été servis durant les cinq ans. Nous avons eu à répartir nos actions durant les cinq ans, sur la base d’un plan de développement local que nous avons respecté.

Des élections municipales et législatives pointent à l’horizon, quel commentaire en faites-vous ?

Cette élection à venir est réglementaire. C’est un mandat de 5 ans qui va expirer bientôt, il est donc normal qu’il soit renouvelé. Les gens n’ont qu’à renouveler leur confiance à leurs élus ou chercher d’autres. Mon principe c’est que si tu n’est pas élu, tu ne l’est pas c’est tout. La population est là, c’est elle qui choisit ses élus. Je voudrai quand même qu’il y ait un changement un peu, il ne faut pas que ça soit la même personne qui fasse 20 ou 30 ans de maires, député ou sénateur.

Il faut laisser la place aux jeunes pour assurer la relève au lieu que les mêmes viennent chaque année faire la concurrence. Il faut que la population soit bien représentée par quelqu’un digne de confiance et qui puisse véritablement régler leur problème au quotidien. Il faut que les élus soient des gens qui sont avec la population avec laquelle ils auront assez de proximité. Ce n’est pas le titre qu’on cherche mais le résultat. Par exemple, ce n’est pas un tel qui doit être maire de Boghé, mais est ce que ce dernier est en mesure de répondre aux besoins des populations. C’est ça qui est important, mais pas qu’il soit riche ou grand cadre alors qu’il ne sait pas gérer les problèmes des populations.

Si un maire vient une fois par année dans sa localité, ce n’est pas intéressant ! Les gens doivent coopter des individus qui sont là quotidiennement auprès des populations. J’ai déjà posé ce problème au courant d’un atelier pour dire que ces barons qui sont à Tevragh Zeina, ils n’ont qu’a se recenser là-bas au lieu de venir nous fatiguer ici en milieu rural à chaque fois qu’il y’a une élection avec leurs grosses cylindrées. Ils viennent une fois par semestre donc il ne faut pas qu’ils viennent déranger les populations.

Il faut avoir la volonté et être disponible à régler le problème des populations. Notre génération est vieille, il faut laisser la place aux jeunes.

Propos recueillis par Moussa Diop



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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Les Peulhs de Boosoya du Gorgol : Une force politique dormante.





Le Vendredi 27 Mai 2011 s’est réunie à Riyad, la communauté des peulhs de Boosoya ressortissant de la région du Gorgol pour faire une analyse de la situation de la dite communauté sur le plan social et politique. A quelques exceptions près, toute la crème de cette communauté était au rendez-vous.

Le comité de réflexion mis en place antérieurement à cette réunion a présenté les résultats du travail qui lui avait été confié. Le cahier de charge étant de réfléchir ensemble en vue d’élaborer des pistes de solutions aux nombreux défis (sociaux, économiques et politiques) qui se posent à la communauté.

Les deux points essentiels qui ont fait l’objet de débats parfois contradictoires mais productifs furent : l’adhésion massive à Yellitaare Boosoya pour y injecter un sang nouveau pouvant aider l’association à jouer le rôle qu’il s’est assigné, c'est-à-dire s’occuper de la culture, du social et du développement entant qu’association apolitique ; la création d’un groupe de réflexion politique qui ambitionne être la tête pensante de cette communauté face aux défis politiques locaux et nationaux.

Yellitaare Boosoya continue de jouer son rôle malgré ses moyens financiers quasi inexistants et a pu faire une très grande mobilisation lors de sa dernière assemblée générale ordinaire tenue le 24 Juin 2011. Les débats étaient houleux mais très bénéfiques parce qu’ils ont permis à tout en chacun de s’exprimer librement et avec le respect de l’autre des orientations futures de l’Association.

Quarante trois jours se sont écoulés sans que ce groupe de réflexion qui se veut un « Task Force politique » n’ait eu la volonté ou le courage de se réunir pour remplir le mandat qui lui a été confié même si son cahier de charge semble brumeux et mal cadré. Beaucoup de questions viennent à l’esprit et de nombreux membres dans cette communauté commencent à se poser des questions : Y’ avait il une volonté sincère de la part des initiateurs de créer ce cadre de concertation tant voulu mais qui a toujours échoué ? quel qu’en soit la réponse, ce groupe de réflexion ferait mieux de se réunir pour élaborer une feuille de route qu’il présenterait à l’assemblée générale.

Les élections municipales et législatives avancent à pas de géant et cette communauté n’a pas encore une stratégie commune malgré les appartenances politiques pour un investissement politique rentable aussi bien à Nouakchott, qu’au département central de Kaédi et du département de Monguel et pourtant chacun s’active même ses ambitions restent encore cachées. Le manque de communication couplé aux tentatives de manipulation risque de les emmener vers les élections sans aucune préparation en amont.

Investir politiquement à Nouakchott permettrait aussi aux acteurs politiques de cette communauté moins d’affrontements parfois inutiles sur le terrain local.

Pour la plupart, la communauté est partagée entre l’UPR et l’UDP. Il serait salutaire aux acteurs politiques locaux et nationaux de l’UPR de faire preuve de dépassement et travailler main dans la main pour faire une politique rentable à long terme et éduquer les générations futures pour qu’elles se départissent des tendances claniques. Ceci est aussi valable pour les acteurs politiques locaux et nationaux de l’UDP.

Il serait très bénéfique aux acteurs politiques de cette communauté (UPR et UDP) de se parler et de se concerter avant que les listes ne soient déposées ou les candidatures déclarées pour montrer leur poids dans leur parti respectif et faire des analyses et des calculs politiques murs pour un investissement politique rentable. Certains pourront qualifier ces propos de naïfs politiquement mais ceux qui pensent que ces déclarations pourraient être utiles peuvent méditer sur leur portée.



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Source :
TufndePinal

Le chauffeur de la SONEF en fuite, 10 blessés graves acheminés à Nouakchott.




Aux dernières nouvelles, le conducteur du bus renversé ce matin à l'entrée de Timbedra, un malien, a pris la fuite et éteint son téléphone portable. La gendarmerie s'est lancée à sa poursuite, a ajouté notre correspondant.

Outre, un avion militaire a été affrété pour acheminer les 10 blessures graves à Nouakchott.

Ce matin le Wali de la région, le Hakem de Timbedra et le Procureur de la République étaient à l’hôpital de Nema pour les besoins de l'enterrement des morts.

Selon alakhbar les noms des personnes décédées se présentent comme suit

1- Sid’ahmed ould tawal oumrou
2- Moctar denda keita
3- Likheila mint beynane (decedée avec sa petite fille dira mint ndeideh)
4- dira mint ndeideh
5- neina mint bouna ould issa
6- dida mint bouna ould issa
7- khattry ould saleck
8- dit salah iddine

Les blessés sont :

1- vatimetou mint abderahmane
2- sidina ould mahmoud
3- ghotob ould maloumi
4- kowri baba
5- tah ould mohamed
6- mohamed abdallahi ould issa (sœur decedée)
7- mariem mint mohamed yalla
8- vayza mint tawel oumrou (frère decedé)
9- kbeiba mint ahmed taleb
10- lalla aicha mint lehbous et son frère chiminni
11- vatimetou mint mohame
12- *ahmed ould salem mohamed
13- Sidi mohamed ould slama ould cheikh
14- Haiba ould sid’ahmed
15- Tawel oumrou ould ebety
16- Mohamed salem ould ahmed
17- Sidna salem ould vall
18- Messaouda mint tikourou
19- Chimini ould lehbouss
20- Khadijetou mint taleb hacen
21- Bella ould m’boirick
22- Mohamed lemine hamoud
23- Vatimetou mint issa



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Source :
Alakhbar (Mauritanie)

Brakna/Boghé : l’ESD organise un atelier de sensibilisation sur le regroupement des écoles de la commune de Ould Birome.




L’ONG "Ensemble pour la solidarité et le développement" (ESD), en partenariat avec l’UNICEF, a organisé les 9 et 10 juillet 2011 à la Maison des associations de Boghé, un atelier de sensibilisation sur le regroupement des écoles fondamentales de la commune de Ould Birome.

Cet atelier, le 2e du genre organisé par l’ESD dans la mouqata’a, a réuni les représentants des associations de parents d’élèves, les directeurs d’écoles, l’inspecteur départemental de l’éducation, le maire et les partenaires au développement (notamment l’UNICEF).

La direction régionale est représentée par MM. Mohamed O. Nada, Ahmed Babou O. Hadj Amar (conseillers du DREN) et Mohamed Mahmoud O. Haïballa (chef de service de la carte scolaire). Il s’agit pour les participants « de dresser un diagnostic sans complaisance de la situation des écoles dans cette commune ouest du département en vue d’y apporter des réponses adéquates ».

L’objectif global du présent atelier est de « prendre des mesures concrètes pour offrir aux enfants une éducation de qualité avec des rendements significatifs ». Pour ce faire, il s’agira de « déceler l’ensemble des problèmes, contraintes et potentialités liés à l’enseignement dans la commune et d’amener les parents d’élèves à prendre des décisions concrètes en vue d’améliorer la qualité du niveau de leurs enfants ». L’atelier devra déboucher sur des axes d’intervention prioritaires pour rehausser le niveau de l’enseignement.

Après les allocutions de bienvenue prononcées par MM. Ndiaye Djibril et Mohamed Habiboullah O. Ebiyaye, respectivement adjoint au maire de Boghé et maire de Ould Birome qui ont mis l’accent sur l’importance du thème sur la résolution des problèmes de l’enseignement, M. Sow Abdoul, chargé du volet éducation de l’UNICEF a rappelé que « l’éducation est le pilier fondamental de tout processus de développement économique et social d’une nation ».

Il a ensuite indiqué que « la cause principale de la baisse de la qualité de l’enseignement est due à la mauvaise répartition spatiale des écoles ». A ce propos, les chiffres sont parlants : sur 100 écoles en Mauritanie, 25 seulement disposent d’un cycle complet ; sur 100 candidats au concours d’entrée en 1ère AS, 40 seulement admettent !

Après ce ballet de discours, M. Bâ Aliou Nango a présenté la carte scolaire de la commune de Ould Birome qui compte 2341 élèves dont 1107 filles (soit 47,28%) répartis en 16 écoles primaires. 8 localités de la commune ne disposent d’aucune infrastructure scolaire. La distance séparant deux écoles fondamentales est comprise entre 1 et 5 km.

L’étude dresse un tableau peu flatteur de la situation scolaire dans cette commune du Brakna ouest : de Dar Salam Oulad Seyyid à Silbé en passant par Maghamat Womat, Maï-Maï et Ngoral Guidala, le diapositif montre des classes pléthoriques (la 2e A de l’école de Dar Salam compte 102 élèves !), des écoles en état de délabrement avancé, des tables bancs cassés, des élèves assis à même le sol, des hangars érigées en cantines etc.

Ces conditions alarmantes expliquent la faiblesse des taux de réussite au concours d’entrée en 1ère AS : en 2010, les écoles de Maghamat Womat, de Ould Birome, de Silbé et de Dar Salam Oulad Seyyid ont obtenu respectivement 1 admis/16 candidats, 2/18, 0/16 et 4/21. En somme, sur les 178 candidats de la commune au concours d’entrée en 1ère année, seuls 26 ont réussi à franchir le rubicond soit 14,60% seulement. Pour pallier cette situation catastrophique, l’ONG ESD propose aux acteurs du secteur, le regroupement des écoles pour une meilleure répartition du personnel enseignant ainsi qu’une amélioration sensible du niveau des élèves.

Cet avis est partagé par l’inspecteur départemental de l’éducation, M. Mohamed O. Mohameda qui estime que « le regroupement des écoles pourrait résorber le déficit d’enseignants qui s’établit à 155 arabophones dans le département de Boghé pour un ratio de 50 élèves par classe ».

Tour à tour, MM. Mohamed O. Nada (inspecteur conseiller du DREN), Sow Abdoul (UNICEF) et Ahmed O. Tolba (président de l’association des parents d’élèves du Brakna) ont mis en exergue la nécessité, pour tous les acteurs du secteur, de conjuguer les efforts en vue de rehausser le niveau de l’éducation et lui redonner son lustre d’antan. Ils ont confié que le ministère de tutelle a instruit les directions régionales de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin à la dispersion des écoles.

A titre d’exemple, M. Nada révèle que le Brakna compte 354 écoles fondamentales dont 124 disposent d’un cycle complet soit 35,02% seulement. L’accent a été aussi mis sur la nécessité d’entretenir les infrastructures scolaires existantes.

Quant au chef de service de la carte scolaire, M. Mohamed Mahmoud O. Haïballa, il a recommandé aux ateliers la discussion de trois questions fondamentales : comment optimiser l’utilisation des établissements et équipements scolaires existants ? Où conviendrait-il d’implanter des infrastructures supplémentaires ? Quel type d’infrastructure scolaire permettra l’utilisation optimale des ressources ?

Les intervenants ont salué l’engagement de l’ONG ESD et de ses partenaires (notamment l’UNICEF et la World Vision) aux côtés de l’école et unanimement approuvé la proposition de regroupement des écoles de la commune. Ainsi la restitution des travaux de groupe fait état d’une volonté manifeste de réduire les écoles de la commune de 16 à 6 seulement. Des mesures d’accompagnement seront prises pour mettre en application cette décision : Les villages d’accueil seraient dotés d’infrastructures pouvant permettre aux élèves d’apprendre dans de bonnes conditions (cantines viables, eau, tables bancs etc.).

Notons qu’en juillet 2010, cette ONG avait organisé un atelier similaire pour la commune de Dar El Barka. Les recommandations issues de cette rencontre ont permis de regrouper 24 écoles en 10 plus viables et plus fonctionnelles. Le conseil municipal de cette commune a entériné cette décision qui sera à l’approbation des autorités compétentes par voie hiérarchique.

Cette recommandation pertinente mérite d’être prise en compte dans les stratégies nationales de l’éducation. En effet, pour faire à cette "gabegie scolaire" qui caractérise presque toutes les mouqata’a du pays, le ministère de tutelle doit procéder à la suppression de certaines écoles qui ne doivent leur existence qu’au bon vouloir d’un homme ou d’un lobby politique et au renforcement des grandes écoles de village. On aura ainsi économisé d’énormes ressources matérielles et financières mais aussi humaines. La qualité primera ainsi sur la quantité. A bon entendeur, salut !

Dia Abdoulaye
Cp. Brakna
Cridem

Timbedra : Terrible accident de bus! 9 morts et plusieurs blessés




Une bien triste nouvelle pour les familles de Néma qui attendaient depuis hier l’arrivée de leurs proches venus de la capitale pour goûter avec eux les joies des vacances. En effet, un terrible accident est survenu ce matin, entre deux bus, à l’entrée Ouest de Timberdra, faisant environ 9 morts et 30 blessés environ.

Chaque famille cherche des nouvelles pour savoir qui est mort, qui a survécu, sans trouver de réponse aux milles interrogations qu’elle se pose sur le sort de leurs proches.

Selon des informations non encore concordantes, l'accident est survenu entre 2 bus qui se livraient à une sorte de compétition pour arriver le premier à destination, alors que chacun sait que ces axes routiers datent et ne sont pas dans un état qui permet de rouler à vive allure.

Jusqu’à l’heure, on ne sait pas les mobiles qui sont à l’origine de l’accident terrible bien que certains avancent la somnolence du chauffeur, ou encore la course poursuite qu’il menait contre un autre bus courant.


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Source :
Alakhbar via MOML

Deuxième édition du Festival des dattes de Tidjikja/ Les derniers réglages avant le jour « J »



Présents à Tidjikja depuis jeudi dernier, le maire et les responsables des commissions de travail s’affairent à mettre la dernière main sur les préparatifs des festivités de la deuxième édition du Festival des dattes de Tidjikja.
Sur le terrain, on remarque un regain d’activités tant sur le plan de l’assainissement de la ville que sur l’embellissement des lieux des réceptions et des festivités. Les réunions de commissions sont tenues régulièrement pour évaluer le travail accompli afin de réajuster le tir au moment opportun.
Le maire de Tidjikja qui fait de la question sécuritaire son souci majeur, s’est réuni hier avec le Wali du Tagant, le Hakem de Tidjikja et les responsables de la sécurité régionale pour prendre les mesures qui s’imposent. Et sur le plan strictement organisationnel, chaque responsable et membre commission (hébergement, salubrité, colonie de vacances….) sait désormais le rôle qu’il doit jouer et le résultat qu’on entend de lui.
Colonie de vacances et caravane médicale
Parmi les activités retenues lors de cette deuxième édition du FDT, la colonie des vacances prévue pour des élèves de Nouakchott, Aleg, Akjoujt, Zouerate, Boghé, Kaédi, Aioun, Timbédra et Rosso et la caravane médicale composée de 15 spécialités (Biologiste, Anesthésiste réanimateur, Chirurgien -visceraliste, Gastro-entérologue, Gynécologue, Médecine interne, Orthopédiste, Pédiatres, Radiologue, Rhumatologue, Urologues, Ophtalmologue, Chirurgien-pédiatre, ORL, Médecin- généraliste), suscitent une attention toute particulière de la part des organisateurs du Festival. En effet, des efforts sont déployés pour mettre les 150 enfants dans des très bonnes conditions d’accueil et d’hébergement et l’on est également entrain d’aménager les locaux de l’hôpital régional de Tidjikja pour lui permettre d’accueillir 15 spécialistes en médecine parmi les plus chevronnés de notre pays.
Liste des médecins de la caravane médicale du FDT

Nom et Prenom Spécilaité
Dr Cheikh Ould Elmechri Anesthésiste-Réanimateur
Dr Mohamed Mahmoud Ould Maouloud Biologiste
Dr Brahim Ould Ahmed Chirurgien-Visceraliste
Dr Dalahi Ould Elwaly Gastro-Entrelogue
Dr Ahmed Ould Zein Gynecologue
Pr Isselmou Ould Abdel Hamid Medecine interne
Dr Mohamed Ould Kah Ortopediste
Pr Ag Telmoudi Pédiatre
Pr Isselmou Ould Khalifa Pédiatre
Dr Ely Ould Sid’Ahmed Radiologue
Dr Saleck Ould Ahmed Vall Rhumatologue
Dr Yahya Ould Tfeil Urologue
Dr Cheikhna Ould Jiddou Urologue
Dr Sidi Cheikh Ophtalmologue
Dr Yacoub Chirurgien-Pédiatre
Dr Cherif Ahmed O.R.L
Dr Moustapha Ould Maaloum Medecin-Generaliste
Dr Daha Ould Taghi Medecin-Generaliste
Dr Sadvi Ould El Hadj Brahim Medecin-Generaliste
Dr Mohamed Vall Ould Hourma Medecin-Generaliste
Dr Moustapha Ould Et Atig Medecin-Generaliste

Khalil sow
Khalil1965@yahoo.fr

lundi 11 juillet 2011

Elections législatives à Maghama : «l’Initiative de soutien au député Niang Mamoudou » affute ses armes.




Mobiliser la jeunesse de Maghama pour accompagner le programme du 4e vice président de l’Assemblée Nationale, tel semble être l’objectif de « l’initiative de soutien au député Niang Mamoudou ».

Réunis le vendredi 8 juillet, des jeunes cadres de la localité de Maghama se sont donné rendez-vous à El Mina pour discuter de leur programme et faire les derniers préparatifs avant leur déplacement au village. La rencontre s’est déroulée en présence du député Niang Mamoudou, de Thiam Amadou, président de l’initiative de soutien au député Niang Mamoudou », d’Oumar Kébé, « président de l’initiative de soutien aux actions de Ba Mbaré », de Diallo Daouda…

Ordre du jour : annoncer le ralliement de l’ancienne « initiative de soutien aux actions de Ba Mbaré », discuter des modalités de leur déplacement à Maghama, donner la parole au député Niang Mamadou et enfin écouter le compte rendu des missionnaires de Maghama.

Créée en janvier 2010, l’initiative s’est fixée comme objectif de soutenir le député Niang Mamoudou aux prochaines échéances électorales, selon leur porte parole Moussa Hamidou barry « Les jeunes de Maghama ont voulu donner forme à cette mouvance pour ficeler tout ce qu’elle voit comme réalisation qui contribue à la vie politique de chez nous. Après avoir pris forme, il fallait d’abord trouver le leader à qui ils vont se rallier et à qui, ils vont apporter leur soutien. Et nos idées ont convergé vers lui.

C’est dans cette perspective que l’on s’est regroupé pour descendre au terroir pour faire une campagne, préélectorale et électorale au moment opportun. On attend une masse. Qu’ils viennent écouter son bilan. On a vu ses réalisations, son engagement politique et l’importance qu’il accorde à sa circonscription. On n’a pas encore eu un élu de cette envergure politique et le rapport Niang jeunesse est un rapport sans précédent. On espère qu’il soit candidat.»
Concernant le premier point, le président de l’initiative, Thiam Amadou qui s’est d’abord félicité de la tenue de cette réunion. Il a déclaré que son groupe va descendre prochainement dans leur département pour sensibiliser et aider la population à s’inscrire sur la liste électorale. « Nous exhortons les autres initiatives à se rallier à nous pour soutenir Niang Mamoudou.» dira-t-il. Dans leur compte rendu, Les missionnaires ont déclaré que deux autres initiatives ont rejoint leur mouvance, l’une à Maghama et l’autre à Bitel dans la commune de Ouali. Ils ont déclaré aussi que Sade Mine Sy, a rejoint les rangs de Niang Mamadou.

Notons aussi qu’au cours de cette rencontre, l’initiative a reçu le ralliement de l’ancien « initiative de soutien aux actions de Ba Mbaré. » Une défection expliqué par le président du groupe, Oumar kébé « On n’a pas été reconnu auprès de Ba Mbaré. Quand on n’est pas reconnu auprès d’une personnalité, on ne peut pas continuer à le soutenir. On a cherché quelqu’un qui peut nous représenter et reconnaître notre travail.

Le député Niang s’est beaucoup sacrifié pour Maghama. On ne peut alors que l’accompagner dans ses actions politiques. On a fait deux ans avec Mbaré et pendant ces deux ans, il ne nous a jamais reçus. On a attendu longtemps dans l’espoir de le rencontrer un jour, mais sans succès. A chaque fois qu’il ya des échéances politiques (élections présidentielles, implantation) au niveau du village, par l’intermédiaire de ses gens, il nous appelle pour nous dire d’aller travailler. »
Le député Niang Mamoudou n’a pas voulu se prononcer sur sa prochaine candidature. Il a déclaré qu’il est dans un parti et que ce n’est pas à lui de décider de sa candidature.

Compte rendu Dialtabé


Au cours de cette réunion, le député Niang Mamadou s’est livré à notre reporter « Mon problème, c’est le bien être des populations ».

Je salue cette initiative, en tant que politicien je ne peux que me réjouir. Les gens vont l’interpréter autrement. Je suis quelqu’un de spécial, je discute avec tout le monde. Je leur explique mon programme et les gens ont gagné ma confiance. Ils se sont réunis, ils ont travaillé entre eux, ils ont étudié les tenants et les aboutissants, ils ont décidé de travailler avec moi pour le bien être des populations. Il n’ya eu aucune manipulation. Je préfère le dialogue et l’ouverture, c’est ça la politique. Le parti du gouvernement c’est le changement et eux ils aspirent à ça. On va continuer à travailler ensemble.

On sait qu’il y’aura des conséquences politiques dans le département et les mauvaises langues vont dire que c’est une manipulation. De toute façon on verra, c’est des cadres, ils ont besoin de dialoguer, ce qu’ils n’arrivent pas à trouver avec les autres. On ne peut pas faire de la politique sans dialoguer. On a eu à dialoguer et à tracer le programme. Comme ils sont de Maghama, ils connaissent le bilan, ils ont gagné ma confiance. Je sais que ça va marcher.

Propos recueillis par Dialtabé

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Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Boghé : Du centre d’enrôlement des populations au commissariat de police !




En se rendant ce dimanche matin au centre d’enrôlement des populations pour se faire recenser, Oumar Toumby Sy, né en 1942 à Dar Salam Wodabé et résident à Houdallaye (6 km environ au nord de Boghé) ne pouvait pas imaginer qu’il allait se retrouver au commissariat de police.

En effet, muni de ses pièces d’état-civil (copie intégrale de son acte de naissance, carte nationale d’identité, RANVEC) ainsi qu’une copie du VRF (Fiche de rapatrié volontaire) délivré par le HCR aux chefs de foyers au moment du rapatriement des réfugiés mauritaniens au Sénégal (2008-2009).

Après la saisie des données, le chef du centre, M. Issa O. Dahi, a ordonné à l’adjudant chef Sidiya de conduire le demandeur au commissariat de police où il est placé actuellement en garde à vue sans informer les membres de la commission d’identification.

Selon des sources proches de l’enquête, sur le VRF délivré à M. Sy figurent les noms de deux femmes qu’ils a épousées lors de son séjour forcé au Sénégal et un de ses fils adoptifs qui sont de nationalité sénégalaise comme le mentionne le document. C’est ce qui semble être le ″motif″ de son interpellation.

Le VRF est une pièce qui avait été délivrée par le HCR aux chefs de ménages candidats au retour volontaire après l’accord tripartite HCR/Gouvernements Mauritanien et sénégalais. Il mentionne les noms et prénoms de chefs de foyers, leur(s) épouse(s) et leurs enfants.

Quant à Oumar Sy, un ex-élément de la garde nationale mauritanienne et ses quatre enfants, la pièce mentionne leur nationalité mauritanienne.

En attendant d’être fixé sur son sort, Oumar Toumby Sy est en garde-à-vue par le commissaire Etfagha Ould Mohamed Maouloud.

Le réseau des correspondants de presse du Brakna





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Source :
Dia Abdoulaye

Pas d’alerte à Nema depuis la soirée du 10 juillet, affirme une source sur place.




«Il n’y a pas eu d’alerte à Nema depuis celle lancée la soirée du 10 juillet et qui s’est avérée injustifiée » a déclaré le 11 juillet à 13H30 GMT un journaliste mauritanien basé à Nema.

«Les sirènes ont bien retenti la soirée du 10 juillet mais pas le 11 juillet»a ajouté Mohamed Mahmoud Ould Cheyakh (photo) directeur du site http://www.mauripress.info/, lors d’un entretien téléphonique réalisé avec notre reporter à partir de Nouakchott au sujet des informations publiées par des médias de Nouakchott concernant des sirènes d’alerte qui auraient retenti en milieu de journée à Nema.

Résidant à Nema M Ould Cheyakh administre un site arabophone qui s’est illustré par des informations obtenues en primeur, sur la lutte antiterroriste. Ses informations sont reprises et remodelées par les médias basés à Nouakchott.

Les informations relatives aux menaces terroristes se sont multipliées ces derniers temps créant une peur sans précédent chez les populations spécialement celles vivant au Hodh Charghi et à Nouakchott où les autorités ont récemment évoqué la menace d’un kamikaze et distribué son portrait robot à certaines rédactions.




Source :
Tahalil Hebdo (Mauritanie)

Zouerate se prépare à accueillir la 4ème édition des colonies de fraternisation.




Dans le cadre de ses activités éducationnelles et culturelles, l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR) organisera, début septembre à Zouerate, sous le Haut patronage du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, une colonie de vacances au profit de soixante élèves rapatriés du Sénégal et soixante enfants du Tiris-Zemmour.

Les participants à la colonie ont été sélectionnés parmi les meilleures élèves rapatriés des wilayas du Brakna, du Trarza, de l’Assaba, du Gorgol et du Guidimagha.

Cette colonie de fraternisation, organisée en partenariat avec la SNIM, profitera aussi à soixante élèves de Zouerate et F’derick. Cette colonie de vacances, la quatrième organisée par l’ANAIR après celles d’Aïoun, Boghé, Nouadhibou, se fixe comme objectif de faire passer à un groupe d’adolescents- loin de leurs cellules familiales et entre enfants du même âge- d’agréables moments de vacances studieuses et de découvertes en plus de l’organisation des activités linguistiques, culturelles et créatives à leur insertion.

Ce programme sera dispensé par des encadreurs formés et expérimentés. L’accent sera mis sur l’aspect pédagogique pour l’apprentissage des cours en langue arabe. Les élèves rapatriés évoluant jusqu’ici dans un système scolaire différent du nôtre où la langue arabe n’est pas enseignée, le programme d’activité qui sera proposé aux jeunes vacanciers prendra en considération leur besoin d’insertion dans la mère patrie par l’initiation, l’apprentissage et le maniement de la langue officielle de leur pays.

Les participants de cette colonie de fraternisation visiteront les différentes installations de la société Nationale Industrielle et Minière (SNIM), la station régionale de Radio-Mauritanie et le musée de Zouerate. Ils visiteront aussi la ville de F’derick et sa sebkha légendaire.

Ce dimanche, à Zouerate, le directeur de la communication de l’ANAIR, Mohamed Ould El Kory, a rencontré le wali du Tiris-Zemmour, le colonel Ahmedou Bamba Ould Baya, le directeur du siège d’exploitation de la SNIM à Zouerate, Mohamed Fall Ould Telmidi, l’attaché de direction de la SNIM à Zouerate, Sid’Ahmed Ould Allaf, dans le cadre des derniers préparatifs de cette importante manifestation.

Il s’est félicité de l’organisation de cette quatrième colonie citoyenne qui symbolise le succès de la politique de réconciliation nationale, initiée par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a rappelé que les instructions du directeur général de l’ANAIR, Ba Madine, veulent que cette colonie de la fraternisation du Tiris-Zemmour connaisse le même succès que les précédentes éditions.


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Source :
Mauritanie24

Rosso : L'Unicef 'éclaire' des mahadras et des sites de rapatriés.




La mission de distribution (et d’installation) de kits solaire de l’Unicef en faveur de mahadras (écoles coraniques) et de sites de rapatriés se poursuit au Brakna après plusieurs jours au Trarza. La distribution des kits solaires entre dans le cadre du Programme éducation pour tous.

L’Unicef répond notamment à une requête du Pr. Fassa Yérim, maire de Rosso en faveur de plus de 20 mahadras (écoles coraniques) de la commune et de plusieurs sites de rapatriés. Le 4 juillet la mission s’était rendue avec Mme Diakhère Thièye première adjointe au maire et M. Mbodj El Hadj au PK 3, au PK 6 (rapatriés), au PK 9, à Dieuk, Tékech, Breun Gouyar puis Breun Darou (Mahadras).

La journée du 5 a été une véritable journée marathon : le technicien de l’Unicef est allé dans les localités situées à l’est de Rosso : Donghaye, Rosso Lycée, Garack, Taiba Maure, Tezaya, Chigara, Rabany, Thiambène.

La délégation d’accompagnement a rebroussé chemin quand elle a atteint les limites de la commune et la mission a continué vers des localités plus éloignées comme Gani, Djolly, Keke dans la commune de Tékane. Le 6 juillet la mission a repris l’axe Rosso-Nouakchott pour livrer et installer le matériel au PK 14-15, au PK 18-19, à Tounweïrat, à Bir Saada et enfin à Essaye Aleyat. Partout le chef de mission assisté par ses deux compagnons (Maouloud et Samba Diallo) a installé les kits au grand bonheur des bénéficiaires.

Dans toutes ces localités, la corvée du bois mort pour l’éclairage est finie. Les enfants des mahadras pourront désormais apprendre la nuit grâce à l’énergie solaire. L’Unicef contribue ainsi à l’atteinte des OMD et à la préservation de l’environnement. Après le Trarza, la mission a poursuivi sa route vers le Brakna où d’autres sites attendent les kits solaires qui changeront leur vie.




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Source :
dembandiaye

Rosso : Adhésion de Sow Mohamed Deina à El Wiam.



L'ancien ministre, maire et député Sow Mohamed Deina a déclaré, samedi, son adhésion au parti de l'entente démocratique et sociale (WIAM) dirigé par Bodiel O. Houmeid au cours d'une réunion tenue dans son domicile à Rosso.

Au cours de cette rencontre, l’ancien maire de Rosso a expliqué les motivations de sa décision de changement de campe, soulignant le blocage dont il a fait l’objet durant la campagne d’implantation de l’UPR. « Après cette mascarade avec des preuves à l'appui, j'ai saisi les responsables des instances supérieures de l'UPR pour faire l'arbitrage, aucune volonté ne s'est manifestée.»

Et Deina d’ajouter : Nous avons alors opté pour le programme de WIAM qui milite pour l'unité nationale et qui nous donne la garantie de pouvoir choisir librement celui qui peut nous représenter à toutes les échéances politiques au niveau de la Moughataa de Rosso et les instances supérieures, contrairement au système de parachutage ».

Sow Mohamed Deina a invité les partis de la majorité et ceux de l'opposition à débattre à un niveau élevé, des vrais problèmes qui opposent les fils du pays.

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Source :
ANI (Mauritanie)

dimanche 10 juillet 2011

Menthe de Boghé : la saveur d'une ville





Fatma Dia et Hawa Thiam, deux cultivatrices de Boghé

Une verdure de paradis qui exhale une saveur attirante, telle est la célèbre menthe de Boghé qui pousse comme un champignon le long de la rive, semée et cueillie par des mains féminines.

La menthe de Boghé odore le thé mauritanien par un encens de fleurs et embellie les tables du thé mauritanien. Mais elle est aussi une source de revenu principale qui approvisionne les poches des cultivateurs de la rive et une fierté exaltante pour ces derniers.

Les localités de Thide, Thialgou et Touldé avoisinantes la ville de Boghé, sont des véritables jardinages de la fameuse menthe qui attise la salive des consommateurs du thé et remédie à leur addiction.

Fatma Dia, une des cultivatrices de la menthe, déclare qu'elle vit grâce au revenu de la commercialisation de ce produit, vendu en gros aux épiciers qui le vendent sur le marché local ou l’exportent vers Nouakchott.

Fatma détient une grande superficie cultivable, partagée avec d’autres femmes exerçant le métier, là où elle sème la menthe. Elle souffre de "plusieurs difficultés" dans sa fonction quotidienne et appelle au soutien des autorités "pour surmonter les accrocs affrontés, car c’est la source de ma pitance" ajoute-t- elle.



Jaria Mint Mbarek évoque un revenu assez important

Le parcours de la "célébrité" du produit ne s’arrête pas à ce stade, car le processus de la distribution de « la matière convoitée » continue dans les mains des marchandes ambulantes et les boutiques de tous les coins pour pénétrer, enfin, dans chaque foyer, pour que les buveurs de thé en déguste la saveur.

Jaria Mint Mbareck, une marchande ambulante de la menthe nous a confié que son bénéfice quotidien atteint parfois les milles ouguiyas, à en déduire le transport depuis la ville vers les jardinages périphériques.

Si certains consommateurs ne se sentent pas à l’aise avec la menthe concentrée de Boghé, Mint El Abd,une autre commerçante explique que deux autres qualités de cette menthe sont disponibles et sont moins concentrées. Il s'agit de Leghreyda (Blonde) et Ordinaire, explique-t-elle, avec un ton promotionnel.

Alakhbar

Bababé : « Il ne faut pas que l’ambulance soit détournée de son objectif ».




Enfin un casse-tête est résolu au grand bonheur des populations de la moughataa de Bababé. Le ministère de la santé vient de doter le centre de santé de la capitale départementale, d’une ambulance flambant neuf à l’usage strict des évacuations sanitaires des malades.

Pour l’occasion, une cérémonie de réception s’est déroulée dans l’enceinte du centre de santé en présence du maire de la commune, M. Bâ Abdoulaye en même temps Directeur général de la SMCP, Ahmed Vall Ould Boudhah hakem de la moughataa, Habsa Abdoulaye maire adjoint, Fall Mika dentiste représentant le médecin-chef absent ainsi que plusieurs notables venus représenter leurs villages respectifs à la cérémonie de remise de l’ambulance.

A la suite du hakem de la moughataa, le maire de la commune a prononcé un bref discours pour dire : « C’est avec joie que nous procédons à la remise de l’ambulance au centre de santé de Bababé fruit -comme l’a rappelé le hakem- d’inlassables efforts déployés depuis plus d’un an et demi. Je crois que la première fois qu’on en a parlé, c’était au mois de février 2010.

Fall Mika ici présent était avec moi quand on a vu le Dr Cheikh Ould Horma pour poser non seulement ce problème mais aussi les autres problèmes du centre de santé.

Nous remercions le ministre Dr Ould Horma, avec lequel cette initiative a été engagée et qui avait pris à son tour l’engagement de nous remettre l’ambulance avant le 31 décembre 2010. Malheureusement cela n’a pu se faire, mais en tout cas le processus était engagé. Il n’est plus ministre mais nous le remercions quand même d’avoir engagé le processus. Nous remercions le ministre Bâ Housseinou Hamady qui a poursuivi les efforts parce que après la passation de service, il a rassuré l’ancien ministre que Bababé est prioritaire pour l’ambulance.

Il y’a une commande qui est en cours, si on reçoit une seule ambulance ce sera pour bababé. Si on en reçoit deux autres on en donnera aux autres, mais en tout cas vous êtes prioritaire et Housseinou me l’a confirmé. Au delà nous remercions le gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz, pour tous les efforts qui sont déployés dans tout le pays.

Le pays est en chantier ! Tout ce qui se fait, notamment dans le domaine de la santé, nous ne pouvons que l’apprécier et aujourd’hui nous sommes debout dans ce centre et vous savez dans quel état il se trouvait l’année dernière. Il a été réhabilité dans le cadre des actions engagées avec le Dr Horma et avec l’AMEXTIPE et le concours des bailleurs. 22 millions d’ouguiyas ont été dégagés pour la réhabilitation de ce centre.

Parce qu’en fait tous nos partenaires ( Caritas, Word vision), nous avaient fait part de leur disponibilité à accompagner l’équipement du centre pour son meilleur fonctionnement, mais ils exigeaient la réhabilitation du centre. C’est pourquoi nous en avons fait une priorité et nous avons exigé du gouvernement la réhabilitation de ce centre. Aujourd’hui c’est un centre digne de son nom qui a été fait et nous sommes contents. Vous le voyez avant l’ambulance, il y’a eu le centre.

Je remercie aussi tous les autres acteurs qui ont contribué à ces actions. Je tiens aussi à remercier ici, le professeur Sidi Ely Ould Ahmédou chargé du suivi des affaires de la santé au niveau de la présidence, qui m’a accompagné pour voir le ministre de la santé pour demander l’ambulance et pour demander autre chose. Il est venu aussi à Bababé et il a consulté plus de 200 personnes. Il y’a 6 mois aussi, il est venu de Nouakchott avec son bloc opératoire et il a opéré 39 personnes.

Il reste plusieurs autres problèmes, notamment la chaise dentaire ; l’inutilisation du laboratoire par manque de personnel qualifié ; problème de la radiologie ; manque de personnel paramédical et techniciens ophtalmologiques ; d’infirmiers et de sage femmes ; problème des bénévoles pour lequel le ministre de la santé doit statuer sur leur cas. Je demande aux partenaires de les encadrer et de les accompagner (formation, assistance) ».

Bâ Abdoulaye a demandé aussi à ce que l’ambulance soit réservée exclusivement aux besoins des malades. « Il ne faut pas que l’ambulance soit détournée de son objectif », a t-il martelé. Pour le suivi de l’ambulance, il a demandé aux bénéficiaires de trouver un chauffeur qualifié. « Le chauffeur de la commune peut les assister en entendant de trouver une personne qualifiée ».

Dans la même foulée, le maire a demandé au président de la commission de santé au niveau de la commune de se pencher sur le fonctionnement de l’ambulance en vue de trouver une formule à même d’aider les malades qui en ont besoin. Notons qu’arrivé la veille de la cérémonie de remise, le maire a assisté à Dioudé diéri à une soirée organisée par NDiaye Saïdou, soirée au cours de laquelle il a annoncé son adhésion à l’UPR.

Reportage Moussa Diop
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Source :
Le Quotidien de Nouakchott