lundi 8 juin 2015

Tagant/ Environnement : El Khat se meurt !

La zone d’El Khat sise la commune d’El Wahat était connue pour être l’une des zones les plus verdoyantes du Tagant. Elle refermait plusieurs espèces végétales et des ruisseaux d’eau y coulaient à perte de vue.

Actuellement El Khat est devenue méconnaissable du fait de la disparition à grande échelle de son couvert végétal et du dessèchement de ses cours d’eau.

Un appel est lancé par les populations riveraines de la zone El Khat à travers leur maire Mr Mohamed Ould Dié à l’endroit des partenaires nationaux et internationaux pour un reboisement à grande échelle par ensemencement aérien qui permettrait de régénérer l’écosystème dans cette zone.


Khalil Sow

vendredi 5 juin 2015

Tagant: Célébration de la journée mondiale de l’Environnement



La journée mondiale de l’Environnement a été célébrée ce vendredi 05 juin à Lahweittat par la délégation régionale de l’Environnement et du développement durable du Tagant. Cette célébration a été marquée par la participation active du maire de la commune d’El Wahat Mr Mohamed Ould Dié qui travaille depuis son élection à trouver une solution à l’épineux problème de l’ensablement de la palmeraie de Laweitatt. D’ailleurs, Mr le maire et l’un de ses adjoints en l’occurence Mr Sidiya Ould Abbass  ont mis à profit la présence du Wali parmi eux la semaine dernière, pour attirer son attention sur l’avancée du désert  qui menace dangereusement d’ensevelir la légendaire palmeraie  et les habitations de Laweittat. 
Notons que dans le cadre de l’application du programme PASACC, la DREDD du Tagant a implanté une pépinière de 10.000 arbres pour lutter contre la désertification dans la zone. «  Le repiquage de  ces arbres devraient permettre de lutter efficacement contre l’avancée du désert et du coup sauver les palmeraies et les habitations de Lahweittat de l’ensablement.  Nous pensons gagner ce combat avec l’aide du maire d’El Wahatt Mr Mohamed Ould Dié qui s’investit activement à nos côtés » indique Mr Samba Simakha délégué régional du  DREDD du Tagant.
Khalil Sow  




La radio de l’hôpital régional d’Aleg est en panne une semaine après la visite du président Aziz

La radio de l’hôpital régional d’Aleg est en panne une semaine après la visite du président Aziz   Bizarre est cette Mauritanie, notre beau pays. Un jeune apprenti couturier du nom de Racine Gako a été percuté dans la matinée du 3 juin 2015 sur la digue reliant Boghé Escale à Boghé Dow par un chauffard qui n’a ni permis de conduire, ni assurance ni vignette.

Il a été évacué après quelques heures d’hospitalisation à l’hôpital régional d’Aleg sur demande insistante de sa famille pour effectuer une radiographie afin de déterminer s’il n’a pas de fracture.

Son neveu Bocar Gako se présente auprès du guichet de l’hôpital pour couper un ticket pour la radio. A l’intérieur du bloc de radiologie, il trouve un homme, les deux jambes posées sur la table et ce dernier lui dit en Hassaniya « Chi dor » « que veux-tu ».

Je suis avec un malade qui doit faire la radio. La radio est en panne lui répond le radiologue. Le jeune garçon n’en croit pas ses yeux. Il se représente de nouveau devant le guichet pour réclamer son argent. Le président a été trompé le jour de son passage à l’hôpital, surtout qu’il venait d’être hué par les manifestants de l’IRA.
Elfoutiyou

jeudi 4 juin 2015

Bababé: ONG AMES-ED distribue des moustiquaires aux Almoudos

Bababé: ONG AMES-ED distribue des moustiquaires aux Almoudos [PhotoReportage] Dans le cadre de son projet "un Almoudo , une moustiquaire", l’ONG mauritanienne AMES – Enfants déshérités a procédé Dimanche à la distribution gratuite d’une centaine de moustiquaires imprégnés au profit des enfants mendiants de Bababé.

Cette action vise à prémunir ces jeunes élèves coraniques du paludisme.Trois Daaras et un site de réfugiés ont bénéficié de cette distribution dont les premiers cibles sont les enfants Almoudos âgés de 5 à 13 ans.

Selon Souleymane Falilou président de l’ONG, AMES (Association Mauritanienne pour l’Education et la Santé) - Enfants Déshérités, le projet est réalisé grâce à des dons de quelques personnes de bonnes volontés et aux cotisations des membres de l’association.

L’ONG s’engage à procéder à la veille de chaque hivernage à la distribution de moustiquaires aux enfants Almoudos qui sont souvent oubliés dans les programmes nationales de distribution en ces zones endémiques.

Un suivi régulier au niveau des sites cibles sera fait par les membres de l’organisation pour s’assurer que les bénéficiaires gardent toujours leurs moustiquaires car souvent les marabouts ou les grands talibés récupèrent tout des enfants.

Vénus généralement d’autres villages pour apprendre le coran, les jeunes Almoudos sont souvent laissés à eux même. Ils passent la plus part du temps à mendier .Pieds nus, mal habillés, ils sont souvent battus et agressés.

Aux autorités nationales, organismes, ONG nationales et internationales nous attirons l’attention sur la situation des enfants mendiants des villes mais aussi de jeunes Almoudos des villages

Communication
ONG AMES-Enfants desherités
Enfantsdéshérités1@gmail.com




Avec Cridem, comme si vous y étiez...









mercredi 3 juin 2015

O. Abdel Aziz a inauguré des projets électriques à Boghé

 O. Abdel Aziz a inauguré des projets électriques à Boghé
La ville de Boghé est désormais alimentée en électricité depuis la ville de Rosso. Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a inauguré dimanche cette réalisation de même que l’extension du réseau électrique de la ville. Le ministre du pétrole, de l'énergie et des mines, Ahmed Salem Ould Béchir a détaillé les caractéristiques de ce projet.

Un transformateur de moyenne tension, une ligne électrique moyenne tension 33 KV d'une longueur de 200 km entre Boghé et Rosso et la construction de 100 km de lignes secondaires 33 KV pour l'approvisionnement en électricité des villages et des périmètres agricoles situés entre les deux villes ainsi que la réalisation de 145 km de réseaux basse tension.

Le ministre a ajouté que la réalisation de ce projet a nécessité la mobilisation de 4 milliards 825 millions d'ouguiyas sur financement conjoint de l'Etat mauritanien et du Royaume d'Espagne.

O. El Béchir a précisé, par ailleurs, que la réalisation de l'extension du réseau électrique dans la ville de Boghé a comporté la construction de trois transformateurs électriques et d'une ligne électrique moyenne tension de 33 KV, d'une longueur de 2,3 km ainsi que 454 km de réseau basse tension. Une réalisation qui a nécessité un financement 370 millions 66 milles ouguiyas mobilisés par l'Etat mauritanien et l'Espagne.

Le ministre du pétrole, de l'énergie et des mines a indiqué que le projet de construction d'une ligne électrique entre Boghé et Kaédi est formé des composantes suivantes:

la mise en place d'un transformateur 15/33 KV; d'une ligne principale de 104 km de long d'une tension de 33 KV reliant les deux villes; la mise place de 74 km de lignes secondaires pour approvisionner 30 villages aux alentours de la ligne principale; la mise en place et l'équipement de 2 transformateurs pour l'approvisionnement en électricité des villes de M'Bagne et Bababé; l'installation d'un autre transformateur de type 33/40 KV et le raccordement de la ligne principale au transformateur de Boghé.

Il a relevé que ce projet, financé par l'Etat pour un montant d'un milliard cent soixante dix sept millions d'ouguiya, sera réalisé dans 15 mois.

Il y a eu également la pose de la 1ère pierre du projet d'installation d'une ligne électrique de 33 KV pour relier le réseau de Bouhdida à celui de Manantali à partir du centre de transformation de Boghé.

Le coût de cette extension exécutée par l'Agence Pour l'Accès Universel aux Services de base (APAUS) est estimé à 216 millions d'ouguiya sur un financement conjoint: Etat - Union Européenne.
Sahara Medias

mardi 2 juin 2015

Visite présidentielle a l’intérieur du pays : Rosso veut éviter les dérapages d’Aleg

Visite présidentielle a l’intérieur du pays : Rosso veut éviter les dérapages d’Aleg
Une véritable mobilisation de tout le sécuritaire au niveau du Trarza est mise en branle pour contenir tout dérapage pouvant perturber la visite du président Mohamed Ould Abdel Aziz dans la région. En effet, les évènements d’Aleg, caractérisés par une percée spectaculaire des militants d’IRA qui étaient parvenus à gâcher la fête, pourraient se répéter, selon les autorités régionales, dans cette zone fief de l’organisation antiesclavagiste et dont les principaux leaders sont actuellement en prison.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz, en tournée depuis jeudi 28 mai dernier dans le Brakna, se prépare à être l’hôte du Trarza. Si les cadres de la région ont terminé les dernières répétitions avec leurs troupes, aux termes d’une mobilisation de plusieurs jours au cours desquels tous les aspects de l’organisation ont été revus, côté administration, c’est le cauchemar.

Autorités administratives et responsables de l’appareil sécuritaire vivent l’angoisse d’une tournée qui risque de ne pas échapper à l’afflux massif des militants d’IRA, déterminés à faire entendre leurs voix et leurs revendications. Il s’agira aussi pour les populations de confisquer la parole aux cadres qu’ils accusent de privilégier leurs intérêts égoïstes à ceux de la collectivité.

« Aidez-nous Monsieur le président à faire accepter les aliments à nos bétails ! » L’une des revendications phares des éleveurs, qu’ils soient du Trarza, du Brakna ou de tout autre région pastorale du pays, c’est bien la qualité des aliments du bétail. A ce propos, une passe d’arme autant passionnante pour les observateurs qu’irritante pour les autorités aurait opposé les éleveurs du Brakna au président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Plusieurs d’entre eux, ont en effet demandé au président de convaincre leurs bêtes que les aliments mis à leur disposition sont consommables, car le bétail refuse catégoriquement de les consommer à cause d’une très mauvaise facture. Un constat que le président Aziz apparemment plus disposé à défendre ses ministres se refuse d’entériner.

Selon lui, si les animaux refusent de consommer les aliments de bétail, « en bonne qualité » selon lui, c’est qu’ils ne sont pas habitués. Un dialogue de sourds que la réunion des cadres à Aleg n’est pas parvenu cependant à circonscrire.

Pas plus qu’il n’a voulu rien comprendre quand les éleveurs se sont plaint sur les prix excessifs des aliments de bétail et la mauvaise qualité, ce qui visait son ministre de l’Elevage, son Commissaire à la Sécurité Alimentaire ainsi que son ami, l’ADG de la SNIM. Pour Ould Abdel Aziz, le point de vue soulevé par les éleveurs relève de la rhétorique des opposants. Selon lui, le gouvernement a certifié que les produits cédés pour la consommation du bétail sont de bonne facture.

Mais le séjour de Mohamed Abdel Aziz a été fortement perturbé dès l’étape d’Aleg. A la place des courtisans et des foules d’applaudisseurs, il tombera sur des centaines de militants d’IRA qui accompagneront son cortège par des huées, déchirant ses photos géantes et les piétinant tout en brandissant à leur place les effigies grandeur nature de Birame Dah Abeid, président du mouvement, emprisonné depuis plus de cinq mois en compagnie de son vice-président Brahim Bilal, dans la prison centrale de la ville.

Résultat, après le départ du cortège présidentiel, la visite habituellement allégée des prisonniers a été corsée. Il faut dorénavant une autorisation écrite du parquet au lieu de la simple présentation de la carte d’identité à l’entrée de la prison. Dans plusieurs localités visitées, Djonaba, Bourrat et dans seize autres localités du Brakna, les populations ont brandi des bidons vides pour dénoncer le manque d’eau.

Etat de siège à Rosso

Des unités de la gendarmerie, de la garde nationale, de l’armée et de la garde présidentielle venus de Nouakchott et de Ouad Naga ont été dépêché à Rosso ces jours-ci. L’objectif est d’éviter le désagrément qu’a connu la ville d’Aleg. Les partisans du leader abolitionniste Birame Dah Abeid avaient attaqué le convoi présidentiel à coups de pierres et d’œufs, avec des accrochages avec la garde rapprochée du président.

Les autorités craignent de forts dérapages à Jidr El Mohguen, le fief du président d’IRA dont les partisans accusent le président Mohamed Abdel Aziz de raciste et d’esclavagiste. Il faut dire que comme le Brakna, le Trarza connaît plusieurs conflits liés à la terre.

Dans ce cas précis, l’affaire de Tiambène pourrait constituer une épine dans le pied de l’administration locale. Aussi, le Wali dans un souci d’étouffer cette affaire avant l’arrivée de Mohamed Abdel Aziz se serait réuni avec les différents protagonistes. Il faut dire que quatorze habitants du village Wolofs de Tiambène ont été arrêtés il y a quelques jours par la gendarmerie pour avoir cueilli des mangues dans un champ situé dans leur périmètre.

Or, ces champs de manguiers ont été rétrocédés par l’Etat mauritanien à une dame après la déportation des habitants. A leur retour dans leur village ils n’ont pas pu entériner une telle confiscation de fait. Le combat des populations de Tiambène plus la libération de leurs dirigeants emprisonnés à Aleg, constituent ces jours-ci les thèmes sur lesquels le mouvement IRA compte surfer pour la mobilisation des opprimés.
L'Authentique 
Cheikh Aïdara

Keur Macène:Boidiel affûte ses bras pour applaudir Aziz et Ould Boilil se fait chasser

Keur Macène:Boidiel affûte ses bras pour applaudir Aziz et Ould Boilil se fait chasser Le président du parti El Wiam, Boidiel Ould Houmeïd, opposant atypique car fervent supporter du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, est depuis des jours sur le pied de guerre à Keur Macène pour mobiliser ses troupes. L’objectif est de réserver au président Aziz un accueil inoubliable.

Par ce geste, Boidiel envoie plusieurs signaux, aux thuriféraires du pouvoir à qui il démontre qu’on peut être opposant et fervent laudateur du régime en place, à l’opposition dite radicale en leur disant qu’ils perdent leur temps, à son principal adversaire politique, Mohamed Ould Boilil, que Keur Macène est son fief.

Enfin, un dernier message à Mohamed Ould Abdel Aziz, pour lui dire que si ses partisans le trahissent, il pourra trouver dans le parti El Wiam et dans son président, une armée encore plus fidèle.

Quant à Mohamed Ould Boilil qui a coupé tous les ponts avec sa base depuis qu’il a été nommé président de l’Assemblée nationale, il a été pratiquement chassé de Keur Macène. Venu pour organiser la visite du président sur les lieux, il s’est fait hué par les habitants qui l’ont déclaré persona no grata. Ils lui reprochent de n’avoir jamais rien fait pour eux et de ne penser qu’à sa propre personne.

Mais pour Ould Boilil qui a été élu sur la liste de l’UPR au niveau de Nouakchott, les populations de Keur Macène peuvent aller se faire voir ailleurs, l’essentiel pour lui est qu’il jouit de la confiance du président Aziz.

Il faut dire que Mohamed Ould Boilil serait perdu si, lors des législatives de novembre 2012, l’UPR, parti au pouvoir l’avait envoyé gagner ses galons de député chez lui. Il n’y aurait récolté la moindre voix, même de ses plus proches parents, selon des sources locales.
L'Authentique 
Ahmed B.

samedi 30 mai 2015

Tagant : Fin de la tournée du wali dans la Moughataa de Tidjikja


Le wali du Tagant Mr Abderrahmane Ould Mahfoudh Ould Khatry vient ce vendredi 29 mai  de boucler sa tournée de prise de contact dans la Moughataa de Tidjikja. Les communes de Boubacar Ben Amer, Lahsera, El Wahat et Tensiqh ont été les principales étapes de ce périple qui lui a permis d’ informer les populations des efforts déployés par les pouvoirs publics en matière d’éducation, de santé, de sécurité, de lutte contre la pauvreté, de développement économique et d’apaisement du climat politique et social.
 « Je ne promets pas de régler vos problèmes séance tenante mais je travaillerai pour qu’ils soient connus au plus haut niveau et pour que des solutions leur soient trouvées dans les meilleurs délais »  tel est le leitmotiv décliné par le Wali du Tagant face aux populations visitées et ce, afin de les inviter à faire preuve de patience et de réalisme.
Partout où il s’est rendu, Ould Khatry n’a pas  manqué, également, de faire l’apologie du travail source de richesse et d’épanouissement, de la lutte contre les archaïsmes et la nécessité pour les populations d’accompagner les efforts des pouvoirs publics. Pour arriver à ces objectifs,  il a appelé les habitants des localités visitées à éviter, autant que faire se peut, de donner libre cours aux intérêts égoïstes causes principales des divisions et d’éparpillement des forces et des énergies. Il a invité les populations à adopter l’approche du regroupement pour mettre un terme à l’occupation anarchique de l’espace afin d'éviter la dispersion des programmes  à caractère socioéconomique initiés par les pouvoirs publics.
Doléances tous azimuts

Même s’il a fait l’objet d’un accueil chaleureux au cours de ses différentes étapes, il n’empêche que les populations visitées n’ont pas hésité un seul instant à attirer l’attention  du Wali sur des problèmes récurrents auxquels elles font face. Ces problèmes sont de plusieurs ordres : Celui de la rareté de l’eau qui a été pratiquement abordé lors de toutes les étapes,  la distribution de l’aliment de bétail insuffisante selon certains et mal repartie selon d’autres,  le problème de l’enclavement ( Talmest , Echarim, Oudey Mejbour, Eghmenrit), le problème de l’ensablement (palmeraie de Lahweitatt),  des doléances pour la création de nouveaux établissements pour le secondaire ( Eghlembit, Iguevane I) et pour le fondamental (Dendane ), demande d’extension du réseau électrique de Tidjikja pour alimenter la localité de Lahweitatt et acquisition d’une centrale électrique pour alimenter Nimlane ( promesse que le Président de la République aurait faite aux habitants de cette localité) et Last but Not Least des doléances liées à l’ouverture des boutiques Emel dans des localités difficile d’accès et des réhabilitations des barrages et des écoles.

Ces doléances ont été consignées dans des rapports lus par les maires des communes visités notamment Saleck Ould Abdel Jelil (Boubacar Ben Amer), Bah Ould Mohamed (Lahsera), Mohamed Ould Dié (El Wahat) et  El Meymoune Ould Soumbar (Tensiqh).
Deux faits méritent toutefois qu’on s’y attarde. Il s’agit de la gestion controversée de l’eau potable  au niveau de Rachid et de l’exclusion du barrage d’Iguevane d’une partie de la population de cette localité.
La destruction d’une partie du tuyau principal alimentant le réseau d’adduction d’eau de Rachid suite aux travaux de construction de l’axe Tidjikja-Khat, la mauvaise qualité du service et le coût élevé des factures ont été évoqués par les populations devant le Wali. Lesquelles populations sont unanimes à fustiger les prestations de  l’ONESER  accusé d’être à l’origine de tous les dysfonctionnements. Cette question qui a soulevé un tollé entre les populations de Rachid et le responsable régional de L’ONESER a été suspendue par le Wali du Tagant qui a promis d’y voir plus clair en s’informant sur le contenu du cahier de charge signé par la société en charge de la construction de l’axe Tidjikja-Khat .
Le second fait, et non le moindre, est celui soulevé par le dernier intervenant de l’étape d’Iguevane. Selon ce dernier plus de  80% de la population d’Iguevane n’ont pas accès au barrage de cette localité qui n’est exploité que par quelques rares privilégiés. Il a invité les pouvoirs publics de peser de tout leur poids pour trouver une solution à ce problème qui n’a que trop duré.
Notons enfin que la tournée du Wali dans la Moughataa de Tidjikja a été une occasion pour lui de toucher du doigt les problèmes de ses administrés. Ce premier pas qui vient d’être franchi par le chef de l’exécutif régional doit se traduire dans les actes par la mise en place d’une stratégie de prise en charge et de suivi rigoureux de ces problèmes pour leur règlement définitif.

Khalil Sow   










Zouerate/ Un élément de la sécurité blessé par balle

Zouerate/ Un élément de la sécurité blessé par balle
  Un élément de l’unité de la Garde nationale stationnée à 60 Km au nord-est de la cité minière a été blessé par balle ce vendredi, apprend-on de source sure. Originaire de Boghé, le garde en question manipulait son arme à feu, oubliant de la sécuriser, alors qu’elle contenait une cartouche.

C’est alors que le projectile est sorti le blessant à l’épaule. Il a reçu les premiers soins à la clinique de la Snim, avant d’être transféré à l’hôpital régional de Zouerate, en attendant son évacuation.

La même source précise que ces jours sont hors de danger.
 Mauriweb

mercredi 27 mai 2015

SNDE Boghé : L’affectation de Brahim O El Bah, la problématique de l’eau et la fronde des jeunes contre la pénurie et la qualité du liquide précieux

SNDE Boghé : L’affectation de Brahim O El Bah, la problématique de l’eau et la fronde des jeunes contre la pénurie et la qualité du liquide précieux A quelques semaines de la visite qu’effectue du 28 au 1er Juin 2015 dans les cinq départements de la région du Brakna, le président de la république Mohamed O Abdel Aziz, la direction générale de la SNDE a procédé au remplacement de Brahim O El Bah qui dirigeait l’agence par Sidi Mohamed O Bouchama éjecté de la très convoitée agence de Nouadhibou.

C’est dans un contexte de crise de l’eau (déficit et qualité de l’eau) que le désormais ex-chef d’agence très apprécié des populations à qui la direction générale reproche certaines indiscrétions portant sur la qualité de l’eau rapportent des sources dignes de foi que le Raîss va séjourner à Boghé.

« Interdit en Mauritanie à un fonctionnaire de dire la vérité fusse t-il un problème qui touche la santé public». Dès le début de la réalisation du projet avec le forage des puits qui alimentent le réseau local de la SNDE, les analyses effectuées sur l’eau avaient révélé des problèmes sur la qualité mais les autorités de l’époque n’ont trouvé d’autres solutions que de supprimer le troisième forage et de se contenter des deux dont l’eau est saumâtre.

La récente contribution du professeur Alhousseynou Sy paru dans le site Cridem sur la problématique de l’eau nous a davantage édifiés sur ce sujet préoccupant pour toute une population.

La proximité du périmètre rizicole où des engrais chimiques et d’autres pesticides dangereux pour la santé humaine sont déversés, des intrants agricoles occasionnant une contamination de la nappe où sont implantés les forages de la SNDE constituent autant d’éléments de preuves et d’arguments qui fondent la méfiance des populations à l’égard de cette eau.

Du coup, une grande partie de la population, les autorités administratives y compris s’approvisionnent maintenant à partir d’autres sources à Thiénel avec des bidons d’eau transportés sur des charrettes ou des voitures moyennant 100 Um le bidon.

Il y a aussi ceux qui se sont rabattus systématiquement sur l’eau des puits ou du fleuve. Pour ceux qui ont les moyens, c’est l’eau minérale qu’ils boivent. Au centre médical de Boghé, des analyses effectués sur plusieurs patients ont décelés la présence de fortes doses de calcaire dans leurs urines rapportent des sources qui requis l’anonymat.

Sans compter les maladies rénales qui se répandent chez la population. Toutes ces choses renforcent aujourd’hui la méfiance des populations vis-à-vis de l’eau de la SNDE. Le Hakem en personne a écrit pour alerter le ministère concerné mais aucune réaction jusque là.

Lors d’une récente réunion entre le maire de Boghé avec les notables, les femmes et les jeunes dans le quartier de Boghé Dow, une fronde des jeunes contre l’eau distribuée par la SNDE dans la ville s’est invitée dans le conclave au point même de perturber la réunion.

Ces jeunes tiennent à se faire entendre avec l’arrivé du président Aziz à Boghé sur le sujet de l’eau. L’Etat avait prévu l’implantation d’une unité industrielle de traitement de l’eau du fleuve pour alimenter désormais la ville partir du fleuve.

Et si nos mémoires sont bonnes, un bailleur, l’OMVS était même prêt à financer le projet mais depuis plus aucune information. « Comment peut-on envisager de creuser un canal pour dévier l’eau du fleuve de Boghé jusqu’à Aleg alors que Boghé a soif » s’est interrogé N’Diaye Daouda au cours de ce conclave.

 Elfoutiyou