mardi 28 août 2012

Entretien avec le Directeur de la Jeunesse Mr Sidi Mohamed Ould Mohamed Taleb

« Cet atelier est un témoignage éloquent de la formation continue que nous sommes entrain de mener un peu partout dans le pays » En marge de l’atelier de Tidjikja portant sur la citoyenneté et la lutte contre le VIH/ Sida, nous nous sommes entretenus avec le Directeur de la Jeunesse Mr Sidi Mohamed Ould Mohamed Taleb pour l’interpeler sur les grands axes de la politique mise en œuvre par son département, les solutions proposées face aux défis qui interpellent la jeunesse mauritanienne et les dessous de la mise en place des réseaux départementaux et des réseaux régionaux de jeunesse. Quels sont les grands axes de la politique de votre département en matière de promotion de la jeunesse et de la vie associative ? Sidi Mohamed Ould Mohamed Taleb : D’abord je suis satisfait que la Wilaya du Tagant abrite cet atelier sur la citoyenneté, la lutte conter le VIH/Sida et les maladies sexuellement transmissibles. Cet atelier s’adresse aux jeunes des deux Hodhs, de l’Assaba et du Tagant. C’est une première que le ministère de la Jeunesse organise ce genre d’atelier et surtout au Tagant. Pour répondre à votre question, je dois préciser d’abord que le gouvernement a approuvé le 14 Juillet 2011 la politique nationale de la jeunesse, des sports et des loisirs et sa stratégie de mise en œuvre. Quatre axes principaux sous-tendent cette politique orientée essentiellement vers la jeunesse et les mouvements associatifs. Le premier axe c’est celui de la formation. Depuis plus de vingt ans, le centre national de formation des cadres de la jeunesse et des sports n’est plus opérationnel. C’est en 2010 que les portes de ce centre sont rouvertes pour accueillir une première promotion de plus de 85 cadres de jeunesse qui viennent de parachever leur formation. Il y a le deuxième volet qui est celui de la formation continue. Cet atelier est un témoignage éloquent de la formation continue que nous sommes entrain de mener un peu partout dans le pays. L’on peut se réjouir qu’il n y a pratiquement aucune région, sur toute l’étendue du territoire, qui n’ait abrité des ateliers comme celui de Tidjikja. Ces ateliers abordent des thèmes liés à l’unité nationale, la cohésion sociale, la culture de la démocratie, la lutte contre le VIH/Sida mais aussi du service civique volontaire en milieu jeune. Dans ce cadre, nous avons organisé plusieurs ateliers et envoyé des jeunes issus des mouvements associatifs à plusieurs séminaires et ateliers. Le deuxième axe est celui de la politique infrastructurelle. Aujourd’hui ce sont des chantiers qui sont érigés sur toute l’étendue du territoire. Récemment, son excellence Mme la Ministre de la Culture de la Jeunesse et des Sports a réceptionné la maison des jeunes de Tidjikja. Dans d’autres régions du pays, ce sont des stades ou des maisons des jeunes qui sont en construction. Les neufs Moughataas de Nouakchott sont également en chantier notamment pour la construction des infrastructures permettant d’accueillir les activités de jeunesse. Aussi vous n’êtes pas sans ignorer que le Président de la République son excellence Mohamed Ould Abdel Aziz en personne a posé la première pierre de la maison des jeunes de Nouadhibou. Le troisième volet qui cible les activités elles-mêmes est tout aussi important. C’est ainsi que depuis l’année dernière, nous avons des activités ambitieuses à l’intention des jeunes et l’Etat octroie des moyens à l’exécution de l’ensemble de ces activités. Nous avons initié des festivals départementaux en dehors des activités sporadiques, multiples et multiformes qui sont organisées dans tout le pays. Nous avons aussi pu octroyer beaucoup de subventions, beaucoup d’aides et nous avons également distribué du matériel sportif. Mais que faites-vous pour préserver la jeunesse mauritanienne des nombreux dangers qui la guettent (terrorisme, délinquance, chômage, manque d’emploi…) ? Justement, le quatrième axe relatif aux perspectives en matière de développement de la jeunesse prend en charge cette préoccupation. Même si le ministère de la Culture de la Jeunesse et des Sports n’a pas ne s’occupe pas de l’emploi, il collabore néanmoins étroitement avec le ministère chargé de l’emploi et la formation professionnelle, avec l’ANAPEJ, avec le commissariat aux droits de l’homme et avec tous les ministères impliqués dans l’insertion des jeunes en chômage. Dans ce cadre, nous sommes entrain de voir dans quelle mesure pourrait-on en collaboration avec nos partenaires mettre en place ce qu’on appelle des microprojets destinés aux jeunes. En permettant à la jeunesse de s’épanouir et en mettant à sa disposition toutes les opportunités qui la permettent de s’assumer, nous fermons la porte à tous les accès et à toutes les déviations. Le Tagant est l’une des régions du pays où les activités de jeunesse et celle de la vie associative ne sont pas si développées. Que faites-vous pour inverser cette tendance ? SMOMT : Il faut appeler les choses par leurs noms. Personnellement, je suis cadre de la jeunesse et des Sports depuis bientôt trente ans. Je suis l’un des doyens du ministère de la jeunesse mais je suis persuadé qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César. Depuis 2009 les choses ont commencé à bouger. D’abord le ministère a organisé ce qu’on appelle le forum de la jeunesse qui a permis d’aboutir à des recommandations pertinentes. Les états généraux de Nouadhibou ont suivis en 2010 et nous avons procédé en 2011 au renouvellement de l’ensemble des structures de jeunesse sur l’étendue du territoire. Aujourd’hui, le ministère de la jeunesse compte 54 réseaux départementaux, 13 réseaux régionaux tous en activité. Toutes ces structures ont été élues par les mouvements associatifs sur la base de critères d’éligibilité objectifs et transparents. La mise en place des structures de jeunesse au niveau du Tagant a été émaillée par le refus d’un club de Tichitt et un autre de Nimlane d’adhérer à leur réseau respectif. Lors de sa dernière visite à Tichitt, Mme la Ministre a été interpellé à ce sujet. Où en êtes-vous avec ce problème en tant que principal concerné ? SMOMT : Le Ministère est neutre en matière d’élection des structures de jeunesse. Nous avons organisé des missions de prospection et nous avons notifié aux associations que pour des raisons objectives, le ministère se charge de superviser l’élection des bureaux des réseaux. La première raison est que les réseaux ont été mal faits en 2006 ou même pas constitués dans certaines régions. La deuxième raison est que dans le statut et le règlement intérieur des réseaux, ces derniers doivent être renouvelés tous les trois ans. Une échéance qui a été largement dépassée par les structures créées en 2006 et qui normalement devaient être renouvelées en 2009. La troisième raison est que la République islamique de Mauritanie a ratifié la charte Africaine de la jeunesse le 20 avril 2010 qui stipule que sont considérés des jeunes ceux dont l’âge est compris entre 15 à 35ans. Eu égard à ces trois exigences, le ministère a jugé nécessaire de superviser l’élection des bureaux régionaux et départementaux de la jeunesse pour s’assurer que les critères prédéfinis ont été respectés à la lettre. Maintenant, certains pour une raison ou une autre, ne veulent pas de ce renouvellement, d’autres ne veulent pas intégrer les structures nouvellement constituées , ce qui n’empêche que dans l’ensemble, la quasi-totalité des jeunes issus des mouvements associatifs (association de jeunes et clubs) ont adhéré à ces structures qui viennent d’être mises sur place. Propos recueillis par Khalil Sow – Tagant

Jeunesse et mouvement associatif/ Atelier sur la citoyenneté et la lutte contre le VIH/Sida à Tidjikja

Un atelier de trois jours portant sur la citoyenneté et la lutte contre le VIH/Sida, organisé par le Ministère de la Culture de la Jeunesse et des Sports avec l’appui de l’Unicef s’est ouvert à Tidjikja lundi 27 août. L’ouverture de cet atelier a été marquée par le mot de bienvenu prononcé par le délégué régional du ministère de la Culture de la Jeunesse et des Sports Mr Ahmed Ould Brahim Ould Blal suivi par le mot prononcé par le Directeur de la Jeunesse Mr Sidi Mohamed Ould Mohamed Taleb. Dans son discours le Directeur de la jeunesse a rappelé les objectifs visés par la rencontre de Tidjikja avant de remercier l’Unicef pour sa franche collaboration et d'inviter les participants à faire preuve de civisme à l’image de la jeunesse Adraroise reconnue pour son engagement citoyen exemplaire. En ce qui le concerne, le Président du réseau départemental de la jeunesse de Tidjikja Mr Sidi Mohamed Ould Heidi a remercié le département de la Jeunesse pour le choix porté sur Tidjikja pour l’organisation du présent atelier, précisant qu’il s’agit d’un choix de rupture mais surtout d'une marque de considération accordée à la région du Tagant. Ould Heidi à par la suite, remercié le Wali du Tagant pour l’intérêt qu’il accorde à tout ce qui touche à la jeunesse : « le fait que le Wali se présente en personne à toutes les activités touchant à la jeunesse est une preuve de son attachement à cette frange et l’intérêt qu’il lui accorde ». Prenant la parole par la suite, le Wali du Mr Mohamed Moustapha Ould Mohamed Vall dira que les pouvoirs publics sont disposés à soutenir, à accompagner et à appuyer toute activité, tout projet, tout programme visant l’épanouissement de la jeunesse. Il a rappelé les grandes lignes de la politique de la jeunesse mise en œuvre par l’Etat avant d’inviter les participants à être attentifs afin de tirer profit des communications qui seront présentées lors de l’atelier. Notons que l’atelier de Tidjikja portant sur la citoyenneté et la lute contre le VIH/ Sida a été marqué, le premier jour, par une plénière animée par le Directeur de la Jeunesse, le délégué régional et le président du réseau départemental de la jeunesse de Tidjikja. La plénière a été suivie par un exposé portant sur le VIH/Sida animé par le médecin chef de la Moughattaa de Tidjikja Docteur Mohamed Lemine Ould Abdy Vall et un pair éducateur Youssef Ould Sidi Ely. L’exposé a porté sur l’ampleur de la maladie qui constitue une véritable menace au développement.Les exposants ont invité les jeunes à mener une large sensibilisation pour endiguer les menaces de la pandémie. Des travaux de groupes ont suivi et leurs résultats ont été restitués en fin de journée. Enfin, l’atelier organisé à Tidjikja par le Ministère de la Culture de la Jeunesse et des Sports en collaboration avec l’Unicef entre dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la jeunesse célébrée le 12 aout de chaque année. Khalil Sow Khalil1965@yahoo.fr

dimanche 26 août 2012

Inchiri :L'inspection du travail ''déboute'' la MCM sur l'affaire Ould Greyvitt

L’inspection
du Travail de la wilaya de l'Inchiri, dans le nord de la Mauritanie a jugé illégale la décision de la direction de la Mine de Cuivre de Mauritanie (MCM) de licencier Othmane Ould Greyvitt, délégué de la Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie(CNTM)", selon ce dernier. Dans un entretien téléphonique dimanche 26 août avec Alakhbar, Ould Greyvitt a aussi accusé la MCM de vouloir à tout prix l'enlever de son poste en raison de ses positions syndicales et pour avoir participé aux manifestations des travailleurs qui revendiquent de meilleures conditions de travail. "L'Inspection a bien tranché en ma faveur, mais la direction de la MCM persiste dans sa position", a ajouté Ould Greyvitt. ALAKHBAR

Mauritanie: Enna Abdel Maleck ancien chef d’état major de la Gendarmerie décédé

L’ancien chef d’état major de la Gendarmerie mauritanienne, le colonel Enna Abdel Maleck est décédé ce dimanche 26 août à Paris suite à une longue maladie. Enna fut l’une des grandes figures de l’institutions militaire depuis l’époque de Moctar Ould Daddah, le père de l’indépendance de la Mauritanie. Il a était destitué suite à la tentative du coup d’Etat de 2003 contre le régime de Maaouya ould Sidi Ahmed Taya. Avec la disparition du colonel Ould Abdel Maleck, la Gendarmerie mauritanienne perd une deuxième haute personnalité après le décès il y un moins d’un mois du colonel Mohamed Mahmoud Ould Dey. www.cridem.org Source : Alakhbar (Mauritanie

Akjoujt- Emel 2012 : Des sacs de sucre de 35 kg au lieu de 50

Selon le correspondant de l’ANI à Akjoujt, les gérants des quatre boutiques « Emel 2012 » auraient constaté, après livraison, que des sacs de sucre contenaient seulement 35 kg au lieu de leur poids normal de 50 kg. Selon le constat de Mohamed Salem Ould Coueikh (notre photo), gérant de la boutique numéro III, cité par le correspondant de l’ANI, « initialement les sacs de sucre brésilien manquaient, parfois 1à 3 kg, mais les choses se sont aggravées pour que ce manque de poids devienne remarquable à l’œil nu ». Une situation qui ne manque pas d’embarrasser les gérants qui, demeurent responsables des quantités déchargées, théoriquement, avec des sacs de sucre d’un poids net de 50 kg. Après avoir rendu compte à l’autorité administrative les responsables des quatre boutiques relevant du CSA reçurent instruction de continuer les ventes en mettant de coté les sacs de sucre dont le poids est en dessous de 50 kg et qui représentent 40% de la quantité totale mise en place pour le mois. A ce jour, les gérants continuent à travailler dans l’amalgame et aucune mesure n’a été prise pour remédier au problème du poids manquant des sacs de sucre. www.cridem.org Source : ANI (Mauritanie

samedi 25 août 2012

Mauritanie: Décès de Cheikh Sidina Ali Ould Cheikh Hamahoullah

Cheikh Sidina Ali Ould Chérif Ahmed Ould Cheikh Hamahoullah a succombé le vendredi 24 août à ses blessures suite à un accident de la route survenu près de la ville de Maghta Lahjar dans la Wilaya du Brakna (Sud-Mauritanie). Chérif Ould Cheikh, un frère du défunt, a été blessé au cours de l’accident. Ils étaient en route pour Nouakchott en compagnie de deux autres passagers, ont révélé des sources informées. www.cridem.org Source : Alakhbar (Mauritanie

Mauritanie: Evasion de quatre prisonniers à Rosso

Quatre prisonniers de droit commun se sont évadés dans la soirée du vendredi à samedi de la prison centrale de Rosso dans le sud de la Mauritanie. Malgré que les gardes pénitenciers aient pu ouvert le feu en leur direction, les fugitifs ont disparu dans les forêts et plantations environnantes, à révèlé une source informée au correspondant de Alakhbar à Rosso. Cette évasion vient deux mois après celle de deux autres personnes de la prison centrale de Nouadhibou dans le nord du pays. www.cridem.org Source : Alakhbar (Mauritanie
بسم الله الرحمن الرحيم والصلاة علي محمد خاتم الأنبياء و علي أله و أصحابه أجمعين, أ ما بعد, Chers frères et amis….Permettez moi tout d’abord de féliciter Mohamed Yahya OULD HAYE, journaliste talentueux, récidiviste de la radio, pour nous avoir conviés aujourd’hui à cette cérémonie si peu coutumière, où il s’honore d’honorer un homme qui a servi, même si admirablement et si richement ces symboles d’une de nos identités : le patrimoine culturel artistique, la littérature poétique et notre riche musique, en particulier, …Je le remercie aussi profondément pour m’avoir permis d’être associé à l’hommage rendu à un homme auquel me lie l’estime, un bout de chemin professionnel et bien d’autres liens objectifs et subjectifs. Et je saisis l’occasion pour présenter mes sincères condoléances à ses fils, filles et petits enfants, à ses proches, ses amis et à tous ceux, nombreux, qui l’ont aimé et respecté. Mohameden OULD SIDI BRAHIM est un maure ! C’est là, peut être, une évidence…une vérité même de la Palisse… Pas tant que ça pourtant ! Il n’est un maure que parce que, nomade atavique il ne s’encombre jamais de choses inutiles, intransportables de surcroît, bien sûr ! Que l’essentiel, c’est génétique… Les précisions relatives à la naissance, par exemple, ne peuvent être de rigueur. On laisse aux Nazaréens les détails superflus de l’acte qui indiquent le lieu, l’heure, le jour et l’année de la naissance. Mohameden, lui, est né pendant » la guerre des blancs » (le premier conflit mondial qui a duré quatre ans de 1914 à 1918) ; l’année de » l’écrasement d’un détachement français à Lebeyratt » (1913), celle de la revanche des français qui détruisirent Smara par la Colonne MOURET. Ces deux derniers événements ont précédé sa naissance de six à treize mois ; qu’importe ! Vraisemblablement, conformément aux chronologies de sa « Guebla » locale, il est né » l’année de l’ouverture des l’école des chrétiens à Boutilimitt » (1914 toujours), celle de l’entente définitive entre l’Emir Ahmed OULD DEÏD et le gouverneur Gaden (1914 encore). Par contre ne sont indiqués ni connus la rue (anonyme ou inéxistante sans doute) ni le quartier (existe-t-il ?) où le cordon ombilical d’un petit Abeydatt , né de mère H’rekatt fut coupé par une matrone experte en chirurgie traditionnelle. Ce qui, par contre, est formellement attestée est sa naissance aux environs de Tiguenee’d. du côté est ou ouest, dans sa partie sud ou nord, seul Allah le sait. Outre que les hassanophones ne s’entendent pas sur la dénomination des directions cardinales, personne, en vérité, n’a marqué l’emplacement exact du campement cette nuit là ou ce jour la. Et ceux qui pouvaient s’en rappeler ne sont plus ici. Mais il est certain que c’était l’hiver. Alors limitons-nous à l’essentiel d’une vie , à tous égards, exceptionnelle et au parcours presque sans faute. Et excusez- moi chaque fois qu’à l’excès je personnalise ma narration! Bref, tous nous savons que Mohameden a su résister aux sirènes du commerce que son ascendance paternelle et ses traditions (gènes ?) tribales supposaient…Imposaient même ! Et après deux essais infructueux, en raison de ses tendances incorrigibles à la dépense et sa « honteuse » faiblesse face aux nécessiteux ou le quémandeur adroit, il se sentit irrésistiblement attiré par les Muses Polymnie & Euterpe de la mythologie grecque. La poésie lyrique et la musique classique, notre savant et beau « HAWL », héritages génétiques de son ascendance maternelle triomphèrent…Et avec eux le bonheur d’être libre et de fuir la monotonie, la routine et les peurs obsessionnelles autant qu’injustifiées du possédant face aux lendemains qui déchantent. Ainsi le petit Mohameden fera son petit bout de chemin, vivant le plus gros de son temps à Saint-Louis, capitale en cette période là des univers maure, poular, wolof et autres soudanais. Téméraire et présomptueux à juste titre, il sera de tous les joutes poétiques. Ses « ennemis » intimes s’appelaient Hamamm, Cheïkh OULD MEKKIYEN, Ahmed OULD MOHAND EL YEDALI, El Alem OULD EL BECHIR, Mokhtar OULD HEDDAR etc. Les poètes et notabilités mythiques qui étaient ses modèles s’appelaient : Abderahmane OULD BAKAR, Doudou SECK dit OULD EBNOU EL MOGHDAD, son homonyme, Sid’Ahmed OULD AHMED O . AÏDA, M’Hamed OULD AHMED YOURA, Ahmed Salem OULD BOUBOUTT, OULD EL GASRI, OULD N’DIARTOU, l oncle BAZEÏD etc. Sa verve de poète et sa mémorisation des anthologies des autres, en plus de sa connaissance encyclopédique de la musique classique maure, feront de lui dans les années cinquante le conseiller et le démarcheur de « N’dar disc-radio africaine Saint-Louis » une maison d’édition de disques sur « gramophone ». Elle avait sélectionné les ténors de l’époque :Mounina Mint Eleya, Ahmedou et Mokhtar El Meïdah, la jeune Nasserhalla Mint Nghaïmich, l’inoubliable Ould Manou etc. Et, depuis 1957, Mohameden, avec la naissance de Radio-Mauritanie dans le quartier nord (dit encore Lawda) de l’île de Saint-Louis, contracta son mariage avec notre station radiophonique. Station qui servira de lien culturel incomparable entre nos quatre communautés socio- culturelles mauritaniennes entre elles et avec leurs différents » cousins » d’au- delà les frontières… Il sera le doyen d’un groupe pluridisciplinaire d’exception : les regrettés Abd el Wahab OULD CHEÏGUEUR, Mohamed Lemine OULD AGATT, El Hadj N’GAEDE, Isselmou OULD NEVROU, Sidi OULD CHEÏKH, Ahmedou OULD H’MEYED, Khaï BABA CHEYAKH, COULIBALY Souleymane etc. Et les derniers témoins de cette héroïque période : H’MALLAH , Abdou OULD MOHAMED LEMINE, Dahoud OULD AHMED SALEM, Mohamed BABA FALL, Mohamed Mahmoud OULD WEDDADY, Mohamed Yehdidh OULD EL AGHEB, Khattry OULD JEDDOU, Abd el Wahab OULD CHEÏGUEUR, Mohamed Mahfoudh, Bilal OULD YAMAR, Moustapha OULD AHMED ELY, Amadou Tidjani BAL, Naha MINT SEYIDI, Soukeïna FALL, Yedaly OULD CHEÏkh, N’GAEDE Alassane, Abderahmane OULD HBEYEB, Isselmou OULD MOHAMED MAMHMOUD etc. Mais avec le respect de tous et la reconnaissance de leurs talents et mérites, Mohameden était unique. Par son irrésistible rire, par l’odeur exquise de ses parfums de marque, par ses inoubliables tics, par l’élégance de ses habits, par la force d’attraction de son verbe, par sa manière de déclamer les poésies, par les pans et la teinture de « POULMANN » de son « AVERWAL« et sa manière inimitable d’inhaler et de dégager la fumée de sa pipe, OULD SIDI BRAHIM, était l’unique, le maître, l’artiste, le chef… Plus tard la télévision où il fera de rares et furtives apparitions n’entamera pas sa légende. Elle fera mieux connaître, au contraire, le personnage et mieux apprécier, de visu cette fois, sa haute tenue, le port altier de la tête, la séduction des traits à peine défraîchis, la noblesse du geste et l’élégance…l’élégance…l’élégance ! Ainsi même l’âge avancé n’entamera presque pas l’image de Mohameden, ni ne fera oublier le souvenir de son éternelle jeunesse. Celle de l’optimisme et de la sérénité des purs, des généreux ; de ceux qui grâce à leur foi en Allah et par amour de son Prophète et du bien de leurs semblables restent égaux à eux-mêmes ici bas et reçoivent, en l’au-delà, miséricorde et clémence… Nouakchott, janvier 2006 MOHAMED SAÏD OULD HAMODY

vendredi 24 août 2012

Six régions mauritaniennes menacées par les inondations (météo)

Au total, six régions mauritaniennes sont exposées aux inondations dans les prochains jours, selon l’Office national mauritanien de la météo (ONM), cité par l’agence mauritanienne d’information (AMI) reçue à APA. Ces régions à vocation agropastorale sont les deux Hodhds, l’Assaba, le Guidimakha, le Gorgol et le Brakna. L’OMN évoque aussi d’intenses manifestations pluvio-orageuses au sud, sud-est, au centre et à l’ouest de la Mauritanie. Déjà, des inondations ont été signalées dans quelques endroits du pays dont les plus importantes sont celles de la ville d’Aleg où les opérations de secours sont à pied d’oeuvre. Elles procèdent notamment à l’enlèvement des décombres et à la distribution de nourritures et de médicaments aux sinistrés. La deuxième dizaine du mois d’août était particulièrement pluvieuse en Mauritanie, ce qui a permis l’installation de l’hivernage et la renaissance de l’espoir chez les éleveurs après une année de grande sécheresse à l’origine d’une crise alimentaire et nutritionnelle accrue. www.cridem.org Source : Agence de Presse Africaine

jeudi 23 août 2012

Boghé : urgent noyade d’un jeune garçon au canal pompage de Boghé

Il est fils de Malaw Sy et sa mère s’appelle Fatim Ba de la famille du feu Malal Sangua de Boghé Dow dans le quartier de léguel soubalbé. Il était élève en 5eme année de l’école primaire né en 1992 à Boghé. Parti pour se baigner le canal qui est plus proche de chez lui, le canal prés de station de pompage de Boghé, seul dans ce canal très profond, c’est grâce à Mr Roi N’diaye et Grand N’diaye qui ont pu le soulever de l’eau, le porter secours, ils ont tout fait une fois hors de l’eau pour le sauver mais en vain, selon les témoins oculaires , venus en masse après, disent : « une fois hors de l’eau ,son corps bougé un peu ». Ils l’amenèrent tout de suite au centre de santé de Boghé, il rend l’âme en cours de route. Le major Mr Niang Oumar et équipe ont analysé et observé le corps et affirment mort par noyade. C’était exactement vers les coups de midi 15 mn, un monde fou était là, ses parents griots de Boghé, tous sont venus et les autres qui le connaissaient de son vivant. En ce moment, ses parents l’ont amené au cimetière de Boghé pour l’enterrer. Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel CP le véridique au Brakna. www.cridem.org Source : Albert Camus Diop

Assaba-Kiffa: Un jeune retrouvé mort dans des eaux stagnantes

Un jeune a été retrouvé mort ce jeudi 23 août dans des eaux stagnantes à Kiffa dans la Wilaya de l’Assaba dans le sud de la Mauritanie, a rapporté le correspondant de Alakhbar. Le corps de la victime a été repêché et une enquête est en cours pour déterminer les causes du décès. ALAKHBAR

Mauritanie: Le régime raciste intimide les populations de la Vallée (TPMN)

Selon le mouvement Touche Pas à Ma Nationlité, le régime raciste mauritanien a la volonté d'intimider et de soumettre les populations de la Vallée (sud) qui en réalité vivent sous l'occupation. Pour le mouvement, cette volonté s’est encore manifestée par les affrontements opposant le mercredi 22 août la Marine mauritanienne à des jeunes du village de Dioudé dans la wilaya du Brakna près du fleuve Sénégal. Les deux parties disputaient l’occupation d’un terrain de football du village. Une dispute qui a dégénéré et s’est transformée en bataille rangée avant que la Gendarmerie de Bababé n’intervienne et arrêtent cinq jeunes, selon un témoin. Cette situation de terreur instaurée par l'Armée avec la bénédiction du système raciste et qui dure depuis les évènement de 1989 doit cesser, selon TPMN, qui exige la libération des jeunes arrêtés sans condition et dans l’immédiat, la sanction des militaires coupables de ces agressions. Le mouvement demande également que l'Etat raciste mette fin aux exactions de l'armée dans la vallée exactions de l'armée dans la vallée. En outre, TPMN tient responsable le régime raciste du général Ould Abdel Aziz de tout débordement dans la localité et appelons les villages voisins à plus de solidarité et de vigilance et à résister contre toute attaque de la part de l'armée d'occupation et de terreur. ALAKHBAR

Démarrage en Mauritanie d’une opération de dénombrement des palmiers dattiers

Une opération de dénombrement des palmiers dattiers sur l’ensemble des zones oasiennes mauritaniennes a débuté mercredi à partir de la ville d’Atar, capitale de l’Adrar(430km au nord de Nouakchott). Cette opération, qui durera un mois, a pour objectif d’évaluer les réalisations du programme de développement durable des oasis (PDDO) , selon le directeur de la programmation, de la coopération, du suivi et de l’évaluation au ministère mauritanien du développement rural, Ismaël Ould Ahmed. Elle permettra aussi d’avoir des bases de données permettant de mener des études spécialisées dans le domaine de la culture du palmier dattier.La Mauritanie compte, selon les estimations du PDDO, 2,420 millions palmiers dattiers répartis sur cinq régions (l’Adrar, le Tagant, les deux Hodhs et l’Assaba), avec une production annuelle de 60.000 tonnes de dattes. La région de l’Adrar compte, elle seule, 47% du nombre total des palmiers dattier dans ce pays sahélo saharien. Source : Adrar-Info (Mauritanie

Boghé /ANAIR : Coup d’envoi d’une session de formation d’un mois au profit de 92 femmes rapatriés

Le wali mouçaid du Brakna, Diallo Mamadou Samba, a présidé le mercredi, 22 Août 2012 dans les locaux du lycée de formation technique et professionnelle agricole de Boghé, la cérémonie de lancement d’un atelier de formation sur les cultures maraîchères traditionnelles et le système d’irrigation goutte à goutte qui durera 30 jours. La cérémonie d’ouverture de cette session de formation organisée par l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Rapatriés (ANAIR) au profit de 92 femmes rapatriés et axée sur la production agricole et les techniques d’irrigation goutte à goutte, s’est déroulée en présence de Oumekelthoum Mint Yessa, directrice générale adjointe de l’ANAIR. Du Hakem Mouçaid de Boghé, Sidi Mohamed O Sellahi assurant l’intérim du titulaire absent, du maire de la commune de Boghé, Adama Moussa Bâ, de M’Rabih O Abderrazagh, directeur du LFTPB, de Moussa Demba, conseiller technique du directeur général de l’agence, de Yahya O M’Khaîtir, consultant auprès de l’institution en charge des rapatriés, de Mohamed O Sidi Mohamed, représentant régional de l’agence entouré de ses deux assistants Amadou Ali M’Baye et Abou Samba Dia. Cette activité de l’ANAIR s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme d’insertion initié par cette agence au profit des rapatriés du Sénégal et dont plusieurs volets commencent à connaître un début d’exécution sur le terrain. A cette occasion, l’idylle de la localité, Adama Moussa a prononcé une allocution de bienvenue à l’endroit de l’assistance avant de se faire succéder au micro par le chef adjoint de l’exécutif régional, Diallo Mamadou Samba qui a insisté sur l’importance pour les bénéficiaires de profiter de cette occasion pour repartir avec le maximum de compétences sur les techniques agricoles et l’irrigation du goutte à goutte. La directrice générale a quant à elle, dit toute l’importance que les autorités Mauritaniennes au plus haut niveau accordent à l’insertion des rapatriés à travers des actions du genre. Auparavant, le directeur de l’établissement qui pilote cette session de formation, a fait un exposé sur l’historique, l’évolution et les réalisations accomplies par le lycée de formation technique et professionnelle de Boghé depuis sa création en 1995 à nos jours. Les femmes rapatriées et bénéficiaires de la formation viennent de plusieurs sites des régions du Gorgol, du Trarza, du Guidimakha, de l’Assaba et du Brakna. www.cridem.org Source : Elfoutiyou

Arrestation du Maire de Lixeiba 1 pour établissement de faux papiers

Le maire de lixeiba 1, Kane Mamadou, est détenu à la prison civile de Kaédi depuis samedi 22 août. Raison de l’arrestation : le maire aurait délivré un papier avec sa signature a une sénégalaise attestant qu’elle est mauritanienne. La femme en question a un frère de nationalité mauritanienne qui réside a Maghama. Selon nos informations, c’est ce frère qui est allé voir le maire pour l’établissement du document pour que sa sœur puisse passer les contrôles entre Lixeiba et Nouakchott. Pendant le voyage, au niveau d’un des postes de contrôle, la gendarmerie, après vérification des identités des passagers, procède a des fouilles. Toujours selon nos informations, les gendarmes ont trouvé dans les bagages de la femme ses papiers sénégalais. www.cridem.org Source : Rédaction Cridem

mercredi 22 août 2012

Kaédi : Le ministre de la santé dresse un bilan élogieux de son département

Dans le cadre de la tournée estivale des membres du gouvernement à l’intérieur du pays, instituée depuis 2010, le ministre de la santé, M. Bâ Housseynou Hamadi a tenu une réunion avec les élus, les chefs de services déconcentrés de l’Etat et des représentants de la société civile, dans les locaux de l’hôtel de ville de Kaédi. Il a passé en revue les réalisations, les projets en cours d’exécution et les perspectives de son département, tant au plan national que régional. «Depuis 2009, près de 35 milliards d’ouguiyas ont été investis dans les secteurs de la santé mais beaucoup de choses restent à faire », a dit M. Bâ Housseynou Hamadi dans son propos liminaire. Progrès réalisés et ambitions M. Bâ a ainsi égrené un chapelet de réalisations dont on peut citer : la construction et l’équipement de l’hôpital mère-enfant, la création de 5 écoles de santé publique afin de combler le déficit en personnel paramédical, la création d’une faculté de médecine dont la capacité d’accueil sera triplée (il y a 5 ans, à son ouverture il y avait 100 étudiants et il n’en reste qu’une quarantaine compte tenu de la rigueur qui y prévaut), l’adoption récemment par le gouvernement d’un décret créant l’internat et la création d’un centre hospitalier universitaire (CHU) aux fins de suppléer le déficit énorme de médecins spécialisés. Dans l’actif du département de la santé, il faut aussi noter l’existence d’un centre d’oncologie à Nouakchott, où se pratiquent la chimiothérapie et la radiothérapie, et complété par une unité de médecine nucléaire, unique dans la sous-région. Le MS a également révélé la construction en cours d’un centre de cardiologie pour un coût de 17 millions de dollars. Toutes ces réalisations, a ajouté le ministre, ont permis d’atténuer les souffrances des citoyens qui dépensaient des sommes faramineuses pour se faire soigner à l’extérieur. Accès aux soins et ambitions M. Bâ a en outre indiqué l’existence de 7 générateurs d’hémodialyse dans plusieurs centres hospitaliers du pays et la gratuité de la prise en charge des malades de paludisme, de tuberculose, ceux vivants avec le VIH/ Sida ou encore les personnes souffrant d’insuffisance rénale estimés à près de 800 (à raison de22500um/séance et 3 fois par semaine). Par ailleurs, certains tarifs de prestation de services sanitaires ont été substantiellement réduits ; c’est notamment le cas des scanners (qui passe de 30 000 à 10 000 Um) et de l’URM (qui passe de 115 000 à 20 000 Um). Au plan de la sécurité-maladie, il a déclaré que les pouvoirs publics envisagent l’assurance universelle à tous les citoyens mauritaniens. A cet effet, les prestations de la CNAM ont été étendues aux forces armées et de sécurité, le personnel des services publics, parapublics et même privés, mais aussi la mise en place prochaine d’un fonds destiné à la prise en charge des citoyens sans revenus. Contrôle et gestion des flux de médicaments Dans le souci de garantir une bonne santé aux citoyens par la disponibilisation de médicaments de qualité et accessibles aux populations, les pouvoirs publics ont mis en place un dispositif visant à mettre un terme à l’anarchie qui prévalait dans le secteur. Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées pour circonscrire le phénomène de l’importation frauduleuse de médicaments par des lobbies bien organisés, M. Bâ a indiqué que désormais, une batterie de mesures est mise en place pour protéger les citoyens contre la consommation de médicaments prohibés, dangereux pour leur santé. Parmi ces mesures, il y a la mise en place d’un laboratoire de contrôle de qualité des médicaments importés, qui délivre une autorisation de mise sur le marché mauritanien après contrôle de leur qualité, mais aussi le renforcement de la sécurité aux frontières qui a permis d’importantes prises. Le MS est aussi revenu sur l’uniformisation des prix des médicaments sur l’étendue du territoire national et le contrôle des pharmacies et autres dépôts, aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays et ayant permis d’en fermer plusieurs qui exerçaient illégalement et impunément. Actuellement, seule la CAMEC est autorisée à importer et à distribuer une certaine catégorie de médicaments (antibiotiques, insuline, psychotropes) pour une meilleure traçabilité et un contrôle des prix, a dit le ministre, avant d’indiquer que d’autres molécules seraient prochainement intégrées dans le catalogue. Réalisations et projets au Gorgol Après la rencontre avec les autorités administratives, les élus locaux et des représentants de la société civile , le MS s’est rendu au CHR pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de construction d’un hôpital moderne de 150 lits(le 2ème en terme de capacité d’accueil en Mauritanie après celui du CHN de Nouakchott) et d’un CS en cours de réalisation à Tinzah (quartier au Nord-est de Kaédi). M. Bâ Housseynou Hamadi a aussi révélé en marge de sa visite au Gorgol que son département procédera à la réhabilitation et à l’équipement du CS de Mbout (2012), à la reconstruction de celui de Monguel (2013) et à la transformation du PS de Lexeiba en CS(2012), mais aussi et surtout l’arrivée dans le courant 2012 d’une gynécologue tunisienne au centre hospitalier régional de Kaédi(CHRK). Le MS a promis également l’affectation d’ambulances et d’un complément de personnel paramédical en vue de combler le déficit criant dont souffre la wilaya. Grâce à la BID, un programme de construction et de réhabilitation de PS débutera bientôt, a annoncé M. Bâ. Djéol, Maghama et Mbout sont dotés de fauteuils dentaires, tandis que celui qui était destiné à Monguel a été transféré à Termessa (nouvelle moughataa) en attendant l’achèvement de la construction du CS. Parlant des efforts fournis par les pouvoirs publics pour améliorer la qualité des prestations de services sanitaires, pour la réduction de la mortalité maternelle notamment (réduction de 2/3 à l’horizon 2015), le MS a indiqué que tous les CS disposeraient dans un futur proche d’échographie, d’un programme de formation du personnel et de la mise en place d’un réseau de télécommunication en vue de l’interprétation des images (Monguel, Mbout et Maghama) à distance et en temps réel (Nouakchott). Répondant à des questions sur la prise en charge du carburant pour l’évacuation des malades sur Nouakchott notamment pour les indigents dont le coût est jugé très élevé (varie de 37 000 à 50 000 Um), les chauffeurs des ambulances et autres gardiens, le MS a déclaré qu’il est en train d’étudier avec ses collègues du MASEF et du MID, l’affectation d’une ligne budgétaire à cet effet, tout comme il a annoncé le renouvellement des fonds de roulement des pharmacies dans les PS pour un coût de 70 millions d’ouguiyas. Il a demandé aux élus locaux de redéployer les comités de santé villageois et a demandé aux citoyens de dénoncer au besoin le comportement immoral de certains infirmiers chefs de poste qui se livrent à une arnaque des populations en tenant des pharmacies parallèles. Il a aussi indiqué l’existence d’un taux élevé d’éclampsie à cause de l’absence de banque de sang qui constitue un problème majeur de mortalité maternelle, infantile et néo-natale, demandant à cet effet une implication conséquente des élus locaux, par la création de mutuelles afin que les femmes à faible revenu puissent accéder au forfait obstétrical. M. Bâ a achevé son propos par un appel pressant à l’endroit des élus et la société civile afin qu’ils s’investissent dans la sensibilisation, l’information et la prévention contre certaines maladies récurrentes comme le paludisme, la diarrhée et la pneumonie. Vieux GAYE Cp/Gorgol www.cridem.org Source : Le Quotidien de Nouakchott

Mini festival de Nouadhibou

Ce 22 août débute un mini festival au profit des enfants défavorisés de Nouadhibou. Au total 500 enfants issus de familles défavorisées participent à ces activités qui se déroulent du 22 au 28 août 2012. Au programme de cette semaine : compétitions sportives (bartlett), activités culturelles (joutes oratoires, sketches ) et causeries sur l’unité nationale et l’enrôlement. Le 16 aout dernier, Madame Lalla Mohamed Toure, coordinatrice régionale du ministère des affaires sociales, de l’enfance et de la famille, avait présidé une réunion préparatoire de l’évènement. Les ONG associées et la presse avaient été sollicitées pour suggérer des pistes de réflexion. Les 500 enfants retenus l’ont été suite à une sélection au cours de laquelle 4900 de leurs petits camarades avaient participé, selon la coordinatrice. Madame Touré avait ajouté que 128 ONG ont collaboré aux activités préparatoires. Le mini festival est organisé conjointement par la coordination régionale du ministère des affaires sociales, de l’UNICEF, de l’ambassade des USA et des autorités régionales de la wilaya. Les enfants qui se seront distingués lors de ce mini festival de Nouadhibou représenteront la capitale économique au festival de Boulenouar (80 km de Nouadhibou) qui débutera le 31 août. www.cridem.org Source : La Voix de Nouadhibou

lundi 20 août 2012

Mauritanie: plusieurs familles sans abri dans la ville d’Aleg, suite à des inondations

Plusieurs familles vivant dans la ville mauritanienne d’Aleg (283 km au sud-est de Nouakchott) se sont retrouvées sans abri, suite aux fortes précipitations du 17 août dernier, a confié lundi à APA le député de cette circonscription, Houssein Ould Ahmed El Hady. «Au total 24 familles d’Aleg sont actuellement sans abri à cause des pluies diluviennes de 130 mm qui se sont abattues sur la zone le vendredi dernier», a notamment dit M. El Hady. Il a précisé qu’il s’agit notamment de plusieurs concessions en construction précaire qui se sont effondrées sous l’effet des ruissellements des eaux de pluie. Pour venir en aide aux sinistrés, le député a lancé un appel urgent aux institutions humanitaires et caritatives et les personnes de bonne volonté. «Bien que des pertes en vues humaines n’ont pas été déclarées, les dégâts sont énormes et concernent essentiellement les quartiers pauvres de la ville», a ajouté Houssein Ould Ahmed El Hady. Plusieurs villes de la Mauritanie ont connu ces dernières 24 heures des importantes précipitations pluviométriques. www.cridem.org Source : Agence de Presse Africaine

Point de passage et nouvelle piste : le Hirnagué Bossea dans l’agenda des réalisations aziziennes.

Avec l’officialisation, il y a quelques mois d’un point de passage vers le Sénégal, et la réalisation en cours d’une piste en gravier d’une trentaine de kilomètres, le Hirnagué Bossea, zone située à l’Ouest de Kaédi, constituée par une dizaine de villages formant la commune de Néré Walo, bénéficie progressivement des réalisations du pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz. L’autorisation du point de passage sur le fleuve au niveau du village de Sylla, représente « une bonne bouffée d’oxygène pour les activités économiques à travers les échanges au quotidien» selon les témoignages concordants des populations. La navette des taxis se fait un rythme soutenu entre Kaédi et Sylla (une distance de 10 kilomètres). Un constat illustré par le développement d’une nouvelle activité triangulaire : le commerce du poisson séché (guédjé) acheté sur la côte à Nouakchott et Nouadhibou, transitant par le Sénégal (région de Matam) et exporté vers le Mali. D’où la présence de plus en plus visible d’individus s’exprimant en langue bambara (maliens en transit). Cerise sur le gâteau, la réalisation d’une nouvelle piste en gravier facilite les déplacements des véhicules. Un exercice qui ressemblait jadis à un véritable chemin de croix en période d’hivernage, après les grandes pluies. Toujours au chapitre des bonnes nouvelles, les populations rêvent désormais d’une bretelle bitumée de 30 kilomètres après la visite récente du ministre de l’équipement et des transports, Yahya Ould Hademine, à l’occasion du lancement des travaux de la piste en gravier. Seul bémol à ce tableau idyllique, les taxes (légales ou illégales ?)-jugées « excessives »-par les populations- versées au poste de police et de douane situés au nouveau Beach. Autant dire que dans un petit village mauritanien sur le fleuve, Sylla, le concept de « pays frontière » visant une approche régionale du développement dans un souci d’intégration à partir de la base est entrain de prendre forme. Sans remettre en cause le nécessaire contrôle des flux migratoires qui va dans le sens de la protection des états et des populations. En somme, une approche et une conception intelligente du développement à généraliser en Afrique pour atténuer les désagréments causés par une gestion sécuritaire un peu trop rigide des frontières. Amadou Seck

dimanche 19 août 2012

Maurandie : Un député lance un appel pour venir au secours des victimes des dernières pluies diluviennes à Aleg

Le député de la moughataa d’Aleg, Houssein Ould Ahmed Hadi, a lancé un appel pour venir en aide aux victimes des dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale du Brakna, vendredi dernier, et dont il dit qu’elles « ont laissé des dégâts matériels considérables et laissé des dizaines de familles sans abris ». Dans un point de presse dont Sahara médias a reçu une copie, le parlementaire mauritanien déclare lancer un appel pressant aux deux commissariats (Sécurité alimentaire et Droits de l’homme) ainsi que qu’à toutes les autres organisations d’action humanitaire «à intervenir rapidement pour trouver venir en aide à ces populations sinistrées à Aleg et ses environs ». saharamédia