samedi 18 décembre 2010

Protéger les ressources naturelles, une préoccupation du Pro G R N de la coopération Allemande au Guidimakha.





Le guidimakha est une région agropastorale où il pleut encore en abondance. D’où l’importance de la gestion des ressources naturelles des quelles dépendent et des personnes et des animaux.

Conscient de la multiplicité des facteurs qui menacent nos richesses naturelles, le service technique de la coopération allemande a mis sur pieds dans cette wilaya du sud un arsenal de disposition pour mieux sauvegarder les végétaux et le sol.

Pour ce faire, le programme de gestion des ressources naturelles a permis le classement et la protection des forêts dans plusieurs localités dans les deux départements que compte le Guidimakha.

Mais aussi la mise sur place d’un cadre de surveillance permettant ainsi les populations de gérer directement les ressources naturelles dans leurs différentes localités.

Plusieurs localités bénéficient aujourd’hui des programmes des pares feux et de plusieurs autres avantages grâce à un encadrement de proximité que leur donne le service technique de la coopération.

Soucieux de l’économie des ressources naturelles dans cette région où le service de état prône le laxisme, le programme de gestion des ressources naturelles proGr n a développé le projet de Promotion des foyers améliorés au niveau des gros villages consommateurs de bois comme énergie pour ainsi protéger et économiser la ressource bois de chauffe qui devient de plus en plus rare.

C’est dans ce cadre qu’un modèle de fourneau à bois (le foyer Vita) a été testé et diffusé à plusieurs échelles grâce au dynamisme d’une équipe en charge de ce projet dans le Guidimakha. L’efficacité (40/ d’économie de bois), la rentabilité (permet d’économiser de l’argent et de passer peu de temps à la recherche du bois), la rapidité (entre 30 et 60 minutes) et le fait du moins de fumée ont été les résultats encourageants obtenus pendant cette période de teste.

Fort de ces résultats, le projet Foyers Améliorés intervient désormais dans plusieurs villages et /ou localités à savoir Sélibaby, Ta chott et Diaguilly dans le département de Sélibaby et Mbeidiya Sagha dans le deuxième département à savoir celui de ould Yengé. Les activités planifiées ont permis la diffusion de 1800foyers au bénéfice de 15000 personnes, la formation et l’appui des artisans producteurs par la mise sur place de nouveaux débouchés commerciaux et le lancement d’une campagne de communication.

Ainsi quatorze(14)artisans ont été formés par un consultant du Centre de Recherche en Energie Renouvelables du Sénégal, il s’en est suivi le recrutement d’un artisan local en qualité d’assistant formateur dont le rôle est désormais le suivi des artisans formés pour une production régulière de foyers améliorés standardisés.

Au Guidimakha, les moyens et efforts mis sur place par le service technique de la coopération allemande pour la protection et la sauvegarde de nos ressources naturelles sont énormes, même s’il faut déplorer l’attitude de la délégation régionale de l’environnement qui laisse passer plusieurs choses qui dégradent de plus en plus, nos végétaux et sol.

Economisons nos ressources naturelles avec les foyers améliorés est le slogan du Pro G R N au niveau du Guidimakha qui n’a que trop attendu pour la sauvegarde de ses végétaux et sol.

Signé Amadou Bocar Ba

www.cridem.org


Source :
Amadou Bocar Ba

Arrivée à Kankossa d'un contingent des mauritaniens réfugiés au Sénégal

Un contingent de13 mauritaniens réfugiés au Sénégal a regagné jeudi soir la ville de Kankossa, relevant de l'Assaba.

Le gouverneur par intérim de l'Assaba,accompagné du hakem de Kankossa, de son maire et des autorités militaires et sécuritaires étaient à l'accueil d' éléments du contingent à l'entrée de la ville.

Dans le mot qu'il a prononcé pour la circonstance, le gouverneur par intérim de l'Assaba a précisé que les populations la wilaya se sentent heureuses de trouver aujourd'hui parmi elles des frères et des fils qui étaient éloignés de leur patrie pendant une période donnée. Il a aussi mis l'accent sur l'intérêt de faire preuve de la solidarité et de l'entraide sociale qui étaient, à travers l'histoire, une attitude constante et une valeur essentielle de la société mauritanienne.

Et d'ajouter que les pouvoirs publics oeuvrent, en application des orientations du Président de la République, pour que tous les citoyens mauritaniens bénéficient d'une vie digne et décente dans sa patrie.

Abondant dans le même sens, le maire de Kanokossa a exhorté les populations de sa commune à apporter du soutien et de l'aide nécessaires aux membres du contingent.

Le correspondant de l'AMI précise que les autorités régionales ont aménagé des sites pour l'accueil et l'installation des membres du contingent au niveau de Kankossa, de Reinika et de Kourou Blay.

AMI

AQMI convoite un débouché sur l'Atlantique via le Sahara en infiltrant et en offrant ses services au polisario (Fox News).





Le groupe terroriste d'Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique (AQMI) convoite un débouché sur l'Atlantique via le Sahara, en infiltrant et en offrant ses services au polisario, soutient vendredi la chaîne d'information américaine Fox News.

"AQMI veut s'assurer un débouché sur l'Atlantique via le Sahara, un objectif souvent évoqué par les militants de ce groupe terroriste dans les forums de discussions en ligne", avertit Fox News, notant que pour ce faire, AQMI, qui sévit en Afrique du nord, a mis en place une stratégie qui vise "à infiltrer et à offrir ses services au polisario".

Citant des services de renseignements nord-africains, la chaîne d'information US souligne, en effet, que pas moins de "cinquante neuf (59) dirigeants et membres du polisario ont été récemment impliqués dans des activités d'Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique".

"Etant donné qu'AQMI a pu pénétrer les territoires de pays comme le Mali, la Mauritanie, ou encore le Niger, ce groupe terroriste a, sans aucun doute, montré l'intérêt de bouger ses cellules de recruteurs au Sahara (...), dans le but inavoué d'établir des bases dans la région. L'objectif étant la création d'une zone qui s'apparenterait à la Somalie ou au Yémen", analyse, pour sa part, Walid Phares, consultant de Fox News et membre éminent de la Foundation for the Defense of Democracies, basée à Washington.

Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique, qui a vu le jour en Algérie, est détenteur d'un triste record d'attentats perpétrés dans la région, note Fox News, qui a diffusé des enregistrements vidéos inédits sur AQMI, rappelant que ce groupe a été derrière le double attentat-suicide, perpétré à Alger en 2007, qui a fait 41 morts, y compris parmi le personnel des Nations unis.

Des rapports concordants lient ce groupe aux tentatives d'attentats qui visaient des bâtiments de guerre américains croisant dans le Détroit de Gibraltar et l'ambassade des Etats-Unis à Bamako, ainsi qu'aux opérations de kidnapping contre des ressortissants étrangers, outre des attaques meurtrières sur les territoires des pays de la région, rappelle encore Fox News.

Des documents confidentiels obtenus récemment par Wikileaks font état des préoccupations que suscitent les menaces d'AQMI, relève-t-on de même source, en expliquant que ces télégrammes demandent aux ambassades US dans la région du Sahel de collecter "des informations sur AQMI et d'autres groupes terroristes" et d'"établir des rapports sur leurs plans et intentions de mener des attaques contre les intérêts des Etats-Unis et des pays alliés".

Lesdits documents demandaient également la collecte d'informations sur les armes de destruction massive et "la détection de tout indice suggérant que des groupes terroristes internationaux veulent utiliser à leur propre avantage des conflits politiques, ethniques, tribaux ou religieux", poursuit la chaîne d'information américaine.

Steve Emerson, Directeur exécutif du Projet d'investigation sur le terrorisme (IPT), a déclaré à Fox News qu'"AQMI, dont la menace n'a pas été sous-estimée par l'Administration US, constitue un danger pour l'Occident et les Etats-Unis", rappelant que ce groupe terroriste avait, l'année dernière, pris pour cible des intérêts américains".

"Il s'agit là d'un nouveau front de guerre pour les Etats-Unis, qui requiert une riposte agressive, car AQMI possède un potentiel de croissance qui placerait ce groupe terroriste au même niveau qu'Al-Qaeda dans la péninsule arabique", a mis en garde cet expert US.

Emerson et Phares conviennent que l'Administration américaine est consciente de la menace que pose AQMI, bien que "la stratégie nationale antiterroriste US souffre d'un manque de perception de la menace stratégique que fait planer Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique sur toute la région en termes de recrutement et de coordination".

"Il y a une préoccupation au sujet de ce que fait AQMI, mais pas au sujet de ce que ce groupe terroriste est capable de faire et fera dans la région", note Walid Phares, estimant que "la capacité de projection de notre analyse de sécurité nationale est limitée, dans la mesure où elle ne tient pas compte du pouvoir qui sous-tend une idéologie".

L'analyste de Fox News met, par ailleurs, l'accent sur la nécessité de poursuivre les pourparlers sur le Sahara pour servir la cause de la paix, notant qu'Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique ne se départira pas pour autant de ses visées de "pénétration au Sahara et bien pire encore dans le cas d'établissement d'un état polisarien, car, met-il en garde, il s'agit là ni plus ni moins des objectifs avoués d'Al-Qaeda".

MAP

www.cridem.org


Source :
Maroc Journal

Un contrat de ville de 1 100 000 000 ouguiyas pour Zouerate dans le cadre du PDU




La Commune de Zouerate représentée par son Maire Mr Yacoub Ould Salem Vall et l’Etat Mauritanien représenté par le wali du Tiris Zemmour ont signé le 16 décembre 2010 un contrat de ville d’un montant de 1 100 000 000 UM dans le cadre du PDU (Plan de Développement Urbain) qui constitue une hausse considérable par rapport au précédant CDV (contrat de ville) qui était de 193 000 000 UM soit une augmentation de 470 %.

La cérémonie de signature s’est déroulée à la Wilaya du Tiris Zemmour en présence du Coordinateur du PDU, du Directeur de l’Aménagement du Territoire, du conseiller du MAED, de l’attaché du DES Snim, du Directeur de la Fondation Snim, des représentants de l’Administration et de la société civile.

En marge de cette signature la Comme et le PDU ont inauguré la réhabilitation et la constructions de nouvelles infrastructures au profit des écoles 5 et 8 fermées depuis 2008 pour raison de sécurité pour les élèves et le corps enseignant.


Le Maire dans un discours prononcé à l’occasion, a remercié l’Etat pour ses efforts « Je salue et loue, dit-il , les efforts consentis par l’Etat sur instruction du Président de la République pour les engagements pris, en concomitance avec le financement additionnel du PDU par la Banque Mondiale, pour que les villes de Kaedi, Néma, Aouin et Zouerate puissent bénéficier elles aussi d’importantes infrastructures de base ».


Pour sa part, le Coordinateur du PDU a saisi l’occasion pour remercier le Maire de Zouerate pour son sérieux et son dynamisme qui font que les bailleurs soient disposés à financer des projets à Zouerate avant d’affirmer la volonté de l’Etat à accompagner le développement économique.

Zouerate connaît, depuis 2007, d’énormes progrès en matière de développement des infrastructures de base grâce à l’Etat, aux partenaires au développement et au dynamisme de son conseil municipal.

www.cridem.org


Source :
Abdallahi Dieng Ould Cheikh

Boghé : Ziarra Annuelle Thierno Abdallah Dia, 18éme édition.




Tout a commencé cet après midi du 17 Décembre 2010, à dix sept heures , par le récital du coran , la veillée religieuse communément appelée « Maouloud », ponctuée de chants et de litanies débutera à 23 heures.

Selon Thierno Seydou Nourou Tall, un, des disciples de Thierno Abdallah Chargé de Communication, l’homme de Confiance du Thierno, le programme de la soirée est le suivant :

la lecture du coran marquant le coup d’envoi du programme, Thierno Abdallah Dia va s’adresser aux milliers des Musulmans, Fidèles, Moukhames, disciples, Marabouts venus pour la circonstance, leur souhaitera la bienvenue, expliquera l’importance de cette rencontre religieuse, priera pour la paix partout dans ce monde et répondra aux nombreuses questions posées « albabe meftouh » la porte est ouverte à n’importe qui.

Thierno Boubou de Bababé va prendre la Parole (1ér à emprunter la Dhariqha Tijania au Fouta et doyen d’age.)

Ensuite Ouztase Bâ de Dakar Moukhame va introduire sa conférence, les jeunes talibés du Khoudamoul Faidaty habillés en chemise blanche vont lire des poèmes, litanies et chanter le Prophète Mohammad Rassoul allah.

Et Thierno Abdallah Dia va répondre aux questions sur tous les sujets posés jusqu’à six heures du matin. Et temps en temps les talibés interviendront pour tenir haleine tout ce monde dans leur chant et Zikrou. Il faudra rappeler ici, que Thierno Abdallah Dia est un grand Marabout Tijaniya de la confrérie Niasséne.

Baye Niass, de son vrai nom Ibrahima Niass, est un cheikh et un religieux, il est le fils du chef religieux Elhadj Abdoulaye Niass. Il est l’héritier de Cheikh Ahmed Tijani, chérif fondateur de la Tijania. Son mouvement qu’il appela la Fayida Tijania est la continuité du courant spirituel la Tijania. Baye Niass est né à 1900 à Kaolack, troisième Calife de cette confrérie et créa une école de pensées spirituelles nommée « La Tarbiyya ». Ahmed Tijane, originaire de la ville de Ainou Madi en Algérie et dont le mausolée se trouve à Fez au Maroc.

Des milliers de fidèles venus du Sénégal, du Mali, de la France et de plusieurs localités du pays : Bababé, Mbagne, Zouératt, Nouakchott, Nouadhibou et Aleg. Thierno Boubou Bâ de Bababé (Niasséne), Ouztase Bâ de Dakar (Sénégal), les petits fils de Baye Niass : Mohamed Moustapha Niass, Mohamed Hussein Niass ; Elhadj Abdallah Niass, Seiyidina Roqhaya Niass et Ahmed Diop, le Moukhadam Thierno de (Kanel) Rachid Ly plus connu sous le Nom Racine Ly, l’infatigable Moud Ham Thierno Amadou Kane de Guidjilone, Thierno Amadou Elhadj de (Nouakchott) sont tous venus pour célébrer cette dix huitième édition de la Ziarra Annuelle.

Ce grand rendez vous religieux est aussi une occasion pour les fidèles de payer des cassettes de DVD « ouverture de la grande Mosquée de Baye à Kaolack) et d’autres cassettes « Tafsuru et Questions dans le mois de Ramadan passé de Thierno Abdallah Dia à Boghé.

Le lendemain, c'est-à-dire le 18 décembre, la Ziarra prendra fin les nombreuses délégations regagneront leurs milieux respectifs. Cette année encore les jeunes de la Khoudamoul Faidaty de Boghé ont remercié Ahmed dia fils de Thierno Abdallah dia pour la confection des tenues de la Ziarra annuelle 2010.

Diop Mohamedou Abou Dit Hamady Bodiel CP le Véridique Au Brakna.



www.cridem.org


Source :
Mohamedou Abou Diop

vendredi 17 décembre 2010

Un enfant blessé dans l’explosion d’une mine à Fdérick





Une mine a explosé au beau milieu d’un troupeau de chèvre, près de la ville de Fdérik, nord de la Mauritanie, causant la blessure d’un enfant berger, et créant l’effroi au sein des populations de la zone.

Le correspondant de Sahara média a Zouerate qui a rapporté la nouvelle, a indiqué que les habitants ont d’abord cru à une attaque d’Al Qaeda avant de connaître la réalité de cette explosion.

Ce genre d’incident, fréquent dans la zone, cause annuellement la mort ou la blessure de nombre de personnes. Cependant, le programme national de déminage humanitaire pour le développement, relevant de l’autorité du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, a réussi à détruire plus de 220 mines ou munitions, au cours de la période 2008-2010, et à déminer une superficie de 26 km2 sur un total de 76 km, considérés comme zone dangereuse dans le pays, dont 5 millions de mètres carrés dans la seule wilaya du Tiris Zemmour.
Saharamédias

Adrar : Fin de la tournée du CSA dans le département d'Aoujevt



Par la localité de Mheirth, relevant de la commune de Maaden Al Irvane, le commissaire à la sécurité alimentaire(CSA), Mohamed Ould Mohamedou a clôturé sa tournée d'information et de prise de contact dans le Département d'Aoujeft.
Présidant un meeting dans cette localité, mercredi soir, le commissaire a expliqué que sa tournée dans le département a pour objectifs de prendre contact avec les populations, de s'enquérir de leurs problèmes afin de leur apporter des solutions et de les informer des efforts déployés sur plusieurs fronts pour circonscrire les effets inhérentes des fièvres de la vallée du rift et du paludisme.
Il a ajouté que la zone a connu cette année une saison hivernale exceptionnelle créant des conditions écologiques favorables à la multiplication des moustiques et insectes, sources de toutes sortes de maladies et d'infections.
Au sujet des interventions menées pour face à la situation, le commissaire a évoqué les actions entreprises dans les domaines de la santé humaine et animale, l'appui nutritionnel et la fourniture des moustiquaires imprégnées. Toutes ces interventions, dit-il, ont fait que la situation est désormais sous contrôle et que les populations n'ont aucun motif pour l'angoisse et la panique, ni des raisons de s'abstenir à la consommation de la viande et du lait.
Il a aussi relevé que quatre équipes mobiles sillonnent actuellement la moughata pour éliminer des moustiques et insectes ainsi que la vaccination du cheptel.

Ami

Zouerate : Le Comité Local de la Coalition MPCQVP organise un Atelier de sensibilisation...




Le comité local de la Coalition Mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez a organisé le mardi 14 décembre 2010 à la Maison de la Société Civile, un atelier de sensibilisation sur les accidents de travail et les effets de la poussière sur les travailleurs et la population locale.

Cet atelier rentre dans le cadre du plan d’action réalisé par le groupe thématique « Droit des travailleurs » et financé par le FLM et fait suite à une série de rencontre avec les différents intervenants.

Le Comité local a pu rencontrer le Wali du Tiris Zemmour, le Maire de Zouerate, le Directeur Régional de CNSS, le représentant de l’Inspection du Travail, celui de la Médecine du Travail, la Snim, les représentants des sous- traitants et des personnes ressources.

Cette phase de collecte de données a permis au groupe de faire le tour des thèmes avec leurs partenaires et d’avoir accès à des informations utiles. Les membres de la Coalition ont salué la disponibilité des autorités locales et municipales, de la Snim et des autres institutions à collaborer avec eux afin d’améliorer les conditions de vie et de travail dans la Wilaya du Tiris-Zemmour à travers la sensibilisation, les échanges et la concertation.

Ces mêmes institutions ont participé à l’atelier de sensibilisation à côté des membres de la Coalition. On note cependant la présence de la Commune en la personne du Maire de Zouerate mais aussi celle de la Snim avec son chef de service Hygiène et Sécurité du Travail accompagné de deux de ses collaborateurs et du Directeur Régional de la CNSS.

Cette expérience qui est la première du genre au Tiris Zemmour a permis de réunir autour d’une seule et même table la société civile, les élus et le patronat.

La ville de Zouerate connaît aujourd’hui comme par le passé de sérieux problèmes environnementaux. L’installation de nouveaux projets d’extraction qui ne sont malheureusement pas accompagnés de mesures d’atténuation vient rendre la situation encore plus critique.
www.cridem.org


Source :
Mohamed Ould Bedde

Zouerate : journée continue dans le secondaire, pourquoi le lycée fait-il exception ?




Le système de journée continue pratiqué dans la quasi-totalité des établissements secondaires du pays n’a connu son introduction au Tiris, en tout cas à Zoueratt que depuis quelques temps.

Alors qu’il est devenu une ancienne pratique sous d’autres sphères de l’enseignement secondaire du pays, il n’était pratiqué ici que par un seul collège sur les quatre établissements secondaires que compte la capitale régionale (3 collèges et 01 lycée).

Cette année, les deux autres collèges ont adopté le système de journée continue. Mais, les ainés continuent à fréquenter le lycée deux fois par jour (matin et soir). Ce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention ou l’ahurisse ment de certains qui s’interrogent sur cette disproportion qu’ils n’arrivent pas à s’expliquer.

Quels arguments peut-on se targuer pour imposer une journée discontinue dans un établissement à majorité d’adultes tandis que les petits collégiens pratiquent l’inverse ? Pour certains, la raison d’âge, de capacités intellectuelles ou physiques ne peuvent pas expliquer cette distorsion ou cette particularité à faire cavalier seul.

Encore moins de problèmes d’équipements car le lycée ne manque pas de salles de classes .Pour d’autres, on aurait dû épargner aux apprenants le double va-et-vient et leur donner la possibilité de se consacrer plus aux études avec un esprit calme, reposé, rentrés au domicile, une fois pour toutes. Mais, pourquoi, veut-on persister aveuglément à instaurer un système en déphasage avec les autres établissements, et de surcroît obsolète.

Le fondamental en déficit d’enseignants.

Dans le primaire, la Direction régionale a observé un manque d’instituteurs dans certaines écoles. La séparation des deux départements de l’enseignement n’étant pas effective, des instituteurs et institutrices font toujours offices de surveillants(es) dans les établissements secondaires.

Pire, certaines pratiques ne vont pas dans le sens d’aplanir les difficultés, les détachements de complaisance comme celle de la femme de l’IDEN par intérim. En effet, la dame a obtenu un détachement par note service à l’Inspection Régionale donc déchargée de toute activité d’enseignement mais travaille dans l’école privée ouverte depuis quelques années par son mari, une école qui squatte un local de la Snim avec une modique somme pour la location.

D.S CP/ Tiris.


www.cridem.org


Source :
Le Quotidien de Nouakchott

jeudi 16 décembre 2010

Enjeu sécuritaire autour des épaves de Nouadhibou




C’est une société néerlandaise, « Mammoet Salvage BV », qui a finalement remporté le marché très convoité pour l’enlèvement des dizaines d’épaves de bateaux qui bloquent le trafic maritime au large de Nouadhibou.

Véritable plaie pour la région, la soixantaine de bateaux qui se trouve au fond de l’océan au large de la Mauritanie cause régulièrement des incidents techniques aux vaisseaux qui transitent par cet axe très fréquenté.

Cela fait près de cinq années que le gouvernement mauritanien tente de trouver les fonds pour procéder à cette épuration, et il aura fallu l’obstination du ministre des affaires économiques Sid Ould Tah, ainsi que l’intervention personnelle du président Ould Abdelaziz auprès de l’Union Européenne pour que cette dernière débloque près de 30 millions d’euros, directement réglés au prestataire hollandais.

Ce dernier avait notamment travaillé sur l’épave du sous-marin russe « Koursk » au début des années 2000.

Au-delà de l’aspect écologique et commercial, il ya également un volet sécuritaire dans cette vaste opération de nettoyage qui devrait durer près de deux ans : les épaves causent ce que l’on appelle des « échos parasites », qui empêchent les radars de repérer des mouvements sous marins, agissant comme de véritables masques et rendant aveugles les patrouilleurs chargés de surveiller, entre autres, les esquifs chargés d’immigrants clandestins
www.cridem.org


Source :
Maghreb Intelligence

Guidimagha : L’ONG –Focus- Sur au service développement.




L’ONG –Focus-Sur est une structure associative qui se trouve aux antipodes de la politique et de la syndicalisation et qui regroupe en son sein des jeunes mauritaniens de la société civile.

En siège social implanté à Selibabi, au Guidimagha, l’ONG –Focus –Sur a pour objectif, l’assistance appuyée aux couches déshéritées de la société dans divers domaines : la santé, l’éducation, l’environnement, le sport……etc.

Interrogé à propos des réalisations déjà effectuées, Diop Saidou, président de l’ONG nous informe que dans le domaine de la santé touchant la mère et l’enfant des séances de formations, de sensibilisations et d’éducation ont été largement entreprises et cela dans le but de lutter contre les IST, le HIV/SIDA, et d’endiguer le spectre des mutilations génitales féminines :

Pour la circonstance, des textes relatifs aux droits humains ont été vulgarisés et des mesures de précaution, de protection et de prévention à prendre contre les maladies chroniques (diabète, hypertension artérielle) étaient à l’honneur.

Dans ce cadre, l’ONG, par le truchement des femmes formées, a préparé deux produits fabriqués sur place et à moindre coût pour la prévention contre le paludisme et la malnutrition :

- La crème de Nime faite à base des feuilles du Nime, du savon ordinaire et d’huile végétale, chasse grâce à son odeur, les moustiques et interrompt par ce fait, la chaîne de transmission du paludisme.

- La farine poly vitaminée (céréamine) à base de niébé, du mais, du mil, du riz et de l’arachide permet de combattre contre la malnutrition. Diop Saidou d’ajouter que « la préparation sur place de cette farine poly vitaminée à base des produits qui se cultivent partout en Mauritanie, résoudra ce mal de rupture, longtemps enduré par les malnutris ».

S’inscrivant dans l’optique des activités réalisées au profit des populations démunies, l’ONG-Focus-Sur, avait organisé deux journées de consultation et de soins gratuits le 23 et 24 juillet dans les locaux du centre de Selibabi : pendant ces journées, dira Diop, mille cent quatre vingt (1198) personnes ont été consultées et ont bénéficié des examens complémentaires (échographie, laboratoire) et des soins gratuits.

Ces journées, poursuit le président de l’ONG, ont eu un bilan d’action ainsi réparti :


Médecine générale 316personnes dont 7 dépistées diabétiques.
Gynécologie 74 femmes (37 échographies).
Ophtalmologie 180 dont 53 cataractes.
Stomatologie 85 dont 53 extractions dentaires.
Pédiatrie 252 enfants
Kinésithérapie 254.
Chirurgie 37


Dans ses perspectives, Diop Saidou , nous révèle que l’ONG compte renouveler ces journées de consultations et soins gratuits au profit des populations de Selibabi et celles des environnants et que la priorité de la prise en charge revient aux personnes souffrant de diabète et d’hypertension artérielle, des femmes et des enfants issus des milieux pauvres.

Mbaye Demba Yero



Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org


Source :
Mbaye Demba Yero

mercredi 15 décembre 2010

Fin à Boghé de la Journée spéciale pour les handicapés.




C’est une journée de sensibilisation sur l’ordonnance de la loi 043 et aussi de la célébration de cette journée à l’intention des Handicapés du département de Boghé. L’initiative émane de l’antenne sociale du département de Boghé, sous couvert du Ministère des Affaires Sociales de l’enfance et de la Famille.

Etaient invités à cette journée le Hakem de la Moughataa, le Maire de Boghé, le chef de l’ADP World Vision de Boghé, le Député de la commune de Boghé, les représentants des institutions internationales, les chefs des villages, les directeurs d’écoles, du collège et lycée, les artistes, les directeurs des écoles privées et parents des handicapés du département.

Dans son discours Madame Bâ Aissata Souleymane, responsable de l’Antenne Sociale a dit : « permettez moi d’abord au nom des personnes handicapées, qu’à mon nom personnel, de vous remercier de bien vouloir accepter de présider la cérémonie principale de cette journée de sensibilisation par notre pays, le mois d’Avril dernier, il nous revient tous de veiller à la mise de son application de cette convention et du dit décret en promulguant les décrets d’applications.

Nous devons également œuvrer à sensibiliser et à faire connaître ces textes chez les personnes handicapées ainsi que les partenaires de la société civile, les partenaires de développement et de toute la communauté nationale. C’est dans ce cadre que l’antenne sociale a signé un protocole avec World Vision pour l’appui de l’accès des personnes Handicapées à leurs droits.
Le protocole comprend : l’organisation des journées de sensibilisation, des fêtes du 17 octobre Canne Blanche pour les Aveugles, 3 Décembre Fête Internationale des Handicapées et 29 Juin. Des projets ont été soumis et financés par World Vision ADP Boghé, des machines à coudre, du matériel audiovisuel, des nattes, des matelas, une Tente, des tissus et des produits de Teinture, Formation professionnelle en couture et teinture dés la fin de la reconstruction de l’antenne sociale de Boghé.

La mobilisation, La sensibilisation et le plaidoyer constituent les principales bases de nos activités en vue de permettre aux personnes handicapées de retrouver la confiance en soi et de connaître leurs droits et la façon de les réclamer d’une part en vue d’attirer l’attention des décideurs et de la communauté nationale sur les obligations et leur responsabilité envers cette frange importante de la population qui représente 10% de la population soit trois cent mille entre Hommes,Femmes et Enfants.

La Moughataa de Boghé renferme 263 handicapés de 0 à 18 ans, soit 173 dans la commune de Boghé, 90 dans la Commune de Dar El Barka, considérant que ces droits sont stipulés par décret 043 du 23/ 11/ 2006.ainsi que la convention internationale sur les droits des personnes handicapées signée par l’assemblée Générale des droits des Nations Unies et ratifiée. »

Enfin Madame Bâ se félicitera du programme présidentiel accordant une attention particulière aux personnes handicapées pour qu’elles retrouvent leurs droits et pour qu’elles aientt égalité des chances pour vue que la nouvelle administration traduise dans les faits le programme du gouvernement du Docteur Moulaye Ould Ahmed Lagdaf sous forme de respect des engagements et l’application de cette volonté politique..

Elle remerciera tous les partenaires de l’antenne sociale du département et surtout World Vision ADP de Boghé qui a été toujours à leurs cotés, qui les accompagne, assiste dans toutes les activités et chaque année les aide à organiser des Fêtes et continue à les financer pour une vie meilleure, active pour éviter la mendicité.

Madame Bâ Aissata Souleymane, lancera un appel aux différents partenaires présents et au Ministère de l’Education à les aider, à avoir une Classe expérimentale pour les Enfants Sourds muets. Des personnes handicapées ont intervenu, félicitant World Vision, et demandant encore

D’aide à toutes les personnes de bonne volonté de prés ou de loin.

Diop Mohamedou Abou Dit Hbodiel
CP le Véridique au Brakna.


www.cridem.org


Source :
Mohamedou Abou Diop

Frottements entre policiers et militaires à Rosso.




Une rude altercation a opposé, hier après-midi, des éléments de la police en service au Bac de Rosso (point de passage fluvial entre la Mauritanie et le Sénégal) à des militaires.

L’incident s’est produit lorsqu’un militaire, mécontent du traitement qui lui a été réservé par les policiers, est arrivé avec un renfort de ses camarades-soldats.

L’intervention des responsables régionaux de la sécurité a permis le contrôle de la situation et d’éviter de regrettables dérapages.



www.cridem.org


Source :
Canalrim (Mauritanie)

Baie de l’Etoile: Comment concilier les vocations ?




Une rencontre initiée par le ministère délégué auprès du premier Ministre, chargé de l’environnement, et le ministère de la pêche, a lancé une vaste concertation autour de la Baie de l’Etoile (BE). Cette concertation a passé en revue les enjeux de conservation de ce site écologique soumis à d’énormes de pressions de l’activité humaine.

Qui en Mauritanie n’a pas entendu parler du site privilégié des «Cabanons» à Nouadhibou? Prisé par les autochtones, pour leur «mise au vert», les week-ends après les jours de labeur, ce site touristique, par excellence, a fait la renommée de la ville de Nouadhibou.

Et l’endroit, avec ses cabanes en bois bordant la berge, sa lagune et ses bras de mer, se prêtait bien à cette fonction de villégiature, de dépaysement et de bien être des vacanciers. Mais au-delà de cet aspect estival, le site regorge aussi de vies écologiques diverses parfois insoupçonnées.

Un bouillonnement de vies qui joue un rôle important pour la reconstitution de nos stocks halieutiques. Mais avec le temps, la forte pression de l’anarchie urbanistique liée à une démographie galopante (prévisions de 130 milles habitants en 2010) et l’action irréfléchie de l’Homme (pêche, déchets domestiques…) font aujourd’hui craindre le pire avec le début de dégradation observé sur le site.

Etats des lieux : Parer en urgence à l’agression humaine.

Lundi, dans la petite salle de réunion du gouvernorat de Nouadhibou, l’ambiance est sérieuse. La première rencontre de la Commission d’orientation et de suivi de la directive d’aménagement du littoral (COS DAL), en dépit de l’absence des parlementaires, relève les nombreux défis auxquels la COS DAL doit faire face.

Les participants ont discuté des missions dévolues à la COS DAL mais également du cadre logique du programme triennal et du plan d’action 2011. Le premier souci est sans doute de passer à l’action et d’éviter de verser dans des rencontres qui se soldent par des engagements, sans lendemain.

La raison à cet engouement des membres de la COS DAL est de prendre à bras le corps le sauvetage, avant la sauvegarde, du site de la Baie de l’Etoile. Le constat dressé par les participants qui regroupent tous les acteurs chercheurs, administrations locales, société civile et bailleurs de fonds, est alarmant.

L’état des lieux montre combien la tâche est ardue et l’urgence pressante. En effet, le déséquilibre dans les vocations d’occupation de l’espace, de tourisme local et de conservation écologique inquiète. Au premier rang de cette inquiétude l’anarchie urbanistique qui a poussé ses tentacules jusqu’à annexer un domaine public maritime inaliénable.

Le phénomène est favorisé depuis des lustres par l’implication des anciens gouverneurs, par la démission des administrations, l’inapplication des lois sur le développement urbain et le déficit de coercition pour décourager l’espace public. Devant une telle démission, les squatters ne sont pas gênés.

Les cabanes ont laissé place à des occupations en dur. Comment donc faire face à un tel état de fait? Les nouvelles autorités régionales sont prises à cet héritage laissé par leurs prédécesseurs mais s’engagent à ne ménager aucun effort pour rectifier le tir.

Mais il y a pire encore, l’extension de la ville qui ne suit pas un schéma de développement conséquent (quartier Lemgheyti) déborde sur le site inondable d’où le risque de sinistre avec les marées hautes. Autres défis, l’ensablement du site par sa partie Nord, la pêche semi-commerciale sur le site, le désherbage de la lagune pour les besoins d’aliments de bétails.

A ces donnes qui entament le site, le diagnostic de la situation révèle des questions narcissiques comme le conflit d’intérêt non seulement entre les vocations économiques, foncières et biologiques de la BE mais également des conflits de compétences entre administrations. A l’issue d’échanges parfois houleux entre les participants, l’on s’accorde finalement sur les priorités.

Les recommandations font la part belle au gel de l’occupation anarchique du domaine public maritime.

Elles exhortent à clarifier la situation juridique de l’occupation de l’espace (ligne de démarcation entre la berge et les quartiers lotis, les permis d’occuper provisoires sur la berge), à mettre en place une police environnementale sur le site, à sensibiliser à un comportement citoyen (proximité du site pour l’éducation environnementale), à la recherche de financement d’activités en relation avec la meilleure péréquation des vocations de la BE. Un accent a également été mis sur les activités de sensibilisation et de mobilisations des populations riveraines.

COS DAL, un nouvel instrument pour la BE.

La Baie de l’Etoile est un site exceptionnel de 12 km carrés. Il a toujours suscité un intérêt particulier pour sa productivité biologique. Les scientifiques ne s’y trompent pas et tous les travaux de recherches ont révélé l’importance économique et pour la biomasse de la conservation de ce site. Ils ont également décelé l’impact sur le site d’une pression sans précédent modifiant le trait même de sa côte.

D’où l’urgence d’action pour renverser une tendance favorisée l’agression du milieu et l’inaction de l’Administration pour parer à la dégradation continue. Soucieuses donc d’éviter une catastrophe sur ce site, et conformément à leur agenda commémoratif de l’année internationale de la biodiversité, les autorités publiques semblent plus sensibles aux conclusions de la recherche scientifique.

Une commission d’orientation et de suivi de la directive d’aménagement du littoral (COS DAL) de la Baie de l’Etoile a ainsi été mise en place à l’effet, entre autres, d’«encadrer, faciliter et suivre le processus de gestion de la directive d’aménagement du littoral de la Baie de l’Etoile».

Cet effort est soutenu par un premier bailleur de fonds qu’est l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (Uicn). Cet aboutissement est le fruit d’un processus de gestion intégrée lancé dont la démarche avait été inaugurée depuis 1994, explique l’expert Mohamed Ould Mayiv, et dont la consécration a été l’adoption en 2005 du plan directeur d’aménagement du littoral (PDALM).

Conséquemment de ce plan est née la directive spécifique pour la BE. Et les chercheurs de conclure (conclusions du Groupe de Travail de l’IMROP) qu’il faut dès à présent accorder un statut privilégié à la BE, doublé de la mise en place d’un plan directeur d’aménagement et d’un programme de suivi environnementale.

Jedna Deida
Envoyé spécial à Nouadhibou

www.cridem.org


Source :
Le Quotidien de Nouakchott

Un enfant blessé dans l’explosion d’une mine à Fdérick.




Une mine a explosé au beau milieu d’un troupeau de chèvre, près de la ville de Fdérik, nord de la Mauritanie, causant la blessure d’un enfant berger, et créant l’effroi au sein des populations de la zone.

Le correspondant de Sahara média a Zouerate qui a rapporté la nouvelle, a indiqué que les habitants ont d’abord cru à une attaque d’Al Qaeda avant de connaître la réalité de cette explosion. Ce genre d’incident, fréquent dans la zone, cause annuellement la mort ou la blessure de nombre de personnes.

Cependant, le programme national de déminage humanitaire pour le développement, relevant de l’autorité du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, a réussi à détruire plus de 220 mines ou munitions, au cours de la période 2008-2010, et à déminer une superficie de 26 km2 sur un total de 76 km, considérés comme zone dangereuse dans le pays, dont 5 millions de mètres carrés dans la seule wilaya du Tiris Zemmour.

Des organisations non gouvernementales mènent, elles aussi, des campagnes de sensibilisation auprès des populations pour les amener à prendre conscience des dangers que constitue la présence des mines dans la zone.


www.cridem.org


Source :
Sahara Medias (Mauritanie)

Coopération Mauritanie, Union Européenne : 11 milliards d'UM pour assainir la Baie de Nouadhibou.



La coopération entre la Mauritanie et ses partenaires Européens vient de se renforcer à travers le lancement du projet d'enlèvement des Epaves de la Baie de Nouadhibou, financé par l'Union Européenne pour un montant global de 11 milliards d'UM (soit 28.8 millions d'€). La signature du contrat déjà finalisé a eu lieu ce Lundi 13 décembre à Nouakchott au Ministère des Affaires Economiques et du Développement.

Présidée conjointement par le Ministre des affaires économiques du Développement (Ordonnateur National) monsieur Sidi Ould Tah, et par SEM Hans-Georg Gerstenlauer, Ambassadeur - Chef de la Délégation de l'Union Européenne en Mauritanie, ce projet, selon les termes du communiqué final sanctionnant l’attribution de l’accord :

« est une pierre angulaire dans le développement du Port Autonome de Nouadhibou ainsi que sa zone côtière, avec pour objectif principal la mise en valeur du Port et des retombées économiques positives liées au retrait des épaves ».

Mais dans les faits, il s’agit de l'enlèvement des 57 épaves gênant la circulation maritime dans la baie et ce, en respectant l'équilibre environnemental du site tout en permettant l'activité économique et commerciale du Port Autonome de Nouadhibou pendant les travaux. La durée de mise en œuvre opérationnelle de ce financement est estimée à 19 mois.

Les bénéfices attendus de ce projet sont multiples. Ils se traduisent par un développement économique de la zone portuaire mais aussi une amélioration de la qualité de vie des riverains par la mise en valeur de la Baie délestée des épaves. En effet, il a été donné aux usagers de cette baie de constater un amoncèlement d’épave de bateaux hors d’usage qui rendent l’accès du port difficile.

Selon CERES, institut de recherches et expertises Sous-marines et Spécialiste dans les études sur le démantèlement, ou la déconstruction, de navires : « la baie de Nouadhibou est encombrée, depuis de nombreuses années par des épaves de navires de pêche, de diverses nationalités, dont l'exploitation a été abandonnée pour des raisons techniques ou commerciales. Beaucoup d'unités ont été échoués à la côte, d'autres, mouillés dans la baie, ont fini par couler, certaines enfin sont encore à flot, mais toutes sont hors d'état de naviguer ».

Les chercheurs de cet institut avaient indiqué que le « mouillages anarchiques, parfois à l'intérieur des chenaux de navigation, rendent l'accès au port de Nouadhibou difficile et même dangereux pour les autres navires de pêche, mais surtout pour les navires de commerce. Cette situation réduit l'attractivité du port malgré son fort potentiel ».

Des travaux d'enlèvement partiels ont été menés par le passé, mais ont rapidement été abandonnés en raison des difficultés rencontrées. Précisions que pour ce qui est des épaves les plus dangereuses pour la navigation, des travaux d'enlèvement partiels ont été menés par le passé, mais ont rapidement été abandonnés en raison des difficultés rencontrées, L'Union Européenne, dans le cadre de son programme de coopération internationale, a décidé de reprendre le dossier.

Le financement qu’elle vient d’octroyer à notre pays dans le cadre de l’assainissement de la baie de Nouadhibou est fait suite, justement, à une étude de faisabilité qui avait été menée en 2003.

Khalil Sow
Khalil1965@yahoo.fr

Accident en haute mer : quatre pêcheurs portés disparus.




L’équipage d’une embarcation de pêche artisanale est porté disparu depuis deux jours dans la zone maritime de Nouadhibou.

Cinq personnes se trouvaient à bord dont une seule a été rescapée et qui est encore sous le choc et se trouve sous surveillance médicale à Nouadhibou.

L’inobservation de règles de sécurité, notamment le port de gilet de sauvetage serait à l’origine de la disparition des victimes.
www.cridem.org


Source :
Canalrim (Mauritanie)

Kidal : Le colonel Gamou démantèle un réseau de voleurs de véhicules.





Dans la région de Kidal, les vols de véhicules portent un énorme préjudice à l’Administration d’Etat et aux partenaires au développement qui œuvrent dans la capital de l’Adrar des Ifoghas.

Ces enleveurs de véhicules poussent souvent leurs tentacules jusque dans la région de Gao pour y exécuter leurs basses besognes. Les auteurs de ces méfaits n’avaient jamais été appréhendés auparavant.

Ceux qui sapent le processus de paix dans cette partie du Mali, et qui n’ont jamais toléré la présence du Colonel Gamou sur le front de bataille, avaient même fait circuler le bruit que c’étaient les «miliciens» de ce dernier qui s’adonnaient à ces pratiques. Cette diffamation est d’ailleurs remontée jusqu’à Koulouba.

Mais, aujourd’hui, la réalité est bien connue, puisque, de fil en aiguille, le Colonel Gamou et ses hommes ont mis, le jeudi 9 décembre dernier, la main sur le chef d’un réseau de vols de véhicules. Il s’appelle Achef Ag Hita. Il a été appréhendé en même temps qu’un dénommé Baye Ag Bakabo.

Bien cuisinés, tous les deux ont finalement craqué et ont dénoncé tous leurs complices. Dont, entre autres, Mohamed Ali Ag Wadossène, fils de l’ancien député CNID de Kidal (2002 – 2007), Hona Ag Nini. Tous ces hommes sont activement recherchés.

Le chef de cette mafia aurait affirmé à la police que les véhicules volés sont systématiquement cédés aux éléments d’AQMI présents dans la zone, notamment au groupe d’Abdoul Krim le Targui. Ce dernier, on le sait, collabore avec un ramassis de jeunes gens issus des rangs de l’Alliance du 23 mai pour le changement.

A suivre.

22 septembre (Mali)
Chahana Takiou


www.cridem.org


Source :
Tahalil Hebdo (Mauritanie)

mardi 14 décembre 2010

Paroles d’Experts : Père Jérôme, prêtre et militant associatif à Nouadhibou.




1- En tant que militant associatif et de surcroit prêtre installé à Nouadhibou, ville de transit et de destination des migrants, que pensez-vous de la migration irrégulière ?

Il est évident qu’on ne peut en aucun cas valider ce genre de migration. Ce que j’appelle la migration clandestine, pose un grand problème, car c’est un véritable cas de conscience qui se pose à nous en tant que militants associatifs mais surtout en tant qu’homme avant tout, car ce sont généralement des personnes qu’on a côtoyés, qui nous quittent dans ces pirogues pour ne plus revenir et pour ne jamais arriver à destination.

Quand ils reviennent, c’est sans vie, dans une posture que les mots ne peuvent pas décrire. Et ca nous fait mal au cœur. C’est que j’en pense, c’est que c’est quelque chose de dramatique et d’inhumain.



2- Que pensez-vous de l'intégration des migrants dans la société mauritanienne ? Les obstacles, les rejets ?

Au niveau de Nouadhibou, le problème de l’intégration ne se pose pas comme obstacle pour les migrants. En général ils travaillent dans le domaine de la maçonnerie, de la pêche traditionnelle ou industrielle, dans les maisons pour les femmes. Même s’il est vrai que pour les migrants issus de pays anglophones, la langue pose un grand problème d’intégration. Un problème qu’ils arrivent par la suite à résoudre grâce à l’aide de leurs autres compatriotes présents ici depuis quelques années.

L’autre problème, c’est le problème que les migrants rencontrent souvent avec leurs employeurs. Il arrive que souvent ils ne soient pas payés ou qu’ils soient accusés de vols et dans certains cas emprisonnés sans couverture juridique qui leur permet de se défendre. Dans ce cadre, ils sont très vulnérables et c’est une brèche qui est souvent exploitée par les employeurs, même si les associations des migrants font parfois de leur maximum pour défendre les droits de ces migrants.

3- Quels sont, d'après vous, les raisons de la migration irrégulière ? Comment peut-on résoudre ce phénomène en amont (migration/développement par exemple) ? Et en aval, croyez-vous que l'aspect répressif peut à lui seul résoudre le problème ?
Bon vous savez les raisons sont celles que nous connaissons tous : la pauvreté, les guerres, l’injustice sociale et politique…Le cas du demandeur d’asile camerounais que vous avez rencontré, contraint de quitter son pays pour des raisons politiques, alors qu’il vivait bien, est une preuve que la pauvreté elle seule n’est pas la raison de la migration. Beaucoup sont aujourd’hui migrants malgré eux, et beaucoup ne veulent pas aller en Europe.

Il ne faut pas se tromper, ceux qui migrent le font parce qu’ils sont contraints, c’est la seule façon pour eux de sauver l’honneur, c’est tout qui leur reste, personne ne veux quitter sa famille, son pays, pour aller mourir en mer. Mais la conjugaison de plusieurs facteurs négatifs font que la seule issue qui leur reste, c’est de faire l’aventure, et c’est vraiment triste.

Et ce n’est pas en réprimant ces gens, en les empêchant de partir qu’on règle le problème, loin de là. Il reste entier sans mesures d’accompagnements, sans traitement à la base.

4-Vous avez certainement été témoin de certains cas de migrations irrégulières qui ont mal finis, quels sont ceux qui vous ont le plus touché ?

Attendez, je vais vous montrer certaines images qui parlent d’elles-mêmes (le père Jérôme nous montre des images de migrants morts en tentant la traversée. Pour information, elles vont être diffusées dans le reportage sur la vie des migrants que l’OIM va bientôt produire). Ceux que vous voyez sur ces photos sont tous des personnes que j’ai connues et que j’ai côtoyées.

Certains d’entre eux travaillaient même avec nous ici à la mission. Nous étions très proches, je les considérais comme des frères et soudainement ils ont disparus. Je me rappelle de l’un d’eux qui était parti pour faire une course et qui nous a été ramené sans vie, sur une civière, complètement inerte, un crabe était logé dans sa bouche, je ne pouvais pas décrire ma stupeur et ma tristesse.

5- Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans le militantisme contre la migration irrégulière ?

Chaque fois on m’appelait pour venir identifier des corps de migrants morts noyés dans la mer. C’est devenu tellement récurrent pendant un certain temps que je me suis dit que je ne suis pas là pour enterrer mes frères. Je suis là pour les aider à trouver le bon chemin, pour les confesser de leurs péchés, mais pas pour les enterrer. C’est ainsi que je me suis décidé à militer contre l’immigration clandestine qui était en train d’emporter tous nos frères. C’était de mon devoir de conseiller et de convaincre les jeunes africains qui viennent ici à Nouadhibou, d’éviter de prendre les pirogues pour aller trouver la mort de manière suicidaire.

6- Vous dispensez des formations aux migrants dans le domaine de la cuisine, de la couture, de l’informatique… Pourquoi cela ?
Justement c’est pour offrir à ces jeunes la chance de se former pour avoir du travail et subvenir à leurs besoins dans l’espoir que cela les amènent à renoncer à tenter l’aventure périlleuse, mais on le fait d’abord par devoir humain envers nos frères. Je suis convaincu qu’il faut se tourner vers la formation pour endiguer le phénomène de la migration irrégulière qui nous saigne et qui nous prive de notre jeunesse en Afrique.

6- En conclusion, un mot qui résume en global votre point de vue de ce phénomène, de ses implications et de ses conséquences.Pour conclure je dirais tout simplement que l’ensemble des acteurs dans le domaine de la migration doivent prendre au sérieux ce problème et essayer de trouver les remèdes qu’il faut. Cela passe d’abord par la formation, par les opportunités d’emplois, par le développement local… Et non pas par la répression ou l’occultation pure et simple de ce phénomène. On ne peut pas rester indéfiniment les bras croisés devant cette tragédie qui, chaque jour, prend de nouvelles proportions.

Propos recueillis par Momme Ducros, Assistant Programme Information et Communication à l’OIM Mauritanie.


www.cridem.org

Déclaration de la Fédération RFD Nouadhibou




Suite à l’interpellation d’un ministre du gouvernement par des députés de l’opposition sur les conditions de vie déplorables des habitants des nouveaux quartiers créés dans la précipitation et l’improvisation par le régime, le parti UPR a fait une réaction épidermique ce samedi 11/12/2010 en voulant organiser un meeting et une marche sous la direction de leur secrétaire général national, en plein centre du quartier Tarhil.

Que voulaient-ils démontrer par cette manifestation qui, en fin de compte, s’est soldée par un fiasco total? Qui voulaient-ils impressionner ou convaincre du « non fondé » des arguments avancés par l’opposition?

Certainement pas les populations de Nouadhibou qui sont habituées aux sorties théâtrales d’une certaine classe politique qui a accompagné tous les régimes qui se sont destituées successivement, encore moins les pauvres habitants de Tarhil étonnés de voir débarquer des « politiciens » leur disant que tout allait bien.

Si ces populations de quelques 5000 familles –dit-on– étaient disposées à accueillir leurs « bienfaiteurs », pourquoi ces derniers auraient-ils besoin de transporter des gens des quatre coins de la ville pour essayer de combler le vide que donnait désespérément leur lieu de rassemblement ? N’est ce pas de la poudre aux yeux de l’opinion publique !

Malgré l’utilisation de l’image du président Aziz et le déploiement des moyens colossaux, la mobilisation n’a pas été au rendez-vous. La montagne a accouché d’une souris !

Au lendemain de cette mise en scène, des dizaines de familles se sont regroupées dans un sit-in à la porte de la Wilaya pour réclamer vivement leurs droits au recensement et à l’octroi de terrains. C’était une réponse rapide et cinglante à la comédie des ténors de l’UPR qui claironnaient haut et fort que Nouadhibou est la première ville sans gazra.

La fédération RFD de Nouadhibou, soucieuse de la préservation de la paix sociale et de la garantie des droits des citoyens,

- condamne ces méthodes qui ne visent qu’à tromper les populations et à les détourner de leurs préoccupations réelles ;

- soutient les habitants de Tarhil, d’Oum El Ghoura et des autres quartiers victimes de ces déménagements précipités, dans leur lutte pour recouvrer leurs droits ;

- appelle tous ses militants et sympathisants ainsi que les habitants de Nouadhibou à assister et soutenir ces populations dans leur épreuve jusqu’à ce qu’elles obtiennent gain de cause

Nouadhibou, le 12/12/2010

La Fédération
www.cridem.org


Source :
balaba