mercredi 4 juillet 2012

Tagant: La Direction régionale de l’hydraulique mène des actions contre la malnutrition

La Direction Régionale de l'hydraulique et de d'assainissement du Tagant en collaboration avec l'UNICEF vient de lancer, un important programme en réponse a la situation de malnutrition dans la wilaya du Tagant. Les principales cibles de ce programme sont les enfants et les femmes malnutris. Il s'agit d'améliorer les conditions de vies des ménages dont l’un des membres fait est victime de cette déficience alimentaire. Les populations locales seront impliquées pour la recherche de solutions durables pour la lutte contre la famine et la malnutrition. l'efficacité des activités développées sera renforcée par la création d’un environnement sain à travers la synergie avec les diverses interventions financées par l’Unicef (lutte contre la défécation à l'air libre ou ATPC et l'adoption des meilleures pratiques d'hygiène ou PFE). Ainsi donc, il sera procédé à la distribution d'une grande quantité de bidons de 10 litres pour la conservation de l'eau , des quantités de l'eau de Javel et du savon, des kits d’hygiène seront mis à la disposition des femmes en état de grossesse ou allaitantes et les enfants mal nourris dans les localités ciblées, les centres de nutrition communautaires et les enfants et femmes pris en charge dans les centres de santé en plus des écoles avec cantines scolaire. Avec ce partenariat de l'Unicef, le gouvernement a adopté l'ATPC/PFE dans le cadre de la politique d'assainissement .D'ailleurs des résultats satisfaisants ont été enregistré ces trois dernières années pour sauver les enfants de 0 à 5 ans et les femmes en état de grossesse dans la région. La cérémonie d'ouverture a été présidée par Le Wali mouçaid du Tagnt le Hakem de Tidjikja le Maire de Tidjikja le directeur de la sureté le commandant du GR 8 le commandant de la brigade de gendarmerie de Tidjikja et des représentants de la société civile. Khalil Sow

mardi 3 juillet 2012

Nouadhibou : les marins protestent contre la prolongation la durée de leur formation.

Des dizaines de marin pêcheurs ont manifesté, mardi, à Nouadhibou, contre la prolongation de la durée de leur formation à l’Ecole nationale d’enseignement maritime et de pêche ; rapporte le correspondant de l’ANI. Dans une déclaration à l’ANI, Idoumou Ould Abdallahi, porte-parole des 162 marins pêcheurs concernés par cette mesure, a exprimé le rejet de cette prolongation de la durée de formation qui, selon lui, n’a pas été « appliquée aux promotions précédentes ». Ould Abdallahi a expliqué que la nouvelle période de formation comprend une année de stage, trois mois de formation militaire de base, cinq mois d’embarquement à bord des bateaux écoles. Ce qui , selon lui, constitue une altercation pour ces marins auxquels le président Mohamed Ould Abdel Aziz avait promis une formation pour mettre fin à leur manque de qualification. Les manifestants ont appelé les plus hautes autorités du pays à intervenir pour débloquer cette situation. Le même groupe avait organisé, lundi, devant la wilaya un sit-in de protestation pour dénoncer qu’ils avaient appelé « l’insouciance du ministre de la pêche conduisant au désespoir ches les jeunes marins ». www.cridem.org Source : ANI (Mauritanie)

Atar/assainissement : La réception provisoire est prononcée !

Le 28 juin dernier, les parties concernées par la réalisation du pavage des trottoirs, drainage des eaux de ruissellement et mises en place des placettes publiques au centre ville d’Atar, à savoir : la mairie d’Atar, Amextipe, bureau d’étude /contrôle et le groupe d’entreprise Macoba TP / Fran Juan, ont convenu d’établir le procès verbal de réception provisoire de cet important projet d’assainissement de la capitale régionale de l’Adrar. Plusieurs réserves ont été portées par la mairie maitre d’ouvrage, pendant que la finition des travaux continue sur le terrain. A priori et selon plusieurs avis exprimés par certaines autorités locales ainsi que certains citoyens, beaucoup de travaux restent à faire et ceux réalisés restent de très mauvaise qualité. Les premiers ont été portés par Amextipe et Macoba/Fran Juan, sous la rubrique « finition en cours » pendant que les seconds continuent de susciter dénonciations et plaintes. Le projet qui est financé dans le cadre du plan de développement (PDU) d’Atar, par la banque mondiale à hauteur de 1,2 milliards d’UM a bien commencé et aurait pu se réaliser conformément au cahier de charge, n’eut été une collusion d’intérêts de ses principaux acteurs, survenue après son lancement ! Les clauses du contrat initial entre l’Amextipe maitre d’ouvrage délégué par la mairie d’Atar et le groupe d’entreprise Macoba TP /Fran Juan réalisateur, fixaient l’achèvement des travaux au 30 juin 2012. Au delà de cette date, si la réception provisoire n’est pas prononcée, le bailleur de fonds qui n’est autre que la banque mondiale pourrait surseoir au financement destiné à cette opération. C’est, semble-il- ce qui a , en su d’autres pressions exercées par des « là-haut » , contraint le maire , pas content de la qualité de prestations , à surpasser ses réticences et accepter le fait accompli au dernier moment (2 jours seulement avant la date limite ) non sans lister plusieurs réserves dans le procès verbal de réception provisoire . Actuellement on s’active pour que les travaux complémentaires, les finitions et les essais se terminent avant la fin juillet en cours (dernier délai autorisé) ! Si tel sera le cas, les formalités de payement des entreprises exécutantes pourraient commencer. Autrement…… Reste que le maire détient encore la signature pour le payement de la caution posée au départ par le groupe Macoba TP/Fran Juan (10 % du projet équivalent à 100 millions d’UM) qu’il ne libérera que si dans une année, lors de la réception définitive, ces entreprises auraient levé toutes les réserves émises. www.cridem.org Source : Adrar-Info (Mauritanie)

Rkiz : Marche de protestation contre Emel 2012

Les populations de la moughataa de Rkiz ont organisé ce lundi 2 juillet 2012 une importante marche pour protester contre la mise en œuvre des composantes du programme Emel 2012. Les manifestants se sont rassemblés devant les locaux de la moughataa pour faire parvenir leur message de désapprobation et de contestation sur les dysfonctionnements que connaît ce plan d’urgence au niveau de leur localité. Selon un élu local de Rkiz : « Les populations de la ville éprouvent de grandes difficultés et leurs animaux souffrent comme elles. Effectivement, nous avons vu beaucoup de camions remplis de produits, mais nous ne savons pas ce qu’ils sont devenus, ni où est ce qu’ils sont allés ». Depuis son lancement, le plan d’urgence 2012 fait l’objet de protestations à travers toute la Mauritanie. Or, jusque là seule l’affaire d’Aleg a fait l’objet de poursuites judiciaires. Normalement à voir tous ces mouvements, l’IGE devrait avoir beaucoup de choses à faire, surtout en cette ère de lutte contre la gabegie. Inspecteurs généraux d’Etat à vos marques ! Le Calame

Brakna : à Boghé Journée porte ouverte.

Le Lycée de formation professionnel et technique de Boghé a abrité , une journée porte ouverte pour la découverte de cet établissement, ses acquis et ses potentiels. L’objectif s’inscrit dans le cadre du programme : « création d’un espace de formation et de diffusion technique et supérieur et recherche agricole, forestier et d’élevage sous la perspective d’un développement régional durable. » Rappelons, que cela est financé par la mairie de Barcelone et qui a touché sa fin au 31 mai 2012. Le Hakem Mouçaid de Boghé a ouvert cette journée porte ouverte, il était entouré du délégué régional du ministère du développement rural, les chefs des services départementaux, le maire Dieng de AéréMbarr, Coumba Niang ( mairie de Boghé)et les représentants MON-3. Ouvrant, la cérémonie Mr M’Rabih Ould Abd Razck, a souhaité d’abord à l’assistance la bienvenue, avant de dire que : « l’organisation de cette journée s’inscrit dans le cadre d’un ensemble d’activités organisé en partenariat avec la fondation MON-3. »
Il expliquera par la suite à l’assistance, comment se fait la formation pratique des élèves sur les sites de protection, la formation pédagogique des formateurs, l’organisation d’une journée de sensibilisation des jeunes filles pour améliorer le taux d’adhésion des filles en formation professionnelle.l'année scolaire 2011-2012 le LFTP a accueilli 360 élèves,repartie en 7 spécialités , et 16 sections pédagogiques,32 professeurs pour le corps d'enseignants. la formation initiale est ouverte aux jeunes de 16 à 30 ans mauritaniens ayant un niveau scolaire acceptable, il présentera ensuite la structure administrative et pédagogique, le personnel formateur, les infrastructures. Lui succédant, le Hakem Mouçaid de Boghé a mis l’accent sur l’importance de cette journée porte ouverte et invitant les centaines d’individus à mieux profiter de l’occasion pour connaitre l’établissement. Quant au responsable de la Fondation MON-3 en RIM, Mr Abdallahi Souleymani Camara, il a fait l’historique de cette fondation et lister les multiples réalisations de la fondation. Il révélera que : « c’est un partenariat avec LFTP, depuis 20 ans la fondation MON-3, mène des activités qui s’orientent à promouvoir la solidarité avec les peuples, des pays en voie de développement, sensibiliser la société occidentale de leurs responsabilités dans la lutte contre la pauvreté au niveau mondial, entreprendre des actions de coopération avec des organisations, institutions ». Après ces allocutions, un film projeté pour montrer aux participants, LFTP, ses acquis et potentiels. Les participants, sont allés, visiter les salles, classes et ateliers du lycée, écoutant de passage les explications des professeurs responsables de la discipline visitée. Après, ce fut le retour à la salle de conférence pour les participants afin de permettre à ces centaine d’invités des différentes localité du département de restituer leur prise de notes et donner leur point de vue, critique, suggestion ou questions tout court. Les participants ont d’abord félicité cette initiative. Ils ont été nombreux à s’interroger sur la vocation de l’établissement, ils veulent que l’agriculture soit là, la matière la plus dominatrice même s’il faut obligatoirement apprendre les autres disciplines trop techniques. D’autres se sont intéressés aux partenariats entre LFTP et leurs ONG, certains ont demandé à la fin de formation comment se feront leurs insertions, ont- ils d’autres grandes écoles à poursuivre leur carrière. Le directeur Mr M’Rabih a répondu aux nombreuses questions des intervenants, les griots et griottes de Thiénel ont clore cette journée dans leurs chants et éloges, remerciant les initiateurs de cette rencontre. Enfin, le lycée de formation technique et professionnelle de Boghé est sous la tutelle du ministère délégué auprès du ministre d’état à l’éducation Nationale, chargée de l’emploi de la formation professionnelle et des nouvelles technologies. Diop Mohamedou Abou CP Hbodiel Le Véridique au Brakna.

lundi 2 juillet 2012

Mali / Deux mauritaniens tués pour vol de Bétail.

Pendant que les éleveurs mauritaniens transhumants sont au Mali à la recherche des pâturages, d'autres sont dans ce pays instable, presque en guerre civil pour voler les animaux d'autrui. En effet si depuis plusieurs années les populations maliennes et mauritaniens sont objet de vol de bétail et de connivence malgré les moult plaintes ,sans que cela n'attire la moindre attention des responsables administratifs et des services chargés de sécurité, qui le plus souvent sont cités à tort ou à raison dans la complicité avec les voleurs qui partent au Mali voisin voler des bovins et des ovins pour les revendre en Mauritanie et repartir avec d'autre pour encore les liquider ,cette fois ci cela n'a pas bien tourné pour Demba Mallé, un jeune originaire de Digogni ,un village de la commune de Khabou et son compagnon ,qui lui est originaire de Boutanda dans la commune de Gouraye. Ces deux, malfaiteurs ont été tués dans la journée du jeudi 28/6/2012 entre Ambideedi et San-san en territoire malin .Selon nos sources, les deux amis avaient volés des vaches appartenant à une famille sow installée dans le village d'Ambideedi. Les malfaiteurs poursuivis par les populations de ce village et chef lieu d'arrondissement du cercle de Kaye sont tombés dans le piège de ceux qui les ont poursuivis. Demba Mallé et son ami ont cherché à résister en contre attaquant avec leurs fusils ceux qui sont à poursuite de leurs animaux. Leurs efforts ont été vains car les deux sont morts sur le champ. Le troisième blessé a pu échapper, d’ailleurs les premières informations obtenues sur cette tuerie sont de lui. Ces mauritaniens tués en terre malienne sont connus de la justice et de la gendarmerie au Guidimakha.car cités dans plusieurs cas de vol de domicile et boutiques à selibaby et ailleurs dans la région. Cependant il importe de noter que cet incident intervient au moment où l'essentiel du cheptel mauritanien se trouve au Mali où les populations n'hésitent pas de profiter de la moindre occasion ou faute pour maltraiter les transhumants dont le plus souvent le seul tort est peut être d'être sur le sol malien à la recherche des pâturages. En fin si dans le passé les gendarmes de Khabou et ceux de Sélibaby étaient soupçonnés et critiqués pour être en connivence avec des malfaiteurs dans le Guidimakha mauritanien et malien au vu et au su de tous, les populations maliennes ont choisi de se faire justice et il appartient à l’état mauritanien d’œuvrer pour que les éleveurs qui se trouvent dans ce pays voisin puissent être en sécurité. Surtout que le contexte exige prudence de part et d’autre. Ba Amadou Bocar /Gaynaako cp/Guidimakha www.cridem.org Source : Amadou Bocar Ba

Aleg - Affaire « Emel 2012 » : 5 prévenus écroués sur ordre du juge d’instruction.

Le juge d’instruction prés la cour d’Aleg a ordonné, dimanche après-midi, la mise en dépôt à la prison civile d’Aleg de 5 prévenus parmi les 10 personnes interpelées dans le cadre de l’affaire de vente illicite de produits « Emel 2012 ». Cette mesure a concerné, en plus de deux autres personnes, l’inspecteur du développement rural à Aleg , le responsable des stocks du CSA, le secrétaire général de la délégation régionale du CSA. L’enquête ouverte depuis plus d’une semaine a concerné, au moins, 50 personnes, dont des maires de la moughataa d’Aleg. Par ailleurs, le juge d’instruction a placé cinq autres personnes sous surveillance judiciaire. www.cridem.org Source : ANI (Mauritanie)

Mali: Aqmi a miné les abords de Gao, la population otage.

Paris - Les islamistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et leurs alliés ont miné les alentours de Gao et empêchent la population de quitter cette ville du Nord-Mali, a affirmé lundi à l'AFP un porte-parole de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Aqmi et Mujao (groupe dissident d'Aqmi), qui contrôlent Gao, ont miné les alentours de la ville. Beaucoup de gens cherchent à fuir, à prendre des bus pour gagner Bamako, mais les islamistes les empêchent de quitter la ville, a déclaré Mossa Ag Attaher, porte-parole du MNLA basé à Paris. Une source sécuritaire ouest-africaine a confirmé à l'AFP la pose de mines. Pour prévenir une éventuelle attaque des forces de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) et de bandes armées rivales, le Mujao a posé des mines par endroits autour de Gao, a indiqué cette source. Pour le porte-parole du MNLA, la population de Gao est dans une détresse humanitaire grave. Après les destructions criminelles de mausolées de saints musulmans, ils (les islamistes) utilisent maintenant la population comme otage, comme bouclier humain, pour se protéger d'une contre-offensive du MNLA, a ajouté le porte-parole de la rébellion touareg. Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a infligé le 27 juin une lourde défaite à la rébellion touareg dans le nord du Mali, en chassant le MNLA de son quartier général de Gao après de violents combats qui ont fait au moins une vingtaine de morts. Après une offensive fulgurante fin mars, dans la foulée d'un coup d'Etat militaire à Bamako, le MNLA et les islamistes locaux d'Ansar Dine, avec un renfort de combattants d'Aqmi, avaient pris le contrôle de plusieurs grandes villes du Nord-Mali. Les islamistes avaient rapidement pris le dessus sur les indépendantistes touareg, plantant le drapeau noir salafiste au coeur des grandes cités comme Tombouctou ou Kidal. Réunis en fin de semaine en Côte d'Ivoire, les Etats d'Afrique de l'Ouest ont a nouveau exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter une résolution permettant l'envoi d'une force régionale au Mali. AFP Cridem

Découverte d’un dépôt d’armes à Bassiknou.

Un dépôt d’armes estimé à 5 milles unités aurait été découvert dans l’un des camps des réfugiés maliens à Bassiknou dans l’Est mauritanien, suite au déplacement de certaines tentes d’un lieu vers un autre. Selon esserarrim qui rapporte l’information, la découverte de cette importante cache de munitions a coïncidé avec le passage d’une délégation du HCR dans le cadre d’une mission humanitaire. La découverte de ce dépôt dans un seul camp soulève beaucoup d’inquiétudes sur la prolifération des armes dans la zone qui connaît un climat d’insécurité sans précédent. Notons qu’en mai dernier, les autorités maliennes avaient été plus ou moins explicites sur l’existence de ce dépôt de munitions, accusant le MNLA de recevoir des aides militaires considérables de la part de certains de ses alliés, dont il justifie par la suite la détention par des fausses découvertes de caches d’armes sur le territoire malien. www.cridem.org Source : Temps Forts (Mauritanie)

Lancement du pôle de développement des radios locales à Nouadhibou.

Radio Mauritanie a annoncé dimanche01/07/2012, à Nouadhibou le lancement du pôle de développement des radios locales de communication, de promotion, de formation et de production à Nouadhibou. Le coup d'envoi de cette opération intervient dans le cadre des festivités commémoratives du 55e anniversaire de la création de Radio Mauritanie. La cérémonie d'inauguration du pôle de développement, supervisée par le Wali de Dakhlet-Nouadhibou, M. Mohamed Vall Ould Ahmed Youra s'est déroulée en présence de la directrice adjointe de Radio Mauritanie, Mme Hindou Guey, selon laquelle cette réalisation contribuera incontestablement au renforcement de la production radiophonique régionale ainsi qu'à la formation des employés dans les stations régionales, pour répondre aux exigences des mutations enregistrées par Radio Mauritanie de média gouvernemental en organe public. Prenant à son tour la parole, le responsable du pôle de développement des radios locales de communication, de promotion, de formation et de production à Nouadhibou, M. Mohamed Abdallahi Ould Bezeid a loué ce travail, soulignant qu'il permettra de renforce les capacités des équipes des des stations régionales. Le Calame

dimanche 1 juillet 2012

Décès de la sœur du wali de Nouakchott au poste de santé de Rosso.

La sœur du Wali de Nouakchott Fall N’Guissaly aurait trouvé la mort au poste de police de la ville de Rosso au Pk 10. Selon le site Essirage qui rapporte la nouvelle, reprise par el hourriya, la femme s’est effondrée suite à une crise cardiaque après des altercations orales avec des éléments du poste de contrôle précité. Les flics auraient refusé à la femme d’accompagner sa petite fille qui ne disposerait pas de pièces d’état civil affirmant son identité selon les mêmes sources. Ce qui aurait suscité une vive colère chez la dame ayant finalement évolué en crise cardiaque à l’origine de son évacuation puis de son décés. La police aurait précisé qu’elle refuse l’accompagnement de mineurs sans la détention de papiers, pour parer aux acte d’enlèvement des enfants signalés de temps à autre dans les villes mauritaniennes et dont la responsabilité est souvent imputée aux services de la police indexés de laxisme. www.cridem.org Source : Elhourriya (Mauritanie)

Emel 2012-Aleg: Le patron du CSA et six commerçants devant le parquet.

Le responsable du commissariat à la sécurité alimentaire d'Aleg et six commerçants arrêtés en milieu de semaine dernière , à la suite de la disparition de 35 tonnes d'aliments de bétail , comparaitront dimanche 1 juillet 2012, devant le parquet d'Aleg, a appris Alakhbar de sources proches de l'enquête. Suite à cette affaire , les autorités de Nouakchott, ont dépeché une mission d'enquête de l'IGE , qui selon nos informations a mis la main sur des documents portant les décharges du hakem de la ville, du responsable du CSA et des magasiniers, a propos de cette importante quantité, qui a été supposée vendue. www.cridem.org Source : Alakhbar (Mauritanie)

samedi 30 juin 2012

Assistance médicale : Le ministère de la santé est au chevet des réfugiés maliens.

Si la Mauritanie se déploie à tous les niveaux pour assurer le retour à la normalité constitutionnelle au Mali, notamment en servant d’éclaireur à l’Onu, à l’Union Africaine et à la Cedeao, elle est fortement présente sur les plans humanitaire et sanitaire où elle a mobilisé le biais de la Dras du Hodh Echhargui une armada de moyens matériels et humains pour alléger les souffrances de ces réfugiés. En effet, le gouvernement mauritanien se présente aujourd’hui, aux yeux de la communauté internationale comme le pays qui se mobilise le plus pour venir en aide au Mali en général depuis sa grave scission et aux réfugiés de ce pays frère et ami en particulier, dont des dizaines de milliers sont accueillis à l’Est du pays. En matière d’assistance médicale, le ministère de la santé a réalisé un travail de fourmi qui mérite d’être mis en exergue surtout pour son importance en volume et qualité comparativement à l’action sporadique d’Ongs spécialisées dans l’appui sanitaire. Dans son plan de soutien sanitaire aux réfugiés maliens, le pavillon de la santé a généralisé et assurer la prise en charge gratuite des consultations au poste de santé de Vassala et renforcé les autres postes de santé existants en équipements, en ressources humaines et en médicaments, en plus de la dotation du poste de santé de cette localité d’une ambulance. Un autre poste de santé a été également ouvert par le ministère à Mberé alors que d’autres déjà opérationnels ont été renforcés en moyens matériels et humains. Toujours dans le cadre de ce bénévolat très salué par la communauté internationale mais aussi par les réfugiés maliens eux-mêmes, témoignant avec louanges cette efficace et désintéressée assistance médicale du gouvernement mauritaniens aux Ongs internationales opérant dans l’humanitaire, des actions similaires ont été également prises au niveau de Bassiknou avec l’équipement des dispensaires et leur pourvoi en personnel et médicaments destinés aux réfugiés maliens en plus de l’acquisition d’une ambulance. Sur le plan de la lutte contre les maladies contagieuses très répandues dans les milieux des réfugiés, en raison de la non-conformité des sites aux règles minimales de salubrité et nutrition, le ministère de la santé a organisé plusieurs campagnes dont une contre la rougeole, puis une autre contre la malnutrition, s’inscrivant de le cadre d’une lutte préventive contre les épidémies de choléra. Parallèlement à ces actions opportunes et vivement appréciées par les réfugiés maliens bénéficiaires, le département a consolidé les moyens cliniques du poste de santé de Bassiknou, en le dotant de deux appareils échographes dont un portatif pouvant être exploité dans n’importe endroit de la frontière où sont dispersés les groupes de réfugiés. Le ministère ne s’est pas contenté de ces seuls appuis, mais convaincu que la capitale du Hodh Charghi Néma pourrait être affectée par la nouvelle donne démographique qui engendre une demande accrue sur les services de santé disponibles, le département a renforcé l’hôpital de Néma en matériels et en médicaments. Ces actions multiples lancées depuis le début de la crise malienne et des flux des réfugiés, méritait d’être communiquées à l’opinion nationale et internationale, non pas pour attirer l’attention sur une assistance faite par le gouvernement mauritanien au profit d’un peuple frère et ami, mais surtout pour ne pas être reléguée aux seconds par rapports à d’autres interventions limitées dont certains initiateurs cherchent à tout prix à occulter un appui plus constant, volumineux et étendu s’inscrivant sur le court, moyen et long termes qu’une action de quelques jours. Un aperçu furtif de ces importantes réalisations permet d’en saisir la grande portée selon la présentation suivante : - Ouverture, le 26 Janvier 2012, d’un point de santé à la rentrée de la frontière à Vassale pour consulter les entrants de l’autre frontière (malienne) et leur prise en charge si c’est nécessaire, - Renforcement du point de santé, existant, de Vassale en médicaments, matériel et ressources humaines, - Dotation de Vassale d’une ambulance, - Ouverture d’un point de santé au camp de Mberré et prise en charge gratuite de tous les réfugiés, - Dépistage et prise en charge gratuite de la malnutrition chez les enfants des réfugiés de 6 à 59 mois, - Organisation d’une campagne de vaccination contre la rougeole au profit des réfugiés de 6 mois à 15 ans et des autochtones de 9 à 59 mois, du 19 au 23 février 2012, - Organisation d’une campagne de lutte contre la poliomyélite et la rougeole au profit des réfugiés et des autochtones à la Moughataa de Basseknou, du 20 au 24 mai 2012, - Equipement du centre de santé de Basseknou de deux échographes et d’un matériel de labo (automate de numérisation, culter, centrifugeuse…) - Renforcement du plateau technique du centre de santé de Basseknou et du point de santé du village de Mberré, - Mise en place de 3 ambulances (une au camp des réfugiés, une à vassale et une autre à Bassiknou), - Renforcement du PEV de routine - Equipement du centre de santé de Basseknou d’un congélateur et du point de santé de Vassale d’un autre et d’un RCW50 au poste de santé de Mberré, - Renforcement de l’hôpital de Nema : mise en place d’un dispositif complet pour urgences chirurgicales (Césarienne, appendicite, …), - Acquisition d’un matériel de laboratoire pour le centre hospitalier de Nema, - Vaccination systématique de tous les enfants de moins de 15 ans et des femmes en âge de procréer qui entrent en Mauritanie, - Mise en place d’un système de surveillance des épidémies et d’un plan de riposte - Mise à niveau du personnel de santé. - Contrôle régulier de l’eau, - Création de deux CRENAS au niveau du camp de Mberré. - Une enquête SMART est en cours depuis le 28/06/2012 au niveau du camp. - Dotation régulière des structures en médicaments et en instruments thérapeutiques pour la prise en charge gratuite des réfugiés. Ahmed Ould Bettar Cridem

LA FLM et ODZASAM : Le programme d’appui aux communautés de la moughata de Timbédra en peine activité.

Le programme élargi d’appui aux communautés de la moughata de Timbédra mis sur pied par la FLM (Fédération Luthérienne Mondiale) des deux Hodhs (Chargui et Gharbi) et l'Organisation Mauritanienne pour le Développement des Zones Arides Semi Arides (ODZASAM) poursuit ses activités dans les communes concernées de la moughata de Timbédra de la wilaya du Hodh El Chargui. Ces communes sont au nombre de trois qui sont Timbédra, Twill et Hassi Mohadi. En effet, ce programme englobe des sessions de formation et de sensibilisation sur plusieurs thèmes qui accompagnent des projets au profit des familles les plus diminues en agriculture, en élevage, et l’amélioration de la qualité de l’éducation. Dans le cadre de ses activités, les bailleurs, ont, en plus des la première session de formation effectué ; la prévention et la gestion des urgences liées à la sécheresse effectué des formations sur le droits de la femme et des enfants, la société civile, le développement durable, l'environnement, l’agriculture, l'élevage, le VIH/ SIDA au profit des communautés bénéficiaires étalées du premier au 25 mai 2012. Ces formations sont complétées par une série de sensibilisation de masse sur les thèmes. En effet, ces formations ont pour but de préparer les communautés à gérer de façon efficiente les micros projets. En effet plusieurs projets agro-pastoraux, identifiés par ces même communautés ont été financé la FLM et l’ODZASAM et mis en œuvre par les bénéficiaires eux même. Cette approche participative a motivé les bénéficiaires qui fournissent de plus en plus d’effort pour la réussite de ces projets. Les projets en question sont initiés sur une approche basée sur le droit dont le contenu a été suffisamment abordé dans toutes les formations ainsi que les séances de sensibilisation qui ont précédé la mise en place des projets concernés. Parallèlement à ces activités des classes d’alphabétisations ont été ouvertes au profit de plusieurs localités. Les communautés bénéficiaires n’arrêtent pas d’exprimer leur gratitude et reconnaissance à la FLM et son partenaire local pour le financement du projet en question et aussi des formations sur les activités à entreprendre et afin de garantir la réussite des activités à entreprendre. Les communautés ont en outre apprécié les formations à leurs justes valeurs car elles ont permis à la population d’acquérir plusieurs informations qui jadis constituaient un frein au développement. Adama Sy cp des Hodhs www.cridem.org Source : Adama Sy

vendredi 29 juin 2012

Les travailleurs de la MCM à Akjoujt déposent un préavis de grève.

La tension sociale au niveau des Mines de Cuivre d’Akjoujt est montée d’un cran. Les travailleurs qui étaient déjà sur le qui vive après l’échec des négociations entamées avec leur employeur ont décidé faire monter la pression en déposant un préavis de grève en date de ce jour, jeudi 28 juin 2012. En fait ce que réclame, c’est travailleurs c’est surtout l’application des points consignés dans un protocole d’accord signé en décembre dernier mettant fin à la grève qui avait secoué la société MCM à Akjoujt, une semaine durant. Au cours de ces négociations entamées sous la supervision de l’inspection du travail du ressort, la direction de la société a clairement manifesté sa mauvaise intention à ne satisfaire aucun des points revendiqués par les travailleurs en particulier ceux relatifs au portefeuille. Pourtant, la MCM filiale de la compagnie minière canadienne First Quantum Minerals LTD, affiche chaque année un chiffre d’affaire record ajouter à cette situation certains analystes évoquent que l’avenir de l’or sur le marché international est très prometteur car depuis 2009 la valeur de l’once d’or est maintenue depuis 2009 au-dessus de la barre des 1000 dollars. Actuellement, le prix de l’once d’or sur le marché international a atteint la barre des 1610 dollars. Une situation qui a provoqué l’ire des travailleurs qui ont multiplié les contacts avec leurs collègues pour décider de la conduite à tenir face au mépris manifesté par l’employeur à l’égard de leurs revendications socioprofessionnelles légitimes. Les travailleurs n’ont pas hésité à exprimer leur mécontentement et leur frustration en indiquant que la société assumera seule la responsabilité de toutes les conséquences qui en découleront. Mais visiblement, la société n’a pas pris au sérieux la menace des travailleurs, poursuivant dans sa logique à les traiter avec mépris et indifférence. C’est ainsi qu’à l’issue de leur meeting populaire tenu le 25 juin courant destiné à dénoncer les mauvais traitements dont ils sont victimes, les travailleurs ont convenu d’exercer la pression nécessaire sur l’employeur afin qu’il respecte ses engagements relatifs à l’amélioration de leur condition socioprofessionnelle. Massiré Diop Chargé de presse et communication Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie BP: 6164 Nouakchott Tél.: +2225258057; Fax: +2225256024 ; portable/ 695 85 05 Courriels: cgtm@mauritel.m/ madou92003@yahoo.fr Sites Web: www.cgtm.org www.cgtm-mauritanie.org Noukchott- Mauritanie Cridem

L’ Ong AMAD sur le front de la lutte contre la pauvreté.

L’Association Mauritanienne pour l’Auto Développement (AMAD) est une organisation non gouvernementale à but non lucratif fondée en Août 1999 par des jeunes mauritaniens très révoltés par le degré de pauvreté du pays et soucieux de son développement. Depuis sa création, cette association a réussi à mettre en œuvre un important programme de lutte contre la pauvreté dans trois régions (le Brakna, le Trarza et le Gorgol) et ce en partenariat avec des organisations internationales comme OXFAM, AECID et CERAI. Les villages de Dioudé Dièri, de Dioudé Dandé (Moughataa de Bababé) et de Ari Hara Mayo (département de Boghé) font partie des premières localités pilotes qui ont accueilli des projets de développement maraîchers et pastoraux en faveur des femmes vulnérables et des éleveurs qui résident dans ces localités. L’expérience avait abouti à une transformation radicale du mode de vie des femmes de Dioudé qui ne pratiquaient que l’agriculture sous pluie en période d’hivernage. En plus de cette action en faveur des groupements féminins maraîchers de ces villages, AMAD a équipé les cultivateurs qui exploitent les terres du Dièri d’une clôture en fils barbelés, ce qui a permis une protection des cultures contre la divagation des animaux et d’augmenter ainsi considérablement les rendements agricoles. Quelques années après les expériences pilotes, l’Ong a étendu ses activités dans d’autres localités dans le Trarza et le Gorgol. A ce jour, l’ong met en exécution un projet qui vise à promouvoir l’agriculture familiale à travers le développement de petites exploitations familiales au profit de 50 familles. Dans ce cadre, une distribution de 50 motopompes est actuellement en cours dans les zones bénéficiaires. Cette nouvelle approche a déjà produit des résultats positifs dans plusieurs endroits comme Lopel (département de Boghé). Toujours dans le même registre, une superficie de 570 hectares a été protégée par une clôture de fils barbelés. Haîmedatt, Boubou Awdi, Rgueîgue et Dioudé Dièri sont les localités bénéficiaires de ce programme. Sur le plan de la sécurité alimentaire dans la Wilaya du Gorgol, 100 exploitations familiales sont en cours d’exécution. Un programme qui s’accompagne avec un appui à la commercialisation des légumes produits par les exploitants maraîchers. Toutes ces initiatives sont menées en partenariat avec les Ongs CIVES-MUNDI, l’AECID et l’Association des Producteurs Horticoles du Gorgol. Le même programme de sécurité alimentaire est mis en œuvre actuellement au Trarza avec l’Ong CERAI et AECID. 160 exploitations familiales agricoles sont en cours de réalisation. Sur le plan pastorale, les éleveurs résidents dans la zone d’intervention de AMAD, ont bénéficié d’importantes sessions de formation sur la santé animale et les es techniques d’insémination artificielle bovine. Plusieurs parcs de vaccination ont été réalisés à Ari Hara, à Edébaye Hijaj (département de M’Bagne) et dans la commune d’El Vra (Bababé). La construction de plusieurs unités laitières dans les localités de Ari Hara (Boghé), Agriss, Goudin, Dar Salam et Ganki (Gorgol) a permis une véritable transformation des mentalités chez les éleveurs qui pratiquaient jusqu’ici un élevage de prestige et confrontés à d’énormes difficultés (conservation, transformation et commercialisation de leurs produits). Ces problèmes sont devenus aujourd’hui un vieux souvenir chez ces éleveurs. La réalisation de ces unités laitières a permis de relever le niveau de vie dans ces zones et de diminuer les cas de malnutrition. Le potentiel avicole du Gorgol a inspiré un projet à AMAD qui a aussi dispensé plusieurs formations aux agriculteurs et éleveurs sur le code pastoral. Le nouvel abattoir communal de Boghé contient des infrastructures à mettre à l’actif également de cet Ong qui compte construire le siège de l’APLVD. Enfin dans le cadre du programme d’urgence mis en œuvre par le gouvernement Mauritanien (Cash Transfert), l’ONg distribue des aides financières pour des familles vulnérables à raison de 15.000 Um par famille dans le village de Dabano (M’Bagne). Les éleveurs bénéficient de la distribution de concentrés pour leurs animaux. Un sac de concentré qui coûte sur le marché à 7500 Um leur est vendu à 3500 Um. Autant de réalisations qui ont permis d’améliorer le mieux être des populations Mauritaniennes. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions. Thièrno Souleymane Cp Brakna Cridem

ATPC-PFE/ Tagant : Campagne de sensibilisation ciblant un nouveau public

La Direction régionale de l’Hydraulique du Tagant en collaboration avec l’UNICEF vient de lancer un vaste programme de sensibilisation visant à renforcer les capacités des facilitateurs de l’ATPC (Assainissement Total Piloté par la Communauté) et les animatrices du PFE(Pratiques familiales Essentielles). Cette sensibilisation à pour but d’améliorer les conditions de vie des populations locales par l’arrêt de la défécation à l’air libre et l’adoption de meilleures pratiques d’hygiène. La campagne qui vient de s’ouvrir a été marquée, jeudi 28 juin, par une cérémonie officielle présidée par le Wali adjoint du Tagant Mr Cheikh Ould Meddah et l’organisation d’un atelier de sensibilisation au profit des autorités administratives régionales, élus et responsables sécuritaires. Selon Mohamed Ould Kory Directeur régional de l’Hydraulique, cet atelier sera suivi par l’organisation à Tidjikja d’un séminaire de trois jours au profit de 35 personnes (directeurs d’écoles, agents de santé, relais communautaires et responsables de centres de nutrition). Un séminaire similaire sera organisé, également, à Moudjéria au profit de 35 personnes (même public cible) juste après celui de Tidjikja. Le Président du comité régional de suivi et de supervision du projet ATPC-PFE a fait remarquer, par a suite, que cette campagne de sensibilisation fait suite aux résultats satisfaisants des déclenchements effectués au niveau des localités du Tagant bénéficiaires du programme. Mohamed Ould Kory a indiqué par la suite, qu’après la campagne de sensibilisation, ATPC-PFE Tagant procédera à la distribution au profit des écoles et des centres de santé, des bidons de Javel (2litres), des savons et des papiers d’hygiène. Il convient de préciser que la coordination régionale du projet ATPC-PFE du Tagant a, à son actif) des interventions effectuées au niveau de 81 localités (38 localités dans la Moughtaa de Tidjikja et 43 localités dans la Moughtaaa de Moudjeria). Parmi ces 81 localités, 15 ont été certifiées à l’état Fdal (fin de la défection a l’air libre), et 33 en cours. Enfin la coordination régionale dirigée par Mohamed Mahmoud Ould Bah a procédé à la formation de plusieurs facilitateurs dont le rôle est d’aider au changement des mentalités et des comportements des populations pour les amener à se départir de la mauvaise pratique de la défection à l’air libre. Khalil Sow Khalil1965@yahoo.fr

Litige foncier sur fond de féodalité à Diaguily : Le Ministère de l’Intérieur tergiverse.

Lassana Coulibaly, natif de Diaguily - un village du Guidimaka -, président de la coopérative dite de Kholle Mouké, a déposé, ces jours-ci, une plainte pour abus de pouvoir contre le gouverneur de Guidimaka auprès du ministère de l’Intérieur. Coulibaly - qui est descendant d’esclave - reproche au gouverneur d’avoir mis un terme aux activités de la coopérative, dont il est le président, au profit de la chefferie du village de Diaguily. Pour toute réponse le ministre de l’Intérieur - au lieu de convoquer le fautif - lui a adressé, semble-t-il, une missive pour lui signifier de résoudre le litige qui oppose Khollé Mouké à la chefferie de Diaguly, de manière équitable. Pour saisir les tenants et les aboutissants de l’affaire, il faut remonter à l’année 2003. A cette date Diaguily décide de mettre un terrain de 34,9 hectares à la disposition de la coopérative dénommée Khollé Mouké. «L’accord tacite passé entre les deux parties prévoit l’implantation des arbres fruitiers», précise Lassana Coulibaly. Le soutien logistique nécessaire au bon fonctionnement de Khollé Mouké incombe à la Sonader qui doit apporter engrais, semences, machines agricoles, carburant… «L’exploitation commence en 2003 sur les chapeaux de roue, mais l’enthousiasme s’essouffle au fil du temps. Ainsi de 211 membres en 2003, la coopérative n’en comptera que 44 membres en 2007. Tous des descendants d’esclaves», confie Lassana. Mais contre toute attente le succès sera au rendez-vous. En effet les arbres fruitiers plantés en 2003 donneront leurs premiers fruits en 2007. Mieux encore les membres de Khollé Mouké décrocheront l’appui des parents émigrés disposant des moyens financiers appréciables. Les jalousies, la crainte de perdre le terrain concédé poussent alors une partie de la chefferie du village à soutenir qu’elle n’a jamais souscrit du tout à l’implantation d’arbres fruitiers sur le périmètre qu’elle a mis à la disposition de la coopèrative en 2003, et à demander, dans la foulée, à ce qu’on dissolve le bureau qui dirige Khollé Mouké et qu’on coupe les arbres fruitiers. Les membres de la coopérative ignorent ses «réclamations» qui en somme sont insensées, et continuent à exploiter les 34,9 hectares que cherchent à reprendre la chefferie. En 2009, le litige foncier refait surface lorsqu’une ONG américaine en l’occurrence l’ADF décide d’accorder une subvention d’un montant de 75 millions d’ouguiyas versés sur trois ans à Khollé Mouké. L’argent aiguisant ses appétits, la chefferie réclame la direction de la cooperative. Elle est alors conviée à adhérer à Khollé Mouké pour ensuite briguer les postes qui seront en jeu lors des élections destinées à renouveler le bureau dirigeant, mais rejette la proposition faite par les membres de la coopérative qui du reste respecte à la lettre le règlement intérieur de Khollé Mouké. Le litige qui l’oppose aux membres de la coopérative est alors présenté devant le tribunal de Selibaby qui prend fait et cause pour la chefferie. En effet la sentence, prononcée par ledit tribunal en septembre 2010, débarque les membres du bureau de Khollé Mouké et leur interdit de participer à l’élection devant designer une nouvelle direction pour la coopérative, leur coopérative. Saisi en 2011, le tribunal de Kiffa annule la sentence rendue à Selibaby, en arguant que la révocation du bureau ainsi que son renouvellement sont tributaire du règlement intérieur de Khollé Mouké. En janvier 2012 le gouverneur du Guidimakha chez qui est porté le problème ne trouvera mieux pour surmonter l’écueil que l’interdiction de l’accès au champ de 34,9 hectares, en mettant ainsi en péril, les oignons qui étaient plantés sur 7 hectares et en anéantissant les espoirs des membres de la coopérative qui ne pouvaient en aucun n’est pas faire le déplacement pour Nouakchott afin de réclamer justice auprès du ministère de l’Intérieur. «Dans un premier temps ce dernier les convie à porter plainte contre le gouverneur», affirme Lassana Coulibaly. Mais alors que les membres du bureau de Khollé Mouké espéraient obtenir gain de cause, reprendre l’exploitation des 34,9 hectares, voilà qu’ils apprennent de la bouche d’Ould Boïlil en personne qu’une lettre a été envoyée au gouverneur du Guidimaka lui enjoignant de trancher sur le litige foncier qui les oppose à la chefferie de Diaguily, de manière équitable. Dommage que le ministre n’ait pas gardé à l’esprit qu’il n’existe qu’une seule solution juste pour surmonter le problème qui oppose Khollé Mouké à Diaguily, à savoir ordonner la reprise des activités de la coopérative sous la direction du bureau qui le dirige actuellement, lequel a sué eau et sang des années durant pour faire de Khollé Mouké une coopérative exemplaire. Samba Camara Cridem

jeudi 28 juin 2012

Des habitants d’Iguevane I (Tagant) revendiquent de l’eau potable.

Des ressortissants de la localité d’Iguevane I ont organisé, jeudi matin, devant la présidence de la république à Nouakchott, un sit-in pour revendiquer une solution à la pénurie d’eau que connait cette localité. Les manifestants ont dressé des banderoles portant des slogans de revendication de solution urgente à ce problème ressenti avec plus « d’acuité avec la montée des températures ». Le gouvernement mauritanien avait, auparavnt, signé avec l’Union Européenne un accord de financement de plus de 4 milliards d’ouguiyas destinés à des projets pour l’accès à l’eau dans différentes régions du pays. Source : ANI (Mauritanie)

Les habitants de Tintane redoutent une infiltration d'al-Qaida

Les commerçants de la ville de Tintane, dans l'est de la Mauritanie, souhaitent plus de sécurité, tandis que la police réfute toute atteinte à celle-ci. Un groupe d'habitants et de commerçants de Tintane a demandé en début de mois aux responsables locaux de la sécurité de renforcer les patrouilles pour empêcher une infiltration d'al-Qaida dans cette ville frontière de l'est de la Mauritanie, qui connaît un grand dynamisme économique. "L'absence de patrouilles de sécurité permanentes, notamment la nuit, menace la vie et les biens des habitants", a déclaré le porte-parole de ce groupe, Mohamed Lamine, dans un communiqué aux médias. Parlant des attaques répétées durant la nuit contre des magasins du nouveau marché de la ville, il a déploré l'absence de toute protection sécuritaire, ce qui rend le lieu particulièrement vulnérable aux activités du réseau criminel. Selon lui, la police ne procède à aucune patrouille de nuit et laisse la ville ouverte aux voleurs. "Je crains que des hommes armés affiliés à al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) n'entrent dans la ville en profitant du manque de contrôle aux postes frontières", a-t-il expliqué à Sahara Media. Cette absence de sécurité pour un certain nombre d'installations vitales de la ville, qui abrite le plus important marché de l'est de la Mauritanie, a incité les habitants à demander aux autorités mauritaniennes en charge de la sécurité de protéger cette ville sensible et ses activités économiques. Située à la frontière entre trois provinces mauritaniennes et sur le principal axe routier qui relie Nouakchott à l'est du pays, la ville voit des centaines de véhicules et de personnes y entrer chaque jour. Elle est également située dans la région où se trouveraient les bastions d'AQMI. Tintane est certes célèbre pour avoir connu les pires inondations dans l'histoire de la Mauritanie en 2007, mais avec l'afflux de travailleurs étrangers venus du Mali, du Sénégal et de Gambie, elle est désormais associée aux activités largement répandues des réseaux criminels et de voleurs qui ont commencé à envahir les marchés. Aujourd'hui, les commerçants, les plus affectés par cette absence de protection, se considèrent avec les touristes comme les victimes potentielles d'une invasion de groupes terroristes cherchant à tirer parti du manque de sécurité. Selon Boubakr Sheikhu, commerçant sur le marché local, celui-ci ne bénéficie d'aucune surveillance et les patrouilles de police n'en assurent pas la protection à la nuit tombée. Il a expliqué à Magharebia que certains commerçants avaient engagé leur propre sécurité pour ce faire. Un autre commerçant, Sidi Mohamed Ould Sidi, a qualifié les vols qui ont eu lieu dans certains magasins "d'insignifiants". Mais il a tout de même fait part de sa crainte de voir certains éléments affiliés à AQMI s'infiltrer dans le pays aux postes frontière qui ne procèdent pas à des contrôles d'identité complets. "Les services de sécurité ici sont limités", a expliqué un autre commerçant, al-Moustapha Ould Sidi. Il a attribué ce manque de sécurité à un manque de moyens et de matériel au vu de l'énorme responsabilité qui incombe à la police. "La police est censée sécuriser le centre de la ville et le marché, effectuer des patrouilles de nuit dans la ville (en particulier dans le quartier du marché), et lutter contre les réseaux criminels et de trafiquants qui traversent la région presque quotidiennement", a-t-il expliqué. "Des efforts supplémentaires sont nécessaires", a-t-il ajouté. Bab Ahmed Ould Bakai, commissaire de police à Tintane, a réfuté "toute atteinte à la sécurité dans la ville". Il a expliqué à Magharebia que les patrouilles de police participent à la sécurité aux postes frontière, dans le centre de la ville et sur les marchés. Il a ajouté que l'arrivée de ressortissants africains, qu'ils soient sénégalais, maliens ou gambiens, se fait dans le cadre d'une coopération mutuelle entre la Mauritanie et ces pays, et dans le cadre légal des accords de sécurité, confirmant que toutes ces personnes sont soumises à des contrôles de sécurité par les gendarmes et la police aux postes frontières. Ould Bakai a ajouté que ses forces de police ne sont pas supposées assurer la sécurité des points de franchissement de la frontière qui mènent à la ville, tout en confirmant dans le même temps la bonne coordination entre ses services et un certain nombre d'agences de sécurité concernant les domaines qui touchent à la sécurité de Tintane. Rajel Ould Oumar, correspondant pour Sahara Media dans l'est de la Mauritanie, a expliqué que le souci des habitants montre qu'ils espèrent plus de sécurité et qu'ils sont prêts à être "des partenaires dans la lutte contre le terrorisme". Il a également expliqué qu'au vu de la protection de la sécurité intérieure par la police, la gendarmerie et d'autres agences de sécurité, ainsi que des mouvements continus des forces armées le long de la frontière mauritanienne pour surveiller la menace des groupes terroristes, "il n'existe aucune menace directe contre la ville". Par Raby Ould Idoumou pour Magharebia à Nouakchott Cridem