mardi 4 février 2014

Un commerçant de Boghé réclame son argent auprès du chauffeur du Hakem

Un commerçant de Boghé réclame son argent auprès du chauffeur du Hakem Elfoutiyou - Il s’appelle Mohamd M’Barek. C’est un célèbre et grand commerçant qui tient un grand magasin de meubles et d’étoffes au marché de Boghé Escale. L’homme se plaint d’un certain Brahim O Mohamed, qui professe en qualité de chauffeur à la Moughataa de Boghé.

Ce chauffeur selon Hamd M’Barek, lui avait vendu un terrain pour une valeur de 600 000 Um. Un terrain situé dans le quartier de Ten Soueilim à Nouakchott. La vente s’était déroulée en 2013. Le commerçant sans arrière-pensée affirme lui avoir avancé la somme de 200 000 Um. Et ce dernier lui signe un chèque d’un montant équivalent à l’avance comme garantie.

Un représentant du commerçant, un membre de la famille des Ehel Bouna Mokhtar mandaté par le commerçant pour aller identifier le terrain avec le vendeur ne réussira jamais à localiser cette parcelle nous confie Hamd M’Barek.

39Je me suis rendu compte qu’il m’a menti et que le terrain n’existe pas » a affirmé le commerçant. Avec le chèque qu’il m’avait remis comme garantie, je me suis présenté à la banque pour le retrait du montant, mais il s’est avéré que c’est un chèque sans provision qu’il m’a signé. C’est alors que j’ai exigé le remboursement de mon argent et j’ai porté plainte contre lui devant la police.

Le Hakem d’alors en poste à Boghé est intervenu pour que je retire ma plainte car, il s’était engagé à résoudre le problème auprès de son chauffeur qui s’est engagé de son côté à me rembourser mon argent. Le Hakem a envoyé l’un des gardes, du nom de Marabatt pour venir reprendre de mes mains le chèque sans provision que le chauffeur avait garanti auprès de moi.

Ce que j’ai accepté en toute confiance à la première autorité du département. Entre temps, le Hakem a été muté. Dans l’impossibilité de retrouver mon argent, j’ai introduit une nouvelle plainte auprès du parquet qui a ordonné par une note portant le numéro 397/2013 au commissaire de police à agir pour que je recouvre mes biens. Mais impossible toujours.

J’ai fait des allers-retours pendant deux semaines entre ma boutique et le commissariat. En vain. Le brigadier-chef de police Mohamed Moulaye est témoin de ce que je dis a martelé le commerçant. Le commissaire de police m’a demandé de faire venir mes témoins dans cette affaire. C’est ainsi que j’ai alors demandé à au policier Mohamed Moulaye et à l’adjudant de la garde Lemrabatt O Lekoueîri de venir témoigner à la police. Ce qu’ils ont accepté de faire.

Ils ont témoigné et ont confirmé ce que j’ai dit au commissaire, que le chauffeur m’a arnaqué. Après avoir recueilli leurs témoignages, le commissaire de police m’a dit, Hamd M’Bareck, je vous annonce que j’ai reçu instruction d’arrêter la procédure contre le chauffeur.

Je n’ai pas pu savoir ce qui s’est passé ; mais je demande encore à la justice de se prononcer sur cette affaire qui est claire pour que je retrouve au moins mon argent même si cet escroc n’est pas puni par la loi. Il est protégé par de gros bras alors que c’est un faux type a pesté Hamd M’Barek.

Comment peut-on agir ainsi dans un pays qui se dit un état de droit ? Nous avons joint au téléphone le Hakem en question, qui dit n’être en rien mêlé à cette affaire. « J’avais simplement tenté d’arranger un problème entre un employé de la Moughataa et un commerçant mais cette affaire ne me concerne pas. Et moi, je ne suis plus en fonction dans ce département.»



Source : Elfoutiyou

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