mardi 8 juin 2010

Mort suspecte d'un troupeau de chameaux près d'Akjoujt




Un troupeau d’une dizaine de camélidés a été retrouvé mort à l’ouest d’Akjoujt, près de Guelb Moghrein, aire d’exploitation aurifère. Aucune explication n’a pu encore été avancée pour ces décès.

L’équipe des vétérinaires, dépêchée par les autorités, a procédé à des prélèvements de foie et de rein chez les individus et a donné des consignes aux populations voisines de la zone pour éloigner leur cheptel de la zone en cause et d’éviter la consommation du lait ou de la viande qui en provient.

Malgré la prise en charge des troupeaux malades, la situation n’est pas encore maitrisée.

Les symptômes de cette épizootie, apparue il y a deux jours, comportent, chez l’animal, des difficultés respiratoires, l’incapacité de voir et des tremblements et des enflures.

canalrim.info

Implantation de l’UPR de Bassiknou : Un problème toujours non résolu



L’épilogue de l’implantation de la section de l’Union pour la République (UPR) à Bassiknou est loin de connaître sa fin contrairement à ce qui a été annoncé. Malgré l’élection -jugée controversée- d’un secrétaire général de la section, le problème reste entier.

L’UPR avait d’ailleurs décidé d’envoyer une commission d’enquête sur place. Cette commission ne s’est pas encore rendue sur lieux pour examiner les conditions qui ont prévalu lors de l’élection de la section de Bassiknou.

Lors de l’implantation des militants de l’UPR avaient contesté l’élection de certains responsables de la section de Bassiknou estimant que les dits responsables ne sont pas membres de l’UPR. «Comment se fait-il qu’une mission d’implantation de l’UPR puisse se permettre d’élire des militants encore actifs du RFD et des partis de l’opposition au sein de la section ? » s’est demandé un acteur politique de Bassiknou.

Pour le moment c’est encore le statut quo à Bassiknou. Les acteurs politiques de Bassiknou attendent toujours l’arrivée de la mission de l’UPR.

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Info source :
ahmed12b

MAGHAMA / FRATRICIDE : IL TUE SON FRERE…..POUR UNE CHEVRE




Cet événement tragique s’est déroulé le vendredi 28 Mai 2010 entre 7H et 8H du matin à Gourel Thierno, village situé à 18 km au sud-ouest de Maghama.

Ce matin là, comme à l’accoutumée, D K D (âgé de 40ans) amenait ses moutons paître à coté d’un périmètre irrigué non loin du village. Quelques instants après, il est suivi par son petit frère germain M K D (âgé d’une trentaine d’années) qui le blessa mortellement à la poitrine et au visage d’un tir de fusil, avant de lui assener un coup de hache sur la tempe. Après son geste, il tira la victime par les pieds et le cacha derrière un bosquet.
Cependant, tout le village avait entendu l’écho du coup de feu ; mais personne n’y prêta attention, croyant qu’il s’agissait d’un coup provoqué par un chasseur de pigeons ou de lièvres. Après son forfait, MKD revint à la maison, changea ses habits et s’assit sous le hangar, les yeux hagards.
A la vue de ce comportement inhabituel et suspect, l’épouse de la victime eut l’intuition que son mari a été assassiné. Elle demanda à MKD : « Tu as tenu ta promesse ? Tu l’as tué ? »
Subitement, elle alla avertir un autre membre de la famille. Ce dernier, voulant arrêter le criminel, celui-ci mit la main à la poche et dit : « N’approche pas, sinon je te tue toi aussi »
A ces mots qui sonnent comme une confirmation, un aveu de ce qu’on craignait, tout le monde se précipite vers le lieu du drame où les recherches ne furent pas longues à cause des traces de sang qui guidaient les villageois vers un bosquet. Là, ils découvrent DKD gisant dans une mare de sang, une plaie béante sur la tempe (provoquée par une hache), les pieds ligotés, entre la vie et la mort. D’ailleurs, quelques minutes après il rendit l’âme.
Pendant que les villageois s’affairaient autour de la victime, le meurtrier a pris le temps de prendre la poudre d’escampette en traversant le fleuve Sénégal. A ce jour, il est toujours recherché des deux cotés de la frontière Mauritano Sénégalaise.
Tout avait commencé la veille par une vive altercation consécutive au fait que le grand frère avait violemment frappé une chèvre qui mangeait son mil (récemment récolté) qui était entassé dans la cours de la maison. A son retour, le petit frère voyant sa chèvre en train de boitiller, demanda qui l’a mise dans cet état. Le grand frère lui dit que « cette bête a fini son mil ». Ce fut le point de départ d’une vive altercation et d’empoignades ponctuées de menaces de mort. Ils furent séparés par les voisins et conduits chez le chef du village, qui après moult palabres parvint à ramener le calme. Jusqu’à ce Vendredi funeste où le petit frère mis son tragique dessein à exécution. Selon nos sources, les altercations entre les deux frères sont fréquentes et à chaque fois, le petit menace de tuer le grand frère. Ces menaces étaient tellement récurrentes que le grand frère aurait prévenu le Poste de Police de Gourel Thierno.
DIALLO AMADOU
CP / MAGHAMA

Commune de Zoueratt : Le Maire dévoile ses projets





L’hôtel de ville de la cité minière a abrité ce samedi 05 Mai 2010 un point de presse animée par le premier magistrat de la ville.
Devant les représentants de la presse indépendante, Mr Yacoub Ould Salem VALL a déroulé le bilan de sa commune au titre de l’exercice 2008-2009 et exposé les projets en cours.
Auparavant, Le Maire a présenté un tableau de comparaison des recettes recouvrées et des dépenses réalisées de la commune couvrant la période 2005à 2009, ainsi 76 784 552 um ont été recouvrés en 2008 dont 60 millions versés par l’Etat au titre de compensation Snim, alors qu’en 2009 les recettes recouvrées font 27 664 681 um.
Yacoub Saloum VALL a indiqué que le tableau récapitulatif montre que les recettes et les dépenses ont connu une courbe ascendante pendant cette période (total général des recettes passe de 51 933 802 um à 103 754 535 um pendant que le total général des dépenses passe de 47 783 798 um à 103 719 626 um en 2009.
Alors que l’excédent et le déficit de l’exercice affiche 34 099 um en 2009, ce qui dénote selon le Maire, la santé des finances de sa commune.

Réalisations concrètes de la commune

Il a, à cette occasion rappelé les réalisations de la commune dans les domaines sanitaire, social, culturel et de l’assainissement.
Ainsi, le poste de santé de Heitt (le mur) a bénéficié des soutiens de la Commune et rend des services de soins aux populations nécessiteuses de ce quartier sans compter le bloc opératoire, les petites réfections, la mise sur pied d’un laboratoire dans de bonnes conditions d’hygiène à l’hôpital régional sur financement de la Banque Mondiale. Le Maire a noté que l’extension de l’hôpital régional en cours est financée par la Fondation Snim. La commune a aussi réceptionné des lots d’équipements informatiques livrés par la société PH, elle a aussi embauché deux femmes pour les services mortuaires du cimetière de la ville.
M. Saloum VALL a noté que dans le volet vente de l’eau, la commune alimente les populations hors cité Snim à un prix social et symbolique soit 250 um la tonne donc 2500 um une citerne de 10 tonnes. Par cette occasion, la mairie alimente 13 écoles, deux postes de santé, l’hôpital, des mosquées, des collèges et le lycée ainsi que le cimetière.
IL a également indiqué que la commune a réhabilité les écoles 02,03, 04 et 06 pendant que les écoles 05 et 08 sont en cours de reconstruction, ajoutant qu’à l’arrivée de l’équipe municipale, la majorité des écoles étaient en total délabrement dont certaines allaient s’effondrer et 47% des élèves s’asseyaient à même le sol, il a poursuivi en disant que la mairie s’est beaucoup investie dans les écoles. Le Maire de Zoueratt, a rendu hommage à la Banque Mondiale pour les différents financements opérés dans sa commune, il a réaffirmé son sa vive reconnaissance à la Snim partenaire essentiel de la commune, salué particulièrement les actions des Direction locale, et Générale, le P.D.U. qui a beaucoup fait à Zouerate dont les réalisations sont visibles. IL a salué les efforts de la Coopération française et tous les partenaires au développement, avant de poursuivre que tous ces partenaires étaient absents avant l’arrivée de l’actuelle équipe municipale.
Le Maire a aussi affirmé que des partenaires au développement se sont dits impressionnés par la propreté de la ville, ajoutant que le coût de l’assainissement est de 18 millions um.
M. Ould Saloum VALL a attiré l’attention des populations sur des efforts de rationalisation de la gestion de l’eau car elle est rare dans cette région précisant que la Snim exploite à outrance les nappes et qu’il faudrait faire attention à leur épuisement.

L’eau, encore l’eau !
Ce refrain est revenu comme un leitmotiv dans l’exposé du 1er magistrat de Zoueratt, il a réaffirmé que la Commune a demandé à la Snim de donner un réseau autonome d’adduction d’eau aux quartiers périphériques, indiquant que l’équipe municipale a initié un important programme pour la construction d’une réserve dont le coût global est estimé à 612 Ms um, l’étude a été transmise au Ministère de tutelle, à d’autres départements ainsi qu’à la B.M. La commune a mobilisé ses partenaires autour du projet, la Fondation Snim important partenaire va financer à hauteur de 150 mille euros, la C.I.S.S.(coopération Italienne), la C.UN., AMAP(société italienne).

Environnement : le Maire de zoueiratt tire la sonnette d’alarme
Le Maire a affirmé que le projet GUELBS II, plus grand projet dans la région devrait être accompagné de mesures drastiques mais poursuit-il, les impacts environnementaux n’ont pas été pris en considération, il y aura beaucoup plus de monde à Zoueratt d’où de nouvelles exigences dans les services de base (eau, assainissement, éducation, santé, lutte contre le Sida …). Ould Saloum VALL a souligné que même si il a été écrit dans le projet qu’ « il y aura une grande pression sur les services sociaux de base », mais le cadre de suivi sera-il observé ? il a fait remarquer beaucoup d’inquiétudes sur le volet santé. Il a émis le souhait de la création d’un Comité Mixte de gestion comprenant l’Administration, la Snim et la Mairie, précisant que les populations locales qualifiées devront être prioritaires dans l’emploi et l’embauche d’autant que le chômage tape ici, beaucoup d’efforts sont à faire pour résorber le chômage chez les jeunes. L’on devra aussi lorgner du côté des femmes marginalisées et des couches vulnérables car il y a 39% de pauvres dans les quartiers périphériques.
Il a en outre précisé que l’Usine Guelbs 01 pourra alimenter la ville par le traitement des eaux saumâtres.
Le Maire n’a pas manqué de déplorer la pollution à ciel ouvert de l’air, de l’eau, du sol qui sont un phénomène inquiétant pour la santé des populations et demandé un suivi rigoureux de la part de la Snim pour le traitement de l’eau à boire, les populations sont au courant de l’existence de nouvelles maladies (danger pour la santé publique), l’accent devrait être mis sur le volet sensibilisation sur la pollution.
Ould Saloum VALL a aussi révélé qu’i y a eu 04 cas déclarés de silicose cette année, et 05 cas l’année dernière ; sans compter les autres cachés d’autant plus que le rapport 2008 de la DRASS fait savoir que la première cause des maladies est d’origine respiratoire. Suffisant pour attirer l’attention sur l’atténuation de la poussière en faisant le maximum de voirie.
Ould Saloum VALL a indiqué qu’il y aura 06 km de voirie supplémentaires avec des feux de stop, la réhabilitation des voies structurantes. La tribune officielle sera pavée, éclairée aux lampadaires, des espaces vert et des chaises en béton.
Il a aussi noté que l’Etat doit fournir beaucoup d’efforts pour la région d’où proviennent les 12-14% de son budget, l’Etat devra revoir tous les aspects : eau, électricité, enclavement (en cas de catastrophe les secours vont tarder), sécurité…, la commune n’a pas aussi de service incendie. (Nous y reviendrons)

Compte- rendu DJIBRIL SY CP/ Tiris Zemmour

lundi 7 juin 2010

Déguerpis d’Arafat PK7 de Rosso « J’avais quatre chambres, je me suis retrouvé sous une tente avec toute ma famille ».



Les habitants d’Arafat PK7 de Rosso sont dans la tourmente depuis une semaine. Et pour cause ; leurs habitations ont été démolies par les pouvoirs publics dans le cadre du projet d’extension de la ville de Rosso. Ce projet dirigé par la société nationale ISKAN compte construire 10 000 logements à Rosso.

Pour marteler leur ire contre ce déguerpissement, ils comptent adresser une plainte au président Ould Abdel Aziz. Une plainte à l’ encontre du Hakem de Rosso et de la commission de pilotage du projet. Ils les accusent d’avoir détruits arbitrairement leurs maisons et leurs biens.

Dans cette lettre, le représentant des familles déguerpis, Saydou Ba, n’a pas mâché ses mots « nous peulhs de PK7, portons plainte contre cette commission qui a détruit nos maisons et nos biens par ordre du hakem de la moughata de Rosso. Mr le Président nous nous rappelons de votre engagement d’aider les pauvres et aujourd’hui nous voila en face d’une injustice intolérable.»

Cette lettre qui doit être destinée au Président Ould abdel Aziz explique tous les maux des habitants de cette petite bourgade installée dans les lieux depuis 1992. Dans cette matinée du vendredi 04 mai 2010, jeunes, femmes et enfants s’empressent de réparer les cicatrices laissées par le déguerpissement musclé de la soirée du 29 mai. Sous un air mélancolique Saydou Ba s’indigne de la manière dont ils ont été expulsés de leurs demeures.

Selon lui ; la commission et le hakem n’ont pas respecté le délai de 48 heures comme stipulé dans la lettre de mise en demeure délivrée par la commission de pilotage « conformément au PV Nu 001/2010 en date du 28 mai 2010 entre la commission technique et les représentants désigné des 42 familles situées dans l’emprise du boulevard. Les habitants s’engagent à libérer les lieux dans les 48 heures. » note la lettre :

Lamentablement installée dans leur nouveau site situé en face de leur ancien quartier, les habitants de PK 7 ont du mal à avaler la pilule, comme en atteste les grognes de Awa Siley Ba, la trentaine. Prise de remords, elle n’arrive pas à oublier : «avant chaque famille avait 20/20 ; aujourd’hui on se retrouve avec un 12/15. Pire, toutes les familles n’ont pas été recensées par la commission. »

Elle brandit le reçu du recensement délivré par la commission. « Ils ont donné à chaque famille recensée un reçu qui n’a pas été cacheté par le hakem. Cela veut dire que tôt ou tard, ils viendront nous déloger encore. Le Hakem pour nous consoler a donné a chaque famille un sac de riz, 4 sacs de ciment et une bâche », clame Mme Sow.

Le micro-jardin et le robinet sous les bulldozers

Les bulldozers n’ont pas eu de pitié face au micro jardin et au robinet financés par le Pam et par l’IRD. Ces projets destinés à faire vivre la population sont aujourd’hui un vilain souvenir.

Seuls face à leur destin, les populations de PK7 croient dur comme fer que les documents délivrés par la commission de pilotage sont du bluff. « on ne croit pas à ces papiers. Ils vont venir encore demain nous expulser comme des pauvres demeurés ; c’est ce qui explique la plainte que nous allons adressée au Président Ould abdel aziz. J’avais quatre chambres ; aujourd’hui je me suis retrouvé sous une tente avec toute ma famille» clame Saydou Ba.

L’imam du village quant a lui n’y est pas allé de mains mortes : « nous sommes tous des pauvres : s’ils ne peuvent pas nous aider, ils n’ont qu’à nous laisser avec nos pitances. Ils n’ont pas pensé à Allah ; ils nous ont humiliés ; ils n’auront pas eux aussi la paix. » Loin des plaintes et complaintes ; l’ancien quartier d’Arafat Pk7 est devenu aujourd’hui un tas de ruines qui accueillera prochainement le grand boulevard du projet d’extension de la ville Rosso au grand dam de ses anciens occupants qui craignent une arrivée future de bulldozers.

Dialtabé envoyé spécial a Rosso


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Info source :
Le Quotidien de Nouakchot

Nouadhibou : Pourquoi l’Inspection Générale de l’Etat ne vient toujours pas?




Les habitants de la cité économique sont surpris que depuis l’accession de Mohamed Ould Abdelaziz au pouvoir le 18 juillet 2009 à la magistrature suprême,aucune mission de contrôle d’état n’est encore engagée contre les Administrations de l'État,et les établissements autonomes dans cette capitale économique Nouadhibou .

La lutte contre les détournements de l’argent public,et l'efficacité dans la gestion des l'institutions de l’état ont été et restent pourtant l'une des lignes directrices du programme électoral du président Aziz lors de la dernière consultation électorale 2009 . Les électeurs qui ont plébiscité ould Abdelaziz ,constatent que ces promesses d’assainissements ne sont pas tenues prônait par le président ould Abdelaziz.

La cité économique connaît malheureusement toutes les illustrations de malversations dans la gestion de l’argent du pauvre contribuable mauritanien. Pourtant une majorité de responsables de l’administration sont dénoncés par les medias pour détournement de fonds publics,enrichissements illicites et autres crimes économiques.

Dans ce contexte le besoin d’une intervention de l’inspection générale de l’état (IGE) est souhaitable est devient une condition pour que nos administrations respectives fonctionnent d'une manière efficace,et que les voleurs de l’argent public croupissent en prison.

C'est dans optique Nouakhchott pour épargner aux contribuables que son argent ne soit pas volé par ces fonctionnaires véreux .

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Info source :
oumtouns

dimanche 6 juin 2010

Abdellahi ould M'Bareck, Fédéral de l'APP à Nouadhibou :




"L'ancien vice-président du parti a joué sur deux cordes".



Vous avez assisté à la réunion du président de l’APP avec les cadres du parti. Qu’avez-vous débattu ?

La visite du président du parti M. Messoud Ould Boulkheir, intervient à la demande de la coordination régionale, suite à un tas de problèmes survenus au lendemain des élections municipales de 2006 ce qui avait conduit le parti à limoger le maire et trois conseillers municipaux. Une telle décision avait poussé ces derniers à demander à leur base et aux sections du parti de geler leurs activités.

Ce blocage ou cette tentative à faire courber le parti a donné naissance à une mission qui était présidée par Oumar Ould Yali ayant pour objectif principal de mettre de l’ordre dans le parti et de convaincre les sections et la coordination à rejoindre le parti et à travailler conformément aux directives de la direction nationale du parti.

Cette demande n’a pas trouvé un auditoire ce qui a conduit par la suite à la restructuration des instances du parti et à l’implantation des structures au niveau de la région.

Il est à noter que cette mission de réconciliation a duré plus d’un mois. Depuis cette implantation la concurrence de ces conseillers limogés est devenue de plus en plus farouche et ils ont essayé d’attirer le maximum de militants du parti. Malgré toutes les tentatives, le parti a enregistré le meilleur score lors des élections présidentielles en 2007 avec 6900 voix.

Le président de l’APP a appelé dans plusieurs meetings au putsch, cet appel n’est il pas hors la loi ?

Le président Messaoud Ould Boulkheir est à la tête d’une institution législative, par conséquent c’est un homme de loi et un démocrate de premier grade, il veut dire par Putsch que : « Koulou ma oukhidha bil ghouweti la youradou ila biha » (ce qui a été pris par la force, ne peut être repris que par la force).

Le vice-président de l’APP vient de soumettre sa démission, le maire de Nouadhibou est lui aussi démissionnaire de l’APP, tout cela n’ouvrira-il pas une vague de départs des cadres, au moment où le parti en a besoin ?

Pour ce qui est du maire de Nouadhibou, il n’est pas démissionnaire, il a été exclu par le parti ; quant au vice-président, il se peut qu’il eût été obligé de démissionner, car il a faussé le jeu en jouant sur deux cordes, l’ancien vice-président n’a pas respecté le parti.

Propos recueillis par Abdel Weddoud


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Info source :
Canal RIM (Mauritanie)

Dîner autour du Fédéral UPR du Brakna chez Abdallahi Sarr




Un groupe de cadres militants de l’Union Pour la République de la région du Brakna a répondu, jeudi soir 3 juin à l’invitation de monsieur, Abdallahi Sarr (cadre à la direction générale des domaines) autour d’un grand dîner offert en leur honneur par ce dernier dans sa Villa à Nouakchott. Des personnalités politiques du parti présidentiel étaient au rendez-vous.

Outre Mohamed O Jahloul, fraîchement élu président de la Fédération UPR du Brakna, on notait la présence de Messieurs, Wagne Abdoulaye Idriss (ex-ministre dans le gouvernement de Laghdaf I), du sénateur de Boghé, M. Bâ El Hadj Abdoul, de l’ancien député d’Aleg, M. Sidi O Youme, de M. Bâ Alassane Adama, président de la section UPR du département de Boghé, de M. N’gaîdé Abdarrahmane, président de la sous section UPR de la commune de Boghé, de M. Mohamed Lemine O Banné, Commandant de la Marine marchande et responsable des jeunes dans le bureau de la fédération UPR (El Mina, Sebkha et Riadh), de M. Sow Mokhtar délégué au Congrès national UPR et cadre au Ministère de l’Economie et des Finances, de M. Lam Oumar Amadou également cadre au Ministère de l’Economie et des Finances et enfin, de monsieur Bâ Mohamed Lemine (cadre à la direction générale de Mauritel Mobile).

Ces deux derniers sont les plus jeunes cadres qui ont pris part à cette invitation. Les camarades politiques issus du même camp politique se sont retirés pour discuter de la vie du parti, des voies et moyens de dynamiser les structures de base nouvellement mises en place ainsi que de la consolidation de l’unité des adhérents au sein de la formation politique présidentielle.

Les participants ont également discuté de la collaboration à développer entre les sections et la fédération régionale ainsi que de l’attitude à adopter par celles-ci par rapport au Congrès national du parti prévu au courant de ce mois de juin. Ould Jahloul a dit toute sa satisfaction de se retrouver avec ses camarades pour faire la connaissance de certains parmi eux et d’aborder avec eux, des questions importantes relatives à la vie du parti.

Le trésorier régional du Gorgol a dit toute sa disponibilité à œuvrer avec toutes les sections du parti implantées dans la région et exhorté tous les militants à s’unir pour faire face à l’opposition.

Pour le fédéral, il existe désormais une nouvelle opposition à côté de l’ancienne composée du RFD, APP, UFP, AJD/MR, Tawassoul… dans la wilaya du Brakna. Il fait allusion certainement au groupe politique de Sidi Amin Ould Ahmed Challa, de Sid’El Mokhtar Nagi et de du député Bâ Aliou Ibra qui militent à Adil. Il urge a-t-il dit de travailler pour panser les blessures nées de la récente implantation afin de tourner cette page.

Le nouveau patron des troupes UPR a prévenu que le traitement des militants du parti ne sera pas le même. « On ne peut pas traiter des militants engagés à 30% au même titre que des militants engagés totalement (à 100%) pour la cause du parti » a martelé Mohamed O Jahloul. L’acquisition et la prise en charge de nouveaux sièges dans les différentes Moughata’a ont occupé une bonne partie des discussions. On apprend que les cadres mettront la main à la poche pour supporter la prise en charge.

Quant à l’ancien ministre, il a mis en garde ses camarades contre une désertion du champ politique en affirmant que cette remarque fait partie des reproches habituelles que les populations ne cessent de faire aux leaders politiques. Sow Mokhtar a exprimé quant à lui ses soucis devant le danger que constitue la transhumance politique pour la massification du parti.

Chacun des autres participants est intervenu pour émettre un avis sur les thèmes abordés au cours du conclave. Les invités ont unanimement remercié et salué l’initiative de monsieur Abdallahi Sarr de regrouper autour de lui (responsables locaux, régionaux et les militants) de l’UPR pour échanger sur la vie du parti.

Il faut signaler que cette rencontre était empreinte de cordialité et surtout de beaucoup d’humour avec la présence de l’ancien député Sidi O Yowme qui a éveillé de vieux souvenirs du temps de leur jeunesse (lui, le sénateur, Jahloul et Bâ Alassane Adama et d’autres) à Boghé.

Rappelons que Monsieur Abdoullahi Sarr, initiateur de cette rencontre autour du fédéral est un jeune cadre de l’UPR. Il est réputé pour sa modération, son esprit d’ouverture et sa proximité auprès de la jeunesse. Ses missions de bons offices lors de la récente campagne d’implantation de l’UPR à Boghé ont permis de dissiper beaucoup de malentendus et de dissensions entre les différentes tendances politiques d’une part, et quelques unes parmi celles-ci et le coordinateur local de l’implantation Ould Alem, d’autre part.

Thièrno Souleymane

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Info source :
Le Quotidien de Nouakchott

Des cadres de l'APP font leur repentir devant Messaoud Ould Boulkheir




L’hôtel « La Case » de Nouadhibou a abrité, ce matin à 10 heures, une réunion des militants et cadres de l’APP, présidée par Messaoud Ould Boulkheir qui était accompagnée d’une délégation comprenant Oumar Ould Yali, ancien minstre et Bedahiya Ould Sbai, député App de Nouadhibou.

La rencontre qui s’est vite transformée en une session d’autocritique de la coordination régionale a été l’occasion pour certains de faire leur tawba (repentir), pour d’autres une opportunité pour tirer sur certains responsables locaux du parti.

Aux uns et aux autres, Ould Boulkheir a dit, en substance : « je ne défends ici personne, je vous parle comme étant président de ce parti. Vous avez reconnu que vous avez commis des erreurs envers le parti, vous l’avez boycotté en des moments difficiles, mais vous avez vu que le parti a réalisé les meilleurs résultats dans la région.

Je vous informe que le parti n’a pris aucune décision particulière par rapport à la suspension de vos adhésions, il est vrai que les SG ont été suspendus par la coordination régionale mais j’avais demandé à ce qu’une commission soit nommée pour faire la lumière sur ce dossier et voir, conformément aux règlements, si la Coordination est habilitée à prendre une telle décision ».

« Vous avez déclaré votre Tawba et vous connaissez les implications religieuses d’une telle démarche » a-t-il ajouté.

Le président de l’APP a indiqué, ensuite, que la prochaine réimplantation des structures du parti est fixée pour le mois de novembre.

Avant de lever la séance, il a invité les participants à la réunion à une photo de famille pour « montrer que nous sommes un seul corps et que tous les problèmes ont été résolus » a-t-il dit.

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Info source :
Canal RIM (Mauritanie)

samedi 5 juin 2010

Mauritanien Abderrahmane Sisako héros de Dakhla





Plusieurs réalisateurs et acteurs représentant une dizaine de pays ont participé dans la soirée de vendredi à l'ouverture du festival de Dakhla (Sahara occidental), du 4 au 8 juin, avec un hommage particulier au cinéma africain, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un hommage a été rendu au cinéma africain et particulièrement au cinéaste mauritanien Abderrahmane Sisako, qui reçu l'oscar sahraoui au cours de l'ouverture du festival.

"Je me sens appartenir à ce pays (le Maroc) qui s'ouvre à l'Afrique et qui honore les artistes africains. J'annonce à Dakhla un projet de production d'un film tourné dans les provinces du sud (ndlr: Sahara occidental)", a déclaré M. Sisako. Plusieurs films représentant une dizaine de pays seront projetés au cours de ce festival, tels que "Prophète" (France), "Amours secrets" (Grande-Bretagne), "assassins" (Egypte), "Le premier silence" (Espagne)...

"J'annonce la création prochaine au Maroc d'un institut d'art cinématographique ouvert en particulier aux pays africains", a déclaré pour sa part le ministre marocain de la Communication Khalid Naciri, présent à l'ouverture. Un autre hommage a été également rendu à la chanteuse et actrice égyptienne Soumia Khechab, ainsi qu'au réalisateur Taliâa Bouchaïb, qui a pour ambition de réaliser un film en hassani (dialecte sahraoui).

"Le Maroc reste une référence dans le continent et est disposé à former les futurs artistes d'Afrique ", a conclu M. Naciri. Des ateliers et des tables rondes sur "les perspectives de la musique du film au Maroc " seront tenus au cours de cette 3e édition du festival, et des "projets de soutien au cinéma" d'Afrique subsaharienne seront prévus, selon les organisateurs. (AFP)


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Info source :
Mauritanies1

Une condamnation qui tombe mal pour l’UPR



Quoi de plus surprenant, en vérité, que de découvrir la condamnation de la fédérale de l’UPR, Mariem Mint Dahoud, par la chambre civile du tribunal de la moughatàa de Nouadhibou, à restituer une somme de trente mille Euros, en liquide, à une ressortissante espagnole répondant au nom de Sonia L.Aguilar. Mariem Mint Dahoud, installée à Nouadhibou en 1999 avec son mari le colonel Mohamed Mahmoud Ould El Aouef muté à l’époque à la direction de la surveillance maritime, s’est lancée dans le milieu associatif. Elle rencontra, en 2009 à Las-Palmas de Gran Canarias, Sonia, dans le cadre d’une réunion des comités de pilotage d’organisations caritatives. Par la suite, l’espagnole remet la somme de trente mille euros à Mariem Mint Dahoud pour un investissement à caractère touristique à Nouadhibou. Multipliant les navettes entre Las-Palmas et Nouadhibou pour son organisation caritative, Sonia découvre que son argent n’a pas été utilisé pour les besoins du projet arrêté en commun accord avec Mint Dahoud. Elle décida alors de porter l’affaire devant la justice.
Cette condamnation tombe mal pour Mariem Mint Dahoud, fraîchement désignée par l’Union Pour la République (UPR) pour diriger sa fédération dans la capitale économique.

Mauritanie24

Deux pirogues sénégalaises interceptées et un capitaine porté disparu




Selon les autorités de la surveillance des Pêches, deux pirogues sénégalaises on été interceptées par la vedette de surveillance de la DSPCM, le 2 juin dernier, en action de pêche illégale dans les eaux mauritaniennes, au large de N’Diago.

La vedette réussit à aborder la première pirogue et récupère son capitaine avant d’entamer la poursuite de la deuxième pirogue. A l’approche de cette dernière et pour échapper à l’arraisonnement, son capitaine, muni de son gilet de sauvetage se jette à l’eau, mettant en danger sa propre vie.

La première pirogue, malgré l’absence de son capitaine profite de cette situation pour passer la frontière déjà très proche. Les pourparlers avec les contrevenants et les tentatives de récupérer l’homme à la mer s’avèrent sans résultat.

L’état de la mer, la proximité de la frontière et de la nuit et le souci de sauver l’homme à la mer obligent la vedette de surveillance à récupérer le moteur de la première pirogue et tous les documents avant de se retirer abandonnant la pirogue à la dérive, ultime secours pour le capitaine aventurier.

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Info source :
Canal RIM (Mauritanie)

Boghé, ville exsangue, malade de ses fils



Peuplée de 23.000 hts, érigée en commune en 1998, la ville de Boghé couvre une superficie de 400 Km2 et s'étire sur plusieurs Km, seul centre urbain d'une certaine valeur dans la wilaya de Brakna, Boghé centralise, coordonne des activités de presque 70.000 habitants. Sa population est essentiellement halpoularen : 40 villages sur 7 haratines et 2 Beydanes. Mais ce qui frappe un regard porté sur l'intelligentsia de la ville c'est l'absence de bases d'une cohésion forte définissant généralement une ethnie : “une conscience collective”, des bases d'affinités”, propension à des réflexes de solidarité. Comment se demande-t-on, des individus vivant dans le même espace, ayant une origine “alimentée par l'affectif et par l'intériorisation de valeurs communes” peuvent être si loin du contrôle communautaire? Aucune autorité issue de la ville n'a procédée par exemple à un recrutement massif, à une promotion significative des fils, des compétences de la ville. Pourtant leurs homologues d'Atar, de Néma, de Kiffa étaient coutumiers de ces faits possibles à l'ère Maouya. Manque de volonté ou mauvaise volonté? En tout cas Boghé dispose, à l'évidence, d'une surabondance de ressources humaine sous-employées voire mal employées. Mais pourquoi cette absence de communautarisme dans un espace où cet imaginaire est une valeur? Le Bogheen serait-il déjà un “sujet de droit” disposant d “une possibilité de choix et d'une capacité de critique”? Le refus de se diluer dans la masse est-il expression d'une autonomie que confère une citoyenneté?

Au-delà de cette remarque, il y a un autre problème plus important parce que lié à l'économie de la ville. En effet, l'espace du walo a été aménagé, en 1983, en périmètre irrigué de riziculture. Sur 4000 hectare exploitables, 1200 hectares sont emblavés et 800 hectares mis en valeur dont 545 pour la riziculture, 250 pour la polyculture. Mais le rendement est tellement faible, 5 tonnes par hectares, qu'on parle d'agriculture de “subsistance” et non de commercialisation. Pourtant l'aménagement hydro agricole de la ville s'inscrit dans le cadre politique de développement économique de la mauritanie. Ce plan à pour objectif de réduire les importations de denrées alimentaires, d'équilibrer les activités régionales en mettant en place des interactions visant à faire de Boghé l'un des grenier le plus importants de la sous région. Mais ce qui étonne c'est que le protocole d'accord entre l'Etat et les paysans prévoyait un volet santé. Celui-ci est délibérément mis en veilleuse. Aucune structure de soins ni de cadre de santé n'a accompagné la réalisation du projet. Celui-ci a suscité pourtant l'émergence de plusieurs maladies hydriques : Diarrhées, paludisme, dysenterie, bilharziose urinaire. Selon le CNH 39% des cas de malades de bilharziose Urinaire viennent de Boghé. Ainsi les ressources les plus précieuses, les hommes, sur lesquels repose le développement économique se détériorent sous le regard passif de l'Etat et pour couronner tout ça, c'est a Aleg qu'on invite à se traiter alors que toutes les conditions, toutes les exigences pour l'établissement d'un centre hospitalier à Boghé sont réunies. Que devront nous penser dans cette perspective des fils de Boghé, pourtant toujours dans la cours des grands? Ne peuvent-il pas par exemple influencer les décision de l'Etat en faveur de Boghé? Le dépérissement de la ville de Boghé se manifeste en outre au niveau de l'élevage, activité en pleine progression comme l'atteste l'ouverture d'un centre de collecte de lait. L'effectif du cheptel est en effet significatif : 21658 bovins, 62398 ovins et plus de 700 équins. Il n'existe pour cette population que deux parcs de vaccination mis en place par l'association des producteurs laitiers transhumants. Le centre de “Sérum – immunologique”, patrimoine Bogheen depuis 1936, érigé récemment en sous secteur d'élevage est transféré à Aleg où il traite et diagnostique des maladies animales, procède au vaccination préventives. Boghé perd sont importance sous le regard passif de ses Yontaabé. Ainsi
la Maoughataa la plus importante du Brakna se plasmolyse, parce qu'au lieu de parler d'une seule voix ses fils se tchadisent : Achek Ibin Oumar ne s'entend pas avec Houssein Habré ce dernier s'oppose à G. Weddaye, Celui-ci a Abdel Kader Kamougué….

SY ALASSANE ADAMA

Philosophe

jeudi 3 juin 2010

Sacrée Assaba!





Oui, mon Assaba chérie, nombril de ma Mauritanie chérie. Ne dois-tu pas être le centre de ce monde qui est le nôtre. Or, te voici reléguée très loin, encore plus que le second plan. Livrée à toi-même, comme si tu ne méritais pas toute notre attention.

Oui, sacrée Assaba,Pourquoi tant d'injustice? Pourquoi ce retour aux pratiques féodales moyenâgeuses... Toujours dans la localité de Blajmil, où il y a quelques mois, le barbelé destiné à clôturer des barrages pour les besoins de développement sert tout simplement de clôtures de troupeaux de tiers.

Voilà encore que le chef du village de Seyal, inflige aux villageois les plus démunis l'achat de feuillages de palmiers sauvages à raison de plus d'un démi million d'ouguiyas par an. Alors que le chef du village en question paie seulement une quittance de 50.000 UM par an à l'Etat sur la somme de 600.000 UM qu'il impose aux pauvres villageois depuis une vingtaine d'années.

Prenant conscience de l'irrégularité de l'opération, les villageois ont adressé cette année un courrier au ministère de l'environnement pour réparation. Le ministère a répondu par un avis favorable. Seulement, les autorités locales, notamment le Hakem bloque encore le dossier.

Pour rappel, le Hakem de Kankoussa a servi au même poste du temps où l'ami du chef du village était son patron, en l'occurrence ministre de l'intérieur à l'époque.

Sacrée Assaba, les autorités locales qui t'administrent ne savent-elles pas qu'une Mauritanie nouvelle est née? Que l'Etat existe et que les vieilles pratiques féodales et moyenâgeuses ne sont plus permises...


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Info source :
nasserdine

Cette fois, c’est parti pour de bon, El Bountiya change de visage !





Dans le cadre de la campagne d’assainissement de la Wilaya de Dakhlet NDB, la DSPCM a pris en charge l’enlèvement des ordures dans les zones suivantes : Zone EPBR, zone ZAC longeant l’aéroport du coté Sud/Ouest et la zone de El Bountiya, célèbre par ses mauvaises odeurs.

El Bountiya était occupée illégalement par des étrangers qui s’adonnaient au traitement traditionnel de poissons et représentait aussi, un vivier pour la migration clandestine, entre autres.

A l’issue du déménagement de ses occupants, la DSPCM a mobilisé d’importants moyens matériels et humains pour l’enlèvement de 11000 tonnes d’ (ordures, huiles, déchets…) dont 40 % à El Bountiya.

L’opération a duré 22 jours avant de prendre fin le 27 Mai 2010 et permettre a ces zones de reprendre leur visage propre comme il y’a 15 ans (voir photo).

Les populations de Nouadhibou auront l’occasion de découvrir dans les semaines qui suivent, UN ESPACE VERT dans cette zone, compatible avec leurs ambitions citadines.

EV1 Ahmed Ould Moulaye Chef C.O/LCMI



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Info source :
DSPCM (Mauritanie)

Gourel Thierno/Maghama : Meurtre à coups de hache et de fusil




Vendredi 28 mai, à Gourel Thierno, aux environs de Maghama (Gorgol), un homme âgé de 40 ans a été retrouvé morts à coté d’un périmètre irrigué. Il a été tué à coup de hache et de fusil.

Principal suspect : le frère cadet de la victime âgé, lui, de 30 ans. Le suspect aurait pris la fuite et serait de l’autre coté du fleuve, au Sénégal. Il est recherché par la police.

A la veille du meurtre, il y avait eu une violente dispute entre les deux frères.

Khalilou Diagana



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Khalilou Diagana pour Cridem

Boghé : Plainte d’un citoyen contre la SNDE auprès du tribunal d’Aleg, la CAPEC se dérobe !

Un commerçant du nom de Mohamed Abdallahi O Mohamed vient de déposer une plainte auprès du parquet contre l’Agence locale de la SNDE basée à Boghé et monsieur Taki, ex-chef d’agence de la CAPEC de Boghé. Le plaignant affirme que l’un des mis en cause, Taki notamment, l’a traité de fou au téléphone.

L’origine du différend entre les deux parties porte sur une facture impayée à la société d’eau d’un montant de 159.111 Ouguiyas et datant du 11/04/2010. Une facture portant l’adresse du Chef d'agence Capec Nioly. Une maison conventionnée par l’Etat. Elle était habitée par monsieur Taki qui dirigeait jusqu’au début de cette année 2010, le bureau de la CAPEC de Boghé avant son affectation au siège centrale.

La facture fait un cumul de plus de 150. 000 UM de plusieurs factures impayées a déclaré le chef d’agence de la SNDE. La Direction générale de la CAPEC, citée par le commerçant en question refuse de payer le montant due à la SNDE prétexant qu’elle ne prend pas en charge l’eau et l’électricité de ses cadres bien que cette facture porte l’adresse de leur Institution.

Le chef d’agence de la SNDE que nous avons contacté s’étonne que Mohamed Abdallahi qui a déjà saisi la justice se mette encore à médiatiser l’affaire. Pour lui, cette facture sera payée soit par le propriétaire de la maison ou par Taki en parsonne. Or, ce dernier a déjà passé service et quitté la ville. Mohamed Abdallahi a rencontré le Hakem et madame le Wali sans obtenir satisfaction auprès de ces derniers nous a-t-il déclaré.

Mohamed Abdallahi, dans sa plainte, déplore l’attitude du Hakem de Boghé à son égard et qui dit-il l’a insulté et méprisé dans son bureau, le qualifiant de « Moujrim.» En tous cas, cette affaire est claire, la facture doit être payée par la direction générale de la CAPEC parceque l’abonnement est fait à son nom.

Pour l’instant, la SNDE refuse de rétablir l’approvisionnement en eau de la maison de son client, Mohamed Abdallahi tant que la facture n’a pas été payée. Comment l’Etat par le biais de la direction générale de la Caisse Poulaire d’Epargne et de Crédit qui avait conventionné cette maison et pris en charge à son nom l’eau et l’électricité peut-il aujourd’hui refuser de régulariser cette facture en voulant faire endosser à un citoyen une responsabilité qui n’est pas la sienne ?

Il faut signaler qu’avant d’être occupée par Taki, la maison avait des arriérées de 9419 Ouguiyas selon le propriétaire. La SNDE depuis que le domicile a été occupé par Taki n’a jamais établit de facture. C’est seulement après l’affectation de ce dernier au mois de d’Avril dernier qu’elle a établit une facture cumulant 159.111 UM. (Affaire à suivre).

Thièrno Souleymane Cp Brakna

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Info source :
Le Quotidien de Nouakchott

Ould Abdel Aziz à Rosso




Selon des sources dignes de foi, le Président Ould Abdel Aziz doit se rendre, la semaine prochaine, à Rosso pour donner le lancement de la campagne agricole 2010-2011. La présente campagne d’un budget de 4 milliards d’UM se fixe un objectif de production de 80 000 tonnes de riz.

Toutefois, certains opérateurs du secteur signalent les premières difficultés, à l’instar de Boubacar Ould Ali, responsable d’une organisation agro-pastorale du Trarza qui a considéré que « certains agriculteurs n’ont pas été associés dans l’élaboration et la préparation de cette campagne et que les semences choisies par l’Etat ne sont pas celles voulues par les agriculteurs ».

Selon les autorités, les semences sont toutes locales, car celles importées de l’étranger ne donnent pas toujours les garanties de qualité et de salubrité. Pour d’autres agriculteurs, l’enveloppe consentie cette année à la campagne agricole est beaucoup moindre que celle octroyée par le passé ce qui suscitera d’énormes difficultés, car les vrais problèmes n’apparaissent qu’au cours de la campagne.


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Info source :
Canal Rim (Mauritanie)

Tostan : 78 Communautés disent non à l’excision et aux mariages précoces à M’Bagne.




Pour l’évènement, le comité local d’organisation de Tostan à M’Bagne a tout mis en œuvre pour la réussite de ce grand rendez-vous dédié à la promotion des droits de la femme. La cérémonie solennelle de cette déclaration publique s’est déroulée en face de la Moughata’a sous le haut patronage du Secrétaire général du Ministère Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille (MASEF), M. Mohamed Eli O Telmidi. Il y’avait également à ses côtés le Représentant adjoint de l’UNICEF, M. Saîd Nemri ; la Directrice de la Promotion du genre au MASEF, madame, Maîmouna Mint Taki, madame le Wali du Brakna, Zeînebou Mint Ahmed Nah, le Hakem de la Moughata’a de M’Bagne Mohamed Mahmoud O mohamed Lemine et le maire de la commune.

Une ambiance folle régnait au milieu du rassemblement monstre organisé pour marquer la lecture cette déclaration publique de 78 communautés du Brakna qui ont renoncé à l’excision et aux mariages précoces des filles. Gomou Pinal (la troupe artistique de M’Bagne) encadré par Kaya Diop tenait en haleine des heures durant le public à travers les démonstrations chorégraphiques des danseurs de la troupe accompagnées par la voix merveilleuse de, Diami Gaye. Les garçons et filles de la troupe étaient déguisés en tenues aux couleurs de la république (jaune et vert). Au même moment, plusieurs groupes folkloriques venues de Dawalel, Wending, Dabbano, de M’Bagne ville défilaient devant les différentes délégations rendant ainsi le décor encore plus beau à voir. Ainsi, plusieurs facettes du riche patrimoine culturel des peuples « de l’eau » et du Fouta ont été étalées pendant cette grandiose manifestation à la place de l’indépendance de M’Bagne. Les pasteurs ont gratifié le public d’une parade d’ovins et de caprins appelé « Diaro » (en langue pulaar) ponctuée de temps à autre de coups de fusil de traite tirés en l’air. Cette parade fait partie des grandes manifestations culturelles de la communauté Peulh. Les scouts encadrés par Binta Gadio, Maîmouna Touro, Ramata Cissé, Sileymani Diop, et Hawo Sy étaient là pour nous replonger dans les années de gloire d’un mouvement qui a joué sa partition dans l’éducation des jeunes Mauritaniens avant son « déclin ». A l’arrivée de la délégation officielle vers 11 heures, l’animation avait baissé de rythme suite au retrait par le Hakem des fusils de traite et un ordre intimé aux pasteurs d’arrêter la parade. Les officiels, à leur arrivé ont salué le public, toutes les délégations ainsi que l’ensemble des groupes folkloriques présents sur place.
C’est le discours de bienvenue du maire qui a donné le coup d’envoi officiel de la cérémonie riche en couleurs et marquant ce qu’on appelle ici désormais « Déclaration Publique de M’Bagne ». Après avoir souhaité la bienvenue à l’assistance, le premier Magistrat de la ville n’a pas caché sa satisfaction devant « le choix la ville de feu Mamadou Samba Diop dit Mourtodo (paix à son âme) » pour abriter dit-il abriter « une manifestation d’une telle envergure ». Monsieur Sy Abdoulaye a également mis en garde les participantes contre tout recul dans ce combat. Il a aussi salué les efforts déployés par Tostan contre les pratiques néfastes que sont l’excision et les mariages précoces et le rôle qu’elle joue dans le raffermissement de l’unité et de la cohésion sociale du peuple Mauritanien. Le maire a plaidé en faveur de la poursuite et de l’extension du programme de Tostan et s’est engagé à le défendre auprès des l’Union des Maires du Brakna. A sa suite, le coordinateur national de Tostan, Mamadou Baba Aw a dressé le bilan de son organisme en trois années d’exercice sur le terrain. Dans le cadre de l’exécution de ce projet, intitulé : « Education aux Droits Humains de 30 Communautés du Brakna et Promotion des Pratiques Néfastes telle que l’Excision » par Tostan en partenariat avec l’UNICEF et le MASEF , « 48 communautés ont été sensibilisées sur cette pratique néfaste à travers le modèle de diffusion organisé dira t-il avant d’affirmer que ce programme a touché 32.072 personnes qui sont favorables à rompre catégoriquement avec ce fléau qui a occasionné tant de mal dans les familles ». Monsieur Aw a remercié le gouvernement Mauritanien, l’UNICEF et la Communauté de Madrid qui ont appuyé ce programme. Le Saîd Némri dans son intervention a s’est félicité de la déclaration publique d’abandon des mutilations génitales féminines de 78 communautés du Brakna. Le diplomate Onusien a dit que « cette pratique des MGF viole les droits humains et met en danger la santé de 3 Millions de filles et de femmes en Afrique et au Moyen Orient, est aussi ancrée dans les traditions Mauritaniennes, à une prévalence moyenne de 72% ». Avec un taux de prévalence de 88% dans la région du Brakna, le renoncement de plusieurs milliers de femmes et d’hommes et d’exciseuses ne peut susciter des espoirs de voir un jour ces pratiques contraires au respect des droits de l’enfant disparaître». Enfin, madame Marième Hamadi Diop, enseignante de formation a lu la ″Déclaration ″ tant attendue au nom des 78 communautés Pulaar et Maures de Brakna et par laquelle, ces femmes s’engagent à abandonner les pratiques néfastes comme l’excision et les mariages précoces des filles. « Nous, les représentants de 78 communautés Pulaar et Hassaniya des départements de Boghé, Bababé, M’Bagne, Aleg et Maghta Lahjar réunis ce Mardi 25 Mai 2010 à M’Bagne prenons l’engagement solennel en toute connaissance de causse d’abandonner la pratique de l’excision et des mariages précoces des filles au sein de nos communautés ». C’est à sa suite que le SG du MASEF a prononcé le mot de la fin dans lequel, il a loué l’action de Tostan contre les pratiques néfastes et le rôle qu’elle a joué dans le changement de comportements des femmes dans la Wilaya du Brakna. Il a également indiqué que le MASEF a élaboré une stratégie nationale de lutte contre ces pratiques néfastes (excision et mariages précoces) et qui sera mise en œuvre dans les Wilaya du Brakna, du Guidimakha, des deux Hodhs et du Tagant. Il faut noter que plusieurs organisations nationales et internationales ont pris part à cette manifestation. Des délégations de Tostan venues de la Gambie, de Guinée Bissau et du Mali ont pris part à cette rencontre.
Il n’est pas facile d’évaluer de façon exhaustive le résultat de l’action accomplie en trois années par l’ONG Tostan sur le terrain mais, eu égard à la forte mobilisation des femmes leaders d’opinion, des Imams de mosquée, des notables, des chefs coutumiers, des jeunes, des élus locaux issus de toutes les couches de la société, il nous est permis d’affirmer qu’un grand pas a été franchie. Rien que la mobilisation en elle-même a eu un effet psychologique sur les esprits de tous ceux qui ont participé à la rencontre de M’Bagne.

Les festivités de la veille
Dans l’après-midi du 24 Mai 2010, la ville de M’Bagne s’est vidé de ses occupants. Tous les habitants de la ville ont convergé vers la berge du fleuve pour assister à une parade de pirogues sur les eaux du fleuve Sénégal et baptisé « Bombéré » par les Hapulaaren. Cette prestation des « Soubalbés » ou (pêcheurs) entourée de pratiques mystiques dont le savoir reste exclusivement et jalousement détenue par les petits fils de Peinda Sarr ou les cousins de feu, Guélaye Ali Fall constituait une occasion d’exposer devant une gigantesque foule en liesse, toute la panoplie de leur tradition, sous fond de Pekaan, un genre artistique où seule la voix est utilisée. Ce genre artistique, le Pékan assurait l’animation tout au long de cette démonstration. Plusieurs pirogues motorisées étaient mobilisées par les organisateurs pour faire cet évènement un éclatant succès. Deux d’entre elles, étaient magnifiquement décorées aux couleurs nationales (jaune et vert) et ornées du drapeau national dont une partie flottait également sur les eaux. Les piroguiers à bord habillés en tenus traditionnels, pantalon noir et chemise blanche avec des écharpes jaunes et vertes en bandoulière et rames aux mains frappés du sceau du drapeau de la république. A mesure que les pirogues de Wending et de M’Bagne s’approchaient de la berge, les pêcheuses émerveillées par la scène, une à une ensuite en groupes isolés plongent dans l’eau pour aller saluer et applaudir leurs cousins et cousines. Ainsi, des femmes chiquement parés et portant des boubous brillants compactés par l’effet de la gomme n’hésitaient pas dans la foulée à mouiller leurs vêtements pour la circonstance. Les détonations nourries, de temps à autre, qu’on entendait par là n’ont pas pu ébranler la quiétude des pêcheurs, grands et petits embarqués à bord des pirogues. Le Hakem, visiblement séduit par la démonstration félicite les pêcheurs ainsi les organisateurs avec qui il pris une photo en présence du « Boumoye » de Horé Fondé (Sénégal), Demba Lawo N’Diaye, vêtu de sa tenue traditionnelle pour coller à l’évènement. Juste sur les berges du fleuve, nous avons visité une exposition de l’ONG Environnement et Développement Communautaire dont le siège est à M’Bagne. Dans la nuit, une soirée artistique a été organisée mais malheureusement elle a été arrêtée vers 00 heure sur ordre des autorités sans qu’on sache les vrais rasons.

Organisateurs mécontents du Hakem

La parade organisée au fleuve par les Soubalbés ou pêcheurs de M’Bagne a failli être annulée au dernier moment. Because alors, les organisateurs conduits par Kaya Diop, représentant de Tostan dans la ville et qui occupe le poste de 5ème adjoint au maire de la commune du même nom cumulativement avec ses fonctions de directeur artistique de la troupe Gomou Pinal n’ont pas introduit une demande d’autorisation auprès de l’autorité administrative. Raison pour laquelle, la police avait ordonnée momentanément la suspension de l’animation au fleuve. Heureusement, le Hakem s’est ressaisi à la dernière minute en acceptant après avoir rencontré le maire de signer leur autorisation. « Pour la grande considération que les populations de M’Bagne ont pour moi, j’accepte de leur accorder l’autorisation » a déclaré le Hakem, cité par notre source. A cet instant, l’animation au fleuve était à son comble. Premier couac entre le Hakem et les organisateurs. Ensuite, durant la soirée, la police est venue arrêter la soirée artistique vers minuit. Certains laissent entendre que c’est le commissaire de police qui a donné des instructions à ses agents pour arrêter la soirée. Et d’autres par contre désignent le Hakem. Pour l’un des organisateurs, ce sont ces derniers qui refusent de débourser le service payé de la police. Un droit tout de même. Pour un jeune artiste de Gomou Pinal, la puissance du volume de la sono a été frein car dit-il, le lieu choisi était trop proche de la résidence privée du Hakem pour que la première dame accepte laisser faire. Dans tous les cas, l’autorité est souveraine dans ce domaine là. Deuxième couac avec le comité local de Tostan. En pleine animation des groupes folkloriques Maures et Pulaars, le Hakem en personne saisit publiquement les fusils de traite entre les mains de certains individus et qu’il remet à la police pour les garder. Peu après, toujours lui le Hakem, ordonne d’arrêter la parade. La cause à en croire notre source, les bêtes créent du désordre. Suffit pour provoquer l’ire des organisateurs qui estiment que l’autorité veut gâcher la fête. Troisième couac. Heureusement le tout s’est déroulé jusqu’à la fin et l’évènement a été un succès éclatant. Et en aucun cas, l’autorité est indissociable de ce succès, le Hakem en tête. Et, il faut souligner que c’est grâce à lui que la presse a été installée dans une maison après des heures d’errance dans la ville à la recherche des organisateurs qu’il a lui-même téléphoné pour s’enquérir de leur situation.

Thièrno Souleymane CP Brakna

Rapport du Maire de Aéré M’Bar adressée au Président de l’UPR Réplique de Niang Harouna Mamadou (ancien membre du CMSN 1980-1984)




Après le congrès fédéral houleux de l’UPR au début du mois de Mai à Aleg, le Maire de la commune de Aéré M’Bar et le président de la sous section UPR dans cette commune ont cosigné une lettre de protestation s’insurgeant contre ce qu’ils ont appelé « une désignation injuste du représentant de la commune d’Aéré M’Bar dans le bureau fédéral d’Aleg ». L’ex officier, élu récemment dans le bureau fédéral de l’UPR au Brakna a réagit à cette lettre.

Implication politique de l’IGE

« Diombar est un citoyen Mauritanien jouissant de tous ses droits et de toutes ses facultés qui a été investi d’une mission d’Inspecteur Général d’Etat. Il jouit de la confiance du chef de l’Etat. Sur le plan politique, il a été investit d’une autre mission, il est membre du directoire national de l’UPR. Tout citoyen a le droit d’exercer cumulativement ces fonctions là sans qu’il y’ait une réserve par quelconque. Il a milité et soutenu le président Mohamed O Abdel Aziz lors des élections présidentielles du 18 juillet, ce dernier a crée un parti, il en fait parti. Dans ce cadre, il a joué la carte de l’unité, la carte de la transparence et il a donné confiance pleine et entière à tous les cadres et citoyens qu’il a trouvé sur place, à monsieur le maire en particulier et à son équipe composée de trois personnes (lui le maire, Samba Salayel dit Komé Moussa, l’Adjoint au maire N’Diaye Oumar). N’Diaye Abou est le seul cadre qui les soutient » a précisé l’ancien capitaine.
Sur les causes de la rupture entre l’IGE et le Maire, l’ancien commandant de la 7ème région militaire a indiqué : « cette confiance là a été malheureusement mal exploitée par monsieur le maire et son équipe lors de la création des unités de base. Celles-ci devaient être de 80 membres par unité sauf en cas de force majeure. On retrouve des localités qui devaient avoir une unité de base et qui se retrouvent avec une 5, 6 voire 7 unités de base de 30 ou de 20 adhérents . C’est fait intentionnellement. Ça c’est le premier élément. L’important n’est pas le nombre d’unités de base mais le poids de ces unités de base ! Et la désignation des présidents à la tête de ces unités de base a été faite exclusivement par cette équipe ».
Niang ajoute « que c’est sur la foi de la confiance parfaite, totale et mutuelle qu’il y’avait de part et d’autre entre Diombar et le maire que ce travail a été mené. Et Diombar jusqu’à présent est au dessus de la mêlée. Il ne s’estime pas investi d’une mission autre que celle d’appui et d’orientation.»
Concernant les adhésions massives, il a laissé entendre que ce n’est pas le fruit d’une campagne de monsieur le maire ni de son équipe. Mais de l’adhésion volontaire des populations, de leur désir de changement. » Pour lui « le maire n’a pas fait de campagne sauf cette magouille.» Deuxièmement, affirme-t-il « si vous avez 4683 inscrits, le nombre devait être de 5680 à peu près à raison de 80 par unité de base. Il y’a une différence de 1000 adhérents et qui justifient la constitution des structures sur la base de 30 à 40 personnes. »
« Diombar détient 9 unités de base ! », monsieur Niang dément en ces termes : « il ne détient aucune unité de base, il n’a pas d’unité de base ». Diombar poursuit-il, a un rôle au niveau national. Il intervient au niveau départemental pour nous soutenuir, nous qui sommes sur le terrain. La désignation des président des unités de base s’est faite de façon désintéressée, nous n’avons pas cherché à comprendre qui était désigné ou qui était de nous. C’est comme ça que ça s’est passé. Pendant que les autres avaient d’autres choses en tête. On s’en est rendu compte que tardivement. Quand vous observez le déplacement d’une carte d’identité, vous constaterez que c’est le propriétaire de cette carte qui dévient le président de cette unité de base. » Sur l’appartenace de monsieur Komé à l’opposition, Niang affirme : « Oui, il est de l’opposition, moi j’étais de l’opposition et toute l’équipe qui a fait adhéré massivement la population de la commune de Aéré M’Bar à l’UPR était composée d’opposants radicaux au régime de Maouiya. Ce sont eux qui sont venus apporter le changement dont on a besoin et moi je suis le porte parole de cette mouvance d’opposition.
Au sujet de votes pour départager les candidats à la présidence de la sous section, Niang repond : « Là j’apporte un démenti formel. Je donne comme preuve, il n y’a pas eu de vote car s’il y’a vote, il doit être fait par le corps lélectoral composé des présidents des unités de base. Aucun président d’unité de base n’a voté pour le bureau. Il y’a eu une commission de désignation qui s’est rétirée pour statuer sur trois candidatures : Komé Moussa Abdoulaye, Dia Abou Samba et celle de Komé Aboubacri. En établissant leurs critères de choix, Komé moussa a été éliminé pour son passé militant au PRDS dont il présidait la sous section dans la commune de Aéré M’Bar. La commission a conclu qu’il ne pouvait pas apporter le changement dont le parti avait besoin. Et le maire fasait partie de cette commission qui l’a éliminé. Donc, sont restés en liste, le poète de Maouiya, monsieur Dia Abou et Komé Aboubacri, ancien militant de l’AJD/MR. Face à ces deux candidats, la commission n’a pas pu les départager et monsieur le maire a dit, on va passer au vote et les deux membres de la commission de proposition qui ont fait basculer ce vote ont été propsés par N’Diaye Oumar (adjoint au maire). Ils ont voté et la candidature de Dia est passé. A l’annonce du résultat de cette commission de proposition, les présidents des unités de base ont dit non. Vous n’avez pas qualité de voter à notre place, nous sommes là pour ça depuis 8 heures jusqu’à 4 h du matin. Les militans de Sèno Boussobé ont été les premiers à faire cette déclaration. On a calmé la situation pour éviter des déchirements au sein du parti en estimant que quelque soit celui qui est élu, il travaille pour tout le parti. Et quand il fallait valider, sur les 83 électeurs nous en avons trouvé 31. Ce ce qui figure sur le PV. C’est grâce à la sagesse de Diombar que nous avons pu colmater les brèches et faire entériner le bureau pour éviter l’échec du congrès communal de l’UPR. »
« Il affirme avoir rétiré son candidat à la section départementale pour chercher un consensus, ce n’est pas vrai, il était minoritaire. Il comptait sur les délégués de la commune d’El Vra pour faire passer son candidat, ceux-ci ont refusé de le suivre systématiquement. Depuis 18 ans vous militer ici et vous n’avez jamais fait appel à nous lui ont-ils dit, si vous le faites aujourd’hui, ça veut dire qu’il y’a anguille sous roche ! Nous partons avec les gens de Bababé et de Aéré m’Bar et en cas de vote nous voterons avec ces gens là. Après le refus catégorique des délégués d’El Vra de nouer alliance avec lui, il a demandé successivement et obtenu deux poses. Enfin, il se résigne en disant comme vous ne voulez pas voter pour nous, on vous cède la présidence. Voilà, pourquoi, il a rétiré son candidat. Malgré tout, Diombar tenu à ce qu’il soit mis dans le bureau de la section départementale et qu’il ait même des délégués au congrès national et au congrès fédéral. »
Pour le bureau fédéral : « sur consensus tous les cadres du département se sont réunis pour décider ensemble. A partir de ce moment là, Diombar a téléphoné au maire Dieng Mamadou abdoulaye pour lui dire que le déparement de Bababé a obtenu trois postes dans le bureau fédéral et qu’il fallait réunir la sous section et consulter tous les cadres afin qu’on puisse proposer ensemble . ça n’a pas été fait malgré les multiples coups de fil de Diombar. A la veille du bureau fédéral, monsieur Komé Moussa téléphone à Diombar vers 23 heures 30 pour l’informer qu’il a été retenu pour représenter la sous section de la commune de Aéré M’Bar dans le bureau fédéral. Suite à quoi lui demande Diombar, il répond que c’est le maire qui lui a dit ça. Il y’a une procédure et si votre proposition ne passe pas par la structure habilitée sous section notamment). Il n y’a aucune structure régllementaire qui a siègé et délibé pour proposer tel ou tel comme candidat. C’est monsieur le maire, l’adjoint au maire N’Diaye oumar et le poète de MAouiya qui ont désignés Komé. Ce dernier est donc candidat de la commune par la volonté du maire. Le candidat officiel du parti c’était Dieng Abou Demba cadre de la commune de Aéré M’Bar ; le maire a fait des blocages. C’est en l’absence de consensus que le coordinateur régional a demandé le retrait des deux candidature contre une candidature consensuelle. C’est à cet instant que ma candidature a été proposée. Ce qui est surprenat, c’est qu’il dit (lui le maire) que ma désignation leur a été confirmée à partir de nouakchott avant la tenue des assises alors que c’est ensemble que les deux (Diombar et le maire) ont été convoqués pour se prononcer sur une solution de compromis. Et c’est en ce moment qu’il a donné mon nom.
Il dit que ça nous ramène aux pratiques de l’ancien système, cet ancien système, il fait en mouvement des Indépendants qui l’a porté à la tête de la municipalité durant le mandat en cours. Il signe ici, maire UPR. Il ne l’est pas, il loin de l’être car son élection est belle et bien antérieure à la création de ce parti. L’UPR n’a aucun maire !
Ce rapport a été fait en notre nom, militants upr de la la sous section de aéré m’bar. Or, aucun militant n’a été associé à la rédaction de ce document. Dire que ces unités de base ont été crées sur des bases éthniques, c’est lui qui le sait. Je dis que ni moi, ni Thima Diombar, ni un autre militant n’ont été associés de prés ou de loin au pilotage des opérations d’implantaion. Notre rôle s’est limité à mobiliser les populations pour adhérer massivement à l’UPR mais l’enrolement des militants sur les régistres, la désignation des présidents des unités de base n’était pas notre souci. Mais ce qui est intègre et d’envergure nationale s’est rabaîssé au point de développer un discours très sectaire et séparatiste. Non, c’est très petit. C’est un discours qui divise. Et quand on échoue, quand on obtient pas ce qu’on veut, on cherche à ridiculiser, à faire mal, à nuire. Donc là, la volonté de nuire et de diviser de monsieur le maire et son équipe est flagrant et c’est regrettable pour un parti qui veut s’implanter, pour des cadres qui veulent rester unis, qui ont fait une descente en demandant aux populations d’adhérer massivement à l’UPR dans l’unité et la cohésion en se serrant les mains et en oubliant qui était hier avec le PRDS, avec l’opposition et qu’on reparte sur des bases nouvelles et
Solides.
Synthèse de Thièrno Souleymane