vendredi 17 février 2017

Timbuktu sera-t-il projeté à Kaédi ?

Le Quotidien de Nouakchott - Timbuktu sera-t-il projeté à Kaedi, ville située a 400 kilomètres au sud de Nouakchott? C’est la question que tous les adhérents de l’AFMK (alliance franco-mauritanienne de Kaédi) et autres cinéphiles se posent après l’arrêt de la procédure de demande d’autorisation pour la projection du film TiMBUKTU‚ introduite par la direction de l’Alliance auprès des autorités administratives locales. Alors que le Hakem avait donné son accord pour la projection et que l’autorisation se trouvait au commissariat de Kaédi‚ le directeur de l’AFMK a été convoqué hier à la mi-journée par le wali du Gorgol qui lui aurait demandé de lui transmettre la liste nominative des organisateurs de cette activité et d’adresser une demande d’autorisation pour la projection de TiMBUKTU à Kaédi‚ auprès du ministère de l’intérieur. La projection est prévue les 19 et 20 février dans l’enceinte du lycée 1 de Kaédientre dans le cadre des activités culturelles de la délégation générale des alliances françaises en Mauritanie. Timbuktu a déjà été projeté dans les alliances françaises de Nouadhibou‚ d’Atar et de Kiffa. Timbuktu, du réalisateur Mauritanien Abderrahmane Sissako, aux 40eme Cesar, a remporté sept prix dont celui du meilleur réalisateur. Le film traite du terrorisme pendant l’occupation du Nord Mali par les djihadistes. Vieux Gaye Cp. Gorgol

jeudi 9 février 2017

Urgent: terrible accident à Tenzak, 7 morts et 7 personnes grièvement blessées

Un terrible accident de la route a fait au moins 15 morts et plusieurs blessés, Pour le moment, nous ignorons la cause de l’accident. « C’est horrible, les populations en parlent beaucoup! », nous confie une personne à l’hôpital d’Atar, chef lieu de la Wilaya de l’Adrar, située au cœur géographique et historique de la Mauritanie. Et, selon une dernière nouvelle, il s’agit précisément de 7 morts et 7 personnes grièvement blessées. Les victimes sont tous des ouvriers d’un établissement privé lequel travaille dans la réalisation d’un projet de l’entreprise ATTM, conclut la même source. Rapide Info

Kaédi- les paysans tirent la sonnette d’alarme : Risque de famine

Environ 15 000 ménages (1) sont exposés, à Kaédi, à une crise alimentaire, faute d’exploitation des deux périmètres rizicoles – PPG1 et PPG2 (2) – qui couvrent plus de 3000 hectares de bonnes terres agricoles. Ce potentiel constitue l’unique source de revenus de la majorité des populations du département. La sonnette d’alarme a été tirée, dimanche 5 février, par le collectif des paysans, lors d’une conférence de presse destinée à sensibiliser les media, les autorités, l’opinion publique et les partenaires au développement, sur la crise que vivent les paysans et l’agriculture rizicole au Gorgol. Dans une zone à vocation, par excellence, agro-sylvo-pastorale, « le défaut de campagne agricole d’une telle envergure affectera, non seulement, les populations mais, aussi, le cheptel », a fait savoir le collectif qui cite plusieurs sources selon lesquelles « les populations vivent, déjà, une situation alimentaire difficile et cela risque de s’aggraver, si des mesures idoines ne sont pas prises». « En plus de risque de famine », ajoute-t-on, « l’absence de campagnes rizicoles expose les communautés à des conflits liés à la rareté des pâturages, entraînant une pression accrue sur les ressources disponibles. Ce risque constitue, à lui seul, une menace sérieuse pour la stabilité sociale d’une zone où les conflits, entre agriculteurs et éleveurs, sont fréquents ». Engrenage Pour parer à l’urgence, le collectif lance un appel aux pouvoirs publics et à l’ensemble des partenaires au développement, afin d’ « apporter une assistance alimentaire et pastorale d’urgence aux populations directement touchées (Kaédi, Djéwol, Ganki, Lexeïba…) » ; de permettre le démarrage d’une campagne de contresaison d’urgence, avec des subventions qui prennent en compte l’aspect familial de ces exploitations rizicoles » ; et enfin, de « permettre une rencontre entre les représentants des paysans et les hautes autorités, dans le but de faciliter la mise en œuvre de ces deux opérations ». Le non-paiement de l’intégralité des redevances serait à l’origine de l’imbroglio. De l’avis des autorités locales, les paysans seraient de « mauvais payeurs » et des « oisifs ». Un argumentaire battu en brèche par Baliou Coulibaly, du collectif : « Depuis plus de deux décennies, les périmètres rizicoles ne nourrissent plus leurs hommes. Les paysans vivent dans une situation d’insécurité alimentaire récurrente, liée, en grande partie, à la baisse drastique de la production, dans les deux PPGs. Celle-ci est ainsi passée de 8 tonnes à l’hectare, en 1978, à 3 tonnes à l’hectare, présentement ». Des problèmes structurels se traduisant entre autres, énumère Baliou, par « l’irrespect des calendriers culturaux, la spéculation autour des intrants et l’absence, cruciale, de matériel agricole nécessaire à la préparation des sols ». S’y ajoutent « l’absence d’encadrement technique des paysans, les inondations, la pression aviaire et le manque de professionnalisme des responsables de la Sonader ». « Depuis plus de deux décennies », déplore Coulibaly, « les paysans sont pris dans un fatal engrenage. Ils ne sont mobilisés que sur une unique activité, rien d’autre, et ont du mal à subvenir à des besoins alimentaires ». Selon les mêmes responsables du comité, « plus de 80% de la redevance totale était déjà recouverte, en Août 2016 ». Mais c’était sans compter, fustigent-ils, avec « l’incompréhension mécanique » des instances de crédit (Caisse de Dépôt et de Développement) qui ont exigé « le recouvrement total de la facture » se basant sur la « bonne production » (sic !) au moment où les paysans se débattent, dans leur écrasante majoritaire, dans des « situations déficitaires extrêmement graves ». Et Coulibaly de s’émouvoir : « Chaque année est un retour à la case départ ! » Dans un pays désertique en « insécurité alimentaire récurrente », dit-il, les paysans ne doivent pas être traités de la sorte. A l’arrivée, la Mauritanie, pays encore déficitaire en céréales, se voit inutilement privé d’une campagne qui peut produire « jusqu’à 15.000 tonnes de paddy par an », avance le collectif. « Voilà que la majorité écrasante de paysans véritables qui n’ont que l’agriculture pour subvenir aux besoins de leurs ménages fortement nécessiteux ont été gratuitement pénalisés ». La campagne de contresaison pourrait même, selon Coulibaly, se révéler impossible. Car l’eau n’a jamais été lâchée, même s’il existe des promesses en ce sens. Et, pour enfoncer le clou, la SOMELEC vient d’exhiber une facture particulièrement… salée. Jugeant opportune l’action du collectif, Sarr Mamadou, président du FONADH et membre du ROSA, estime qu’il est nécessaire d’entreprendre un plaidoyer, auprès des autorités, pour accompagner et assister les populations en détresse. Dans un contexte amputé de campagne rizicole, les autorités devraient être les premières à secourir les gens. Même s’il constate que rien n’a pratiquement avancé, Sarr invite les différentes parties à travailler dans la sérénité, pour permettre une prise en compte des doléances des paysans, notamment le démarrage d’une contre-campagne, afin d’alléger les souffrances. Il convie également les élites locales à jouer leur rôle. Car le désengagement total des cadres ressortissants de la zone, souligne le collectif, de l’activité agricole, principale source de revenu des populations, a bel et bien favorisé cette déchéance. Pour Niang Samba Demba, président de la Fédération des agriculteurs de Kaédi et ancien responsable du PPG2, la situation est complexe. Pire, pour une ville qui ne vit que de l’exploitation agricole, une fois l’an, Kaédi subit une situation aussi grave qu’inédite. Les paysans persuadés de ne pouvoir récolter que de la paille et pas de riz, seront dans l’impossibilité de rembourser. Avec la perturbation du calendrier agricole (la campagne devant démarrer en Juillet), ils ont ainsi décliné l’offre des autorités qui ont attendu Octobre 2016 pour inciter les paysans à cultiver leurs parcelles. Gâchis programmé ? En plus d’une aide alimentaire d’urgence, il serait indispensable d’œuvrer, rapidement, au lancement d’une campagne de contresaison dans les délais, afin qu’elle n’empiète pas sur l’hivernale. Les crédits octroyés n’auront profité qu’à l’agrobusiness et à l’apurement des dettes. Depuis trente ans, les paysans évoluent dans un cercle vicieux, il est urgent de mettre sur pied des mesures particulières, notamment des subventions aux plus petits d’entre eux. Ces derniers ont pu, certes, bénéficier d’appuis notables de Youssouf Sylla, sénateur de M’Bout, de madame Ba Coumba, ministre, et du chef de l’Etat. Mais c’est insuffisant. Les agriculteurs sollicitent la prise en charge des frais, onéreux, d’électricité et d’eau, « sinon, on n’en sortira jamais ». Démentant ce que certains qualifient de « mauvaise volonté », 95% des redevances, pour le PPG2, et 87% pour le PPG 1 ont été remboursées. Sur la soixantaine de millions de factures d’eau, il ne reste plus que 2 millions net à payer. Relativement au PPG1, sur 38 millions d’UM à payer, il n’en restait que 11, fin Août 2016 et 2,4, il y a une quinzaine de jours. Mais les signes encourageants des agriculteurs se sont heurtés au refus, catégorique comme on l’a dit tantôt, des autorités qui enjoignent le paiement à 100% des dettes. Pourtant, ironise-t-on, un ancien président de l’UNCACEM a vu sa dette de 40 millions épongée. Certains voient, dans cette politique de « deux poids, deux mesures », une volonté « d’étouffer les petits », dans un « embargo économique » qui ne dit pas son nom. « Confrontés à la faiblesse des rendements et se livrant à une agriculture familiale, les paysans de la Vallée ne bénéficient pas de faveurs, bénéficient très peu des structures et restent misérables », reconnaît-on, en chœur. 1880 hectares devant être emblavés sont suspendus aux ordres des autorités supérieures, maîtres de l’ouverture des vannes à Foum Gleïta ». Quel gâchis ! Mais peut-être pas pour tous : une fois le peuple agricole éliminé, qui donc s’avancera pour exploiter les sols ? L’agrobusiness progresse, en Mauritanie comme ailleurs, sur la ruine des petits paysans… Synthèse THIAM Mamadou Le Calame Notes (1) : A Kaédi, un ménage regroupant 5 à 6 familles est, en moyenne, constitué de 20 à 30 personnes. Ce qui diffère, très sensiblement, de la conception standard… (2) : Périmètres pilotes du Gorgol

lundi 6 février 2017

Urgent : Un accident fait 2 morts et des blessés sur l’axe Nouakchott-Rosso

Atlasinfo - Deux personnes ont péri dans un terrible accident routier, survenu dimanche 5 février courant sur l’axe « de la mort », Nouakchott-Rosso, plus précisément au PK 22, sur le tronçon sablonneux. L’accident est consécutif à une violente collision entre un camion et un minibus de transport des marchandises, indiquent les sources, qui ont rapporté la triste nouvelle. L’axe Nouakchott-Rosso est l’une des routes les plus meurtrières de la Mauritanie, aux côtés des RN reliant la capitale à Néma (route de l’Espoir), à Nouadhibou et à Akjoujt. Selon des statistiques relatives au bilan des accidents pour 2014, 350 personnes ont péri au cours de cette année, qualifiée des plus meurtrières. En 013, 101 morts ont été recensés. Atlasinfo

dimanche 5 février 2017

KAEDI : 15 000 ménages en « insécurité alimentaire» faute de campagne rizicole

Le Quotidien de Nouakchott - «Pour la campagne agricole 2016, les deux périmètres rizicoles de Kaédi, PPGI et PPGII, qui couvrent plus de 3000 hectares et qui constituent l’unique source de revenus de la majorité de cette ville située au sud de la Mauritanie, au bord du fleuve Sénégal, n’ont pas été exploités. Cette situation expose environ 15 000 ménages à une crise alimentaire… ». C’est le cri d’alarme lancé samedi 05 février à Nouakchott par des exploitants de ces périmètres accompagnés par le réseau des organisations nationales mauritaniennes pour la sécurité alimentaire (ROSA) partenaire d’Oxfam Intermoon et de la Coopération espagnole. Les exploitants demandent une aide d’urgence pour faire face à cette crise. Cette situation, préviennent les exploitants, « peut menacer la cohésion sociale sans une aide d’urgence. » Les exploitants lancent un appel pour « une assistance alimentaire et pastorale d’urgence aux populations directement touchées à Kaédi, Djewol, Ganki, LEXEIBA…Une campagne de contre saison d’urgence prenant en compte la dimension familiale des exploitations rizicoles et l’organisation d’une rencontre entre les représentants des paysans et les hautes autorités pour faciliter la mise en œuvre de ces mesures. » L’objectif de cette alerte est, selon Baliou Coulibaly, exploitant, « d’amener l’opinion nationale à comprendre la situation dramatique des paysans qui sont souvent taxés de mauvais payeurs, de paresseux bénéficiant de financements. » Depuis presque 20 ans, ajoute-t-il «l’agriculture ne nourrit pas son homme dans cette zone. » Ainsi « en 1978 les paysans récoltaient jusqu'à 08 tonnes par hectares. Actuellement, ils trouvent en moyenne, à peine trois tonnes par hectares. » Cette baisse des rendements "résulte de problèmes structuraux comme le non respect du calendrier cultural, la spéculation sur les intrants, le manque d’encadrement, les inondations, les pressions aviaires..." Et « les agriculteurs cultivent à perte parce qu’ils n’ont rien d’autre à faire et paient leurs redevances pour ne pas perdre leurs terres. » A l’approche de la campagne 2016, environs 80% des exploitants s’étaient acquittés de leurs redevance. Pourquoi n’y a-t-il pas eu de campagne ? « La CDD dont dépend le CAM (crédit agricole de Mauritanie) a exigé le remboursement à 100% » expliquent les exploitants. Niang Samba Djiby, président des agriculteurs du Gorgol a indiqué qu’en octobre 2016 « les autorités ont demandé aux exploitants de démarrer la campagne, mais ces derniers, compte tenu du retard accusé, ont dit non pour ne pas avoir à récolter de la paille a la place du riz, et s’endetter inutilement.» Les exploitant demandent « une campagne contre saison ne serait-ce que pour récolter du fourrage pour le bétail. » Monsieur Niang a déclaré « si une ville et ses environs qui ne vivent que de l’exploitation de périmètres une fois par an, n’exploite pas, il y a forcément crise. » Il a expliqué que compte tenu du caractère vivrier (agriculture de subsistance) des périmètres rizicoles de Kaédi, il ne faut pas faire du recouvrement des créances, comme c’est le cas pour l’agrobusiness, une condition pour l’entame de nouvelles campagnes. Tidjane Diagana, exploitant, a insisté sur les difficultés structurelles de ces périmètres. Pour lui, ces difficultés ont commencé avec le système des coopératives. Il a aussi mis l’accent sur « la politisation des comités de gestion qui ont des agendas autres que le développement de l’agriculture. » Pour traiter de ces questions structurelles, il a été proposé, au-delà de l’urgence, d’engager une réflexion approfondie dans les jours ou les mois à venir. Pour la campagne agricole 2013-2014, « la Mauritanie a produit 293 000 tonnes de riz paddy. » Cette production, selon les responsables du ministère de l’agriculture « couvre 70 à 80% des besoins en riz des mauritaniens. » Cette « importante production » ne vient certainement pas des périmètres sinistrés de Kaédi. Khalilou Diagana

mercredi 1 février 2017

Gouraye/Lancement de la 1ere édition du festival transfrontalier socioéconomique et culturel du bassin du fleuve Sénégal (photos reportage)

Ce 28 janvier 2017, c’est la ruée vers Gouraye à l’occasion de la 1ere édition du festival transfrontalier du bassin du fleuve Sénégal. Le chef lieu de la commune du même nom a abrité le 1er festival transfrontalier du bassin fleuve Sénégal, organisé par la commune de Gouraye, le GRDR, l’Ambassade de France en Mauritanie, l’agence française de développement et L’OMVS, partenaires clés des communes. Des parlementaires, des maires des communes du Guidimakha, des délégations du Sénégal et du Mali, pays frontaliers avec la Mauritanie et des participants qui viennent des contrés autres que la commune sont accueillis dans cette ville frontalière avec Bakel sur la rive gauche. Premier de son genre au Guidimakha, ce festival qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération pour le développement socio-économique et culturel au profit des populations du bassin du fleuve a été l’occasion pour les intervenants qui se sont succédés à la parole de saluer la coopération sous régionale dans tous les domaines. Ainsi, Madame Hadiratou Kalidou Ba, la maire de Gouraye souhaitant la bienvenue aux délégations des pays limitrophes et aux participants a remercié les partenaires ayant permis l’organisation de cette rencontre avant de dire que les peuples du bassin du fleuve Sénégal ont besoin d’une telle coopération pour leur développement. Et de louer l’action des administrations et des partenaires. Le maire de Sélibaby et président de l’AMAIG dans un mot prononcé à l’occasion de cette rencontre a insisté sur l’unité nationale et la cohésion sociale avant de mettre l’accent sur le rôle joué par l’OMVS lors des événements de 1989. D’ajouter la coopération entre les états partageant le fleuve Sénégal est d’importance capitale voire indispensable. Louant le rôle de son organisation, à son tour et celui des partenaires de développement, Mr Abdoul yataberé, le coordinateur de la cellule du GRDR au Guidimakha a salué la coopération dans le bassin, une coopération qui se traduit dit il dans les domaines sociaux, économiques et culturels. Au coordinateur du GRDR de souligner aussi l’appui sans faille de l’administration et la disponibilité des responsables. Au nom des jeunes de la commune de Gouraye, Sidi ould Mboyrik a remercié l’administration, les élus en l’occurrence la maire de Gouraye qui a toujours fait montre d’ouverture d’esprit.. Donnant le lancement officiel de ce festival, Mr Diallo Oumar Amadou, le représentant de l’exécutif régional a souligné le rôle du gouvernement mauritanien dans la coopération sous régionale et les efforts qu’entreprend ce dernier dans la lutte contre les fléaux qui menacent les différents pays pour souhaiter par la suite la bienvenue aux délégations des pays, confrontés aux problèmes de vol d’animaux, la drogue et la migration clandestine. La première journée de cette 1ere édition du festival transfrontalier est marquée aussi par des conférences- débats, tenues au niveau de l’hôtel ville de Gouraye sur des thèmes portant sur le développement local et la coopération transfrontalière, le renforcement du dialogue interculturel et la cohésion sociale, l’éducation et formation : quels ponts et quelles opportunités pour la jeunesse du basin du fleuve Sénégal. Une soirée artistique animée par d’artistes locaux viendra enfin boucler la première phase les activités de ce rendez vous socioéconomiques et culturel Essirage Amadou Bocar Ba/Gaynaako

samedi 28 janvier 2017

Tourisme : Jacques Bonnet « Envoyé spécial » dans le désert mauritanien

Je viens de regarder en replay le reportage d’Yvan Martinet, Régis Mathé et Karim Annette, proposé lors du magazine Envoyé spécial diffusé hier soir sur France 2. À bientôt 80 ans, Jacques Bonnet a décidé de prendre sa retraite dans le désert mauritanien, une région classée zone rouge par le quai d’Orsay en raison des risques d’enlèvement par Al-Qaïda au Maghreb islamique. Malgré les mises en gardes répétées du ministère, cet amoureux du désert refuse de quitter ses dunes, entre inconscience et résistance à la menace terroriste. Depuis plus de 20 ans, cet ancien commercial en poissons surgelés vit en autarcie dans le désert et se déplace à dos de chameau de puits en oasis. J’ai rencontré ce personnage fantastique lors de mon trek en Mauritanie pendant le périple Nancy – Dakar. Le Ministère des Affaires Étrangères lui avait déjà ordonné de quitter les lieux en 2011. Quant à moi, je n’avais pas le droit d’y pénétrer. Et curieusement son chamelier fut le mien. Drôle de hasard. L’équipe de ce document a partagé son quotidien d’aventurier nomade pendant quelques jours : comment survit-il ? Où trouver à boire et à manger en plein désert ? Tout cela me fait bien sourire. Le journaliste commence le reportage en disant, depuis 2007, il y a eu 4 français de tués, 5 européens ont été retenus en otage… Et à Paris, à Nice, combien de morts, combien de blessés ? A la fin, il demande à Jacques Bonnet, s’il n’a pas peur de rencontrer Al-Qaïda dans le désert !!! Là, je n’ai même plus envie de sourire, il n’y a pas plus de danger en plein cœur de l’Adrar de Mauritanie que dans notre capitale… Libérons la Mauritanie de sa zone rouge et permettons à ses guides de nous faire redécouvrir la plénitude de leur désert, et à ses habitants de pouvoir revivre dignement grâce au tourisme…. Adrar Info Irène Gunepin

vendredi 27 janvier 2017

Protestations au Hodh Gharbi revendiquant l’eau potable

Des habitants de la localité « Treidatt », relevant de la commune de Timizzine, dans la moughataa de Kobeni, au Hodh Gharbi ont manifesté jeudi dernier, pour avoir accès à l’eau potable. Les protestataires ont organisé un sit-in devant la wilaya à Aioun, au cours duquel, ils ont alerté sur la menace de soif qui pèse dangereusement sur leur village, à l’approche de l’été, s’interrogeant sur leur sort en cette période de températures élevées. Les autorités continuent de garder l’espoir de pouvoir résoudre le problème de l’eau potable grâce au projet Dhar, lancé depuis 6 ans, mais toujours confronté à des obstacles pour son exécution, malgré un financement mobilisé de dizaines de millions de dollars. Alakhbar Traduit de l’Arabe par Cridem

dimanche 27 novembre 2016

Bababé : Mise en place de groupes de plaidoyers intercommunaux sur l’accès des femmes à la terre

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet « Renforcement du pouvoir citoyen pour la sécurisation foncière, l’accès et le contrôle de la terre par les femmes », le FONADH (Forum des organisations nationales des droits humains), en partenariat avec l’UE et Oxfam Intermon, a organisé, ce samedi 26 novembre 2016, dans les locaux de son siège à Bababé, une rencontre pour la mise en place de groupes de plaidoyer intercommunaux de femmes sur l’accès et le contrôle de la terre par les femmes. Cette rencontre intervient après les visites de terrain effectuées du 22 au 24 novembre, par la Coordination du projet dans ses quatre communes d’intervention à savoir Aéré Mbar et Niabina-Garlol (Brakna), Néré Walo et Djéol (Gorgol). Au cours de ces visites, il a été procédé à la mise sur pied de groupes de plaidoyers de 4 femmes choisies par leurs consœurs dans chaque commune. Le choix de ces groupes n’est pas fortuit : il est basé sur des critères tels que l’égalité des genres, le niveau d’instruction et la diversité ethnique et des conditions d’éligibilité telles que l’obtention d’un récépissé, le dynamisme de la coopérative et la possession d’une terre mise en valeur. Selon Mme Coumba Diop, la Coordinatrice du Projet, « Il s’agira aujourd’hui de mettre en place deux groupes de plaidoyer intercommunaux sur l’accès et le contrôle de la terre par les femmes au niveau des zones d’intervention et la mise sur pied d’un groupe de plaidoyer interrégional (Brakna/Gorgol) de femmes ». Spécifiquement, cette rencontre contribuera « à mieux organiser les femmes, les amener à unifier leur agenda et à mutualiser leurs efforts pour réclamer leurs droits ». Elle leur permettra aussi de profiter des journées commémoratives telles que le 8 mars (fête des femmes), le 17 avril (journée internationale des luttes paysannes, le 22 avril (journée mondiale de la terre) et le 15 octobre (journée de la femme rurale) pour mieux faire entendre leurs voix. C’est aux environs de 12 heures que le Secrétaire Général de la Mouqata’a de Bababé a procédé à l’ouverture officielle de cette rencontre en présence du Secrétaire exécutif du FONADH, M. Sarr Mamadou, de la coordinatrice du Projet, Mme Coumba Diop, de MM. Diallo Oumar, Dia Ibrahima Ousmane et Yaya Sarr, respectivement techniciens des cliniques juridiques du FONADH à Kaédi et à Bababé et coordinateur de l’Observatoire de Bababé. Après l’allocution de bienvenue de Mme Khadijettou Kassoum, 1ère Adjointe au Maire de Bababé et les mots prononcés par les maires des 4 communes cibles ou leurs représentants, le Secrétaire Exécutif du FONADH, a indiqué que « cette rencontre qui débouchera sur la mise en place de groupes de plaidoyer intercommunal et interrégional s’inscrit dans la stratégie nationale de la sécurité alimentaire ». S’adressant aux 16 participantes, M. Sarr a rappelé que leur choix constitue la consécration de leur engagement d’abord aux côtés de leurs paires et ensuite dans la mise en œuvre de ce projet qui vise à autonomiser les femmes en leur donnant l’accès à la terre. Il a enfin remercié les maires des communes cibles ainsi que les partenaires du projet (UE et Oxfam Intermon) pour leur appui constant. Ensuite, les participants ont procédé à l’élection des bureaux des groupes de plaidoyer intercommunaux (Aéré Mbar et Niabina, Néré Walo et Djéol) composés chacun d’une coordinatrice, d’une chargée des finances, d’une chargée de communication et d’une responsable administrative. Ainsi Mmes Fatimata Sall et Bintou Samba Camara ont été portées respectivement à la tête des groupes Aéré Mbar/Niabina et Néré Walo/ Djéol. Quant au groupe interrégional Brakna/Gorgol, il est confié à un bureau qui a pour tâche de pilote et de coordonner les actions entreprises au niveau des 4 communes d’intervention du projet. Il sera piloté par Mme Fatimata Yéro Sall de la commune de Niabina. Elle sera secondée par une chargée de l’administration (Aissata Alassane Sarr de Djéol), une chargée de communication (Aminata Barry d’Aéré Mbar), une chargée des finances (Hawa Samba Mbaye de Néré Walo) et une chargée du plaidoyer (Najia M/ Silly d’Aéré Mbar). Avant de se séparer, les participantes ont renouvelé leur engagement à lutter pour le droit d’accès et de contrôle de la terre, pilier fondamental dans le processus d’autonomisation des femmes. Elles ont exprimé leurs remerciements au groupe d’actions FONADH/ROSA/RPC pour les efforts qu’il mène pour le développement communautaire en général, pour les droits des femmes rurales en particulier. Dia Abdoulaye camadia6@yahoo.fr

La précampagne préparatoire de la révision constitutionnelle se fera depuis Néma

Le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a décidé de lancer la précampagne préparatoire de la révision constitutionnelle, depuis Néma, la capitale du Hodh Charghi, révèlent des sources généralement bien informées. La date de la tournée présidentielle dans cette wilaya sera annoncée, juste après la fin de la visite de trois jours qu’effectuera à partir de dimanche 27 novembre courant, le Chef de l’Etat à la wilaya de l’Adrar, où il présidera à Atar, notamment, la cérémonie de levée des couleurs commémorative du 56e anniversaire de la fête de l’indépendance nationale. Des mesures juridiques de haut niveau, ont effectivement commencé, en perspective de la convocation du Président de la République de l’amendement constitutionnel. Zahraa Traduit de l’Arabe par Cridem

samedi 26 novembre 2016

Rosso : début d’une campagne d’assainissement après la fin d’un différend entre la commune et le trésor

Les autorités administratives de la ville de Rosso ont entamé jeudi une campagne d’assainissement après que les tas d’immondice aient envahi les rues et les marchés des suites d’un différend entre la commune et la perception du trésor. La ville a été scindée en différentes zones, confiées chacune à l’un des corps des forces de sécurité présents dans cette ville frontalière avec le Sénégal. Selon les responsables de cette campagne, cette opération d’assainissement intervient dans la cadre des festivités commémoratives du 56ème anniversaire de l’indépendance nationale. La commune de Rosso avait suspendu il y a quelques semaines toutes les opérations d’assainissement dans la ville après que la perception du trésor ait refusé de payer un montant de 13.500.000 ouguiya correspondant au remboursement de 9 véhicules acquis auprès d’intermédiaires de diplômés chômeurs. Le responsable du trésor avait exigé, pour effectuer le paiement, une cession écrite de l’agence chargée de l’emploi des jeunes attestant que ces véhicules sont la propriété de la commune Sahara Medias

mercredi 26 octobre 2016

Alerte! Bir Moghrein sinistrée [PhotoReportage]



 La ville de Bir Moghrein a reçu au cours de la nuit de mardi à mercredi plus de 160 mm de pluie sans discontinuer.

Des dizaines de maisons se sont effondrées et leurs occupants se retrouvent ainsi sans abri. Pour l'heure, ils ont trouvé refuge chez des particuliers dont les maisons sont en dur et à la maison des jeunes.

La ville est enclavée et il est difficile d'en sortir tant les rues sont gorgées d'eau. Selon un habitant interrogé par Le Calame, la situation risque d'empirer puisque la pluie ne s'est pas encore complètement arrêtée.
Le Calame



 

Grève à l’hôpital de Néma



Une grève « quasi générale » a été entamée ce mercredi par les infirmiers, sages-femmes et techniciens de santé au Centre Hospitalier de Néma (CHN) et au poste de santé de cette ville de l’Est de la Mauritanie.

Les grévistes protestant contre le « silence » des autorités sanitaires à leurs revendications après plusieurs sit-in.

Ils réclament, entre autres, des primes de permanence nocturne et de risque et la révision des systèmes de recrutement et d’avancement.

Alakhbar 

vendredi 21 octobre 2016

COMEDUC-Tagant organise une journée de sensibilisation sur l’obligation de l’Enseignement


 L’antenne régionale COMEDUC-Tagant vient d’organiser, ce jeudi 20 octobre 2016, une journée de sensibilisation à laquelle ont été conviés les inspecteurs de circonscription, les Directeurs d’école et les Présidents des Associations des parents d’élèves des dix écoles de Tidjikja ville.

Cette sensibilisation a porté sur la vulgarisation de la Loi n° 2001-054, portant obligation de l'Enseignement fondamental. Les travaux de la journée ont débuté par la cérémonie officielle marquée par le discours de bienvenue du coordinateur régional de COMEDUC –Tagant Mr Sidi Mohamed Ould Abdel Jelil suivi du mot de Hakem de Tidjikja et celui du Directeur régional de l’Education nationale en charge du Tagant.

Le Hakem de Tidjikja a rappelé la disponibilité des pouvoirs publics à appuyer toute action visant le rehaussement qualitatif de l’enseignement indiquant que l’acte éducatif doit être l’affaire de tous. Il a, par la suite, félicité l’antenne régionale COMEDUC-Tagant pour son engagement à travers les actes forts qu’elle pose pour rehausser l’offre éducative au niveau local.

Il a enfin indiqué que sa porte est largement ouverte aux responsables de cette organisation dans le cadre d’une collaboration franche et fructueuse. Le DREN du Tagant a abondé dans le même sens.

Ce dernier a saisi l’occasion pour rappeler les directives du ministre de l’Education nationale portant sur les modalités de collaboration entre l’institution scolaire et ses différents partenaires. Il a souhaité que le partenariat entre COMEDUC-Tagant et la DREN Tagant et ses démembrements soit la plus bénéfique et la plus transparente possible.

Aprés cet échange de discours, ce fut le tour de Sidi Mohamed Ould Heidy membre du bureau régional COMEDUC –Tagant de présenter les 14 articles de la Loi n° 2001-054 portant obligation de l'Enseignement fondamental. Il a particulièrement insisté sur l’article 1 qui stipule que « L’enseignement fondamental est obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de six à quatorze ans révolus pour une durée de scolarité au moins égale à six ans.

L’enseignement fondamental est dispensé dans les établissements publics et privés, les mahadras et tout autre établissement d’enseignement dûment agréé »
. Parlant des sanctions prévues pour les contrevenants, il citera l’article 4, l’article 5 et l’article 10 qui précisent ce qui suit : « Article 4 : Les personnes légalement responsables sont tenues de faire inscrire les enfants dont elles ont la charge dans les 15 jours qui précèdent la date de la rentrée scolaire. Un certificat de scolarité ou toute autre attestation en tenant lieu leur est délivré.

Article 5 : En cas d’infraction aux dispositions de la présente loi et de ses textes d’application, les autorités administratives compétentes invitent les personnes ayant contrevenu à s’y conformer dans un délai de cinq jours faute de quoi, elles seront passibles des peines prévues à l’article 10 »
. Cet article 10 stipule ce qui suit ; « Est punie d’une amende de 10 000 (dix mille) à 30 000 (trente mille) ouguiya, toute personne responsable d’un enfant qui aura:

- sans motif valable refusé d’inscrire l’enfant dont il aura la charge ;

- sans motif valable soustrait l’enfant de la classe pendant plus de 15 jours au cours d’un trimestre ;

- par son influence ou ses agissements, occasionné chez un enfant une rupture momentanée ou définitive de sa scolarité ;

En cas de récidive, la personne est punie d’une amende de 50 000 (cinquante mille) à 100 000 (cent mille) ouguiya ».
Après la communication faite par Ould Haidy la parole a été donnée à l’assistance pour la permettre de s’exprimer sur le sujet. Responsables COMEDUC-Tagant, Inspecteurs de circonscription, Directeurs d’école et Parents d’élèves ont tous apporté leurs contributions pour enrichir les débats.


Nouakchott Info







samedi 3 septembre 2016

Quatrième édition de la caravane citoyenne de Médine Fanaye - Commune de Tékane - [PhotoReportage]

 
 La Quatrième édition de la caravane citoyenne de Médine Fanaye s’est déroulée du 18 au 20 Aout 2016 dans de très bonnes conditions, malgré l’enclavement et des difficultés d’accès liés aux eaux de pluie.

Médine Fanaye est une localité situé dans la commune de Tékane à environs 8 km au Sud-est de Tékane sur les rives du fleuve Sénégal.

Pendant les 72 heures qu’a durée la caravane toutes les populations de la localité se sont mobilisé pour le bon déroulement des activités du programme dont les objectifs été de :

1-Redonner le village son lustre passe.

2-Participer au développement du village.

3-Lutter contre les problèmes sociaux culturels.

4-Participer activement a l’éducation et la santé.

Pour atteindre ses objectifs nous avons organisé plusieurs activités dont les principales sont :

-Conférence islamique (Solidarité) animée par Thierno Oumar M’bodj, Fanaye Walo.

-Consultation médicale gratuite et distribution des médicaments avec :

* Dr Ousmane Sy.

* Mr Abderrahmane Sall infirmier d’état.

* Mme Fadoume Kane Accoucheuse

* Mlle Khadijetou Mamadou Sall infirmière d’Etat.

* Mr Lamine Toumbou infirmier d’état.

-Distribution de moustiquaires imprégnées à tous les habitants du village et de ses environs.

-Remise des primes pour les meilleurs élèves de l’école.

Parlant du volet sportif et culturel on peut noter :

-La participation des troupes de théâtre Salndé-Sénégal et Salndé Médina-Fanaye.

-Match de football

- Des sketches

Nos remerciements à tous ceux qui ont prêtés la main forte a la réussite de cet événement et nous prions DIEU de nous donne une occasion de mener ses actions le plus longtemps possible.

Mamadou Toumbou

Ci-joint quelques images de la caravane édition 2016














mercredi 24 août 2016

Une coopération mauritano-japonaise fructueuse entre deux ONG [PhotoReportage]



 L’ONG japonaise International Amateur Radio Volunteers (IARV) et l’Association Culturelle et Sociale pour la Promotion de Tichit (ACSPT) procèdent, du 3 au 29 août courant, à la maintenance du réseau radio établi par elles au profit des villages et communautés enclavés dans la Moughataa de Tichit, dans le cadre de leur partenariat engagé depuis l’année 2000.

Ce projet, financé par le Gouvernement du Japon, comporte deux volets : une session de formation sur les techniques de maintenance des équipements radio, conduite par IARV au profit de techniciens de l’ACSPT, et la mise en œuvre du programme de maintenance lors de visites des stations au niveau de la Moughataa.

Les habitants des villages et communautés concernés ont exprimé, à cette occasion, leur profonde gratitude à l’égard du Gouvernement du Japon et des deux Organisations, tout en appréciant les innombrables avantages que leur apporte ce réseau radio dans leur vie quotidienne.
Le Calame -



 

mardi 23 août 2016

Explications sur les raisons de la panne d'électricité qui a touché le Sénégal, le Mali et la Mauritanie



 La Société nationale d’électricité (Senelec) a connu dans la nuit du dimanche au lundi, un black out total privant ainsi des millions de foyers de l’électricité.

Sans verser dans la fausse excuse, le Directeur Général de la Senelec, Makhtar Cissé s’est voulu rassurant en expliquant les véritables raisons de cette coupure d’électricité longue de plusieurs heures.

En effet, en marge de la cérémonie de lancement sur les risques électriques entrepris par la Cellule de Communication, Makhtar Cissé a expliqué qu’il s’est agi d’un incendie qui s’est déclaré au niveau du poste de haute tension de Thilane à Thiès.

«L’incendie s’est déclenché à 3 heures 14 du matin. J’étais déjà sur place à Hann Bel Air à 3 heures 30 mn pour accompagner les équipes techniques», a dit le DG de la Senelec qui reconnaît que ses équipes ont eu dans un premier temps des difficultés pour rétablir le réseau qui est inter connecté avec le Mali et la Mauritanie à travers l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

« L’incendie a endommagé l’ensemble du système des trois pays (Sénégal, Mali et Mauritanie) qui sont dans un système de solidarité avec l’interconnexion», avouera Mr. Cissé. Et de renseigner qu’il arrive souvent que le Sénégal seul, ait des problèmes qui sont vite rétablis.

Mais regrette-t-il, l’incident d’hier était plus compliqué que ça puisque c’est l’ensemble du réseau des trois pays qui est tombé en panne en même temps à cause de cet incendie. Ce qui, explique-t-il, a fait que la rupture de la fourniture d’électricité a duré plus que d’habitude. Plus que jamais soucieux du respect de la clientèle de Senelec, le DG a rappelé que ses équipes agissent toujours dans une grande responsabilité.

« Les agents de Senelec sont aussi patriotes que chacun d’entre nous parce qu’ils travaillent souvent dans des conditions extrêmement difficiles pour éviter les délestages et aboutir à une fourniture correcte d’électricité», clamera Makhtar Cissé...
Sen360 -

Zouerate/ Jour 3 du procès des prisonniers du trésor : Les percepteurs de Nouadhibou et de R’kiz à la barre



Le procès prisonniers du trésor public a repris ce lundi 22 août courant, pour sa troisième journée au palais de justice de Zouerate. Ainsi deux inculpés ont comparu devant la cour criminelle de Zouerate.

Il s’agit de Cheikh Sid ‘Ahmed Ould Sid’Oumou ex-comptable des domaines à Nouadhibou, accusé d’avoir détourné 118 millions d’UM et de BA Hamatt Bocar ex-percepteur de R’Kiz (Trarza) dont les caisses ont accusé un déficit de 129 millions Um lors des missions d’inspection du trésor.

La partie civile a présenté comme témoins, de jeunes inspecteurs du trésor qui avaient effectué des missions de contrôle chez les fonctionnaires du trésor incriminés.

Les avocats de la défense ont dénoncé des vices de forme dans les procédures insistant sur la longue détention de leurs clients (depuis février 2015), l’avocat de BA Hamatt a déploré que son client n’ait pas bénéficié de traduction pendant l’instruction car ne parlant que sa langue maternelle et le français.

A rappeler que l’ex-trésorier de Timbedra, Salek ould M’Haimed était devant la cour le vendredi dernier, pour détournement de 89 (quatre vingt-neuf) millions d’UM.

Zouerate Actu 

mercredi 3 août 2016

Arrestation du Représentant régional de la Sonimex au niveau de Kaédi




La commission d'enquête chargée de mettre la lumière sur la disparition de 7 tonnes d’engrais agricoles, a mis à nu l’implication du Représentant régional de la Sonimex au niveau de la wilaya du Gorgol dans ce scandale, qui continue de secouer la société.

L’intéressé a été mis aux arrêts mardi 2 aout courant.

La commission d’enquête précitée a achevé sa tournée d’inspection qui l’a menée dans de nombreuses villes agricoles de la vallée du fleuve, où prospère le commerce des engrais.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Essahaa

mardi 2 août 2016

Khaly Diallo : Des mains pour servir, un cœur pour aimer !

 
Khaly Diallo est connu en Mauritanie pour son engagement dans l’humanitaire et sa lutte sans merci contre toutes formes d’injustice. Fondateur de l’Association de bienfaisance « Marmite du Partage » ce jeune homme d’une trentaine d’année, s’investit, sans relâche, pour soulager les pauvres et les laissés pour compte.

N’est-pas lui qui disait : « Le plus simplement possible nous le faisons. La victoire ne se limite pas seulement à gagner pour soi-même, la victoire c'est aussi quand nous aidons nos frères et sœurs qui sont dans le besoin, à relever la tête. Ma joie, ma bonne humeur je ne les ressens que quand je suis au service des démunis ».

Plusieurs faits marquants ont jalonné l’engagement de ce jeune homme dont les bonnes œuvres ne se comptent plus. Khaly, qui a commencé sa carrière comme journaliste animateur s’est, tout de suite, distingué par son franc parlé, son courage, sa liberté de penser mais surtout, son souci de donner la parole à ceux qui sont marginalisés, ceux qui sont brimés et ceux qui sont maintenus dans le silence.

D’où son engagement militant qui le pousse à défendre les causes les plus justes. Pour ceux qui le rangent dans le camp de l’opposition politique mauritanienne ou ceux qui le soupçonnent de rouler pour une chapelle ou une autre, Khaly imperturbable leur répond que son engagement est au-delà des partis pris :

« Servir sans contrepartie, servir pour donner de la joie autour de soi, servir pour soulager et apporter un brin de bonheur aux nécessiteux, servir mais le faire avec modestie et désintéressement .Si vous rendez service n'oubliez pas de garder la tête sur les épaules et savoir qu'en réalité c'est dieu qui rend service à travers vous.

Tout ce que je fais est dicté par cette seule motivation »
réplique Khaly sur un ton empreint de calme et de sagesse. Et pour ceux qui l’accusent de se prendre la grosse tête, il réplique : « Pour celui qui a connu la galère dormir sans manger n'est qu'une routine.

Si on nait dans la galère et on grandit dans la richesse, le matériel n’à point de valeur à nos yeux. Seuls les Humains compteront. Qu'Allah sème l'humanité en nous ».
C’est cet engagement pour les causes justes qui l’a amené à défendre les sinistrés, les enfants victimes de pédophilie, les femmes violées, les victimes d’injustice judiciaire et les victimes de l’esclavage.

Tous en Mauritanie se rappellent le formidable plaidoyer de Khaly Diallo pour démasquer et punir les agresseurs de Peinda Sogué, une jeune dame à la fleur de l’âge violée et tuée sauvagement par trois malfrats qui ont été finalement appréhendés et écroués.

L’on se rappelle, également, de son engagement aux côtés de la famille de Khady Touré une fille de neuf ans violée et tuée par son violeur. Le combat médiatique qu’il avait mené avait permis de faire avancer l’enquête et d’aboutir à l’arrestation du criminel.

Khaly c’est aussi la générosité et le réconfort moral pour les sinistrés. Le précieux soutien apporté en 2013 à une famille victime d’un incendie ayant perdu tout ce qu’elle possédait et dont certains ont péri dans les flammes et d’autres brulés au troisième degré.

Plus que tout, Khaly c’est surtout cet homme respectueux, humain, affable, indulgent et compréhensif : « Une fille de 15 ans tient son bébé d'un an, on la traite de pute. Mais personne ne sait qu'elle s'est faite violée à 14 ans. Vous rigolez à critiquer une personne obèse, mais personne ne sait qu'elle est malade.

Vous riez d’un mec que vous trouvez moche, mais vous oubliez surement qu'il ne s'est pas créé lui même. Vous jugez les personnes sans même les connaitre. Donc arrêtez de les stéréotyper et réfléchissez avant de les blesser »
lance-t-il aux mauvais plaisantins.

Mais l’on ne peut parler de Khaly Diallo sans faire allusion à la célèbre opération « Marmite de Partage » qu’il a initié pour apporter un brin de bonheur aux jeûneurs indigents. Les quartiers périphériques de Nouakchott reçoivent chaque année pendant le Ramadan, la visite des volontaires de la « Marmite de Partage » qui leur distribue des mets, des boissons et autres sucreries.

Une action bien appréciée du fait de son caractère social et son impact positif. Ambitieux et soucieux d’apporter leur soutien au plus grand nombre de nécessiteux, cette année qui coïncide avec la cinquième édition de la « Marmite de Partage », Khaly et ses amis ont délocalisé l’opération à l’intérieur du pays dans des villes comme Rosso (au Sud) et Nouadhibou (au Nord).

Saadbouh Saleck un admirateur de Khaly Diallo témoigne : « Servir ceux qui sont dans le besoin est le geste le plus noble au service de l'humanité. Votre récompense serait à la mesure de la largesse de votre cœur. C'est plus fort que moi. J'ai beaucoup d’estime pour vous et vos amis de la « Marmite du Partage ». Qu'Allah vous aide et guide vos gestes et vos actes ».

Notons que Khaly Diallo s’est rendu récemment à Bruxelles pour assister à une rencontre initiée par l’Union Européenne portant sur la vision des jeunes du G5 Sahel. Avec ses collègues mauritaniens et d’autres jeunes venus de différents pays de la sous-région du Sahel, ils ont porté la voix de la jeunesse africaine sur différentes thématiques ayant trait au sous-développement, la crise des valeurs, l’émigration clandestine, la montée du Salafisme et les échanges Nord-Sud.

Khaly, qui a été adopté dès le bas âge par une famille française, a toutes les chances pour vivre sa vie calmement en Europe à l’abri du besoin et loin de la misère ambiante dont il est confronté au quotidien en Mauritanie. Mais contre toute attente, il a décidé de rester avec les siens et de se mettre à leur service. Un bel exemple d’engagement pour toute cette jeunesse africaine égarée tentée par une émigration hypothétique.

Et pour coller à l’actualité notons que le penseur Suisse d’origine égyptienne Tariq Ramadan devait séjourner en Mauritanie sur invitation de la « Marmite de partage » avec la collaboration de l’Association « Main dans la Main ».

Il a été malheureusement refoulé, samedi 16 juillet 2016 par les autorités mauritaniennes dès son arrivée à l’aéroport. Réagissant à cet événement malencontreux Khaly Diallo dira : « C’est malheureux que le pouvoir mauritanien ait agi de la sorte. Je suis persuadé que cette attitude ne reflète pas le point de vue des Mauritaniens, loin s’en faut.

Je regrette seulement qu’on ait attendu la dernière minute pour prendre une telle mesure très impopulaire de surcroît. En agissant de la sorte le pouvoir prouve qu’il est contre la liberté de penser et la liberté d’expression »
devait-il indiquer.

Enfin en fervent musulman, Khaly Diallo n’oublie pas que toute âme gouttera à la mort. Ces mots qui suivent sonnent comme un testament d’un homme qui a compris, que rien au monde ne doit le détourner du droit chemin : « Demain si je meurs, pardonnez-moi pour un mot mal prononcé.

Demain si je meurs, rappelez-vous juste que je ne suis qu'un être humain qui a vécu parmi vous avec des qualités et des défauts. Demain si je meurs sachez oublier et pardonner un mal que j'aurai commis quelle que soit sa nature. Demain si je meurs, dites-vous bien que c'est juste un rappel car vous aussi y passerez. Demain si je meurs, je ne veux ni trompettes ni tambour, rappelez-vous juste de mon passage terrestre et priez pour le repos de mon âme.

Demain si je meurs, que mon corps soit inhumé dans ma ville natale Bogué prés de ma Mère qui y repose déjà. Demain si je meurs, sachez juste que mon heure avait sonné. Demain si je meurs, sachez juste que la vie est une mission et qu'il faut bien la remplir pour demain en récolter ces fruits. Demain si je meurs, pardonnez-moi pour toutes fautes commises volontaire ou involontaire ».

DuneVoices