mercredi 11 mars 2015

Prison d’Aleg : Pleine forme

Prison d’Aleg : Pleine forme   La journée du mardi 10 a été particulièrement chaude à Aleg. De très fortes échauffourées ont eu lieu entre les forces de sécurité de la ville et plusieurs dizaines des militants et sympathisants d’IRA. Selon une source de police, des blessés ont été transportés d’urgence vers l’hôpital régional d’Aleg.

Certains groupes des manifestants sont arrivés la veille en provenance de Nouakchott et de Rosso. A la prison civile d’Aleg située à l’est de la ville à quelques encablures de la tombe du célèbre Mohamed Ould M’Seika, les deux premiers responsables de l’Initiative du Mouvement Abolitionniste, Birame Ould Dah et Brahim Ould Abeid passent des jours paisibles entre les centaines d’autres détenus dont certains sont devenus de véritables compagnons d’infortune.

Régulièrement, les deux militants des droits de l’homme reçoivent la visite de personnalités responsables d’organismes, d’amis et de parents. Leurs journées sont ordinaires entre accomplissement de leurs devoirs religieux, thés et repas, discussions informelles et footing dans l’enceinte de la vaste prison.

L’éternelle bonne humeur du professeur Brahim dont le passe-temps de prédilection est de taquiner ses codétenus a permis de rendre moins lourd le climat carcéral.

Les régulières visites de leurs épouses permet aux deux illustres détenus de ne pas trop se déconnecter de leur environnement familial en attendant que les autorités se résolvent enfin à les libérer.

La direction régionale des douanes à Rosso sommée de rembourser une somme de 200 millions d’UM (médias)

La direction régionale des douanes à Rosso sommée de rembourser une somme de 200 millions d’UM (médias)   Selon plusieurs sources médiatiques privées de la place dont le site d’information Saharamédias, la Cour des Comptes aurait adressé, lundi 10 mars, une lettre en guise d’avertissement à la direction régionale des douanes de Rosso, au sud du pays, pour le remboursement d’un montant de 200 millions d’um, suite à des failles révélées lors du passage des missions d’inspections entre 2013 et 2014.

Citant ses sources, notre source n’a pas évoqué la nature de ces fuites financières jugées très importantes.

Avons-nous appris que la Cour des comptes avait adressé à plusieurs institutions et établissements publics des mises en demeure pour rembourser des sommes détournées des fonds publics.


Au Lycée de Maghama, on a frôlé le pire [PhotoReportage]

Au Lycée de Maghama, on a frôlé le pire [PhotoReportage] Le Lycée de Maghama est en état de délabrement avancé. Avec des toitures qui menacent de s’effondrer à tout moment et des murs en fissure, l’état actuel du lycée de Maghama constitue un danger permanent pour ses élèves.

D’ailleurs, le 20 Janvier dernier, on a frôlé une catastrophe humaine. En effet, ce jour là, tout juste après la sortie des élèves à 14 heures, une masse de béton est brusquement tombée du toit.

Une situation qui préoccupe les dirigeants et les parents d’élèves de cet établissement scolaire. C’est pourquoi M. Anne Hamadi Chérif, directeur du Lycée de Maghama a alerté sa hiérarchie et les autorités administratives locales(le Hakem et le Maire) sur cette situation préoccupante en disant qu’ : « un bloc de six salles de classes, présentant une multitude de fissures au niveau du toit et des murs, constitue un danger réel pour les élèves et les enseignants ».

Si des mesures adéquates ne sont pas prises dans l’immédiat, la prochaine rentrée scolaire (2015-2016) sera sérieusement compromise ; et envoyer élèves et professeurs dans ce bloc serait un acte dangereux et suicidaire. Actuellement, ce bloc de six salles de classes, qui normalement devrait être mis sous scellés, continue toujours d’être fréquenté par les élèves et les professeurs au péril de leur vie.

Diallo Amadou
Amdiallo52@gmail.com

Tel: 46432058

P.S: L’an dernier, j’avais écrit un article pour attirer l’attention sur le délabrement du lycée.






Avec Cridem, comme si vous y étiez...












Source : Diallo Amadou

Le PNIDDLE, un programme ambitieux piégé entre retards et paradoxes

Le PNIDDLE, un programme ambitieux piégé entre retards et paradoxes

  Le Programme National Intégré d’Appui à la Décentralisation, au Développement Local et à l’Emploi des jeunes (PNIDDLE) a été conçu par l’Etat Mauritanien avec l’appui de la Banque mondiale et de l’Union européenne qui ambitionne pour l’essentiel la réalisation de projets d’investissements urbains tel que des voiries, des caniveaux, la réhabilitations de décharges, la collecte de déchets, des abattoirs, des marchés, des gares routières, des espaces verts, des clôtures, des salles de classes, des postes de santé, des locaux communaux, des maisons des jeunes, des stades municipaux, etc.

Le PNIDDELE ambitionne aussi de faire reculer le chômage des jeunes établis dans les communes de l’intérieur du pays. C’est dans ce cadre que plusieurs missions d’experts, de consultants travaillant pour la banque mondiale ainsi que des responsables du PNIDDLE se sont succédés entre 2012 et 2013 à l’intérieur du pays pour rencontrer et expliquer aux maires les critères d’éligibilité au financement du PNIDDLE qui sont basés sur la performance des communes dans la mobilisation et la bonne gestion des ressources, la maîtrise d’ouvrages publics, le plaidoyer, la gouvernance participative entre autres.

Bref, ce nouveau programme conçu pour les municipalités nationales ambitionne de réduire le gap infrastructurel des communes rurales et promouvoir la gouvernance locale. Ce fut ensuite l’arrivée d’autres missionnaires pour sélectionner les projets prioritaires des communes, courant 2013 après le choix des collectivités territoriales qui répondaient aux indicateurs de performances du PNIDDLE qui a adopté en la matière les outils de travail du PERICLES et du GIZ.

Ainsi, des financements très importants qui se chiffrent en termes de milliards d’ouguiyas ont été dégagés pour les municipalités bénéficiaires. Cependant le tout est allé normalement jusqu’au moment où il fallait désigner les entreprises chargés de l’exécution des marchés adjugés dans le cadre du PNIDDLE.

Coup de poignard du PNIDDLE dans le dos de la gouvernance locale

Là le PNIDDLE a adjugé des marchés très importants à des entreprises nationales en écartant les entreprises locales censées bénéficier prioritairement de ces marchés. Aucune entreprise locale n’a bénéficié de ces marchés adjugés dans le cadre du PNIDDLE. Un grand paradoxe alors du PNIDDLE qui prône le développement local, la création d’emplois jeunes et la promotion de la gouvernance locale mais qui écarte en même temps les entreprises locales dans l’adjudication de ces marchés publics.

Du coup, les entreprises locales sont privées d’une manne financière très importante dont elles sont censées êtres les bénéficiaires prioritaires à la fois pour faire le travail requis, créer des emplois locaux et une valeur ajoutée locale.

Ce qui n’est pas le cas ici où ce sont des entreprises établis à Nouakchott qui vont débarquer avec leurs mains d’œuvre, leurs matériels et leurs matériaux de construction jusqu’au gardien qui en sont les bénéficiaires. Aucune retombée sur les populations locales. Les communes auront tout juste leurs infrastructures bien ou mal faites. Même le contrôle vient de Nouakchott avec AMEXTIPE.

Contrairement à l’approche du PERICLES (Union Européenne) qui a toujours adjugé les marchés financés dans le cadre de son programme aux entreprises locales. Les communes sont utilisées par le PNIDDLE comme des faire valoir seulement. Et pas plus. Le tout leur vient de Nouakchott alors que pour le PERICLES, tout le processus se faisait localement avec les élus locaux, les entreprises locales et les prestataires locaux.

Colère du Coordonnateur du PNIDDLE

Malgré tout, la mise en œuvre des projets inscrits au PNIDDLE a accusé un retard. Interpellé sur les causes de ce retard par notre journal, le Coordonnateur du PNIDDLE, Mohamed Ould BABETTA, n’a pas apprécié. Il a même piqué vive colère.

Nous avons usé de tous les moyens imaginables et possibles en vain pour calmer le vieux BABETTA qui vociférait sans frein au téléphone, nous traitant de tous les noms d’oiseau avec des menaces en plus. La conversation est disponible mais nous nous gardons pour le respect que nous devons à son âge de la diffuser. Décidément, le vieux nous a surpris. Dans tous les cas, à ce jour, nous défions le PNIDDLE de nous montrer une seule brique de ciment posée sur le territoire national.

Nous ne savons pas d’ici demain ? Le peuple, le contribuable Mauritanien a le droit de savoir où va son argent M. BABETTA ? Et nos craintes sont que le PNIDDLE suive les traces du PDU qui a laissé de très mauvais souvenirs à Aleg avec les fameux caniveaux qui ont engloutis des millions d’ouguiyas sans servir aux populations de cette ville. Les populations de la ville d’Aleg ne me démentiront pas et aller y vérifier sur le terrain.

Quand on est un grand cadre, journaliste en plus qui s’est reconverti depuis dans le management des projets de développement et qui dirige depuis une vingtaine d’années le PDU qui a donné le résultat que l’on sait mais malgré tout a eu le privilège de gérer encore le PNIDDLE, il ne doit pas disjoncter sur une simple question qui ne sort pas du cadre du PNIDDLE. Un programme, un projet de développement, peuvent bien connaître des retards. Un retard n’est pas synonyme d’échec mon vieux.



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mardi 10 mars 2015

Aziz à Termesse pour la seconde fois : La charrue avant les bœufs

Aziz à Termesse pour la seconde fois : La charrue avant les bœufs

Lorsque l’étape de Termesse fut inscrite en 2011, au programme de la visite du Président au Hodh El Gharbi, on assista, à un impressionnant déploiement des divers services de l’Etat, pour redonner vie à ce groupement de localités dont les habitants iront jusqu’aux portes du palais présidentiel, à Nouakchott, pour clamer leur soif.

Quatre ans plus tard, le Président est à nouveau attendu à Termesse. Vers le 23 Mars. Mais le regroupement a toujours soif. Les premiers balisages tendent à indiquer que l’avion présidentiel ne se posera pas, cette fois, au nord du site, mais à son sud. Les efforts déployés sur le terrain n’ont toujours pu fournir que de l’eau salée, à la partie nord.

Ceci explique-t-il cela ? Sinon, les racoleurs y parviendront-ils avant le jour J ? Probablement car nous vivons dans un pays qui bat tous les records en matière de remèdes-express de cheval et de toilettages bidouillés, à l’annonce de la visite du Chef.

Aziz va-t-il classifier Termesse en nouvelle circonscription administrative ; électorale, donc ? Le regroupement a abrité, lors des élections de 2013, quatre bureaux de vote qui ont totalisé plus de mille cinq cents votants, soit à peu près le même nombre qu’à Kobenni, chef-lieu du département du même nom. Alléchant pour les uns, repoussant pour les autres qui ne demandent qu’à boire, depuis cinq ans.

Retour succinct sur une situation qui perdure. Pour cause, l’appétit, démesuré, d’une race d’administrateurs qui courent derrière les promotions, reléguant, loin en arrière-plan, les préalables techniques à la mise en œuvre d’un projet de sédentarisation, au seul profit des considérations politiques.

En 2010, l’ex-wali Cheikh ould Abdellahi Ould Ewah, surfant sur la fibre du regroupement des villages – une approche très chère au président Aziz et qui avait déjà fait son chemin à Nebkett Lahwach – met sur les rails un projet de regroupement de vingt-deux villages, relevant tous de la commune rurale de Timzine Kobenni, après avoir réussi à embarquer, sur la galère, le maire de la commune Dah ould Hachim.

Aussitôt, les travaux de vraies-fausses prospections d’eau furent entamés et dix-huit forages négatifs réalisés. Une unique implantation, dont le débit salée est estimé à 45 m3/h, fut exploitée, pour approvisionner les quelques familles installés sur le site.

Mais cette eau s’est révélée rapidement impropre à la consommation, à cause de sa trop haute teneur en sel. Des sit-in, rappelant, au Président, ses promesses, furent organisés à Kobenni puis à Aïoun et, récemment, à Nouakchott.

Les hydro-géologues ont fait savoir, à temps et à qui veut bien les entendre, que Termesse est situé sur un biseau sec. Mais l’administration locale, sous couvert voire protection du ministre de l’Intérieur de l’époque, ne répercute pas l’information au sommet, pour ne pas décevoir, ni mettre leur confiance en jeu ni surtout, plus grave pour eux, faire capoter le projet auquel ils se mesurent et dont ils tirent bénéfice politique.

On a donc fait fi de tout considération technique, comme si de rien n’était. C’est la fuite en avant. La charrue avant les bœufs. On convainc le Président de visiter le site.

En 2011, Aziz se pose sur les pâturages de Termesse où d’immenses moyens ont été mobilisés pour l’accueil et l’hébergement. Dans son discours, il promet d’offrir de l’eau au regroupement, de désenclaver Termesse, en la reliant à Kobenni ou à la Route de l’espoir, d’y réaliser des infrastructures pour la santé, l’éducation, l’élevage, l’administration, la sécurité…

Toujours en quête d’eau potable,les habitants virent pousser autour d’eux des édifices publics. Une vanne spéciale fut ouverte, avec appels d’offres-passations de marchés-Iskan-entreprenariat public-entreprenariat privé-suivi-en-amont-réception-en-aval et patati et patata, un circuit opaque où chacun – mais pas vraiment tous, loin de là –trouve son compte ou sa commission. Mais, à la fin des travaux, les bâtiments n’offrent aucun signe de vie. Car sans eau potable…

Moustapha Ould Béchir

Cp Hodhs
Le Calame

URGENT : Une mystérieuse fièvre tue quatre personnes au Tagant

URGENT : Une mystérieuse fièvre tue quatre  personnes au Tagant




Une nouvelle maladie mystérieuse apparue à l’intérieur du pays a causé la mort de 4 personnes dont 3 dans les localités de Gdernitt et Taoujavet relevant de la commune d’El Wahatt dans la wilaya du Tagant.
Deux jeunes sœurs sont décédées de cette fièvre non encore diagnostiquée en raison de l’absence de services sanitaires équipés dans la zone touchée.
Un  quatrième enfant a trouvé récemment la mort à la suite de la même fièvre dans la localité de Nimlane.
La fièvre présente des symptômes proches de ceux du paludisme selon des informations provenant des lieux sinistrés

Rapide Info

Nécrologie : Mohamed Aly Ould Mohamed, l’ex-IDEN à la retraite, n’est plus…

Nécrologie : Mohamed Aly Ould Mohamed, l’ex-IDEN à la retraite, n’est plus…   Un GRAND HOMME s’en est allé ! La mort de ce cadre constitue une grande perte pour la nation en général et la famille éducative en particulier. Durant sa belle carrière, l’homme était toujours au service de son pays qu’il aimait et auquel il était très attaché.

Le décès est survenu aujourd’hui lundi, 09 mars 2015. Mohamed Aly Mohamed, pour tout celui qui l’a approché comme moi, était relationnel, ouvert, intègre et surtout social.

L’homme était naturellement pragmatique et expéditif dans sa vie de tous les jours et particulièrement dans son service. L’homme ne faisait pas de différence entre ses interlocuteurs, ses collaborateurs. Il s’est toujours montré disponible et traitait tout le monde avec délicatesse, respect et considération dans une diplomatie, j’allais dire une pédagogie remarquable !l’homme était immensément compétent et efficient (issu de l’ancienne école).

A sa famille, au Ministère de l’Education Nationale, à ses proches, à ses amis et à toute la Nation mauritanienne, toute la famille éducative de la Moughataa de Toujounine (DREN, IDEN, Directeurs d’établissements et enseignants) présente ses condoléances les plus attristées : Que la terre lui soit légère…

" إنا لله و إنا إليه راجعون "

Sada SOW

Directeur de l’école Mohamed Ould Adouba



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Source : Saada Soh

dimanche 8 mars 2015

URGENT : Décès de Lemrabott Sidi Mahmoud Ould Cheikh Ahmed, ex-ministre de l'intérieur et directeur de l'ENAJM

URGENT : Décès de  Lemrabott Sidi Mahmoud Ould Cheikh Ahmed, ex-ministre de l'intérieur et directeur de l'ENAJM L’ex ministre de l’intérieur et actuel directeur de l’ENAJM Lemrabott Sidi Mahmoud Ould Cheikh Ahmed est décédé ce dimanche à l’hôpital national, des suites d’un AVC survenu la veille, dans la soirée.

Ould Sidi Mahmoud est l’un des réputés cadres des wilayas de l’Est mauritanien. Il a occupé de nombreux postes gouvernementaux dont celui de ministre de l’intérieur au temps de l’ancien Président mauritanien Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya.

Il occupait avant sa mort les fonctions de Directeur de l’Ecole nationale de l’administration, du journalisme et de la magistrature. Ould Cheikh Ahmed était le directeur adjoint de la dernière campagne électorale du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz pour les présidentielles de 2014.

En cette douloureuse circonstance, le portail Cridem présente à la famille du défunt ses condoléances les plus attristées, priant Allah, le Tout Puissant de l’Accueillir en Son Saint Paradis. Amin. A Dieu, nous appartenons et à Lui, nous reviendrons.

We INNA LILAHI WE INNA ILEHI RAJIOUN.

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SNIM: les masques tombent enfin!

SNIM: les masques tombent enfin!

  Cinq centrales syndicales dont la CGTM (UFP), la CLTM (Elhor) et la CNTM (Tawassoul) ont déclaré, aujourd’hui, soutenir solidairement la grève en cours à la SNIM. Les partis politiques affiliés au FNDU le RDF, l’UFP etc. ont eux aussi emboité le pas aux cinq centrales syndicales, qui pour menacer de faire dérailler le train d’un dialogue politique en passe d’être mis sur les rails, qui pour proférer des menaces à peine voilées contre les pouvoirs publics.

Toute cette «faune politique» cohabite au sein du FNDU; indistinctement, des partis politiques y côtoient des syndicats et des personnalités «indépendantes» y échangent avec des organisations prétendument issues de la société civile.

Ce qui est frappant, c’est la concomitance des communiqués diffusés, ce samedi, 7 mars 2015, par toutes ces entités, alors qu’elles ont observé le silence durant presque deux mois. En réalité, il s’agit d’un même communiqué décliné par chacune des composantes du FNDU, rédigé probablement par le même auteur et comportant des nuances stylistiques minimales, pour distraire la vigilance du lecteur et démultiplier l’effet politico-médiatique.

Si toutes ces entités ont réagi, aujourd’hui en chœur, c’est pour deux raisons principales:

1. Les piètres manœuvres politiciennes occultes du FNDU se sont avérées inefficaces

2. Les pouvoirs publics sont en passe de contrecarrer les menées intempestives des composantes de l’Opposition radicale, l’opinion publique aidant.

La floraison, ce samedi, 7 mars, de communiqués censés exprimer une forme de pluralité (factice) au sein du FNDU, ne trompe personne; elle fait tomber définitivement les masques et rappelle que, décidément, on aurait tort d’avoir confiance en un FNDU, prompt à jouer la carte de la surenchère puérile. Cette grève nous apprend que le FNDU doit fournir davantage d’efforts pour devenir le partenaire responsable, au service de la démocratie mauritanienne.

Cette floraison de communiqués est assimilable à un ultime baroud d’honneur de la part d’une Opposition radicale en perte de vitesse. Les ingénieurs, les techniciens et les ouvriers de la SNIM se rendent à présent bien compte qu’ils ont été «embarqués» dans une «galère» qui ne mène nulle part. Ils sont en grande majorité prêts à renouer avec la raison et à préserver leur entreprise, la SNIM.

Ils ont aussi compris que même si la grève est un droit légitime, ce droit ne peut être exercé sans discernement; le «timing» de cette grève et le contexte économique dans lequel elle a été déclenchée (cf. http://www.cridem.org/C_Info.php?article=667782 ) hypothèquent à 100% ses chances de succès.

Abouth

Brakna : Le lycée de Bababé organise une journée d’animation pédagogique

Brakna : Le lycée de Bababé organise une journée d’animation pédagogique [PhotoReportage] Le Lycée de Bababé a organisé ce samedi 7 mars 2015, une journée d’animation pédagogique placée sous le thème « 2015, année de l’éducation, un devoir civique ». Présidée par le Directeur de cabinet du Wali du Brakna, M. Mohamedou O/ Moulaye, aux côtés du Hakem de Bababé, M. Mohamed O/ El Bah O/ Bou, la cérémonie a été rehaussée par la présence de nombreuses personnalités issues de l’administration et du milieu scolaires (notamment le DREN adjoint, M. Mohamed O/ Neda).

Les élus dont le député Fall Mika et l’adjointe au Maire, Mme Khadijettou Kassoum Bâ, les notables de la mouqata’a, des représentants des organisations de la société civile (dont le poète et ex-commissaire Sall Djibril), des parents d’élèves avec à leur tête M. Sall Souleymane et naturellement les élèves de l’établissement sont venus en masse pour donner à l’évènement tout l’éclat qu’il mérite.

La lecture de quelques versets de Coran, la levée du drapeau et la présentation du personnel de l’établissement ont donné le coup d’envoi de cette grande manifestation scolaire qui fait la fierté de tous les fils du terroir.

Dans une allocution prononcée pour la circonstance pour souhaiter la bienvenue aux participants au nom des populations de sa commune, l’Adjointe au Maire, Mme Khadijettou Kassoum Bâ, a au nom Maire de Bababé et parrain de la journée, M. Abdoulaye Mamadou Bâ, d’abord rappelé l’importance que revêt l’éducation comme « besoin d’affirmation, émancipation et expression d’un pouvoir, celui de vaincre les forces hostiles à la nature ».

Poursuivant, l’édile à coups de citations des grands théoriciens, philosophes et pionniers de l’Ecole Publique, a insisté sur le rôle que joue cette institution dans la formation du citoyen modèle qui apprend ainsi « à connaitre, à faire, à être et à vivre ensemble ».

« Tout ceci nous renseigne sur la pertinence de la décision du Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, de faire de l’année 2015, l’année de l’éducation », martèle le Maire qui n’a pas manqué de louer cette mesure la qualifiant de « logique » dans un pays « miné par l’analphabétisme, gangréné par les obscurantismes, traversé par des communautarismes de tous bords et qui ambitionne de se hisser sur l’orbite du développement ».

Il a enfin remercié le directeur du lycée de Bababé pour cette initiative, la 1ère du genre, qui ne manquera de le faire sortir de l’état de léthargie dans lequel il se trouvait depuis plusieurs années ainsi que le ministère de l’Éducation nationale « pour sa ferme volonté de traduire en actes les engagements du Chef de l’Etat ».

Prenant la parole à son tour, le Directeur du lycée, M. Alhousseïnou Sy, a d’abord exprimé toute sa joie et son honneur « d’accueillir cette manifestation dans cet établissement né en octobre 1984 et compte ce jour 1572 élèves dont 771 filles encadrés par une trentaine de professeurs ».

Poursuivant, le proviseur se dit conscient de la lourde responsabilité qui lui incombe car « parmi les élèves, outre ceux qui sont déplacés, il y a des orphelins qui peuvent manquer d’affections, des handicapés qui peuvent être limités par leur force motrice, des femmes mariées qui ont des contraintes de vie conjugale, des filles absorbées par un ensemble des travaux domestiques, en somme par un ensemble de paramètres qui peuvent influer négativement sur les rendements scolaires ».

M. Sy a également invité l’État à relever les défis en mettant en œuvre « une politique éducative ancrée sur nos réalités socio-culturelles et ouverte sur le monde », les parents « à ne pas démissionner de leur responsabilité en éteignant le téléviseur quand il le faut et en vérifiant l’habillement des enfants en amont », les enseignants « à enseigner au lieu de faire semblant d’enseigner » et les élèves « à tirer leur épingle du jeu pour hisser la Mauritanie au rang des pays émergents ».

Avant de terminer le directeur, en bon professeur de sciences naturelles qui a formé des générations depuis le milieu des années 80, n’a pas manqué de louer les valeurs qu’incarne l’éducation telles que le civisme et d’appeler l’éducateur « à servir de miroir aux adultes et aux enfants dans l’habit et le comportement et à interroger sa conscience pour ne pas sombrer dans la médiocrité ».

Il a enfin vivement remercié le Président de la République pour avoir déclaré l’année 2015 « année de l’éducation », le parrain de la manifestation, le Maire Abdoulaye Mamadou Bâ qui a réhabilité 3 salles de classe, les autorités administratives (Wali, Hakem) et scolaires (DREN), M. Bâ Amadou Racine qui a débloqué une enveloppe d’1 million d’UM pour appuyer le projet de réhabilitation du lycée, aux ONG particulièrement la World Vision et tous ceux qui ont contribué à sa réussite et à l’atteinte de cet objectif : « Lycée de Bababé, lycée d’excellence ».

Quant aux représentants des élèves, Ciré Moussa Niang et Bouchra M/ Hmeyda, ils ont félicité leurs camarades qui ont eu le mérite d’être primés au cours de cette cérémonie exhortant les autres à redoubler d’efforts car « la réussite dépend de notre volonté à apprendre auprès de nos brillants professeurs car nous sommes l’avenir du pays ».

Ce ballet de discours a été clos par les professeurs qui, par le biais de leurs porte-paroles respectifs, MM. Mohamed Baba O/ Waled et Amadou Kébé, ont d’abord souhaité la bienvenue aux participants avant de rappeler « la place qu’occupe l’éducation dans le développement et l’épanouissement du citoyen et de la Nation ». Les éducateurs et hommes de terrain n’ont pas manqué de faire des propositions concrètes pour sortir notre système éducatif de l’impasse qu’il traverse.

Parmi celles-ci, « la réadaptation des programmes à nos réalités, la lutte contre la pléthore des classes, le recrutement de professeurs qualifiés et leur motivation, l’évaluation correcte des élèves ». Au niveau local, il s’agira de « sécuriser davantage le lycée en rehaussant le mur, réfectionner certaines salles de classes et le logement du directeur, équiper la bibliothèque et construire une salle informatique connectée sur Internet ».

Ils ont enfin remercié le Maire pour son appui matériel, le directeur pour « son dynamisme et sa créativité » et tous ceux qui, de près ou loin ont contribué à la réussite de cette journée et par-delà à l’essor de l’établissement.

La distribution des prix aux élèves qui se sont distingués lors des compositions de 1er trimestre aura été l’autre fait marquant de cette cérémonie. Pas moins de 27 as se sont vus décerner des attestations et prix sous les applaudissements nourris et les regards admiratifs de leurs proches.

Parmi ceux-ci, Hawoly Mamadou Sall, Zeïnabou M/ Mohamed Vall O/ El Bou, Aboubécrine Sidigh Bely, Lalla M/ Mabrouk, Ismaïl O/ Mohamed, Ismaïla Ousmane Sall, Mohamed El Hady Wane, Aïchettou Siddigh O/ Ahmed Vall sortent du lot avec des moyennes comprises entre 15,06 et 13,04 / 20. Un chœur vantant les mérites du savoir, une démonstration de King-fu et de karaté et des poèmes sur l’éducation et la formation ont bouclé les activités pédagogiques et ludiques de cette journée, la 1ère du genre depuis la création de cet établissement il y a un peu plus de 30 ans.

Notons que M. Sy Alhousseïnou qui a pris la direction de cet établissement en octobre dernier est un professeur de sciences naturelles qui s’est distingué au milieu des années 80 et tout au long des années 90 par son professionnalisme et son dévouement avant d’être promu directeur des études au collège de Boghé (Brakna) puis directeur du collège de Khabou (Guidimakha) et du lycée de Djéol (Gorgol). Son engagement pour la promotion de l’école mauritanienne fait l’unanimité auprès de tous les acteurs du secteur comme l’illustre les témoignages émouvants de ses anciens élèves.

A titre d’exemple, ceux des docteurs Bâ Kassoum et Bâ Alhousseïnou, tous deux natifs de Bababé et respectivement médecins-chefs du CM de Boghé et de la polyclinique de la SNIM à Nouadhibou qui ont suivi ses cours sur les bancs du lycée de Boghé : « Nous lui devons tout ! Il nous a enseigné des valeurs et des vertus telles que l’humilité mais aussi les fondements même de la profession que nous exerçons aujourd’hui », ont-ils expliqué.

La voie tracée par M. Sy devra servir de modèle pour rendre à notre système éducatif ses lettres de noblesse car l’école n’a pas uniquement pour mission d’enseigner mais elle doit contribuer à bâtir un citoyen exemplaire capable de relever les défis du moment.

Dia Abdoulaye
camadia6@yahoo.fr




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Niabina : Les femmes empêchées de célébrer la Journée internationale de la femme

Niabina : Les femmes empêchées de célébrer la Journée internationale de la femme

Les femmes de Niabina (village de la région du Brakna) ont été empêchées par le préfet de célébrer la Journée internationale de la femme, ce 8 mars, apprend-t-on de sources fiables.

Le préfet aurait justifié son opposition à toute célébration en prétextant que toutes les activités qui entrent dans le cadre de la fête de la femme doivent avoir lieu dans la capitale régionale du Brakna en l’occurrence Aleg.

A l’heure où ces lignes sont écrites, on apprend également que les femmes de Niabina ont décidé de reporter l’exposition et la conférence qui a pour thème Femme et développement au lundi 9 mars.

SC

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Scandale concernant la vente ou l'octroi de façon illégale de 5.000 terrains à Nouakchott!

Scandale concernant la vente ou l'octroi de façon illégale de 5.000 terrains à Nouakchott! Une enquête globale effectuée au sein du ministère de l’habitat a mis à nu l’existence d’un réseau spécialisé dans la falsification de titres fonciers. La bande a mis en place un système de montage de documents fonciers fictifs à Nouakchott.

De sources généralement bien informées, de hautes personnalités, dont un ancien ministre ainsi que des chefs de l’administration territoriale (anciens Walis et Hakems) seraient a cœur de cette énorme escroquerie.

Pas moins de 5.000 parcelles de terrains à caractère commercial auraient ainsi été vendues ou cédées par des voies illégales à des personnes proches des cercles du pouvoir. Selon une enquête préliminaire, un ex-ministre et deux anciens Walis seraient éclaboussés par le scandale !

D’aucuns craignent que le dossier soit clos sans que la moindre mesure ne soit entreprise afin de mettre fin à ces réseaux mafieux. En effet, une personnalité haut placée jouerait des pieds et des mains afin de protéger l’un de ses parents impliqués dans cette affaire douteuse.

Ces cercles mafieux auraient poussé leur effronterie jusqu’à s’approprier de grands domaines ruraux publics, transformés pour l’occasion en domaines urbains privés, en dehors des procédures légales en la matière. Pire, pas une ouguiya n’aurait été versée au Trésor Public.

D’où la nature manifeste de l’opération avec la panoplie qui tient de la gabegie caractérisée : occupation illégale de domaines ruraux publics, falsification de documents officiels (faux et usage de faux), abus d’influence. Autant d’actes illicites que le Gouvernement ne cesse d’affirmer combattre !

Selon le site Al Akhbar, le dossier serait miné et complexe de par le nombre hallucinant de victimes (des milliers !).

En définitive, un scandale de cette ampleur constitue à n’en point douter un véritable test de la volonté réelle du gouvernement et du président de la République de sévir contre les cercles mafieux qui minent l’appareil d’Etat et la gabegie qui en ronge les structures à tous les niveaux.


Taqadoum

Plainte pour recouvrement de droit de propriété sur les lots n° 30 et 34 de l’ilot M3 à Nouadhibou Objet des titres foncier n° 361 et 362.

Plainte pour recouvrement de droit de propriété sur les lots n° 30 et 34 de l’ilot M3 à Nouadhibou Objet des titres foncier n° 361 et 362.

A Son Excellence Monsieur le Président de la République

J’ai l’honneur de venir auprès de votre haute bienveillance vous informer que mon père possédait deux lots de terrain situés à l’ilot M3 du plan d’urbanisme de la ville de Nouadhibou. Ces deux lots objet des titres fonciers n° 361 et 362 de 600 m2 chacun en date du 27/02/1986.

Ceux deux lots longtemps convoités par les différentes autorités qui se sont succédées à Nouadhibou en raison de leur position et de la précarité de nos constructions que nous avons fini par démolir à la faveur de l’évolution des constructions devenues de plus en plus lucratives.

Ce que nous avons voulu faire en 1989 avant d’être convoqué par le Waly d’alors pour nous demander de surseoir à cette décision prétextant que l’Etat a décidé d’exproprier l’ensemble des bénéficiaires de la zone pour en construire un Hôpital national comme sous le vocable de l’Hôpital Russe.

La Waly d’alors nous a promis les conditions suivantes jamais tenues :

Que les actes d’expropriation nous seront remis
Que des justes compensations nous seront accordées

Promesses jamais tenues.

Or, ces subterfuges ne servaient qu’à nous faire lâcher prise tout simplement.

A la faveur de la passation de service entre le Waly d’alors et son prédécesseur, nous avons constaté des mouvements douteux avec des complicités notoires avec de grandes figures connues pour leurs très grandes influences (ces temps-ci) de Nouakchott auxquelles nos lots ont été attribués dans des circonstances que Dieu seul sait.

Monsieur le Président,

Je tiens à rappeler ici que nous nous sommes attelés à exposer au nouveau Waly que ces terrains nous appartiennent jusqu’à preuve du contraire et que la Société d’Ehel Ghadde y a commencé des constructions et non une extension de l’Hôpital Russe d’utilité publique comme prétendument déclaré.

En réalité l’Autorité en question devant laquelle notre plainte a été déposée était partie avant d’être juge et essaie par divers artifices sournoisement à intervertir l’appellation de la zone en question avec la zone envoisinante de façon rocambolesque qui a ébahi les topographes de la place.

Désabusés de toutes ces injustices commises à notre égard par les Autorités de Nouadhibou, nous avons porté plainte devant la justice de la place qui a pris un jugement d’arrêt n° 2008/289 du 25/12/2008 suspendant les travaux de construction en attendant les dénouement de cette affaire.

En 2010 le Waly actuel a été saisi par un collectif de propriétaires de la zone M3 par lettre du 10/2/2010 et déchargée à son Secrétariat le 11/2/2010. La seule réponse a été le démarrage des travaux de construction d’Ehel Ghadde. Nous avons saisi de nouveau la justice qui a ordonné l’arrêt des travaux par décision n° 318/2010 du 30/9/2010.

Malgré cette décision de la justice, les travaux ont été accélérés démontrant que sous certains cieux quand l’argent, la parenté et le pouvoir se liguent, les orphelins hommes, femmes et enfants du vieux Ahmed Ould Daha n’ont plus qu’à se confier à la grande puisse d’Allah pour recouvrir leurs droits légitimes spoliés au su et au vu de ces faux justiciers de ce bas Monde.

C’est au bon Dieu que nous implorons et c’est à Lui seul que les yeux pleins de larmes de ces petits orphelins demandent assistance et secours.

Ces orphelins lacent un cri strident non pas de vengeance mais pour empêcher que la parenté, l’autorité et la richesse ne complotent contre la pauvreté, la faiblesse et l’orphelinat comme font aujourd’hui les autorités de Nouadhibou et les grands commerçants de Nouakchott.

Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez croire, Monsieur le Président, en l’assurance de notre haute considération.

Abdoullah Ould Daha
Abdoullah Ould Daha Nouadhibou, le 20 Février 2015
Commerçant à Nouadhibou
Tél. 46 00 38 00
 Le Calame 

Le déchargement et l’exportation du fer suspendus à Nouadhibou après un mouvement de grève du personnel de la SNIM

 Le déchargement et l’exportation du fer suspendus à Nouadhibou après un mouvement de grève du personnel de la SNIM L’activité de la SNIM a Nouadhibou s’est retrouvée paralysée vendredi par un mouvement de grève des travailleurs de la SNIM solidaires de leurs collègues de Zouerate. En effet les unités chargées de décharger les trains minéraliers et de charger les navires en partance de Nouadhibou ont arrêté le travail paralysant du coup toute l’activité de la société.

L’arrêt de ces unités portent un grand préjudice à la société qui enregistre quotidiennement des pertes conséquentes eu égard aux engagements contractés avec les partenaires étrangers.

La société déploie actuellement d’importants efforts pour dissuader un partie de ce personnel à poursuivre son mouvement pour empêcher l’arrêt total des activités de l’entreprise.
Sahara Medias 

Déclaration : "USLM", "CCTM", "CNTM", "CLTM", "CGTM"

Déclaration :
  Les travailleurs de la SNIM observent depuis le 30 janvier 2015 à Zouerate et plus récemment à Nouadhibou, une grève illimitée pour revendiquer la mise en application de l’accord conclu le 03 Mai 2014 en vertu duquel l’employeur s’engage, entre autres, à accorder, à partir du 1er octobre 2014, une augmentation générale consistante des salaires , un accord que la SNIM semble vouloir remettre en cause en raison de ce qu’elle qualifie de ‘’difficultés’’ imputables à la baisse des cours mondiaux du minerai de fer.

Cette action de grève largement suivie dans les deux établissements de l’entreprise minière a entraîné la paralysie totale de toute l'activité de l'entreprise et la situation est susceptibles de s'envenimer notamment suite à l’immixtion du gouvernement et son parti pris en faveur de la direction de l’entreprise exprimé lors de la récente visite du Ministre des mines et l’absence de toute volonté sérieuse de l'employeur de négocier avec les représentants des travailleurs afin de trouver une sortie à cette crise qui impacte fortement l’économie du pays.

Face à cette situation, les centrales syndicales signataires :

• Condamnent avec la plus grande fermeté l’attitude de la direction de la SNIM qui continue à s’entêter et refuse de négocier avec les représentants des salariés pour parvenir à une solution consensuelle à cette crise

• Dénoncent le parti pris du gouvernement qui ne contribue pas au maintien de la paix sociale au sein de l’entreprise

• Expriment leur soutien et leur solidarité aux travailleurs de la SNIM dans la lutte que ces derniers mènent pour la satisfaction de leurs revendications et réclamations légitimes

• Appellent l’opinion à faire pression sur le gouvernement pour l’inciter à obliger la direction de la SNIM à s’engager dans des négociations sérieuses avec les travailleurs afin de parvenir à une solution qui répond aux aspirations et aux revendications des salariés de la SNIM

• Annoncent la mise en place d’un comité de crise chargé de suivre de près la situation et d’étudier toutes les formes de soutien à apporter aux travailleurs de la SNIM

Nouakchott, le 06/03/2015

Les Signataire

Pour la CGTM
Le SG
Pour la CLTM
Le SG
Pour la CNTM
Le SG
Pour USLM
Le SG
Pour la CCTM
Le SG

SNIM : Le silence assourdissant des élus

SNIM : Le silence assourdissant des élus
Voilà 36 jours que la grève frappe de plein fouet la Ville de Zouerate. 36 jours de revendication de setting, de meeting, de négociations, de confrontation durant lesquels des familles ont été privées de rationnement en denrées alimentaires, privées de soins, privées de protection contre les abus et les menaces liés à ce conflit qu’on croit insoluble et pourtant prévisible depuis bien longtemps.

Durant ces 36 jour, aucun Député ni Sénateur de la Ville de Zouerate n’a fait la moindre déclaration publique, n’a pris la moindre initiative régionale ou nationale dans le but de sensibiliser l’opinion publique nationale sur les tenants et les aboutissants de ce conflit, dont les répercutions touche chaque Mauritanien où qu’il s’y trouve.

Aucun Député ou Sénateur n’a pris l’initiative de rencontrer l’ADG de la SNIM, encore moins le Président de la République, le tout afin de rapprocher les points de vue ou encore trouver une solution à ce conflit perpétuel et dommageable pour la Mauritanie toute entière.

Alors, à quoi bon avoir un Sénateur ou un Député s’il ne peut porter les problèmes de ses électeurs, les problèmes de sa région au centre névralgique du pouvoir et mettre celui au courant de la stricte et parfaite vérité-réalité de la situation qui prévaut dans son conté?

À quoi bon sert un Sénateur ou un Député s’il n’est pas capable de prendre à bras le corps la défense des intérêts de ses électeurs et ceux de sa région? Absolument rien!

Chose est certaine, les institutions et leurs représentants n’ont de sens que s’ils peuvent matérialiser sur le terrain, et dans la réalité de tous les jours, leur utilité pour le citoyen et le pays.

Maître Takioullah Eidda, avocat
Québec, Canada

Le déchargement et l’exportation du fer suspendus à Nouadhibou après un mouvement de grève du personnel de la SNIM

 Le déchargement et l’exportation du fer suspendus à Nouadhibou après un mouvement de grève du personnel de la SNIM
L’activité de la SNIM a Nouadhibou s’est retrouvée paralysée vendredi par un mouvement de grève des travailleurs de la SNIM solidaires de leurs collègues de Zouerate. En effet les unités chargées de décharger les trains minéraliers et de charger les navires en partance de Nouadhibou ont arrêté le travail paralysant du coup toute l’activité de la société.

L’arrêt de ces unités portent un grand préjudice à la société qui enregistre quotidiennement des pertes conséquentes eu égard aux engagements contractés avec les partenaires étrangers.

La société déploie actuellement d’importants efforts pour dissuader un partie de ce personnel à poursuivre son mouvement pour empêcher l’arrêt total des activités de l’entreprise.
Sahara Medias 

Pose de la première pierre d'un centre d'ophtalmologie à Nouadhibou

 Pose de la première pierre d'un centre d'ophtalmologie à Nouadhibou   Le wali de Dakhlet Nouadhibou, M. Mohamed Vall Ould Ahmed Youra a supervisé, samedi à Nouadhibou, la pose de la première pierre d'un centre d'ophtalmologie. Cette nouvelle structure sanitaire est financée par le groupe Koweitien Al Nefissi et par la fondation espagnole Jorjio Alio, à hauteur de 58 millions d'ouguiyas. Elle couvre une superficie de 500 m2 et comprend 3 salles de soins, une unité de montage de lunettes et une salle de formation.

Le centre dont la durée d'exécution des travaux est fixée à 12 mois est destiné à couvrir les besoins des habitants de la zone en matière des services d'ophtalmologie.

Le maire de Nouadhibou, M. Mohamed Ould Maatallah a, à cette occasion, souligné l'importance de cette réalisation sanitaire qui répond à un besoin réel des habitants de la zone et reflète le niveau de la coopération entre sa commune et la fondation espagnole, engagée depuis 8 ans.

La présidente de la fondation Mme Maria Lopez a évoqué les services qui seront assurés par le centre et les différents aspects de coopération entre la fondation et la commune de Nouadhibou. Elle a réaffirmé la détermination de sa fondation à renforcer et à développer cette coopération.

Le directeur régional de la santé, M. Khattry Ould Chiaa a, pour sa part, indiqué que ce projet vient à point nommé car une récente enquête souligne que le pourcentage de patients est élevé par rapport aux autres wilayas du pays.

La cérémonie s'est déroulée en présence des autorités administratives, sanitaires et sécuritaires régionales.
AMI

Spécial 8 Mars : Moudjeria. Trois femmes à la tête d’une municipalité

Spécial 8 Mars : Moudjeria. Trois femmes à la tête d’une municipalité L’édile de la commune de Moudjéria est une femme, madame Aminetou Mint Youssouf, infirmière de son état. Mais elle n’est pas la seule à caracoler à la tête de l’hôtel de ville. Ses deux adjoints sont aussi des femmes. Ce n’est pas courant. Selon madame le maire que Cridem a rencontré « Moudjéria, est une ville où l’avenir de demain en Mauritanie peut se jouer.

Tout y est surtout en matière touristique, mais le fort de notre métropole c’est qu’elle est surtout cosmopolite »
. Exact, à Moudjéria on trouve toutes les ethnies qui composent la Mauritanie et qui y vivent en harmonie depuis plus de cent ans. Et ce qui semble expliquer ce brassage des civilisations, c’est que tous « les habitants de Moudjéria constituent une seule famille ».

Les trois femmes semblent mener de front un projet d’avenir, qui «passe par d’abord inciter les fils de la localité à investir chez eux, pour encourager le développement économique, contribuer à bâtir leur ville et en être fières ». Comment traduire cette volonté de favoriser le développement humain, le bien-être et la prospérité des citoyens ? « En conjuguant les efforts de tous » souligne Madame Aminetou Mint Youssouf et ses deux adjointes, mesdames Oumou Tebeybib Mint khatar et Yaye Mabou.

Celle qui veut créer sa ville de demain, se base sur les infrastructures naturelles dont le ciel a doté Moudjéria, à l’image du Chetf, une eau de source qui est le principal système d’approvisionnement en eau potable qui dessert les 3. 500 âmes qui y habitent. Une eau minérale, « naturelle, qui n’est autre qu’un don de Dieu » dira l’édile de la ville.

Cette eau de source est l’un des nombreux préalables nécessaire au dynamisme économique de la commune. Son engagement traduit cette volonté féminine de toujours favoriser le développement humain, le bien-être et la prospérité de ses concitoyens.

Mais madame le maire fera savoir que ce n’est pas une première que de voir une « cheftaine à la tête de la ville, il y avait en 1093, Mint Beky qui a contribuer à bâtir avec le colon les routes et pistes pour desservir l’intérieur du pays ».

El houvra, la plaine qui a perdu de son lustre avec la sécheresse est devenu un désert où s’étalent à perte de vue des dunes de sables, nous pouvons et devons changer la donne car « la ville a assez de cadres et je le confie tous à relever avec nous le défi, cela passera par des assisses devant aboutir à une vision commune pour un développement durable ». J’ai espoir qu’avec le retour des ressortissants de la localité de concrétiser mon ambition pour ma ville natale a conclu madame le maire de Moudjéria.

ADN

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vendredi 6 mars 2015

Ould Abdel Aziz s’adressera incessamment à la Nation

Ould Abdel Aziz s’adressera incessamment à la Nation Le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz adressera d’un moment à l’autre un discours au peuple mauritanien, qualifié, par des sources généralement bien informées d’extrêmement important.

Un groupe de conseillers du Chef de l’Etat est à pied d’œuvre depuis quelques jours, pour rédiger les grands axes de ce discours, qui devra évoquer selon les mêmes sources le dialogue très attendu entre le pouvoir et l'opposition ainsi que la question cruciale de la SNIM, qui occupera une bonne place dans cette allocution présidentielle, indique-t-on.

Le discours pourrait être prononcé depuis la ville de Néma, capitale de la wilaya du Hodh Charghi, qui se prépare à accueillir le Président de la République à la fin de la semaine prochaine.

Le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz avait récemment confié à certains de ses ministres, ses préoccupations quant à l'effondrement probable de l’une des plus grandes sociétés du pays, après l’échec de tous les efforts de dialogue déployés avec les miniers grévistes.

Le pays connaît depuis quelques jours une série de grèves et de manifestations sans précédent, en particulier dans les villes Zouerate et Nouadhibou. Une tension socioéconomique allant crescendo qui a conduit le Président à la convocation d’une réunion à huis-clos des Chefs des forces armées et de sécurité pour se concerter sur la situation sécuritaire du pays.

Certains analystes pensent que l’attachement inédit du Président à un dialogue avec ses fervents opposants est le fruit de sa conviction que les concertations représentent l’unique issue pour sortir la Mauritanie de l’actuelle impasse.
Amicinfo
Traduit de l'Arabe par Cridem