lundi 14 avril 2014

Education : Le bureau de la fédération nationale des associations des parents d’élèves et des étudiants en mission de sensibilisation au Tagant




Les responsables  de la fédération nationale des associations des parents d’élèves et des étudiants ont séjourné, lundi, à Tidjikja dans le cadre de la campagne de sensibilisation qu’ils mènent depuis quelques jours à l’intérieur du pays. Cette campagne, selon le Président de cette fédération Mr Mahmoud Ould Bareck, a pour but de sensibiliser les parents d’élèves sur les dangers de la sédentarisation anarchique source de création d’écoles fictives ne présentant aucune perspective pour ses apprenants,  l’incompatibilité de l’école et la politique, la nécessité de compléter à temps les papiers d’état civil des élèves, l’application stricte du code instituant le droit à l’éducation pour tout enfant et l’obligation des parents de garantir ce droit, la ponctualité et la présence obligatoire des élèves le premier jours de l’ouverture des classes et enfin la nécessité d’orienter les élèves en déperdition scolaire vers les centres de formation professionnelle.
Mr Mahmoud Ould Bareck  a attiré l’attention de ses collègues opérant sur le plan régional, départemental et communal sur la nécessité de veuille scrupuleusement au respect des recommandations ci-dessus. Il a fait remarquer que le début de l’année scolaire en cours, contre toute attente, ce sont plutôt les élèves qui ont trainé les pieds. «  Les enseignants étaient sur place dés le premier jour mais ne pouvaient s’occuper faute d’élèves. Je lance un appel aux parents pour que pareille situation ne se reproduise » dira-t-il. Le président de la Fédération n’exclut pas que les retardataires de l’année prochaine soient obligés d’aller jusqu’à Nouakchott pour se faire inscrire.
Après plusieurs interventions abordant, pour l’essentiel, des questions liées au respect et la réhabilitation de la langue arabe, sur les tares de la formation professionnelle,  la baisse des niveaux des élèves consécutive à des politiques éducatives mal définies et à l’absence de suivi. Mr Mahmoud Ould MBarreck a repris la parole pour attirer l’attention de tous les acteurs du système éducatif sur le rôle que chacun doit jouer pour sauver l’école mauritanienne du naufrage. Il a mis l’accent sur la volonté manifestée par les pouvoirs publics pour inverser la tendance actuelle précisant que la fédération qu’il préside se fera le devoir d’accompagner les mesures qui seront prises dans ce sens.
Notons que la rencontre entre les responsables de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et des étudiants et les acteurs éducatifs du Tagant a été présidée par le conseiller du Wali chargé des affaires administrative et juridique Mr Mohamed El Mokhtar Ould Mohamed Mahmoud qui avait à ses côté le Hakem Mouçaid de Tidjikja Mr Mohamed Ould Maouloud , le Président de la fédération régionale des associations des parents d’élèves et des étudiants  Mr Mohamed Abdallahi Ould Nene, le Dren Adjoint du Tagant Mr Bilal Ould Ghaber, le commissaire de police et le premier adjoint au maire de Tidjikja Mr Tar Ould Sid’Ahmed.




Khalil Sow –Tagant 




Leïla Moulay transférée à la prison pour ivresse publique

Leïla Moulay transférée à la prison pour ivresse publique   Le juge d’instruction près du tribunal de Nouadhibou a placé ce lundi l’artiste mauritanienne Leila Moulay en prison sous l’accusation « d’ivresse publique » en compagnie de deux autres jeunes de la capitale économique.

Leila Moulay et les deux jeunes hommes ont été arrêtés hier dimanche quand ils sont entrés en état d’ivresse, à bord d’une voiture, dans une caserne à Nouadhibou, selon ce que des sources particulières avaient indiqué à Saharamédias.

La source a précisé que l’un des deux jeunes arrêtés est militaire et que l’autre est le fils d’une famille bien connue en Mauritanie.

Notons que Leila Moulay s’est rendue célèbre il y a quelques mois en apparaissant dans un clip qualifié d’indécent parce qu’elle ne portait pas le voile.

Nouadhibou: Décès de deux employés de la SNIM dans un accident de travail

A Nouadhibou, deux journaliers de la Société Nationale de l'Industrie et des Mines (SNIM) ont péri, lundi, dans un accident de travail, a appris le correspondant d'Alakhbar.

Les victimes répondant aux noms de Alioune Ould Boulkheir et Abou auraient trouvé la mort pendant qu'ils exerçaient des travaux d'entretien dans l'un de services de la société.

 Alakhbar

Bababe intronise un nouveau chef de village en la personne de Amadou Harouna dit Force Sall

Bababe intronise un nouveau chef de village en la personne de Amadou Harouna dit Force Sall [PhotoReportage]Désormais le village de Bababe, capitale du Lao, autrefois province du Fouta Toro, compte deux chefs de village. Après l’intronisation de Kassoum Ali Ba dit Ablaye Aîssata au mois de Septembre 2013, c’est le tour de Amadou Harouna Sall dit Force Sall, âgé de 103 ans d’être intronisé le 11 Avril 2014, à 11 H 49 minutes chef du village de Bababe.

C’est au cours d’une cérémonie grandiose que le vieil homme, un ancien combattant de l’armée française qui a combattu lors la guerre 1939-1945, a été investi du prestigieux titre de chef de village de Bababe.

C’est vraiment une chose inédite dans l’histoire traditionnelle de Bababe. Un Sall intronisé chef de village de Bababe, c’est la première fois nous disent les historiens. Une véritable avancée démocratique commente un brillant journaliste originaire de Bababe et très imbibée de l’histoire du Fouta.

C’est une grande mobilisation des descendants de Foga Sall à laquelle nous avons assisté. Rien n’a été épargné pour que cette fête traditionnelle soit belle devant le domicile du centenaire. Une absence des autorités administratives et municipales a été déplorée par les organisateurs qui n’ont pas manqué de féliciter et de remercier le président Mohamed O Abdel Aziz, le secrétaire général du gouvernement, le Wali du Brakna, le Hakem de Bababé et le maire Abdoulaye Mamadou Ba.

Si l’on se réfère à l’histoire traditionnelle du village de Bababe retracée dans le discours de bienvenue, on peut être surpris de cette intronisation d’un membre de la famille Sall au titre de chef de village de Bababe. Car, historiquement, le titre de chef de village avec Ardo, revient à la famille Ba de Bababe. Donc, seuls les descendants de Samba Niokoro Bâ peuvent viser être chef du village.

Les héritiers de Fôgâ Sall peuvent porter au pouvoir ou destituer le chef du village. La décision alors d’introniser un descendant de Foga Sall au titre de chef de village de Bababé, résulte de divergences profondes survenues lors de l’intronisation du dernier Elimane de Bababé ; entre les différentes fractions familiales de Galle Fôgâ qui compte en son sein outre descendants directs de Fôgâ Sall, d’autres patronymes tels : Dia, Diallo,Tambadou, Thiam, Kane, Sow et Bâ.

Ces derniers, affirme une voix autorisée dans la famille Sall, ont contesté le pouvoir séculaire dévolu à la famille de Fôgâ Sall de porter au trône ou destituer le chef de village et encore le pouvoir de garder le turban symbolique ou (Lefol) par les héritiers de Ardo Thiamboulel ou Fôgâ Sall. Noter qu’à la fin de chaque règne, le Turban Symbolique ou (Lefol ) doit revenir obligatoirement au plus âgé des descendants de Fôgâ Sall. Les descendants de Foga ont également décoré quelques notables pour leur fidélité à la famille.

Lire le discours intégral prononcé à l’occasion de cette cérémonie d’intronisation de force Sall.

Mr Le Secrétaire Général du Gouvernement, Mr Le Wali, Mr Le Hakem, Mrs Les Responsables administratifs et de sécurité, Mrs les Elus, Mr le Président des Anciens Combattants, Mr l’Attaché de Défense auprès de l’ambassade de France en Mauritanie, Mrs Les Chefs de Services Départementaux, Mrs Les Chefs Religieux, Mrs Les Notables, Honorables invités, Mesdames et Messieurs

Tout d’abord permettez-nous la famille Fôgâ Sall de vous dire combien nous sommes satisfaits de nous avoir honoré de votre présence et, malgré la chaleur du moment

Monsieur Le Wali, Honorables invités

Sous peu de temps, nous allons vivre ensemble les moments forts de cette cérémonie qui constitue pour nous l’occasion de vous présenter le « Diom Wouro » ou chef du village et en même temps vous replacer l’événement auquel vous assistez dans son contexte réel.

En effet, nous avons l’honneur de porter à votre connaissance l’histoire de la chefferie traditionnelle de la ville de Bababé. L’organisation sociopolitique de la ville de Bababé a été réglementée par les trois premiers venants à savoir :

- Pathé M’bagou Som,
- Demba Boukari Ali Ely Baba Moussa dit Foga Sall, et
- Samba Niokoro Bâ dit Ardo Thiamboulel.

A la suite d’un Pacte, les trois personnes ont organisé le pouvoir comme suit : Le chef du village sera Samba Niokoro Bâ avec le titre Ardo, il lèguera ses pouvoirs à ses héritiers.

Demba Boukari Ali Ely Bana Moussa dit Fôgâ Sall choisira la personne qui va être chef du village dans la famille de Samba Niokoro Bâ parmi les héritiers candidats.

Seule la famille de Fôgâ Sall peut porter au trône ou destituer le chef de village. Le turban symbolique ou (LEFOL) ne peut être gardé que par les héritiers de Ardo Thiamboulel ou Fôgâ Sall. A la fin de chaque règne, le Turban Symbolique ou (Lefol ) doit revenir obligatoirement au plus âgé des descendants de Fôgâ Sall. Pathé M’Bagou Som attribuera le Turban Symbolique à la personne désignée par les héritiers de Fôgâ Sall sur ordre du plus âgé.

Il est à noter que chacune de ces personnes léguera ses pouvoirs à ses descendants. Alors seuls les descendants de Samba Niokoro Bâ peuvent viser être chef du village, seuls les héritiers de Fôgâ Sall peuvent porter au pouvoir ou destituer le chef du village, seuls les enfants de Pathé M’bagou Som attribueront le Turban Symbolique.

Il est à noter aussi que Galle Fôgâ compte en son sein outre descendants directs de Fôgâ Sall, d’autres patronymes tels : Dia, Diallo,Tambadou, Thiam, Kane, Sow et Bâ.

En cas d’intronisation du chef c’est une femme descendante de Fôgâ Sall qui va l’assister « damboudé » et seuls les descendants de Fôgâ seront les conseillers du chef.

Après Ardo Thiamboulel, Ardo Silèye est intronisé avec six « cengalal » provenant des six enfants de Fôgâ Sall à savoir : Boubou Fôgâ, Ali Fôgâ, Pathé Fôgâ, Abdou Fôgâ, Moustapha Fôgâ et Yéro Fôgâ. Ardo Samba est intronisé par les enfants de Foga avec leurs six « cengalal ».

Elimane Samba Ali est intronisé avec cinq « cengalal » provenants des cinq enfants de Fôgâ (Abdou Fôgâ est décédé). Elimane Malick est intronisé avec cinq « cengalal » provenant des cinq enfants de Fôgâ. Elimane Boubacar Yero est intronisé avec sept « cengalal » six Fôgâ + un Boubou (Fôgâ+ waylube Dioudé) Elimane Samba Kassoum est intronisé avec douze « cengalal » Elimane Mamoudou est intronisé avec dix huit « cengalal » Elimane Tapsirou Isma intronisé avec vingt deux « cengalal »

Mesdames et Messieurs

Voici la liste des personnes qui se sont succédé au trône du chef du village avec le titre Elimane. Au sein de la famille Elimane Samba Ali il y a eu quatorze (14) Elimanes :

Elimane Samba Ali
Elimane Bocar Yero
Elimane Lamine Yero
Elimane Samba Kassoum
Elimane Ibra Kassoum
Elimane Baba
Elimane mama Demba
Elimane Boukary
Elimane Samba Coudy
Elimane Aly
Elimane Bocar Sidi
Elimane Yero
Elimane Ama Samba Djiby
Elimane Khassoum Doro.

Au sein de la famille Amadou Dado il y a eu huit Elimanes (08) :

Elimane Ama Sanoun
Elimane Samba Yero
Elimane Choueïbou 2 fois
Elimane Mamoudou Samba
Elimane Moussa
Elimane Alpha Dowout
Elimane Mamadou Ibra
Elimnane Mouhamadou Harouna, le sortant.

La famille Elimane Malick a eu pour treize (13) Elimanes :

Elimane Malick
Elimane Mamoudou Malick
Elimane Amadou
Elimane Malick Thierno
Elimane Demba
Elimane Abdoul
Elimane Adama
Elimane Alpha Samba
Elimane Karimoko
Elimane Racine
Elimane Babaly
Elimane Maimouna
Elimane Mamadou Karimoko

La famille Fôgâ on peut citer :

Dické Boubou
Elimane Hogui Sall
Elimane Harouna Sall
Elimane Amadou Harouna Sall dit Force, qui sera investi.

Voici sa biographie : il est âgé de 105 ans

Il a fait la deuxième guerre mondiale 1939-1945 d’où il a eu le surnom Force. Il fut le président des anciens combattants. En raison de son âge c’est son fils Sall Amadou Dické qui assure l’intérimaire du chef de village.

Honorables invités

Nous profitons de cette occasion de remercier son excellence le président de la république et son gouvernement, grâce aux réalisations concrètes qu’il a réalisé en très peu de temps.

Avant de finir nous ne manquerons pas de louer l’action du Hakem de la Moughataa qui nous a épaulés depuis le début de cet événement.

Nos remerciements vont également à l’endroit du Maire qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cet événement, à tous les élus, les notables qui de prés ou de loin ont contribué à la réussite de cet événement. Toute de suite certaines personnes de chef de familles seront distinguées en récompense de leur honnêteté pour la cause de Galle Fôgâ.

A travers vous et à travers tous nos honorables invités, nous espérons qu’une réconciliation courageuse, efficace et appropriée allant dans l’intérêt général sera prise pour amener nos chers enfants à des lendemains meilleurs.

Vive l’entente de Bababé .Vive la ville de Bababé. Que Dieu nous pardonne et nous guide dans le bon chemin . Amen !



Avec Cridem, comme si vous y étiez...


























Source : Elfoutiyou

dimanche 13 avril 2014

Boghé : Le ministre de la justice face aux notables, cadres et paysans du département.

Boghé : Le ministre  de la justice face aux notables, cadres et paysans  du département. [PhotoReportage]   A la tête d'une importante délégation comprenant le Wali du Brakna, le Hakem Départemental et tout le staff de son ministère Mr Sidi ould Zeine ministre de la justice a rencontré les populations du département de Boghé. Cette rencontre a eu lieu au lycée de formation technique et professionnel de la ville.

Au-delà des notables, femmes ,Paysans et éleveurs du département, d'autre responsables en l'occurrence le Secrétaire général du Ministère de l’intérieur et de la décentralisation Mr Mohamed El hadi Macina, le Directeur de la comptabilité à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Mr Daha Mamadou Sy,...

...Abdallah Sarr cadre (impôts et domaines), Nagi Ould Maham député et des militants du parti au pouvoir des quatre communes du département à savoir : Dar El Barka, Ould Birom, Dar El Avia et Boghé ont marqué de leur présence cette rencontre.

Ouvrant la cérémonie le Maire de Boghé Mr Dia Hamady Hachemiou a ,après les salutations d'usage souhaité la bienvenue dans sa commune à Mr le ministre avant de magnifier la pertinence de ce déplacement en ces termes:" cette mission place le citoyen mauritanien au cœur du devenir du pays en lui permettant de choisir librement les hommes et les femmes susceptibles de conduire ses destinées à travers l’expression du suffrage universel. Ce qui confère une lourde responsabilité aux citoyens qui doivent saisir cette opportunité en s’inscrivant massivement sur la liste électorale, condition sine qua non du vote

Parmi les nombreuses et récurrentes doléances, il convient de rappeler : les lenteurs occasionnées pour l’obtention de jugement d’actes de naissance, de mariage ou de décès au niveau du Tribunal départemental qui doit diligenter la délivrance de ces documents pour faciliter l’enrôlement des bénéficiaires. Les bureaux du président du tribunal déconnectés de la zone administrative et éloignés des justiciables doivent être plus rapprochés des autres structures étatiques concernées par la gestion des populations pour leur éviter de longs déplacements. »

Le ministre de la justice a pris la parole pour dire haut et fort à l’assistance qu’il est venu pour écouter la population, et entendre tous les problèmes liés à la justice et même ceux qui relèvent d'autres départements ministériels .Il a tenu à préciser qu'il apportera séance tenante les réponses aux questions relevant de son ministère et transmettra les autres à ses différents collègues du gouvernement pour un suivi diligent.

Il invitera par ailleurs les populations à s'inscrire massivement sur les listes électorales pour l'approfondissement de notre démocratie.

Après cette allocution, le débat fut ouvert et une trentaine d'intervenants, a tenu à poser des questions. Parmi lesquels : Mr Ndiaye Daouda a souligné qu’ils vont faire la sensibilisation et il a salué les différentes réalisations du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ngaidé Hamath : « il a salué l’épongement des dettes agricoles et l’extension du CPB, a demandé le contrôle du travail de la société qui est chargée de l’extension du CPB c’est çà dire le contrôle de la qualité du travail. »

Mr Adama Moussa Ba a dit : qu’il y’a un blocage total auprès du président tribunal départemental en ce qui concerne la délivrance du jugement supplétif. Le chef de village de M’Baalladji, plaide pour la promotion des cadres de sa localité qui se sont investis pour l’UPR ce qui en contradiction avec la vision du ministre qui pense que balladji est plutôt favorable à Tawassoul : l’UPR, pour preuve n’a obtenu que quarante voix du suffrage exprimé

La Réponse du Ministre
Il a dit : « nous n’avons pas le droit d’élire Mohamed Ould Abdel Aziz sur des bases fausses, nous voulons qu’il soit élu sur des voix des citoyens mauritaniens. Pour cela il faut aller retirer vos cartes d’identité et s’inscrire sur les listes. Nous devons tous être concernés 4000 Cartes d’identités disponibles.

On ne peut pas réduire ces 1000 Um pour retirer sa carte d’identité et ce serait une injustice pour les 1Million 700 mauritaniens qui ont déjà retiré leur carte d’identité
.

Pour le cas du Khadi de Boghé (du président tribunal) j’ai bien noté que le Khadi ne rempli pas sa tache et que le palais est éloigné, je prendrai des mesures pour le premier point, trouver un lieu adéquat ; d’ailleurs nous sommes entrain de réfléchir en mettant en place un programme de construction des palais.

J’ai convoqué ce soir le Khadi, j’ai une réunion avec lui et je m’engage à ce qu’il ne quitte plus jamais Boghé avant la fin des élections. Si je constate qu’il est incapable de remplir son devoir, je ferai une circulaire d’intérim pour que les autres kadis assurent la continuité.

Je ne peux pas le limoger un Khadi c’est un magistrat, c’est la loi qui le protège, il faudra réunir le haut conseil de la magistrature, il faut du temps, j’espère le mieux pour lui qu’il comprenne et acceptera l’Objectif de sa mission
.

Cette démarche novatrice et la volonté politique manifestée par les pouvoirs publics par ces missions d’information qui visent à susciter une plus grande participation des citoyens à cette opération du RAVEL en vue de bon déroulement des élections présidentielles transparentes et apaisées, gages stabilité et de bonheur pour notre pays. »

Diop Mohamedou Abou
















jeudi 10 avril 2014

Un trait rouge du Quai d’Orsay envoie la perle de la Mauritanie en enfer

Un trait rouge du Quai d’Orsay envoie la perle de la Mauritanie en enfer En 2011, le ministère des Affaires Etrangères applique le « principe de précaution » en coloriant toute la partie Est de la Mauritanie en rouge sur sa carte du monde des risques encourus par les voyageurs. Qui s’est posé la question des conséquences pour les populations locales ?

Mais pourquoi prendre des risques médiatiques et judiciaires pour un coin reculé du continent africain dont tout le monde, ou presque, se contrefiche ?

Chinguetti du mauvais côté du tableau.

Le secteur Chinguetti-Ouedane est pourtant fréquentable pour les touristes depuis toujours. Mais le Quai d’Orsay le place du mauvais côté du tableau. Rouge, donc « formellement déconseillé ».

La décision est incomprise. Certains, parmi les connaisseurs de la région, vont même jusqu’à penser à une erreur de cartographie. Un trait tiré un peu trop vite, sans faire attention. C’est un véritable drame humain car plus de 10 000 personnes vivaient directement du tourisme dans la région.

Plusieurs personnes en font alors un combat personnel. La position de Point-Afrique Voyages, coopérative de voyageur, est unanime :

« Nous rejetons totalement la mise en zone rouge de Chinguetti par le quai d’Orsay. »

Mais face à l’absence de voyageurs, découragés par cette décision du Quai d’Orsay et par le bourrage de crâne des médias, le tour opérateur n’a plus vraiment le choix, et les vols sur Altar sont arrêtés début 2011. Pour Gérard Guerrier, responsable de la commission sécurité de l’’association ATT-ATR (qui regroupe la plupart des opérateurs dits d’« aventure »), c’est de la pure bêtise, ainsi qu’une décision injuste.

1 Chinguetti, avant d’être classée « rouge »
Ville prospère et touristique


Chinguetti est considérée comme une des perles de la Mauritanie. Elle est classée site du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996.

Anciennement ville de caravaniers, elle s’ouvre au tourisme au début des années 1990. La ville prospère rapidement. Ses habitants travaillent comme mécanos, chameliers, chauffeurs, hôteliers... La population se stabilise autour de 5 000 habitants, des écoles sont construites et des jeunes sont scolarisés. Tous ces changements sont permis grâce à l’apport financier du tourisme. Et les locaux ont une véritable curiosité pour l’étranger.

Gérard Guerrier, d’ATT-ATR et directeur général d’Allibert Trekking, a même calculé un chiffre en se basant sur le PIB du pays :

« Un seul touriste qui venait huit ou dix jours permettait de faire vivre un Mauritanien pendant un an. »


Le marché aux poisson de Chinguetti, en Mauritanie, le 26 mars 2013
(SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
)
De façon plus générale :

- 10 000 personnes vivent directement du tourisme dans la région ;
- la région qui recouvre Atar Chinguetti et Ouedane accueille jusqu’à 12 000 touristes par an ;
- Chinguetti est la septième ville de l’islam, considérée comme un véritable centre de savoir, avec des livres religieux d’une valeur incroyable ;
- l’argent du tourisme permet aux habitants de lutter contre l’ensablement.

2 Chinguetti, après sa mise en « zone rouge »
Ensablée et désertée


Les bienfaits/méfaits du tourisme : quand celui-ci s’arrête brusquement, le village tombe progressivement dans l’abandon. Les épiceries ferment. Les hôtels disparaissent, tombent en ruines. La ville perd plus de la moitié de sa population.

Les Maures n’ont plus que trois choix : émigrer, crever de faim, ou se lancer dans des trafics en tout genre.

Selon Gérard Guerrier :

« La plupart des habitants sont partis grossir les bidonvilles à Atar. [...] On peut maintenant apercevoir des enfants avec des ventres gonflés dans les oasis environnants de la ville de Chinguetti. »

La ville s’ensable, me racontent plusieurs témoins, les bibliothèques multi-séculaires seront bientôt des amas de cailloux recouverts par les sables.

« Les habitants n’ont plus les moyens de l’entretenir. »

« Fabius doit avoir d’autres chats à fouetter »

L’opération Serval a fortement contribué à sécuriser la zone et le président mauritanien a beaucoup investi. Pour toutes ces raisons, la région de Chinguetti devrait être levée – encore plus aujourd’hui – de sa mise en « zone rouge » par le Quai d’Orsay.

Pourtant, ce changement a peu de chance d’aboutir, explique Gérard Guerrier :

« Une fois que c’est rouge, personne ne veut prendre la responsabilité de lever l’“interdiction”. Car ils seraient directement responsables s’il se passait un drame par la suite. Seul le ministre lui-même pourrait prendre cette décision... mais monsieur Fabius doit avoir d’autres chats à fouetter. »

Les cartes de sécurité hasardeuses ne sont pas les seules en cause, pour Gérard Guerrier :

« Il faut enfin compter aussi avec la loi Kouchner qui rend pénalement responsables les tour opérateurs, en cas d’incident, dans une zone déconseillée par le Quai d’Orsay et les rend nécessairement prudents à l’extrême. »



Source : Rue89 (France)

mercredi 9 avril 2014

Cheikhna Ould Nenni nommé ambassadeur au Niger et Ould Ahmed Damou en Angola

Par décret en date du 9 avril2014, Cheikhna Ould Nenni et Abdallahi Ould Ahmed Damou ont été nommés
respectivement ambassadeur de Mauritanie au Niger et en Angola. Les deux ambassades (au Niger et en Angola) ont été ouvertes récemment. Cheikhna Ould Nenni avait auparavant occupé le poste de consul général de Mauritanie au Sénégal,
alors que Ould Ahmed Damou occupait le poste de chargé de mission à la présidence de la république.

Harouna Soumaré, 16 ans, porté disparu à Toulel depuis cinq jours

Harouna Soumaré,  16 ans, porté disparu à Toulel  depuis cinq jours Harouna Zakaria Soumaré, 16 ans, a quitté ses parents vivant à Nouakchott, il y a quelques jours pour Toulel, commune du département de Maghama dans la région du Gorgol. Vendredi 04 avril 2014, Harouna se rend dans une fête organisée par des jeunes de Toulel. Vers 23 heures, il disparaît.

Sa disparation a été signalée aux autorités. Les recherches des habitants de Toulel, de ceux des villages voisins, des autorités n’ont permis de le retrouver.

Harouna, fils de Zakaria Soumaré, cadre à l’Asecna, est élève au lycée privée Dioukhoumadya de Nouakchott. Il est demandé a toute personne pouvant fournir une information, un indice pour le retrouver de joindre les numéros de téléphone suivant : 46 53 03 02 ou 46 49 12 14




Le président Aziz donne le coup d’envoi au projet de construction de 1159 logements sociaux au profit des familles pauvres de Nouadhibou.

Le président Aziz donne le coup d’envoi au projet de construction de 1159 logements sociaux ...
Le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, a procédé lundi après midi à Nouadhibou à la pose de la première pierre d'un programme de 1159 logements sociaux réalisés par l'Agence Nationale Tadamoun au profit de 1159 familles pauvres des quartiers El Weva, Draguaje et Baghdad III.

L'opération a mobilisé une enveloppe financière de plus d'un milliard six cents millions d'ouguiya. L’Etat consentant 50% de ce montant à titre gracieux tandis que les bénéficiaires supporteront l'autre moitié sur une durée de dix ans à des conditions très concessionnelles .

Dans un discours prononcé à l’occasion, le directeur général de l’agence nationale Tadamoun, Me Hamdi Ould Mahjoub a rappelé que la visite qu'entreprenne le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, pour le lancement de la composante habitat social du programme de l’agence nationale Tadamoun consacre un principe fondamental qui lui est cher: celui du droit d'accès à la propriété foncière pour chaque citoyen.

C'est là aussi un intérêt particulier marqué par le Chef de l'Etat pour garantir la dignité de chaque citoyen de ce pays. La réalisation de ce projet s'inscrit dans le cadre des engagements du Président de la République aux familles pauvres du quartier El Weva lors de sa visite à Nouadhibou, le 24 juin 2013.

Des instructions présidentielles ont été toujours données en vue de réduire les disparités sociales et d'orienter les ressources publiques prioritairement en direction des franges démunies " a souligné le directeur général de l'Agence nationale Tadamoun Hamdi Ould Mahjoub.

C'est dans ce cadre a-t-il dit, que l'agence nationale Tadamoun a été créée pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement et en harmonie avec la stratégie globale et intégrée qu'elle s'est fixée en coordination avec les différents départements ministériels, en conformité avec la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté.

Ses programmes, qui couvrent toutes les wilayas du pays, portent sur la réalisation d'écoles, de centres de santé, de mosquées, de mahadras, de barrages, de forage et puits et de réseaux d'alimentation en eau, d’activités génératrices de revenus au profit des familles pauvres. Le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, a suivi par la suite des explications détaillées sur cet important projet et ses répercussions positives sur les populations cibles.

Le Président de la République a été l'objet d'un accueil cordial de la part des habitants des quartiers El Weva, Draguaje et Baghdad qui ont apprécié l'intérêt qu'il porte à leurs préoccupations et son action en vue d'améliorer leurs conditions de vie en rendant disponibles le logement et les autres services de base.

Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, en réponse à cet accueil, s'est arrêté à plusieurs reprises et a salué les foules venues en masse l'accueillir. Il a également visité deux familles bénéficiaires, dont les chefs sont une veuve et un handicapé, qui lui ont exprimé leur gratitude pour ces gestes généreux en direction des pauvres.




Néma: Le sadique violeur et assassin de la fillette coffré


Néma: Le sadique violeur et assassin de la fillette coffré   A l’instar de la plupart des villes intérieures, Néma était épargnée par la grande délinquance vécue quotidiennement à Nouakchott. Las ! La tragédie qui s’est déroulée, il y a une semaine, a brisé la belle et naturelle harmonie des habitants du Hodh, marqués, pour longtemps, dans leur mémoire.

Vendredi 28 Mars, en effet, M’barka, une fillette de neuf ans, disparaissait de chez elle au quartier Deïlba. Son cadavre est découvert quelques jours plus tard, dans les décombres d’une vieille maison isolée.

L’autopsie permet d’établir qu’elle a été sauvagement tuée, par étranglement, avant d’être violée. La police met la main sur un suspect âgé de 22 ans, il passe aux aveux. M.E. a effectivement entraîné la fillette dans ce coin perdu, vers dix-huit heures, dans l’intention d’en abuser. Elle crie, il s’énerve, l’étrangle et accomplit son forfait. Il essaie de la ranimer. En vain.

Il prend peur et s’enfuit. La nuit tombée, il revient et constate le décès de sa victime. Il la couvre alors d’un boubou qu’il a emmené avec lui et s’en va. Au cours de son audition, il reconnaîtra avoir déjà tué et violé une autre fillette, âgée de sept ans. C’était en 2011.

L’enquête de la police n’avait pu retrouver la moindre trace de cette enfant. Après reconstitution du meurtre, le suspect a été déféré au Parquet. Plusieurs personnes ont évoqué la débilité mentale du jeune homme qui aurait souffert, par le passé, de graves troubles psychiques.

Sept repris de justice dans les filets

Une grande campagne contre les mœurs légères est actuellement menée par la police de Nouakchott. En deux semaines, des dizaines de réseaux pervers ont été démantelés. Des femmes et des hommes, écroués sous l’accusation d’adultère ou de proxénétisme. Le commissariat de police de Teyarett 1 s’y est mis tout dernièrement. Ses éléments se sont bornés à leur zone administrative, contrairement à Teyaret 2 qui est intervenu au-delà de la sienne.

Cinq maisons suspectes ont été investies. Plusieurs personnes embarquées au commissariat et gardées à vue. Certaines surprises en flagrant délit. Parmi les femmes, des étrangères et des mauritaniennes. Mais il y a plus. Car, dans l’une ou l’autre de ces maisons, la police a réalisé de bonnes pêches : sept récidivistes impliqués dans divers crimes.

Plusieurs centres de jeux de hasard ont été également investis et fermés. Ainsi, celui du fameux Kader et tout ceux qui s’y trouvaient ont été embarqués au commissariat. Certains vite relâchés, grâce à diverses interventions, d’autres sont encore en garde à vue.

Qui veut la tête du brigadier Moctar ?

Des pétitions anonymes ont été publiées sur des sites électroniques d’information: elles mettent en cause le fameux brigadier Moctar Ould M’barek, du commissariat de Teyaret 1. Des plaintes adressées au président de la République et au directeur général de la Sûreté nationale. Elles font état d’un excès de zèle que ce brillant policier aurait exercé sur diverses personnes d’un même groupe.

Le DGSN a demandé au commissaire de Teyaret 1 de clarifier cette affaire au plus vite. Les résultats de l’enquête, menée diligemment, blanchissent apparemment le brigadier. Le groupe prétendument molesté serait des intermédiaires de l’Agence de Développement Urbain (ADU).

Notre fin limier en a déjà arrêté plusieurs pour faux et usage de faux. La bande aurait monté tout ce bruit pour porter préjudice à Moctar. Quoiqu’il en soit, Ould Levrak, qu’on croyait pilote en cette affaire, s’est désolidarisé de son groupe, pour s’excuser auprès du policier.

Selon l’avis de beaucoup de ceux qui le connaissent, le brigadier Moctar est, en toute objectivité, un commis de l’Etat au comportement et à la morale irréprochables. Une chose est, en tout cas, certaine : il est, vingt-huit heures sur vingt-quatre, aux trousses des malfaiteurs. De quoi les perturber, c’est sûr…

GRDR-AMPG-AMAIG : les élus à l’école du CCAP et BP

 GRDR-AMPG-AMAIG : les élus à l’école du CCAP et BP - [PhotoReportage]  S’il est vrai que depuis quelques décennies , des concepts inspirés par les institutions internationales pour faire du développement local le socle et la raison d’être de la décentralisation, il n’en demeure pas moins que la Mauritanie, à l’image des autres pays africains reste encore tributaire d’une certaine gestion des affaires publiques qui portent cette dose centralisatrice ,laissant peu de place à l’autonomie des institutions communales ce qui, à l’évidence isole le citoyen et l’éloigne même de la gestion des affaires publiques.

Nonobstant l’insuffisance des textes et l’atmosphère ambiante qui semble raccourcir la vision des populations et les communes, la nécessité s’impose alors de parfaire le processus.

Dans un contexte, marqué par des exigences démocratiques qui sous tendent la politique de décentralisation en Mauritanie, les communes, comme rampe de promotion de développement local sont les mieux placées pour l’expérimentation d’approches nouvelles.

Soucieux de renverser la tendance ou tout au moins montrer qu’il existe d’autres pistes non moins novatrices dans la prise en charge de la problématique du développement local ,en partenariat avec le GRDR ,l’AMPG (Association des Maires et Parlementaires du Gorgol) avec son homologue du Guidimakha l’AMAIG (Association des Maires du Guidimakha) ont, du 1er au 4 Avril mis à profit une formation sur le contrôle citoyen de l’Action publique (CCAP) et le Budget participatif (BP).

Ainsi ,en présence des maires ,des Secrétaires généraux ,des ADL (agent de développement local)et de la société civile, des deux régions, les participants ,se sont familiarisés avec ces notions et leur importance dans le vaste champ de la bonne gouvernance.

En étroite prolongation des activités inscrites sur le programme d’Appui aux initiatives locales -Coopération territoriale (PAIDEL –CT) qui lient le GRDR et les deux associations à travers différents programmes et actions déclinés dans les années passées ,cet atelier, premier du genre a enregistré la présence massive des maires et leurs collaborateurs.

A l’ouverture, le vice président de l’AMPG ,Sow Moussa Demba a dans son allocution remercié le GRDR (Groupe de Recherche et de Réalisations pour le Développement Rural), son partenaire stratégique avant d’inviter ses homologues à plus d’attention pour faire sien du contenu des modules proposés, d’autant que, poursuivra t-il ,au regard du contexte national ou plus de 90% des communes sont renouvelées, il s’y ajoute que ,en raison des facteurs d’évolution multiples, La « revendication de la participation citoyenne est devenue , une exigence démocratique ».

Dans la même veine , le président de l’AMAIG Hadrami Ould Weddad s’est réjoui de la rencontre qui, insufflera-il ,au-delà de la thématique , permet d’instaurer un dialogue , une connaissance mutuelle entre les élus , pour bâtir un environnement de paix et de stabilité gage de tout developpement.

Officiellement ouvert par le conseiller du Wali Sidi Mohamed O.Abderrahmane O.Houssein ,celui-ci a mis l’accent sur l’importance qu’accorde les pouvoirs publics aux activités de renforcement des communes avant de solliciter les uns et les autres à être attentifs sur les enjeux d’une administration communale à l’écoute des populations.

Auparavant, assisté de son collègue du Guidimakha El hadj N’Diaye, le coordinateur régional du GRDR au Gorgol monsieur Abou Bass s’est appesanti sur les le choix du thème et son importance comme processus intégrateur entre les acteurs et les bénéficiaires qui au demeurant dira t-il, doivent, désormais avoir voix au chapitre en participant avec les décideurs sur leur avenir.

Aussi, en insistant sur l’accompagnement et la franche collaboration entre les associations des maires du Guidimakha et du Gorgol et sa structure qui ne cessera « d’explorer les méthodes et approches » pour améliorer les activités des communes.

S’il est admis que « L’Afrique es la région du monde ou le niveau de mise en commun des ressources en vue de l’action publique demeure le plus faible et que les prélèvements fiscaux et parafiscaux n’excèdent nulle part 17% du PIB » alors que dans d’autres contrées on note une relative évolution, les collectivités africaines dont les 2/3 des dépenses sont engloutis dans les dépenses consacrées aux frais de fonctionnement ne laissant qu’une portion incongrue à la prise en charge des services sociaux et de la demande sociale, la mise en place d’un budget participatif contribuera surement à améliorer l’assiette fiscale dont seulement 10% des contribuables sont à l’origine des 80% des recettes fiscales.

Ainsi, à travers un ancrage citoyen réhabilité, les paradigmes de la bonne gouvernance peuvent être mis au gout du jour par la mise à niveau des décideurs et par l’expression d’une volonté politique manifeste à s’engager dans le processus de changement. En initiant les acteurs de la décentralisation aux outils et plus généralement aux démarches inclusives que sont le CCAP Et le BP le GRDDR et ses partenaires se positionnent surement sur le chemin de l’innovation.

Au cours des ces 4 jours sous la conduite de Souleymane cissé et Fatoumata Hanne deux chercheurs et universitaires sénégalais spécialistes des questions de développement locale ont administré avec professionnalisme les contenus du CCAP et du budget participatif. A la fin de l’atelier les techniciens communaux satisfaits des acquis, ont déroulé un plan d’action pour la mise en route du processus.


Avec Cridem, comme si vous y étiez...