mardi 17 juillet 2012

Tagant : 14 localités certifiées à l’état Fdal

La coordination régionale d’ATPC/PFE du Tagant et les populations bénéficiaires ont célébré lundi 16 juillet la certification à l’état Fdal (fin de la défécation à l’air libre) de 14 localités. Il s’agit de 10 localités de la Moughataa de Moudjeria ( Housseiniya, Mechra, Ragbet Akneyker, Kheig Tebout, Hay El Hisyane, Achram, Voum Ejer, Libheyga et Krea) et 4 localités de la Moughataa de Tidjikja ( Echarim, Nouadar, Lahraj, Temtemlel et Aghanit). Dans son allocution, Mohamed Ould Kory Directeur régional de l’hydraulique a souligné l’importance de ce programme dans le rehaussement de la qualité de vie des populations locales qui, en respectant les règles d’hygiène de base contribueront à préserver leur environnement. Même son de cloche de la part de Ahmed Ould Lekheil de la Direction centrale de l’Assainissement qui n’a pas manqué d’inviter les populations bénéficiaires à faire usage des infrastructures d’hygiène (latrines) mise à leur disposition et de travailler à ce que comportement soit adopté par tous. Les représentants des localités certifiées ont pris la parole tour à tour pour remercier l’Unicef et la Direction de l’hydraulique et poser une série de questions liées à des sujets divers (eau, éducation, santé, Emel 2012, désenclavement…). Le Directeur régional de l’hydraulique a répondu aux questions relevant de sa compétence et promis de saisir ses collègues de l’Education nationale, de la santé et du développement rural pour leur transmettre les doléances qui leur sont adressées. Notons enfin que le programme ATPC est exécuté par la Direction de l’Assainissement du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement avec l’appui de l’Unicef. Khalil sow Khalil1965@yahoo.fr

Festival des dattes de Tidjikja : Clôture des festivités. [Reportage Photos]

La 3eme édition du Festival des dattes de Tidjikja a pris fin la soirée du dimanche 15 juillet 2012 aux environs de 23 heures. La cérémonie de clôture a été marquée par un échange de discours entre le secrétaire général du ministère de la Culture de la Jeunesse et des Sports, le Wali du Tagant et le maire de la commune de Tidjikdja. Cette cérémonie quis’est déroulée dans une ambiance festive agrémentée par de savoureuses notes musicales de Hamady Ould Nane, Mohamed Ould Kory, Ould Moylid et la virtuose Nane Mint Cheikh Ahmed, a servi également d’occasion pour l’attribution des prix aux lauréats des concours. Il convient de souligner que la 3eme édition du Festival des dattes de Tidjikja a connu de nombreuses inaugurations, une signature de convention, des conférences-débats portant sur des thèmes touchant à la vie oasienne et sur la vie et les œuvres d’éminentes personnalités comme le grand érudit Sidi Abdoulah Ould Haj Brahim. Mais comme toute œuvre humaine qui se caractérise par des moments de joie et d’autres de regret et d’affliction, la 3eme édition du Festival des dattes de Tidjikja a connu son moment sombre avec le dramatique accident survenu à Moudjéria et qui a coûté la vie à un vieillard dont le corps a été littéralement écrabouillé par le véhicule d’un jeune festivalier qui roulait en trombe pour regagner Nouakchott. Khalil Sow / Tagant

Incidents d’Akjoujt : Ould Abdel Aziz pourrait révoquer des responsables administratifs et militaires impliqués.

La grève des employés de la MCM, l’assaut des gardes sur ces travailleurs et la mort de Mohamed Ould Mechdhouvi sont des éléments qui ont occupé le devant de la scène nationale pendant toutes ces dernières 72 heures, alors que le président de la république se trouvait absent du pays pour motif de voyage dans la capitale éthiopienne pour prendre part aux travaux du 19e sommet de l’Union africaine. Le président de la république avait certes l’œil vigilant sur tout ce qui se passe dans le pays, mais le fait de se trouver à plusieurs milliers de km, rendait la prise de certaines mesures par rapport à ces incidents de grande portée incertaines, nécessitant le retour du chef de l’Etat pour cerner avec ses proches collaborateurs tous les aspects de la question. Selon des sources généralement informées citées par atlanticmédia le président de la république ne serait pas satisfait de la façon avec laquelle les autorités administratives et sécuritaires ont géré les incidents survenus entre les employés de la MCM et des forces de maintien de l’ordre. Selon les mêmes sources, c’est le président en personne qui a dépêché dans la capitale de l’Inchiri des membres du gouvernement pour présenter les condoléances en son nom à la famille éplorée d’Ehl Mechdhouvi. Les mêmes sources n’écartent pas l’éventualité de sanctions des responsables administratifs et militaires directs de la gestion de la crise qui a conduit à une mort d’homme et à la blessure d’autres, allant même jusqu’à présager des mesures de révocation totale ou partielle de leurs fonctions, pour avoir supervisé l’opération de mise en échec du sit-in des employés de la société mauritanienne de cuivre. www.cridem.org Source : Le Véridique (Mauritanie)

dimanche 15 juillet 2012

Etats Généraux sur l’Education et la Formation: Atelier régional du Tagant

Plusieurs acteurs éducatifs du Tagant ont été conviés à un atelier régional ouvert samedi dernier pour discuter des voix et moyens permettant de rehausser la qualité du système éducatif national. L’atelier qui a eu lieu dans la salle de réunion de la mairie de Tidjikja, a été ouvert par le Wali du Tagant Mr Mohamed Moustapha Ould Mohamed Vall qui avait à ses côtés le Hakem de Tidjikja, la coordinatrice de la mission et membre de la Commission Nationale des Etats Généraux de l’Education et de la Formation Mme El Betoul Bint Abd Haye, le DREFP du Tagant Mr Mohamed Sidenté Samba et les Inspecteurs départementaux de Tidjikja, Moudjeria et Tichitt. Dans le discours qu’il a prononcé pour la circonstance, le Wali du Tagant a a rappelé le souci des pouvoirs publics à faire de l’école mauritanienne une école de qualité invitant par la suite les acteurs éducatifs de la région à mettre à profits ces journées de concertation pour réfléchir sur les meilleures pistes pouvant sauver l’école mauritanienne. Enfin, le Wali a rappelé les nouvelles orientations portant sur la promotion de l’enseignement technique et l’acquisition des compétences permettant aux futurs diplômés de pouvoir intégrer facilement le marché de l’emploi. Rappelons que les discussions qui s’étaleront tout au long des quatre jours que dureront l’atelier touchent à huit thématiques : Ressources humaines ; Programmes et manuels; Enseignement des sciences; Formation professionnelle ; Suivi et Evaluation ; Infrastructures ; Cadre institutionnel et Pilotage ; Innovation et Recherche scientifique. Les participants à cette rencontre ont été sélectionnés selon des critères objectifs liés à la compétence, l’assiduité, la discipline et la rigueur dans le travail. Ces participants sont issus des différents corps de l’enseignement (Inspecteurs, professeurs, Directeurs d’école, Instituteurs) mais également des partenaires de l’école (parents d’élèves, société civile). Khalil Sow

Scandale 'Emel 2012' : Les révélations continuent.

Le scandale " Emel 2012', au niveau d’Aleg, capitale du Brakna, prend une autre tournure, avec l’audition par le juge d’instruction des plus hautes autorités de la région (Wali et Hakem) ainsi que les révélations faites par les maires des communes d’Aleg (l’adjoint qui était chargé du suivi de cette opération), de Cheggar, Aghchorguit, Boudida et Diolwar. Tout semble indiquer qu’il s’agit d’une vaste filière de détournement des produits d’Emel 2012, destinés à l’allégement des souffrances des citoyens, mais qui auraient servi, plutôt, à " engraisser " des commerçants et des responsables de l’administration. Le scandale " Emel 2012, au niveau d’Aleg, capitale du Brakna, est en terrain d’ébranler l’échiquier politique, et soco-économique du pays. Des documents révélés au grand public par le site Alakhbar donnent l’ampleur du scandale avec l’augmentation exponentielle des personnes mises en cause. Les autorités semblent décidées à tirer au clair les fils enchevêtrés d’une affaire qui dépasse de loin la saisie d’un camion d’aliments de bétail en train d’être vidé, de nuit, pour être revendu, au double de sa valeur marchande, par des commerçants véreux. L’entrée en lice, dans le cadre de l’enquête, du wali, du hakem et des maires de la moughataa d’Aleg donne au scandale une tournure administrative suivie de près par les autorités centrales mais aussi par l’opinion publique nationale qui a là une occasion en or pour savoir si la lutte contre la gabegie a vraiment un sens dans un pays où le " tieb-tieb " (les affaires louches) est la plus ordinaire des activités. De l’escroquerie au détournement des deniers publics Les déclarations faites par les maires des différentes communes de la moughataa sont plus ou moins compromettantes pour le hakem d’Aleg. Tout indique que ce dernier aurait cherché à " maîtriser " l’opération en son amont (l’établissement des listes des bénéficiaires), en faisant recours à des gardes mais aussi en signifiant aux maires qu’ils ont peu de chose à faire dans l’identification des éleveurs de leurs communes. La preuve d’une telle orientation, révèle le site Alakhbar, est la non reconnaissance de tous les maires des listes établies par le hakem et détenues aujourd’hui par le juge d’instruction. Ce sont ces listes et non celles paraphées par les maires qui auraient servi de " tableau de bord " (de distribution) au chef de centre du CSA (Commissariat à la Sécurité Alimentaire) et à l’inspecteur de l’Elevage. Pour tirer au clair cette imbrication des rôles et des parts de responsabilité, l’avis du wali du Brakna, Aboubecrine Ould Khourou, entendu le 09 juillet dernier par le juge d’instruction, compte beaucoup. La caractéristique principale de ce vaudeville, c’est que tout le monde semble détenir un bout de vérité. Les différents protagonistes du scandale seraient connus maintenant à tous les niveaux et la seule difficulté, pour les enquêteurs, est de pouvoir déceler qui dit vrai, à partir de la confrontation des déclarations mais aussi de situations équivoques où l’on trouve des membres de l’administration, des maires, des commerçants, des vrais-faux éleveurs, des gardes, des intermédiaires (samsaras) et des charretiers. Le linge sale se lave entre…accusés Alakhbar, qui dit disposer de documents de première main dans cette affaire, rapporte ce qu’il dit être les déclarations du " chargé des affaires " de la mairie d’Aghchorguitt, Hamada Ould Cheikh Ould Lemrabott indiquant que sa commune a bénéficié de 246 tonnes d’aliments de bétail. Une dotation conséquente par rapport à la commune d’Aleg dont le maire adjoint, Blal Ould M’bareck, déclare n’avoir reçu que 46 tonnes ! Le maire d’Aghchorguitt a cependant rejeté toute responsabilité dans cette affaire, reconnaissant n’avoir visité aucune localité de sa commune ou établi aucune liste, étant plutôt occupé par sa mahadra, comme il dit. Il reste qu’il n’a pas donné de précisions sur ceux qui se sont occupés de cette tâche cruciale, qui pourrait déterminer la part de responsabilité de chacun, ni sur qui a pris sur lui de désigner la commission chargée d’établir la liste des bénéficiaires ! Il a reconnu cependant avoir avalisé ces listes, comme l’a fait la commission, soulignant au passage que deux localités (Jeddah et Bagdad) avaient été rayées de la liste. Deux localités habitées exclusivement par des Haratines, ce qui peut rendre suspecte leur mise à l’écart inexpliquée par le maire d’Aghchorguit ! Ould Lemrabott aurait déclaré avoir soumis ses propres listes à l’ancien Hakem, qui les a rejetées, et reconnu à son successeur une plus grande compréhension dans le traitement d’une opération dont la complexité - et les intérêts en jeu - sont révélés actuellement par le scandale d’Emel 2012 d’Aleg. A propos de l’établissement des listes et de qui en est responsable, Ould Lemrabott aurait montré du doigt l’inspecteur de l’Elevage qui remettrait de son côté les registres, ajoutant qu’il n’a reçu de lui qu’un seul et sur intervention de son collègue de Djolwar, Cheibany Ould Beyatt. Il accuse ainsi cet inspecteur de gérer les registres selon son bon vouloir et le hakem de déclarer " ne rien pouvoir faire ". De son côté, le maire de Cheggar, Moctar Ould Isselmou, déclare que sa commune est la moins concernée par l’opération " Emel 2012 ". La liste présentée par le juge d’instruction au maire de Cheggar, et censée contenir les noms des bénéficiaires de la distribution d’aliments de bétail, lui serait inconnue, à part un seul nom ! Elle aurait comme bizarrerie de ne contenir que des prénoms, sans noms de familles ! La question posée également est de savoir si l’escroquerie est du fait des autorités responsables de l’opération ou de citoyens qui ont voulu se faire passer pour des éleveurs, bénéficier de " bons " et revendre les produits à des commerçants réalisant, du coup, des bénéfices conséquents et rapides. MOMS Cridem

3eme édition du Festival ces dattes de Tidjikja: Visite des stands, excursion et soirée récréative

La deuxième journée du Festival des dattes de Tidjikja édition 3, été marquée par la visite des stands de la caravane de l’exposition. Il s’agit de plusieurs tentes dressées dans la grande Bathaa de Tidjikja dont chacune est réservée à une thématique liée à la vie oasienne (vulgarisation agricole, médecine traditionnelle des Ehel Maghary, ATPC/PFE, exposition de dattes …). Par la suite, les festivaliers ont visité l’exposition des manuscrits où ils ont reçu d’amples informations sur les titres exposés, leurs auteurs et les sujets qu’ils traitent. Pour rappel, Tidjikja compte plus de cinq mille manuscrits abordant des sujets divers touchant à la jurisprudence Islamique, la médecine, les sciences sociales, des manuscrits de grammaire arabe, de poésie, de l’ésotérique, de l’astrologie et de la mystique (interprétation des rêves). Après cette étape riche en enseignements, les visiteurs se sont rendus à l’école 1 de Tidjikja où ils ont rencontrés les enfants de la colonie des vacances venus de différents points du pays pour assister au Festival des dattes de Tidjikja. Ce fut également l’occasion pour eux de visiter les locaux en décrépitude de l’une des écoles les plus anciennes du pays. Sur place le maire de Tidjikja a déclaré que la coopération française en Mauritanie a débloqué un financement de vingt millions d’Ouguiya pour la réhabilitation de cette école. Dans l’après-midi une excursion touristique a été organisée sur le site de Joueila (une dizaine de kilomètre à l’ouest de Tidjikja) pour permettre aux festivaliers de déguster des spécialités culinaires locales. Cette excursion a été suivie par une soirée artistique et folklorique. Khalil sow cp/Tagant Khalil1965@yahoo.fr

vendredi 13 juillet 2012

Brakna : L’affaire 'Emel 2012' se corse.

C’est le scandale de cette fin d’été et il a lieu non pas à Nouakchott, ville où toutes les affaires bonnes ou mauvaises se tissent, mais à Aleg, capitale du Brakna. Il s’agit d’une affaire portant sur le détournement de produits " Emel 2012 ". L’affaire en question sort subitement de son cadre strict de combine entre des responsables locaux du Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) et des grands commerçants de la ville, pour impliquer, à certains niveaux, des membres de l’administration et des éléments des forces de sécurité. L’enquête menée tambour battant par le juge d’instruction, qui a décidé de requalifier le dossier qui passe ainsi d’accusation de " détournement et vente d’un chargement d’aliments de bétail ", dans le cadre du plan d’urgence " Emel 2012 ", à celle d’escroquerie et de " détournement de deniers publics ". Le juge a justifié sa demande par le fait que la plupart des prévenus sont des fonctionnaires de l’Etat. Mais ce qui est à l’origine de la stupeur des habitants de cette ville, c’est l’ampleur du scandale, qui ne concerne plus la vente du chargement d’un camion 30 tonnes mais concernerait un vaste réseau dans lequel des hauts responsables de la wilaya et des éléments de la garde nationale seraient impliqués. L’opération de détournement qui aurait commencé avec la mise en œuvre du plan d’urgence " Emel 2012 " financé à hauteur de 45 milliards d’ouguiyas par le Gouvernement, porterait, en réalité, sur le détournement et la vente à des particuliers de centaines de tonnes de produits. Les échos de cette affaire qui arrive jusqu’à Nouakchott, avec l’interrogatoire de maires de la moughataa, la convocation du hakem d’Aleg par les autorités judiciaires et même, dit-on, celle du wali considéré comme le premier responsable de toute la région, la font sortir du cadre restreint d’un scandale circonscrit dans le temps et dans l’espace pour pousser, peut-être, à auditer l’ensemble du plan d’urgence. Surtout que la Coordination de l’opposition démocratique (COD), à travers les interventions de ses députés à l’Assemblée, n’a cessé de dénoncer ce qu’elle a qualifié de vaste opération de gabegie profitant à des milieux très proches du pouvoir. Selon des sources locales, chaque partie impliquée, à tort ou à raison dans ce vaste scandale a voulu rejeter la responsabilité sur l’autre. Etant le premier à avoir révélé les dessous de cette affaire, et suscité l’enquête diligentée depuis Nouakchott, le hakem d’Aleg aurait été indexé, à son tour, par certains maires qui se refuseraient à être les seules victimes expiatoires d’une opération aux contours encore flous. Ce qui est donné pour presque sûr, c’est la volonté des plus hautes autorités du pays à aller jusqu’au bout de la procédure d’enquête. Surtout que l’ensemble du plan d’urgence a été entaché, dès sa mise en œuvre, par des soupçons de détournements venant pratiquement de toutes les wilayas du pays. Ne pas agir dans le sens d’une recherche de la vérité, sur l’ensemble des " affaires " qu’une certaine presse a rapporté du Hodh Chargui au Trarza, en passant par le Guidimagha, l’Assaba et le Brakna, c’est tout simplement discréditer une opération qui aura coûté au Trésor public la bagatelle de 45 milliards d’ouguiyas ! Ce qui signifié que tout ce qui aura été dit, non seulement sur l’efficacité et la transparence d’Emel 2012 pourrait être mis en doute, mais aussi que la lutte contre la gabegie, enfourchée par le président Aziz et le gouvernement du Premier ministre Moulay Ould Mohamed Laghdaf, n’est que simple prétention. Ne pas traiter avec la fermeté requise cette affaire donnera du blé à moudre à la machine de propagande de la COD et du crédit à toutes les protestations venant d’éleveurs en détresse, au moment où l’on s’apprête à entrer dans une période d’hivernage susceptible de mettre un terme à la vente des aliments de bétail et de permettre, avec un certain recul, d’évaluer l’impact d’un plan d’urgence dont le principal handicap aura été le manque de visibilité (par défaut de communication) à tous les niveaux. Il faut maintenant agir dans le sens d’une " correction " pour que les rumeurs - ou vérités tues - sur ces opérations de détournement ne relèvent pas seulement de l’anecdotique. Comme, par exemple, l’évocation de listes d’éleveurs faites sur des bases malsaines, avec l’utilisation de faux numéros de cartes d’identité ; ce qui ne peut être que le fait d’une complicité entre le triptyque " responsables du CSA - Administration locale - Commerçants ". Le CSSA condamne "l’accaparement" des terres de la Vallée Les organisations membres du Comite de suivi de la sécurité alimentaire (CSSA) estiment que les administrateurs mauritaniens peu scrupuleux ont procédé à des distributions anarchiques des terres ancestrales des paysans sans défense, à des spéculateurs, qui ne les mettent même pas en valeur, de surcroit. L’attention du CSSA a été attirée, ces jours-ci, par les collectivités villageoises de deux Dioudé et de Dounguel, qui l’ont informé de l’aménagement en cours d’exécution au niveau de leur zone de culture, selon une déclaration reçue à Alakhbar. La déclaration souligne que les représentants des communautés concernées ont saisi toutes les autorités locales concernées, afin d’obtenir des informations précises par rapport à ce projet réalisé sur leurs terres. Malheureusement, force est de constater que, ni les autorités communales, ni les populations des communes concernées, ni les populations dépendantes de ces terres ne disposent d’aucune information sur les tenants et les aboutissants de ce projet.. Par conséquent, le CSSA, qui condamne tout accaparement des terres de la vallée, met en garde les autorités contre tout développement d’une situation qui pourrait menacer la paix et la sécurité dans la zone. Il lance un appel solennel au gouvernement mauritanien pour trouver une solution juste et durable aux interrogations des communautés concernées par l’aménagement, demandent aux autorités en charge de ce dossier, d’associer et d’impliquer les populations concernées au processus dans le cadre d’une large concertation. Bilan mitigé A son lancement par le Premier ministre Moulay Ould Mohamed Laghdaf, en février dernier, bon nombre d’observateur doutaient déjà de l’efficacité d’un tel plan d’urgence. Côté pouvoir, la tendance était, visiblement, à ne pas trop attiré l’attention sur un programme parti pour être un vrai fiasco politico-social. Questions de moyens, bien sûr, mais aussi de mauvaises prévisions. " Emel 2012 " doté théoriquement d’une enveloppe financière de près de 45 milliards d’ouguiyas n’avait réellement commencé que dans ses deux composantes " ventes des produits de première nécessité " et " secours aux éleveurs " meurtris par une implacable sécheresse. Tout le reste n’était qu’accommodements à des programmes déjà existants au niveau du Commissariat à la sécurité alimentaire et du ministère du Développement rural. Tout le monde avait aussi remarqué que, à moins de 5 mois de la période d’hivernage, les autorités faisaient preuve de fainéantise pour épargner des ressources qui s’élevaient, théoriquement, à 45 milliards d’ouguiyas mais qui, dans la réalité, devaient être bien en-deçà. Question de valorisation d’une action qui s’inscrivait, comme le veut la logique du pouvoir, dans l’optique des " réalisations grandioses " du " président des pauvres ". Et l’on s’était demandé, à l’époque, si l’Etat avait vraiment les moyens de sa politique dont l’objectif, non avoué, est de parvenir à gagner le cœur de citoyens qui commencent à désespérer de voir que le grand changement promis par Ould Abdel Aziz n’était, en fait, qu’un leurre. Nonobstant le retour en force des hommes et femmes de " l’Ancien Régime " (le système Taya), il faut reconnaître, aussi, que sur le plan économique et social, les déceptions sont légion. Et pour bon nombre de citoyens, " Emel " n’était que la suite-catastrophe de " Solidarité ". Le scandale d’Aleg en sera-t-il la preuve ? Sneiba Mohamed www.cridem.org Source : L'Authentique (Mauritanie

jeudi 12 juillet 2012

Tagant : Formation au profit des femmes élus et de la société civile

La participation politique et le leadership des femmes sont des facteurs essentiels pour une gouvernance démocratique et égalitaire. Afin de favoriser cette dynamique, la coopération espagnole (AECID), la coopération technique allemande (GIZ) et le centre de recherche universitaire espagnole Institut d’Etudes Juridiques Internationales (IEJI), en collaboration avec le Réseau des Femmes Elues Locales d'Afrique (REFELA) et le Groupe des Initiatives de Plaidoyer Pour la Participation Politique des femmes (GIPPPF), ont organisé les 12 et 13 juillet à Tidjikja, avec l’appui du programme PERICLES, un ambitieux atelier de formation en Droit et sur la Participation Politique des femmes au profit des conseillères municipales et femmes leaders de la société civile du Tagant. L’atelier, ouvert par le Wali du Tagant, Monsieur Mohamed El Moustapha Ould Mohamed Vall, et qui s’inscrit dans le cadre des activités du Festival des Dattes de Tidjikja, bénéficie à 22 femmes élues et femmes leaders de la société civile des communes de la wilaya du Tagant. La formation s’est articulée autour de la diffusion d’un contenu didactique en droit et la discussion des femmes sur ses expériences, craintes et besoins liés à la politique local et au leadership féminin. Cette formation fait partie d’une initiative plus ambitieuse qui a pour objectif le renforcement et la promotion de l’intégration des femmes aux instances publiques et dans la vie publique mauritanienne. L’initiative prévoie de réaliser des cycles de formations en droit sous une perspective genre et des tables rondes qui se dérouleront à Nouakchott, et à l’intérieur du pays avec l’appui des Centres de Ressources à Aioum, Aleg, Tidjikja et Atar mis en place par le Programme Européen de Renforcement des Institutions Communales et de Leurs Services (PERICLES. PERICLES est un programme d’appui à la Décentralisation et au Développement Local qui intervient auprès de 77 communes dans 8 régions du pays. Il est mis en œuvre par l’Etat Mauritanien (MIDEC), avec l’appui technique et financier des partenaires européens, dont principalement l’Union Européenne et de l’AECID. Khalil sow Khalil1965@yahoo.fr

Education en Assaba : Coup de gueule d’un enseignant.

A quelques jours des journées de réflexion sur l’Education nationale plus connus sous le nom d’Etats généraux de l’Education, un enseignant directeur s’interroge sur leur réel succès dans notre pays tant accoutumé au manque de sérieux. Pour cet enseignant qui sert en Assaba depuis onze ans dans le département de Kankossa l’enseignement a beaucoup régressé dans cette région. En effet selon Ahmed o/ kharrachi l’Iden par intérim n’a aucune expérience professionnelle digne du nom et cela a eu un rendement négatif dans le travail et les faits. D’abord la mission de statistique du ministère commandée par Bounana Ould Issa a constaté pour le dernier trimestre une absence de 90% de l’effectif des enseignants dans la Mougahtaa.. Mais selon Ahmed Ould kharrachi c’est au niveau du concours d’entrée en 6éme que l’IDEN a montré toute sa carence et son incompétence car l’Iden a désigné des présidents de centres d’examen qui n’ont aucune expérience dans le domaine, car ignorant tout du métier. Comme exemple selon Ahmed Ould Kharrachi, celui de l’Eh –Teichane dans la commune de Bla – Jemil. En effet le président du dit – centre a terminé le concours le deuxième jour de l’examen à 9h pour regagner le centre de Legouissi distant de 45 kilomètres des lieux à 11h30 et les présidents du centre en sont témoins. Arrivé à l’inspection à Kankossa on a constaté que le président du centre de l’Eh – Teichane dont il est question n’avait pas établi les rapports et les procès verbaux du concours ni fermé les enveloppes contenant les copies des élèves faute de ruban adhésif car n’ayant pas été avisé par l’Iden sur le déroulement du concours. En plus selon Ahmed Ould kharrachi les conditions de transport des enseignants à la fin du concours sont catastrophiques car une Toyota- hilux 4/4 a contenu 25 enseignants entassés comme des boites de sardines soit l’effectif de 4 centres réunis dans une seule voiture. En plus, selon Ahmed Ould kharrachi, l’Iden a aussi envoyé des femmes mères de familles dans des centres lointains au détriment des jeunes enseignants plus dynamiques. Pire encore certains présidents de centres d’examen n’ont pas perçu leur prime d’hébergement à l’avance et ont passé 24 h sans se mettre quelque chose sous la dent parce que l’Iden au lieu de donner l’argent a préféré compter sur la générosité des villageois qui en retour demanderont une faveur.. Mais selon Ahmed Ould kharrachi, la chose la plus grave c’est qu’il y a au des fuites des numéros anonymes. En effet pendant la correction du concours , certains enseignants ont témoigné avoir reçu dans les salles des numéros anonymes de la part des parents d’élèves demandant un pompage des notes pour leurs enfants. « Comment une chose pareille peut se faire dans un concours national ? » se demande Ahmed Ould kharrachi il se demande aussi : « comment le directeur régional de l’Assaba ose dire à la radio que tout s’est bien passé cette année en Assaba pour l’enseignement ? Selon Ahmed Ould Kharrachi, ce n’est que de la poudre aux yeux ». « En tout cas pour moi qui suis sur le terrain toute l’injustice demeure dans le système car le DREN et l’Iden ne choisissent que leurs parents là où il ya du fric alors que ceux qui le méritent à savoir les sérieux, les travailleurs compétents sont écartés. Comment se fait-il qui moi ai 11 ans d’expérience dans la Mougahtaa, de bonnes d’inspection (17.25 mai 2009); 18.5 mai 2001, je me vois mis à l’écart au profit des parents de l’ Iden incompétents et absentéistes ». Selon Ahmed Ould kharrachi : « j’ai été noté par les meilleurs inspecteurs du pays à savoir Moctar Ould Med Vall et Ahmed Ould Bah qui est d’ailleurs conseiller à la DREN de Kiffa bien que retraité aujourd’hui, j’ai fait tous mes rapports de fin d’année correctement, ceux du registre des cantines aussi, bien entretenu mon établissement, je suis le plus ponctuel dans le travail et je défie quiconque dans la Mougahtaa dira le contraire. Mais mon seul défaut est le sérieux et l’honnêteté alors que l’Iden et ses acolytes ne cherchent les tricheurs et les magouilleurs pour obtenir un taux d’admission élevé et erroné. Alors que le DREN arrête de dire ses contrevérités à la radio-En plus selon Ahmed Ould kharrachi à Kankossa, un surveillant a fait un corrigé à un élevé le numéro 007 à l’école 2 de Kankossa le 2éme jour du concours. Pour couronner ce tableau sombre selon lui « l’année passée en 2011 l’ Iden a donné une félicitation à un enseignant ayant 7 ans d’expérience professionnelle dont 4 ans comme contractuel qui n’est connu ni pour son assiduité ni pour son sérieux alors que lui Ahmed Ould kharrachi qui est un instituteur titulaire ayant 11ans d’ancienneté et ayant servi dans diverses communautés du pays, étant aussi renommé et respecté dans la Mougahtaa n’en a pas du tout bénéficié car ici c’est le sentiment tribal et régionaliste qui prime avant tout » Alors que le président Mohamed Ould Abdel Aziz dit vouloir travailler, « comment ces injustices subsistent- elles encore dans notre pays ? conclut Ahmed Ould Kharrachi. Un homme blessé et profondément meurtri par tant d’injustice, d’hypocrisie et de supercherie par sa tutelle. Ba Talibé dit Aboubécrine Cridem

mercredi 11 juillet 2012

Nouadhibou : Initiative pour le soutien de la zone franche.

Nouadhibou, appelée sous d’autres systèmes « la ville frondeuse » et longtemps considérée comme une imprenable forteresse de l’opposition, est aujourd’hui entièrement acquise au Président Mohamed Ould Abdel Aziz et tient apparemment à le clamer haut et fort, et à exprimer son soutien à celui à qui elle a donné 53% des voix lors des élections présidentielles. La dernière visite du Président de la République à cette ville, et le meeting monstre qui y a été organisé ont largement démontré que la popularité de Aziz, comme l’appellent familièrement les citoyens est nettement en hausse. Plusieurs initiatives ont été prises avant et après cette visite, qui ont été l’occasion aux habitants de notre capitale économique qui s’est vue transformée en chantier de développement tous azimuts, de dire encore une fois « Oui » au Président, autant pour exprimer leur gratitude que pour répliquer aux appels du COD, visiblement à court d’inspiration politique, à son départ. La dernière initiative en date (le 07/07 2012) a été l’organisation d’un rassemblement populaire où la présence des femmes et des jeunes, outre celle des cadres et hommes d’affaires locaux de tous horizons et de toutes tendances, a été remarquée, mais aussi une présence massive des habitants des quartiers populaires qui brandissaient une multitude de banderoles où on lisait : « Aziz, ne pars pas ». A noter également la présence de notables de la ville, des réseaux et Forum de la société civile. Cette initiative, dont l’auteur est le notable Selama Ould Mahmoud, et qui a trouvé un écho favorable auprès des différents acteurs politiques et sociaux qui y ont tout de suite adhéré, a été appelée « Initiative de Nouadhibou pour le soutien à la création d’une zone franche à Nouadhibou, et aux réalisations de Monsieur le Président » Le point de rassemblement était l’ancienne maison des jeunes. La cérémonie, ouverte par l’initiateur de la manifestation, a été l’occasion de lire la motion de soutien à la décision du gouvernement de créer la zone franche, mais également à dresser un bilan des réalisations faites dans la ville à mi-parcours du mandat du Président et auxquelles s’ajoute la création de la zone franche qui fera de Nouadhibou, jusqu’en 2009 oubliée malgré ses potentialités multiples et sa position stratégique, un pôle de développement important dans la sous-région. Les autorités locales, représentées par le Wali Mouçaid, le Hakem et le Maire de la ville, ont assisté à la manifestation, ainsi que la Secrétaire Fédérale de l’UPR Nouadhibou entre donc dans une nouvelle ère, et c’est pour exprimer leur satisfaction et leur soutien indéfectible que les populations ont répondu présent à cette initiative qui n’est pas la première et ne sera certainement pas la dernière du genre. www.cridem.org Source : Oumtounsy (Mauritanie)

dimanche 8 juillet 2012

Ralliement à Lebeyred.

Malgré ses affinités avec Boidel, sa parenté avec Babe ould Sidi, l'Emir du Trarza Ahmed Salem ould Hbib a toujours gardé ses distances avec El Wiam et, fini par rejoindre l’UPR de Ould Abdel Aziz. La fête fut à la hauteur de l évènement grandiose. L’Emir fut surpris par l’afflux massif de la population du bled et d’ailleurs. La présence ne s’attendait visiblement pas à cela ce qui réconforta les partisans de l’Émirat quelle demeure une pièce maîtresse dans la vie politico sociale de la Willaya du Trarza. Les invités de l' Emir étaient non moins surpris par la présence de figures notables de l’opposition qui expliquaient néanmoins qu’ils étaient là plus pour honorer les hôtes de l’Emirat que pour le parti du Président ; bien que l’Emir avait précisé que le contexte était politique et rentre dans le cadre de son ralliement à l’UPR. On ne lésina sur rien.Tbel Lekbir donna de la voix, seule la poésie Epique ( teydine ) fut récuser par les organisateurs évitant par la même de réveiller les susceptibilités des uns par rapport aux autres ( ce qui frustra les cousins ) . Il n’y’a pas eu cependant que du bonheur et de l' honneur. L’absence de grandes figures de Lmahsar fut souligné même si l’entourage de l Emir veut minimiser cela. Et d’aucuns disent même avoir serré les mains de quelque uns sans toutefois être surs. La famille très connue de Hel Aidelhe malgré ses liens très solides avec Mane mt Hbib sœur de l’Emir ( chevahe LLahou ) sera peu représentée. Les remarques fustigent qu’ il y avait plus de représentants d’autres tributs que celle de Oulad Ahmed ben Deman . Et en marge du déjeuner on chuchota même qu’ on est là plus pour le père que le fils. L’Emir Ahmed Salem Ould Hbib d’après Ehel Lmahsar est moins impliqué que son père moins porté sur la Politique. Un universitaire et de facto moins féodale et le séjour en Europe de l actuel Emir l’éloignement de son père fut certainement l’ une des causes de son manque de connaissances approfondies des coutumes de l’Emirat. C’est le sort, la disparition trop tôt de son père Hbib Ould Ahmed Salem ould Brahim Salem Rahimehoullah qui détermina son destin. Mais le temps, la sollicitude de l’Emir du Trarza Ahmed Salem Ould Hbib, son intelligence et l’expérience viendront à bout sans aucun doute de ces insuffisances. www.cridem.org Source : Tahra Hembara

samedi 7 juillet 2012

Querelle de ...minaret.

Ce matin, il est difficile de se rendre à Tékane (soixantaine de kilomètres à l’est de Rosso). Le poste de police à la sortie de Rosso vous oblige à présenter votre carte d’identité et à attendre un moment. Le jeune policier explique poliment : «Nous devons prendre l’identité de toute personne qui va à Tékane, la retenir ici le temps de rendre compte au commissaire et attendre qu’il nous dise de vous laisser passer»… Révoltant. L’explication donnée ne vaut pas. On nous dit la crainte des autorités de voir éclater des affrontements à l’occasion de l’évènement qui nous amène : l’inauguration d’une nouvelle mosquée. A la base, le conflit entre deux familles de Tékane : les Sy, marabouts du Toro, gardiens de la tradition et la bibliothèque de la ville ; les Kane, seigneurs politiques et militaires, dépositaire de la réalité du pouvoir. Les premiers refusent le projet de création d’une nouvelle mosquée, de peur d’éclipser l’ancienne. Les seconds pensent plutôt que la ville a connu un afflux de populations qui fait que l’ancienne mosquée ne peut plus contenir les pratiquants et qu’elle ne peut être agrandie pour raison de manque d’espace de développement. Le problème est resté dans l’ordre de la polémique autour de la possibilité d’avoir deux mosquées ou plus dans une même agglomération. Jusqu’au moment où le ministère des affaires islamiques s’en est mêlé. Prenant parti pour la thèse des Sy et refusant aux Kane de procéder à l’inauguration officielle de la nouvelle mosquée. La décision a été prise trois jours avant la date prévue pour l’évènement. Et pour justifier cette prise de position inappropriée, le ministre est intervenu en personne pour sonner le tocsin de la tension… Pourtant rien de tout ce qui a été dit ou fait ne mérite tant d’appréhensions… ce sont les autorités qui ont raté de merveilleux moments de communion et de leçons de vie. «Ce qui est fait renseigne forcément sur celui qui l’a fait», dira el Haj Thierno Nourour Bâ, Imam d’une ville du Sénégal dans un grand plaidoyer pour la solidarité, pour les valeurs humanistes islamiques… De tout le Fouta son arrivés chefs religieux et Imams pour saluer l’évènement. Le temps de louer et de mettre en exergue les bienfaits du Créateur, les enseignements de son Messager, le Prophète (PSL), des Cheikhs Ahmed Tijane, d’El Haj Oumar El Fouty, d’El Haj Malick Sy… de toute cette tradition qui fait de cette terre, un havre de paix, un centre culturel dont le rayonnement spirituel a illuminé au-delà du Sahel et du Soudan. Rappelons que la nouvelle mosquée a été construite sur financement de l’ancien ministre des finances, ancien Gouverneur de la BCM, Ousmane Kane. L’action de ce mécène a déjà permis l’équipement et la rénovation d’une mosquée à Nouakchott. «Mon rôle s’arrête à la construction et à l’équipement, après je remets les clés à l’Imam et c’est lui qui va gérer les locaux selon les préceptes consacrés». L’Imam ici est Ahmed Sy, secrétaire général de l’association des Imams du Trarza. Mohamed Fall Oumeir

Festival Image du Fleuve: Du 11 au 14 juillet à Boghé.

Le comité d’organisation du Festival Image du Fleuve (FIF) a levé vendredi le voile sur le menu du programme de la deuxième édition qui aura lieu du 11 au 14 juillet à Boghé. Les festivités de cette année se dérouleront entre Boghé, Thidé et Saradongou. "Le Festival a pour mission de promouvoir la tolérance et la paix dans la région de Brakna, notamment au bord du fleuve, dans les sites de rapatriés et les sites d’accueil de la commune de Boghé, grâce à la projection des films documentaires et de fictions ayant pour thème Paix et tolérance", a expliqué son directeur Djibril Diaw. "Le Festival fonctionne selon le principe d’un cinéma pour tous, populaire et gratuit, se déplaçant là où se trouve le public. Le concept est simple : des projections gratuites de films sur écran géant en plein air, dans les grands espaces du village", a-t-il ajouté. Djibril Diaw a expliqué que ces espaces serviront de lieux de rencontres entre les différentes communautés et permettront ainsi de faire un travail de mémoire, de recherche et d’archivage, en récupérant le maximum de matière audiovisuelle et d’écrits afin de préserver et contribuer à la sauvegarde du patrimoine culturel de la région. À la fois auteur et réalisateur, Djibril Diaw est également journaliste/reporter à l’une des nouvelles chaînes de télévision indépendante, la Télévision du Sahel (MVTV). Coordinateur de production à la Maison des Cinéastes, il a réalisé deux films en l’occurrence "Le Retour au cimentière" et "89" qui avait remporté le 2e prix du meilleur film documentaire lors de la 4e édition de la SENAF. La blessure de l’esclavage d’Ousmane Diagana et Soufisme, lumière du cœur de la française Françoise Dexmier ouvriront la deuxième édition du Festival Image du Fleuve (FIF).L’armes de l’émigration, Destin du petit peul, Fleur de chagrin, Ya trop de fumer dans ma ville et les animaux aussi complèteront le tableau des projections. Babacar Baye Ndiaye Cridem

Tekane : Inauguration d’une nouvelle mosquée

Vendredi six juillet, la commune de Tekane, située à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Rosso Mauritanie, a abrité une cérémonie d’inauguration d’une nouvelle mosquée. Cette nouvelle mosquée a été construite sur initiatives de notables de Tekane dont Ousmane Kane, ancien ministre des finances. La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de plusieurs chefs religieux venus de différentes localités du Fouta. Il y avait aussi des élus locaux et autres invités. Après lecture du Coran, Thierno Barry, au nom de Ahmed Sy, Imam de la nouvelle mosquée, a prononcé un mot de bienvenue et de remerciement. La parole a ensuite été donnée à Thierno Daouda Ba, imam de la mosquée de l’îlot L de Nouakchott. Il a parlé au nom des chefs religieux invités à la cérémonie. Vers 14 heures, les fideles présents ont pris part à la première prière du vendredi dans la nouvelle mosquée. Au même moment, a environ un peu moins 300 mètres, une autre prière du vendredi avait lieu dans la première mosquée de la ville. Certains habitants de Tekane jugent d’ailleurs la construction de la nouvelle mosquée « inopportune », la première, « après extension, pouvant contenir les fideles de la commune. » Réponse des initiateurs de la nouvelle mosquée : « la commune de Tekane, n’est plus ce qu’elle était, elle compte plus de 20 000 habitants… » Cridem

vendredi 6 juillet 2012

Fin l’atelier de Rosso sur « La planification strategique basee sur les droits humains».

Hier s’est achevé à l’ISET de Rosso, la session de formation sur « La planification stratégique basée sur les Droits humains et le Genre». Cette session fait partie des activités du projet « L’Eradication de la pauvreté des femmes vulnérables par l’amélioration de leur accès aux services publics » initié dans les trois pays arabes où la situation des femmes est le plus vulnérable (Yemen, Soudan, Mauritanie) par le centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (Cawtar, Tunis), grâce à un appui de l’OFID (fonds de l’organisation des pays producteurs de pétrole pour le développement). Cawtar a déjà exécuté la première phase de ce projet (juillet-décembre 2011) par une étude et un atelier de validation des résultats de cette étude qui visait à mesurer les disparités femmes/hommes dans le domaine de l’accès aux services publics (Trarza et Brakna) définir des priorités spécifiques pour l’amélioration de ces disparités. C’était le 15 décembre 2011, à l’hôtel « Khaima », en présence des responsables de différents départements concernés et de la coordinatrice principale du projet et représentante du Centre Cawtar, Mme Boutheina Gribaa. Dans le cadre de cette deuxième phase (2012), le projet consiste en sessions de formation prévues à Rosso et à Aleg au profit d’ong locales et de prestataires régionaux de services publics. Cette première session a été l’occasion pour une vingtaine de leaders d’ong locales et de représentants des différentes directions régionales prestataires de services publics de la ville de Rosso de suivre une formation sur une technique novatrice de planification qui intègre fondamentalement, les droits humains et qui leur donne les capacités de mettre en place des stratégies claires, efficaces et réalistes. Animé par l’expert international Mr Hafedh Bouktif assisté par deux experts nationaux, cette session qui s’est déroulée dans le magnifique et convivial cadre de l’ISET a été sincèrement saluée par les bénéficiaires qui ont reçu, à l’issu de cette formation, des certificats de formation délivrés par CAWTAR. Dans la séance de remise de diplômes et de clôture, Mme Fatma Mint Elkory a remercié les participants pour leur intérêt et leur assiduité ainsi que l’esprit convivial qui a marqué cette session. Elle a par ailleurs remercié l’ISET en présence de son Secrétaire Général pour les facilités qu’il a bien voulu leur accorder pour la tenue de cette session. Enfin, elle a souligné que l’ambition constante du centre CAWTAR est de soutenir la promotion des droits des femmes à travers leur autonomisation et la lutte contre leur pauvreté et dans les pays arabes. www.cridem.org Source : Fatma MIint Elkory

jeudi 5 juillet 2012

NDB : Procès des assassins présumés du vieux Ould Mane... Des révélations macabres.

Selon le correspondant de l’ANI, les audiences du procès des présumés assassins de Ould Mane ouvert mercredi, se sont poursuivies ce jeudi au palais de justice de Dakhlet Noaudhibou. Ould Mane, 75 ans, avait été tué en juillet 2010. Ce procès se déroulement avec une grande présence du public. Plus de 300 personnes ont assisté à l’audience de ce jeudi. La première journée a été marquée par l’audition de Yaya Coulibaly (39 ans) malienne et du Charlatan Emine Diarra également de nationalité malienne. Yaya Coulibaly a clamé qu’elle n’a aucune responsabilité directe dans l’assassinat du vieux Mane. Elle a prétendu que la victime lui avait fait la proposition de la marier, ce qu’elle a refusé, étant donné que le charlatan Emine lui a confié que cet homme ne vivra pas longtemps et qu’elle devrait plutôt jeter son dévolu sur un certain Daouda Diakité, un malien et que le couple devrait s’unir le 13 aout 2010 au Mali. Yaya a également témoigné de la responsabilité entière du charlatan dans l’assassinat de Ould Mane en complicité avec trois autres. Elle a précisé que cet assassinat a eu lieu, sur commande de personnalités influentes en contrepartie de quelques millions d’ouguiyas. Elle ajoutera que le charlatan l’a menacée de travestissement en cas d’indiscrétion ou d’aveu, après l’avoir informée qu’elle sera arrêtée par la police pour passer une durée n’excédant pas 21 mois en prison. Ce qui a-t-elle dit m’a amenée à dénoncer mon ancien mari sur ordre du charlatan, lequel lui rendra visite deux fois au portail de la prison, lui dire expliquant que le fait que lui même entre dans l’enceinte mettra à l’eau les sortilèges utilisés. A noter que le relevé des communications prouve que son dernier contact avec la victime remonte au jour même de l’incident, 25 juillet 2010 à 5heures du matin pour une durée de 10 secondes. Pour sa part le charlatan Emine Diarra a nié en bloc tous les faits qui lui sont reprochés, reconnaissant toutefois être spécialiste de magie par usage de talismans tracés de sa propre main utilisant comme ancres du sang de chèvres, rats ou poulets et qu’il se tenait dans l’isolement total pour une durée variant selon le cas traité. Il a en outre démenti toutes les reconstitutions des faits projetés devant lui sur un écran invoquant qu’il a été contraint par le enquêteurs à exécuter tous les geste de cette reconstitution. Il niera tout, depuis les traces de sang découvertes dans une boite entouré de pierres à l’intérieur de sa chambre, jusqu’aux membres du corps de la victime enfouis dans trois endroits différents de la ville, ainsi que la voiture utilisée et bien d’autres pièces à conviction. Le verdict dans cette affaire reste attendu, amis les audiences de ce procès devront reprendre encore pour se poursuivre pendant deux jours. EOM ANI

mercredi 4 juillet 2012

Tagant: La Direction régionale de l’hydraulique mène des actions contre la malnutrition

La Direction Régionale de l'hydraulique et de d'assainissement du Tagant en collaboration avec l'UNICEF vient de lancer, un important programme en réponse a la situation de malnutrition dans la wilaya du Tagant. Les principales cibles de ce programme sont les enfants et les femmes malnutris. Il s'agit d'améliorer les conditions de vies des ménages dont l’un des membres fait est victime de cette déficience alimentaire. Les populations locales seront impliquées pour la recherche de solutions durables pour la lutte contre la famine et la malnutrition. l'efficacité des activités développées sera renforcée par la création d’un environnement sain à travers la synergie avec les diverses interventions financées par l’Unicef (lutte contre la défécation à l'air libre ou ATPC et l'adoption des meilleures pratiques d'hygiène ou PFE). Ainsi donc, il sera procédé à la distribution d'une grande quantité de bidons de 10 litres pour la conservation de l'eau , des quantités de l'eau de Javel et du savon, des kits d’hygiène seront mis à la disposition des femmes en état de grossesse ou allaitantes et les enfants mal nourris dans les localités ciblées, les centres de nutrition communautaires et les enfants et femmes pris en charge dans les centres de santé en plus des écoles avec cantines scolaire. Avec ce partenariat de l'Unicef, le gouvernement a adopté l'ATPC/PFE dans le cadre de la politique d'assainissement .D'ailleurs des résultats satisfaisants ont été enregistré ces trois dernières années pour sauver les enfants de 0 à 5 ans et les femmes en état de grossesse dans la région. La cérémonie d'ouverture a été présidée par Le Wali mouçaid du Tagnt le Hakem de Tidjikja le Maire de Tidjikja le directeur de la sureté le commandant du GR 8 le commandant de la brigade de gendarmerie de Tidjikja et des représentants de la société civile. Khalil Sow

mardi 3 juillet 2012

Nouadhibou : les marins protestent contre la prolongation la durée de leur formation.

Des dizaines de marin pêcheurs ont manifesté, mardi, à Nouadhibou, contre la prolongation de la durée de leur formation à l’Ecole nationale d’enseignement maritime et de pêche ; rapporte le correspondant de l’ANI. Dans une déclaration à l’ANI, Idoumou Ould Abdallahi, porte-parole des 162 marins pêcheurs concernés par cette mesure, a exprimé le rejet de cette prolongation de la durée de formation qui, selon lui, n’a pas été « appliquée aux promotions précédentes ». Ould Abdallahi a expliqué que la nouvelle période de formation comprend une année de stage, trois mois de formation militaire de base, cinq mois d’embarquement à bord des bateaux écoles. Ce qui , selon lui, constitue une altercation pour ces marins auxquels le président Mohamed Ould Abdel Aziz avait promis une formation pour mettre fin à leur manque de qualification. Les manifestants ont appelé les plus hautes autorités du pays à intervenir pour débloquer cette situation. Le même groupe avait organisé, lundi, devant la wilaya un sit-in de protestation pour dénoncer qu’ils avaient appelé « l’insouciance du ministre de la pêche conduisant au désespoir ches les jeunes marins ». www.cridem.org Source : ANI (Mauritanie)

Atar/assainissement : La réception provisoire est prononcée !

Le 28 juin dernier, les parties concernées par la réalisation du pavage des trottoirs, drainage des eaux de ruissellement et mises en place des placettes publiques au centre ville d’Atar, à savoir : la mairie d’Atar, Amextipe, bureau d’étude /contrôle et le groupe d’entreprise Macoba TP / Fran Juan, ont convenu d’établir le procès verbal de réception provisoire de cet important projet d’assainissement de la capitale régionale de l’Adrar. Plusieurs réserves ont été portées par la mairie maitre d’ouvrage, pendant que la finition des travaux continue sur le terrain. A priori et selon plusieurs avis exprimés par certaines autorités locales ainsi que certains citoyens, beaucoup de travaux restent à faire et ceux réalisés restent de très mauvaise qualité. Les premiers ont été portés par Amextipe et Macoba/Fran Juan, sous la rubrique « finition en cours » pendant que les seconds continuent de susciter dénonciations et plaintes. Le projet qui est financé dans le cadre du plan de développement (PDU) d’Atar, par la banque mondiale à hauteur de 1,2 milliards d’UM a bien commencé et aurait pu se réaliser conformément au cahier de charge, n’eut été une collusion d’intérêts de ses principaux acteurs, survenue après son lancement ! Les clauses du contrat initial entre l’Amextipe maitre d’ouvrage délégué par la mairie d’Atar et le groupe d’entreprise Macoba TP /Fran Juan réalisateur, fixaient l’achèvement des travaux au 30 juin 2012. Au delà de cette date, si la réception provisoire n’est pas prononcée, le bailleur de fonds qui n’est autre que la banque mondiale pourrait surseoir au financement destiné à cette opération. C’est, semble-il- ce qui a , en su d’autres pressions exercées par des « là-haut » , contraint le maire , pas content de la qualité de prestations , à surpasser ses réticences et accepter le fait accompli au dernier moment (2 jours seulement avant la date limite ) non sans lister plusieurs réserves dans le procès verbal de réception provisoire . Actuellement on s’active pour que les travaux complémentaires, les finitions et les essais se terminent avant la fin juillet en cours (dernier délai autorisé) ! Si tel sera le cas, les formalités de payement des entreprises exécutantes pourraient commencer. Autrement…… Reste que le maire détient encore la signature pour le payement de la caution posée au départ par le groupe Macoba TP/Fran Juan (10 % du projet équivalent à 100 millions d’UM) qu’il ne libérera que si dans une année, lors de la réception définitive, ces entreprises auraient levé toutes les réserves émises. www.cridem.org Source : Adrar-Info (Mauritanie)

Rkiz : Marche de protestation contre Emel 2012

Les populations de la moughataa de Rkiz ont organisé ce lundi 2 juillet 2012 une importante marche pour protester contre la mise en œuvre des composantes du programme Emel 2012. Les manifestants se sont rassemblés devant les locaux de la moughataa pour faire parvenir leur message de désapprobation et de contestation sur les dysfonctionnements que connaît ce plan d’urgence au niveau de leur localité. Selon un élu local de Rkiz : « Les populations de la ville éprouvent de grandes difficultés et leurs animaux souffrent comme elles. Effectivement, nous avons vu beaucoup de camions remplis de produits, mais nous ne savons pas ce qu’ils sont devenus, ni où est ce qu’ils sont allés ». Depuis son lancement, le plan d’urgence 2012 fait l’objet de protestations à travers toute la Mauritanie. Or, jusque là seule l’affaire d’Aleg a fait l’objet de poursuites judiciaires. Normalement à voir tous ces mouvements, l’IGE devrait avoir beaucoup de choses à faire, surtout en cette ère de lutte contre la gabegie. Inspecteurs généraux d’Etat à vos marques ! Le Calame