lundi 19 mai 2014

Environnement: Organisation à Tidjikja d’un atelier sur la résilience face aux effets néfastes du changement climatique



Un atelier d’une journée portant sur  la résilience des communautés et  leur capacité d’adaptation face au changement climatique s’est tenu, ce dimanche , dans la salle de conférence de la commune de Tidjikja.
Après la présentation des participants, du programme de l’atelier et des résultats attendus, les communications faites par les responsables du projets PARSACC (Amélioration de la résilience des communautés et de leur sécurité alimentaire face aux effets néfastes du changement climatique) ont porté sur la priorisation des zones d’intervention du projet, la présentation des premiers résultats , l’identification des activités et des partenaires de mise en œuvre, en se conformant aux résultats attendus du projet à l’échelle national et de la nature des écosystèmes existant dans la région  ainsi que la spécification des besoin en matière de renforcement des capacités.
Notons que le PARSACC qui est en phase de démarrage, est financé par le fonds pour l’Adaptation au changement climatique à hauteur de 7.8 Millions de Dollars. Ce projet qui interviendra dans  huit régions dont le Tagant, est mis en œuvre par le Programme alimentaire mondial (PAM) et exécuté par le Ministère de l’Environnement et du Développement durable.
Khalil Sow-Tagant








dimanche 18 mai 2014

Le président Ould Abdelaziz au Guidimagha pour qui...???

Le président Ould Abdelaziz au Guidimagha pour qui...???

Le président Ould Abedelaziz en campagne non officielle pour l'élection présidentielle du 21 juin 2014, est en visite dans le Guidimaxaa aujourd'hui. Une foule semble l'accueillir avec faste grâce certainement à l'activisme clientéliste de ses partisans spécialistes de l'endormissement des masses non averties.

Comme du temps du Prds de Ould Taya, les mêmes pratiques sont perpétuées par presque les mêmes milieux pour se faire valoir et valoir leurs intérêts personnels auprès du Général.

Les guidimaghankés se faisant utilisés pour applaudir aujourd'hui, savent-ils que seulement il y a moins de 10 jours, leurs semblables rapatriés du Sénégal étaient réprimés violemment par une police sous ordre à la suite de leur marche pacifique sur Nouakchott..???


Les délégations issues de différentes localités de la région pour cet accueil qui n'a rien de spontané pensent-ils à leurs fils et filles qui vivent un enfer administratif en occident pour se faire enrôler..???

Nos intermédiaires au système caméléon ayant servi de Taya jusqu'au général n'ont aucun intérêt pour qu'un réveil se fasse pour les masses innocentes qui constituent un fonds de commerce pour les écuries politiciennes à Nouakchott.

Monsieur le président, vous feriez mieux si vous observez de près que ces intermédiaires ont peu d'idéaux porteurs pour le petit peuple mais beaucoup d'intérêts personnels à défendre. Ils vont vous faire réélire par des voix non acquises par un libre exercice citoyen mais par des chantages clientélistes qui ont trop longtemps corrompu notre jeu démocratique.

Savez - vous Monsieur le président, que le cavalier qui fait danser son cheval pour vous ne connaîtrait même pas le nom de votre premier ministre en poste depuis 5 ans..???

Les avertis savent que ce sont certains de vos intermédiaires regionaux qui avaient causé la zizanie dans le corps social lors des élections législatives et municipales de fin 2013. L'argent de votre parti UPR circule bien mais vos idéaux n'atteignent que très peu le peuple.

Méfiez vous des porteurs et des colporteurs parlant au nom du petit peuple...!!!

Sumaare-Ose (Mauritanie)

Journée culturelle de l'union des ressortissants de Mbagne en France

Journée culturelle de l'union des ressortissants de Mbagne en France

Dans le cadre de leurs activités, L'URMF invite les ressortissants mauritaniens, ainsi que les sympathisants à venir assister à leur 4e journée culturelle, qu'elle organise le samedi 31 mai 2014.

L'événement se déroulera dans les locaux de l’Association Chrétienne et Sociale, sise au 12éme Arrondissement de Paris « le chantier », 24 Rue Antoine -Julien Henard. En sus du programme alléchant et varié, un vibrant hommage sera rendu à feu «Diop mamadou Samba dit « Mourtoudo ».

Accès :
En Métro : Station Montgallet - Ligne (music) Balard – Créteil - En voiture : Périphérique intérieur, sortie Porte Dorée

Programme de la Journée Culturellefaut pas que ce soit rare,

12H15 => Accueil des invités

12H45 à 14H15 => Déjeuner : Participation de 5€ (adulte) et 3€ (enfant)

14H30 => Discours d’ouverture de la Journée Culturelle, suivi de l’Hommage à Mourtoudo, sous le thème (Qui est Mourtoudo ? témoignages, etc...)

16H30 => Conférence et débat autour des activités de l’URMF, intervention du Maire de M’Bagne sur le plan de développement de la commune de M’Bagne.

18H30 => Animations à Thèmes Culturels et Traditionnels (défilés, théâtres, chants, danses, luttes, etc.…)

20H30 à 21h45 => Dîner : Participation de 5€ (adulte) et 3€ (enfant)

22H00 à 00H00=> Animation (Ambiance musicale)

00h30 Fin de la journée,

Rappelons que durant cette journée, toutes les recettes collectées seront destinées à financer nos projets à M’Bagne (Mauritanie)

Le Président de l’URMF

Aziz en visite à Sélibaby, Aleg et Boghé : Le spectre des réfugiés

Aziz en visite à Sélibaby, Aleg et Boghé : Le spectre des réfugiés  Le président Aziz a quitté tôt ce matin Nouakchott pour une tournée dans le ghidimagha et le Brakna, apprend’-on de source officielle. Le Chef de l’Etat se rendra à Seilibaby, Aleg et Boghé pour l’inauguration de plusieurs projets socio-économiques.

Il est accompagné d’une forte délégation comprenant plusieurs ministres et certains de ses plus proches collaborateurs. Des inaugurations qui interviennent à une encablure de l’organisation d’une élection présidentielle, le 21 juin prochain.

Et après l’organisation par des mauritaniens qui étaient revenus de l’exil sénégalais d’une marche pour protester contre la non délivrance de leurs papiers d’identification et contre leurs conditions de promiscuité économique. Leur marche avait été l'objet d'une répression inexpliquée de la police à l'entrée de Nouakchott.

Plusieurs d’entre eux avaient été convoqués sans être reçus à la Présidence de la République au motif que le président se déplacerait dans leur région (Brakna).
Mauriweb 

Mission de l’UFP au Brakna : Des militants en colère

Mission de l’UFP au Brakna : Des militants en colère   Une mission de l’Union des Forces du Progrès, conduite par l’ancienne parlementaire Khadiata Malik Diallo, s’est rendue à Boghé jeudi et vendredi derniers.

A u cours d’une réunion politique organisée chez le député sortant Sy Samba, certains militants du parti, que préside Mohamed Ould Mouloud, ne sont pas allés avec le dos de la cuillère en s’en prenant violemment aux choix de leur parti, surtout par rapport aux dernières élections municipales et législatives de novembre 2013.

Selon l’un des intervenants : « l’UFP n’a jamais existé à Boghé. Toutes les victoires électorales enregistrées en son nom relèvent plus du charisme et de la notoriété de l’ancien maire Bâ Adama Moussa que d’un quelconque ancrage du parti.

C’est grâce à ses nombreuses relations tissées dans les milieux des jeunes et des femmes que Bâ Adama Moussa a pu passer douze ans à la tête de la mairie de Boghé battant à plate couture successivement le PRDS et ADIL, tous deux partis au pouvoir.

Or, le boycott ne nous a fait que perdre les sièges municipaux et parlementaires que nous détenions et grâce auxquels nous pouvions rester en contact permanent avec les populations et continuer à revendiquer pour la consolidation du processus démocratique ».


Vers quinze heures, l’ancien maire Bâ Adama est venu à la réunion. Dans son intervention, le maire sortant de Boghé a déclaré qu’il restera un militant de l’UFP jusqu’au jour où ce parti se résolve à l’exclure. Le maire a précisé qu’il n’a jamais occupé un poste de responsabilité au sein de sa formation politique et que sa décision de soutenir la candidature de Mohamed Ould Abdel Aziz est un choix personnel qu’il a décidé de faire après mûre réflexion.

Effectivement, après avoir été reçu par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz début mai 2014, l’ancien maire de Boghé a publié une déclaration dans laquelle il annonçait son soutien au candidat Mohamed Ould Abdel Aziz.
Le Calame

Le Président de la République lance le démarrage de la centrale électrique de Sélibaby

Le Président de la République lance le démarrage de la centrale électrique de Sélibaby Le Président de la République, Président de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a lancé dimanche à Sélibaby le démarrage de la centrale électrique de cette ville.

Le Chef de l'Etat a coupé le ruban symbolique du projet et pris connaissance des données sur le fonctionnement de cette nouvelle installation vitale avant d'écouter les responsables présenter des explications techniques complémentaires sur ses composantes et sur son rôle dans le règlement des problèmes posés dans le domaine de l'énergie.

Ce projet s'inscrit dans le cadre d'un chantier OMVS plus vaste qui commence à Bakel (Sénégal) réalisant une station de transformation d'une puissance de 225/90/30 KV équipée de manière à pouvoir assurer l'électrification des zones voisines.

La station de Sélibaby est réalisée sous la supervision de la SOGEM et l'OMVS sur financement des partenaires techniques et financiers notamment la Banque Africaine de Développement (BAD).

Le ministre de l'hydraulique et de l'assainissement, M. Mohamed Salem Ould El Béchir a, dans un mot pour la circonstance, exprimé, au nom de l'OMVS, sa reconnaissance au Président de la République, président en exercie de l'organisation pour l'appui constant qu'il n'a cessé de présenter et les orientations clairvoyantes qui ont permis de réaliser des résultats substantiels palpables qui prennent forme, jour après jour, depuis que le Chef de l'Etat a pris en main la présidence tournante de l'organisation.

S'adressant au Président de la République le ministre a dit: "vous avez vu juste lorsque vous nous avez donné vos instructions pour oeuvrer à ce que la construction du marché de l'énergie soit au coeur des préoccupations de l'OMVS.

Vous avez également vu juste dans les espoirs placés en l'OMVS et en ce qu'elle représente de partenariat, de solidarité, de coopération et de compréhension pour faire du fleuve Sénégal un espace de paix et de développement durable où vivent en symbiose et travaillent des populations liées par la géographie, l'Histoire et qui partagent, dans une harmonie complète, la construction de l'avenir prometteur de l'OMVS dans son ensemble".


M. Mohamed Salem Ould El Béchir a encore ajouté: "votre engagement et votre vision de ce bassin commun et de ce qu'il représente d'échanges et de partenariat constitue une grande leçon de sagesse à un moment où la gestion des eaux des bassins des cours d'eau frontaliers de par le monde sont sources de conflits voire de guerres entre les Etats et les peuples.

La grandeur de cet engagement et de cette vision se manifestent aussi dans votre décision clairvoyante de mettre les importantes potentialités énergetiques en matière de gaz, de pétrole de notre pays au service des pays de l'organisation
.

Le ministre a passé en revue les principales réalisation de l'OMVS au niveau des infrastructures, des programmes de lutte contre la pauvreté, de la réalisation de l'autosuffisance en matière d'énergie pour garantir l'accès de tous les habitants des pays membres à une source propre et sécurisée d'énergie.

Le ministre a abordé les efforts gigantesques consentis par la Mauritanie pour rendre disponible l'énergie, toutes sources confondues, et mettre fin aux délestages fréquents et relevé la place de choix dans le domaine de l'énergie qu'occupe désormais notre pays dans la sous région.

La cérémonie s'est déroulée en présence du wali du Guidimagha M. Mohamed Ould El Keihel; du ministre malien de l'eau et de l'environnement président en exercice du conseil des ministres de l'OMVS; du haut commissaire à l'Organisation; du directeur général de la SOGEM; des membres du corps diplomatique; des présidents des conseils d'administration et des directeurs généraux des sociétés relevant de l'OMVS ainsi que de plusieurs représentants des partenaires techniques et financiers.

Sélibaby, 18/05/2014

AMI

samedi 17 mai 2014

Tagant : Atelier de lancement du projet PNISER et de formation des facilitateurs


 Plus de dix nouveaux facilitateurs du Tagant affiliés au programme ATPC ont été conviés,  jeudi, à Tidjikja, pour assister à un atelier marquant le lancement officiel du programme PNISER  et une formation portant sur les techniques de mise en œuvre du FDAL (fin de la défécation à l’air libre).
L’ouverture  officielle de l’atelier a été présidée par le Dircab du Wali du Tagant Mr Mohamed Vall Ould Mohamed Mahmoud et le Hakem Mouçaid de Tidjikja Mr Mohamed Ould Maouloud en présence du maire de la commune de Tidjikja Mr Saleck Ould Saleck, des représentants de  l’ONG Tenmiya et du Directeur régional de l’hydraulique et de l’Assainissement Mr Mohamed Ould Kory.
Organisé par l’ONG Tenmiya sur financement de la banque africaine de développement, l’atelier   qui s’est déroulé sous la supervision de la Direction de  l’hydraulique et de l’assainissement, a été l’occasion pour Mr Tandia de Tenmiya et Mr Mohamed Mahmoud Ould Bah, coordinateur régional de l’ATPC, d’évoquer les grands axes du programme PNISER, sa mise en œuvre, ses objectifs et les résultats attendus. Ils ont également mis l’accent sur les techniques de sensibilisation et d’entretien avec les communautés cibles pour les amener à prendre conscience des dangers liés à la défécation à l’air libre. Cartographie des zones de défécation,  découverte du péril,  calcul des quantités de matières fécales produites par jour, mois et année,  voie de contamination fécale,  calcul des dépenses médicales pour les maladies liées au péril fécal  et expérience du verre ou de la bouteille d’eau,  sont, selon eux, les étapes obligatoires de la démarche discursive qui doit être adoptée par les facilitateurs pour atteindre leurs cibles.
Notons que les deux communications ont été émaillées par  plusieurs questions des facilitateurs et par les interventions enrichissantes du Directeur régional de l’hydraulique et de l’assainissement et Mohamed Ould Ahmed Salem de l’ONG Tenmiya.
Khalil Sow-Tagant









Sélibaby/ cadres et populations s’activent pour bien accueillir Le Président de la République.

Le Président de la République ,Monsieur Mohamed o/ Abdel Aziz est attendu à Sélibaby, capitale du Guidimakha pour l’inauguration et la pose de pierre d’ infrastructures de base qui répondent aux aspirations des populations du Guidimakha à la frontière avec le Mali à Est et au sud -est et le Sénégal au Sud.

A L’occasion de cette visite prévue pour le dimanche 18/5/2014 , plusieurs personnalités dont des cadres et d’hommes politiques se sont déplacés de la capitale et d’autres localités du pays pour ainsi soutenir les réalisations dont l’inauguration ou la pose de première pierre auront lieu à quelques semaines de l’ouverture de la campagne présidentielle de 2014.

C’est dans ce cadre que Mr Ba Ousmane, Ministre de l’éducation nationale s’est rendu le premier à Sélibaby pour rencontrer d’élus municipaux et populations des deux départements en vue d’un accueil chaleureux au premier citoyen du pays dans la région du Guidimakha où les adhésions au parti au pouvoir se multiplient.

Mr Camara Amedi, Ministre de l’Environnement et du développement durable, l’autre membre du gouvernement, originaire du Guidimakha est lui aussi à Sélibaby pour aider à la mobilisation et soutenir les réalisations du président Mohamed O/ Abdel Aziz.

Douze heures auparavant des personnalités politiques dont Sidney Sokhona, Oumar Soumaré et autres politiques du Guidimakha sont signalés dans la ville de Sélibaby où les rencontres et les va et vient sont fréquents.

Pendant que certains élus municipaux font cavaliers seuls pour disent ils bien accueillir le président de la République, d’autres , en collaborations avec les membres du gouvernement et de personnalités politiques de la wilaya ont aménagé des sites d’hébergement des populations qui se déplaceront de l’intérieur de la région à l’occasion de cette visite très attendue du candidat à sa propre succession aux présidentielles de 2014.

En plus de la présence des m’as-tu vu et des laudateurs, il importe de noter le fossé qui se creuse entre les élus municipaux du fait de la volonté de certains de faire cavalier seuls et / ou pour des mobiles inconnus.

Signé A B B /Gaynaako

vendredi 16 mai 2014

J’ai suivi en direct depuis Aleg, l’allocution prononcée par l’ex-maire de Boghé, M. Adama Moussa Bâ devant ses centaines de sympathisants venus chez lui sur son invitation. Je vous livre la teneur :




« Citoyens et citoyennes de Boghé, je vous remercie d’avoir répondu massivement à mon appel destiné à vous apporter des éclaircissements sur les derniers développements de la situation nationale et locale. Je suis et je resterai un serviteur infatigable de la cause nationale en général, celle de Boghé en particulier. Bien qu’étant un élu de l’UFP, je ne suis plus un technocrate qu’un politique. Ainsi en depuis de cette fonction, je n’ai jamais appartenu aux instances de décision de ce parti que je respecte. Depuis 17 ans dont douze passées à la tête de notre commune, je n’ai pas obtenu de congé. Ce n’est qu’en décembre dernier que j’ai  quitté la fonction de maire, non pas par le verdict des urnes, mais pour me soumettre à la décision de boycott de mon parti. Je demeure cependant disposé à appuyer l’actuelle équipe municipale dans les efforts qu’elle mène pour poursuivre les actes que nous avions posés pour un développement communautaire durable. Durant ces quatre derniers mois, j’ai choisi de me reposer après de longues années de service. Je suis un cadre salarié de la SONADER et consultant. Je ne disposais que des indemnités à la commune (ce que beaucoup de personnes ignorent peut-être !).
Je n’ai pas démissionné de l’UFP, j’y reste sauf si on m’y exclut mais j’ai décidé d’appuyer la candidature du Président Aziz ! J’ai pris cette décision en mon âme et conscience et j’en assume l’entière responsabilité. Je ne suis guidé par aucune ambition personnelle égoïste. Si tel était le cas, j’allais rejoindre le PRDS sous l’ère Taya ou l’UPR. Durant les années que j’ai passées à la tête de la commune de Boghé, j’ai visité de nombreux pays des USA à la France en passant par le Maroc. Je suis même citoyen d’honneur d’une ville américaine. En plus, je suis sorti d’une prestigieuse école de machinisme agricole en Allemagne où je continue de disposer de droits au logement et à l’hébergement. En dépit de toutes ces facilités, j’ai toujours opté pour Boghé et pour les boghéens dont je resterai le soldat infatigable.
Avant de vous entretenir de ma dernière audience avec le Président, je tiens d’abord à vous rappeler qu’en tant qu’élu, je l’avais rencontré à Maghta Lahjar en novembre 2010 pour lui soumettre un certain nombre de problèmes récurrents tels que la réhabilitation de la station de pompage, l’extension du CPB et la construction de l’hôpital de Boghé. Il avait instruit sur le champ les ministres  concernés pour l’exécution de ces requêtes. La première requête a été immédiatement satisfaite et les autres sont en voie d’exécution.
Pour en revenir à l’objet de cette réunion, j’ai été contacté le dimanche 27 avril par le Secrétaire général du gouvernement, M. Diallo Mamadou Bathia à son domicile à Boghé. Il m’a fait part de sa volonté de travailler avec moi ainsi que celle du PM et du Chef de l’Etat. Je lui ai fait part de quelques réserves car je savais qu’il y a des gens qui ne voudraient pas me voir dans cette mouvance. Mardi soir, il me contacte par téléphone pour me dire que le Président était disposé à me recevoir le lendemain après le conseil des ministres. J’ai quitté Boghé précipitamment pour répondre au rendez-vous. C’est pourquoi, je n’ai pas eu le temps de prendre contact avec mes proches et j’ai dû même annuler un rendez-vous avec le guide spirituel Tidjane Thierno Madani que je devais accompagner à Kaédi de commun accord avec lui.
Le mercredi 30 avril, le Président m’a chaleureusement accueilli et m’a félicité pour mon action à la tête de la commune de Boghé. Je lui ai rappelé les promesses qu’il avait tenues à l’endroit des populations à savoir la construction du stade municipal (en cours d’exécution), l’extension du CPB et la construction de l’hôpital. Je lui ai demandé de se rendre à Boghé pour inaugurer ces deux derniers projets. C’est dans le souci d’apporter ma contribution à l’œuvre de construction nationale et locale que j’ai décidé de soutenir sa candidature à l’élection présidentielle du 21 juin prochain. Il m’a fait part de sa satisfaction et de ses remerciements. C’est alors que le lendemain, j’ai fait une déclaration de presse pour informer l’opinion nationale et locale y compris mes camarades de l’UFP que je respecte. C’est un parti de patriotes mais qui est déconnecté des réalités du pays.
Cette décision a été diversement appréciée; ce qui rentre dans l’ordre naturel des choses. D’aucuns ont dit que je cherche une place. Ce n’est nullement mon objectif car je suis à l’abri du besoin. Je demande votre appui et votre soutien. Je vous remercie encore une fois de votre présence massive qui traduit votre attachement à ma modeste personne ». 
Propos recueillis par Dia Abdoulaye

Problématique de l’eau à Boghé

Problématique de l’eau à Boghé Antoine de Saint – Exupéry disait : «l’eau, tu n’as ni goût, ni couleur, ni odeur ; on ne peut pas te définir ; on te goutte sans te connaître ; tu n’es pas nécessaire à la vie, tu es la vie ». C’est cette eau qui manque à Boghé en quantité et en qualité.

De façon évolutive les populations se sont abreuvées à partir d’eaux stagnantes (mares, marigots, lacs), de puits traditionnels sans margelle, ni buse puis de puits améliorés à exhaure manuelle ou asine ou cameline. Ces eaux ont toujours engendré des maladies : onchocercose, bilharziose (urinaire et (ou) intestinale, dysenterie amibienne etc.…

Il ya de cela bientôt dix ans, la SNDE (Société Nationale des Eaux) s’est installée à Boghé en forant trois puits, en construisant un château d’eau et en mettant sur place un réseau de distribution.

L’espoir était que ce projet satisfasse les besoins en eau des populations ; mais cet optimisme s’est vite émoussé car l’eau est hyper calcique (ce qui a causé un problème de santé publique dont la prise en charge est impossible) et infraliminaire (deux des puits se sont taris engendrant des tours d’eau des différents quartiers.

En 2007 le réseau de la SNDE ne desservait que 946 branchements (soit 45% de la population). En 2011 on compte plus de 1500 abonnés pour un besoin de 1500 à 2000 m3 d’eau par jour. Le réseau hydraulique est inversement proportionnel à la taille d’une ville en plein expansion tant du point construction que démographie (le taux de croissance est de 2.3%).

Dans la zone desservie on compte aujourd’hui 2435 ménages pour 1604 concessions. Seul Boghé Dow, Escale, une partie de Touldé et de Nioly sont desservis par le réseau initial alors que différents quartiers demeurent à ce jour non couverts : c’est le cas de Bassine, Imarat, Bakaw,Balladji, Thienel … Même si cette eau suffisait il y a lieu de la disqualifier dès lors qu’elle pose un problème de santé publique.

L’ex-Directeur Général de la SNDE avait mené une lutte d’arrache-pied pour solutionner ce problème. C’est ainsi que la SNDE a récupéré le forage de la Sonader qui a convaincu par la qualité et la quantité de ses réserves hydriques. Là aussi se pose sur le plus ou moins long terme un problème de contamination de la nappe phréatique : depuis 1983, début d’exploitation du CPB (Casier Pilote de Boghé) des centaines de tonnes d’engrais (urée, phosphate, potasse) sont déversés pour augmenter les rendements rizicoles.

Si respectivement les éléments contenus dans ces intrants N (azote), P (Phosphore), K (potasse) sont indispensables pour le développement des plantes, ils sont également déconseillés pour la santé humaine.

Ces substances par phénomène d’infiltration contamineront la nappe phréatique. Pour le court terme le forage de Touldé contribue à l’esquisse de solution.

Des équipes d’hydrogéologues ont mis en évidence une nappe phréatique très aquifère qui solutionnera le problème de Boghé à 16 km à l’Est de Boghé, Ferouga.

En attendant, des centaines de femmes sont tenues de renoncer quotidiennement à leur repos nocturne pour se procurer le liquide précieux. Et à quand le démarrage d’un tel projet ? Se pose-t-il un problème de distance ou de prix de revient manométrique ? Et pourtant la ville de Nouadhibou a été alimentée à partir de Boulanouar ; Akjoujt à partir de Bennichab ; M’bout à partir de Foum Gleita ; l’Arabie Saoudite a remorqué des icebergs (montagnes de glace) depuis l’Océan Glacial Arctique pour les faire fondre sous le ciel du Sahara.

C’est connu que Boghé est dans la zone des Bassins sédimentaires secondaires, tertiaire contenant des nappes phréatiques datant de l’Eocène et du Maestrichtien ; et quartenaire séparés par le Continental terminal ; Bassin comparables à des livres où chaque page ou strate n’a pas encore livré son contenu. Mais ces réserves, ne peuvent-elles pas être laissées en jachère pour les générations futures ?

Si les USA importent du pétrole et conservent jalousement dans le sous-sol leurs hydrocarbures c’est pour assurer leur suprématie sempiternelle au moment où les énergies renouvelables ne sont pas aptes à supplanter totalement les autres énergies au moment où le nucléaire inquiète, hier avec Tchernobyl, aujourd’hui avec Fukushima au Japon qu’adviendrait-il de Nouakchott si le projet Aftout n’avait été mis en place eu égard à l’essor démographique de la ville et la remontée du biseau salé ? La solution qui consistera à pomper de l’eau à l’Est d’Idini, au PK 90 au lieu dit Tenadi est équivalent aujourd’hui à la solution Ferouga pour Boghé.

Pourquoi hésite-t-on de se tourner vers le fleuve ? Ce que vaut Nouakchott pour le fleuve (par l’énergie de Manantali, l’eau d’Aftout Es Saheli) Boghé le vaut pour ce même fleuve. D’autant plus que la station de pompage du CPB peut remplir cette fonction en l’équipant d’une station d’épuration.

Certains pays ont mis au point des techniques plus onéreuses pour solutionner le problème de l’eau en dessalant l’eau de la mer pas osmose inverse sous une forte de DDP (différence de potentiel). Pour Boghé ou ailleurs le développement humain durable est liée à l’eau qui sera à côté du réchauffement climatique la mère de la bataille du troisième millénaire ; et si la Mauritanie veut emprunter le TGV de la mondialisation, elle doit régler le problème de l’eau pour tous ses citoyens.

Al Housseynou Sy
Professeur, Directeur du lycée de Djéol

mercredi 14 mai 2014

Accoucheuses exclues de la répartition des primes de risque en colère contre le ministère de la santé

Accoucheuses exclues de la répartition des primes de risque  en colère contre le  ministère de la santé  Elles sont plus d’une dizaine à crier leur ras-le bol devant la presse. Accoucheuses en majorité. Parmi elles aussi deux nutritionnistes. En majorité, elles sont toutes des mères de familles qui capitalisent une longue expérience dans le métier qui sauve la vie aux mères et aux enfants. Les plus anciennes parmi elles, travaillent depuis 28 ans.

L’ancienneté des autres varie entre 10 et 15 ans. Pratiquement, ce sont elles qui tiennent la gestion de la plupart des postes médicaux du département de M’Bagne, de Bababé, et même de Maghta Lahjar, d’Aleg et de Boghé. Elles font le boulot le plus difficile durant toute la période de l’année. Elles remplacent les sages femmes dans leurs rôles le plus noble, sauver la vie.

Donc, réduire le taux de mortalité infantile, néo-natal et maternelle. Une priorité de l’Etat mauritanien et des nations unies poursuivi pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement à l’horizon 2015.

Ces braves dames, sont purement et simplement négligées voire totalement oubliées par nos gouvernants. Elles dénoncent le recrutement sur des bases subjectives (parenté, amitié, tribalisme) de femmes analphabètes et sans formation comme accoucheuses par l’ancien ministre Bâ Housseynou Hamadi et dont les rémunérations sont supérieures aux siennes. Situation incompréhensible et à la limite injuste s’écrie Bâ Maîmouna Siaw, l’une des accoucheuses.

Un exemple pour corroborer les propos de ces braves dames. Eya Mint Saîd est née en 1991 à El Vora (Moughatta de Bababé), elle a été engagée le 01 Juillet 2012. Elle porte le matricule 1300962. Elle est affectée à Tadioukel dans le même département. Son net à percevoir est de 44.372 UM.

Comparez son revenu avec celui d’El Moumna Mint Hmeyid, née en 1970 à Aleg, titulaire du matricule 1300568 en service officiellement au poste de santé d’El Vordont la date d’engagement ne figure pas sur le bulletin de solde (voir fac-similé), affirme exercer dans le secteur depuis 1998. Soit une ancienneté de 15 ans. Son net à percevoir est de 39.500 UM. Faites la différence.

Ce qui est encore bizarre, c’est qu’El Moumna, tient le laboratoire d’analyses du centre de santé de Bababé. Comme aussi sa collègue, Bâ Maîmouna Siwa, accoucheuse axillaire qui exerce depuis 2002, gère la vente des médicaments et la caisse du centre médical. Elles ont brandit leurs diplômes (voir fac-similé) qu’elles ont décrochés à l’école de santé publique contrairement à la plupart de celles qui ont été recrutées par le prédécesseur de Ould Hademine.

El Moumna
a affirmé avoir rencontré plusieurs fois le ministre Ba Housseynou pour attirer son attention sur cette injustice dont elles sont victimes mais en vain. Il n’a honoré aucun de ses engagements vis-à-vis des accoucheuses qui réclament la régularisation de leur situation dans la fonction publique, le versement des primes de risques dans les délais, l’accès aux stages de formations, aux concours de l’école nationale de santé publique, bref ; que l’Etat mette fin de cette injustice.

Elles réclament justice dans les plus brefs délais. « Il est inadmissible que l’Etat Mauritanien fasse de la discrimination entre les travailleurs de la fonction publique » s’écrie Ramatoulaye Kane de Bagodine, très en colère. Comment peut-on verser une prime de risque de plusieurs centaines de milliers d’Ouguiyas à une partie des accoucheuses (celles qui viennent d’être recrutées dans des conditions douteuses) et en priver celles qui ont risqué leurs vies et leur santé depuis des années pour rester dans les brousses là où les sages femmes refusent de servir s’interroge Ramatoulaye.

La décision du ministère de la santé de les priver des primes de risque n’est pas pour arranger leur situation. Elles crient à l’injustice et réclament la réparation immédiate de cette faute grave des autorités gouvernementales.

1- Bâ Maîmouna Siwa (accoucheuse axillaire)- CM de Bababé - 2002
2- Tall Aîssata Seydi (accoucheuse auxiliaire) PS- Aéré M’Bar - 2002
3- d’El Moumna Mint Hmeyid (accoucheuse auxiliaire) CM de Bababé -1998
4- Ramatoulaye Kane (accoucheuse auxiliaire)- PS-Bagodine- 1999
5- Binta Sall (accoucheuse auxiliaire) PS-Niabina-1999
6- Hassina Mint Berrouh (accoucheuse auxiliaire) PS-Sabouallah-1999
7- Hawa Samba Sy (Nutritionnistes) 2004 – PS- Sèno Boussobé
8- Thioulal Sarr (accoucheuse axillaire) 1987 – PS- Wothie
9- Sy Fatimata Samba (accoucheuse axillaire) PS- Féralla-2002
10- Hawa Anne (accoucheuse axillaire) PS-Sorimalé-1999
11- Diop Fatimata El Hadj (accoucheuse axillaire) CM-M’Bagne-2002
12- Aminata Thiam (accoucheuse axillaire) PS-Garlol- 2002
13- Hawa Bolol (accoucheuse axillaire) 1985- CM- Boghé
14- Zeînebou Diallo (Nutritionniste) 1985-CM-Aleg

Le Terroir 

Gorgol : le PAM en atelier d’étude de cadrage d’un nouveau programme IPSR

Gorgol : le PAM en atelier d’étude de cadrage d’un nouveau programme IPSR [PhotoReportage] Depuis quelques années, la Mauritanie est traversée par des crises récurrentes liées entre autres à la sécheresse, aux inondations et d’autres facteurs dépendant du marché mondial comme la hausse des prix qui, depuis 2010 constitue, jusqu’à nos jours un poids sur les ménages.

Au delà de la volonté de l’état d’assister ou d’alléger les chocs, le PAM (Programme Alimentaire Mondial) dont l’expertise dans l’assistance des populations vulnérables n’est plus à démontrer, se fonde sur les conclusions de l’ancien programme IPSR (Intervention Prolongée de secours et de Redressement 200474 finissant ( Avril 2014),pour initier un autre(IPSR200640) qui vient en poursuite du précédent dans une optique novatrice « de développement intégré et cohérent» soulignera la chef du sous bureau du PAM Marième Sakho.

Pour donner corps à cette nouvelle approche qui capitalise les expériences, les réussites et les échecs du premier à travers des multiples interventions qui vont du cash transfert estimé à 158040000 UM répartis sur 2634 bénéficiaires au renforcement des SAVS ...

>en passant par les activités annexes liées à la réhabilitation, le nouveau programme ,se donne comme démarche d’ identifier les besoins spécifiques pour établir une planification articulée à trois niveaux :le communal, le départemental et le régional.

Comme objectif de Répondre aux besoins nutritionnels et alimentaires des ménages très pauvres et vulnérables et de renforcer leur résilience face aux chocs, les trois ateliers qui sont déroulés du 11 au 14 Mai sont enrichis par la participation des partenaires, des autorités administratives et de la société civile qui ont dégagé sur la base des différentes matrices proposées par le consultant du PAM monsieur Thibault Vande Velde chargé de l’étude cadrage PRRO-IPSR des dispositions réalistes qui découlent de l’existant et autres idées axiales qui cadrent avec l’objectif affiché.

Ainsi, à l’ouverture de l’atelier régional le wali du Gorgol Mohamed Moustapha Ould Mohamed Vall exprimé l’importance de ces activités de résilience auxquelles l’état et ses démembrements restent attachés pour au mieux, aider les populations vulnérables dans l’amélioration des conditions de vie.

Dans un contexte de pauvreté ou ,d’après l’enquête Food Security Monitoring Système (FSMS, juillet 2013),800.000 personnes souffrent de l’insécurité alimentaire, l’incidence de ce phénomène entraine dans son sillage un taux (13%) élevé de prévalence de malnutrition aigue en période de soudure, auquel s’ajoutent l’accès difficile ou insuffisant aux moyens de production, le niveau d’endettement des ménages à faibles revenus toutes choses qui montrent que, malgré les efforts investis ,le phénomène de l’insécurité alimentaire demeure , comme une épée qui tient en laisse tous les programmes d’investissement, car aléatoires et souvent imprévisibles mais surtout subtiles par ses effets pervers .

Pour la mise en place de ce nouveau programme sous le leadership du gouvernement mauritanien ,la mise en œuvre des « filets sociaux » de sécurité face à l’insécurité alimentaire s’articule sur une mutualisation des synergies aussi bien des activités de l’IPSR que sur celle des autres opérations du PAM d’une part ,et d’autre part sur l’expérience de l’état, des ONG et des agences des Nations Unies et autres partenaires.

Comme trait d’union entre le triptyque : urgence, relèvement et développement, le programme s’impose ainsi une démarche systémique qui a permis aux participants de visiter et de revisiter tous les tableaux socio économiques de la wilaya certes pas très reluisants mais positivement évolutifs dans la cohérence de l’espace-temps.

Pour ce faire, la prise en charge des besoins nutritionnels et alimentaires des ménages vulnérables se fera à travers des appuis inconditionnels (cash transfert, distribution gratuite des vivres),le renforcement des « actifs productifs » par la promotion des VCA (vivre contre Actifs) et VCF (vivre contre formation ) appuyés par un investissement conséquent sur les SAVS.D’autres actions non moins importantes comme l’éducation nutritionnelle ,la détection précoce de la malnutrition ,aideront au développement du capital humain.

Dans la perspective de répondre aux attentes, les trois ateliers ont permis, au cours des discussions et débats de mettre en évidence les atouts du programme sur lesquels de réelles opportunités s’offrent aux populations vulnérables de changer de statut.

Il faut noter que les wilayas de l’Assaba et du Hodh El Chaghi ont testé les mêmes outils de planification, à vulgariser sur l’ensemble des zones ciblées (Régions, Communes) qui sous tendent le nouveau programme IPSR. Donc, en attendant la validation des documents par le PAM pour le démarrage du nouveau programme (juillet 2014), peut être que les premières pluies qui commencent déjà à tomber contribueraient aussi à la résilience des populations.

S.Diagana


Avec Cridem, comme si vous y étiez...












Rosso: sit in des enseignants

Rosso: sit in des enseignants - [PhotoReportage] Les enseignants de Rosso ont fait un sit-un devant la wilaya de Rosso ce 13 mai. Ils demandaient notamment, la généralisation des indemnités d'eloignement et des lots à usage d'habitation dans la ville nouvelle du PK 7.

Depuis le 1er mai ces revendications avaient été portées à la connaissance du Wali qui avait précisé qu'il était prêt à recevoir les délégués des enseignants à tout moment. Cependant les délégués qui l'ont rencontre il y a quelques jours ont constaté comme un manque d'engagement de l'autorité régionale pour la satisfaction de leurs doléances.

Le wali aprés avoir promis de transmettre la demande de généralisation des primes à qui de droit a demandé aux délégués d'être raisonnables quant à la demande d'octroi de terrains au PK 7. Selon lui, l'attribution des lots dépend du ministère de l'habitat et de la société Iskan et que tous les enseignants de la ville ne pouvaient être servis.

En conséquence, le wali a demandé de procéder à un tri pour ne retenir que les vrais nécessiteux. Naturellement, les enseignants ne partagent pas ce point de vue. Aussi, malgré les efforts du nouveau Dren récemment 'parachuté' à Rosso, la décision était prise de débrayer le 13 à 10 h et de se rassembler devant la wilaya.

C'est ainsi que plus de 100 enseignants venus des écoles Houda, Varough, Sattara, Rosso 1 et 2, Mairie, Ndiourbel, collèges de Rosso 1 et 2, lycée de Rosso, collège du PK 7, écoles du PK 6 et 7 se sont rencontrés devant la wilaya.

Leurs délégués ont été reçus pendant plus d'un tour d'horloge par le wali avant de venir rendre compte aux manifestants. Il ressort de leur compte rendu que le Wali, chef de l'exécutif regional est non seulement incompétent pour l'attribution de lots mais encore qu'il ne trouve pas cette demande raisonnable. Quant aux primes d'éloignement, il semble que contrairement à ce qui est avancé elle n'est pas généralisée partout ailleurs qu'à Rosso.

En conséquence, les enseignants de Rosso ont décidé de se rencontrer le jeudi 15 mai dans une des écoles de la ville pour décider de passer à une vitesse supérieure. Avec la fin d'année qui se profile, il est a craindre que les débrayages, mots d'ordre de grèves, rétention des notes voire boycott des examens ne soient les prochaines formes de revendication.

Rappelons que du fait des inondations récurrentes qui frappent certains quartier de Rosso, le président avait décidé il y a quelques années, la création d'une nouvelle ville au PK 7. Sur les 10000 lots prévus prés de 5000 ont déjà été attribués à des populations deguerpies du PK 7, de Demal Deuk, aux diplômes chômeurs reconvertis dans l'agriculture, à des squatters', des militaires semble-t-il et autres dignitaires.

Il y a un an, le bureau régional de l'habitat avait reçu les demandes d'achat de lots à usage d'habitation déposées par les populations ce qui était l'occasion de queues interminables et de bousculades indescriptibles. Par la suite, le Wali de l'époque avait permis aux enseignants de déposer des demandes au niveau de la Dren (Direction régionale de l'éducation nationales).

Depuis cette date les braves enseignants dont plusieurs sont allés à la retraite, attendent et espèrent pendant que l'espace se rétrécit au PK 7. Ils ne comprennent pas les réticences à satisfaire leur doléance d'autant plus qu'ils sont à peine 500 à Rosso et dans les environs immediats.

Au rythme où vont les choses, l'objectif initial de la création de la ville nouvelle est loin d'être atteint et il faudra sans doute créer une autre ville nouvelle.

D.A.



Avec Cridem, comme si vous y étiez...











Faits Divers : L’Imam assommé à Hamdallaye.

Faits Divers : L’Imam assommé à Hamdallaye. Le Terroir - L’Imam de la mosquée de Hamdallahi, le nomme Kalidou El Hadj Seydi, un village rapatrié situé dans la commune de Dar El Avia à 35 kilomètres de Boghé a été victime d’une sévère agression de l’un ses proches cousins. C’était le 23 avril 2014 aux alentours de 5 H 45 du matin juste après la prière d’El Vejr (l’aube).

L’agresseur, Djibril Samba Bidji, l’a assommé avec une grosse pierre lorsqu’il s’apprêtait à accomplir avec un groupe de fidèles de la Tariqua Tidjane, la Wadhiva. L’Imam s’en est sorti avec une blessure sur la tête. Son agresseur a été poursuivi par d’autres proches de l’Imam qui l’ont sévèrement battu.

Les deux individus ont été transportés au centre médical de Boghé où ils ont été hospitalisés. L’agresseur sera même évacué au centre hospitalier d’Aleg car se trouvant dans un état de santé critique.

A l’origine de cette agression de l’Imam, un différent des villageois du site des rapatriés autour du contrôle de la chefferie du village qui a mal tourné entre les protagonistes de l’affaire.

L’agresseur rapporte une source avait l’habitude de faire l’appel du muezzin avant les prières dans la mosquée. Mais à chaque fois qu’il trouvait la porte de la mosquée fermée avec un cadenas, il n’hésitait pas à défoncer le cadenas. Ce qui provoquait l’ire de l’Imam. Et la dernière fois, le marabout a menacé d’emprisonner l’auteur de ces pratiques, s’il parvenait à l’identifier.

Le muezzin se sentant visé par ces menaces ne cessait à son tour de contester l’Imam en assénant à l’endroit de ce dernier, qui vous a désigné d’ailleurs en qualité d’Imam de cette mosquée ? Un échange de propos qui a mal tournée pour les deux.

La gendarmerie s’est saisie de l’affaire. Et aux dernières nouvelles, nous apprenons que les deux parties ont accepté un arrangement devant le parquet qui a imposé à l’agresseur de verser une amende de 100 000 Um à sa victime. L’Imam quant à lui, il a reçu l’interdiction de diriger la prière jusqu’à ce qu’il obtienne une reconnaissance du ministère des affaires religieuses à défaut qu’il fasse l’unanimité autour de sa personne rapporte une source au parquet.


Les filles qui tombent en transe, un phénomène qui prend de l’ampleur dans les collèges et lycées

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une élève ne tombe en transes. Avec comme point commun des filles pour victimes. Elles se mettent à pousser des cris extrêmement forts accompagnés d’une forte agitation de tous les organes du corps. Il faut beaucoup de bras forts pour maîtriser ces adolescentes lorsqu’elles tombent en transes.

Depuis quelques années, le phénomène de transe se multiplie dans les établissements scolaires de la région. Seulement, si les causes de ce phénomène peinent encore à être clairement identifiées, les populations semblent désormais savoir qui en sont les «coupables».

Au lycée de Boghé, entre le mois de Mars et le mois d’Avril 2014, plus de 15 filles sont tombées en transes dans les classes de 1ère, 2ème, 3ème (collège) et la classe de 6ème D (lycée). Les sorcières sont pointées du doigt à la fois par les victimes et leurs parents. Ce d’autant que pour les populations impuissantes face à cet étrange phénomène, l’explication est toute trouvée et le coupable désigné sur la base des accusations dont les éléments de preuve ne sont toujours pas apportés. Ce qui se passe est mystique.

Les enfants qui tombent réclament leurs cœurs à la sorcière qui les a arrachés mystiquement. Quand vous regardez leurs agissements, vous comprenez facilement qu’elles ne sont plus conscientes de ce qu’elles font. C’est désormais la puissance mystique qui les habite.

Le plus souvent, dès qu’elles sont en contact avec des charlatans ou des marabouts, elles se calment et reprennent après conscience. La plupart des parents des filles victimes du phénomène de transes ne sont pas convaincus encore de l’efficacité de la médecine moderne pour soigner leurs filles.

Daouda Abdoulkader Diop Dit Jules
Directeur de publication du journal Le Terroir
BP: 01 Boghe, Tél. 46 59 85 99 / 27 00 62 71
mail: terroirjournal@yahoo.fr

Camp de Mbera en Mauritanie : « de belles choses peuvent survenir même dans les conditions les plus extrêmes »

Camp de Mbera en Mauritanie : « de belles choses peuvent survenir même dans les conditions les plus extrêmes » Frédéric Manantsoa Laï, chef de mission de MSF dans le camp de réfugiés de Mbera, en Mauritanie, fait le point sur les besoins des réfugiés maliens mais aussi des populations locales, et explique comment nos équipes y répondent.

Où en est-on des activités de MSF dans le camp de Mbera ?

La première de nos activités est l’accès pour les réfugiés maliens à des soins de santé primaires : nous gérons un centre de santé à Bassikounou et trois postes de santé à Fassala et Mbera, même si nous insistons, dans nos activités de communication publique, sur le fait que ces services sont disponibles à la fois pour les réfugiés et la population locale.

Dans le projet situé dans le camp de Mbera, nous avons dispensé en 2013 plus de 101 000 consultations, soit près du double comparé à nos chiffres de 2012. De plus en plus de gens viennent dans nos structures, notamment grâce à une réelle amélioration des locaux. Mais c’est aussi un signe de confiance envers notre travail et notre organisation.

En plus de ces structures de santé, nous avons également des travailleurs communautaires (« home visitors »), qui mènent quotidiennement des activités de porte-à-porte. Nous avons également ouvert un bloc opératoire à Bassikounou pour les interventions chirurgicales vitales, comme les césariennes, les accidents etc... En ce moment, MSF dispense environ 8500 consultations par mois, mais on peut atteindre 12 000 au moment de la saison des pluies.

Quels sont les principaux besoins des réfugiés ?

Les précédents chiffres montrent à quel point les besoins sont importants et permanents. Le camp est géographiquement situé dans une zone à l’activité économique très basse et où les sols sont extrêmement secs. A la population totale du district de Bassikounou, qui compte 42 000 personnes, s’ajoutent les 59 000 réfugiés ; la population réfugiée dépasse donc les habitants de la région.

Les maigres récoltes des dernières années, et les crises nutritionnelles et alimentaires récurrentes dans la zone sahélienne, rendent la situation très compliquée. Les conditions de vie des réfugiés vivant dans le camp sont ainsi très dures, et dépendent presqu’entièrement de l’aide humanitaire pour survivre.

L’accès à l’eau est crucial pour la survie des populations. Pour les réfugiés, l’approvisionnement est suffisant, d’autres acteurs humanitaires s’en chargent. Sur un plan médical, les maladies diarrhéiques constituent la deuxième raison de consultation dans nos structures de santé, notamment à cause des conditions d’hygiènes personnelles. Nous nous investissons sur ce point pour augmenter la connaissance des pratiques d’hygiène de base afin d’éviter au maximum les épidémies, surtout avec la saison des pluies approchant.

La situation nutritionnelle est meilleure mais encore fragile. Les soins de santé primaires se sont grandement améliorés, mais certaines maladies ou problèmes de santé requièrent une attention particulière. C’est le cas des maladies diarrhéiques et des infections respiratoires aiguës, qui sont exacerbées ici par les conditions environnementales : climat chaud et sec, tempêtes de sable fréquentes etc.

Quels sont les principaux challenges à l’avenir ?

Bien que nous ayons dépassé la phase de crise aiguë, la situation demeure fragile, et nous pourrions rapidement voir la situation se détériorer si nous ne maintenons pas des niveaux élevés d’assistance. Les besoins humanitaires ne sont pas moins importants que dans d’autres endroits comme par exemple au Soudan du Sud, par rapport à la santé, l’eau et la sanitation, la nourriture et les abris. Cela dit, ce qui nous inquiète, c’est que ces réfugiés pourraient être oubliés au détriment d’autres crises majeures dans le monde.

Nous devons tout faire pour que cela n’arrive pas. Par exemple, la situation nutritionnelle s’est peu à peu améliorée, mais les efforts doivent être continus et pérennes afin de réduire encore les niveaux de malnutrition sévère dans le camp. En ce moment, nous admettons dans nos structures environ 100 enfants chaque mois pour malnutrition sévère contre 300 l’année dernière. Mais il semble encore bien difficile d’envisager le retour des réfugiés au Mali. Le chemin vers la paix est long et ardu, et la restauration de la stabilité est la condition sine qua non de leur retour à la maison.

Que signifie une histoire comme celle des quadruplés pour les réfugiés vivant dans le camp de Mbera?

A 37 semaines de grossesse, les quadruplés sont venus au monde dans notre bloc opératoire. Trois garçons et une fille sont nés, et ils pesaient 1,5 Kg chacun ! Nous avons été très inquiets pour eux ! Mais ils sont aujourd’hui en bonne santé et grandissent normalement. C’est un signe que de belles choses peuvent survenir même dans les conditions les plus extrêmes.

Ces nouvelles vies sont un vrai espoir pour les réfugiés. Et en même temps, cela souligne aussi à quel point ces populations sont vulnérables. Imaginons un instant ce qu’il aurait pu advenir sans soins médicaux ! Si cette mère n’avait pas pu se rendre à l’hôpital, elle aurait sans doute perdu ses enfants, et peut-être aussi sa propre vie, laissant derrière elle six autres enfants et un mari sans revenus.

En 2013, MSF a mené près de 147 700 consultations, dont 101 000 directement dans le camp de Mbera et 46 700 en dehors du camp (dans les structures publiques du ministère de la Santé). MSF a également pris en charge 3 867 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère, dont 3575 dans le camp de Mbera et 292 à Fassala.

De plus, 45 000 moustiquaires ont été distribuées, ce qui a largement contribué à la réduction du nombre de cas de paludisme passant de 6028 en 2012 à 2285 en 2013. MSF travaille en Mauritanie depuis 1994.

MSF

Tourisme : Reprise des vols Paris-Atar dès cet automne !

Tourisme : Reprise des vols Paris-Atar dès cet automne !

Point Afrique Mauritanie - Le chef de l etat accepte que la Mauritanie participe à hauteur de 50% à la prise de risque pour une série de vols Paris Atar avec le Point-Afrique des cet automne !!!!

Maurice Freund sera recu par le chef de l etat pour signature d une convention dans les prochains jours. Le retour de l activité touristique redevient une réalité.

Et la Mauritanie n est que justement remerciée des efforts entrepris pour la lutte menée contre le terrorisme depuis ces dernieres années. C'est un grand moment de joie et de bonheur que nous nous empressons de partager avec vous C est une grande victoire pour tous ceux qui aiment ce pays.

Source : Point Afrique Mauritanie